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De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde

Posté par diaconos le 1 juin 2022

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De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, laissant les foules, Jésus vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent :   » Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. » Il leur répondit : « » Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende !  » (Mt 13, 36-43)

Parabole de l’ivraie dans le champ

Les disciples demandèrent à Jésus : «  Explique nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. »  (Mt 13,36b) Cette question demeure aussi la nôtre. La question du Mal est la plus grande de toutes pour toute personne qui réfléchit. Pourquoi y a-t-il du Mal dans le monde ? Pourquoi certaines personnes  choisissent de faire le mal ? Répondent au bien par le mal ? Le mal étant ici défini surtout par la jalousie et la division, les auteurs de scandales, par  les personnes qui font tomber les autres.

Cet Évangile peut nous choquer : il y a un ennemi et il est actif ; il y a une fournaise et on y pleure. Cette ivraie peut effectivement faire que le bon grain pousse mal ou même ne pousse pas du tout. Jésus n’impose pas une réponse, il proposa  trois paraboles. Le bien et le mal seront mélangés jusqu’à la fin du monde. Dans chaque personne, dans les institutions et même dans l’Église, on trouvera toujours à la fois le bien et le mal. Dans notre cœur et dans  chaque personne que je rencontre ou avec qui  je vis, il y a les deux : du bon et du moins bon.

Dieu  Le semeur et l’ennemi qui plante la mauvaise herberespecte toujours les personnes. Il sait que la tentation est souvent plus forte que leurs bonnes intentions et que les gens  ont besoin de temps pour trouver et choisir le bien.

  »Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.  Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. »  (Mt 13,24-25).

Le champ représente  le monde et il y a deux semeurs : l’un sema en plein jour et l’autre sema pendant la nuit. Sur les pas du semeur (Jésus), son ennemi (le démon) se glissa de nuit pour répandre l’ivraie. La mauvaise herbe (l’ivraie), c’est l’oubli de Dieu, de l’Amour, au fil des jours.

Le démon ne se montre pas, il agit par le désespoir, par le doute du soir. C’est comme ça qu’il procède.   Jésus nous suggère que le mal, en nous et dans les autres n’est pas notre vrai visage, qu’il se glisse, à notre insu, pendant des moments d’inconscience ou d’inattention.

C’est la manière ordinaire du démon de mêler le mensonge avec la vérité, afin que sous le masque de la vraisemblance, l’erreur passe pour la vérité même, et qu’elle trompe ceux et celles qui sont faciles à séduire.

C’est pour ce motif que  Jésus ne marqua pas dans cette semence de l’ennemi, d’autre mauvais grain que l’ivraie qui est fort semblable au froment. Jésus nous apprend comment le démon s’y prend pour surprendre les âmes. Oui, l’ivraie fait partie du champ de blé et du champ de nos cœurs.

Il faut apprendre à vivre avec elle, en nous et autour de nous, et ne pas perdre cœur. Car la graine minuscule deviendra arbre (deuxième parabole), et la pincée de levure gonflera la pâte du monde (troisième parabole).   Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi.

Les serviteurs du maître vinrent lui dire :  »Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ? »Jésus leur dit :  »C’’est un ennemi qui a fait cela. » Les serviteurs lui disent : « Alors, veux-tu que nous allions l’enlever ? » Il répondit :  »Non, de peur qu’en enlevant l’ivraie, vous n’arrachiez le blé en même temps. » (Mt 13, 26-29) Dans ces versets, les paroles de Jésus nous invitent  à la patience, et à l’espérance. Nous voulons  toujours récolter. Tout, tout de suite  ! Et avant de le faire, nous voulons enlever les mauvaises herbes.

Mais Jésus dit :  »Attendez. Ne coupez pas tout de suite les mauvaises herbes ; on ne sait pas : on peut très bien confondre le bon grain avec les mauvaises herbes.  Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson » Jésus mit en garde ses auditeurs contre la précipitation des gens qui voudraient s’y attaquer. Il accepte dans son Église le mélange des bons et des mauvais.

Jésus alla jusqu’à provoquer le scandale en donnant ses préférences aux pécheurs. Il est, lui, pour la méthode des petits pas. Il est patient et prudent. Il aime le cœur de chaque personne où le bon grain et l’ivraie se livrent à une lutte sans merci. Au cœur du monde en proie à ses luttes et à ses déchirements, le Fils de Dieu a été enfoui, broyé comme le grain. Dieu sait le contraste entre la petitesse de ce grain enfoui et l’ampleur de la moisson finale. Il a hâte de voir le Royaume parvenu à sa pleine maturité.

La délicatesse de Dieu à l’égard du monde fragilisé par le péché le rend radicalement patient : « Tandis que toi, Seigneur, qui disposes de la force, tu juges avec indulgence, tu nous gouvernes avec beaucoup de ménagement  » (Sg 12, 18)

Mais au temps de la moisson, Jésus dira aux moissonneurs :   »Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en botte pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier » (Mt 13, 30b) Nous voilà bien avertis : nous ne verrons qu’à la fin, à la moisson (au jour du jugement), les fruits réels de ce que nous aurons essayé de faire dans le champ du PèreOui il y a un juge et il y aura un jugement ; il y a une échéance et il y aura une récompense. De cela Jésus ne doute pas.

En résumé  Dans la parabole de l’ivraie, Jésus nous invite à un optimisme réaliste envers nous-mêmes et les autres. Avec patience, il nous transforme, avec lui l’ivraie peur devenir du bon grain.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Oraweb.net : cliquez ici pour lire l’article →  Explication de la parabole de l’ivraie

◊ La Parole Vivante   : cliquez ici pour lire l’article →  Que veut nous dire Jésus, avec la parabole du blé et de l’ivraie dans le champ ?

 Parabole de l’ivraie ; laissez l’un et l’autre pousser en ensemble

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