Le semeur et l’ennemi qui plante la mauvaise herbe.

Posté par diaconos le 8 décembre 2019

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Jésus disait : « À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ? Il est comparable à une graine de moutarde. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches ».

Il dit encore : « À quoi vais-je comparer le règne de Dieu ? Il est comparable à du levain qu’une femme enfouit dans trois  grandes mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé ». (Lc 13,18-21)

Prière
Ta parole, Seigneur, est source de vie. « Vivifie-moi selon ta parole. » (Ps 118, 25)

Demande
Père, Fils et Esprit, vous êtes Roi et Seigneur du royaume des cieux. Que ce mot « royaume » est grand et mystérieux ! Saint-Esprit, guide-nous dans cette méditation sur le royaume de Dieu !

ENSEIGNEMENT

Aujourd’hui, à travers deux paraboles, le texte de l’Évangile mets devant nous deux caractéristiques du Royaume de Dieu: c’est quelque chose qui grandit lentement – comme une graine de moutarde – mais qui devient tellement grande qu’elle sert d’abri aux oiseaux du ciel. Ainsi le disait Tertullien : « Nous sommes d’hier, et déjà nous avons rempli la terre ».

Par cette parabole, Jésus nous exhorte à la patience, au courage et à l’espérance. Ces vertus sont particulièrement nécessaires à toutes les personnes qui se consacrent à la propagation du Royaume des Cieux. Il faut être patient et attendre que le grain semé, avec la grâce de Dieu, avec la collaboration humaine, grandisse en prenant racine en profondeur dans la bonne terre et pousse peu à peu jusqu’à devenir un arbre.

Il faut, tout d’abord, avoir la foi dans la vertu, la fécondité contenue dans la graine du Royaume de Dieu. Cette graine est la Parole, qui est aussi l’Eucharistie, qui est semée en nous par la sainte communion. Notre Seigneur Jésus Christ se comparait lui-même au grain de blé tombé en terre ; s’il meurt, il portera beaucoup de fruit. (Jn 12,24).

Jésus poursuivit en disant que le Royaume des Cieux, est semblable au levain qu’une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. (Lc 13,21). Ici aussi on parle de la capacité de la levure à faire lever toute la pâte.

C’est à ceci qu’on fait allusion dans l’ancien testament quand on parle du reste d’Israël : le reste devra sauver et faire lever tout le peuple. Il est uniquement nécessaire que la levure soit à l’intérieur de la pâte, qu’elle soit parmi le peuple, qu’elle soit comme le sel, capable de préserver de la pourriture mais aussi de bien assaisonner les aliments ( Mt 5, 13). Il faut du temps également pour que la levure puisse faire de l’effet.

Ces paraboles nous encouragent à la patience et à l’espérance certaine, ce sont des paraboles qui font allusion au Royaume de Dieu et à l’Église, et qui s’appliquent également à la croissance de ce même Royaume à l’intérieur de chacun de nous.

Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, ce royaume, tu en es à la tête, mais tu veux le donner à tous les hommes. Et tous ceux qui ne te rejettent pas, tu les rendras juste : « Alors, les justes resplendiront dans le royaume de leur Père. (Mt 13, 42). À toutes les personnes qui croient en toi, tu prépares la douceur et la joie d’une place dans la maison du Père. Que ne cesse notre action de grâces, Seigneur, dans la foi en cette promesse que tu nous as gagnée par ta croix !

Résolution
« Fais-moi comprendre et que je garde ta loi, que je l’observe de tout cœur. Garde-moi au chemin de tes commandements. » (Ps 118, 34-35) Amen

Contact → Marie Landry Bivina

Complément

Le semeur et l’ennemi qui plante la mauvaise herbe. 

Les  disciples demandèrent à Jésus :« Explique nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. »  (Mt 13, 36b) Cette question demeure aussi la nôtre. La question du Mal est la plus grande de toutes pour toute personne qui réfléchit. Pourquoi y a-t-il du Mal dans le monde ? Pourquoi certaines personnes  choisissent de faire le mal ? Répondent au bien par le mal ?

