Mercredi de la douzième semaine du Temps Ordinaire- Année Paire

Posté par diaconos le 26 juin 2024

Évangile de Jésus Christ +commentaire : Matthieu 7, 15-20 - Méfiez-vous ...

# Dans la théologie chrétienne, on parle de communion mystique pour décrire le lien existentiel personnel étroit, la communion qui unit le chrétien à Jésus-Christ et par laquelle il partage les bienfaits salvateurs de sa vie, de sa mort et de sa résurrection. Cette communion est dite mystique parce qu’elle s’accomplit de manière mystérieuse et surnaturelle. Au sein du christianisme, il existe différentes approches du thème de la communion mystique. Dans le catholicisme romain, l’anglicanisme et le luthéranisme, cette union est établie par le baptême et nourrie par les sacrements, qui sont considérés comme les moyens privilégiés par lesquels la grâce est communiquée. Le mysticisme met tellement l’accent sur l’identification du Christ avec le chrétien qu’il prétend qu’une sorte de fusion complète a lieu, bien qu’ils restent des personnes distinctes. Le rationalisme religieux imagine Dieu comme une réalité immanente au monde et à l’esprit humain.

Le Christ est immanent à la nature et à l’esprit humains. Par conséquent, le salut est pensé de manière universelle, indépendamment de la foi consciente de l’homme en Christ. C’est pourquoi il cite souvent le texte biblique : « De même qu’en Adam tous meurent, de même en Christ tous seront rendus vivants » (1 Co 15, 22). Le Vrai cep est une parabole donnée par Jésus-Christ. Elle est citée dans l’Évangile selon saint Jean. Elle parle de l’importance pour le croyant de rester attacher au vrai cep qui symbolise le Christ, cela pour porter du fruit en abondance. Les fruits, étant à l’image de la relation entre le sarment et le plant principal par la sève qui circule entre les deux, peuvent faire référence à beaucoup d’autres passages bibliques comme celui des fruits de l’Esprit en Galate 5 verset 22.

Pour saint Augustin, les sarments sont dans la vigne afin de recevoir d’elle leur principe de vie. Les humains doivent rester attacher aux vertus données, à la parole transmise par le Christ afin de donner des fruits sains. Benoît XVI dans un commentaire, aborde le sujet de la liberté et des préceptes divins. Mélanger les deux n’est pas incompatible. Il faut écouter Dieu et il nous donnera la force pour créer et marcher dans notre chemin. La récolte spirituelle sera alors abondante.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Va-t-on cueillir du raisin sur des épines, ou des figues sur des chardons ? C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais. Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais, ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits. Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu. Donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. » (Mt 7, 15-20)

Sommaire de la foi

Pour marcher sûrement dans le chemin de la vérité, il faut se garder des séductions de l’erreur. Qui étaient, dans la pensée de Jésus, les faux prophètes ? C’étaient, en première ligne, les docteurs de la loi, les pharisiens, les chefs des prêtres, qui, semblables à leurs devanciers (Jr 28), entraînaient le peuple à sa ruine (Lc 6, 26) Mais le Seigneur voyait plus loin encore que le moment présent ; il savait que dans son Église aussi se lèveraient de faux docteurs prétendant parler au nom de Dieu. Jésus pensait à ce péril futur.

En vêtements de brebis, avec l’apparence de la douceur, de l’innocence, de la vérité, mais au dedans, considérés de l’intérieur, selon leur vraie nature, ils sont des loups ravissants ou rapaces, qui enlèvent et dévorent les brebis. L’erreur n’est pas toujours facile à discerner d’avec la vérité. Jésus donna une marque à laquelle on put reconnaître les faux prophètes : leurs fruits. Il ne faut pas entendre par là, avec Calvin et d’autres, uniquement la doctrine, puisque c’est là précisément ce qu’il s’agit de reconnaître.

Les fruits ce sont, d’une part, les conséquences pratiques des doctrines annoncées, conséquences qui ne tardent pas à se manifester dans les églises ; et d’autre part la vie, l’esprit de ceux qui les annoncent. Non que les faux docteurs soient nécessairement des hommes impies ou immoraux et les vrais docteurs des saints, mais le discernement spirituel ne se trompe guère sur les caractères essentiels de la vie chrétienne.

