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Mercredi de la trente et unième semaine du Temps Ordinaire-Année A

Posté par diaconos le 7 novembre 2023

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Trois conditions pour suivre Jésus

# L’exégèse contemporaine concernant le personnage de Jésus confronte les éléments de la vie de Jésus de Nazareth présents dans les textes antiques, essentiellement chrétiens, avec les connaissances historiques générales modernes. Elle soumet donc, depuis le XIXe siècle, les textes du Nouveau Testament à l’analyse dans le but de faire la part de ce qui est compatible avec l’histoire et ce qui ne l’est pas. Les débuts de la recherche historique sur la vie de Jésus sont traités dans l’article Quêtes du Jésus historique. Les thèses contestant son historicité sont regroupées dans l’article Thèse mythiste.

Dans les milieux gréco-romains, on lui donne très tôt le titre de Christos, ce dont témoignent quelques sources païennes ou gréco-romaines. Vers 116, dans ses Annales, l’historien romain Tacite parle de sectateurs de Christos, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Ponce Pilate.Suétone vers 120, mentionne dans la Vie de Claude un Chrestos , dont il est généralement admis qu’il désigne Jésus-Christ qui, selon Suétone aurait été présent à Rome dans les années 4027 lors des troubles « messianistes à caractère politique et anti-romain27 » qui auraient agité la communauté juive de Rome, à l’encontre de laquelle Claude promulgue un édit d’expulsion.

 De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : «Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense

Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tus ceux qui le verront vont se moquer de lui : “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever!” Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.» (Lc 14, 25-33)

Conditions nécessaires pour suivre Jésus

De grandes foules firent cortège à Jésus. Jésus les prévint que pour être son disciple, il fallut être capable de haïr les siens, et porter sa croix en le suivant. Jésus raconta deux paraboles destinées à enseigner la prévoyance.

  1. L’homme qui bâtit une tour: Jésus invita ceux qui voulurent bâtir une tour, qui calculèrent d’abord la dépense, de peur de s’attirer les moqueries, s’il ne purent venir à bout de leur entreprise.Que les rois qui firent la guerre fussent prudents, comme un roi qui n’entreprit la guerre que s’il se sentit de force à vaincre.

En conclusion, Jésus s’appuya d’une comparaison qui montra l’importance du rôle des disciples . Celui qui ne renonce pas à tout ne peut être un disciple de Jésus. Les disciples ont un beau rôle, celui du sel, mais s’ils ne le remplissent pas, leur condition sera misérable. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! Aimons notre prochain, nos ennemis mêmes, à plus forte raison nos proches. «Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi.» (Mt 10, 37).

Jésus supposa que ces affections de la famille, entrant en conflit avec l’amour que nous lui devons, sont devenues un obstacle à notre communion avec lui et nous empêchent de devenir ses disciples. Tous devons haïr ce mal, cet éloignement de Dieu sous peine de renoncer à l’amour de Jésus : «Le père sera contre le fils et le fils contre son père ; la mère contre sa fille, et la fille contre sa mère : la belle-mère contre sa belle-fille, et la belle-fille contre sa belle-mère.» (Lc 12, 33)

C’est exactement par le même principe que toute personne qui souhaite devenir disciple de Jésus doit haïr sa propre vie, sa personnalité, son moi, dès que l’amour de lui-même s’oppose à l’amour de Dieu. Enfin, il est évident, d’après ces paroles, que tout chrétien doit être prêt à sacrifier sa vie terrestre tout entière pour la cause de Jésus. Mais qui est-il donc, ce Jésus, qui se pose ainsi comme l’objet de l’amour suprême de tous ses disciples ?

Ainsi le renoncement absolu que Jésus prescrivit ne suffit pas pour faire d’un homme son disciple ; il n’y a pas seulement des affections et des biens à sacrifier, il y a des souffrances à endurer dans cet esprit d’obéissance et d’amour dont Jésus lui-même futt animé, et dont il dut donner l’exemple jusqu’à son dernier soupir. Ces souffrances ont pour emblème l’instrument qui servit au supplice de Jésus. Comme Jésus, chaque disciple a sa propre croix, qu’il doit porter en le suivant. Or, la croix est toujours et pour tous un instrument d’ignominie, de souffrance et de mort.