Le mal étant ici défini surtout par la jalousie et la division, les auteurs de scandales, par ceux et par les personnes qui font tomber les autre.  Cet Évangile peut nous choquer : il y a un ennemi et il est actif ; il y a une fournaise et on y pleure. Cette ivraie peut effectivement faire que le bon grain pousse mal ou même ne pousse pas du tout.

Jésus n’impose pas une réponse, il propose  trois paraboles…Le bien et le mal seront mélangés jusqu’à la fin du monde. Dans chaque personne, dans les institutions et même dans l’Église, on trouvera toujours à la fois le bien et le mal. Dans mon cœur et dans  chaque personne que je rencontre ou avec qui  je vis, il y a les deux… du bon et du moins bon. Dieu  Le semeur et l’ennemi qui plante la mauvaise herberespecte les personnes. Il sait que la tentation est souvent plus forte que leurs bonnes intentions et que les gens  ont besoin de temps pour trouver et choisir le bien.

« Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.  Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla.«  (Mt 13,24-25).

Dans ce verset, le champ représente  le monde et il y a deux semeurs : l’un a semé en plein jour et l’autre a semé pendant la nuit.

Sur les pas du semeur (Jésus), son ennemi (le démon) s’est glissé de nuit pour répandre l’ivraie.

La mauvaise herbe (l’ivraie), c’est l’oubli de Dieu, de l’Amour, au fil des jours.

Le démon ne se montre pas, il agit par le désespoir, par le doute du soir. C’est comme cela qu’il procède.   Jésus nous suggère que le mal, en nous et dans les autres n’est pas notre vrai visage, qu’il se glisse, à notre insu, pendant des moments d’inconscience ou d’inattention.

C’est la manière ordinaire du démon de mêler le mensonge avec la vérité, afin que sous le masque de la vraisemblance, l’erreur passe pour la vérité même, et qu’elle trompe les personnes faciles à séduire.

C’est pour ce motif que  Jésus ne marque pas dans cette semence de l’ennemi, d’autre mauvais grain que l’ivraie qui est fort semblable au froment. Jésus nous apprend comment le démon s’y prend pour surprendre les âmes. Oui, l’ivraie fait partie du champ de blé et du champ de nos cœurs. Il faut apprendre à vivre avec elle, en nous et autour de nous, et ne pas perdre cœur.

Car la graine minuscule deviendra arbre (deuxième parabole), et la pincée de levure gonflera la pâte du monde (troisième parabole).

« Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi.  Les serviteurs du maître vinrent lui dire : ‘Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?’   Il leur dit : ‘C’est un ennemi qui a fait cela.’ Les serviteurs lui disent :’Alors, veux-tu que nous allions l’enlever ?’  

Il répondit :  » Non, de peur qu’en enlevant l’ivraie, vous n’arrachiez le blé en même temps.   » (Mt 13, 26-29) Dans ces versets, les paroles de Jésus nous invitent  à la patience, et à l’espérance. Nous voulons  toujours récolter tout et  tout de suite.

Avant de le faire, nous voulons enlever les mauvaises herbes. Mais Jésus  nous dit : « Attendez. Ne coupez pas tout de suite les mauvaises herbes ; on ne sait pas : on peut très bien confondre le bon grain avec les mauvaises herbes. »

Jésus met en garde contre la précipitation des gens qui voudraient s’y attaquer. Il accepte dans son Église le mélange des bons et des mauvais. Il va jusqu’à provoquer le scandale en donnant ses préférences aux pécheurs. Il est, lui, pour la méthode des petits pas. Il est patient et prudent. Il aime le cœur de chaque personne où le bon grain et l’ivraie se livrent à une lutte sans merci.

