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Lundi de la dix-huitième semaine du Temps Ordinaire – Année Impaire

Posté par diaconos le 3 août 2025

 

s. La Multiplication des pains et des poissons par Lambert Lombard, (première moitié du XVIe siècle), Maison Snijders&Rockox, Anvers. La multiplication des pains est le nom donné à deux miracles réalisés par Jésus de Nazareth selon les textes des évangiles :     Matthieu, chapitre 14, versets 14 à 21, puis à nouveau 15, 32-38 ;     Marc 6, 34-44, puis à nouveau Marc 8, 1-9 ;     Luc 9, 12-17 ;     Jean 6, 5-14. La première multiplication des pains intervient après la mort de Jean Baptiste sur ordre d'Hérode Antipas pour répondre au désir de sa fille Salomé. La seconde multiplication des pains a lieu ultérieurement qui implique un nombre différent de gens. Matthieu et Marc sont les seuls évangélistes à la relater.

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La Multiplication des pains et des poissons par Lambert Lombard, (première moitié du XVIe siècle), Maison Snijders&Rockox, Anvers.
La multiplication des pains est le nom donné à deux miracles réalisés par Jésus de Nazareth selon les textes des évangiles :
Matthieu, chapitre 14, versets 14 à 21, puis à nouveau 15, 32-38 ;
Marc 6, 34-44, puis à nouveau Marc 8, 1-9 ;
Luc 9, 12-17 ;
Jean 6, 5-14.
La première multiplication des pains intervient après la mort de Jean Baptiste sur ordre d’Hérode Antipas pour répondre au désir de sa fille Salomé. La seconde multiplication des pains a lieu ultérieurement qui implique un nombre différent de gens. Matthieu et Marc sont les seuls évangélistes à la relater.

 Certaines exégèses pensent qu’il s’agit du même événement raconté deux fois. Toutefois, les deux miracles ne se déroulent pas au même endroit, dans un cas il y a cinq mille hommes, dans l’autre cas il y en a quatre mille. Le nombre de corbeilles de pains en surplus est aussi différent. Par la suite, Jésus évoque d’ailleurs les deux « miracles » en les distinguant clairement (Mt 16, 9-11). Pour le docteur de l’Église Jean Chrysostome, Jésus lors de ce miracle se pose bel et bien comme le créateur du ciel et de la Terre. Il incite également par ce geste à prier avant tout repas, et il veut montrer l’importance du partage.

Des théologiens plus modernes diraient que la multiplication des pains est le symbole de la Parole donnée par le Christ, parole qui a nourri les peuples pour des siècles. Pour saint Éphrem, Jésus donna généreusement sans compter lors de ce miracle. Il donna tellement qu’il en resta douze corbeilles. Le saint compare également Jésus à Moïse, Moïse qui avait nourri le peuple libéré de l’esclavage avec la manne tombée du ciel.

Pour Benoît XVI, dans l’Angélus du 31 juillet 2011, ce geste messianique est symbole de partage fraternel, mais aussi symbole du chemin que devront suivre les apôtres à savoir transmettre la Bonne Nouvelle. Dans l’Angélus du 29 juillet 2012, Benoit XVI mit en exergue le fait que cette multiplication est le début de l’Eucharistie qui se perpétue jusqu’à aujourd’hui.

 Selon certaines interprétations théologiques, il préfigurerait la cène, dernier repas de Jésus avec ses disciples, établissant le rite de l’eucharistie dans lequel le pain est réputé incarner le corps de Jésus, donné en sacrifice sur la croix pour sauver les hommes. Pour les historiens, les événements évoqués par les évangélistes avec ces deux relations restent énigmatiques bien que certaines hypothèses fussent émises.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barquepour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied.    En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages pour aller acheter de la nourriture ! »

    Mais Jésus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Alors ils lui disent : « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. » Jésus dit :« Apportez-les moi. » Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule.

    Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.   (Mt 14,13-21)

    La multiplication des pains

La journée était déjà très avancée. Cette sollicitude pour le peuple parut avoir été inspirée aux disciples par la compassion de Jésus. D’après l’apôtre Jean, ce fut Jésus lui-même qui prit l’initiative, et la parole des disciples ne fut que la réponse à sa question. Cet entretien prouva qu’il y avait là un besoin réel, digne de la compassion de Jésus, et qu’il ne fit pas un usage inutile de sa puissance créatrice en multipliant les pains, comme le prétendit la critique négative. Cet ordre étrange, destiné à éprouver la foi des disciples, ils l’exécutèrent réellement.

Avec quelle majestueuse assurance Jésus sut ce qu’il fit de cette insuffisante provision ! il bénit, il prononça la bénédiction, que le père de famille prononçait avant le repas. Luc fit porter la bénédiction sur les pains, qui auraient été consacrés par elle et il dit : « il rendit grâce ». Il y eut donc à la fois pour Jésus envers Dieu le sentiment de la reconnaissance envers Dieu pour ce qu’il avait donné, et le projet d’implorer la bénédiction divine sur ce peu de biens pour les multiplier. Quel exemple et quelle consolation pour le pauvre dont la provision fut insuffisante !

Les disciples accomplirent   l’ordre ; ils donnèrent ce qu’ils reçurent, et ce fut   dans leurs mains que se fit le miracle. Si Jésus avait d’avance multiplié les pains, de manière à en mettre sous leurs yeux une immense provision, cela eût mieux convenu à leur manque de foi, mais Dieu ne procède jamais ainsi dans la dispensation de ses grâces. Il exerce la foi et l’obéissance, tout en donnant abondamment.

Ce fut Jésus qui ordonna aux disciples de recueillir ces morceaux de surplus, afin que rien ne se perde ». Ces paniers étaient de petits sacs de voyage en jonc ou en paille. Chaque disciple en avait un, et le remplit.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec des sites chrétiens

◊ Idées Caté : cliquez ici pour lire l’article → Multiplication des pains. Matthieu 14,13.

◊ Abbaye Notre-Dame de Scourmont  : cliquez ici pour lire l’article → Homélie pour le lundi de la 18ème semaine du Temps Orfdinaire

◊ Prédication de– Béatrice Cléro-Mazire  : cliquez ici  https://youtu.be/S25ZjdJoW9o

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