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Dieu est amour et miséricorde

Posté par diaconos le 25 juin 2022

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Je vous  le déclare : Celui qui se sera prononcé pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m’aura renié en face des hommes sera renié en face des anges de Dieu. Et celui qui dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné ; mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné.

Quand on vous traduira devant les synagogues, les puissances et les autorités, ne vous tourmentez pas pour savoir comment vous défendre ou comment parler. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu’il faudra dire ». Celui qui se sera prononcé pour moi, le Fils de l’homme se prononcera aussi pour lui.  (Lc 12,8-12)

Ravivons notre foi rn Dieu

Jésus, je t’ouvre mon cœur, fais de moi ce qu’il te plaira, quoi que tu fasses je désire te remercier, je suis prêt à tout car ton bâton me guide et me conduit. Jésus, donne-moi un cœur docile à l’écoute de ta volonté ainsi qu’un cœur humble et généreux pour répondre à ton appel. Jésus ravive notre foi et notre espérance en Lui. Il nous prévient que nous paraîtrons devant le corps céleste pour être évalué. Et celui qui a prononcé en faveur de Jésus en se donnant pour sa mission, le Fils de l’homme se prononcera aussi pour lui (Lc 12,8).

Cette interpellation à la confession est encore nécessaire et urgente pour notre temps où certaines gens ne veulent pas écouter la voix de Dieu ni suivre son chemin de vie. La confession de notre foi aura une forte suite. Pourtant, nous ne confessons pas notre foi par peur du châtiment qui sera plus sévère pour les apostats et la récompense plus abondante pour les fidèles.

Mais, c’est nécessaire et urgent pour la vie et le monde, et Dieu même nous y appelle comme le dit Saint Jean Chrysostome: «Dieu ne se contente donc pas de la foi intérieure, il en demande la confession extérieure et publique, et nous excite ainsi à une plus grande confiance et à un plus grand amour».

Cette confession est soutenue par la force et l’assurance de son Esprit qui est à l’œuvre en nous et qui nous défend. La prononciation de Jésus devant ses anges est vitale car elle nous permettra de Le voir face à face, de vivre avec Lui et être inondé de sa lumière. Alors que le contraire n’est que «souffrir et perdre la vie, être privé de la lumière et dépouillé de tous les biens».

Demandons la grâce d’éviter tout reniement par la crainte du supplice ou par notre ignorance ; par les hérésies, par la foi stérile et par manque de responsabilités; ou parce que nous voulons éviter le martyre. Soyons forts ; l’Esprit Saint est avec nous ! « Avec l’Esprit Saint il y a toujours Marie  et elle a ainsi rendu possible l’explosion missionnaire advenue à la Pentecôte» (Pape François) «   Ne vous inquiétez pas ! Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire.

Jésus nous invite à nous abandonner comme Marie, à lui faire confiance. Si nous nous laissons faire par Jésus, si nous lui donnons de la place dans notre vie, alors il nous assistera par le don de son Esprit Saint. Jésus et l’Esprit Saint nous sont offerts pour répondre à l’appel de Dieu et être témoins de son amour à la suite des saints. Le mystère de l’amour infini de Dieu nous est dévoilé dans le saint sacrifice de la messe : «C’est mon corps livré pour vous» afin que nous ayons la même vie que lui ; «C’est mon sang versé pour vous» pour que nous ayons le même amour que lui. Jésus offre ce don à chacun d’entre nous d’une manière unique.

Dieu est Amour et Miséricorde

«Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu.»  : apprenons à vivre dans la lumière, la force et la joie qui viennent de Dieu. Laissons nous aimer sans mesure et gratuitement par  Dieu qui est Amour et Miséricorde.