Au cœur du monde en proie à ses luttes et à ses déchirements, le Fils de Dieu a été enfoui, broyé comme le grain. Dieu sait le contraste entre la petitesse de ce grain enfoui et l’ampleur de la moisson finale. Il a hâte de voir le Royaume parvenu à sa pleine maturité. Mais sa délicatesse à l’égard du monde fragilisé par le péché le rend radicalement patient : « Tandis que toi, Seigneur, qui disposes de la force, tu juges avec indulgence,tu nous gouvernes avec beaucoup de ménagement » (Sg 12, 18)

Mais au temps de la moisson, Jésus dira aux moissonneurs : « Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en botte pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier. » (Mt 13, 30b) Nous voilà bien avertis : nous ne verrons qu’à la fin, à la moisson (au jour du jugement), les fruits réels de ce que nous aurons essayé de faire dans le champ du Père.

Oui il y a un juge et il y aura un jugement ; il y a une échéance et il y aura une récompense. De cela Jésus ne doute pas.

En résumé  Dans la parabole de l’ivraie, Jésus nous invite à un optimisme réaliste envers nous-mêmes et les autres. Avec patience, il nous transforme, avec lui l’ivraie peur devenir du bon grain. Amen

lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

Liens externes

◊  Billet de Théo :cliquez ici pour lire l’article → Parabole de la mauvaise herbe (ou ivraie) et du blé

◊ Entretiens chrétiens  :cliquez ici pour lire l’article → La parabole de l’ivraie – Mt 13(24-30)

♦  Le bon combat   :cliquez ici pour lire l’article →  Une nouvelle secte sur les réseaux sociaux

Entre semailles et moisson

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Premier dimanche de l’Avent de l’année A

Posté par diaconos le 1 décembre 2019

 Soyons prêts !

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«L’avènement du Fils de l’homme ressemblera à ce qui s’est passé à l’époque de Noé. A cette époque, avant le déluge, on mangeait, on buvait, on se mariait, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche.

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Les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’au déluge qui les a tous engloutis : tel sera aussi l’avènement du Fils de l’homme. Deux hommes seront aux champs: l’un est pris, l’autre laissé.
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Deux femmes seront au moulin: l’une est prise, l’autre laissée.»Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra.
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Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
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Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra.   (Mt 24,37-44)

Prions : Seigneur, je crois que tu es mon sauveur. Tu es mon espérance. Je veux t’aimer. Ouvre mon cœur à ton amour.

Homélie

Aujourd’hui comme à l’époque de Noé, les gens mangent, boivent, se marient et même pire l’homme s’unit à un homme et la femme à une femme (Mt 24,37-38). Mais il y a aussi, comme au temps du patriarche Noé, des saints dans la même entreprise et le même bureau que les autres. On prendra l’un et on laissera l’autre car le Juge Juste viendra.

« Nous devons veiller,  car seul celui qui est éveillé ne sera pas pris par surprise » (Benoît XVI). Nous devons nous préparer avec un amour flamboyant dans le cœur, comme la torche des vierges prudentes. Il s’agit précisément de cela: le moment viendra où on entendra : « Voilà l’époux ! »  (Mt 25,6), Jésus Christ!

Son arrivée est toujours source de joie pour celui qui a une torche allumée dans le cœur. Sa venue est comme celle d’un père de famille qui vit dans un pays lointain et qui écrit aux siens: Quand vous vous y attendrez le moins, je viendrai. A partir de ce jour, tout est joie dans le foyer : Papa vient ! Notre modèle, les Saints, ont ainsi vécu « dans l’attente du Seigneur ».

L’Avent sert à attendre dans la paix et l’amour la venue du Seigneur. Cela n’a rien à voir avec le désespoir et l’impatience qui caractérise l’homme de notre époque. Saint Augustin donne une bonne recette pour attendre : «Tu mourras comme tu as vécu». Si nous attendons avec amour, Dieu comblera notre cœur et notre espoir.

Veillez car vous ne savez pas quel jour viendra le Seigneur (Mt 24, 42). Une maison propre, un cœur pur, des pensées et une affection à l’image de Jésus. Benoît XVI expliqua : «Veiller signifie suivre le Seigneur, choisir ce que le Christ a choisi, aimer ce qu’Il a aimé, avoir une vie conforme à la sienne». Alors le Fils de l’homme viendra… et le Père nous accueillera dans ses bras parce que nous ressemblons à son Fils.

