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Lundi de la dix-neuvième semaine dans le temps Ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 7 août 2022

drachme — Wiktionnaire

Paul incite les chrétiens à  payer l’impôt en  participant d’une vision théocratique de la société ; c’est une reconnaissance de la suprématie divine.

# La résurrection désigne, dans la religion chrétienne, le passage physique de la mort à la vie. Elle concerne principalement Jésus-Christ, mort au cours de sa crucifixion et vivant « le troisième jour, selon les Écritures », c’est-à-dire le matin de Pâques. L’exégèse historico-critique s’efforça de retracer le débat qui opposait pharisiens et sadducéens sur la croyance en la résurrection à l’époque de Jésus de Nazareth, et souligna l’importance de ces discussions dans la formation du christianisme.
Trois résurrections précédèrent celle de Jésus dans le Nouveau Testament, celle du fils de la veuve de Naïn dans l’évangile de Luc, celle de la fille de Jaïre dans les synoptiques et celle de Lazare dans l’Évangile selon Jean. Considérés comme des miracles qui obéissent à la volonté de Dieu, ces épisodes ne semblent toutefois pas constituer une préfiguration de la résurrection christique. Celle-ci fut d’une nature différente sur le plan théologique.
Deux résurrections succédèrent à celle de Jésus-Christ : celle de Dorcas (Tabitha) réalisée par l’apôtre Pierre et celle d’Eutyche opérée par l’apôtre Paul. Pour l’eschatologie chrétienne, à la fin des temps, la résurrection des morts aura lieu lorsque sera établi le Royaume de Dieu. La croyance en la résurrection, ou relèvement des morts, n’est pas partagée par tous les croyants du judaïsme à l’époque de Jésus, comme le laisse comprendre le passage en l’Évangile selon Matthieu, chapitre 22, verset 23 : « Ce même jour, des sadducéens vinrent le trouver.
Ils prétendirent que les morts ne ressuscitent pas. (…) » L’Évangile selon Matthieu, selon l’exégèse biblique, témoigne encore de l’importance de cette question posée par le christianisme dans la communauté juive de Palestine et d’Asie Mineure. Cette question se trouve également évoquée dans d’autres passages de l’Évangile, mais aussi ailleurs dans le Nouveau Testament, principalement les Épîtres de Paul et dans le livre des Actes des Apôtres.
Dans les Actes des Apôtres, la question du relèvement des morts, grâce à la résurrection de Jésus, devient un enjeu central de prédication auprès des Juifs (telle la prédication de Pierre, Actes, 2:14-36). Des thèmes comme la vie éternelle, le salut ou le Royaume des cieux sont, semble-t-il, incompréhensibles sans que soit considéré le relèvement des morts tel que conçu par le christianisme. Hormis l’emphase sur la résurrection dans le « ministère » de Jésus (plusieurs résurrections lui sont attribuées : la fille de Jaïre, le fils d’une veuve éplorée, et l’ami de Jésus, Lazare), le compte-rendu des tout débuts de l’Église qu’offrent les Actes témoigne de l’intérêt de la question du relèvement des morts.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

    En ce temps-là, comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit : « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. » Et ils furent profondément attristés. Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent la redevance des deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? »  Il répondit : « Oui. » Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : «  Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ? De leurs fils, ou des autres personnes ? « 

Pierre lui répondit : « Des autres. «  Et Jésus reprit : «  Donc, les fils sont libres. Mais, pour ne pas scandaliser les gens, va donc jusqu’à la mer, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. rends-la, tu la donneras pour moi et pour toi. «   (Mt 17, 22-27)

Jésus paie le tribut

 Jésus et ses disciples étant revenus à Capharnaüm, les percepteurs du tribut pour le temple demandèrent à Pierre si leur Maître payait cet impôt  ? Pierre répondit affirmativement. Jésus prévenant le récit de Pierre fit observer à son disciple que, puisque les rois exemptèrent leurs fils de tout impôt, lui, le Fils de Dieu, ne devrait pas y être soumis. Mais ne voulant pas  exciter de faux préjugés contre lui, il ordonna à Pierre de pêcher, et lui annonça que le premier poisson pris aura dans la bouche un statère, qu’il emploiera à payer le tribut.

