Mercredi de la deuxième semaine du Temps Pascal – Année B

Posté par diaconos le 8 avril 2024

 bruni_Le serpent d'airain ! | Painting, Bible art, Russian painting

Le serpent d’airain

Mercredi de la deuxième semaine du Temps Pascal – Année B

# Moïse, le premier prophète du judaïsme, est le personnage le plus important de la Bible hébraïque, recevant la Loi pour le judaïsme, préfigurant Jésus-Christ pour le christianisme et précédant le prophète Mahomet pour l’islam. Pour les traditions monothéistes juive et chrétienne, Moïse est l’auteur sous inspiration divine du Pentateuque, c’est-à-dire des cinq premiers livres de la Bible, livres qui constituent la Torah juive et sont appelés la « Loi de Moïse » dans ces deux religions. Moïse écrit également « sous la dictée de Dieu » le Décalogue et tout un ensemble de lois religieuses, sociales et alimentaires.

En plus de cette idée d’une rédaction mosaïque sous la dictée de Dieu connue comme la « Torah écrite », les rabbins attribuent également à Moïse la « Torah orale » que constituent les commentaires de la Loi codifiés dans la Mishna. En islam, Moïse — sous le nom de Moussa — est le prophète le plus présent dans le Coran, cité à cent trente-six reprises. Il fait partie des « grands prophètes », considéré comme l’un des messagers envoyés par Allah et il annonce le prophète Mahomet. Les récits mosaïques du Coran font référence au Pentateuque et à l’Aggada mais proposent aussi des épisodes originaux, insistant sur le parallélisme entre Mahomet et Moïse.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. » (Jn 3, 16-21)

Il fallut que le Fils de l’homme soit élevé

Jésus s’efforça d’initier Nicodème aux choses célestes, que lui seul put révéler. Pour rendre accessible à Nicodème le mystère de son œuvre rédemptrice, Jésus emprunta à l’Ancien Testament un magnifique symbole bien connu de son interlocuteur ; et, se l’appliquant à lui-même, il en fit une prédiction très claire de sa mort.

Le peuple d’Israël ayant murmuré contre Dieu, fût châtié par le fléau terrible de serpents brûlants qui causèrent la mort d’un grand nombre des coupables. Alors le peuple repentant, confessant son péché vint vers Moïse, le suppliant d’intercéder pour lui.

En réponse à sa prière, le serviteur de Dieu reçut l’ordre d’élever sur une perche un serpent d’airain, et tous ceux qui, croyant la promesse de Dieu, contemplaient cette image du mal dont ils souffraient, furent guéris.

De même, ajouta Jésus, il fallut que le Fils de l’homme soit élevé ; élevé sur la croix d’abord, qui deviendra pour lui le chemin de la gloire. Le sens de ce mot être élevé fut certifié par d’autres déclarations de Jésus, et aussi par le fait que, dans la langue araméenne qu’il parlait, le terme correspondant, qu’il employa, signifie : être élevé sur un poteau, y être pendu ou crucifié.

Il fallu, dit Jésus : glorieuse nécessité, fondée sur la miséricorde éternelle de Dieu, sur son conseil déjà annoncé par les prophéties, qui furent accomplies. Le but de cette œuvre de l’amour de Jésus fut semblable à celui qui fût atteint au désert pour les Israélites mourants : afin que quiconque ne périsse pas dans son péché, comme les coupables périssaient au désert, mais qu’il ait la vie éternelle.

Cette dernière parole se trouve ici pour la première fois dans l’évangile. Elle revint très souvent dans la suite. Le don de la vie éternelle implique le pardon, la réconciliation avec Dieu, mais la participation de l’âme sauvée à la vie de Dieu même, vie impérissable et bienheureuse.

Dieu a tellement aimé : cet amour est le principe et la source suprême du salut. Il a aimé le monde, ce monde déchu, pécheur, en révolte contre lui ; il a aimé notre humanité tout entière à laquelle il destinait cette manifestation de son amour.

Il donna, non seulement envoyé, mais abandonné, ce qu’il avait de plus cher, son Fils unique  : «Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? » (Rm 8, 32)

Il n’exige de tout homme, pour qu’il ne périsse pas dans son péché et sa misère, que de mettre en lui toute la confiance de son Cœur. Enfin, il ouvrit aux yeux de ce croyant les immenses et bienheureuses perspectives de a vie éternelle.

Le mot de Fils unique est propre à Jean, mais pourquoi Jésus ne s’en serait-il pas servi, lui qui s’appelle si souvent le Fils ? Jésus confirma que le but de sa venue dans le monde était bien de manifester l’amour éternel de Dieu et non de juger le monde.

