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Soeur Joséphine Giuseppina Vanni

Posté par diaconos le 18 mai 2022

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 Giuseppina (Joséphine) Vannini naquit le x  juillet 1859 à Rome, Giuditta Vannini, deuxième enfant d’Angelo Vannini et d’Annunziata Papi. Son père mourut en 1863 et sa mère en 1866, alors Giuditta, âgée de sept ans, et ses deux frères et sœurs devinrent orphelins très jeunes. Les enfants furent séparés après la mort de leurs parents et Giuditta se rendit à l’orphelinat de Torlonia sous la garde des Sœurs vincentiennes. Sa sœur alla chez les Sœurs de Saint-Joseph et leur frère alla chez un oncle maternel.
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À l’origine intéressée à devenir enseignante de maternelle, Giuditta finalement choisit la vie religieuse. Elle  décida d’entrer au noviciat des Filles de la Charité à Sienne, une congrégation de Sœurs Vincentiennes. Malheureusement, elle dut rentrer à Rome pour des raisons de santé en 1887, mais décida de reprendre sa formation religieuse en 1888. Toujours incertaine de son appartenance, elle rencontra le père Luigi Tezza en décembre 1891, lors d’une retraite spirituelle lorsqu’elle lui demanda conseil dans un confessionnal.
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Le père Tezza souhaitait former une congrégation religieuse composée exclusivement de femmes et dédiée aux soins des malades. Après plusieurs semaines de discernement, Giuditta accepta l’offre du père Tezza et, en mars 1892, elle et ses deux compagnons reçurent l’habit scapulaire et religieux des Tertiaires Camilliens. Elle prit le nom religieux de Giuseppina» et fut nommée Supérieure générale des Filles de Saint-Camille le 8 décembre 1895, la congrégation qu’elle  fonda avec le Père Tezza.
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  La congrégation commença à se développer malgré sa pauvreté, avec l’ouverture de nouvelles communautés à Crémone, Mesagne et Brindisi à la fin du XIXe siècle. Cependant, il était difficile d’obtenir l’approbation ecclésiastique des Filles de Saint Camille, le pape Léon XIIIe ayant décidé de ne pas permettre la fondation de nouvelles communautés religieuses. Les relations du père Tezza avec les femmes de la communauté firent l’objet d’une interprétation malveillante ; mais il  refusa de se défendre contre les allégations. Il  quitté Roma et alla à Lima, au Pérou, où il resta jusqu’à la fin de ses jours.

Les miracles

Olga Nuñez, du diocèse de Buenos Aires, souffrait d’un mélanome paralysant et les traitements médicaux se sont révélés inefficaces. Les Filles de Saint-Camille ont servi à l’hôpital où, elle était soignée et ont placé une relique de Mère Giuseppina sur son lit d’hôpital ; tout en priant une neuvaine pour demander l’intercession de leur fondatrice. Nuñez a commencé à s’améliorer jusqu’à ce qu’elle soit complètement guérie. Le deuxième miracle fut produit pour un ouvrier du bâtiment à Sinop, au Brésil, nommé Arno Celson Klauck, qui tomba dans une cage d’ascenseur, sur trois étages, tout en plaçant des poutres en bois. Il pria spontanément sainte Mère Giuseppina lors de sa chute et il  fut rétabli, à l’exception de quelques bleus.  La Mère Giuseppina était maintenant responsable de la communauté des Filles de Saint-Camille, mais elle était dotée de force et avait confiance en l’aide de Dieu.

