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Mercredi de la trente deuxième semaine du Temps Ordinaire – Année A

Posté par diaconos le 14 novembre 2023

La guérison des 10 lépreux - Chers enfants écoutez! - YouTube

# La guérison des dix lépreux est un des miracles de Jésus-Christ rapporté dans l’Évangile selon Luc. Ce miracle souligne l’importance de la gratitude, et aussi de la foi car Jésus ne dit pas : « Mon pouvoir t’a guéri » mais attribua la guérison à la foi des suppliants.

Pour le Père Joseph-Marie, ces dix lépreux représentent l’humanité tout entière, prise dans le péché, et par rapport à Dieu oublié. Cependant les lépreux savent encore prier, et Jésus parce qu’ils lui montrent qu’ils veulent suivre sa parole, les guérit.

Pour autant un seul lépreux croit pleinement au Christ. L’espérance et la foi, deux des vertus primordiales pour l’Église sont dans ce miracle comme dans beaucoup d’autres mises en avant.

Saint Bruno de Segni confirma que ces dix lépreux représentent l’humanité. Ce miracle reflète la miséricorde de Dieu. Le lépreux qui vint revoir le Christ est l’image des baptisés. C’est la foi qui sauve, qui justifie, guérit l’homme dans son âme et dans son corps.

Il y a dans ce miracle deux niveaux de guérison : celle du corps, et celle de l’âme. La lèpre de l’humanité est l’orgueil et l’égoïsme qui créent la violence et la haine. Dieu qui est Amour est le remède face à ses plaies.Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (Mc 1, 15)

 

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : «Jésus, maître, prends pitié de nous.»

À cette vue, Jésus leur dit : «Allez vous montrer aux prêtres.» En cours de route, ils furent purifiés.
L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce.

Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus prit la parole en disant : «Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu !» Jésus lui dit : «Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé.» (L 17-11-19)

Les dix lépreux

Jésus poursuivit sa route vers Jérusalem et passa entre la Samarie et la Galilée, dix lépreux le rencontrèrent, et, de loin, implorèrent sa pitié. Dès qu’il les vit, Jésus leur ordonna d’aller se montrer aux sacrificateurs. En y allant, ils furent guéris. L’un d’eux, un samaritain, revint glorifiant Dieu ; et se jetant aux pieds de Jésus, il lui rendit grâces.

Sa conduite inspira à Jésus cette réflexion attristée : «Les dix n’ont-ils pas été guéris? N!y eut-il aucun des neuf autres qui revint , comme cet étranger, pour donner gloire à Dieu ?» Jésus dit au lépreux : «Va, ta foi t’a sauvé». Luc donna une nouvelle indication de ce long voyage de Jésus vers Jérusalem, interrompu et retardé par diverses excursions et de nombreux travaux : «Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem.» ‘Lc 9, 51)

Dans ce moment, il traversa la Samarie et la Galilée, en se dirigeant de l’ouest à l’est vers le Jourdain et la Pérée. Il ne suivit pas, pour se rendre à Jérusalem, l’une des deux routes ordinaires, par la Pérée ou par la Samarie. Cette mention de la Samarie, tout en indiquant le chemin que suivit Jésus, révéla qu’il y eut un Samaritain parmi les lépreux que Jésus eut a guéri.

Ces malheureux lépreux, exclus par la loi de toute communication avec la société, se réunirent, afin de se rendre mutuellement les soins que tout le monde leur refusa. C’est à cause de la même interdiction qu’ils s’arrêtèrent à distance et durent ainsi élever la voix pour implorer la pitié de Jésus.

Les sacrificateurs eurent seuls le droit de constater la guérison d’un lépreux et de le réintégrer dans ses privilèges d’Israélite : «Lorsqu’un homme aura sur la peau une grosseur, une dartre ou une tache blanche qui ressemblera à une plaie de lèpre sur sa peau, on l’amènera au prêtre Aaron ou à l’un de ses descendants qui seront prêtres.» (Lv 13, 2)

Jésus n’estima pas que la guérison miraculeuse dont ils furent l’objet dispensa ces lépreux d’observer la loi ; et, en même temps, comme ils durent aller en se confiant en sa seule parole, ce fut pour eux un exercice de foi. Ils furent guéris comme ils s’en allèrent, dans l’acte même de leur obéissance à la parole de Jésus. Et cette guérison fut si complète, qu’ils ne purent pas en avoir le moindre doute.