Les épines ne produisent pas des raisins, ni les chardons des figues. C’est ainsi que tout arbre, bon ou mauvais, se reconnaît à ses fruits. Et ce principe s’applique aussi bien à ceux qui professent la vérité qu’aux défenseurs de l’erreur. «La bonté de l’arbre même, c’est la vérité et la lumière interne, la bonté des fruits, c’est la sainteté de la vie. Si les fruits étaient la doctrine, aucun orthodoxe ne pourrait être damné.» Bengel

Diacre Michel Houyoux

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Prédications : cliquez ici pour lire l’article Mercredi de la 12e semaine, année paire

Radio Don Bosco-Fandrésana : cliquez ici pour lire l’article Mercredi, Douzième Semaine du Temps Ordinaire

Vidéo Père François Bandet : cliquez ici https://youtu.be/Cv4Lj9808bE

Vidéo Missio Jeunes : cliquez ici pour lire l’article https://youtu.be/AISUNP4ulEE

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Thirteenth Sunday of Ordinary Time – Year B

Posté par diaconos le 26 juin 2024

Thirteenth Sunday of Ordinary Time - Year B dans Bible

# Many healings are recounted in the New Testament. Most of them concern Jesus’ care for our souls to cleanse them of our sins. The healing of an officer’s son sheds further light on this concept. The Jerusalem Bible translation speaks of a royal official. Before Jesus’ crucifixion, which took place while Pontius Pilate was prefect of Judea, there was no king in Galilee, Judea or the surrounding territories. Only after the deposition of Pontius Pilate (late 36-early 37) did Caligula release Agrippa I from prison and appointed him king of Batania.

The territories entrusted to Agrippa bordered Galilee and lay beyond the Jordan. The sons of Herod the Great (Herod Archelaus, Herod Antipas and Philip the Tetrarch Never obtained the title say. Homily 28 of Gregory the Great was dedicated to this miracle. The Pope compared this healing to that of the centurion (Mt 8:6-7). The speaker punctuated his speech by emphasising that Jesus did not move from there. Gregory the Great quoted Psalm 116, verse 6 : « The Lord watches over his grandchildren. Humility must be the watchword at all times. »

From the Gospel of Jesus Christ according to Mark

At that time, Jesus returned to the other side of the sea in a boat and a large crowd gathered around him. He stood on the seashore. One of the leaders of the synagogue, named Jairus, arrived. When he saw Jesus, he fell at his feet and begged him earnestly : « My daughter, who is still so young, is at the end of her life. Come and lay your hands on her that she may be saved and live ». Jesus went with him and the crowd that followed him was so great that it overwhelmed him.

There was a woman who had been suffering from haemorrhages for twelve years, who had suffered a great deal from the treatment of many doctors and who had spent all her money without getting the slightest improvement ; on the contrary, her condition had worsened. He said to himself : « If only I could touch his robe, I would be saved ». Immediately the bleeding stopped and she felt in her body that she had been cured of her illness. Immediately Jesus realised that a force had come out of him. He turned to the crowd and asked : « Who touched my clothes ? ».

His disciples said to him : You see the crowd crushing you and ask : « Who touched me ? » But he turned around to see the woman who had done this. Then the woman, frightened and trembling, knowing what had happened to her, came and fell at his feet and told him the whole truth. Jesus said to her: « My daughter, your faith has saved you. Go in peace and be cured of your illness ». While he was still speaking, some came from the house of Jairus, the leader of the synagogue, and said to him : « Your daughter has just died. Why disturb the Master any longer ?« 

Jesus, surprised by these words, said to the leader of the synagogue: ‘Do not fear, believe. He did not let anyone accompany him except Peter, James and John, brother of James. They arrived at the synagogue leader’s house. Jesus saw the confusion, the people crying and shouting loudly. He came in and said to them : « Why so much commotion and so much weeping ? The child is not dead : she is sleeping ». But they laughed at him. Then he drove them all away, took the child’s father and mother and those who were with him, and entered the place where the child was lying.

He took the little girl’s hand and said to her : « Talitha koum », which means : « Little girl, I tell you to get up !  » Immediately the little girl got up and started walking ; she was really twelve years old. They were amazed. Jesus firmly ordered them not to tell anyone ; then he told them to let her eat. (Mk 5, 21-43)

Jesus heals the son of the royal officer

John recounts Jesus’ return to Galilee and justifies this return by recalling a proverb that Jesus had quoted and that seemed to be a reason against his return to Galilee. Then, as a consequence of this proverb, he reports that Jesus was Welle received by the Galileans. What is the homeland of Jesus mentioned in this proverb ? Many people answered : Galilee. Jesus went there because he knew he would not succeed, but tried either to fight (Weiss) or to retreat (Luthardt, Holtzmann, Schlatter).