Le dessein de cet amour est si universel, que le monde entier pourrait être sauvé par Jésus-Christ. Cette universalité du salut est exprimée de la manière la plus solennelle par la triple répétition du mot monde.

Mais Jésus, en proclamant ainsi le but miséricordieux de sa venue, fut bien éloigné de nier le jugement dernier, qui, au contraire, lui est réservé pour la fin des temps et qu’il annonça de la manière la plus solennelle : «Ne vous étonnez pas de cela; car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront.

«Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement» (Jn 5, 28-29) Pendant son séjour sur la terre, et tout en annonçant la miséricorde divine.

Jésus exerça, par la puissance de la vérité, un autre jugement actuel, intérieur, auquel nul homme n’échappe : «Puis Jésus dit: Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles.» (Jn 9, 39).

«Jésus qui vient de révéler l’amour rédempteur envers le monde entier, dévoile maintenant à Nicodème la nature du vrai jugement. Et cette révélation aussi est une transformation complète de l’opinion reçue. Ce ne sera pas entre Juifs et païens, ce sera entre croyants et incrédules, quelle que soit leur nationalité, que passera la ligne de démarcation.» (Godet)

Puisque le Fils de Dieu est venu, non pour juger, mais pour sauver, celui qui croit en lui, qui a embrassé en lui la grâce divine, qui s’est donné à lui, n’est pas jugé. Le jugement a bien dû s’exercer dans sa conscience, par la vérité, et l’amener à la repentance, mais maintenant il en est affranchi et il respire dans l’atmosphère de la grâce et de l’amour divins.

Il en a le témoignage au dedans de lui. «Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu le fait menteur, puisqu’il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils.» (1 Jn 5, 10)

Jésus confirma cette parole en déclarant que le croyant est affranchi, même du jugement final : «En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.’ (Jn 5, 24)

Où il ne comparaîtra que pour voir constater au grand jour son état d’âme. Jésus affirma : «Celui qui ne croit pas, qui persiste dans son incrédulité est déjà jugé, par le seul fait que le Fils unique de Dieu s’est présenté à lui, plein de grâce et de vérité, et qu’il l’a repoussé en lui fermant son cœur.

Il reste dans son péché, auquel il a ajouté le péché le plus grave, le mépris de la miséricorde divine. Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu le fait menteur puisqu’il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils.

Jésus pénétra plus profond encore dans l’âme et y découvrit la nature et la cause du jugement. C’est que la lumière est apparue dans le monde par la venue de Jésus, et qu’en sa présence , une décision, une crise, un jugement s’opère en toute âme : ou elle aime la lumière et se donne à Celui qui la fait resplendir, ou elle aime mieux l’erreur, le mensonge, le mal, et elle s’y réfugie pour se livrer à ses œuvres qui étaient mauvaises et qui le restent.

En rejetant Jésus l’homme se juge. L’enquête la plus rigoureuse sur toute sa vie ne constaterait pas mieux sa disposition. Quiconque se livre à des œuvres mauvaises ou fait le mal non seulement n’aime pas la lumière, mais il la hait, parce qu’elle révèle, accuse et condamne les dispositions intimes de son cœur, et il se garde bien de venir à la lumière, c’est-à-dire, de s’approcher de Jésus ; car il sait que ses œuvres seraient reprises, convaincues de culpabilité, comme devant un tribunal.

Il en est tout autrement de celui qui pratique la vérité, la vérité morale, qui, dans les écrits de Jean, est souvent à peu près synonyme de sainteté et qui est tout l’opposé des œuvres mauvaises, ou du mal. «Faire la vérité désigne l’effort persévérant d’élever sa conduite à la hauteur de sa connaissance morale, de réaliser l’idéal du bien perçu par la conscience.» (Godet)

Celui qui agit ainsi vient à la lumière, s’approche avec confiance de Jésus, ne craignant pas, mais désirant, que ses œuvres soient manifestées. C’est qu’il a en lui le témoignage que ses œuvres, sa vie, les dispositions de son cœur sont faites en Dieu, en communion avec lui, en conformité avec son esprit et sa volonté.

«Bien forte pour caractériser les œuvres de l’homme sincère, avant qu’il ait trouvé Christ. Mais soit en Israël, soit même en dehors de la sphère théocratique, c’est d’une impulsion divine que provient tout bien dans la vie humaine (Jn 37-44).

