Quatrième dimanche de l’Avent, année C

Posté par diaconos le 15 décembre 2018

Références bibliques → AELF — Messe — 23 décembre 20

Dans quelques jours ce sera Noël. Mais déjà bénissons Dieu pour son amour qui agit avec puissance dans nos vies et dans la vie du monde. Avec Marie et Élisabeth, entrons dans la joie de Dieu qui vient nous sauver. Si nous sommes infidèles, notre Dieu est fidèle.

RENOUVELER

En ce 4ème et dernier Dimanche de l’Avent, l'Église nous invite à entrer dans la grande semaine précédant la naissance virginale et dans le temps du Seigneur-Jésus. L'Épouse Mystique, comme une fiancée toute parée pour son Époux, compte maintenant avec impatience les heures d'attente pour pouvoir embrasser avec joie le Désiré des nations qui a été porté pendant 9 mois dans le sein très pur de la Vierge Marie,

En ce quatrième et dernier Dimanche de l’Avent, l’Église nous invite à entrer dans la grande semaine précédant la naissance virginale et dans le temps du Seigneur-Jésus. L’Épouse Mystique, comme une fiancée toute parée pour son Époux, compte maintenant avec impatience les heures d’attente pour pouvoir embrasser avec joie le Désiré des nations qui a été porté pendant 9 mois dans le sein très pur de la Vierge Marie,

Le renouvellement peut prendre plusieurs formes : un renouvellement personnel, un renouvellement de l’Église ou un  renouvellement de la société. Et ça fait parfois peur. C’est vrai, oser changer ses habitudes,c’est prendre des risques. Mais c’est surtout une sacrée bonne nouvelle ! Non, ce monde n’est pas condamné à aller mal. Oui, il peut changer. Et oui, nous pouvons y faire quelque chose.

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Nous voici à la dernière étape avant Noël. Occasion de renouveler notre regard sur le monde, sur nos rencontres, sur la fête qui arrive et le pari de la foi en ce monde. L’Évangile se centre sur la rencontre de deux femmes : Élisabeth, déjà âgée, qui en est au sixième mois de grossesse, et sa jeune parente, Marie, porteuse de Jésus, qui va visiter sa cousine. Non seulement elle vient lui apporter une aide utile pour une femme âgée enceinte, mais elle vient aussi pour partager la joie d’attendre une vie, celle de Jésus.
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Et Élisabeth a conscience du cadeau puisque, inspirée par l’Esprit, elle proclame son admiration envers sa jeune cousine : « Tu es bénie entre toutes les femmes… Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » C’est l’ancienne qui admire la jeunesse, se réjouit pour l’Avenir et la réalisation de la promesse. Et nous, quel regard  portons-nous sur les jeunes ?
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Sommes-nous capables d’admiration et de confiance pour les jeunes générations ? La routine, la force des habitudes… Autant de périls qui parfois nous rendent passifs, quand ils ne nous font pas carrément perdre de vue l’essentiel. Dans ce cas-là, il est utile de rester éveillés, afin de garder la capacité de rebondir, de se renouveler, d’admirer comme Élisabeth.
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Nous percevons la vocation toute particulière de Marie : porter le Christ pour le donner au monde.Et nous, de quoi sommes-nous porteurs ? De vie, de mort, de repli sur soi ou de créativité, d’ouverture… ? En matière de droits humains, nous assistons à un affadissement progressif, qui doit beaucoup aux nouveaux « dieux » de notre société : le business, l’économie dérégulée, le mythe de la croissance, du ruissellement des richesses des plus riches vers les pauvres.
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Ce qui semblait acquis doit être revitalisé : sur le plan individuel, par notre rapport à la consommation, à la protection de notre planète, à l’usage des réseaux sociaux et à l’internet… sur le plan collectif, par l’engagement dans des mobilisations et initiatives citoyennes en faveur des droits humains.
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Marie croit, elle place une confiance éperdue en Dieu. Même quand, enceinte et sur le point d’accoucher, elle va bientôt partir avec Joseph à l’aventure pour se faire recenser à Bethléem. Les droits humains ont eu septante ans ce mois-ci. Ils restent un idéal à réaliser. Puissions-nous y participer en exerçant toute notre créativité, et célébrer Noël comme un appel au renouveau de la bienveillance, de la solidarité et de l’accueil, au sein de nos communautés, de nos familles, de nos rencontres et de notre rapport au monde.

J’atteste qu’il n’y a d’être humain que celui dont le cœur tremble d’amour pour tous ses frères en humanité. Celui qui désire ardemment plus pour eux que pour lui-même liberté, paix, dignité Celui qui considère que la Vie est encore plus sacrée que ses croyances et ses divinités.

