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Pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ?

Posté par diaconos le 8 juin 2022

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De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là,  comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même. Voici donc ce qu’il dit : « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite. ll appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ; puis il leur dit : “Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires.” Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : “Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.”

Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent, afin de savoir ce que leurs affaires  avaient rapporté.     Le premier se présenta et dit : “Seigneur, la somme que tu m’avais remise a été multipliée par dix.” Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l’autorité sur dix villes.” Le second vint dire :“La somme que tu m’avais remise, Seigneur, a été multipliée par cinq.” À celui-là encore, le roi dit : “Toi, de même, sois à la tête de cinq villes.”

Le dernier vint dire : “Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise ; je l’ai gardée enveloppée dans un linge. J’avais peur de toi, car tu es un homme exigeant,  tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.” Le roi lui déclara : “Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt, que je moissonne ce que je n’ai pas semé ; alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ?

À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.” Et le roi dit à ceux qui étaient là : “Retirez-lui cette somme et donnez-la à celui qui a dix fois plus.”  On lui dit : “Seigneur, il a dix fois plus ! Je vous le déclare : on donnera à celui qui a ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi.” Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.  (Lc 19, 11-28)

Nous devrons rendre des comptes à la fin de notre vie

Après avoir suivi Jésus durant quelques années, les apôtres crurent toujours au rétablissement terrestre et matériel du royaume de Dieu. Cette parabole fut enseignée, du moins en partie, pour corriger cette fausse idée. Ce récit est proche de celui de la parabole des talents. Mais la conclusion de la parabole est sensiblement différente :  « Quant à mes ennemis, amenez-les ici et égorgez-les en ma présence » (Luc 19, 27). De plus, le maître a un rang royal ; son règne n’est pas sans évoquer le Règne de Dieu. Cet homme de la haute noblesse, partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté,  est bel et bien le Christ lui-même. À son retour, ce sera le moment où les serviteurs devront lui rendre des comptes. Ce moment  correspond au Jugement dernier dont nous parle les évangiles.

Dans les deux paraboles, le maître  représente Jésus, les esclaves représentent ses disciples, l’argent représente la responsabilité importante de faire des disciples. Les deux paraboles nous avertissent que nous ne devons pas devenir méchants et paresseux. Dans la parabole des talents, où des valeurs diverses sont confiées aux serviteurs, selon leurs capacités, il s’agit des dons naturels, qui sont en effet très divers, tandis que dans notre parabole la mine représente pour chacun la tâche qu’il doit remplir, quelle qu’elle soit. La mine grecque valait environ cent francs, somme minime en comparaison du talent. L’intention de Jésus était de montrer qu’une grande récompense sera accordée à la fidélité dans un travail de peu de valeur en soi.

Il y a dans cette parabole, deux actions parallèles : l’une qui se passe entre un souverain et des sujets révoltés, l’autre qui a lieu entre le maître et ses serviteurs dont il éprouve la fidélité. Faites de bonnes  affaires: du négoce et tout ce qui a pour but d’augmenter la valeur de l’argent confié ; image de la fidélité et du travail par lesquels grandissent nos capacités pour l’avancement du règne de Dieu. Les concitoyens qui haïssaient le maître représentent les juifs qui ne le reconnaissent comme étant le messie : Ils le haïssaient à cause de la vérité qu’il leur annonçait.

Le troisième serviteur, devant son raté, aurait pu se présenter au maître, en demandant pardon, ou même en disant que personne n’est digne d’entrer dans la joie du maître par ses propres actions. La seule solution est de consentir à ce que le maître a donné. Seigneur, je ne suis pas digne, mais dis seulement une parole et je serai guéri.  Qu’aurait fait le maître ? Il aurait aussi accueilli ce serviteur.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Parabole des talents  : cliquez ici pour lire l’article →  Veillez donc ; car vous ne savez ni le jour ni l’heure.

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article →  Pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ?

◊ Gloire à Dieu  : cliquez ici pour lire l’article → Pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ?

