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Posté par diaconos le 27 mai 2022

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L’œuvre de Jésus

Jésus parcourut en vrai missionnaire les divers lieux du pays ; il n’attendit pas que les gens vinrent à lui, il alla à eux. Enseigner, prêcher la bonne nouvelle du royaume et guérir le corps et l’âme, telle fut l’œuvre de Jésus. Et voyant les foules, il fut ému de compassion à leur sujet ; car elles étaient fatiguées et gisantes comme des brebis qui n’ont point de berger. Alors il dit à ses disciples : «  La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers » (Mt 9, 36), ce sentiment de tendre charité fut excité par la vue de ces foules semblables à des brebis sans berger, lesquelles furent dispersées, errantes, fatiguées et gisantes. Cet état d’épuisement et de souffrance fut celui de brebis privées de direction, de protection et de nourriture parce qu’elles n’eurent pas de berger.

Image juste et frappante de l’état d’âmes sans lumière, sans paix, sans Dieu. Ce fut dans le lamentable état moral des personnes de son temps que Jésus vit les indices d’une grande moisson d’âmes, prête à être recueillie dans le royaume de Dieu. Plus l’homme sent sa misère et en souffre, plus ses besoins profonds le jettent dans les bras de Jésus.

Mais, pour la moisson, il faut des ouvriers pour conduire les âmes à la source de là vie, il faut des serviteurs de Dieu qui la leur montrent avec amour ; et alors il y en avait si peu, que Jésus demanda à ses disciples de prier pour que le nombre en soit accru.  C’est Dieu qui seul suscite forme, envoie de bons ouvriers dans son règne, mais il faut que l’Église en prière les lui demande. C’est par cette mention de la profonde misère du peuple et de l’ardent désir de Jésus qu’un prompt secours lui soit envoyé,

Jésus passant devant le bureau des péages, appela Matthieu à le suivre, ce qu’il fit aussitôt. Il invita Jésus pour un repas, et, avec lui, beaucoup de péagers et de gens mal famés. Des pharisiens voyant cela, demandèrent aux disciples comment il se fit que leur Maître mangea avec de telles gens. Jésus répondit : « Ce sont précisément les malades qui ont besoin de médecin. Ils pourraient le savoir, car l’Écriture dit : Dieu prend plaisir à la miséricorde, non au sacrifice ».

Des disciples de Jean-Baptiste demandèrent à Jésus pourquoi ceux qui le suivaient ne pratiquaient pas la loi du jeûne. Il leur répondit que ses disciples ne pouvaient être dans le deuil ou la tristesse tant que l’époux était avec eux, mais que les jours viendront où ils jeûneront. Puis il s’appliqua à leur faire comprendre, par deux comparaisons frappantes, que la vie nouvelle qu’il apportait au monde fut incompatible avec les vieilles institutions légales et même qu’elle exigeait l’entier renouvellement de toute personne.

Le bureau des péages était le lieu où l’on percevait les impôts sur les marchandises en transit. Ces contributions étaient prélevées pour le compte des Romains, les Juifs qui exerçaient ces fonctions de percepteurs étaient généralement haïs et méprisés. Ce fut parmi ces péagers que Jésus choisit l’un de ses apôtres !  Voulait-il seulement faire voir combien il se mettait au-dessus des préjugés juifs ? Ou désirait-il aussi posséder parmi ses disciples un homme habitué à manier la plume ? Tout cela est possible ; mais il y a quelque chose de si brusque, de si spontané et de si étrange dans cet appel, qu’on ne peut, en tout cas, douter que Jésus ne l’ait adressé par une impulsion directe d’en haut. Ce caractère divin de l’appel ressort aussi de la décision et de la promptitude avec lesquelles il est accepté. Entre Jésus et cet homme, il doit y avoir eu comme un coup de divine sympathie. » (Frédéric Godet)

Ces contributions étaient prélevées pour le compte des Romains, les Juifs qui exerçaient ces fonctions de percepteurs étaient généralement haïs et méprisés. ce fut parmi ces péagers que Jésus choisit l’un de ses apôtres ! Tout dans l’histoire évangélique est une révélation de la miséricorde de Dieu. Matthieu connaissait déjà Jésus, qui habitait cette même ville de Capernaüm qu’il avait entendu et reçu sa parole et que cet appel à le suivre fut une vocation décisive à l’apostolat. L’autorité de cet appel de Jésus et la prompte obéissance du disciple furent admirables.

 Matthieu marqua le nombre de douze disciples que Jésus envoya pour leur faire faire un premier essai de mission et pour préparer les populations à recevoir la parole du royaume.  Les ordres qu’il leur donna avant leur départ, ce furent les instructions renfermées dans ce discours même.

 Dans cette première mission, les disciples devaient s’en tenir au dessein de Dieu envers son peuple, auquel Jésus lui-même se soumettait et qui consistait à faire annoncer le salut avant tout à ce peuple. Il y avait pour cela de très graves raisons, que Paul appréciait lui-même, bien qu’il fût l’apôtre des Gentils. Jésus dit : « Ne vous en allez pas sur le chemin des nations et n’entrez pas dans une ville des Samaritains. » Tel fut le devoir des disciples.

Après que les Juifs rejetèrent Jésus, ils reçurent des ordres tout différents Une certaine théologie a voulu voir là une contradiction ou un développement progressif dans les vues de Jésus lui-même. Jésus savait parfaitement que son règne serait universel même. Dans certaines occasions, Jésus enfreignit la règle qu’il eut établi pour ses disciples. Les Samaritains furent assimilés aux païens, à cause de l’inimitié qui exista entre eux et les Juifs. Ils formèrent une population mêlée d’Israélites et de colons païens que Salmanazar rnvoya dans leur pays pendant l’exil. Après le retour de la captivité, ils persistèrent dans leur séparation d’avec les Juifs, qui leur rendirent haine pour haine.

Mais l’heure de la grâce vint aussi pour les Samaritains. Jésus ne fit pas preuve d’une partialité aveugle pour la maison d’Israël car il vit là, des brebis perdues. Ce grand sujet de prédication : le royaume des cieux qui s’était approché dans la personne de Jésus, était le même que Jésus annonçait et, avant lui, Jean-Baptiste. Sous la forme d’un ordre, Jésus conféra un don miraculeux. Dans l’activité des disciples, comme dans celle de Jésus, les guérisons devaient préparer la prédication.

 Tous les dons de Dieu sont gratuits comme ceux que Jésus conféra aux disciples. On trouve dans Actes 8.18-23 un exemple de la manière dont les apôtres comprirent et pratiquèrent ces paroles. Mais Jésus interdit à ses disciples de faire aucunes provisions et les autorise à recevoir leur entretien de ceux à qui ils annoncèrent l’Évangile. Il marqua ainsi la limite du grand principe qu’il eut établi d’abord.

Diacre Michel Houyoux

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