Meyer thought that Jesus, knowing that as a prophet he would not be honoured in Galilee, his homeland, began to seek this honour outside, in Jerusalem, in Judea. His calculations did not deceive him ; he was then well received by the Galileans, because they had seen his miracles in Jerusalem. This very acceptable explanation was adopted, with some modifications, by Astié, Reuss and Godet. Others, from Origen to Baur, Ebrard and Keil, hold that, in John’s mind, Jesus’ homeland was Judea, where he was born, and that, not having been honoured there, he returned to Galilee.

It is also on this fact that a large number of interpreters have relied to propose a fourth explanation. By Galilee, to which Jesus returned, they meant the province as a whole, excluding Nazareth, where Jesus did not want to go. Although Jesus was commonly called Galilee, nowhere in the New Testament is this province mentioned as his homeland, but always Nazareth. Nathanael answered : « Can anything good come out of Nazareth ? » Philip answered : « Come and see ». (Jn 1 9, 19)

John explains the reception that Jesus received from the Galileans by recalling that they had witnessed all the things he had done in Jerusalem during the feast, in which they themselves had participated. They had been impressed by the authority he had shown in cleansing the temple and the miracles he had performed. « While he was in Jerusalem for the feast of Passover, many believed in his name because of the signs he performed ». (Jn 2, 23)

These were outward manifestations that could prepare souls for faith, but were not sufficient to create it in them. Jesus, encouraged by this warm welcome, wanted to continue his journey through Galilee to Cana, where his previous stay could have prepared people to receive his word. This is what the evangelist wants to make clear by mentioning that it was there that he changed water into wine (Jn 2, 1). A royal official can refer to any civil or military official. In this case it is a servant of Herod Antipas, who ruled over Galilee and was given the title of king, although officially he only bore the title of tetrarch.

The confidence of this man, who was not yet a disciple of Jesus, can be explained both by the miracle at Cana, of which he had been informed, and by the knowledge that he too had of all that Jesus was doing in Jerusalem But this confidence is best explained by the anguish in his father’s heart. He asked Jesus to come down because Cana was on the mountain. Everyone was looking for miracles, and Jesus wanted them to believe in him through his word, which brought truth into immediate contact with their souls.

He did not deny the value of his miracles to prepare people for the faith; he invoked them himself. The father did not allow himself to be discouraged by the severity of Jesus’ words, but in his anguish he insisted with emotion and begged him earnestly : « My daughter, still so young, is at the end of her strength. Come and lay your hands on her that she may be saved and live » (Mk 5, 23).Jesus responded to his trust by gaming him more than he had asked for.

Without immediately going with him, he announced the healing of his son with these sovereign words : ‘Go, your son lives’. This way of acting on the part of Jesus was further proof of the nascent faith of the officer, who had to turn back taking only a word with him. On the way down to the Sea of Galilee, the servants ran to meet their master, full of joy, so that they could tell him the good news first. To tell him the good news, they used the same words as Jesus, which meant : ‘Not only is he not dead, but he is well’.

The father was joyfully certain that his son had been healed, but he wanted to know whether the word of Jesus, which he had believed, was the only cause. The seventh hour, according to the Hebrew way of dividing the day, indicates an hour after noon. In this case, the father had the time to return from Cana to Capernaum on the same day, the distance being six or seven hours and the anguish of his heart hastening the journey. So when the servants spoke of the healing as having taken place the day before, they spoke in the manner of the Jews, who after six «  in the evening referred to the past day as yesterday.

 He believed the word of Jesus, recognising its divine power, but he believed in Jesus himself as Messiah and Saviour. And his whole house, his whole family and his servants shared his faith. The greatest and most precious thing for this father was the healing of his son.

Deacon Michel Houyoux

Links to other Christian sites

Loyola Press : click here to read the paper →Thirteenth Sunday in Ordinary Time, Cycle B

Young Catholics : click here to read the article →13th Sunday in Ordinary Time Year B

 Vidéo Frather Peter Kirvin : click here → https://youtu.be/txke8LjXF0A

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Treizième dimanche du Temps Ordinaire – Année paire

Posté par diaconos le 24 juin 2024

Tableau La Résurrection de la fille de Jaïre - Ilya Repine - Reproductions

Jésus ramène à la vie la fille de Jaîre

# De nombreuses guérisons sont relatées dans le Nouveau Testament. Elles se rapportent pour la plupart aux soins apportés par Jésus à nos âmes pour les purifier de nos pêchés. La Guérison du fils d’un officier amène quelques éclaircissements supplémentaires à ce concept. La traduction de la Bible de Jérusalem parle de fonctionnaire royal. Avant la crucifixion de Jésus qui intervint alors que Ponce Pilate fut préfet de Judée, il n’y eut de roi ni en Galilée, ni en Judée, ni dans les territoires environnants.