◊  Catholique .org. : cliquez ici pour lire l’article → Faire fructifier nos dons

 Vidéo Marcel Bélanger La parabole des talents

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Jeudi de la dixième semaine du Temps Ordinaire dans l’année C

Posté par diaconos le 8 juin 2022

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La justice chrétienne trouve sa source en Jésus

Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis :Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, , là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison.     Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou » (Mt  6, 20-26)

Donnons et donnons d’avantage

Les exigences de Jésus vont plus loin que celles de la Loi de Moïse. Au lieu d’un code rigide, Jésus nous lance un appel incessant à nous donner et à nous donner davantage. À ses disciples rassemblés autour de lui, Jésus leur affirma : « Ne pensez pas que Je suis venu abolir la Loi de Moïse ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir  » (Mt 5, 17) La Loi et les prophètes, c’était une manière courante de désigner toute la Bible (Ancien Testament). La seule chose qu’il revendiqua, au risque de sa vie, c’est notre liberté.

Jésus est venu parmi nous pour parfaire la loi de Moïse et chose étonnante, dans ce discours, il ne parla pas de pratiques à observer, de jeûnes, de prières à faire ni  de bonnes actions à accomplir par lesquelles on mériterait son salut. Dans ce sermon sur la montagne, Jésus ne dit rien des commandements. Mais Il affirma avec force que la religion de l’Ancien Testament était une étape temporaire, mais nécessaire de l’histoire du salut.

Tout doit se réaliser ! Quelle est donc cette justice supérieure qui doit surpasser celle des scribes et des pharisiens ? Et comment devrions-nous interpréter la Loi ? Jésus introduisit la nouvelle Loi par ces mots : « Vous avez appris… Eh bien moi, je vous dis… » (Mt 5, 21-22) Pour Jésus, il n’est pas question de rejeter le passé, ni de le conservé tel quel. Il faut lui donner une nouvelle vie. Ce n’est pas parce qu’une tradition est ancienne qu’elle est bonne. Ce n’est pas parce qu’une idée est nouvelle qu’elle est meilleure.  Jésus fit comprendre à ses disciples quelle est la vraie justice, telle que l’établit la loi saisie dans son esprit. Il le leur montra par une série d’exemples empruntés à la loi morale.

Premier exemple L’interprétation du cinquième commandement : Pardonne ! Deuxième exemple L’interprétation du sixième commandement : Sois fidèle ! Troisième exemple Affirme la vérité par un oui ou par un non !

Jésus veut nous faire comprendre qu’il s’agit de bâtir un monde nouveau. Il s’agit de mettre nos forces au service du projet de Dieu.  Jésus exige un changement radical qui requiert une conversion du cœur. Il remplace les exigences de la Loi ancienne par celles beaucoup plus grandes de l’amour. Pour cela, il nous enseigne les exigences de l’amour :   »Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés «  À notre époque nous nous sommes rendu compte que nous ne respections pas collectivement les droits de plusieurs secteurs de la société et diverses chartes furent publiées affirmant les droits des femmes, des enfants, des handicapés, des homosexuels. Tout cela est important et même nécessaire. Mais si nous respectons les nouveaux droits des mêmes façons que nous respections les anciens codes, nous vivons encore sous la loi ancienne, et nous risquons d’aboutir à beaucoup d’injustice.

Ce surpassement de la Loi ancienne, que Jésus nous propose, ne peut-être vécu qu’avec lui, avec sa grâce et avec son amour. Ne restez pas au niveau de la loi ancienne. Si la justice vous demande de donner votre manteau, donnez aussi votre chemise. Si la justice vous donne droit à exiger œil pour œil ou dent pour dent, pardonnez simplement à celui qui vous a offensé ou qui vous a nui. Si le code de comportement moral vous interdit un certain nombre de choses telles que, par exemple, de prendre la femme de votre voisin, Jésus vous demande de surveiller même les désirs de votre cœur. Recevons l’appel du Christ à vivre le sérieux de nos engagements dans nos relations avec les autres. Jésus nous aidera à y rester fidèles. L’amour exigeant du Christ est source de renaissance continuelle.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Catholiques : cliquez ici pour lire l’article → jeudi, 10ème semaine du temps Ordinaire

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Jeudi de la 10e semaine, année paire

Prédication du pasteur Marc Pernot : « Avoir faim et soif de justice »

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