«Partout où il y a docilité de la part de l’homme envers cette divine initiative s’applique cette expression d’œuvres faites en Dieu, qui comprend aussi bien les soupirs du péager humilié et du croyant repentant que les nobles aspirations d’un Jean ou d’un Nathanaël» (Godet)

Jésus reconnut qu’il y a des hommes qui, même avant de venir à lui, la lumière parfaite, ont un cœur sincère et droit, aimant la vérité et cherchant la lumière : «Quiconque est de la vérité : écoute ma voix» (Jn 18, 37). Ce sont les âmes que le Père attire à Jésus et qui ne lui résistent pas. Cette parole, qui termina l’entretien, fut un encouragement pour Nicodème, qui était lui-même venu à Jésus.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →Il faut que le Fils de l’homme soit élevé

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◊ Persée : cliquez ici pour lire l’article → Le Fils de l’homme élevé en vue de la vie éternelle

VidéoMissionnaires de la Miséricorde divine : cliquez ici→https://youtu.be/0VDRsjXaBQw

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Mercredi de la deuxième semaine du Temps Pascal – Année B

Posté par diaconos le 8 avril 2024

Simon Vouet - Le serpent d airain - Et maintenant une histoire

 Moïse  et le serpent d’airain

# Moïse, le premier prophète du judaïsme, est le personnage le plus important de la Bible hébraïque, recevant la Loi pour le judaïsme, préfigurant Jésus-Christ pour le christianisme et précédant le prophète Mahomet pour l’islam. Pour les traditions monothéistes juive et chrétienne, Moïse est l’auteur sous inspiration divine du Pentateuque, c’est-à-dire des cinq premiers livres de la Bible, livres qui constituent la Torah juive et sont appelés la « Loi de Moïse » dans ces deux religions. Moïse écrit également « sous la dictée de Dieu » le Décalogue et tout un ensemble de lois religieuses, sociales et alimentaires.

En plus de cette idée d’une rédaction mosaïque sous la dictée de Dieu connue comme la « Torah écrite », les rabbins attribuent également à Moïse la « Torah orale » que constituent les commentaires de la Loi codifiés dans la Mishna. En islam, Moïse — sous le nom de Moussa — est le prophète le plus présent dans le Coran, cité à cent trente-six reprises. Il fait partie des « grands prophètes », considéré comme l’un des messagers envoyés par Allah et il annonce le prophète Mahomet. Les récits mosaïques du Coran font référence au Pentateuque et à l’Aggada mais proposent aussi des épisodes originaux, insistant sur le parallélisme entre Mahomet et Moïse.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu .Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. » (Jn 3, 16-21)

Il fallut que le Fils de l’homme soit élevé

Jésus s’efforça d’initier Nicodème aux choses célestes, que lui seul put révéler. Pour rendre accessible à Nicodème le mystère de son œuvre rédemptrice, Jésus emprunta à l’Ancien Testament un magnifique symbole bien connu de son interlocuteur ; et, se l’appliquant à lui-même, il en fit une prédiction très claire de sa mort Le peuple d’Israël ayant murmuré contre Dieu, fût châtié par le fléau terrible de serpents brûlants qui causèrent la mort d’un grand nombre des coupables. Alors le peuple repentant, confessant son péché vint vers Moïse, le suppliant d’intercéder pour lui.

En réponse à sa prière, le serviteur de Dieu reçut l’ordre d’élever sur une perche un serpent d’airain, et tous ceux qui, croyant la promesse de Dieu, contemplaient cette image du mal dont ils souffraient, furent guéris. De même, ajouta Jésus, il fallut que le Fils de l’homme soit élevé ; élevé sur la croix d’abord, qui deviendra pour lui le chemin de la gloire. Le sens de ce mot être élevé fut certifié par d’autres déclarations de Jésus, et aussi par le fait que, dans la langue araméenne qu’il parlait, le terme correspondant, qu’il employa, signifie : être élevé sur un poteau, y être pendu ou crucifié.

Il fallu, dit Jésus : glorieuse nécessité, fondée sur la miséricorde éternelle de Dieu, sur son conseil déjà annoncé par les prophéties, qui furent accomplies. Le but de cette œuvre de l’amour de Jésus fut semblable à celui qui fût atteint au désert pour les Israélites mourants : afin que quiconque ne périsse pas dans son péché, comme les coupables périssaient au désert, mais qu’il ait la vie éternelle. Cette dernière parole se trouve ici pour la première fois dans l’évangile. Elle revint très souvent dans la suite. Le don de la vie éternelle implique le pardon, la réconciliation avec Dieu, mais la participation de l’âme sauvée à la vie de Dieu même, vie impérissable et bienheureuse.