C’est seulement après le renvoi de Ponce Pilate (fin 36 – début 37) que Caligula sortit Agrippa Ier de prison et le nomma roi de Batanée. Les territoires confiés à Agrippa furent frontaliers de la Galilée et se trouvèrent de l’autre côté du Jourdain. Les fils d’Hérode le Grand (Hérode Archélaos, Hérode Antipas et Philippe le Tétrarque) n’obtinrent jamais le titre de roi. L’homélie 28 de Grégoire le Grand fut consacrée à ce miracle. Le Pape compara cette guérison à celle effectuée chez le centurion (Mt 8, 6-7). L’orateur ponctua son discours en précisant que là Jésus ne se déplaça pas. Grégoire le Grand cita le psaume 116, verset 6 : « le Seigneur garde les petits-enfants. » L’humilité doit être de mise à tout moment.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Marc

En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait.

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans, elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré, cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait :

« Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour lui dire : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? »

Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant.

Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher , elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger. ((Mc 5, 21-43)

Jésus guérit le fils de l’officier royal

Jean raconta le retour de Jésus en Galilée et il motiva ce retour en rappelant un proverbe que Jésus avait cité et qui apparut comme une raison contre ce retour en Galilée. Puis il rapporta, comme une conséquence de ce dicton, que Jésus fut bien reçu des Galiléens. Qu’est ce que la patrie de Jésus mentionnée dans ce proverbe ? Plusieurs répondirent : La Galilée. Jésus s’y rendit, parce qu’il sut qu’il n’y obtint pas de succès, mais il chercha soit la lutte (Weiss), soit la retraite (Luthardt, Holtzmann, Schlatter).

Meyer pensa que Jésus, sachant qu’en sa qualité de prophète il ne serait pas dès l’abord honoré dans la Galilée, sa patrie, avait commencé par chercher cet honneur au dehors, à Jérusalem, en Judée. Son calcul ne le trompa pas il fut ensuite bien reçu des Galiléens, parce qu’ils avaient vu ses miracles a Jérusalem. Cette explication, très admissible fut adoptée, avec quelques modifications, par Astié, Reuss, monsieur Godet. D’autres, depuis Origène jusqu’à Baur, Ebrard et Keil, crurent que, dans la pensée de Jean, la patrie de Jésus fut la Judée, où il était né, et que, n’y ayant pas été honoré, il retournait en Galilée.

C’est même sur ce fait qu’un grand nombre d’interprètes se fondirent pour proposer une quatrième explication. Ils entendirent par la Galilée, où Jésus retourna, cette province dans son ensemble à l’exclusion de Nazareth, ou Jésus ne voulut pas aller. Bien que Jésus fût vulgairement appelé Galiléen, nulle part le Nouveau Testament ne lui donne cette province pour patrie, mais constamment Nazareth. Nathanaël répliqua : «De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? Philippe répondit : «Viens, et vois.» (Jn 19, 19)

Jean expliqua l’accueil que reçut Jésus des Galiléens en rappelant qu’ils furent témoins de toutes les choses qu’il fit à Jérusalem pendant la fête, à laquelle ils avaient eux-mêmes assisté. Ils furent frappés de l’autorité qu’il déploya en purifiant le temple, aussi bien que des miracles qu’il opéra. «Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait.» (Jn 2, 23)

Ce furent la des manifestations extérieures qui purent préparer les âmes à la foi, mais qui furent insuffisantes pour la créer en elles. Jésus, encouragé par ce bon accueil, voulut poursuivre son voyage en Galilée, jusqu’à Cana, où son séjour précédent pouvait avoir préparé les esprits à recevoir sa parole. C’est ce que l’évangéliste veut faire sentir en rappelant que c’est là qu’il changea l’eau en vin. (Jn 2, 1) Un officier royal peut désigner tout fonctionnaire, civil ou militaire. Il s’agit ici d’un serviteur d’Hérode Antipas, qui régnait sur la Galilée et auquel on donnait le titre de roi bien qu’il ne portât officiellement que celui de tétrarque.