La communauté se répandit dans le monde entier, avec des maisons en France, en Argentine et en Belgique. La congrégation obtint l’approbation officielle en 1909. En 1910, la santé de Mère Guiseppina commença à se détériorer lorsqu’elle fut frappée par une maladie cardiaque grave. En février 1911, elle mourut à l’âge de 51 ans. Son corps avait été inhumé dans le cimetière du Verano à Rome. En 1932, ses restes furent exhumés et enterrés dans l’église de la Maison mère des Filles de Saint-Camille.
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Ses restes furent de nouveau transférés en 1976 à la chapelle de la nouvelle Maison généralice de Grottaferrata. La congrégation  commença à se développer malgré sa pauvreté, avec l’ouverture de nouvelles communautés à Crémone, Mesagne et Brindisi à la fin du XIXe siècle. Cependant, il fut difficile d’obtenir l’approbation ecclésiastique des Filles de Saint-Camille, le pape Léon XIIIe ayant décidé de ne pas permettre la fondation de nouvelles communautés religieuses.
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Les relations du père Tezza avec les femmes de la communauté firent l’objet d’une interprétation malveillante ; mais il  refusa de se défendre contre les allégations. Il  quitta Rome et se rendit rendu à Lima, au Pérou, où il est resta jusqu’à la fin de ses jours. La Mère Giuseppina était maintenant responsable de la communauté des Filles de Saint-Camille, mais elle était dotée de force et avait confiance en l’aide de Dieu. La communauté s’est répandue dans le monde entier, avec des maisons en France, en Argentine et en Belgique. La congrégation a finalement obtenu l’approbation officielle en 1909.
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 En 1910, la santé de Mère Guiseppina commença à se détériorer lorsqu’elle fut frappée par une maladie cardiaque grave. En février 1911, elle mourut à l’âge de 51 ans. Son corps avait été inhumé dans le cimetière du Verano à Rome. En 1932, ses restes furent exhumés et enterrés dans l’église de la Maison mère des Filles de Saint-Camille. Ses restes ont de nouveau été transférés en 1976 à la chapelle de la nouvelle Maison généralice de Grottaferrata.
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♥ Vidéo Sœur Joséphine Giuseppina Vannini

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Lord, to whom could we go ? You have the words of eternal life.

Posté par diaconos le 18 mai 2022

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Lord, to whom could we go ? You have the words of eternal life

You have the words of eternal life..png 180Lord, to whom could we go.png 200 At the moment when Jesus reveals the extraordinary gift he gives to the world, the gift of his person under the Eucharistic species, he undergoes the most categorical rejection of those who are his disciples. However, the Eucharist is such a mystery that we hardly understand it. This mystery is so disconcerting that it becomes the stumbling block to the believer’s authentic faith.

In the Synagogue of Capernaum, Christ spoke crudely to the Jews of the Eucharist: he invited them to eat his flesh and drink his blood. It was impossible for Jews to hear these words in a symbolic or figurative sense. Blood being reserved for God in sacrifices. The Jews were outraged :  » Does that hurt you ? » (Jn 6:61b) Jesus asked them. Confused, even shocked, many of his disciples left and stopped walking with him Jesus did nothing to recover them, He let them go so that the world would know that the Eucharistic bread is not a symbol or a simple memorial put its real presence under the Eucharistic appearances. The Eucharist is a realistic gesture in which God really gives himself. The mystery is so disconcerting that the apostles were troubled. Jesus saw their hesitation and said to them : « Are you going to leave me too ? » 

 Fortunately Peter was there, he saved the situation : » Lord, to whom could we go? You have the words of eternal life.  » (Jn 6:68) This word of Peter does not mean that he had understood everything from the discourse on the bread of life, much less the gift of the Body and Blood of Christ for the life of the world. Peter was ready to put all his trust in Jesus in faith and then to commit his whole life to him. Whatever Christ’s instructions and demands, Peter acknowledged that he had forged bonds with him that no one can break. We are here at the heart of the faith, in a personal relationship firmly established on trust.

Choosing is probably one of the most difficult things in our lives: first because it involves taking a risk, and second because even a definitive choice must be renewed. Throughout our lives we have many choices to make. Doing so is relatively easy in most cases. Jesus’ challenge to his disciples is one of unconditional commitment. There is no if, or or, or but. For many people, this is the most difficult part of any form of human engagement: long-term fidelity. In this perspective, many people are withdrawing: they want to keep their options open.

Saint Peter has chosen to faithfully continue his journey with Christ. He realizes how no other option could ensure him the happiness, meaning, joy and power that come to him from God. Like Saint Paul, he knows that his option is by far the best; he knows in whom he has put his faith. Today, Jesus is relaunching the same challenge that Joshua once gave to the people of Israel :  » Choose today who you want to serve! « (Joshua 24, 15b)

We are called to develop every day our reflexes of faith to recognize Christ wherever he is. Let us meet him through daily prayer, see him in the people we meet on the street, at meals, etc. Let us discover it in the beauty of nature… Let us give thanks for everything and about everything, especially when we come to Mass. What a beautiful way to prepare ourselves for the Lord’s definitive coming into our lives!

We are also called to maintain and develop our hope in the coming of the Lord during and at the end of our lives. The time that passes is precious. Let us not waste our lives by giving ourselves only to perishable realities. What is definitive is the glass of water given, the piece of bread shared, the comfort given to the sick, the time devoted to the crying child, the alms given in secret, the presence of others, the welcome of the stranger, forgiveness. In a word, everything we accomplish for love leads us directly to the entrance into eternal joy.

