Saint Clément, pape et martyre

Posté par diaconos le 23 novembre 2022

Saint Clément Ier, pape et martyr - pape de 88 à 97 - Liturgia

Clément de Rome  mourut  vers la fin du premier siècle, fut l’un des premiers évêques de Rome,  considérés comme le quatrième pape par l’Église catholique. . Auteur d’une importante lettre apostolique adressée à la fin du premier siècle par l’Église de Rome à celle de Corinthe, il est avant tout connu grâce à cette lettre et d’autres témoignages la concernant.. Selon que l’on suive les différentes traditions rapportées par Tertullien, Irénée de Lyon  ou encore Eusèbe de Césarée, il fut le premier, le deuxième ou le troisième successeur de l’apôtre Pierre à la tête de l’épiscopat de la ville. La liste officielle de l’Église catholique le considère comme le quatrième pape.

Les dates entre lesquelles il assuma sa charge, traditionnellement fixées entre l’an 92  à l’an 99, sont incertaines tout comme l’e fut le ministère précis dont il fut investi, sans que la réalité et l’importance de son rôle dans l’Église de Rome à la fin du premier siècle fussent à remettre en cause. Dans les églises chrétiennes, Clément fut reconnu comme Père apostolique. Il est vénéré comme saint et comme martyr par l’Église catholique,  par l’Église orthodoxe, par l’Église copte orthodoxe et par l’Église d’Angleterre.

Il est liturgiquement commémoré le  23 novembre par l’Église latine et l’Église anglicane d’Angleterre, en diverses dates par les Églises orthodoxes, et le 29 bâtour le 9 décembre par l’Église apostolique l’essentiel de sa renommée à une apostolique, qui est son seul écrit connu à ce jour, et à d’autres témoignages la concernant ; l’attribution qui lui en fut faite constitua par ailleurs le seul renseignement sûr à son sujet. Néanmoins, malgré l’abondance de la matière qu’offrit la lettre, son auteur resta remarquablement dans l’obscurité.

Vénéré comme saint et martyr par l’Église catholique et l’Église orthodoxe, il est considéré comme pape sous le nom de Clément Ier, même si ce titre n’apparut qu’a posteriori, vers le troisième siècle Toutefois, la place exacte de cet évêque dans la succession de pierre est sujette à caution, relevant davantage de la tradition que de l’histoire.  Clément est un chrétien de la deuxième ou troisième génération qui, de culture grecque et peut-être d’origine judéenne, tint le rôle de presbytre dirigeant et de porte-parole de la communauté chrétienne de Rome, ainsi que semble en attester au début du deuxième siècle le Pasteur d’Hermas.

Dans la mesure où l’épiscopat monarchique n’a pas encore de réalité, son rôle constitutionnel resta difficile à préciser.  Cependant, à partir de la fin du deuxième siècle, diverses sources chrétiennes l’identifièrent à un épiscope de Rome mais ne s’accordèrent pas sur son rang dans la chronologie épiscopale : pour Irénée de Lyon, Clément est le troisième successeur de Pierre après Lin et Anaclet; pour Eusèbe de Césarée. Il fut le troisième évêque de Rome, ainsi que, en s’appuyant probablement sur  Origène, le compagnon d’œuvre mentionné par Paul de Tarse dans l’épître aux Philippiens ; pour Tertullien,

Clément succéda à Pierre, avant Lin et Anaclet. Enfin, Jérôme de Stridon fit état de la double tradition d’Irénée et de Tertullien en indiquant que nombre d’Occidentaux adhérèrent à la version de ce dernier. Mais il se peut également que Clément n’eut été que l’un des membres du presbyterium de Rome, car le système hiérarchique de cette époque se limitait encore à une organisation bipartite, avec d’une part plusieurs presbytres – épiscopes et d’autre part les diacres, comme l’attestèrent aussi bien les épîtres pastorales que l Diachè ou le Pasteur Hermas.

La structure monarchique, avec un évêque unique assisté de presbytres et de diacres, ne s’affirma que plus tard, vers les années 1401. La définition du ministère dont Clément fut investi resta incertaine et il ne fut  pas exclu que ce dernier ne fut qu’un évêque parmi d’autres au sein d’une structure collégiale. Quoi qu’il en soit, la réalité et l’importance de son rôle dans l’Église de Rome à la fin du premier siècle  ne furent pas à remettre en cause.

