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Vendredi de la troisième semaine du Carême – Année Paire

Posté par diaconos le 7 mars 2024

Vendredi de la troisième semaine du Carême – Année Paire    dans Bible

# Le Grand Commandement (ou Premier Commandement) est un double précepte donné par Jésus-Christ et qui apparaît dans les évangiles synoptiques sous trois formes différentes. Le Grand Commandement réunit deux préceptes de l’Ancien Testament : «Écoute, Israël : Yahweh, notre Dieu, est seul Yahweh. Tu aimeras Yahweh, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.» (Dt 6, 4-5) et «Tu aimeras ton prochain comme toi-même.» (Lv 19, 18). Le Catéchisme de l’Église catholique de 1992 en vigueur rappelle qu’il s’agit du premier des commandements (§2196) pour les catholiques. Cette double monition se reflète aussi dans la devise duale de l’Ordre souverain de Malte – Défense de la foi et assistance aux pauvres)

Emmanuel Kant se référa à ce Grand Commandement à la partie IV, section 1 de son ouvrage : «La religion chrétienne comme religion naturelle, comprend tous les devoirs, sous une prescription générale, qui concerne aussi bien les relations morales internes que les relations morales extérieures des personnes, savoir : fais ton devoir par nul autre motif que par amour immédiat de ce devoir, c’est-à-dire aime Dieu, aime celui qui décrète tous les devoir par-dessus tout ; 2°. sous une prescription particulière, qui concerne les rapports extérieurs avec les autres personnes, et constitue un devoir universel, savoir : aime chacun comme toi-même, c’est-à-dire contribue à leur bien-être par bienveillance immédiate et non par des mobiles intéressés ; ces préceptes ne sont pas des injonctions morales, mais des prescriptions de la sainteté à laquelle nous devons aspirer, et par rapport à laquelle la simple aspiration s’appelle vertu.»

La seconde partie du Grand Commandement exprime avec concision la règle d’or de l’éthique de réciprocité. La Règle d’or est une éthique de réciprocité dont le principe fondamental est énoncé dans presque toutes les grandes religions et cultures : «Traite les autres comme tu voudrais être traité» ou «Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse». Cette forme de morale universelle se retrouve aussi bien dans les préceptes philosophiques de l’Égypte antique et de l’Antiquité grecque que dans les religions orientales (hindouisme, bouddhisme, taoïsme, confucianisme…), proche-orientales ou occidentales (judaïsme, christianisme, islam) ou encore dans l’humanisme athée.

La formulation la plus répandue de la Règle d’or en Occident est : «Tu aimeras ton prochain comme toi-même», commandement de la Torah ou Ancien Testament exprimé dans le Lévitique (Lv 19,18), développé à l’époque de Jésus de Nazareth par le rabbin Hillel et par les milieux pharisiens, et que Jésus cite (Mt 22, 37-40 comme étant l’essence des six commandements du Décalogue qui se rapportent aux relations humaines (Ex 20,12-17)

# La Règle d’or est une éthique de réciprocité dont le principe fondamental est énoncé dans presque toutes les grandes religions et cultures : «Traite les autres comme tu voudrais être traité » ou « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ». Cette forme de morale universelle se retrouve aussi bien dans les préceptes philosophiques de l’Égypte antique et de l’Antiquité grecque que dans les religions orientales (hindouisme, bouddhisme, taoïsme, confucianisme…), proche-orientales ou occidentales (judaïsme, christianisme, islam) ou encore dans l’humanisme athée.

La formulation la plus répandue de la Règle d’or en Occident est «Tu aimeras ton prochain comme toi-même», commandement de la Torah ou Ancien Testament exprimé dans le Lévitique» (Lv 19, 18), développé à l’époque de Jésus de Nazareth par le rabbin Hillel et par les milieux pharisiens, et que Jésus cita (Mt 22, 37-40) comme étant l’essence des six commandements du Décalogue qui se rapportent aux relations humaines (Ex 20 12-17). Cette règle constitue une source d’inspiration essentielle pour l’approfondissement du concept moderne des droits de l’homme. «Tu aimeras ton prochain comme toi-même»,est une règle présentée par Hillel, vers le début de l’ère chrétienne, avant les enseignements de Jésus de Nazareth. «Ce que tu ne voudrais pas que l’on te fît, ne l’inflige pas à autrui» C’est là toute la Torah, le reste n’est que commentaire.