La confiance de cet homme, qui pourtant ne fut pas encore disciple de Jésus, s’explique, soit par ce miracle de Cana, dont il fut informé, soit par la connaissance qu’il avait eue, lui aussi, de tout ce que Jésus fit à Jérusalem. Mais cette confiance s’explique mieux encore par l’angoisse de son cœur de père. Il pria Jésus de descendre parce que Cana était situé dans la montagne. Tous recherchèrent des miracles, et Jésus voulut qu’ils crussent en lui par sa parole, qui mit la vérité en contact immédiat avec leur âme. Il ne nia pas la valeur de ses miracles pour préparer la foi ; il y fit appel lui-même.

Le père ne se laissa pas rebuter par ce qu’il y eut de sévère dans les paroles de Jésus ; mais, dans son angoisse, il insista, avec émotion et le supplia instamment: «Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive» (Mc 5, 23) Aussi Jésus répondit à sa confiance en lui accordant plus qu’il ne demanda. Sans aller avec lui à l’instant même, il lui annonça la guérison de son fils par cette parole souveraine : «Va, ton, fils vit.» Cette manière d’agir de Jésus constitua une nouvelle épreuve pour la foi naissante de l’officier, puisqu’il dut s’en retourner en n’emportant qu’une parole.

Comme il descendit vers le lac de Tibériade, les serviteurs accoururent pleins de joie au-devant de leur maître, afin de lui apprendre plus tôt la bonne nouvelle. Ils se servirent, pour la lui annoncer, des mêmes termes qu’employa Jésus, et qui signifièrent : Non seulement il n’est pas mort, mais il est guéri. Le père eut la joyeuse certitude de la guérison de son fils, mais il voulut s’assurer si la parole de Jésus à laquelle il avait cru en fut la cause unique ; cette constatation acheva d’affermir sa foi. La septième heure, selon la manière juive de diviser le jour, indique une heure après midi.

Dans ce cas, le père eut le temps de retourner de Cana à Capharnaüm le jour même, la distance étant de six à sept heures de marche et l’angoisse de son cœur devant accélérer sa course. Aussi quand les serviteurs parlèrent de la guérison comme accomplie la veille, ils s’exprimèrent à la manière des Juifs, qui après six heures du soir désignèrent le jour écoulé comme le jour d’hier. Il crut à la parole de Jésus, dont il reconnut la puissance divine, mais il crut en Jésus lui-même, comme Messie et Sauveur. Et toute sa maison, sa famille entière et ses serviteurs, partagèrent sa foi. Le plus grand et plus précieux pour ce père que la guérison de son fils.

 Diacre Michel Houyoux

Complément

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Va, ton fils est vivant

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Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article → Va, ton fils est vivant

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Lundi de la douzième semaine du Temps ordinaire – Année Paire

Posté par diaconos le 24 juin 2024

 Je Crois: Mercredi 29 août : "Je veux que, tout de suite, tu me donnes ...

 

La décapitation de Jean -Baptiste

# Marie de Nazareth, Sainte Vierge, Sainte Marie, Vierge Marie, « Immaculée Conception », Notre Dame, Mère de Jésus, Mère de Dieu (principalement chez les orthodoxes et catholiques, voir consubstantialité), est une femme juive de Judée, et la mère de Jésus de Nazareth. Marie est une figure importante et proéminente au sein du christianisme (notamment dans les dénominations orthodoxe et catholique) ainsi que dans l’islam.

Comme pour son fils Jésus, l’historicité de Marie est difficilement accessible. Une grande partie des traditions concernant Marie se trouve dans la littérature apocryphe, qui développe souvent les élaborations présentes dans les textes canoniques du Nouveau Testament. Dans les Églises catholique et orthodoxe, Marie est l’objet d’un culte particulier, supérieur au simple culte rendu aux saints et aux anges, appelé le culte d’hyperdulie. C’est un des points de divergence important avec le protestantisme et les Églises réformées. Pour les catholiques, le Canon 1186 du Code de droit canonique dispose qu’il s’agit de la vénération de la Bienheureuse Marie, toujours Vierge, établie par le Christ comme Mère de tous les hommes.

Jean Baptiste de son nom de naissance Yohanan, est un personnage majeur du christianisme et de l’Islam. Son existence est attestée par un passage de Flavius Josèphe, il fut un prédicateur juif du temps de Jésus de Nazareth. Jean localisa l’activité du Baptiste sur les rives du Jourdain et à Béthanie. Jésus vécut un temps dans son entourage et y recruta ses premiers disciples. Les Évangiles synoptiques synchronisent le début de l’activité de Jésus avec l’emprisonnement de Jean. L’audience de Jean-Baptiste ne cessa de croître, au point de susciter la réaction d’Hérode Antipas, qui, le voyant rassembler ses partisans, craignit qu’il ne suscita une révolution. Le Baptiste fut mis à mort, parce qu’il critiqua le mariage d’Antipas avec Hérodiade.