Dieu a tellement aimé : cet amour est le principe et la source suprême du salut. Il a aimé le monde, ce monde déchu, pécheur, en révolte contre lui ; il a aimé notre humanité tout entière à laquelle il destinait cette manifestation de son amour. Il a donné, non seulement envoyé, mais abandonné, ce qu’il avait de plus cher, son Fils unique  : «Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? » (Rm 8, 32)

Il n’exige de tout homme, pour qu’il ne périsse pas dans son péché et sa misère, que de mettre en lui toute la confiance de son Cœur. Enfin, il ouvrit aux yeux de ce croyant les immenses et bienheureuses perspectives de la vie éternelle. Le mot de Fils unique est propre à Jean, mais pourquoi Jésus ne s’en serait-il pas servi, lui qui s’appelle si souvent le Fils ? Jésus confirma que le but de sa venue dans le monde était bien de manifester l’amour éternel de Dieu et non de juger le monde. Le dessein de cet amour est si universel, que le monde entier pourrait être sauvé par Jésus-Christ. Cette universalité du salut est exprimée de la manière la plus solennelle par la triple répétition du mot monde.

Mais Jésus, en proclamant ainsi le but miséricordieux de sa venue, fut bien éloigné de nier le jugement dernier, qui, au contraire, lui est réservé pour la fin des temps et qu’il annonça de la manière la plus solennelle : «Ne vous étonnez pas de cela; car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront. «Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement» (Jn 5, 28-29)

Pendant son séjour sur la terre, et tout en annonçant la miséricorde divine, Jésus exerça, par la puissance de la vérité, un autre jugement actuel, intérieur, auquel nul homme n’échappe : «Puis Jésus dit: Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles.» (Jn 9, 39). «Jésus qui vient de révéler l’amour rédempteur envers le monde entier, dévoile maintenant à Nicodème la nature du vrai jugement. Et cette révélation aussi est une transformation complète de l’opinion reçue. Ce ne sera pas entre Juifs et païens, ce sera entre croyants et incrédules, quelle que soit leur nationalité, que passera la ligne de démarcation.» (Godet)

Puisque le Fils de Dieu est venu, non pour juger, mais pour sauver, celui qui croit en lui, qui a embrassé en lui la grâce divine, qui s’est donné à lui, n’est pas jugé. Le jugement a bien dû s’exercer dans sa conscience, par la vérité, et l’amener à la repentance, mais maintenant il en est affranchi et il respire dans l’atmosphère de la grâce et de l’amour divins, il en a le témoignage au dedans de lui. «Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu le fait menteur, puisqu’il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils.» (1 Jn 5, 10)

Jésus confirma cette parole en déclarant que le croyant est affranchi, même du jugement final : «En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.’ (Jn 5, 24) Où il ne comparaîtra que pour voir constater au grand jour son état d’âme. Jésus affirma : «Celui qui ne croit pas, qui persiste dans son incrédulité est déjà jugé , par le seul fait que le Fils unique de Dieu s’est présenté à lui, plein de grâce et de vérité, et qu’il l’a repoussé en lui fermant son cœur.

Il reste dans son péché, auquel il a ajouté le péché le plus grave, le mépris de la miséricorde divine. Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même; celui qui ne croit pas Dieu le fait menteur puisqu’il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils. Jésus pénétra plus profond encore dans l’âme et y découvrit la nature et la cause du jugement. C’est que la lumière est apparue dans le monde par la venue de Jésus, et qu’en sa présence , une décision, une crise, un jugement s’opère en toute âme : ou elle aime la lumière et se donne à Celui qui la fait resplendir, ou elle aime mieux l’erreur, le mensonge, le mal, et elle s’y réfugie pour se livrer à ses œuvres qui étaient mauvaises et qui le restent.

En rejetant Jésus l’homme se juge. L’enquête la plus rigoureuse sur toute sa vie ne constaterait pas mieux sa disposition. Quiconque se livre à des œuvres mauvaises ou fait le mal non seulement n’aime pas la lumière, mais il la hait, parce qu’elle révèle, accuse et condamne les dispositions intimes de son cœur, et il se garde bien de venir à la lumière, c’est-à-dire, de s’approcher de Jésus ; car il sait que ses œuvres seraient reprises, convaincues de culpabilité, comme devant un tribunal.