Les anges aussi sont des témoins, comme cela paraît dans l’annonce du Christ sur son retour pour le jugement dernier ( Mt 25, 31). Membres de l’Église par la communion des saints, nos anges, surtout ceux qui sont préposés à notre garde, sont témoins de nos pensées et du dialogue que l’Esprit Saint entretient avec nous. Est-ce que j’hésite encore ? Est-ce que, au contraire, je me laisse guider par leur ministère pour m’unir plus à Dieu ?

Jésus est toujours à l’œuvre et nous en témoignons par nos paroles. C’est dans notre faiblesse que se déploie la puissance de Dieu. L’Esprit Saint agit dans notre faiblesse et dans notre misère, c’est là un grand mystère d’espérance. Les puissances du monde et de l’enfer peuvent se déchaîner, elles sont impuissantes face au souffle d’amour du cœur de Dieu. Soyons ferme dans la foi, les yeux fixés sur Jésus : son pouvoir agira en nous. Demandons à Dieu l’ardeur qui habitait son cœur quand Thérèse se mit en route avec la puissance de l’Esprit Saint.

« Celui qui dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné»  ; mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. »  Lc 12, 10) Le blasphème contre l’Esprit Saint peut être le refus d’entendre la Parole que Jésus nous donne pour comprendre la vérité de notre vie. Jésus nous met en garde contre l’ingratitude que nous pouvons avoir envers le Don gratuit de Dieu. Il le fait pour nous libérer. La puissance d’amour qui habitait le cœur de sainte Thérèse était nourrie par sa vie de foi.

Dieu brûle d’un désir extrême de s’unir à nous mais il faut que nous prenions soin de nous unir à Dieu. Pour rendre témoignage à son Amour, Dieu nous donne son Esprit Saint comme Esprit Consolateur et Maître de la Vérité tout entière. Accueillons le  et laissons nous aimer par l’Esprit-Saint. N’ayons pas peur d’annoncer Jésus dans notre vie, même si ce n’est pas toujours facile dans notre milieu de vie, dans notre travail, et dans nos familles.

« Quand on vous traduira devant les synagogues, les puissances et les autorités, ne vous tourmentez pas pour savoir comment vous défendre ou comment parler. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu’il faudra dire. » (Lc 12, 11)  Thérèse fut combattue par sa famille, par les gouvernants de ce temps, cependant elle tint bon.

Ne nous laissons pas arrêter par nos fragilités ; mais, utilisons les comme un tremplin pour atteindre le cœur de Dieu plein de tendresse. Cette Bonne Nouvelle de la gloire de Dieu dans notre vie est un grand bonheur que nous ne pouvons pas garder juste pour nous. Il nous faut sans cesse revenir à la source et prendre du temps pour contempler les merveilles que Dieu fait dans nos vies.

Thérèse d’Avila, inlassablement, voyagea avec des moyens de transport qui furent éprouvants, qui la fit beaucoup souffrir. Ainsi elle traversa son pays avec de jeunes religieuses pour fonder ses monastères. Quand elle trouvait un abri dans l’auberge du pays, elle y passait la nuit dans les veilles. Sa vie fut un pèlerinage. Chaque fois  qu’elle acquit une maison dans un endroit propice, aussitôt elle y exposa le Saint Sacrement. Les sœurs purent alors adorer leur Seigneur. La puissance de Dieu agissait en elles comme elle agit toujours dans l’Église malgré et au travers de notre grande faiblesse.

À plusieurs reprises, Jésus affirma que l’Esprit Saint nous transformera en son image et nous rendra capables de porter l’œuvre du Père pour la mener à son achèvement. « Il vous conduira dans la vérité tout entière »  (Jn 16, 13). Par le fait même d’y croire et de s’exercer à lui faire confiance, l’Esprit Saint devient acteur dans notre témoignage, lui donne sa vraie saveur, sa couleur, son relief et contraste.