Dans le christianisme, Jean le Baptiste est le prophète qui annonça la venue de Jésus de Nazareth. Il le baptisa sur les bords du Jourdain, laissant certains de ses disciples se joindre à lui. Précurseur du Messie, il est présenté dans les synoptiques comme partageant beaucoup de traits avec le prophète Élie.  L’Église le canonisa et lui a consacré deux fêtes : le 24 juin qui commémore sa naissance, fixée six mois avant Noël, et le 29 août qui célèbre la mémoire de sa mort. La religion mandéenne en fait son prophète principal. Il est considéré par l’islam comme un prophète descendant de Îmran

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné. À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.

La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël. (Lc 1, 57-66.80)

Le double accomplissement des promesses

L’idée première du travail de Luc et les circonstances dans lesquelles il l’entreprit, le fondement historique de son récit, la source à laquelle puisèrent ses devanciers et à laquelle il se proposa de puiser lui-même. La méthode qu’il suivit fut de remonter à l’origine, exposer les faits d’une manière complète et suivie. Le but qu’il eut en vue fut de faire reconnaître à Théophile, à qui il dédia son livre, la certitude de l’Évangile et de la vérité chrétienne dans laquelle il fut instruit. Au moment de la circoncision, le huitième jour, les amis de la famille voulurent donner à l’enfant le nom de son père, mais la mère s’y opposa, déclarant qu’il sera appelé Jean. Zacharie consulté par signes indiqua le nom de Jean. À l’instant sa langue se délia, et il bénit Dieu. L’impression produite par cet événement fut profonde dans tout le pays. On se demanda : «Que sera donc ce petit enfant?»

Parlant sous l’inspiration de l’Esprit, Zacharie s’éleva à la contemplation des destinées de la théocratie et rendit grâces pour l’avènement du salut messianique. Il bénit Dieu de ce qu’il visita et racheta son peuple et lui donna dans l’enfant de Marie un puissant Sauveur, accomplissant ainsi les promesses de son alliance et opérant la délivrance de son peuple, qui le servit. Donnant cours alors à ses sentiments de père, Zacharie salua en son enfant le Précurseur, qui apprendra au peuple que le salut consistera dans le pardon des péchés ; puis il revint au Sauveur : il le célébra comme le soleil levant, qui fait resplendir sa lumière sur ceux qui sont assis dans les ténèbres et l’ombre de la mort, afin de les conduire dans le chemin de la paix. L’enfant grandit de corps et d’esprit ; il resta dans la retraite jusqu’au moment d’entrer dans son ministère.

La circoncision eut lieu le huitième jour, on donna son nom au petit enfant. Les parents et voisins se disposèrent à donner au petit enfant le nom de son père. Mais la mère s’y opposa, car elle sut par son mari qu’il dut porter le nom de Jean. Quelques Pères de l’Église virent dans l’action d’Élisabeth une inspiration du Saint-Esprit, attendu que Zacharie, qui fut muet, ne put pas lui dire le nom du petit enfant. Comme s’il ne fut pas évident que Zacharie sut communiquer à sa femme tous les détails de l’apparition de l’ange et lui indiquer le nom de l’enfant de la même manière qu’il le fit dans un instant !

Les tablettes des anciens furent souvent des plaques en bois enduites de cire sur lesquelles on écrivit avec un style ou sorte de poinçon. Zacharie écrivit : «Jean est son nom». Il parla, voilà le fait extraordinaire noté par Luc. Et aussitôt le pieux Israélite donna essor aux sentiments dont il fut rempli, par un chant de louange et d’action de grâce. L’étonnement d’abord éprouvé fit place à la crainte. On fit de ces paroles, le sujet des entretiens, on les conserva pieusement dans son cœur, et on se demanda : «Que sera ce petit enfant ?» Cette attente fut légitime, car la puissance protectrice de l’Esprit de Dieu, dont il fut déjà rempli, fut avec lui.

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Saint Jean-Baptiste

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Idées-Caté : cliquez ici pour lire l’article →La naissance de Jean Baptiste

◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article → Naissance de Jean-Baptiste

Vidéo Bénite Massiéto : cliquez ici  → https://youtu.be/rKrtZn73OaI

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