What is not easy is to be faithful and consistent with each of the choices we have made. By choosing God we have renounced all the other gods. By choosing a husband or wife, the woman and man renounce all other possible candidates, and all the even more wonderful people who can be met later in life. By choosing Christ, we renounce all false prophets. Blessed are those who can answer him: « Lord, to whom could we go? You have the words of life.

Deacon Michel Houyoux

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◊   Catholics for life :  Click here to read the text of the paper  → “LORD, TO WHOM SHALL WE GO ? YOU HAVE THE WORDS FOR ETERNEL LIFE« 

 ◊  To follow Jesus :  Click here to read the text of the paper  → LORD, To Whom Shall We Go ? You Have The Words Of Eternal Life

♥ Video The words for eternel life

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John Newman

Posté par diaconos le 18 mai 2022

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Une synthèse remarquable de la foi et de la raison, telle fut, selon Jean-Paul II (1920-2005), la réponse du cardinal John Henry Newman (1801-1890) aux défis de son époque, aux tentations du fidéisme et du rationalisme.

Grande figure de la tradition de l’Église au Royaume-Uni, John-Henry Newman, naquit à Londres le 21 février 1801 et mourut à Edgbaston le 11 août 1890, fut un ecclésiastique, théologien et écrivain britannique converti au catholicisme en 1845.

Quand il eut quinze ans (en automne 1816), un grand changement se fit dans ses pensées. Il subit les influences d’une croyance définie, son esprit ressentit l’impression de ce qu’était le dogme, et cette impression, grâce à Dieu, ne s’effaça  jamais. Il crut que la conversion intérieure dont il fut conscient, il en fut plus certain que d’avoir des pieds et des mains continuerait dans la vie éternelle.

Cette croyance concentra toute sa pensée sur les deux êtres dont l’évidence était absolue et lumineuse : lui-même et Dieu. Lors de sa conversion, il n’eut pas conscience qu’un changement intellectuel ou moral s’opérât dans son esprit. Il ne se sentit ni une foi plus ferme dans les vérités fondamentales de la Révélation, ni plus d’empire sur lui-même ; il n’eut pas plus de ferveur.

Étudiant à l’Université d’Oxford, il fut ordonné prêtre anglican. Ses travaux sur les Pères de l’Église le conduisirent à analyser les racines chrétiennes de l’anglicanisme et à défendre l’indépendance de sa religion face à l’État britannique, sous la forme de  tracts. 

Il fit de brillantes études à Oxford. Entré en 1814, il en sortit en 1821 pour devenir professeur à « Oriel College ». Pasteur anglican, il devint curé de St Mary, la paroisse universitaire d’Oxford. C’est là qu’il prononça, entre 1829 et 1843, ses fameux sermons paroissiaux « Parochial and Plain Sermons ». Leur austérité s’explique par la gravité religieuse de Newman qui gardait toujours actuel le sentiment de la présence de Dieu et du monde invisible, le plus réel pour lui.

Newman fut l’animateur du mouvement d’Oxford. Ses études patristiques lui firent prendre conscience du développement de la doctrine chrétienne et ses recherches l’amenèrent à en reconnaître la continuité organique dans l’a seule Église romaine. Ainsi naquit le Mouvement d’Oxford, dont John Newman fut l’un des principaux acteurs.

Ses recherches sur les Pères de l’Église et sa conception de l’Église l’amenèrent à se convertir au catholicisme, qu’il vit désormais comme la confession la plus fidèle aux racines du christianisme. C’est au cours de cette période qu’il écrivit le célèbre poème Lead, kindly Light.Il part pour l’Irlande afin de fonder une université catholique à Dublin, à la demande des évêques de ce pays.

Pour mieux faire comprendre sa conception de l’éducation et de la science il donna un cycle de conférences : L’Idée d’université, avant de démissionner en 1857 à cause du manque de confiance de la part des évêques irlandais face à son entreprise. Sa conversion au catholicisme fut incomprise et critiquée par ses anciens amis anglicans.

Il fut considéré avec méfiance par une partie du clergé catholique anglais du fait de ses positions considérées comme très libérales. En réaction à des calomnies, John Newman décrivit sa conversion au catholicisme dans Apologia Pro Vita Sua. Cet ouvrage changea la perception des anglicans à son égard et accrut sa notoriété.

