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Samedi dans la quinzième semaine du Temps Ordinaire – Année paire

Posté par diaconos le 15 juillet 2022

Que les menaces ne nous fassent jamais arrêter de faire l’œuvre de Dieu, le bienx

Les Pharisiens constituent un groupe religieux et politique de Juifs fervents apparu pendant la même période que les Sadducéens et les Esséniens en Palestine lors de la période hasmonéenne vers le milieu du iie siècle av. J.-C., en réponse à l’hellénisation voulue par les autorités d’alors. Initiateur de la Torah orale, préfigurant le rabbinisme. ce courant s’inscrit dans le judaïsme du Second Temple, dont il influence l’évolution. S’éteignant vers la fin du ier siècle, il nous est connu au travers de différentes sources dont les études renouvelées depuis la fin du vingtième siècle ont souligné la difficulté d’en cerner la complexité.
Leur courant est appelé pharisianisme. Dans le Talmud, les descendants rabbiniques des Pharisiens n’utilisent pas l’appellation de Flavius Josèphe et se désignent comme les  sages d’Israël  ou encore des ’haverîm, « compagnons » ou « associés », bien que là encore, l’assimilation des ’haverîm aux Pharisiens soit contestée. En tout état de cause et au vu de l’incertitude qui persiste sur les explications étymologiques, il semble préférable de ne pas se baser sur celles-ci pour fonder une compréhension historique du mouvement.
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Il existe trois sources principales concernant le mouvement pharisien, qui ne sont aucune sans poser de problèmes3. Chronologiquement, il s’agit des écrits néotestamentaires des premiers croyants en Jésus de Nazareth, rédigés en grec dans les années 50 à 100 de notre ère, des œuvres de l’historiographe juif Flavius Josèphe, qui écrit en grec à la fin du premier siècle — il constitue la source principale — ainsi que de la littérature rabbinique, plus particulièrement la Mishna et la Tosefta, datées des années 200 à 220.x
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Plus récemment, une partie significative de la recherche contemporaine a rangé certains Manuscrits de la mer Morte au nombre des sources, où est mentionné un groupe dénommé « Chercheurs d’allègement » ou « de choses flatteuses » qui serait à identifier aux Pharisiens. Flavius Josèphe est ainsi la source principale sur ce qu’il décrit comme une αἵρεσις / haíresis, une « école de pensée » ou « école philosophique »parmi d’autres, aux côtés des Sadducéens, des Esséniens et de la « quatrième philosophie », sans donner d’informations particulières ou de repères chronologiques sur leur origine. Il affirme néanmoins qu’à l’époque d’Hérode, au sein d’une population évaluée à 1,5 à 2 millions d’habitants, les Pharisiens sont « au nombre de plus de six mille » ; mais sans doute s’agit-il là des seuls havérims, les « maîtres-pharisiens » organisés en confréries.
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# Les miracles sont nombreux dans la littérature antique juive et gréco-latine : les inscriptions rapportent des guérisons miraculeuses à Épidaure, le sanctuaire grec du dieu de la médecine Asclépios ; les Romains ont leurs guérisseurs comme Apollonius de Tyane, les juifs leurs rabbis thaumaturges comme Honi HaMe’aguel ou Hanina ben Dossa . Pour Daniel Marguerat, « il s’est avéré que dans la variété de leurs motifs et de leurs personnages, ces récits se présentaient comme les variations infinies d’un même genre, stéréotypé, que l’on retrouve en abondance dans la culture gréco-romaine ».

Les signes et les miracles était le « fonds de commerce » des charismatiques [ou faiseurs de miracles], la preuve de l’intimité de leur relation avec Dieu qui leur accordait ces pouvoirs, écrit Paula Fredriksen. Flavius Josèphe, tout comme certaines sources rabbiniques plus proches et le Nouveau Testament, conserve le souvenir de ces individus. Un certain Eléazar chassait les démons des possédés ; Hanina ben Dosa de Galilée guérissait à distance » ; l’historien Geza Vermes voit un « parallèle frappant » entre ce pouvoir thaumaturgique et celui attribué à Jésus dans l’épisode de la guérison du fils d’un officier, où Jésus est également censé agir à distance.