Michel Houyoux, diacre permanent

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◊ Enseignement ; cliquez ici pour lire l’article → Définitions de la  miséricorde selon la Bible

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◊ Une grande religieuse catholique espagnole au 16ème siècle → Sainte Thérèse d’Avila (15 mars 1515-4 octobre 1582)

 Père Dom Lafont : Amour et Miséricorde : le Nom de Dieu au fondement de tout

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Cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes

Posté par diaconos le 25 juin 2022

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Jésus menaça les scribes et les pharisiens de la Gehenne

Malheureux êtes-vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux, ils ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : « Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, ils tueront les uns et en persécuteront d’autres.

 Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la création du monde, depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui a péri entre l’autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare: cette génération devra en rendre compte. « Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui essayaient d’entrer, vous les en avez empêchés ».

Après le dépaet de Jésus de là, les scribes et les pharisiens lui en voulurent terriblement, et ils le harcelèrent de questions ; ils étaient à l’affût pour s’emparer d’une de ses paroles : « Malheureux êtes-vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués» (Lc 11, 47-54)

Comportement envers les prophètes

L’évangile nous présente le sens, l’acceptation et le comportement envers les prophètes : «Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, ils tueront les uns et en persécuteront d’autres» (Lc 11,49). Les prophètes sont des personnes de n’importe quelle condition sociale ou religieuse, qui ont reçu un message céleste et qui se sont imprégnés de ce message et impulsés par l’Esprit ils l’expriment par des signes ou des paroles adaptées à leur époque.

C’est un message transmis par des discours, jamais très flatteurs, ou des actions qui sont presque toujours très difficiles à accepter. L’une de caractéristiques de la prophétie est qu’elle met mal à l’aise. Le don est une incommodité pour celui qui le reçoit, car cela brûle intérieurement et met ses proches mal à l’aise, malaise qui, de nos jours grâce à internet, s’étend à une population beaucoup plus étendue.

Les contemporains du prophète ont tendance à le condamner au silence, le calomnier et le discréditer jusqu’à ce qu’il meure. Une fois mort, lorsqu’il ne dérange plus, c’est alors le moment de lui édifier un grand monument pour sa tombe et d’organiser des cérémonies en son honneur. Nous ne manquons pas de prophètes de nos jours. Mère Térésa, Jean XXII, Monseigneur Romero… nous rappelons-nous de ce pourquoi ils se battaient et ce qu’ils demandaient?

Est-ce que nous mettons en pratique ce qu’ils nous ont enseigné ? Notre génération devra rendre des comptes sur le trou dans la couche d’ozone, sur le gaspillage d’eau et la sécheresse causée, mais aussi sur l’exclusion à laquelle nous avons réduit nos prophètes. Il y a encore des personnes qui se réservent le droit de savoir tout en exclusivité, qui partagent dans le meilleur des cas avec les leurs, uniquement avec ceux qui leur permettent de continuer à croire à leurs succès et célébrité.

Des personnes qui ferment la porte à tous ceux qui tentent de rentrer dans leur milieu, au cas où leurs connaissances seraient égales ou supérieures à la leur et qu’ils les devancent : « Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui essayaient d’entrer, vous les en avez empêchés» (Lc 11,52).

De nos jours, comme à l’époque de Jésus, certains analysent les phrases et textes de ceux qui par leurs paroles dérangent dans le seul but de les discréditer: est-ce que nous agissons de la sorte? Il n’y a rien de plus dangereux que de juger les choses de Dieu avec des discours humains» (Saint Jean Chrysostome).

Scribes, pharisiens, docteurs de la Loi possédaient un pouvoir immense dans la société juive contemporaine de Jésus.  Jésus osa, avec une indépendance absolue, les contrer, s’opposer à eux et leur reprocher leur manière de faire : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Qui purifiez le dehors de la coupe et du plat et dont le contenu provient de la rapine ou de l’intempérance. Pharisiens aveugles ! Purifie le dedans de la coupe et du plat, afin que son extérieur aussi devienne pur”