«Cet homme a commencé à bâtir, et n’a pu achever» (Lc 14 31) Le but de cette parabole, comme de la suivante,fut de motiver  l’exhortation à s’examiner soi-même pour voir si l’on est capable de remplir ces sévères conditions. Être disciple de Jésus, le suivre, l’imiter en toutes choses, jusqu’à la croix, jusqu’à la mort, est une tâche difficile, bien plus au-dessus de nos forces que bâtir une tour ou une forteresse n’est au-dessus de la fortune d’un pauvre ; ce n’est donc pas avec l’enthousiasme éphémère d’une première émotion religieuse qu’on doit s’engager dans cette difficile carrière.

Il faut s’asseoir, se recueillir, calculer la dépense, avant de faire hautement profession d’être disciple de Jésus. Sans cette précaution, on court le risque de provoquer les moqueries du monde et de devenir une cause d’opprobre pour l’Évangile. La seconde parabole a le même sens que la première, avec cette nuance que la vie chrétienne n’est plus comparée à une tour dont la construction exige une grosse dépense, mais à une guerre périlleuse contre un ennemi dont les forces sont bien supérieures à celles que nous pouvons lui opposer par nous-mêmes. Mieux vaudrait rester en paix avec cet ennemi, que de s’exposer à de honteuses défaites.

«Plutôt rester un honnête homme religieusement obscur, que de devenir ce qu’il y a de plus triste au monde, un chrétien inconséquent.» (Godet)  Il y a quelque chose de saisissant dans ce mot répété pour la troisième fois : ne peut être mon disciple. Telle fut la conclusion de tout ce discours.

Diacre Michel Houyoux

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Unit pastorale de saint Lambert (Liège) : cliquez ici pour lire l’article → Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple

Servons la fraternité : cliquez ici pour lire l’article → Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple

Vidéo Église protestante de Genève https://youtu.be/FBrr3l14mZE

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Mardi de la trente-et-unième semaine du Temps Ordinaire – Année A

Posté par diaconos le 6 novembre 2023

Méditation du jour : mardi 3 novembre - Diocèse de Metz

 

# Le Grand souper est une parabole de l’Évangile selon Luc. Jésus veut à travers ses propos inciter à croire et à se réjouir de l’existence de Dieu. Cette parabole est proche dans la forme et le fond de celle des Noces.Le souverain pontife Grégoire le Grand nomma son homélie 36 : « les invités qui se dérobent ». Ce fut ce passage renommé de l’Évangile selon Luc qui fut commenté. Le Pape expliqua que ce repas sera celui de la fin des temps.

Peu y viendront car malheureusement ils préfèrent les nourritures terrestres aux célestes. Saint-Grégoire exhorta à ne pas dédaigner les appels de Dieu, et à mettre au premier plan les volontés divines plutôt que les désirs matériels. Il faut croire en Dieu et ne pas refuser ses préceptes.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, au cours du repas chez un chef des pharisiens, en entendant parler Jésus, un des convives lui dit : «Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu !» Jésus lui dit : «Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde. À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, tout est prêt.”

Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ,et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.” Un autre dit : “J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi.”

Un troisième dit : “Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne peux pas venir.” De retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : “Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les ici.” Le serviteur revint lui dire : “Maître, ce que tu as ordonné est exécuté, et il reste encore de la place.”

Le maître dit alors au serviteur : “Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie.
Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner.”»

L’invitation à un grand souper

La résurrection des justes, dont Jésus parla, éveilla chez l’un des convives l’espérance du bonheur céleste, de ce banquet dans le royaume de Dieu qui en fut le symbole : «Il en viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi; et ils se mettront à table pour le grand banquet.» Jésus répondit à cette exclamation, inspirée par une assurance présomptueuse, en donnant à ses auditeurs un sérieux avertissement. La parabole qu’il prononça leur décrivit comment plusieurs des invités au banquet céleste n’y eurent aucune part, et cela par leur faute.