D’autres charismatiques commandaient à la nature : Honi, le traceur de cercles (« Onias » dans Josèphe), et son petit-fils Hanan étaient réputés pour faire venir la pluie. [...] Ces faiseurs de pluie étaient conscients de leur relation privilégiée avec Dieu : Hanan le faiseur de pluie allait même jusqu’à prier pour que son auditoire fît la distinction entre lui et celui qui accordait véritablement la pluie, le Abba [le Père] au ciel » .La valeur des miracles comme « signes », affirmée dans le Nouveau Testament, rejoint sur ce point l’analyse des historiens, pour qui ils ne sont pas une description objective des faits mais une façon d’exprimer une vérité religieuse.

Daniel Marguerat indique en ce sens « que le récit de miracle est un langage religieux connu de l’Antiquité, et qu’il est porteur d’une ambition bien plus forte que de rappeler un fait merveilleux du passé ; ce langage vit de protester contre le mal» Les biblistes classent les miracles de Jésus en plusieurs catégories. Gerd Theissen Xavier Léon-Dufour relevèrent trente-trois motifs qui affleureraient dans les récits évangéliques de miracles.

Le Nouveau Testament présente Jésus comme un guérisseur et un exorciste dont les actes miraculeux sont indissociables de sa parole de libération, et par conséquent, remarque Simon Claude Mimouni, le miracle joue un rôle important dans la conversion au christianisme. Dès le déclenchement du processus de séparation entre les Judéens pharisiens et les Judéens chrétiens, les premiers se sont méfiés des derniers à cause de leurs pratiques magiques – la littérature rabbinique a conservé des témoignages de cette défiance.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, une fois sortis de la synagogue, les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus pour voir comment le faire périr. Jésus, l’ayant appris, se retira de là ; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous. Mais il leur défendit vivement de parler de lui. Ainsi devait s’accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : « Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement.

Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques. Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement. Les nations mettront en son nom leur espérance.  » (Mt 12, 1-8)

Les pharisiens furent remplis de fureur contre Jésus

Pour Luc,  les pharisiens, non persuadés par la vue de ce miracle en furent  remplis de fureur. Matthieu, Marc et Luc indiquèrent que  les pharisiens résolurent de  faire péri Jésus et cherchèrent les moyens et l’occasion d’exécuter leur projet. Telle était, déjà alors, leur haine qui alla croissant jusqu’à la fin. Jésus se retira en présence de l’opposition croissante, par le même sentiment d’humilité, de charité et de prudence. .Jésus guérissait toutes les maladies des gens qui l’implorèrent.

La renommée de Jésus se répandit parmi le peuple, en faisant les guérisons qu’il accomplissait. En présence de la haine des adversaires et de leurs  projets meurtriers le but de cette défense fut parfaitement clair. Ce que Matthieu voulut montrer accompli, en citant ces paroles, ce furent les mots par lesquels l’Éternel caractérisa le Messie : sa douceur, sa charité, son humilité, son amour du silence et de la retraite. Ce fut  le motif que Matthieu donna de cette défense de Jésus de publier ses actions.

Matthieu n’hésita pas à appliquer cette prophétie à Jésus-Christ, et en cela il fut d’accord avec les meilleurs commentateurs juifs, avec tout le Nouveau Testament, qui  montra dans le  serviteur de l’Éternel le Messie promis à Israël, enfin et surtout avec le Sauveur lui-même, qui sanctionna de son autorité divine cette interprétation. Cette citation fut faite très librement et de mémoire, en partie suivant l’hébreu, en partie suivant la version grecque des Septante, mais elle conserva la pensée générale du prophète.

Il est très remarquable que cette parole de Dieu parlant par la bouche du prophète : « Mon bien-aimé en qui je prends plaisir », se retrouve littéralement dans les deux témoignages solennels rendus à Jésus. Le jugement que Jésus devait annoncer aux nations, faire triompher, fut la révélation de la justice de Dieu, qui eut lieu dans la conscience humaine par la prédication de la vérité et de la grâce, et qui se consommera au dernier jour, comme une victoire éternelle du règne de Dieu.