Depuis l’époque de l’exil, tous les hommes en Israël devaient payer une contribution de deux drachmes pour les frais du culte dans le temple. La drachme est mentionnée dans le Nouveau Testament  et dans le Coran. La drachme, une pièce d’argent de 3,50 g du système monétaire grec, fut mentionnée par Jésus dans la Parabole de la drachme perdue présente dans l’évangile selon Luc, à peu près équivalente au denier romain, elle correspondait à une journée de travail. La question des percepteurs de l’impôt sembla supposer chez eux la pensée que Jésus prétendait en être exempté, en sa qualité de Messie.

Peut-être cette question fut-elle motivée par le fait que Jésus était en retard pour payer cet impôt. On percevait celui-ci au mois d’Adar (commencement de mars). La réponse de Pierre prouva que Jésus avait l’habitude de s’acquitter de ces obligations légales.  Jésus répondit : « Moi, le Fils de Dieu, je ne saurais être tenu par la loi à payer un impôt destiné à sa maison.  Il y a ici un plus grand que le temple  » et il  associa même son disciple à ce privilège (les fils). Pierre aussi fut fils du Père, par adoption. « Ceux qui tinrent à Jésus partagèrent le droit de Jésus » .(Bengel)

Mais Jésus qui savait qu’il ne serait pas compris et donnerait du scandale, se désista humblement et charitablement de son droit et paie le tribut. Le statère valait précisément quatre drachmes, qui suffisaient pour Jésus et pour Pierre. Et d’abord, en quoi consiste-t-il  ? Non dans une action par laquelle Jésus aurait produit le statère dans la bouche du poisson, mais dans la science divine qui savait qu’il s’y trouvait. Or, ce n’est pas là ce qui arrêta la critique, celle du moins qui vit en Jésus le Fils de Dieu, le Roi de la nature.

Mais elle objecta que ce miracle fut inutile, vu la facilité de se procurer d’une autre manière, à Capharnaüm, cette petite valeur de quatre drachmes. Elle objecta aussi que jamais Jésus ne fit de miracles pour lui-même. Elle fit observer enfin que l’exécution de l’ordre donné à Pierre, le fait même de cette pêche miraculeuse ne fut pas raconté. D’où elle  conclu  que les paroles de Jésus furent modifiées par une tradition que Matthieu rapporta seul ; que celle-ci aurait transformé en un fait historique ce qui  fut primitivement une parabole par laquelle Jésus enseigna aux siens le devoir de payer les impôts.

Inutile de citer les puériles tentatives d’interprétation rationnelle, comme celle qui prétendit que Pierre devait vendre ce poisson et en donner le prix aux percepteurs. L’exégèse n’a pas à discuter ces hypothèses, mais à s’en tenir simplement aux données du récit, dont le sens est clair. Ce récit renferme pour la piété de précieuses leçons : la pauvreté de Jésus, qui ne possède pas quatre drachmes, l’humilité avec laquelle il renonce à son droit divin pour remplir un si pale devoir de citoyen, sa charité, qui évite de heurter des préjugés ; sa grandeur divine, à laquelle tout dans la nature doit servir.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊Radio Maria (Togo) : cliquez ici pour lire l’article → Radio Maria Togo

◊ Paroisse Saint Joseph de Médina  : cliquez ici pour lire l’article → Lundi de la dix-neuvième du Temps Ordinaire dans l’année C

♥ Philippe Mukenge : « Jésus paie l’impôt »

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Le jugement de la bête sans nom

Posté par diaconos le 7 août 2022

Daniel 7 : quatre animaux et une petite corne - Vie, Espoir et Verite

Du livre du prophète Daniel

La nuit, au cours d’une vision, moi, Daniel, je regardais : des trônes furent disposés, et un Vieillard prit place ; son habit était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête, comme de la laine immaculée ; son trône était fait de flammes de feu, avec des roues de feu ardent. Un fleuve de feu coulait, qui jaillissait devant lui. Des milliers de milliers le servaient, des myriades de myriades se tenaient devant lui. Le tribunal prit place et l’on ouvrit des livres.

Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite. (Dn 7, 9-10.13-14)

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Mardi de la dix-neuvième semaine du Temps Ordinaire dans l’année C

Posté par diaconos le 7 août 2022

Mardi de la dix-neuvième semaine du Temps Ordinaire dans l'année C dans Religion

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. »  (Jn 12, 2-26)

Changeons notre regard sur Dieu

 Les  disciples vinrent  dire à Jésus que des Grecs souhaitent le voir ; et il répondit :  « L’heure est venue pour le Fils de l’Homme d’être glorifié », ‘révélé comme Dieu. La gloire évoque quelque chose qui n’a rien à voir avec Dieu. Pour nous, la gloire, c’est le prestige, l’auréole qui entoure une vedette, sa célébrité. Dans la Bible, la gloire de Dieu, c’est sa Présence : une Présence rayonnante comme le feu du Buisson Ardent où Dieu se révéla à Moïse  (’Exode, chapitre 3).