Jésus perçut très bien que les personnes qui détinrent un pouvoir devinrent facilement homicides pour le conserver :  Voilà pourquoi la Sagesse de Dieu, elle aussi, a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres. Et ils en tueront et persécuteront” Jésus constata que le pouvoir, sous de multiples formes, fermait aux personnes l’accès du Royaume des Cieux de peur de perdre son autorité sur le royaume de la terre. “Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes le Royaume des Cieux ; car vous-mêmes n’entrez pas, et vous ne laissez pas entrer ceux qui le voudraient”

Jésus nous engage à ne rien craindre du pouvoir et à toujours témoigner d’une liberté d’esprit absolue, même au risque de la mort. Nous nous figurons souvent cette recommandation dans l’abstrait, et pourtant, sous des régimes politiques très durs, dits de droite ou de gauche, tant de chrétiens réalisent ce témoignage dans leur sang ou dans la privation de leur liberté.

“Or, Je vous le dis à vous, mes amis : ne craignez pas ceux qui tuent le corps et après cela ne sauraient rien faire de plus. Mais je vous montrerai qui vous devez craindre ;  craignez celui qui, après avoir tué, a la puissance de jeter dans la Géhenne. Oui, vous dis-Je, craignez celui-là” (Lc 12, 4) S’adressant aux docteurs de la Loi, Jésus les avertit : « Quel malheur pour vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. »

Cet avertissement nous concerne aussi. Par notre baptême, nous sommes tous appelés à connaître cette Loi de Dieu et à la transmettre. Le risque est de se limiter à transmettre des autorisations, des interdits, voire de fulminer des condamnations ou d’attribuer des satisfecit. le docteur de la Loi, ne fut plus fidèle à celle-ci. Au lieu de servir la Loi de Dieu, il s’en servit.

Les prophètes reçurent de Dieu la mission de transmettre sa Parole, d’être les interprètes de ses volontés. Le prophète nous conduit à connaître le cœur de Dieu et le docteur de la Loi devrait nous aider à répondre concrètement, dans nos actes, nos paroles, notre vie, à ce cœur de Dieu : connaître l’Amour de Dieu, pour y répondre dans l’amour. Sans une morale, sans les œuvres, la foi risque de n’être qu’une illusion, des velléités, sans fondement et sans objet. Nous pourrions toujours être tentés de nous contenter de quelques obligations ou interdits, et de nous justifier nous-mêmes, et ainsi de nous fabriquer une religion à notre mesure.

Laissons la Parole de Dieu faire irruption dans nos vies pour leur donner une lumière nouvelle, une impulsion renouvelée. Acceptons que  cette Parole de Dieu fasse irruption dans notre vie. Puisse-t-elle nous donner une impulsion nouvelle pour affronter nos journées. Il y a un enjeu vital à laisser Dieu toucher notre cœur par sa Parole, à ne pas nous laisser enterrer dans nos habitudes. Amen

Diacre Michel Houyoux

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◊  Catholiques.Org : cliquez ici pour lire l’article →  Les prophètes, un don de Dieu

◊ À méditer  : cliquez ici pour lire l’article → Il y a urgence !

  Vidéo Amour  La Foi prise au Mot

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Jésus, comme Élie et Élisée, ne fut pas envoyé qu’aux seuls Juifs

Posté par diaconos le 25 juin 2022

Le prophète Élie avec la veuve de Zaréphath et son fils

Élisée fut un prophète de l’Ancien Testament dont l’activité est décrite dans le deuxième livre des Rois. Son nom vient de l’hébreu El Yasa que l’on peut traduire par Dieu a aidé. À une époque troublée où les rois d’Israël successeurs de Salomon s’adonnaient à l’idolâtrie et à la débauche, Élie et Élisée ne cessèrent de rappeler à ces derniers qu’ils durent se détourner des divinités étrangères, Baal et Astarté, et retourner au culte du seul vrai Dieu.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du  prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.  (Lc 4, 24-30)