Un roseau froissé, un lumignon qui fume au lieu de jeter une flamme vive c’est l’image de ces pauvres en esprit, de ces âmes fatiguées et chargées que Jésus ne brisa pas par la sévérité, mais qu’il releva, vivifia et sauva par son amour.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Abbaye de Scourmont (Belgique) : cliquez ici pour lire l’article → Homélie pour le samedi de la 15ème semaine du Temps ordinaire

◊ Père Gilbert Adam   : cliquez ici pour lire l’article →Samedi de la 15e semaine, année paire

♥  KTOTV  Jésus et les messies de son temps

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Si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, ta lumière se lèvera dans les ténèbres

Posté par diaconos le 15 juillet 2022

 

 Isaïe nous invite à partage son pain avec celui qui a faim

La fraternité universelle — qui s’exprime notamment dans des idéaux comme le christianisme, l’œcuménisme, le dialogue interreligieux, l’universalisme, le cosmopolitisme, l’internationalisme, etc. — fait résonner l’idée que tous les êtres humains sont frères et devraient se comporter comme tels, les uns vis-à-vis des autres. C’est le sens de la devise de la République française « Liberté, Égalité, Fraternité ».
La fraternité est un état d’unité, entre plusieurs personnes. C’est un sentiment qui dépasse l’égo, qui rassemble plusieurs « moi » pour faire un « nous » Cet ensemble porte à son fondement le respect de la personne humaine, le « moi », c’est donc un ensemble de personnes assemblées, de volontés personnelles combinées en un mouvement. Chaque personne peut vivre la valeur de la fraternité par l’exercice d’obligations morales envers autrui.
« L’individu pour le groupe » est la cause, le terreau, qui permet comme conséquence « le groupe pour l’individu » La fraternité, comme idéal, est un terme clé de la Révolution française : « Salut et fraternité » est le salut des citoyens pendant la période révolutionnaire2. Il sous-tend l’esprit de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790, au cours de laquelle La Fayette y fait référence lorsqu’il prête serment : « Nous jurons de demeurer unis à tous les Français par les liens indissolubles de la fraternité ».
. La Constitution de 1791 n’y fait allusion que pour justifier l’institution de fêtes nationales (« Il sera établi des fêtes nationales pour conserver le souvenir de la Révolution française, entretenir la fraternité entre les citoyens, et les attacher à la Constitution, à la Patrie et aux lois. » Constitution du 3 septembre 1791, Titre I). Les autres textes majeurs comme la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, la Constitution de l’an I (1793), ou la Charte de 1830 ne consacrent pas explicitement ce principe. Jacques Guilhaumou rappelle la devise imputée par les thermidoriens aux partisans de la Terreur : « la fraternité ou la mort », selon l’adage « Sois mon frère ou je te tue »

Du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur : Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante, si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi. Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il comblera tes désirs et te rendra vigueur. Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais.

Tu rebâtiras les ruines anciennes, tu restaureras les fondations séculaires. On t’appellera : « Celui qui répare les brèches », « Celui qui remet en service les chemins ». Si tu t’abstiens de voyager le jour du sabbat, de traiter tes affaires pendant mon jour saint, si tu nommes « délices » le sabbat et déclares « glorieux » le jour saint du Seigneur, si tu le glorifies, en évitant démarches, affaires et pourparlers, alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur ; je te ferai chevaucher sur les hauteurs du pays, je te donnerai pour vivre l’héritage de Jacob ton père. Oui, la bouche du Seigneur a parlé.  (Is 58, 9b-14)

L’observation du Sabbat au temps du prophète Isaïe

Aux commandements de la seconde table, Isaïe ajouta ceux de la première, représentés par le sabbat. Ce jour fut fort mal observé de son temps. La sanctification du jour de Dieu fut une marque, aisée à contrôler, de la fidélité d’Israël envers Dieu. En l’observant, l’homme s’assura les bénédictions de l’alliance : « Heureux l’homme qui fait cela, Et le fils de l’homme qui y demeure ferme, Gardant le sabbat, pour ne point le profaner, Et veillant sur sa main, pour ne commettre aucun mal  » (Is 56, 2) et il attacha aussi un grand prix à l’observation du sabbat et il vit dans le mépris de ce jour l’une des raisons principales de la ruine de Jérusalem par les Chaldéens.