Jésus nous appelle à changer notre regard sur Dieu et sur le sens que nous donnons à notre vie. Le plus important ce n’est pas notre réussite matérielle, la promotion reçue, la mise en valeur du moi. Jésus voudrait nous orienter vers une autre logique, celle de l’amour vrai, du don de soi, de la gratuité. C’est sur ce chemin que nous sommes appelés à le suivre. En choisissant le Christ, nous choisissons la Vie.

Il faut une foi solide pour accepter le mystère de Jésus, sauveur du monde par la croix. Jésus nous appelle tous à le suivre : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. «  Quel avantage aurions-nous à  gagner le monde entier, si nous le payions de notre vie ?

Quelle somme pourrions- nous verser en échange de notre vie  ? Le Fils de l’homme viendra avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. Renoncer à soi-même, cette demande de Jésus  nous concerne tous. Jésus nous demande de renoncer à ce que nous sommes devenus ! Dans les faits, ce que nous sommes est fondamentalement bon.

Dieu nous a créé à son image et à sa ressemblance. Nous portons l’empreinte de cette marque divine. Elle fonde notre dignité. Par contre nous sommes mauvais quant à ce que nous avons fait de la liberté que Dieu nous a donnée. Dieu est amour, et son amour est le secret de notre bonheur. Pour entrer dans ce mystère d’amour, il n’y a pas d’autre chemin que celui de se perdre, de se donner, il faut renoncer à soi-même, il n’y a pas d’amour vrai sans ce renoncement.

Aimer vraiment, coûte cher, très cher parfois : pardonner à un quelqu’un, avoir le courage de s’afficher croyant dans un milieu hostile, aimer fidèlement son conjoint, continuer à s’occuper d’enfants qui semblent se moquer de vous, garder le sens du partage, rester honnête dans les affaires. Pour aimer en vérité, il faut y mettre le prix ! Selon Jésus, il faut perdre pour gagner :  « Celui qui veut sauver sa vie, la perdra, mais qui perds sa vie à cause de moi, la gardera » (Mt 16, 25) Suivre le Christ c’est aussi purifier notre prière. Trop souvent, nous nous tournons vers lui quand tout va mal. Nous voulons qu’il fasse quelque chose pour que tout aille mieux.

Nous n’avons pas à dicter à Dieu ce qu’il doit faire. Dieu n’est pas attaché à notre service. Il n’est pas notre boy. Certains ne prient plus ou ne vont plus à la messe parce que, dirent-ils, cela ne sert à rien. Et c’est là que nous nous trompons. Nous ne prions pas, nous n’allons pas à la messe pour nous-mêmes mais pour Dieu. Quand on aime, on ne pense pas d’abord à soi mais à l’autre. Celui qui aime vraiment est prêt à se sacrifier pour l’autre.

Nous avons parfois tendance à vouloir évacuer la croix de notre vie. Vouloir être disciple du Christ, c’est marcher par les mêmes voies que lui, qui ne sont pas celles des honneurs et de la gloire terrestre, mais de la vie donnée par amour, voire des persécutions. Certains endurent des persécutions violentes. Nous le constatons avec tristesse pour les ukrainiens en ce moment.  Jésus  propose un chemin de vraie vie pour qui veut le suivre, c’est ainsi qu’il accomplit notre salut

Diacre Michel Houyoux

 Compléments

◊ Le Christ, le chemin qui mène à la vraie vie : cliquez ici pour lire l’article →  Le grain de blé qui tombe en terre doit mourir pour porter du fruit (Jn 12, 24)

◊  Le vocabulaire du langage johannique est distinct de celui des évangiles synoptiques  : cliquez ici pour lire l’article → Le langage johannique

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Catholique.org.  : cliquez ici pour lire l’article →  Si quelqu’un veut me servir… – Les méditations

◊ Notes bibliques  : cliquez ici pour lire l’article →  Suivre Jésus – bible-notes.org

◊  vidéo  : cliquez ici pour voir la vidéo  → Évangile selon Jean chapitre 12ème partie 1 de Top Chrétien

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