Seigneur, garde-moi près de toi. Apprends-moi à mieux te connaître et à mieux t’aimer. Que rien ne me sépare de toi. Essayons de voir s’il y a des moments dans notre vie où nous laissons de côté notre amour pour Dieu. Amen

+Père Marie Landry c+MPS

Contact → Marie Landry Bivina

Compléments

◊  Préparation à la fête de Noël : cliquez ici pour lire l’article → Le temps de l’Avent ouvre le chemin vers la crèche

◊ Lectures de la messe et compléments ; cliquez ici pour lire l’article →   Premier dimanche de l’Avent, année A

Veillez et priez afin de ne pas tomber en tentation

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Dieu est amour et miséricorde

Posté par diaconos le 30 novembre 2019

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«Je vous le déclare : Celui qui se sera prononcé pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m’aura renié en face des hommes sera renié en face des anges de Dieu. Et celui qui dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné ; mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné.

« Quand on vous traduira devant les synagogues, les puissances et les autorités, ne vous tourmentez pas pour savoir comment vous défendre ou comment parler. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu’il faudra dire ». Celui qui se sera prononcé pour moi, le Fils de l’homme se prononcera aussi pour lui.  (Lc 12,8-12)

Prière
Jésus, je t’ouvre mon cœur, fais de moi ce qu’il te plaira, quoi que tu fasses je désire te remercier, je suis prêt à tout car ton bâton me guide et me conduit.

Demande
Jésus, donne-moi un cœur docile à l’écoute de ta volonté ainsi qu’un cœur humble et généreux pour répondre à ton appel.

Homélie

Aujourd’hui, le Seigneur Jésus ravive notre foi et notre espérance en Lui. Il nous prévient que nous paraîtrons devant le corps céleste pour être évalué. Et celui qui a prononcé en faveur de Jésus en se donnant pour sa mission, «le Fils de l’homme se prononcera aussi pour lui» (Lc 12,8). Cette confession publique se fait en paroles, en actes et par la vie.

Cette interpellation à la confession est encore nécessaire et urgente pour notre temps où certaines gens ne veulent pas écouter la voix de Dieu ni suivre son chemin de vie. La confession de notre foi aura une forte suite. Pourtant, nous ne confessons pas notre foi par peur du châtiment qui sera plus sévère pour les apostats et la récompense plus abondante pour les fidèles.

Mais, c’est nécessaire et urgent pour la vie et le monde, et Dieu même nous y appelle comme le dit Saint Jean Chrysostome: «Dieu ne se contente donc pas de la foi intérieure, il en demande la confession extérieure et publique, et nous excite ainsi à une plus grande confiance et à un plus grand amour».

Cette confession est soutenue par la force et l’assurance de son Esprit qui est à l’œuvre en nous et qui nous défend. La prononciation de Jésus devant ses anges est vitale car elle nous permettra de Le voir face à face, de vivre avec Lui et être inondé de sa lumière. Alors que le contraire n’est que «souffrir et perdre la vie, être privé de la lumière et dépouillé de tous les biens».

Demandons la grâce d’éviter tout reniement par la crainte du supplice ou par notre ignorance ; par les hérésies, par la foi stérile et par manque de responsabilités; ou parce que nous voulons éviter le martyre. Soyons forts ; l’Esprit Saint est avec nous ! Et «avec l’Esprit Saint il y a toujours Marie  et elle a ainsi rendu possible l’explosion missionnaire advenue à la Pentecôte» (Pape François)

«Ne vous inquiétez pas ! Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire.»

Jésus nous invite à nous abandonner comme Marie, à lui faire confiance. Si nous nous laissons faire par Jésus, si nous lui donnons de la place dans notre vie, alors il nous assistera par le don de son Esprit Saint. Jésus et l’Esprit Saint nous sont offerts pour répondre à l’appel de Dieu et être témoins de son amour à la suite des saints.