Il en est tout autrement de celui qui pratique la vérité, la vérité morale, qui, dans les écrits de Jean, est souvent à peu près synonyme de sainteté et qui est tout l’opposé des œuvres mauvaises, ou du mal. «Faire la vérité désigne l’effort persévérant d’élever sa conduite à la hauteur de sa connaissance morale, de réaliser l’idéal du bien perçu par la conscience.» (Godet) Celui qui agit ainsi vient à la lumière, s’approche avec confiance de Jésus, ne craignant pas, mais désirant, que ses œuvres soient manifestées.

C’est qu’il a en lui le témoignage que ses œuvres, sa vie, les dispositions de son cœur sont faites en Dieu, en communion avec lui, en conformité avec son esprit et sa volonté. «Bien forte pour caractériser les œuvres de l’homme sincère, avant qu’il ait trouvé Christ. Mais soit en Israël, soit même en dehors de la sphère théocratique, c’est d’une impulsion divine que provient tout bien dans la vie humaine (Jn 37-44). «Partout où il y a docilité de la part de l’homme envers cette divine initiative s’applique cette expression d’œuvres faites en Dieu, qui comprend aussi bien les soupirs du péager humilié et du croyant repentant que les nobles aspirations d’un Jean ou d’un Nathanaël» (Godet)

Jésus reconnut qu’il y a des hommes qui, même avant de venir à lui, la lumière parfaite, ont un cœur sincère et droit, aimant la vérité et cherchant la lumière : «Quiconque est de la vérité : écoute ma voix» (Jn 18, 37). Ce sont les âmes que le Père attire à Jésus et qui ne lui résistent pas. Cette parole, qui termina l’entretien, fut un encouragement pour Nicodème, qui était lui-même venu à Jésus.

Diacre Michel Houyoux

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Третье воскресенье Пасхи – год В

Posté par diaconos le 8 avril 2024

Les disciples d’Emmaüs – Trinitaires

Иисус и два ученика по дороге в Эммаус

Тема этой статьи – Иисус и два ученика из Эммауса. Эммаусские пилигримы, или Эммаусские ученики, – это два новозаветных персонажа, которые встречаются в Евангелии от Луки (глава 24, стихи с 13 по 35). Одного из них зовут Клеофас, а имя другого остается неизвестным. Город Эммаус – это населенный пункт недалеко от Иерусалима. Христос, только что воскресший в пасхальное утро после распятия и погребения, явился на дороге в Эммаус двум ученикам, обеспокоенным Его смертью и все еще сомневавшимся, которые бежали из Иерусалима. Они предложили ему гостеприимство, не узнав его.

Тот факт, что некоторые рукописи Евангелия от Луки (включая Codex Sinaiticus) указывают, что Эммаус находится в 160 стадиях (30 км) от Иерусалима, означает, что Эммаус Никопольский (`Amwâs) может быть идентифицирован как Эммаус Евангелия. Этот тезис часто подхватывается и поддерживается Католической энциклопедией. .Эммаус в долине Аялон впервые упоминается около 165 года до н. э. в первой книге Маккавеев. Чуть позже город был укреплен сирийским полководцем. Он быстро рос и был превращен в региональный центр Гирканом II и Антипатром.

В 4 году до н. э., во время восстания против римлян, жители покинули город, который, тем не менее, был сожжен Варом. Веспасиан разместил здесь Пятый легион во время своих кампаний против евреев. Римляне переименовали город в Никополь и дали ему статус города. Это название город сохранил до завоевания его арабами, когда он снова стал Эммаусом (`Imwâs). Это завоевание ознаменовалось эпидемией чумы, от которой погиб его завоеватель Абу Убайда ибн аль-Джаррах.

Из Евангелия Иисуса Христа от Луки

В это время ученики возвращались из Эммауса и рассказывали одиннадцати апостолам и их спутникам о том, что произошло на дороге и как Господь явил Себя им в преломлении хлеба. Когда они все еще говорили об этом, Господь Сам встал посреди них и сказал им : « Мир вам ! Испугавшись, они подумали, что видят духа. Иисус сказал им : « Что вы так расстроены ? И почему эти мысли возникают в ваших сердцах? Посмотрите на Мои руки и ноги: это действительно Я! Прикоснитесь ко Мне, посмотрите на Меня : дух не имеет плоти и костей, как вы видите у Меня ».

Сказав это, Он показал им Свои руки и ноги. Радуясь, они все еще не осмеливались поверить в это и были поражены. Иисус сказал им : « Есть ли у вас здесь что-нибудь поесть ? Они предложили ему кусок жареной рыбы, которую он взял и съел на их глазах. Затем Он сказал им : « Вот слова, которые Я говорил вам, когда был еще с вами. Должно исполниться все, написанное о Мне в законе Моисеевом, пророках и псалмах« .

