Saint Jude et saint Simon

Posté par diaconos le 28 octobre 2023

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Saint Jude et saint Simon

Jude, fils de Jacques, aussi appelé Thaddée, est un des douze apôtres choisis par Jésus. Son nom apparaît dans les listes d’apôtres des Évangiles synoptiques et des Actes des apôtres, mais aussi dans de très nombreuses sources ultérieures.

Il intervient une seule fois dans l’Évangile de Jean. Il est fêté liturgiquement avec Simon le Zélote – le 28 octobre pour les catholiques, et le dix-neuf juin seul pour les orthodoxes.

Les différentes traditions divergent sur son identité exacte. Dans la tradition des Églises orientales c’est un des quatre frères de Jésus dont les noms sont donnés dans le Nouveau Testament.

Il est le frère de Jacques le Juste, de Joset et de Simon le Zélote et un cousin de Jésus par Joseph. Dans la tradition des Églises latines d’Occident, il est souvent considéré non comme un frère de Jacques, mais comme un de ses fils.

Il est distingué du frère de Jésus qui porte le même nom. Toutefois, une partie des catholiques le considère comme le frère de Jacques, de Simon et de Joset qui pour eux ne sont pas des frères de Jésus mais ses cousins germains.

Selon la tradition, après avoir effectué une prédication dans la région Palestine, il se rendit dans le pays Arabe en Nabathée, en Syrie, en Mésopotamie et en Arménie. Dans certaines Églises orientales il est aussi appelé Addaj.

Les récits l’associent souvent avec Simon le Zélote qui le rejoignit en Mésopotamie, après avoir prêché en Barbarie, c’est-à-dire dans une région de l’Éthiopie. La tradition arménienne le considère comme le fondateur de son Église avec l’apôtre Barthélémy. Dès l’an 43.

Les traditions divergent sur le lieu de son martyre qui eu lieu soit dans la région de Beyrouth dans la province romaine de Syrie, soit au nord de la Mésopotamie désignée sous le nom de Perse.

Les sources en arménien sont plus précises et indiquent que Thaddée aurait été exécuté dans la ville de Makou appartenant alors au royaume d’Arménie, aujourd’hui au nord de l’Iran.

Une partie de la critique explique ces deux lieux de mise à mort par l’existence d’un deuxième Thaddée, qui n’aurait été que membre des septante disciples de Jésus. Ce pourrait être lui qui mourut au sud du royaume d’Arménie.

Simon est mentionné dans les listes des douze apôtres figurant dans les trois évangiles synoptiques et les Actes des Apôtres. Il figure aussi dans plusieurs sources chrétiennes occidentales, mais ne fait pas partie des Hommes illustres auxquels saint Jérôme consacra une notice On le rencontre beaucoup plus souvent dans les sources chrétiennes orientales, écrites notamment en syrrique.

Il est appelé Cananéen pour le distinguer de l’apôtre Pierre ayant d’abord le même nom et parce qu’il est natif de la ville de Cana, là où Jésus de Nazareth fit son premier miracle en changeant de l’eau en vin à des noces, qui furent considérées par certains, notamment des orthodoxes, comme celles de Simon lui-même.

Dans les évangiles de Marc et de Matthieu on trouve Simon Kananaios . Pour AndréPaul, l’auteur de l’évangile de Marc, ayant écrit au moment du triomphe de Titus et de Vespasien consécutif à la prise de Jérusalem (v. 71) conservaq la forme hébraïque dans ce texte pourtant écrit en grec.

Son surnom, le Zélote permet de penser que Simon était membre du groupe, ayant quitté ce mouvement pour suivre Jésus. Pour Gérard Nahon et André Paul, l’apôtre Simon était bien un Zélote, au sens politique du terme d’alors.

Toutefois pour Simon Claude Mimouni, l’appellation Simon le Zélote ne renvoya pas à ce mouvement mais signifie simplement Simon le Zélé. C’est que, selon lui, le mouvement des Zélotes n’existait pas à l’époque de Jésus.

Selon la ytadition chrétienne, après avoir évangélisé l’Égypte et les Berbères, Simon aurait rejoignit l’apôtre Jude de l’autre côté de l’Euphrate pour prêcher en Perse, ce qui à l’époque correspondait à l’Empire parthe.

De très nombreuses sources chrétiennes convergent pour parler de cette prédication dans l’espace parthe et au sud de l’Arménie. D’autres sources le situent dans la région de la mer Noire comme l’apôtre André principalement en Abkhazie actuelle où il séjourna dans une grotte à Soukhouni à l’époque Sebastopolis).

Selon les sources, Simon fut martyrisé, découpé à la scie ou crucifié. Dans son Histoire d’Arménie, Morise de Khorène rapporta une tradition selon laquelle il mourut à Vériospora dans le royaume d’Ibériedans le Caucase, tout en précisant qu’il n’était pas sûr de cette information

Les Chroniques géorgiennes et le chapitre Passio SS. Apostolorum Simonis et Judæ du Passiones et vitae sanctorum, disent qu’après avoir évangélisé en Perse il a été martyrisé dans la ville de Nikopsia (frontière circassienne) ou à Suanir (proche de Nouvel Athos) en Colchide (Abkhazie actuelle).

Vidéo Message de Lumière de la famille Myrian https://youtu.be/HCVrzpt6h3Y

Diacre Michel Houyoux

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