Le mystère de l’amour infini de Dieu nous est dévoilé dans le saint sacrifice de la messe : «C’est mon corps livré pour vous» afin que nous ayons la même vie que lui ; «C’est mon sang versé pour vous» pour que nous ayons le même amour que lui. Jésus offre ce don à chacun d’entre nous d’une manière unique. Amen

Contact  + Père Marie Landry Bivina

Compléments

Dieu est Amour et Miséricorde

«Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu.»  : apprenons à vivre dans la lumière, la force et la joie qui viennent de Dieu. Laissons nous aimer sans mesure et gratuitement par  Dieu qui est Amour et Miséricorde.

Les anges aussi sont des témoins, comme cela paraît dans l’annonce du Christ sur son retour pour le jugement dernier ( Mt 25, 31). Membres de l’Église par la communion des saints, nos anges, surtout ceux qui sont préposés à notre garde, sont témoins de nos pensées et du dialogue que l’Esprit Saint entretient avec nous. Est-ce que j’hésite encore ? Est-ce que, au contraire, je me laisse guider par leur ministère pour m’unir plus à Dieu ?

Jésus est toujours à l’œuvre et nous en témoignons par nos paroles. C’est dans notre faiblesse que se déploie la puissance de Dieu. L’Esprit Saint agit dans notre faiblesse et dans notre misère, c’est là un grand mystère d’espérance. Les puissances du monde et de l’enfer peuvent se déchaîner, elles sont impuissantes face au souffle d’amour du cœur de Dieu.

Soyons ferme dans la foi, les yeux fixés sur Jésus : son pouvoir agira en nous. Demandons à Dieu l’ardeur qui habitait son cœur quand Thérèse se mit en route avec la puissance de l’Esprit Saint bravant tous les obstacles.

«Celui qui dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné»  ; mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. »  Lc 12, 10) Le blasphème contre l’Esprit Saint peut être le refus d’entendre la Parole que Jésus nous donne pour comprendre la vérité de notre vie.

Jésus nous met en garde contre l’ingratitude que nous pouvons avoir envers le Don gratuit de Dieu. Il le fait pour nous libérer. La puissance d’amour qui habitait le cœur de sainte Thérèse était nourrie par sa vie de foi. Dieu brûle d’un désir extrême de s’unir à nous mais il faut que nous prenions soin de nous unir à Dieu.

Pour rendre témoignage à son Amour, Dieu nous donne son Esprit Saint comme Esprit Consolateur et Maître de la Vérité tout entière. Accueillons le  et laissons nous aimer par l’Esprit-Saint. N’ayons pas peur d’annoncer Jésus dans notre vie, même si ce n’est pas toujours facile dans notre milieu de vie, dans notre travail, et dans nos familles.

«Quand on vous traduira devant les synagogues, les puissances et les autorités, ne vous tourmentez pas pour savoir comment vous défendre ou comment parler. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu’il faudra dire.» (Lc 12, 11)  Thérèse fut combattue par sa famille, par les gouvernants de ce temps, cependant elle tint bon.

Ne nous laissons pas arrêter par nos fragilités ; mais, utilisons les comme un tremplin pour atteindre le cœur de Dieu plein de tendresse. Cette Bonne Nouvelle de la gloire de Dieu dans notre vie est un grand bonheur que nous ne pouvons pas garder juste pour nous. Il nous faut sans cesse revenir à la source et prendre du temps pour contempler les merveilles que Dieu fait dans nos vies.

Thérèse d’Avila, inlassablement, voyagea avec des moyens de transport qui furent éprouvants, qui la fit beaucoup souffrir. Ainsi elle traversa son pays avec de jeunes religieuses pour fonder ses monastères. Quand elle trouvait un abri dans l’auberge du pays, elle y passait la nuit dans les veilles.

Sa vie fut un pèlerinage. Chaque fois  qu’elle acquit une maison dans un endroit propice, aussitôt elle y exposa le Saint Sacrement. Les sœurs purent alors adorer leur Seigneur. La puissance de Dieu agissait en elles comme elle agit toujours dans l’Église malgré et au travers de notre grande faiblesse.