Тогда Он сказал им: « Вот слова, которые Я говорил вам, когда был еще с вами: « Должно исполниться все, написанное о Мне в законе Моисеевом, пророках и псалмах« . Затем Он открыл им разум для понимания Писаний. Он сказал им: « Написано, что Христос пострадает и воскреснет из мертвых в третий день, и что во имя Его будет проповедано обращение к прощению грехов во всех народах, начиная с Иерусалима. Вам же надлежит быть свидетелями ».(Лк 24, 35-48)

Иисус и два паломника на дороге в Эммаус

Два ученика шли в Эммаус. Они говорили о событиях, которые должны были произойти. Иисус подошел к ним и пошел с ними. Они не узнали Его. Иисус спросил их, о чем они говорят и почему так печальны. Они удивились его невежеству и рассказали ему об осуждении и смерти Иисуса из Назарета; затем они рассказали ему о надеждах, которые они возлагали на Него, но которые рухнули, так как шел третий день после.

Его смерти; они упомянули об удивлении, вызванном рассказом женщин и находками тех, кто пошел к гробнице. Иисус упрекнул их за медлительность в вере и объяснил им из Писания необходимость Своих страданий. Когда они дошли до Эммауса, Иисус хотел продолжить свой путь, но они удержали. Его и уговорили остаться с ними, так как приближалась ночь. Он вошел с ними, и когда преломил хлеб и подал им, они узнали Его, но Он тут же исчез.

Они видели, с каким волнением он объяснял им Писание. Они немедленно вернулись в Иерусалим и рассказали ученикам о том, что с ними произошло. Согласно Евангелию от Луки, Эммаус находился в шестидесяти фурорах(около одиннадцати километров) от Иерусалима. Католическая традиция, восходящая к Евсевию и Иерониму, видит наш Эммаус в городе Никополе, ныне Амвас на равнине Сарона. Никополь не был городом, и расстояние между ним и Иерусалимом составляет сто семьдесят вёрст.

Ученики не верили в воскресение Иисуса. Поэтому мысль о том, чтобы узнать Его в этом незнакомце, не пришла им в голову. С другой стороны, в личности Иисуса должны были произойти значительные перемены – либо через Его страдания и смерть, либо через Его воскресение: даже самые близкие ученики не решались узнать Его, когда Он приближался к ним (Лк 24:37; Ин 20:14-15). Сочувственный интерес, проявленный Иисусом к ним, завоевал доверие этих двух путников.

Его вопросы побудили их открыть свои сердца (Лк 18:40; Ин 5:6; Ин 20:15) . Он был силен не только словом, но и, прежде всего, делом, делами любви, которыми была наполнена Его жизнь. И он был таким не только в глазах всего народа, но и перед Богом, Который свидетельствовал о нем. В дополнение ко всем этим поводам для печали следует упомянуть еще одно обстоятельство, о значении которого они не решались высказаться и которое способствовало еще большему их смятению.

Они не привели это свидетельство женщин как предмет надежды, которую они уверенно противопоставили приведенным ими болезненным фактам. Хотя ученики, посетившие гробницу, нашли ее именно такой, как говорили женщины ! Иисус, в свою очередь, дав им рассказать обо всех своих горестях, упрекнул их:  » Глупцы ! Прежде всего, он обвинил их в том, что им не хватило ума понять обетования, данные Богом через пророков (Гал 3:1).

Человек мог спастись только через страдания и смерть. Вечная любовь Бога, желавшего спасения человека, требовала и безмерного посвящения Спасителя, которое было необходимо для осуществления этого спасения. По мере того как ученики постигали Писание, они чувствовали, как тьма в их сердцах сменяется светом, сомнения – уверенностью, и еще до того, как они узнали Иисуса, они полностью принадлежали Ему. Вот что сделал Иисус с их разумом, вместо того чтобы внезапно предложить им Себя.

Чтобы испытать учеников, Иисус продолжал идти, и, конечно, пошел бы дальше, если бы они не попросили Его остаться с ними. Он хотел, чтобы эта новая благодать зависела от них. Вернувшись в Иерусалим, ученики из Эммауса не успели и слова сказать, как их встретили радостным возгласом : « Господь действительно воскрес! В качестве доказательства ученики привели явление Иисуса Симону Петру.