Pas plus qu’eux Isaïe ne donna ici des prescriptions nouvelles pour la célébration du sabbat ; il réclama simplement qu’il fut observé dans un esprit conforme à son but. le jour du Sabbat, il fut défendu de sortir du campement :  « Considérez que l’Éternel vous a donné le sabbat; c’est pourquoi il vous donne au sixième jour de la nourriture pour deux jours. Que chacun reste à sa place, et que personne ne sorte du lieu où il est au septième jour.  » (Ex 16, 29)

Le sabbat fut comparé à un terrain consacré que l’homme profane fit ses occupations ordinaires, représentées par le pied, emblème de l’activité. Le sabbat dut être un jour de repos et de joie pour tous ; il fut fait pour tous :  » Puis il leur dit: Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat,  » (Mc 2, 27). L’Éternel fut leur force, aussi bien que la source de leur joie, et les fit passer comme en triomphe à travers le pays. Les lieux les plus élevés et les plus inaccessibles mêmes devinrent pour eux un passage facile : « L’Éternel, le Seigneur ma force, et il rendra mes pieds semblables à ceux des biches, et me fera marcher sur mes lieux élevés. Au maître chantre sur Néguinoth » ( Habakuk 3,, 19)

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, ta lumière se lèvera dans les ténèbres

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◊  Histoire d’une foi : cliquez ici pour lire l’article →  Ta lumière se lèvera dans les ténèbres

◊ KT42  : cliquez ici pour lire l’article →  Isaïe nous invite à partager son pain avec celui qui a faim 

Le jeûne qui plaît à Dieu, « n’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement ? » (Is 58, 7) Ainsi, le temps du Carême est une invitation au partage et à l’aumône, pour se préparer à vivre la joie de la Résurrection du Christ. Comment apprendre à donner en famille ? Témoignage et points de repères dans Vies de Famille.

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Seizième dimanche du Temps Ordinaire – Année paire

Posté par diaconos le 15 juillet 2022

Marie a choisi la meilleure part »

# Helena Kowalska (en religion sœur Marie Faustine), née à Głogowiec le 25 août 1905, morte à Cracovie le 5 octobre 1938, est une religieuse de Notre-Dame de la Miséricorde et mystique polonaise surnommée « l’apôtre de la Miséricorde divine ». L’Église catholique a reconnu que sa « vie mystique est d’une extrême richesse ». Béatifiée en 1993, canonisée en 2000, elle est fêtée le 5 octobre. Helena ressentit pour la première fois un appel à la vie religieuse dès l’âge de 7 ans (1912).

À quinze ans, elle commença à travailler pour aider sa famille. À cette époque, elle fut persuadée que Dieu lui-même l’appela à devenir religieuse. En 1924, elle eut une première apparition de Jésus, sous la forme du Christ souffrant, qui lui donna l’ordre d’entrer au couvent. Helena partit pour Varsovie sans le consentement de ses parents. Elle s’arrêta au village d’Ostrówek, où elle travailla jusqu’en 1925 pour Aldona et Samuel Lipszyc, des connaissances de Jakub Dąbrowski, le curé de la paroisse Saint-Jakub de Varsovie.

Elle tenta par la suite d’être admise dans plusieurs couvents de la capitale, pour être à chaque fois refusée. Finalement, elle fut admise au couvent de la congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde à l’âge de 20 ans, le 1er août 1925. Elle y prononça ses vœux le 30 avril 1926, et prit le nom de sœur Marie-Faustine du Saint-Sacrement. Pendant ses treize années de religieuse, Faustine remplit les modestes charges de cuisinière, jardinière et sœur portière dans les différentes maisons de la congrégation (Varsovie, Płock, Wilno, Cracovie). Comme beaucoup de saints, elle vécut la nuit de la foi, porta des stigmates invisibles et eut le don de bilocation.

À la demande de son directeur spirituel, le bienheureux Père Michał Sopoćko, sainte Faustine écrivit le Petit Journal. Dans ce livre, elle décrivit ses expériences mystiques et précisa les demandes que le Christ lui transmit. Sœur Marie Faustine relata qu’elle eut une vision du Purgatoire en présence de Jésus et de la Vierge Marie à plusieurs reprises, et qu’elle leur parla. Par la suite, Sœur Faustine écrivit dans son Petit Journal que le Christ lui demanda de faire connaître au monde la profondeur de la Miséricorde divine, et ce particulièrement à travers quatre dévotions qu’il lui recommanda d’annoncer.