À plusieurs reprises, Jésus affirma que l’Esprit Saint nous transformera en son image et nous rendra capables de porter l’œuvre du Père pour la mener à son achèvement. «Il vous conduira dans la vérité tout entière» (Jn 16, 13). Par le fait même d’y croire et de s’exercer à lui faire confiance, l’Esprit Saint devient acteur dans notre témoignage, lui donne sa vraie saveur, sa couleur, son relief et contraste.

Michel Houyoux, diacre permanent

◊ Une grande religieuse catholique espagnole au 16ème siècle→ Sainte Thérèse d’Avila (15 mars 1515-4 octobre 1582)

Liens externes

◊ Enseignement ; cliquez ici pour lire l’article → Définitions de la  miséricorde selon la Bible

◊ Cliquez ici →   Dieu est amour et miséricorde ! j’en suis témoin

Amour et Miséricorde : le Nom de Dieu au fondement de tout

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Cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes

Posté par diaconos le 29 novembre 2019

L’image contient peut-être : 1 personne, barbe «Malheureux êtes-vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués.
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Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux, ils ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.
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C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, ils tueront les uns et en persécuteront d’autres.
x
Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la création du monde, depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui a péri entre l’autel et le sanctuaire.
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Oui, je vous le déclare: cette génération devra en rendre compte. Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui essayaient d’entrer, vous les en avez empêchés».
x

Après que Jésus fut parti de là, les scribes et les pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement, et ils le harcelaient de questions ; ils étaient à l’affût pour s’emparer d’une de ses paroles. «Malheureux êtes-vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués» (Lc 11,47-54)

ENSEIGNEMENT

Aujourd’hui, l évangile nous présente le sens, l’acceptation et le comportement envers les prophètes: «Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, ils tueront les uns et en persécuteront d’autres» (Lc 11,49). Les prophètes sont des personnes de n’importe quelle condition sociale ou religieuse, qui ont reçu un message céleste et qui se sont imprégnés de ce message et impulsés par l’Esprit ils l’expriment par des signes ou des paroles adaptées à leur époque.

C’est un message transmis par des discours, jamais très flatteurs, ou des actions qui sont presque toujours très difficiles à accepter. L’une de caractéristiques de la prophétie est qu’elle met mal à l’aise. Le don est une incommodité pour celui qui le reçoit, car cela brûle intérieurement et met ses proches mal à l’aise, malaise qui, de nos jours grâce à internet, s’étend à une population beaucoup plus étendue.

Les contemporains du prophète ont tendance à le condamner au silence, le calomnier et le discréditer jusqu’à ce qu’il meure. Une fois mort, lorsqu’il ne dérange plus, c’est alors le moment de lui édifier un grand monument pour sa tombe et d’organiser des cérémonies en son honneur. Nous ne manquons pas de prophètes de nos jours. Mère Térésa, Jean XXII, Monseigneur Romero… nous rappelons-nous de ce pourquoi ils se battaient et ce qu’ils demandaient? Est-ce que nous mettons en pratique ce qu’ils nous ont enseigné? Notre génération devra rendre des comptes sur le trou dans la couche d’ozone, sur le gaspillage d’eau et la sécheresse causée, mais aussi sur l’exclusion à laquelle nous avons réduit nos prophètes.

Il y a encore des personnes qui se réservent le « droit de savoir tout en exclusivité », qui partagent —dans le meilleur des cas— avec les leurs, uniquement avec ceux qui leur permettent de continuer à croire à leurs succès et célébrité. Des personnes qui ferment la porte à tous ceux qui tentent de rentrer dans leur milieu, au cas où leurs connaissances seraient égales ou supérieures à la leur et qu’ils les devancent: «Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui essayaient d’entrer, vous les en avez empêchés» (Lc 11,52).