Jésus décrivit plus d’une fois l’ingratitude et la révolte de son peuple par cette similitude, en en modifiant certains détails. L’homme qui fit un grand souper, c’est Dieu, dont la miséricorde infinie offre à l’homme, perdu dans sa misère, le privilège de rentrer en communion avec lui, et de trouver auprès de lui tous les biens qui peuvent rassasier sa faim et remplir son cœur de la joie d’un banquet céleste.

L’invitation à ce grand souper retentit fréquemment et longtemps en Israël par le ministère des prophètes. Son serviteur, c’est Jésus lui-même, envoyé dans l’accomplissement des temps pour réintégrerd’une manière plus pressante et plus solennelle l’invitation. Seul il put dire : «C’est déjà prêté», car lui-même avait tout préparé, tout accompli pour le salut de l’’humanité perdue.

Les termes dont il se servit exprimèrent la parfaite gratuité de ce salut. Mais ils se mirent tous unanimement à s’excuser. Le premier lui dit : «J’ai acheté un champ, et il me faut nécessairement sortir pour le voir ; je te prie, tiens-moi pour excusé.» Ces termes firent ressortir ce qu’il y eut dans une telle conduite de surprenant, d’ingrat, d’injurieux pour celui qui invita. Ce fut l’inimitié du cœur de l’homme contre Dieu prise sur le fait.

Les excuses différèrent, mais l’esprit fut le même. Il y eut une gradation : le premier se crut sous la nécessité de refuser ; le second eut dit qu’il partit pour éprouver ses bœufs ; le troisième ne chercha aucune excuse, il se sentit dispensé par l’importance de ce que son mariage le retint, et il se contenta de répondre : «Je ne puis.» Tous les motifs allégués furent honnêtes, légitimes, plausibles pour ces gens : ce furent les possessions, les affaires, les affections de famille. Mais comme il n’y eut aucune incompatibilité entre ces choses-là et la communion avec Dieu, elles ne furent que de vains prétextes. Le vrai obstacle fut dans le cœur de l’homme.

Le serviteur, de retour de sa mission, rendit compte au maître des refus qu’il essuya. La colère du maître de la maison ne fut que trop justifiée par la secrète inimitié des gens qui méprisèrent son invitation. Plus l’amour de Dieu est grand, plus sa colère sera terrible. La seconde invitation s’adressa à tous les malheureux ici désignés, qui n’eurent d’autre retraite que les places et les rues de la ville. Le serviteur, ayant reçu l’ordre de son maître, repartit pour faire la seconde invitation, et que ce fut après son retour qu’il prononça ces paroles.

«Non, le serviteur, repoussé par les premiers invités, fit lui-même ce que le maître lui commanda, en sorte qu’il put répondre aussitôt : c’est fait, ce que tu as ordonné. Ce sens s’applique admirablement à Jésus ; il a pleinement accompli ce conseil de Dieu qui lui était connu, d’annoncer l’Évangile aux pauvres.» (Meyer) Mais quelle révélation de la miséricorde infinie de Dieu, dans ces dernières paroles ajoutées par le serviteur : et il y eut encore de la place ! S’il en fut un plus pauvre, plus misérable encore que ces derniers invités, il reprit courage et se dit : «Il y a aussi de la place pour moi.»

«Dieu ne force personne, mais il fait qu’on veut» (Gaussen) Qui aurait pu croire que jamais on chercherait dans ces paroles une légitimation de l’horrible contrainte par le fer et le feu ! Ces dernières paroles, conclusion de la parabole, font partie de celle-ci, et dites par le maître de la maison.Elles expriment toute la sévérité de Dieu, à la fin de cette parabole destinée à révéler tout son amour. «Car je vous dis qu’aucun de ces hommes qui ont été invités ne goûtera de mon souper.»

Ces dernières paroles, conclusion de la parabole, furent dites par le maître de la maison..