L’incompréhension suscitée par la proclamation du dogme de l’infaillibilité pontificale conduisit Newman à défendre l’Église et la place primordiale de la conscience dans sa Lettre au duc de Norfolk. Sa conception de la conscience fut en partie développée lors du Concile Vatican II. Il écrivit par la suite la Grammaire de l’assentiment, qui fut une défense de la foi face au développement du positivisme.

Le pape Léon XIII, élu en 1878, décida de le créer cardinal en 1879. John Newman mourut onze années plus tard à l’âge de 89 ans. Théologien et christologue reconnu. Il fut l’une des figures majeures du catholicisme britannique, avec Thomas More, Henry Edward Manning et Ronald Knox. Il  exerça une influence considérable sur les intellectuels catholiques.

Diacre Michel Houyoux

♥ Vidéo Le Cardinal John Newman

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Mercredi de la cinquième semaine du Temps pascal dans l’année C

Posté par diaconos le 18 mai 2022

La Bible - Verset illustré - Jean 15:5 | La bible, Versets, Evangile de jean

# Le Vrai cep est une parabole donnée par Jésus-Christ. Elle est citée dans l’Évangile selon saint Jean. Elle parle de l’importance pour le croyant de rester attacher au  vrai cep  qui symbolise le Christ, cela pour porter « du fruit en abondance. Les fruits, étant à l’image de la relation entre le sarment et le plant principal par la sève qui circule entre les deux, peuvent faire référence à beaucoup d’autres passages bibliques comme celui des fruits de l’Esprit..

Pour saint Augustin, les sarments sont dans la vigne afin de recevoir d’elle leur principe de vie. Les humains doivent rester attacher aux vertus données, à la parole transmise par le Christ afin de donner des fruits sains. Benoît XVI dans un commentaire, aborde le sujet de la liberté et des préceptes divins. Mélanger les deux n’est pas incompatible. Il faut écouter Dieu et il nous donnera la force pour créer et marcher dans notre chemin. La récolte spirituelle sera alors abondante.

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Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.

Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »  (Jn 15, 1-8)

Le cep et les sarments

Les interprètes se demandèrent quelle circonstance extérieure put amener Jésus à se présenter à ses disciples sous l’image d’un cep de vigne. les uns pensèrent que ce fut la vue de la coupe avec laquelle il institua la cène, en prononçant cette parole : «Je ne boirai plus de ce produit de la vigne » ; d’autres qu’une treille ornait les parois extérieures de la chambre haute et que ses rejetons entraient par les fenêtres. Les exégètes qui admirent que ce discours fut prononcé en plein air, sur les pentes du Cédron , se représentèrent Jésus passant le long d’une vigne.

Puisque Jean garda le silence sur ce détail, nous ajouterons, avec R. Strier, qu’il y eut quelque chose de mesquin à penser que Jésus dut avoir sous les yeux l’objet matériel dont il fit une image. Ce qui est digne de toute notre attention, c’est l’admirable parabole par laquelle il figura son union avec les siens, cette union dont il leur parla, cette union qui fut aussi vivante, aussi intime, aussi organique que celle des sarments avec le cep dont ils tirèrent la sève, la vie, la fertilité. Il est le vrai cep, le véritable, celui qui, dans la sphère spirituelle et morale, et dans ses rapports avec les âmes, réalise pleinement l’idée du cep dans la nature. Le cep de vigne est une plante sans apparence et sans beauté, mais elle est vivace et produit des fruits exquis un vin généreux.

Une telle plante donne lieu à une comparaison pleine de vérité de richesse et de beauté : «  Mon Père est le vigneron « , ajouta Jésus. C’est Dieu  qui planta ce cep au sein de notre humanité, en envoyant son Fils au monde, et qui, par l’effusion de l’Esprit, provoqua sa croissance ; c’est Dieu qui amena les âmes à la communion avec Jésus. Il y a, dans les ceps de vigne, des rejetons sauvages qui ne portent jamais de fruit ; le vigneron les retranche, afin qu’ils n’absorbent pas inutilement la sève. Un homme peut, de diverses manières, appartenir extérieurement à Jésus-Christ en se rattachant à son Église, en professant la foi chrétienne sans avoir part à la vie sanctifiante du Christ. Tôt ou tard, il se verra retranché, exclu de cette communion apparente avec Jésus.