La foi de cet homme, puis sa vive reconnaissance envers Dieu et envers le Sauveur, furent certainement le point de départ d’un développement tout nouveau dans sa vie religieuse, le dernier terme fut le salut le son âme. De là cette expression que Jésus employa à dessein.

Diacre Michel Houyoux

Complément

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Saint Martin de Tours, évêque (316-397) – Mémoire

Liens avec d’autres sites web chrétiens

Réflexion chrétienne : cliquez ici pour lire l’article → Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir

Diacre Jean)-Yves fortin: cliquez ici pour lire l’article → Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce

Vidéo Frère Thibaut du Pontavice → https://youtu.be/-2lYvFH4t3

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Mardi de la trente deuxième semaine du Temps ordinaire -Année A

Posté par diaconos le 13 novembre 2023

Mardi de la trente deuxième semaine du Temps ordinaire -Année A dans Bible web3-prodigal-son-artwork-10-wikipedia

# La parabole du Père miséricordieux est relatée dans l’Évangile selon Luc 15:11–32.Cette parabole concerne prioritairement, le fils aîné, tout autant que le fils prodigue. C’est une interpellation adressée aux pharisiens, étroitement observateurs de la Loi, les interrogeant sur leurs rapports durs, légalistes, à l’égard des brebis égarées qui s’en éloignent.

Cette parabole a servi, entre le Ve et VIIIe siècles à plusieurs théologiens, dont saint Pierre Chrysologue, pour désigner les deux fils du Père, le Fils aîné, symbolisant le judaïsme, qui resta attaché à la maison, et le fils cadet, l’Église, destinée à appeler avec miséricorde tous les hommes pécheurs pour qu’ils reviennent à l’amour de Dieu, leur Père, tel que cet amour divin fut révélé et manifesté en la personne de Jésus-Christ rédempteur,

Le pape Benoît XVI identifia le Père, dans la parabole, à Dieu, le Père : «Il est notre Père qui, par amour, nous a créés libres et nous a dotés de conscience, qui souffre si nous nous perdons et qui fête notre retour» La relation avec Lui se construit de façon semblable à ce qui arrive à tout enfant avec ses parents : au début, il dépend d’eux ; puis, il revendique son autonomie ; et finalement, il arrive à un rapport fondé sur la reconnaissance et sur l’amour authentique.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, Jésus disait : «Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ? Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir”» (Lc 17, 5-10)

Nous avons fait ce que nous étions obligés de faire

Jésus démontra, par une comparaison tirée de la société d’alors, que jamais l’homme ne put avoir de mérite devant Dieu. Un esclave, dont tout le temps appartint à son maître, ne fit que ce qu’il fut obligé de faire, quand, après avoir travaillé tout le jour, il servit encore à table le soir. Son maître ne lui en eut pas de reconnaissance particulière, tout cela lui fut commandé.

«Vous aussi, de même, quand vous aurez fait tout ce qui vous est commandé, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles : nous avons fait ce que nous étions obligés de faire.»

Cette conclusion, qui applique la parabole aux rapports de l’homme avec Dieu, est d’une vérité incontestable. Car, d’abord, aucun homme pécheur n’a fait tout ce qui lui fut commandé par la loi, qui n’exigea rien de moins que la perfection de l’obéissance. Mais l’eût-il fait, il aurait simplement accompli une obligation sacrée et n’aurait aucun mérite à faire valoir devant Dieu.

Un ange même ne saurait prétendre à un droit devant Dieu, à qui il doit ses services les plus parfaits. Il est lui-même un serviteur inutile, dans ce sens que Dieu n’a pas besoin de son obéissance.

Cette idée est renfermée dans le mot inutile, et qui signifie littéralement une personne ou une chose dont il ne revient aucun avantage, aucun profit : «Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !” (Mt 25, 30

Tout cela est vrai au point de vue du droit, et cette instruction de Jésus mit à néant la propre justice, la prétention de l’homme à mériter quoi que ce soit devant Dieu ; elle ne lui laissa d’autre moyen de salut que la grâce.