– réciter le Chapelet de la Divine Miséricorde : d’après sainte Faustine, Jésus lui dit : « Cette prière sert à calmer ma colère. -Honorer l’image de Jésus Miséricordieux : à Płock le 22 février 1931, Jésus lui apparut, portant un vêtement blanc, comme le  Roi de la Miséricorde divine. Sa main droite se levant en signe de bénédiction et l’autre touchant le vêtement sur la poitrine. Dessous ses vêtements sortaient deux grands rayons, l’un rouge, l’autre blanc. Se conformant aux ordres qu’elle dit avoir reçus du Christ, Faustine fit peindre une représentation de cette vision. Célébrer le Dimanche de la divine Miséricorde

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

    En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. «  Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »  (Lc 10, 38-42)

Jésus chez Marthe et Marie

 Jésus étant en chemin, entra dans un bourg, où une femme nommée Marthe le reçut dans sa maison. Marie sa sœur vint s’asseoir aux pieds de Jésus et écouter sa parole. Marthe, tout occupée des soins de la maison, se plaignit à Jésus de l’inactivité de sa sœur. Jésus répondit à Marthe : « Tu t’inquiètes et t’agites inutilement. Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part.

Marthe,, désignée comme maîtresse de maison, remplit exactement le même rôle et montra les mêmes sentiments dans  deux récits de Jean  conservés par Jean. Le caractère de Marie, sa sœur, s’y retrouve également raconté par Luc. Jean , en désignant Béthanie comme   le bourg de Marie et de Marthe sa sœur, fit allusion à l’histoire racontée  par Luc.  Tout ceci se passait avant le repas qui se préparait. Le moment fut plus solennel et intime : Jésus fut uniquement occupé à annoncer la Parole de vie et Marie, assise à ses pieds, fut attentive à son enseignement..

L’empressement de Marthe, son empressement à le bien recevoir dénota son amour et sa vénération pour lui ; mais elle oublia que, dans ce rare et précieux moment de sa présence, il y eut quelque chose de plus important à faire, qu’il était un autre moyen de l’accueillir, auquel lui-même tenait infiniment plus. Sa réflexion sur sa sœur et la prière qu’elle adressa à Jésus trahirent un blâme déplacé et une pointe de cette jalousie que les esprits actifs et énergiques éprouvèrent souvent à l’égard des personnes plus recueillies et plus intimes.

Jésus prononça avec un profond sérieux cette parole : « Une seule chose est nécessaire. »  Les soins actifs de Marthe eurent aussi dans la vie leur nécessité relative ; mais une seule chose fut d’une importance absolue. Laquelle ? Jésus  répondit :  » C’est la bonne part que Marie a choisie  » ; c’est de recevoir dans son cœur avec avidité les paroles de vie que Jésus prononça ; c’est, en un mot, le salut éternel de l’âme. Or, cette bonne part ne sera  pas enlevée à Marie ni par les réclamations de Marthe, auxquelles Jésus ne consentit pas. .

Marthe représente les chrétiens zélés et actifs dans les travaux du règne de Dieu au dehors ; Marie, les âmes intimes et aimantes qui vivent d’une vie contemplative, qui ont un besoin pressant de la communion habituelle de Jésus. On insiste sur les dangers de chacune de ces tendances et l’on dit que l’idéal serait de les fondre en un même caractère dans lequel la contemplation et l’action seraient dans un équilibre parfait.

Jésus n’adressa pas d’éloge à Marthe et il déclara que Marie eut choisi la bonne part. Marie ne demeura pas oisive. ; elle sut interrompre son travail à temps pour recueillir  les paroles de Jésus. Ces paroles, qu’elle reçut et conserva dans son cœur, devinrent la semence d’une activité supérieure. Elles la rendirent capable, en lui donnant l’intelligence profonde de la pensée de Jésus, d’accomplir un jour cette action que Jésus loua comme  une bonne action faite à son égard : « Mais Jésus dit: Laissez-la. Pourquoi lui faites-vous de la peine? Elle a fait une bonne action à mon égard » (Mc 14, 6)

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Aleteia : cliquez ici pour lire l’article →  sainte Faustine Kowalska

◊  Voie vers Dieu: cliquez ici pour lire l’article →  Faustine Kowalska – Free

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◊ Abbaye du Mont des Cats (France)  : cliquez ici pour lire l’article → Seizième Dimanche du Temps Ordinaire 

Solesmes  : cliquez ici pour lire l’article  →    « Accueillir », Homélie pour le Seizième Dimanche du Temps Ordinaire

♥ Aimer comme Jésus aime

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Jeudi de la seizième semaine du Temps Ordinaire dans l’année C

Posté par diaconos le 15 juillet 2022

Dimanche 16 juillet 2017 / « Le semeur sortit pour semer » (Mt 13, 1-23) / Messe chantée à 11h30

Le semeur sortit pour semer

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit :  » « À vous il est donné de connaître es mystères du royaume des Cieux,  mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre.

 Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, e peur que leurs yeux ne voient, ue leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne,  qu’ils ne se convertissent, et moi, je les guérirai. Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. » (Mt 13, 10-17)

Accueille la Parole de Dieu dans ton cœur et tu porteras beaucoup de fruits.

 Il y a 2000 ans, en Galilée (pays de Jésus), certaines personnes vivaient des travaux des champs comme le  semeur de ce récit. … À cette époque, on semait à la volée et la semence tombait un peu partout… De nos jours encore, dans des régions pauvres, des gens travaillent toujours de cette manière et les récoltes sont assez médiocres.  Le semeur de l’Évangile de Matthieu qui sème à tout vent, c’est Jésus qui, à travers cette histoire, nous parle de lui-même et de la mission qu’il accomplit au milieu des hommes. La mission de Jésus est de semer à temps et à contre temps car c’est ainsi que le royaume de Dieu s’approche des gens.

 Par cette histoire, Jésus nous enseigne que sa Parole et ses sacrements sont appelés à se développer en nous, à porter du fruit. Dans la graine semée, tout est déjà là pour que l’arbre prenne racine et grandisse… mais en même temps, il est nécessaire que le terrain soit préparé, arrosé, entretenu… Jésus attend de nous une réponse pleine d’amour. Notre réponse sera la vie que nous mènerons.  Cependant, dans la parabole du semeur, il y a quelque chose de tragique : que de semence perdue, que de paroles refusées ou combattue ! Le semeur aurait-il perdu son temps pour rien ?

  » D’autres sont tombés sur la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.  Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! «   (Mt 13, 8-9)  C’est une extraordinaire leçon d’espérance que Jésus nous donne ici. Malgré tous les échecs, une récolte se fera. Papas et mamans, vous qui constatez tant de difficultés en vos enfants, ne renoncez pas à lancer la semence. Jeunes gens, jeunes filles qui n’avez pas encore réussi telle ou telle de vos entreprises, écoutez ce message optimiste et réaliste de Jésus. Notre monde, aujourd’hui, a toujours besoin de ce message prononcé il y a deux mille ans.

 Jésus sème avec obstination, il est sûr qu’en dépit des pertes inévitables, la semence donnera du fruit.  Pour recevoir le message de cet Évangile, il faut nous disposer à bien l’entendre. L’écouter c’est nous unir à toutes les personnes qui se rassemblent autour du Christ, attentives à sa Parole. Le plus grand obstacle à la réception du message évangélique est l’endurcissement du cœur. Prier, c’est nous unir à la Parole de Dieu qui nous est dite.

 Derrière la personne qui écoute la parole de Dieu, il y a un ennemi redoutable que Jésus appelle le mauvais : « Quand l’homme entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : cet homme, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin.  » (Mt 13, 19). Auprès de l’incroyant, la foi n’a pas commencé à germer. : « Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est l’homme qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ;  mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment » (Mt 13, 20-21a).

 C’est selon Jésus le croyant qui fait défection, c’est toute personne qui a abandonné sa foi comme le dit saint Luc dans son Évangile : « Ceux qui sont dans les pierres, lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment, et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent. » (Lc 8, 13).  S’enthousiasmer pour Jésus quand tout va bien et l’abandonner quand tout va mal, c’est une situation assez fréquente, hélas !

La personne qui reçoit la semence dans les ronces est celle qui se laisse emporter par l’ambiance d’incroyance qui l’entoure. Ici, la foi est progressivement anémiée, étouffée : tout le reste a pris le dessus.  Enfin, il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre : ce sont les personnes qui entendent la Parole de Dieu et la comprennent : « Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est l’homme qui entend la Parole et la comprend ; il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. » (Mt 13, 23) Le Seigneur a semé aujourd’hui chez vous. Mon souhait est que vous puissiez, vous aussi, porter du fruit en abondance.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Catholique.org   : cliquez ici pour lire  pour lire l’article →  jeudi, 16ème semaine du temps ordinaire

◊Diocèse d’Arras (France)  : cliquez ici pour lire  pour lire l’article → Le semeur sortit pour semer

♥  Vidéo Monseigneur Cattenoz : « Un semeur sortit pour semer »

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