Diacre Michel Houyoux

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Jardinier de Dieu : cliquez ici pour lire l’article → Va sur les routes et dans les sentiers, et et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie

Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article → Fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie

Vidéo Frère Sébastien-Mariehttps://youtu.be/2lyg9ltd7RU

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Trentunesima domenica del Tempo Ordinario Anno A

Posté par diaconos le 6 novembre 2023

Parabola delle dieci vergini

 Parabola delle vergini stolte e sagge

I Farisei erano un gruppo religioso e politico di ferventi ebrei che, insieme ai Sadducei e agli Esseni, emerse in Palestina durante il periodo asmoneo, intorno alla metà del II secolo a.C., in risposta all’ellenizzazione voluta dalle autorità del tempo. Autore della Torah orale, che anticipa il rabbinismo, questo movimento faceva parte del giudaismo del Secondo Tempio, di cui influenzò lo sviluppo.

Estintosi verso la fine del I secolo, ci è noto attraverso varie fonti i cui rinnovati studi, a partire dalla fine del XX secolo, hanno evidenziato la difficoltà di comprenderne la complessità. Il loro movimento è chiamato farisaismo o fariseismo. Dall’applicazione rigorosa dei criteri di storicità alle fonti e dall’atteggiamento più scettico degli esegeti nei loro confronti, le informazioni considerate attendibili sul movimento farisaico si sono notevolmente ridotte.

Paradossalmente, questo progresso esegetico ha reso i contorni del movimento meno chiari e meno certi. È ora necessario esaminare ciascuna di queste fonti separatamente, tenendo conto del periodo e del contesto in cui sono state scritte. Discorso contro gli scribi e i farisei Ai farisei era stata conferita l’autorità di successori di Mosè. Era quindi convenuto obbedire ai loro precetti, ma bisognava stare attenti a non seguire il loro esempio, perché non mettevano in pratica ciò che insegnavano, ma si limitavano a gravare sugli altri. Qualsiasi cosa facessero, la facevano per essere notati e lodati dagli altri.

Alla stolta vanità dei farisei, Gesù contrapponeva l’atteggiamento umile che prescriveva ai suoi discepoli: non si facciano chiamare Rabbì, Padre, Direttore, perché sono tutti uguali davanti a Dio; il più grande tra loro sia il servo di tutti ; chi si umilia sarà esaltato. Gesù ha messo a tacere i suoi avversari. Formulò la loro condanna: questo discorso fu rivolto prima alle folle e ai discepoli, che Gesù voleva proteggere dallo spirito dei capi del popolo; poi li prese di mira, esponendo e censurando i loro vizi in una serie di apostrofi taglienti.

Questo discorso fu pronunciato solo da Matteo; Marco e Luca ne riportarono solo alcuni frammenti, che collocarono in altre occasioni come la critica moderna attribuisce a Matteo. « È del tutto appropriato che a questo punto Gesù esprima tutto il suo pensiero sui suoi avversari ». (De Wette)

« Questo discorso è così pieno di vita e di unità che non c’è dubbio che sia stato pronunciato in questo modo, anche se forse contiene alcuni elementi presi in prestito da altri discorsi di Gesù ». (Meyer) La cattedra di Mosè si riferisce all’attività e all’autorità che Mosè esercitava come legislatore e guida del popolo. Essi sedevano su questa cattedra come successori del grande servo di Dio. I rabbini usavano la stessa espressione per dire che un maestro succedeva a un altro nell’insegnamento.

Poiché gli uomini di questo partito avevano mostrato fino ad allora una crescente ostilità nei confronti di Gesù, poiché avevano resistito ai suoi avvertimenti e avevano progettato di impadronirsi di lui, egli rinunciò a ogni considerazione nei loro confronti e ruppe con loro. Gli scribi, simili in tutto e per tutto ai farisei, avevano preso la stessa posizione. Erano i sopherim dell’Antico Testamento, gli uomini dei libri. Nei Vangeli sono chiamati scribi, o legalisti, o maestri della legge, perché l’oggetto principale dei loro studi era la legge di Mosè in sé e nelle sue varie applicazioni alla vita del popolo.