Maintenant, va et étudie. – Talmud de Babylone, traité Shabbat 1a, à un homme qui lui demanda de lui expliquer le sens de la Torah : «Le temps de rester debout sur un pied». C’est cette règle que l’on trouve initialement dans le livre de Tobi (Tb 4, 15). Sous une forme primitive, la loi du talion fut un progrès dans la mesure où elle s’opposa à la vengeance incontrôlée et disproportionnée. La vengeance ne fut pas condamnée mais dut être juste : «Ne fais aux autres que ce qu’ils t’ont fait».

# La charité est synonyme de justice dans le judaïsme, selon le Commandement divin, et s’inscrit dans le principe de la Tsédaka. Elle désigne, selon la théologie chrétienne, l’amour de l’homme pour Dieu, pour lui-même et dans l’amour du prochain comme créature de Dieu. La charité est en outre définie comme l’une des trois vertus théologales du christianisme (aux côtés de la foi et de l’espérance). Dans le langage ordinaire, la charité est une vertu qui porte à désirer et à faire le bien pour autrui. Elle rend donc service aux gens en des actes inspirés par l’amour du prochain.

Le concept de hessed (charité, bonté, amour de Dieu et du prochain) apparaît 246 fois dans la Torah. Pour autant, le hessed s’inscrit dans le principe juif plus large de Tsedaka qui signifie : justice et droiture, et qui est une mitsva, qui est un commandement et une bonne action que le Juif doit accomplir tout au long de sa vie. Il relève de l’ensemble des Gemilut Hassidisme et de hessed qui constituent les actes de bienfaisance dont le Juif doit s’acquitter. La charité est la vertu reine des vertus : l’amour de Dieu et du prochain. Dans une perspective chrétienne, elle est la vertu théologale par laquelle on aime Dieu par-dessus toute chose pour lui-même, et son prochain comme soi-même pour l’amour de Dieu.

De l’Évangile selon Marc

Elle assure et purifie la puissance humaine d’aimer et l’élève à la perfection surnaturelle de l’amour divin. Paul de Tarse en a donné une définition dans la Première épître aux Corinthiens au chapitre 13. Dans la tradition iconographique chrétienne, l’allégorie de la Charité est souvent celle d’une jeune femme allaitant des nourrissons. Les peintres italiens de la Renaissance représentent également la Charité sous les traits d’une jeune femme donnant le sein à un vieillard décharné, ce qui correspond au thème de la Charité romaine.

En ce temps-là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force»

Voici le second : «Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là.» Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices.» Jésus, voyant quil avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu.» Et personne n’osait plus l’interroger. (Mc 12, 28b- 34)

Le commandement de l’amour

Selon Matthieu, un scribe serait venu à Jésus, envoyé par les pharisiens et lui aurait proposé sa question pour le tenter ou l’éprouver. Quant à la citation, faite par Jésus, du grand commandement de l’amour, Marc seul la fit précéder de ces mots : «Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est un seul Seigneur.» (Dt 6, 4-5)

À ces trois termes, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, qui se trouvent dans Matthieu, Marc ajouta : de toute ta force, conformément à l’hébreu, qui, par contre, ne renferme pas le mot de pensée. Le commandement concernant l’amour du prochain est cité ici d’après Lévitique 19, 18. La réponse du scribe et l’approbation que Jésus lui donna ne se trouvent que dans Marc.

Le scribe releva le principe de l’unité de Dieu, rappelée par Jésus. Dans son énumération des facultés de l’âme qui toutes doivent être pénétrées de l’amour de Dieu, le scribe remplaça le mot de pensée par celui d’intelligence, par où il entendit cette raison supérieure et morale qui pénètre et embrasse tout entier le rapport de l’homme et de Dieu, unis par l’amour.

Jésus, qui lisait dans le cœur de ce scribe et connaissait la sincérité et le sérieux des paroles qu’il venait de prononcer, pouvait, afin de l’encourager, lui rendre ce témoignage, et il le lui rendit avec d’autant plus de joie et d’amour que son interlocuteur appartenait à une classe d’hommes généralement opposés à son enseignement. N’être pas éloigné du royaume de Dieu, c’est en être proche, mais n’y être pas entré encore.

Matthieu fit cette même observation à la suite de la question sur l’origine du Christ. Marc la plaça à la suite de l’entretien sur le plus grand commandement. Cet entretien fit une vive impression sur les adversaires, puisque l’un des leurs venait de se déclarer  d’accord avec Jésus sur le point central de la vraie religion.

