• Accueil
  • > Archives pour le Jeudi 6 juin 2024

Le commandement de l’amour

Posté par diaconos le 6 juin 2024

Évangile du jour – Matthieu 20:16

# Le Grand Commandement (ou Premier Commandement) est un double précepte donné par Jésus-Christ et qui apparaît dans les évangiles synoptiques sous trois formes différentes. Le Grand Commandement réunit deux préceptes de l’Ancien Testament : «Écoute, Israël : Yahweh, notre Dieu, est seul Yahweh. Tu aimeras Yahweh, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.» (Dt 6, 4-5) et «Tu aimeras ton prochain comme toi-même.» (Lv 19, 18). Le Catéchisme de l’Église catholique de 1992 en vigueur rappelle qu’il s’agit du premier des commandements (§2196) pour les catholiques. Cette double monition se reflète aussi dans la devise duale de l’Ordre souverain de Malte – Défense de la foi et assistance aux pauvres)

Emmanuel Kant se référa à ce Grand Commandement à la partie IV, section 1 de son ouvrage : «La religion chrétienne comme religion naturelle, comprend tous les devoirs, sous une prescription générale, qui concerne aussi bien les relations morales internes que les relations morales extérieures des personnes, savoir : fais ton devoir par nul autre motif que par amour immédiat de ce devoir, c’est-à-dire aime Dieu, aime celui qui décrète tous les devoir par-dessus tout ; 2°. sous une prescription particulière, qui concerne les rapports extérieurs avec les autres personnes, et constitue un devoir universel, savoir : aime chacun comme toi-même, c’est-à-dire contribue à leur bien-être par bienveillance immédiate et non par des mobiles intéressés ; ces préceptes ne sont pas des injonctions morales, mais des prescriptions de la sainteté à laquelle nous devons aspirer, et par rapport à laquelle la simple aspiration s’appelle vertu.»

La seconde partie du Grand Commandement exprime avec concision la règle d’or de l’éthique de réciprocité. La Règle d’or est une éthique de réciprocité dont le principe fondamental est énoncé dans presque toutes les grandes religions et cultures : «Traite les autres comme tu voudrais être traité» ou «Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse». Cette forme de morale universelle se retrouve aussi bien dans les préceptes philosophiques de l’Égypte antique et de l’Antiquité grecque que dans les religions orientales (hindouisme, bouddhisme, taoïsme, confucianisme…), proche-orientales ou occidentales (judaïsme, christianisme, islam) ou encore dans l’humanisme athée.

La formulation la plus répandue de la Règle d’or en Occident est : «Tu aimeras ton prochain comme toi-même», commandement de la Torah ou Ancien Testament exprimé dans le Lévitique (Lv 19,18), développé à l’époque de Jésus de Nazareth par le rabbin Hillel et par les milieux pharisiens, et que Jésus cite (Mt 22, 37-40 comme étant l’essence des six commandements du Décalogue qui se rapportent aux relations humaines (Ex 20,12-17)

# La Règle d’or est une éthique de réciprocité dont le principe fondamental est énoncé dans presque toutes les grandes religions et cultures : «Traite les autres comme tu voudrais être traité » ou « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ». Cette forme de morale universelle se retrouve aussi bien dans les préceptes philosophiques de l’Égypte antique et de l’Antiquité grecque que dans les religions orientales (hindouisme, bouddhisme, taoïsme, confucianisme…), proche-orientales ou occidentales (judaïsme, christianisme, islam) ou encore dans l’humanisme athée.

La formulation la plus répandue de la Règle d’or en Occident est «Tu aimeras ton prochain comme toi-même», commandement de la Torah ou Ancien Testament exprimé dans le Lévitique» (Lv 19, 18), développé à l’époque de Jésus de Nazareth par le rabbin Hillel et par les milieux pharisiens, et que Jésus cita (Mt 22, 37-40) comme étant l’essence des six commandements du Décalogue qui se rapportent aux relations humaines (Ex 20 12-17). Cette règle constitue une source d’inspiration essentielle pour l’approfondissement du concept moderne des droits de l’homme. «Tu aimeras ton prochain comme toi-même»,est une règle présentée par Hillel, vers le début de l’ère chrétienne, avant les enseignements de Jésus de Nazareth. «Ce que tu ne voudrais pas que l’on te fît, ne l’inflige pas à autrui» C’est là toute la Torah, le reste n’est que commentaire.

Maintenant, va et étudie. – Talmud de Babylone, traité Shabbat 1a, à un homme qui lui demanda de lui expliquer le sens de la Torah : «Le temps de rester debout sur un pied». C’est cette règle que l’on trouve initialement dans le livre de Tobi (Tb 4, 15). Sous une forme primitive, la loi du talion fut un progrès dans la mesure où elle s’opposa à la vengeance incontrôlée et disproportionnée. La vengeance ne fut pas condamnée mais dut être juste : «Ne fais aux autres que ce qu’ils t’ont fait».