Poiché questa legge era sia religiosa che civile, gli scribi erano allo stesso tempo teologi e giureconsulti. Spesso venivano nominati con i farisei, perché la maggior parte di loro apparteneva a quella setta, o con i capi sacerdoti, di cui erano consiglieri nell’applicazione della legge e nei casi di coscienza. Gli scribi ebbero sempre un ruolo molto attivo nell’opporsi a Gesù. Lo spiavano, criticavano la sua condotta e cercavano di sorprenderlo con domande insidiose. La maggior parte degli interpreti pone diverse restrizioni a questa raccomandazione di Gesù, dato che gli scribi e i farisei potevano insegnare cose false che, in questo caso, i discepoli non dovevano né osservare né fare.

Gesù supponeva che essi insegnassero la Legge di Mosè sul pulpito dove sedevano. Legare pesi è un’espressione figurata che significa: raccogliere in un unico corpo tutti i comandamenti della legge, con le innumerevoli e minuziose prescrizioni cerimoniali che i farisei vi avevano aggiunto, per esigerne l’osservanza. Questi fardelli, pesanti e difficili da portare, dove né la grazia né l’amore aiutavano a portarli, i farisei li imponevano agli altri; ma, lungi dal prenderli su di sé, non li suscitavano nemmeno con il dito  : « E tutte le loro opere le fanno per essere visti dagli uomini; infatti allargano i loro filatteri e allungano le frange delle loro vesti ». (Mt 23,5)

Gesù ha citato questi dettagli come esempi del loro vano e ipocrita desiderio di essere visti dalla gente. I filatteri, ancora usati dagli ebrei, sono strisce di pergamena su cui sono scritte parole delle Scritture. Durante la preghiera venivano attaccati al braccio sinistro o alla fronte. Per questo gli ebrei chiamavano queste pergamene tephillim, preghiere. A questi oggetti si attribuiva anche l’idea superstiziosa di amuleto o talismano.

« Le hanno fatte più larghe per essere ancora più sicuri di essere visti dalla gente » dice Gesù,. Le frange, una specie di nappina che i Giudei portavano sul bordo dei loro mantelli, vi attribuivano un’idea religiosa. Rabbi significa maestro o dottore. Il titolo di padre, inteso in senso morale spirituale, è più alto di quello di maestro e indica una maggiore dipendenza dalla persona a cui è attribuito. Se Dio solo è il Padre di coloro che genera con il suo Spirito per una nuova vita, Cristo solo è il direttore di coloro che conduce con la sua parola e con il suo esempio nelle vie di questa nuova vita.

Tutti questi titoli: maestro, padre, direttore, se applicati alle persone, non fanno altro che privare Dio e il suo Cristo della gloria che spetta loro. È così che nascono i partiti e le sette. Questi segni di adulazione umana hanno trovato la loro strada nella Chiesa cristiana proprio come un tempo tra gli ebrei. Dall’umiltà alla grandezza, dall’umiliazione alla gloria: questo è il cammino verso il regno di Dio, il cammino che Gesù ha seguito, l’unico possibile per i suoi discepoli.

Rivolgendosi direttamente agli scribi e ai farisei e gridando loro per sette volte : « Guai a voi !«  Gesù censurava tutta l’ipocrisia del loro comportamento : l’ipocrisia della loro posizione di guida del popolo: essi stessi non entravano nel regno dei cieli e lo chiudevano agli altri. L’ipocrisia del loro comportamento faceva sì che le anime si perdessero più sicuramente. L’ipocrisia della casistica che applicavano ai giuramenti. L’ipocrisia del loro formalismo, che osservava le minuzie della legge e trascurava i doveri più importanti.

L’ipocrisia di pulire l’esterno e lasciare sporco l’interno. Tutta questa ipocrisia li rendeva come sepolcri imbiancati. Li ha portati a costruire i sepolcri dei profeti. Con accenti dolorosi, Gesù esprime la profonda pietà che prova per questa Gerusalemme che ha ucciso i profeti.Ricordò gli inutili sforzi che aveva fatto per attirarla a sé ; le annunciò la sua rovina e le disse che non lo avrebbe rivisto fino al giorno in cui avrebbe accolto il suo ritorno nella gloria.