Reconnaître les dons de Dieu

Per­sonne n’a plus de dif­fi­culté à re­con­naître les dons de Dieu dans un homme que ceux qui vivent fa­mi­liè­re­ment avec lui. Ce qui est de­vant les yeux em­pêche de voir les choses spi­ri­tuelles : « Et ils disaient: N’est-ce pas là Jésus, le fils de Joseph, celui dont nous connaissons le père et la mère? Comment donc dit-il: Je suis descendu du ciel ?  » Jn 6, 42) Aussi ce Mais il dit fait-il op­po­si­tion à la de­mande de mi­racles qu’on adres­sa à Jé­sus. « Nul pro­phète n’est bien reçu dans sa pa­trie, mais c’est avec vérité, comme un sé­rieux aver­tis­se­ment, que je vous le dis, si cette pa­trie aveu­glée le re­jeta, d’autres re­çurent la gué­ri­son que vous eurent dé­dai­gnez  »  et Jé­sus  en four­nit des preuves his­to­riques. Pour cela, il gé­né­ra­lisa sa pen­sée, qu’il re­porta de Na­za­reth sur Israël tout en­tier.

En di­sant : trois ans et six mois, Jé­sus adop­ta la tra­di­tion juive qui tint compte plu­tôt de la du­rée de la fa­mine, que de celle de la sé­che­resse elle-même. Car la terre ne put pro­duire qu’une demi-an­née au moins après avoir reçu la pluie du ciel. Sarepta fut une pe­tite ville phé­ni­cienne si­tuée entre Tyr et Si­don. Le nom s’en est conservé dans ce­lui de Surafend, vil­lage qui rap­pela en­core le sou­ve­nir de la ville an­cienne. Naaman et la veuve de Sa­repta étaient païens l’un et l’autre. Par ces  deux exemples, si frap­pants pour des au­di­teurs juifs, Jé­sus voulut re­le­ver cette vé­rité : au­cun homme, au­cune ville, au­cun peuple n’a des droits à la fa­veur de Dieu, qui est par­fai­te­ment libre dans la dis­pen­sa­tion de ses grâces. Et, c’est pré­ci­sé­ment par des pré­ten­tions à un droit, fondé sur des pri­vi­lèges ex­té­rieurs, que l’­homme se rendit in­digne des bé­né­dic­tions di­vines.

Cette colère prouva qu’ils eurent par­fai­te­ment com­pris le Sau­veur. Leur or­gueil ne put sup­por­ter l’i­dée que des païens leur furent ja­mais pré­fé­rés. Jus­qu’au sommet ou bord supérieur. Na­za­reth est si­tué sur le pen­chant d’une mon­tagne où se voit en­core, près de l’é­glise des ma­ro­nites, une pa­roi de ro­chers de 40 à 50 pieds de hau­teur.

Ces mots : Mais lui, forment un contraste re­mar­quable avec l’im­puis­sante co­lère des ad­ver­saires. Fut-ce par un mi­racle de sa puis­sance sur leur vo­lonté que Jé­sus par­vint à passer au milieu d’eux et à s’en aller ?   Jé­sus sut ré­duire à néant les desseins meur­triers de ses ad­ver­saires, aussi long­temps que  son heure ne fusse pas ve­nue . Si plus tard il se li­vra à eux, ce fut vo­lon­tai­re­ment et pour ac­com­plir le grand sa­cri­fice d’où dé­pen­dait la ré­demp­tion du monde : « Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre: tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. »  (Jn 10,  18).

Diacre Michel Houyoux

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◊  P. Alberto Maggi OSM  : cliquez ici pour lire l’article  → COMME ÉLIE ET ÉLISÉEJÉSUS N’EST PAS ENVOYÉ POUR LES  SEULS JUIFS

◊ Père Rémi Doche (message audio)  : cliquez ici pour lire l’article  → Jésus, comme Élie et Élisée, n’est pas envoyé aux seuls Juifs.

 Vidéo  Élie et Élsée

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