Diacre Michel Houyoux

Compléments

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → N’ayez pas peur petit troupeau ! (Lc 12, 32-48)

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents ! (Mt 25, 30b)

Liens avec d’autres sites chrétiens sur Internet

Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article → Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir

Diocèse de Cayennes : cliquez ici pour lire l’article → Nous ne sommes que de simples serviteurs

Vidéo  Église protestante de Genève https://youtu.be/Y-v0wA_i8t0

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Trente troisième dimanche du Temps Ordinaire – Année A

Posté par diaconos le 13 novembre 2023

La parabole des Talents

 

# La parabole des talents et la parabole des dix mines comptent parmi les paraboles évangéliques les plus connues. La première est racontée dans l’Évangile selon Matthieu 25:14-30. La deuxième, comparable, bien que légèrement différente, se trouve dans l’Évangile selon Luc XIX, 12-27. Elles décrivent un maître qui gratifie des serviteurs méritants, et qui en punit un autre pour sa paresse. Cette métaphore se rapporte à celle du vrai cep (Jn 15, 1-12), et au fait que le Seigneur cherche à ce que ses enfants donnent du fruit, à ce qu’ils suivent les vertus théologales et cardinales afin de partager, aider, et de faire vivre la compassion.

Les deux récits évoquent également le sort des élus et le sort des damnés lors du Jugement de la fin des temps. La parabole illustre l’obligation pour les chrétiens de ne pas gâcher leurs dons reçus de Dieu et de s’engager, malgré les risques, à faire grandir le royaume de Dieu. Le mot de talent a pris son sens depuis cette parabole. Un prêtre, le Frère Élie, décrit ce que cette parabole ne cache qu’à demi-mot : un jugement sera… prononcé, un jugement de salut sur ceux à qui le Seigneur a confié dons et talents à faire fructifier durant son absence. .

Cette parabole de Jésus oriente donc l’attention sur le temps qui s’étend entre son ascension au ciel et son retour dans la gloire, temps où l’homme a à s’investir pour recevoir au jour du jugement la couronne du salut. C’est donc à chacun de donner selon ses aptitudes afin d’aider son prochain. Cependant, Frère Élie alla plus loin : pour lui l’homme de haute naissance est bel et bien le Christ lui-même, son retour sera alors le temps du jugement dernier, le temps du salut des âmes.

Selon saint Jean Chrysostome, il faut par ce mot de talent, entendre tout ce par quoi chacun peut contribuer à l’avantage de son frère, soit en le soutenant de son autorité, soit en l’aidant de son argent, soit en l’assistant de ses conseils par un échange fructueux de parole, soit en lui rendant tous les autres services qu’on est capable de lui rendre. Il ajouta : «Rien n’est si agréable à Dieu que de sacrifier sa vie à l’utilité publique de tous ses frères. C’est pour cela que Dieu nous a honorés de la raison» Cette parabole sera reprise par Jean Calvin, au XVIème siècle, pour revaloriser l’usure dans la croyance protestante.

Le troisième serviteur, devant son raté, aurait pu se présenter au maître, au lieu de l’insulter, en demandant pardon, ou même en disant que personne n’est digne d’entrer dans la joie du maître par ses propres œuvres. La seule solution est de consentir à ce que Dieu donne. «Seigneur, je ne suis pas digne, mais dis seulement une parole et je serai guéri.» Qu’aurait fait le maître? Il aurait aussi accueilli ce serviteur.

De l’Évangile selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : «C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres.

De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit ‘Seigneur, tu m’as confié cinq talents ;voilà, j’en ai gagné cinq autres.’

Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’ Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.’

Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ;entre dans la joie de ton seigneur.’ Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.’

Son maître lui répliqua : ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu.

Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien,
jetez-le dans les ténèbres extérieures ;là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !’» (Mt 25, 14-30)

La parabole des talents

Le royaume des cieux est comparé à ce que fit un homme qui, s’en allant en voyage, remit ses biens à ses serviteurs. Il donna à l’un cinq talents, à l’autre deux, à l’autre un. Aussitôt celui qui avait reçu cinq talents se mit à l’œuvre et en gagna cinq autres ; de même aussi celui qui en avait reçu deux. Mais celui qui n’avait qu’un talent, l’enfouit dans la terre.