Il diacono Michel Houyoux

Padre Fernando Armellini : clicca qui per vedere il video → https://youtu.be/9c6B_-Ug81Y

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Тридцать первое воскресенье обычного времени Год A

Posté par diaconos le 5 novembre 2023

Jesus condemns the Pharisees for their religious traditions and hypocrisy

Тридцать первое воскресенье обычного времени Год A

 

Евангелие Иисуса Христа от Матфея


В то время Иисус, обращаясь к народу и ученикам Своим, сказал : « Книжники и фарисеи учат с кафедры Моисея. Итак, все, что они говорят вам, делайте и соблюдайте.  » Но не поступайте по делам их, ибо они говорят и не делают.Они связывают тяжелые ноши, которые трудно нести, и перекладывают их на плечи людей, но сами не хотят и пальцем пошевелить. Они делают все, чтобы их заметили люди: расширяют свои филактерии и удлиняют их бахрому; им нравятся почетные места на обедах, Они делают все, чтобы их заметили люди: расширяют филактерии и удлиняют кайму, любят, чтобы им отводили почетные места на обедах, почетные места в синагогах и приветствия на площадях, любят, чтобы люди называли их раввинами. Что касается вас, то пусть никто не называет вас раввином, ибо у вас один учитель, который должен вас учить, и все вы братья. Не называйте никого на земле отцом вашим, ибо один у вас Отец, Который на небесах.

И пусть никто не называет вас учителями, ибо один у вас Учитель – Христос. Наибольший из вас будет вам слугою. Кто возвысит себя, тот унижен будет, а кто унизит себя, тот возвысится. (Мф. 23, 1-12)

Беседы против книжников и фарисеев


Фарисеи были наделены властью преемников Моисея. Поэтому было решено исполнять их предписания, но мы должны были быть осторожны, чтобы не следовать их примеру, потому что они сами не исполняли того, чему учили ; они довольствовались тем, что отягощали других. Все, что они делали, они делали для того, чтобы их заметили и похвалили другие. Глупому тщеславию фарисеев Иисус противопоставил смиренное отношение, которое Он предписывал Своим ученикам : « Пусть не называют себя равви, отцом, начальником, потому что все равны перед Богом; величайший из них есть слуга всех; кто уничижит себя, тот возвысится ».

Иисус заставил замолчать своих оппонентов. Он сформулировал их осуждение : сначала эта речь была обращена к толпе и ученикам, которых Иисус хотел защитить от духа вождей народа; затем он выступил против них, разоблачая и порицая их пороки в ряде язвительных апостроф. Только Матфей привел это рассуждение, Марк и Лука процитировали лишь несколько фрагментов, которые они поместили в других случаях, как современная критика приписывает Матфею.

« Вполне вписывается в ситуацию, что в этот момент Иисус высказывает всю свою мысль о своих противниках ». (Де Wette).« Эта речь настолько полна жизни и единства, что нельзя сомневаться в том, что она была произнесена именно так, хотя, возможно, она содержит некоторые элементы, заимствованные из других речей Иисуса ». (Меyer) Кресло Моисея означает деятельность и власть, которую Моисей осуществлял как законодатель и вождь народа. Они сидели на этом стуле как преемники великого слуги Божьего. Раввины использовали то же выражение для обозначения того, что один учитель сменил другого в его учении.

Поскольку люди из этой партии до сих пор проявляли все большую враждебность к Иисусу, сопротивлялись Его предупреждениям и строили планы по Его захвату, Он отказался от всякого внимания к ним и порвал с ними. Книжники, во всех отношениях похожие на фарисеев, заняли ту же позицию. В Ветхом Завете это были соферимы, т.е. люди книжные. В Евангелиях они называются книжниками, или законниками, или докторами закона, поскольку главным предметом их изучения был закон Моисея сам по себе и его различные приложения к жизни народа.

