Mon Seigneur et mon Dieu !

Posté par diaconos le 13 août 2022

Le doute fait grandir la foi, saint Thomas n'est en rien différent de nous

 

La foi est une flamme qui éclaire la vie des chrétiens. Elle est la lumière du monde. Cependant, comme toute lumière, elle peut vaciller et s’affaiblir. Alors, comment faire face à ces situations de doute ? La figure de saint Thomas nous aide dans ces épreuves

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

L’un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! «  Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son  côté, non, je ne croirai pas ! 

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! «   Puis il dit à Thomas :  » Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant.  » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! «   Jésus lui dit : «  Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. «  (Jn 20, 24-29)

Les doutes et la confession de Thomas

Tho­mas se trouva ab­sent du groupe de ses condis­ciples, quand Jé­sus leur ap­pa­rut. Sans doute, n’ayant plus au­cune es­pé­rance, il  cher­cha la so­li­tude pour se li­vrer à ses tristes pen­sées et il se priva ainsi d’une grâce im­mense.

Ce fut dans une réunion sub­sé­quente que les dis­ciples dirent à Tho­mas, avec la joie qui rayon­nait sur leurs vi­sages : « Nous avons vu le Seigneur  ! »  L’obs­ti­na­tion de son doute s’ex­prima par des termes éner­giques et ré­pé­tés. Tho­mas abou­tit à cette conclu­sion : « Je ne croirai pas ! »  En par­lant ainsi, ce dis­ciple pen­sa n’o­béir qu’à sa rai­son, et pour­tant il fut très dé­rai­son­nable.

Du­rant ces huit jours, il n’y eut pas de nou­velle ap­pa­ri­tion de Jé­sus, bien que les dis­ciples se fussent réunis sou­vent, comme pour l’at­tendre. En­fin, il vint. Jésus se présenta au milieu d’eux de la même ma­nière et dans la même mai­son. Cette fois, Tho­mas fut présent. Dès que Jésus pro­nonça sur les dis­ciples sa douce pa­role de paix, il s’a­dressa di­rec­te­ment à Tho­mas.

Il connais­sait son état, car il sa­vait par lui-même ce qui est dans l’­homme : « Parce qu’il n’avait pas besoin qu’on lui rendît témoignage d’aucun homme; car il savait lui-même ce qui était dans l’homme. »  (Jn 2, 25)  « Si un pha­ri­sien avait posé ces condi­tions comme Tho­mas, il n’au­rait rien ob­tenu ; mais à un dis­ciple, jus­qu’ici éprouvé, rien n’est re­fusé. » (Bengel)

En ré­pé­tant les pa­roles de Tho­mas, Jé­sus lui fit sen­tir son tort et le couvrit de confu­sion. Il conclut par cet aver­tis­se­ment :  »Ne deviens pas incrédule, mais croyant. »  Par l’expression  :  « Ne deviens pas, Jé­sus lui fait sen­tir dans quelle po­si­tion cri­tique il se trouve ac­tuel­le­ment, à ce point où se sé­parent les deux routes : celle de l’in­cré­du­lité dé­ci­dée et celle de la foi par­faite. » (Godet)

Plus Tho­mas op­posa de ré­sis­tance à la foi en Jé­sus res­sus­cité et glo­ri­fié, plus il fut pé­né­tré de la lu­mière di­vine qui inonda son âme. La toute science, la cha­rité de Jésus le sai­sirent,  l’­hu­mi­lièrent. Dans cet ins­tant, toutes les dé­cla­ra­tions de Jé­sus sur sa di­vi­nité qui ne purent vaincre les doutes de Tho­mas, lui de­vinrent au­tant de traits de lu­mière et, après être le der­nier à croire la ré­sur­rec­tion de Jésus, il fut le pre­mier à l’ap­pe­ler d’un nom qu’au­cun autre n’eut en­core pro­noncé : «  Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Mais Tho­mas se trouva dans une si­tua­tion par­ti­cu­lière qui lui don­na toutes les rai­sons de croire. Dix de ses condis­ciples, dont il ne put sus­pec­ter ni l’in­tel­li­gence ni la bonne foi, lui eurent dit avec joie : « Nous avons vu le Seigneur » et lui, ré­cu­sant ce té­moi­gnage exigea une dé­mons­tra­tion ma­té­rielle des sens. C’est là ce qui fut ; car ce fut mé­con­naître et nier la va­leur du té­moi­gnage, sur le­quel pour­tant re­posent la plu­part de nos connais­sances et de nos convic­tions, même dans les choses de ce monde ; et com­bien plus dans les vé­ri­tés re­li­gieuses qui doivent rat­ta­cher notre âme au Dieu in­vi­sible !

Voilà pour­quoi Jé­sus posa ici pour son royaume ce grand prin­cipe : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru !  »  La foi est, en ef­fet, un acte mo­ral de la conscience et du cœur, in­dé­pen­dant des sens, tous les ob­jets de la foi ap­par­tiennent au monde in­vi­sible, l’Église chré­tienne, de­puis dix-neuf siècles, croit en Jé­sus-Christ et en sa ré­sur­rec­tion sur ce même té­moi­gnage apos­to­lique que Tho­mas ré­cu­sait.

Qui­conque fait dé­pendre sa foi de la vue, des sens, ou du rai­son­ne­ment, l’ex­pose à une dé­so­lante in­sta­bi­lité, puisque  les choses vi­sibles ne sont que pour un temps et que les in­vi­sibles seules sont éter­nelles. (2 Corinthiens 4, 18). C’est pour­quoi Jé­sus dé­clara heureux ceux qui croient en lui ; car la foi, en nous unis­sant à lui, nous met en pos­ses­sion des tré­sors de grâce, de paix, d’a­mour, de vie qui sont en lui et qui seuls consti­tuent le vrai bon­heur de l’âme hu­maine.

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