Явление Иисуса Петру было доказательством Его милости к тому, кто, горько сожалея об этом, почувствовал потребность снова увидеть Иисуса и получить Его прощение (Мк 16, 7). Когда ученики из Эммауса рассказывали свою историю, появился Иисус с приветствием: « Мир вам ». Чтобы успокоить их страх, Он показал им Свои ноги и руки и пригласил их прикоснуться к Нему. Затем, чтобы окончательно убедить их, Он поел с ними. Он напомнил им, что говорил им, что все пророчества о Нем исполнятся.

Он открыл их разум для понимания Писаний. Они возвещали о Его страданиях, воскресении и проповеди Евангелия среди всех народов. Иисус сделал учеников Своими свидетелями, пообещал им Святого Духа и велел ждать в Иерусалиме исполнения этого обещания. Упоминание о ногах подразумевает, что к кресту были прибиты не только руки, но и ноги Иисуса. Этот отрывок из Евангелия от Луки оставляет мало места для сомнений. Радость, которую испытали ученики, увидев Иисуса, после печали и страха, держала их в состоянии замешательства, которое не позволяло им уверовать.

Чтобы дать им еще одно доказательство, Иисус попросил у них что-нибудь поесть. Иисус напомнил им о многих предсказаниях, которые Он сделал им перед Своей смертью и воскресением (Лк 9, 22; Лк 22, 37) . Иисус больше не считал Себя находящимся со Своими учениками; Его прежние отношения с ними сменились духовным общением. Иисус в последний раз обратился к авторитету Писания, чтобы дать ученикам понять божественную необходимость всего, что с Ним произошло, и открыть им будущее Его царствование и призвание, которое они должны будут в нем исполнить. Во имя Его они должны проповедовать покаяние и раскаяние для прощения грехов.

Дьякон Мichel Houyoux

Ссылки на другие христианские сайты

◊ Only Bible : нажмите здесь, чтобы прочитать статью → Иисус является ученикам, идущим в Еммаус – Библия Онлайн

◊ Явление двум ученикам на пути в Эммаус : нажмите здесь → Явление двум ученикам на пути в Эммаус

Божественная литургия : нажмите здесь → https://youtu.be/g2pz12wL9lA

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Troisième dimanche de Pâques – Année B

Posté par diaconos le 7 avril 2024

Les disciples d’Emmaüs – Trinitaires

Jésus et deux disciples sur la route vers Emmaüs

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. »

Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux. Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : “Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” »

Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins. » (Lc 24, 35-48)

Jésus et les deux pèlerins sur le chemin d’Emmaüs

Deux disciples allèrent à Emmaüs. Ils s’entretinrent des événements qui s’accomplir. Jésus s’approcha d’eux et fit route avec eux. Ils ne le reconnurent pas. Jésus leur demanda le sujet de leur entretien et de leur tristesse. Ils s’étonnèrent de son ignorance et lui racontèrent la condamnation et la mort de Jésus de Nazareth; puis ils lui dirent les espérances qu’ils eussent fondées sur lui et qui s’écroulèrent, puisque ce fut le troisième jour depuis sa mort ; ils mentionnèrent la surprise que leur causa le récit des femmes et les constatations de ceux qui allèrent au sépulcre.

Jésus leur reprocha leur lenteur à croire et leur expliqua, par les Écritures, la nécessité de ses souffrances. Comme ils arrivèrent à Emmaüs, Jésus voulut continuer sa route ; mais ils le retinrent et le persuadèrent de rester avec eux, vu l’approche de la nuit. Il entra avec eux et au moment où il rompit le pain et le leur donna, ils le reconnurent, mais il disparut aussitôt. Ils constatèrent l’émotion qu’ils éprouvèrent pendant qu’il leur expliquait les Écritures. Ils retournèrent sur l’heure à Jérusalem et ils racontèrent aux disciples assemblés ce qui leur arriva. Emmaüs était suivant Luc éloigné de Jérusalem de soixante stades, environ onze kilomètres.

La tradition catholique, qui remonte à Eusèbe et à Jérôme, voit notre Emmaüs dans la ville de Nicopolis, aujourd’hui Amwàs dans la plaine de Saron. Nicopolis n’était pas un bourg et la distance qui le sépare de Jérusalem est de cent soixante-dix stades. Les disciples ne croyaient pas à la résurrection de Jésus. La pensée de le reconnaître dans cet étranger ne leur venait donc pas. D’autre part, un notable changement avait dû s’opérer dans la personne de Jésus, soit par ses souffrances et sa mort, soit par sa résurrection : même ses disciples les plus intimes hésitèrent à le reconnaître quand il les aborda (Lc 24, 37 ; Jn 20, 14-15 ).