J’atteste qu’il n’y a d’être humain que celui qui combat sans relâche la haine en lui et autour de lui. Celui qui, dès qu’il ouvre les yeux le matin, se pose la question : »Que vais-je faire aujourd’hui pour ne pas perdre ma qualité et ma fierté d’être homme ?

 

Abdellatif LAÂBI, poète marocain le 10 janvier 2015

INTENTIONS DE PRIÈRE

  • Pour que nous soyons de celles et de ceux qui s’indignent et réagissent devant les traitements injustes ou dégradants dont sont victimes trop d’hommes, de femmes et d’enfants, prions le Seigneur.
  • Pour que les responsables des institutions abandonnent les pratiques discriminatoires et consentent à apporter les changements nécessaires pour que les droits fondamentaux, notamment ceux des plus vulnérables, soient respectés, prions le Seigneur.
  • Pour qu’à la veille de Noël, nos communautés chrétiennes soient accueillantes à l’égard de ceux et celles que la société a tendance à mettre de côté, prions le Seigneur.

Comprendre que dans notre malheur, nous ne sommes pas seules. Ça redonne confiance en soi, ça nous fait grandir. J’ai pris conscience que je suis une personne parmi d’autres et que j’ai ma place dans le cœur des gens. Kathleen, Le 26 – Maison d’accueil pour femmes en difficultés sociales, Charleroi (Belgique)

Compléments

◊ Heureuse celle qui a crut : cliquez ici pour lire → Quatrième dimanche de l’Avent, année C

◊ Homélie : cliquez ici → Dieu vient nous visiter ! … (Lc 1, 39-45)

◊ Célébration animée par des laîcs en abscence de prêtre →  A.D.A.L. pour le quatrième dimanche de l’Avent, année C

Liens externes

◊ L’Eucharistie : cliquez ici pour lire l’article → Paroles de Jésus  : « Ceci est mon corps, prenez et mangez »

Prenez et mangez

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Jésus pleura quand il fut arrivé près de Jérusalem

Posté par diaconos le 14 décembre 2018

Message envoyé sur ma page Facebook par le Père Marie Landry Bivina

pleurer en silence, avoir les larmes qui coulent sans qu’un seul son ne sorte, est plutôt la manifestation d’une tristesse profonde et sincère.

Jésus pleura en silence, ; il eut les larmes qui coulèrent sur ses joues, sans qu’un seul son ne sorte. Cela fut la manifestation d’une tristesse profonde et sincère.

 Quand Jésus fut près de Jérusalem, en voyant la ville, il pleura sur elle ; il disait : « Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui peut te donner la paix ! Mais hélas, cela est resté caché à tes yeux. Oui, il arrivera pour toi des jours où tes ennemis viendront mettre le siège devant toi, t’encercleront et te presseront de tous côtés ; ils te jetteront à terre, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui peut te donner la paix ! » (Lc 19,41-44)

ENSEIGNEMENT

Aujourd’hui, l’image que nous offre l’Évangile est celle de en pleurs (Lc 19,41) sur le sort de la cité élue qui n’a pas reconnu la présence de son Sauveur. La connaissance de l’actualité nous permet d’appliquer facilement cette lamentation à la ville qui est tout à la fois sainte et source de divisions.

Mais, au-delà, nous pouvons identifier Jérusalem avec le peuple élu : l’Église et, par extension, le monde dans lequel elle doit accomplir sa mission. Nous découvrirons alors une société qui, même si elle a atteint des sommets dans le domaine de la technologie et de la science, gémit et pleure, car elle vit entourée de l’égoïsme de ses membres, car elle a bâti autour d’elle les murs de la violence et du désordre moral, car elle foule aux pieds ses enfants, les traînant dans les chaînes d’un individualisme déshumanisant. Ce que nous découvrirons, c’est un peuple qui n’a pas su reconnaître Dieu qui le visitait ( Lc 19,44).

De fait, Jésus est présent dans son Église, spécialement à travers les plus nécessiteux. Nous devons remarquer cette présence pour comprendre la tendresse du Christ envers nous : son amour est si élevé, nous dit saint Ambroise, qu’Il s’est fait petit et humble pour que nous devenions grands ; Il s’est laissé attaché par des langes comme un bébé, pour nous libérer des liens du péché; Il s’est laissé clouer sur la croix pour que nous soyons comptés parmi les étoiles du ciel… Aussi devons-nous rendre grâce à Dieu et découvrir la présence parmi nous de Celui qui nous visite et nous rachète.

Nous, chrétiens, ne pouvons cependant demeurer dans cette pure lamentation. Nous ne pouvons être des prophètes de malheur, mais des hommes d’espérance. Nous connaissons la fin de l’histoire, nous savons que le Christ a fait tomber les murs, qu’Il a brisé les chaînes : les larmes qu’Il répand dans cet Évangile préfigurent le sang par lequel Il nous a sauvé.