De nos jours, comme à l’époque de Jésus, certains analysent les phrases et textes de ceux qui par leurs paroles dérangent dans le seul but de les discréditer: est-ce que nous agissons de la sorte? «Il n’y a rien de plus dangereux que de juger les choses de Dieu avec des discours humains» (Saint Jean Chrysostome)
+ père Marie Landry

Contact  Marie Landry Bivina

Compléments

Scribes, pharisiens, docteurs de la Loi possédaient un pouvoir immense dans la société juive contemporaine de Jésus.  Jésus osa, avec une indépendance absolue, les contrer, s’opposer à eux et leur reprocher leur manière de faire…

“Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Qui purifiez le dehors de la coupe et du plat et dont le contenu provient de la rapine ou de l’intempérance. Pharisiens aveugles ! Purifie le dedans de la coupe et du plat, afin que son extérieur aussi devienne pur”

Jésus perçut très bien que les personnes qui détinrent un pouvoir devinrent facilement homicides pour le conserver : « Voilà pourquoi la Sagesse de Dieu, elle aussi, a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres. Et ils en tueront et persécuteront”

Jésus constata que le pouvoir, sous de multiples formes, fermait aux personnes l’accès du Royaume des Cieux de peur de perdre son autorité sur le royaume de la terre. “Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes le Royaume des Cieux ; car vous-mêmes n’entrez pas, et vous ne laissez pas entrer ceux qui le voudraient”

Jésus nous engage à ne rien craindre du pouvoir et à toujours témoigner d’une liberté d’esprit absolue, même au risque de la mort. Nous nous figurons souvent cette recommandation dans l’abstrait, et pourtant, sous des régimes politiques très durs, dits de droite ou de gauche, tant de chrétiens réalisent ce témoignage dans leur sang ou dans la privation de leur liberté.

“Or, Je vous le dis à vous, mes amis : ne craignez pas ceux qui tuent le corps et après cela ne sauraient rien faire de plus. Mais je vous montrerai qui vous devez craindre ;  craignez celui qui, après avoir tué, a la puissance de jeter dans la Géhenne. Oui, vous dis-Je, craignez celui-là” (Lc 12, 4)

S’adressant aux docteurs de la Loi, Jésus les avertit : «Quel malheur pour vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.».

Cet avertissement nous concerne aussi. Par notre baptême, nous sommes tous appelés à connaître cette Loi de Dieu et à la transmettre. Le risque est de se limiter à transmettre des autorisations, des interdits, voire de fulminer des condamnations ou d’attribuer des satisfecit. le docteur de la Loi, ne fut plus fidèle à celle-ci. Au lieu de servir la Loi de Dieu, il s’en servit.

Les prophètes reçurent de Dieu la mission de transmettre sa Parole, d’être les interprètes de ses volontés. Le prophète nous conduit à connaître le cœur de Dieu et le docteur de la Loi devrait nous aider à répondre concrètement, dans nos actes, nos paroles, notre vie, à ce cœur de Dieu : connaître l’Amour de Dieu, pour y répondre dans l’amour.

Sans une morale, sans les œuvres, la foi risque de n’être qu’une illusion, des velléités, sans fondement et sans objet. Nous pourrions toujours être tentés de nous contenter de quelques obligations ou interdits, et de nous justifier nous-mêmes, et ainsi de nous fabriquer une religion à notre mesure.

Laissons la Parole de Dieu faire irruption dans nos vies pour leur donner une lumière nouvelle, une impulsion renouvelée. Acceptons que  cette Parole de Dieu fasse irruption dans notre vie. Puisse-t-elle nous donner une impulsion nouvelle pour affronter nos journées. Il y a un enjeu vital à laisser Dieu toucher notre cœur par sa Parole, à ne pas nous laisser enterrer dans nos habitudes. Amen

Diacre Michel Houyoux

Liens externes

◊  Catholiques.Org : cliquez ici pour lire l’article →  Les prophètes, un don de Dieu

◊ À méditer  : cliquez ici pour lire l’article → Il y a urgence !

Amour / La Foi prise au Mot

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