L’intérêt sympathique que Jésus leur témoigna gagna la confiance des deux voyageurs. Les questions qu’il leur posa les invitèrent à ouvrir leur cœur. (Lc 18, 40 : Jn 5, 6  ; Jn 20, 15) Il n’était pas seulement puissant en parole, mais encore et surtout en œuvre, par les actes d’amour qui remplissaient sa vie. Et il l’était non seulement dans l’estimation de tout le peuple, mais devant Dieu qui lui rendait témoignage. À côté de toutes ces causes de tristesse, voici encore une circonstance à mentionner, sur la signification de laquelle ils hésitèrent à se prononcer et qui contribua à augmenter leur trouble. Ils ne citèrent pas ce témoignage des femmes comme un sujet d’espérance, qu’ils opposèrent avec assurance aux faits douloureux qu’ils citèrent.

Bien que ces disciples qui visitèrent le tombeau le trouvèrent comme les femmes l’avaient dit ! Jésus, de son côté, après les avoir laissés raconter tous leurs sujets de tristesse, les reprit : Ô insensés ! C’est d’abord leur intelligence qu’il accusa de manquer de pénétration pour saisir les promesses que Dieu fit par les prophètes (Ga 3, 1) L’homme ne pouvait être sauvé que par ces souffrances et par cette mort. L’amour éternel de Dieu, qui voulait le salut de l’homme, a voulu aussi l’immense dévouement du Sauveur, indispensable a l’accomplissement de ce salut.

À mesure que les disciples reçurent l’’intelligence des Écritures, ils sentirent les obscurités de leur cœur faire place à la lumière, à leur doute succéder la confiance et, avant même d’avoir reconnu Jésus, ils lui appartinrent tout entiers. Voilà l’action que Jésus exerça sur leur esprit, au lieu de s’offrir brusquement à leur vue .Jésus, pour éprouver les disciples, continuait à marcher et il aurait certainement poursuivi sa route, s’ils ne l’avaient prié instamment de rester avec eux. Il voulait que cette grâce nouvelle dépendit d’eux.

De retour à Jérusalem, avant même que les disciples d’Emmaüs puissent prendre la parole, on les reçut par ce cri joyeux : Le Seigneur est réellement ressuscité ! Les disciples en donnèrent pour preuveune apparition de Jésus à Simon Pierre La manifestation de Jésus à Pierre fut une preuve de sa miséricorde envers lui qui, dans ses amers regrets, éprouva l’envie de revoir Jésus et d’obtenir gt lui don pardon. (Mc 16, 7). Pendant que les disciples d’Emmaüs firent leur récit, Jésus se présenta avec cette salutation : «La paix soit avec vous»

Pour calmer leur effroi, il leur montra ses pieds et ses mains et les invita à le toucher. Ensuite, pour les convaincre tout à fait, il mangea avec eux. Il leur rappela qu’il leur avait dit que toutes les prophéties s’accomplir à son sujet. Il leur ouvrit l’entendement pour comprendre les Écritures. Celles-ci annonçaient ses souffrances et sa résurrection et la prédication de l’Évangile parmi toutes les nations. Jésus institua ses disciples ses témoins, leur promit le Saint-Esprit et leur ordonna d’’attendre à Jérusalem l’accomplissement de cette promesse. Cette mention des pieds suppose que non seulement les mains, mais les pieds de Jésus furent cloués

à la croix, ce passage de Luc ne peut guère laisser de doute. La joie qu’éprouvèrent les disciples en constatant la présence de Jésus, succédant à la tristesse et à la crainte, maintint en eux un trouble qui les empêcha de croire. . Pour leur donner une nouvelle preuve, Jésus demanda à manger. Jésus leur rappela les nombreuses prédictions qu’il leur fit avant sa mort et de sa résurrection (Lc 9, 22  ; Lc 22, 37) Jésus ne se considéra plus maintenant comme étant avec ses disciples ; ses anciennes relations avec eux furent remplacées par une communion spirituelle.

Jésus en appela une dernière fois à l’autorité des Écritures, pour faire comprendre aux disciples la nécessité divine de tout ce qui lui arriva et pour leur révéler l’avenir de son règne et la vocation qu’ils auront à y remplir. Ils devront prêcher en son nom la repentance et la repentance pour la rémission des péchés.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites chrétiens

Diocèse de Besançon : cliquez ici pour lire l’article → 3ème dimanche de Pâques – Année B

Diocèse de Poitiers : cliquez ici pour lire l’article Jésus Ressuscité rencontre deux disciples sur le chemin d’Emmaûs

Vidéo Message de la famille Myriam : cliquez ici https://youtu.be/oOlkb6NCwTc

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