Longtemps après, le maître revint et fit rendre compte à ses serviteurs. Celui qui avait reçu cinq talents en produisit cinq autres qu’il avait gagnés ; de même aussi celui qui en avait reçu deux. Alors le maître, louant leur fidélité, les admit à partager sa joie.

Mais celui qui n’avait reçu qu’un talent vint et dit : «Seigneur, je savais que tu es un homme dur et injuste ; j’ai craint et j’ai enfoui ton talent dans la terre : voici ce qui est à toi.» Mais son maître lui répondit : «Méchant serviteur, si tu savais que je suis un homme dur et injuste, tu devais remettre mon argent à d’autres, qui me l’auraient rendu avec intérêt. Ôtez-lui le talent, donnez-le à celui qui en a dix et jetez le serviteur inutile dans les ténèbres du dehors

Luc rapporta une parabole qui a des traits de ressemblance avec celle-ci, mais qui, à d’autres égards, en diffère profondément. Plusieurs interprètes, considérant ces deux récits comme une seule et même parabole, diversement modifiée par la tradition apostolique, se demandèrent auquel des deux appartient la priorité et l’originalité.

Jésus employa deux fois une forme d’instruction, en la modifiant de manière à exprimer deux idées différentes  ? Dans la parabole rapportée par Luc, tous les serviteurs reçurent la même somme à faire valoir.

Ici les dons confiés furent individualisés selon la capacité et les moyens de chacun. Ayant ainsi confié ses biens, le maître partit aussitôt, car ’il ne voulut gêner en rien la liberté de ses serviteurs, désormais responsables.

«Après un long temps, le seigneur de ces serviteurs vient, et il règle compte avec eux » (Mt 25, 19) Comme ce retour du maître représente la seconde venue de Jésus. es cinq talents confiés n’étaient pas si peu de chose ; mais le maître les désigna ainsi en comparaison de ce qu’il confia encore de ses immenses richesses à ce serviteur qui se montra bon et fidèle.

Que signifie dans la parabole, ce mot : la joie de ton seigneur ? Certains pensèrent à la satisfaction que le maître éprouva au sujet de ce bon serviteur, d’autres à quelque banquet ou quelque fête qu’il voulut instituer pour célébrer son retour. Ici,

Jésus passa tout à coup de l’image à la réalité et que cette joie, fut la félicité et la gloire dont il jouit et dans laquelle il introduisit son fidèle serviteur. Les uns virent dans ces banquiers des associations chrétiennes auxquelles le serviteur paresseux aurait pu confier les ressources qu’il ne voulait pas faire valoir lui-même ; d’autres, des chrétiens plus avancés, sous la direction desquels il aurait dû se placer.

D’autres encore virent dans l’acte de porter l’argent aux banquiers, le renoncement à la profession chrétienne qui fut commandé à ceux qui n’eurent pas dans le cœur la foi et l’amour de leur Maître.

«La banque est le trésor divin et l’acte de dépôt, réclamé du serviteur, un état de prière dans lequel le serviteur, qui se croit incapable d’agir lui-même pour la cause de Christ, peut au moins demander à Dieu de tirer de lui et de sa connaissance chrétienne le parti qu’il trouvera bon.» (Godet)

L’homme qui confia ses biens avant de s’absenter, c’est le Seigneur lui-même, qui bientôt allait se séparer de ses disciples. Les serviteurs sont les disciples d’alors et les rachetés de tous les temps, quelles que soient leur position ou leurs fonctions dans l’Église.

Les talents représentent tous les dons de Dieu, avantages naturels et grâces spirituelles et en particulier l’effusion de son Saint-Esprit qui allait être accordée à l’Église, pour y créer une vie nouvelle et y vivifier tous les autres dons.

Ces talents sont répartis à chacun selon sa capacité, conformément à la souveraine sagesse de celui qui sonde les cœurs, mesure les forces morales et intellectuelles et connaît le degré de réceptivité de chaque âme.

Il s’agit pour tous d’augmenter ces talents en les faisant valoir. De même, en effet, que des capitaux s’augmentent par les intérêts, par le travail, de même toutes les grâces de Dieu se multiplient par leur emploi fidèle dans la vie pratique.