Contact → Père Marie Landry Bivina

  Image associéeMerci au Père Marie Landry Bivina pour son envoi

Complément

 Les disciples éclatèrent en joyeuses acclamations, tandis que Jésus pleurait ! Les paroles qu’il prononça nous indiquent la cause de ses larmes. Mais ces larmes mêmes nous révèlent, mieux encore que ses paroles, à la fois la tendre compassion de Jésus, son amour pour son peuple dont il prévoyait la ruine, et la certitude des jugements de Dieu que ce peuple attirera sur lui par son endurcissement. Plus tard, au sein même de Jérusalem, Jésus éprouva encore cette profonde et douloureuse émotion. (Mt 23,37)

Si toi aussi, tu avais connu… Cette exclamation est une phrase inachevée ; l’émotion empêcha Jésus de la finir. Chacun des mots qu’il y accumula a sa signification profonde : « Si tu avais connu !  » C’est donc par ignorance que le peuple juif  rejettera son Sauveur et comblera par sa mise à mort la mesure de ses péchés (1Co 2, 8) ; cette ignorance fut volontaire : « Vous ne l’avez pas voulu ! » (Mt 23, 37)

Toi aussi, comme mes disciples, ces âmes droites et simples qui se sont ouvertes à la foi. Au moins dans ce jour qui est à toi,  ce jour où Jésus entra à Jérusalem pour offrir une dernière occasion au peuple et à ses chefs de venir se jeter, repentant à ses pieds. Jésus appela (verset 44) ce jour « le temps de ta visitation. »

Il y a dans le développement des peuples comme des individus des moments qui, mis à profit ou négligés, déterminent leur destinée pour longtemps, peut-être pour toujours ; ce sont des temps de crise, de décision pour le bien ou pour le mal.

« La présence de Jésus provoqua une lutte entre un petit nombre de personnes bien disposées et la masse corrompue du peuple. Tandis que celles-là s’ouvrirent à son influence et trouvèrent en lui la lumière et la vie, celle-ci n’en reçut que l’anéantissement de ses vaines espérances et de ses visées égoïstes. » 0lshausen.

Les choses qui regardent ta paix sont importante, ce sont la vérité, le pardon, le salut que Jésus offre à tous. Accueillons Jésus avec foi, nous trouveront alors en lui la paix et la prospérité.

« Car des jours viendront sur toi, où tes ennemis t’environneront d’un retranchement et t’enfermeront et te serreront de toutes parts » Ici encore, la phrase est suspendue par l’émotion. Puis les divers traits de la prédiction se succédèrent, liés les uns aux autres par le mot et cinq fois répété.

Un retranchement, autour d’une ville assiégée, était une sorte de rempart en palissade, élevé par l’ennemi, afin de réduire la ville par la famine. L’historien Josèphe raconte que les Romains élevèrent un tel retranchement autour de Jérusalem, d’abord en bois puis en pierre, quand le premier eut été brûlé par les Juifs.

« Ils te jetteront à terre, toi et tes enfants qui sont chez toi »  C’est à dire : tous les habitants de Jérusalem ; il ne s’agit pas des enfants par opposition aux adultes. La cause de ces malheurs fut clairement indiquée par Jésus à la fin de sa prédiction. ‘Ils te raseront au niveau du sol, de sorte qu’il ne restera pierre sur pierre.«   Toute cette prophétie fut accomplie à la lettre, au milieu de calamités inouïes, quarante ans après, lors de la destruction de Jérusalem par les Romains.

croix-diaconale2 Amour infini de Dieu dans Temps de l'Avent Michel Houyoux, diacre permanent

Liens externes

◊ Top Chrétien : cliquez ici pour lire l’article → Jésus pleura

◊ Info chrétienne :  cliquez ici pour lire l’article →  Trois leçons précieuses à tirer du plus court verset de la Bible

Jésus-Christ pleure sur la France! (Puissante prophétie)

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La sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu’elle fait. (M 11,15-19)

Posté par diaconos le 14 décembre 2018

Envoyé sur ma page Facebook par le Père Marie Landry Bivina

Que celui qui a des oreilles, entende ! Appel à donner une sérieuse attention à cette importante instruction au sujet de Jean-Baptiste

Que celui qui a des oreilles, entende ! Soyons attentif à cette importante instruction au sujet de Jean-Baptiste.

À qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d’autres : ‘Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine’.  Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas, il ne boit pas, et l’on dit : ‘C’est un possédé !’. Le Fils de l’homme est venu: il mange et il boit, et l’on dit : ‘C’est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs’. Mais la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu’elle fait ». (Mt 11,13-19)

                                                       ENSEIGNEMENT

Aujourd’hui nous devrions être émus par le soupir du Seigneur : « À qui vais-je comparer cette génération ? » (Mt 11,16). Jésus est abasourdi par nos cœurs souvent anticonformistes et ingrats. Nous ne sommes jamais contents, nous sommes toujours en train de nous plaindre. Nous osons même l’accuser et le rendre responsable de tout ce qui nous incommode.