Поскольку этот закон был одновременно религиозным и гражданским, книжники были богословами и юристами. Они часто назначались вместе с фарисеями, поскольку большинство из них принадлежало к этой секте, или с первосвященниками, чьими советниками они были в применении закона и в делах совести. Книжники всегда играли очень активную роль в противостоянии Иисусу. Они шпионили за Ним, критиковали Его поведение и пытались удивить Его коварными вопросами. Большинство толкователей накладывают различные ограничения на эту рекомендацию Иисуса, учитывая, что книжники и фарисеи могли учить ложным вещам, которые в данном случае ученики не должны были ни соблюдать, ни исполнять.

 Иисус предположил, что они преподавали Закон Моисея на кафедре, где сидели. Связывать бремена – образное выражение, означающее: собрать в одно тело все заповеди Закона с бесчисленными и тщательными церемониальными предписаниями, которые фарисеи добавили к ним, и требовать их исполнения. Эти тяжкие и непосильные бремена, в которых не помогали ни благодать, ни любовь, фарисеи возложили на других; но, отнюдь не взяв их на себя, они даже пальцем их не пошевелили. « И все дела свои они делают для того, чтобы их видели люди, и делают филактерии свои шире и бахрому одежд своих длиннее » (Мф. 23, 5)

Иисус привел эти детали в качестве примера их тщеславного и лицемерного желания быть на виду у людей. Филактерии, до сих пор используемые иудеями, представляют собой полоски пергамента, на которых написаны слова из Священного Писания. Во время молитвы они прикреплялись к левой руке или ко лбу. Поэтому евреи называли эти пергаменты тефиллим – молитвенники. Кроме того, они придавали этим предметам суеверное значение амулета или талисмана. Они делали их более широкими, – сказал Иисус, – чтобы их еще лучше видели люди. Бахрома, своего рода кисточка, которую иудеи носили по краю своих плащей, придавала ей религиозное значение.

Раввин означает господин или врач. Звание отца, взятое в духовно-нравственном смысле, выше, чем звание господина, и указывает на большую зависимость от того, кому оно присваивается. Если только Бог является Отцом тех, кого Он порождает Своим Духом для новой жизни, то только Христос является руководителем тех, кого Он ведет Своим Словом и Своим примером по пути этой новой жизни. Все эти названия: господин, отец, директор, применяемые к людям, лишают Бога и Его Христа принадлежащей им славы. Так возникают партии и секты.

Эти знаки человеческого преклонения попали в христианскую Церковь так же, как когда-то в иудейскую. От ничтожества к величию, от унижения к славе – таков путь в Царство Божие, путь, которым шел Иисус, единственно возможный для Его учеников. Обращаясь непосредственно к книжникам и фарисеям, Иисус семь раз кричит им: « Горе вам! Иисус порицает все лицемерие их поведения: лицемерие их положения как руководителей народа : они сами не входили в Царство Небесное и закрывали его для других.Лицемерие их поведения приводило к тому, что души погибали еще больше. Лицемерие казуистики, которую они применяли к клятвам. Лицемерие их формализма, когда они следили за мелочами закона и пренебрегали самыми важными обязанностями.

Лицемерие в том, что они очищали внешнюю сторону, а внутреннюю оставляли грязной. Все это лицемерие делало их похожими на выбеленные гробы. Оно привело их к тому, что они стали строить гробницы пророков. С горестным акцентом Иисус выразил глубокую жалость к Иерусалиму, убившему пророков. Он напомнил о бесполезных попытках привлечь ее к Себе, возвестил о ее гибели и сказал, что она больше не увидит Его до того дня, когда встретит Его возвращение во славе.

Диакон Мichel Houyoux


Ссылки на другие христианские сайты


Азбука веры : нажмите здесь, чтобы прочитать статью → Беседа 24. «Горе вам, книжники и фарисеи !

Православный портал «Иисуc : нажмите здесь, чтобы прочитать статью → 13. Обличительная речь против книжников и фарисеев


ВидеоНажмите здесь, чтобы посмотреть видео https://youtu.be/ZX_RKPq8Eqs

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