Selon la tradition rapportée par Eusèbe, ce fut Évariste qui succéda à Clément en 99 , deuxième année du règne de Trajan. Eusèbe de Césarée dans son histoire ecclésiastique dit que Clément, troisième évêque des Romains après Lin, fut au témoignage de Paul de Tarse, son auxiliaire et le compagnon de ses combats, se référant sans doute à l’Épitre aux Philippiens. Cette affirmation d’Eusèbe, qui se trouve aussi dans les écrits d’Origène et de Jérôme,  fut abandonnée par la recherche actuelle, car jugée improbable : le cognomen Clemens étant répandu au premier siècle, Tacite en mentionna cinq.

Au cours du dix-neuvième siècles,  plusieurs savants identifièrent Clément Ier avec Titus Flavius Clemens, consul de l’an  95. Aujourd’hui cette identification, fut rejetée dans la mesure où le silence unanime des meilleures sources sur ce point fut étonnant : si le pape Clément avait été consul, s’il était un Flavien et le propre cousin de l’empereur, comment ne le reprit t’on pas ? . Selon Eusèbe, Clément de Rome vivait encore au début du règne de Trajan et ce n’est qu’au neuvième que fut mentionnée pour la première fois une supposée foi chrétienne du consul, sous la plume de Georges le Syncelles. On a pu de même supposer que Clément de Rome était un affranchi de ce consul.

Toute une série de documents mettent, en relation Clément avec le consul Titus Flavius Clemens, cousin de Domitien  qui fut décapité en 65 pour indolence et athéisme, une accusation souvent portée contre les Juifs en général et en particulier contre les chrétiens. En 867, une partie  de ses reliques, furent de Crimée à Rome par les saints Cyrille et Méthode, qui les remirent au pape Adrien II (867-872), dont une tradition romaine remontant à la fin du quatrième siècle cita quelles elle furent érigée à l’emplacement même d’une église de qui appartint à l’évêque. .

Dans l’édition de 1584 du Martyrologe romain, la fête de Saint Clément de Rome est indiquée à la date du 23 novembre : Clément, le troisième, après  saint Pierre à occuper le siège papal. Après de très remarquables actes, il a été relégué, au temps de la persécution de Traajan, dans l’île de Lycie, près de Chersonèse. Là, jeté à la mer avec une ancre attachée au cou, il  reçut la couronne du martyre. Au temps du pontife romain Nicolas Ier, son corps fut transféré à Rome et fut inhumé avec honneurs dans l’église auparavant construite à son nom, puis la révision de l’an 2001 sous le pape Jean-Paul II, le Martyrologe romain affirma toujours, à la date du 23 novembre :  » Le pape Saint Clément Ier, martyr, qui a été le troisième, après le bienheureux apôtre Pierre, à régir l’Église de Rome et qui a écrit aux Corinthiens une fameuse lettre pour consolider entre eux la paix et la concorde. »  À cette date on célèbre l’enterrement de son corps à Rome . Ainsi , l’Église catholique tient fermement et officiellement à la tradition du martyre de Clément de Rome.

 Les Églises syriaques orthodoxes, grecques orthodoxes, syriaques catholiques et catholiques orientales le célèbrent le 24 novembre, l’Église orthodoxe russe le 25 novembre, et l’Église copte orthodoxe le 8 décembre. En raison de son martyre en Crimée, le pape Clément Ier est très vénéré dans les pays de l’Europe de l’Est. Dans la tradition catholique, le pape Clément Ier est mentionné dans la première prière eucharistique du Canon romain de la messe, avec ses prédécesseurs les papes Lin et Clet, et ses successeurs  Sixte et Corneille.

Il est traditionnellement représenté en habits pontificaux, chaussé de rouge, coiffé ou non de la tiare papale, et très souvent avec une ancre à ses côtés, instrument et symbole de son martyre35, et parfois avec un agneau qui, selon une version du récit de son martyre, lui avait indiqué, durant sa déportation en Crimée, où faire jaillir une source d’eau pour aider les prisonniers dont il prenait soin. Saint Clément Ier est le patron des mariniers, pour avoir été martyrisé précipité au fond de la mer avec une ancre à son cou ; ses travaux forcés dans les carrières de marbre en firent aussi le patron des marbriers. Treize papes, parmi ses successeurs, ont choisi de porter son nom en son honneur. Trois antipapes portèrent son nom, à savoir les antipapes Clément III, à la fin du haut Moyen Âge, puis Clément VII et Clément VIII, soi-disant, premier et troisième  papes d’Avignon.

Diacre Michel Houyoux

    Vidéo Saint Clément Ier, pape et martyr | Sermon du chanoine de La Crochais

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