Diacre Michel Houyoux

Complément

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →En mémoire de Charles Lwanga et de ses compagnons martyrs

Liens avec d’autres cites Web chrétiens

Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Quel est le premier de tous les commandement ?

Pasteur John Piper : cliquez ici pour lire l’article → Comment pouvons-nous nous aider les uns les autres à combattre les désirs impurs ?

Vidéo Lectio Divina : cliquez ici → https://youtu.be/ya-Ohi_Z4-s

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Jeudi de la quatrième semaine du Carême – Année Paire n

Posté par diaconos le 7 mars 2024

Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet.

Le doigt de Jésus expulse les démons

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration. Mais certains d’entre eux dirent : «C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons » D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : «Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons.

Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement, auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il le dépouilla. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.» (Lc 11, 14-23)

Jésus accusé de chasser les démons par Béelzébul

Matthieu et Marc appliquèrent à la maison ce qui fut dit de tout royaume : si elle fut divisée contre elle-même, elle tomba en ruine. Le mot maison est alors entendu dans le sens de famille. Plusieurs versions conservèrent ici la même idée : une maison divisée contre elle-même. Jésus entendit le mot de maison dans son sens matériel, et il voulut dire que dans la destruction d’un royaume (ou d’une ville, on vit réellement s’écrouler maison sur maison. La pensée de Jésus eut ainsi quelque chose de pittoresque.

Si Jésus chassa les démons et détruisit le royaume de Satan, ce fut la preuve que le moment fut grave et que le royaume de Dieu, dont on attendit l’avènement par quelque manifestation extérieure, fut déjà parvenu jusqu’à vous. Dieu est souvent représenté sous l’image d’un homme qui n’a qu’à lever le doigt pour accomplir sa volonté : «Mais, si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous.» (Mt 12, 28)

Cette parabole, que Luc rapporta en des termes plus dramatiques que Matthieu et Marc, confirma la pensée que Jésus fut le puissant adversaire de Satan. Ce fut en vain que l’homme fort, bien armé, fit la garde à l’entrée de sa maison et crut tout ce qu’il eut en paix ; quand un plus fort que lui vint le surprendre, il le désarma et lui enleva ses dépouilles ! Satan (dont Jésus reconnut ici clairement l’existence et la personnalité) fut cet homme fort, confiant dans ses moyens de séduction : il fut surpris et vaincu par Jésus, qui opéra maintenant la libération des victimes qu’il eut en sa possession. Dans l’évangile de Matthieu, cette parabole figure la condition actuelle du peuple juif, qui s’endurcit dans son incrédulité.

Selon Luc, elle fut appliquée aux pharisiens qui accusèrent Jésus. Jésus réfuta leur accusation blasphématoire ; puis, il déclara par une image, qu’ils furent les ennemis de sa personne et de son œuvre ; il montra par cette parabole, que leur état moral fut incorrigible et désespéré. La guérison du démoniaque, qu’il délivra sous leurs yeux, lui fournit l’image sous laquelle il présenta sa pensée. Cette femme, probablement une mère, qui proclama bienheureuse la mère de Jésus, eut saisi ce que Jésus donna à entendre dans le discours précédent ; elle eut compris que Jésus fut le Messie ; cette vérité pénétra dans son esprit comme un trait de lumière. Dans l’émotion qu’elle en ressentit, elle pensa à celle qui mit au monde Jésus. L’admiration qu’elle exprima trahit son sentiment maternel, plutôt qu’une foi religieuse bien éclairée et affermie.

Son sentiment est bon, mais elle parle comme une femme. (Bengel) – Il est inconcevable que malgré la réponse de Jésus les interprètes catholiques s’appuyèrent des paroles de cette femme pour sanctionner le culte de la Vierge. Cette réponse sans doute ne fut pas un blâme absolu. Jésus saisit plutôt avec bienveillance ce mouvement d’un cœur sincère, mais ce fut pour l’élever jusqu’à son vrai objet, la parole de Dieu écoutée et gardée comme une semence de vie divine. Il fit sentir à cette femme qu’elle-même put être heureuse comme celle dont elle vint de célébrer le bonheur. Luc seul retint ce moment remarquable de l’histoire évangélique.

Diacre Michel Houyoux

Sites intéressants à voir sur Internet

◊ La Salle (France) : cliquez ici pour lire l’article → Si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous

◊ Didier Fontaine : cliquez ici pour lire l’article →Par le doigt de Dieu ? …

Vidéo Jésus chasse les démons → https://youtu.be/ian5qTroGEo

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