Le retour du maître qui vient régler compte avec ses serviteurs, c’est l’avènement solennel, au dernier jour, du Seigneur devant qui seront manifestés tous les secrets des cœurs et tous les fruits du travail de chacun.

Le bonheur des serviteurs fidèles qui entrent dans la joie de leur Seigneur, aussi bien que l’inexprimable malheur du serviteur méchant et paresseux qui se voit dépouillé de son talent et jeté dans les ténèbres du dehors ce dénouement si grand, si tragique de la parabole, s’explique de lui-même.

Diacre MICHEL HOUYOUX

Compléments

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article Pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ?

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article N’ayez pas peur !

Liens avec d’autres sites web chrétiens

Diocèse de Fréjus-Toulon : cliquez ici pour lire l’article Trente-troisième dimanche ordinaire, année A

Paroisse Saint Loup : cliquez ici pour lire l’article Trente-troisième dimanche du Temps Ordinaire – Année A

VidéoPasteur Marc Pernot https://youtu.be/eQifoKN6Iuk

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Тридцать первое воскресенье обычного времени – год А

Posté par diaconos le 12 novembre 2023

Тридцать первое воскресенье обычного времени - год А dans Bible



Притча о юродивых и мудрых девах

Фарисеи – религиозно-политическая группа благочестивых иудеев, возникшая в Палестине в период правления Хасмонеев примерно в середине II в. до н.э. в ответ на эллинизацию, проводившуюся тогдашними властями, наряду с саддукеями и ессеями. Являясь автором Устной Торы, предвосхитившей раввинизм, это движение было частью иудаизма Второго Храма, на развитие которого оно оказало влияние.

Оно угасло к концу I в. и известно нам по различным источникам, возобновление изучения которых в конце XX в. подчеркнуло сложность его понимания. Их движение известно как фарисейство или фарисейство.

 Со времени строгого применения к источникам критериев историчности и более скептического отношения экзегетов к этим источникам количество информации о фарисейском движении, считающейся достоверной, значительно сократилось. Парадоксально, но этот экзегетический прогресс привел к тому, что контуры движения стали менее четкими и неопределенными. Теперь необходимо рассмотреть каждый из этих источников в отдельности, принимая во внимание время и контекст, в котором они были написаны. Речь против книжников и фарисеев.

Фарисеи были наделены властью как преемники Моисея. Поэтому следовало исполнять их заповеди, но нужно было быть осторожным в следовании их примеру, так как они сами не применяли на практике то, чему учили, а только отягощали других. Что бы они ни делали, они делали это для того, чтобы их заметили и похвалили другие. Иисус опроверг глупое тщеславие фарисеев смиренным отношением, которое Он предписал Своим ученикам: они не должны называться раввинами, отцами или начальниками, ибо все равны перед Богом; величайший среди них должен быть слугой всех ; кто унижает себя, тот будет возвышен.

Иисус заставил своих оппонентов замолчать. Он сформулировал их осуждение : сначала эта речь была обращена к толпе и ученикам, которых Иисус хотел защитить от духа вождей народа; затем он обратился к ним, разоблачая и обличая их пороки в ряде резких апострофов. Эту речь произнес только Матфей, Марк и Лука записали лишь ее фрагменты, которые поместили в другом месте, так что современные критики приписывают ее Матфею. « Совершенно уместно, что в этом отрывке Иисус высказывает все, что он думает о своих противниках » (Де Wette).

« Это рассуждение настолько полно жизни и единства, что нет никаких сомнений в том, что оно было произнесено именно так, даже несмотря на то, что оно может содержать некоторые элементы, заимствованные из других рассуждений Иисуса » (Меyer). Кресло Моисея означает деятельность и власть Моисея как законодателя и руководителя народа. Они сидели на этом стуле как преемники великого слуги Божьего.

Раввины использовали это выражение для обозначения того, что один учитель сменил другого в обучении. Поскольку люди из этой партии до сих пор все больше враждовали с Иисусом, игнорируя Его предостережения и желая занять Его место, Он отказался от всякого внимания и порвал с ними. Книжники, которые во всем походили на фарисеев, заняли ту же позицию. Они были ветхозаветными соферимами, людьми книжными.