Les vrais sarments portent du fruit. Ceux-ci, Dieu les nettoie, les émonde , les purifie et  les émonde. Jésus eut dit que ces sarments fertiles durent être débarrassés de tout jet inutile, et même d’une partie de leur feuillage qui empêcherait le fruit de mûrir. C’est Dieu encore qui poursuit, dans ses enfants, cette œuvre de purification et de sanctification continue, il l’accomplit par sa Parole, par son Esprit, par tous les moyens de sa grâce. Si cela ne suffit pas, le céleste cultivateur emploie l’instrument tranchant et douloureux des épreuves, de la souffrance et des renoncements qu’il impose à ses enfants.

Car ce qu’il veut à tout prix, c’est qu’ils portent plus de fruit.Jésus, se tournant vers ses disciples, les rassura au sujet de ce mot sévère : il nettoie tout sarment qui porte du fruit. Déjà ils furent nets, purs : au moyen de la parole divine que Jésus leur annonça, un principe impérissable de vie nouvelle fut déposé dans leur cœur, et s’y développa peu à peu jusqu’à la perfection.

Jésus invita ses disciples à renoncer constamment à tout mérite propre, à toute sagesse propre, à toute volonté et à toute force propres, ce qui fut, pour eux,  la condition d’une communion vivante avec lui :  » « Si vous le faites, je demeurerai en vous, comme la source intarissable de votre vie spirituelle. Sinon, vous vous condamneriez à la stérilité du sarment séparé du cep.  Afin de rendre plus frappante encore la conséquence négative qui précède, Jésus déclara solennellement que ce  fut lui qui fut le cep et que ses disciples furent les sarments ; pour conclure  qu’en lui, ils porteront beaucoup de fruit, mais que, hors de lui, ils n’en porteraient aucun, pas plus que le sarment séparé du cep.

Mais ce fruit, qui le porte  ? Celui-là seul qui demeure en moi, dit Jésus ; d’où il résulte que c’est l’Esprit de Christ, qui, comme la sève du cep dans le sarment, nous fait seul porter du fruit; c’est ce que confirme le fait d’expérience que nous hors de Christ, comme le sarment détaché du cep, ne pouvons rien produire, rien de véritablement bon, rien qui supporte le regard du Dieu saint et qui lui soit agréable. Le thème ici formulé n’est pas celui de l’impuissance morale de l’homme naturel pour tout bien ; c’est celui de l’infécondité du croyant laissé à sa force propre, quand il s’agit de produire ou d’avancer la vie spirituelle, la vie de Dieu, en lui ou chez les autres.

Non seulement celui qui ne demeure pas en Jésus, dans une communion vivante avec lui, ne peut rien faire, mais il va au-devant d’une succession de jugements terribles. Le sarment séparé du cep est d’abord jeté dehors, hors de la vigne qui représente le royaume de Dieu, et il sèche nécessairement, puisqu’il ne reçoit plus la sève du cep. Qu’on pense à Judas, par exemple dont Jésus annonça la ruine. Ce jugement, moralement accompli dès maintenant, aura au dernier jour son issue tragique que décrivirent les paroles : « On ramasse ces sarments, et on les jette au feu et ils brûlent »

Dans la parabole, ce furent les serviteurs du vigneron ; dans la réalité, ce furet les anges de Dieu. Après avoir prononcé ces redoutables paroles, Jésus revint avec tendresse vers ses disciples. et il leur promit les grâces les plus précieuses : toutes leurs prières furent exaucées (Jn 1,  .16 ; Jn 14, 13-14 ; Jn 16, 23) et ils eurent le bonheur de glorifier Dieu par des fruits abondants. La communion des disciples avec Jésus fut exprimée par ces deux termes : Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous. 

Les paroles de Jésus, qui furent esprit et vie, et qu’ils gardèrent dans leur cœur, furent le lien vivant de communion avec lui. Inspirés par elles, ils furent à la source de toutes les grâces divines, et leurs prières furent transformées en requêtes, et obtinrent toujours un exaucement certain. Dieu, dans ses perfections, sa puissance, sa sainteté, son amour, se glorifia en reproduisant, dans le moindre de ses enfants, ces divers traits de sa ressemblance, plus que par toute la magnificence des œuvres de la création. Portez beaucoup de fruit à la gloire de Dieu, ce sera la preuve certaine que vous êtes mes disciples et le moyen de le devenir toujours de nouveau.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Abbaye de Tournay : cliquez ici pour lire l’article  → Mercredi de la 5ème semaine du Temps Pascal.

◊ La croix : cliquez ici pour lire l’article  → Mercredi de la 5e semaine du temps pascal (Jean 15, 1-8)

♥  Homélie du Père Santiago F.M.

 

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