# La charité est synonyme de justice dans le judaïsme, selon le Commandement divin, et s’inscrit dans le principe de la Tsédaka. Elle désigne, selon la théologie chrétienne, l’amour de l’homme pour Dieu, pour lui-même et dans l’amour du prochain comme créature de Dieu. La charité est en outre définie comme l’une des trois vertus théologales du christianisme (aux côtés de la foi et de l’espérance). Dans le langage ordinaire, la charité est une vertu qui porte à désirer et à faire le bien pour autrui. Elle rend donc service aux gens en des actes inspirés par l’amour du prochain.

Le concept de hessed (charité, bonté, amour de Dieu et du prochain) apparaît 246 fois dans la Torah. Pour autant, le hessed s’inscrit dans le principe juif plus large de Tsedaka qui signifie : justice et droiture, et qui est une mitsva, qui est un commandement et une bonne action que le Juif doit accomplir tout au long de sa vie. Il relève de l’ensemble des Gemilut Hassidisme et de hessed qui constituent les actes de bienfaisance dont le Juif doit s’acquitter. La charité est la vertu reine des vertus : l’amour de Dieu et du prochain. Dans une perspective chrétienne, elle est la vertu théologale par laquelle on aime Dieu par-dessus toute chose pour lui-même, et son prochain comme soi-même pour l’amour de Dieu.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Marc

En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : «Quel est le premier de tous les commandements ?» Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »

Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui.     L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »
Et personne n’osait plus l’interroger. » (Mc 12, 28b-34)

Le commandement de l’amour

Selon Matthieu, un scribe serait venu à Jésus, envoyé par les pharisiens et lui aurait proposé sa question pour le tenter ou l’éprouver. Quant à la citation, faite par Jésus, du grand commandement de l’amour, Marc seul la fit précéder de ces mots : «Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est un seul Seigneur.» (Dt 6, 4-5) À ces trois termes, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, qui se trouvent dans Matthieu, Marc ajouta : de toute ta force, conformément à l’hébreu, qui, par contre, ne renferme pas le mot de pensée. Le commandement concernant l’amour du prochain est cité ici d’après Lévitique 19, 18. La réponse du scribe et l’approbation que Jésus lui donna ne se trouvent que dans Marc.

Le scribe releva le principe de l’unité de Dieu, rappelée par Jésus. Dans son énumération des facultés de l’âme qui toutes doivent être pénétrées de l’amour de Dieu, le scribe remplaça le mot de pensée par celui d’intelligence, par où il entendit cette raison supérieure et morale qui pénètre et embrasse tout entier le rapport de l’homme et de Dieu, unis par l’amour. Jésus, qui lisait dans le cœur de ce scribe et connaissait la sincérité et le sérieux des paroles qu’il venait de prononcer, pouvait, afin de l’encourager, lui rendre ce témoignage, et il le lui rendit avec d’autant plus de joie et d’amour que son interlocuteur appartenait à une classe d’hommes généralement opposés à son enseignement. N’être pas éloigné du royaume de Dieu, c’est en être proche, mais n’y être pas entré encore.

Matthieu fit cette même observation à la suite de la question sur l’origine du Christ. Marc la plaça à la suite de l’entretien sur le plus grand commandement. Cet entretien fit une vive impression sur les adversaires, puisque l’un des leurs venait de se déclarer  d’accord avec Jésus sur le point central de la vraie religion.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →En mémoire de Charles Lwanga et de ses compagnons martyrs

Liens avec d’autres cites Web chrétiens

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Quel est le premier de tous les commandement ?

◊ Pasteur John Piper : cliquez ici pour lire l’article → Comment pouvons-nous nous aider les uns les autres à combattre les désirs impurs ?

 Vidéo Lectio Divina : cliquez ici → https://youtu.be/ya-Ohi_Z4-s

Publié dans Bible, Catéchèse, comportements, évangiles, Histoire, L'Église, Nouveau Testament, Page jeunesse, Paroisses, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaire »

Vendredi de la neuvième semaine du Temps Ordinaire – Année Paire

Posté par diaconos le 6 juin 2024

 

La Crucifixion. Le coup de lance by Charles-Louis Rivier on artnet

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

Jésus venait de mourir. Comme c’était le jour de la Préparation, le vendredi, il ne fallait pas laisser, les corps en croix durant le sabbat d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.

Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé. Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé. (Jn 4, 10b) Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé. Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé. (Jn 19, 31-37)

 Ce sabbat était grand, solennel, parce que c’était aussi le premier jour de la fête de Pâque

Les Juifs d’après Deutéronome 21.22-23 ne devaient pas laisser un criminel passer la nuit sur le gibet. Les Romains de leur côté, avaient l’usage, très anciennement déjà, d’abréger le supplice des crucifiés en leur brisant les jambes ou en les tuant à coups de bâton. C’est l’exécution de cette mesure que demandèrent à Pilate ces mêmes chefs du peuple qui, avec l’odieuse hypocrisie dont ils donnèrent tant de preuves dans cette histoire, observèrent les prescriptions de leur loi, tout en commettant le plus grand des crimes. Les soldats s’approchèrent des crucifiés.

Toutefois Olshausen, MM. Weiss et Godet trouèrent que le verbe : vinrent, s’explique plus naturellement si l’on admet que ce furent d’autres soldats, envoyés par Pilate avec les instruments nécessaires pour accomplir l’opération prescrite. Jean constata avec bonheur que Jésus ne fut pas mutilé, que cette dernière barbarie, ce dernier outrage lui furent épargnés ; et qu’ainsi une prescription de l’Écriture fut accomplie d’une manière admirable. Les soldats virent que Jésus était déjà mort ; mais l’un d’eux voulut élever cette présomption jusqu’à la certitude. C’est pourquoi il perça de sa lance le côté droit de Jésus, en sorte qu’il ne pût lui rester absolument aucun doute. Il en sortit du sang et de l’eau.

Des interprètes y virent un phénomène naturel et se livrèrent à des dissertations physiologiques pour en démontrer la possibilité ; les autres, depuis les Pères jusqu’à nos jours, prétendant que le fait ne put être ainsi expliqué, lui attribuèrent un caractère miraculeux et en déduisirent diverses conclusions dogmatiques. D’après, l’eau serait le symbole du Saint-Esprit et le sang le moyen de notre rédemption, ou même l’eau un symbole du baptême et le sang représenterait la sainte cène. Mais Jean ne songea pas à ces allégories, puisqu’il se borna à attester le fait avec solennité sans ajouter aucune réflexion qui autorisa l’interprétation symbolique du phénomène.

D’autres pensèrent que Jean, en rapportant ce fait, avait pour but de fournir une preuve incontestable de la réalité de la mort de Jésus. L’apparition du sang et de l’eau est un phénomène extraordinaire, qui est en dehors des lois de la physiologie. Jean le signala parce qu’il y vit la preuve que le corps de Celui qui n’avait pas commis de péché, échappant à la dissolution, qui commence aussitôt après la mort, était déjà entré dans la voie de la glorification. Pour donner plus de solennité à cette déclaration, Jean parla de lui-même à la troisième personne, comme d’un témoin oculaire : Celui qui l’a vu, puis il affirma à deux reprises la vérité de son témoignage.

Enfin, il déclara que le but de son récit fut d’amener ses lecteurs à la foi, ou d’y affermir ceux qui déjà crurent: Afin que vous croyiez. Croire a ici son sens absolu ; il s’agit de la foi au Christ Sauveur. Jean y vit un accomplissement de l’ÉcritureSelon les prescriptions de la loi relatives à l’anneau pascal (Ex 1, 2, 46 ; Nb , 12), aucun de ses os ne devait être rompu. Cet agneau, dont le sang avait sauvé Israël de la destruction, était consacré à l’Éternel, il ne devait, en aucune manière, être profané. Or, Jean, comme Jean-Baptiste , comme l’apôtre Paul (1 Co 5, 7), vit dans l’agneau pascal le symbole de l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. Et il constata que, par sa mort, Jésus réalisa ce symbole Jusque dans cette circonstance spéciale que ses membres ne furent pas brisés.

Ce qui rendit l’analogie entre le symbole et la réalité complète, c’est que Jésus mourut à la fête de Pâque, dont l’immolation de l’agneau était le point central. La parole de l’Écriture que Jean cita comme accomplie par le coup de lance du soldat romain et comme devant s’accomplir encore dans la suite. Jean appliqua directement à, Jésus, représentant de Dieu, ce qui, dans l’Ancien Testament, est dit de Jéhovah, l’Éternel. Or, dans ce passage le prophète décrit un grand mouvement d’humiliation qui se produit parmi le peuple. Jean prévit de même un jour où les Juifs repentants regardèrent avec foi à Celui qu’ils ont percé. Ailleurs, Jean nous montre un second et solennel accomplissement de la même prophétie (Ap 1.7).

Diacre Michel Houyoux

Vidéo Père Michel-Marie Zanotti Sorkine : cliquez ici →  https://youtu.be/JeZ0Ne4RdRE

Publié dans Bible, Catéchèse, comportements, Dieu, Enseignement, évangiles, Foi, Histoire, Histoire du Salut, L'Église, Nouveau Testament, Page jeunesse, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaire »

 

Passion Templiers |
CITATIONS de Benoît XVI |
La pastorale Vauban |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | chrifsossi
| La Mosquée de Méru
| Une Paroisse virtuelle en F...