В Евангелиях они называются книжниками, законоучителями или учителями закона, поскольку главным предметом их изучения был сам закон Моисея и его различные применения в жизни людей.  Поскольку закон был одновременно религиозным и гражданским, книжники были и богословами, и юристами. Их часто нанимали фарисеи, поскольку большинство из них принадлежало к этой секте, или первосвященники, чьими советниками они были в применении закона и в вопросах совести.

Книжники всегда играли очень активную роль в борьбе против Иисуса. Они шпионили за ним, критиковали его поведение и пытались удивить его коварными вопросами. Большинство комментаторов по-разному оттеняют эту рекомендацию Иисуса, поскольку книжники и фарисеи могли учить неправильным вещам, которые ученики в данном случае не должны были соблюдать и не должны были делать.


Иисус предполагал, что они учат Закону Моисея с кафедры, на которой сидят. Связать бремена – образное выражение, означающее, что все заповеди Закона с бесчисленными и тщательными церемониальными предписаниями, которые фарисеи добавили к ним, чтобы требовать их соблюдения, были собраны в одно.

 Тело

Эти тяжелые и трудные бремена, которые ни благодать, ни любовь не помогали нести, фарисеи возложили на других, но вместо того, чтобы взять их на себя, они даже пальцем не пошевелили : « И все дела свои делают для того, чтобы их видели люди, ибо они расправляют филактерии свои и удлиняют края одежд своих ». (Мф. 23, 5)

Иисус привел эти подробности в качестве примера их тщеславных и лицемерных попыток быть на виду у людей. Филактерии, которые до сих пор используются иудеями, представляют собой полоски пергамента, на которых написаны слова из Священного Писания. Они прикреплялись к левой руке или ко лбу во время молитвы. Поэтому евреи называли эти свитки тефиллим – молитвенники. За этими предметами также закрепилось суеверное представление об амулете или талисмане.


« Они делали их шире, чтобы быть еще более уверенными в том, что люди их увидят », – говорит Иисус. Религиозное значение им придавала бахрома – своеобразные кисточки, которые евреи носили по краю своих плащей. Раввин означает учитель или врач.

 Звание отца, понимаемое в духовно-нравственном смысле, выше, чем звание учителя, и указывает на большую зависимость от того, кому оно приписывается. Если только Бог является Отцом тех, кого Он порождает Своим Духом к новой жизни, то только Христос является руководителем тех, кого Он ведет Своим словом и примером по путям этой новой жизни.

Все эти титулы: Господин, Отец, Вождь, применяемые к людям, лишают Бога и Его Христа той чести, которой они заслуживают. Так возникают партии и секты. Эти признаки человеческой лести попали в христианскую церковь, как когда-то в иудейскую.

От смирения к величию, от унижения к славе – таков путь в Царство Божие, путь, которым шел Иисус, единственно возможный для Его учеников. Он обращается непосредственно к книжникам и фарисеям, семь раз восклицая: « Горе вам ! ». Иисус уже обличает лицемерие их поведения: лицемерие их положения как руководителей народа: они сами не вошли в Царство Небесное и закрыли его для других.

Лицемерие их поведения приводило к еще большей потере душ. Лицемерие казуистики, которую они применяли к клятвам. Лицемерие их формализма, когда они соблюдали мелочи закона и пренебрегали более важными обязанностями.

Лицемерие, которое очищает внешнюю сторону, а внутреннюю оставляет грязной. Все это лицемерие превратило их в побеленные гробницы. Они заставили их строить гробницы пророков. С грустным акцентом Иисус выразил свое глубокое сочувствие Иерусалиму, убившему пророков. Он напомнил о тщетных попытках завоевать ее, возвестил о ее падении и сказал, что она больше не увидит Его, пока не встретит Его возвращение во славе.

Дьякон Мichel Houyoux


Азбука веры : Нажмите здесь, чтобы прочитать статью
Толкования стиха Мф. 25:5. Новый Завет. Русский

Радио ВЕРА : Нажмите здесь, чтобы прочитать статью Евангелие от Матфея, Глава 25, стихи 1-13

Bидео Божественная литургия https://youtu.be/zCMvDwLisR0?t=24

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