Mais la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu’elle fait (Mt 11,19) : il suffit de contempler le mystère de Noël. Et nous ? Comment est notre foi ? Est-ce qu’avec nos lamentations nous n’essayons pas de dissimuler l’absence de réponse ? Voilà une bonne question à se poser en ce temps de l’Avent !

Dieu vient à la rencontre de l’homme, mais l’homme et plus particulièrement l’homme moderne se cache. Certains, comme Hérode ont peur. D’autres, sont, tout simplement, dérangés par sa présence : »À mort! À mor t! Crucifie-le ! » (Jn 19,15). Jésus est Dieu qui vient (Benoit XVI) et nous nous ressemblons à l’homme qui part : ‘Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu » (Jn 1,11).

Pourquoi fuyons-nous ? À cause de notre manque d’humilité. Saint Jean-Baptiste recommandait de nous diminuer. Et l’Église nous le rappelle chaque année à l’arrivée de l’Avent. Ainsi donc, faisons nous tout petits afin de pouvoir comprendre et accueillir  Jésus. Il se présente à nous dans l’humilité de ses couches  : et jamais auparavant on n’avait annoncé un Dieu avec des couches ! Nous faisons une piètre image aux yeux de Dieu quand nous prétendons nous cacher derrière des fausses excuses et de faux prétextes. Déjà au printemps de l’humanité Adam rejeta la faute sur Ève, Ève sur le serpent et… même après tant de siècles, nous n’avons pas changé.

Mais Jésus-Dieu arrive dans le froid et la pauvreté extrême de Bethléem et ne nous a fait aucun reproche. Au contraire, il commence déjà à porter sur ses petites épaules toutes nos fautes. Alors, allons-nous avoir peur de Lui ? Est-ce que nos excuses seront valables face à l’enfant Jésus ?  Le signe de Dieu est cet enfant qui naquit à Bethléem. « Apprenons à vivre avec Lui et à pratiquer comme Lui l’humilité » (Benoit XVI).

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rose  Merci au Père Marie Landry Bivina pour son envoi

Avec mes salutations amicales et fraternelles

croix diaconaleMichel Houyoux. diacre permanent

Complément

Jean est cet Élie qui, selon le prophète Malachie (Ml 4.5),  devait venir, (Mt 17, 11-13 ; Lc 1,17) et voilà pourquoi son ministère eut de si grands résultats (verset 12)  et pourquoi il est le plus grand des prophètes. (verset 11) Mais les auditeurs de Jésus n’avaient pas tous été atteints par la prédication de Jean ; de là cet avertissement en forme de parenthèse, destiné à leur faire sentir leur responsabilité : grec si vous voulez recevoir ma déclaration qu’il est l’Élie annoncé par Malachie ; de votre volonté dépend qu’il soit pour vous personnellement ce qu’il est en réalité dans le plan de Dieu : « celui qui prépare le chemin du Seigneur. » (Mt 17,12)

Que celui qui a des oreilles, entende ! (Mt 11,15) Appel à donner une sérieuse attention à cette importante instruction au sujet de Jean-Baptiste. Jésus ne laissa pas échapper cette occasion de faire entendre un sérieux reproche à sa génération, qui ne savait mettre à profit, pour sa vie religieuse et morale, ni le témoignage de Jean, ni celui du Sauveur. Après avoir cherché l’image (à qui vais-je comparer..) qui pourra figurer une telle conduite., il la trouva dans un jeu que pratiquaient sur la place publique les petits enfants de son temps.

Ce jeu ressemblait à celui que nous appelons du nom de « charade. » L’un des deux groupes de joueurs commençait la représentation d’une scène de la vie ordinaire, les autres pour montrer qu’ils avaient deviné le motif choisi, entraient aussitôt dans leur jeu et achevaient la scène commencée.

Ainsi les premiers jouaient de la flûte ; leurs compagnons devaient représenter une noce qui s’avance au milieu des danses gracieuses. Les premiers chantaient des complaintes ; les autres devaient se former en un cortège funèbre et faire retentir de lugubres lamentations. Mais voici que le second groupe d’enfants d’humeur maussade et boudeuse refusa de répondre aux invites de leurs camarades et de prendre part au jeu. De là les reproches qu’ils s’attirent.

Jean vécut dans l’abstinence, avec le rigoureux ascétisme d’un prophète de l’Ancien Testament, et ils le calomnièrent, le disant possédé, attribuant au démon de l’orgueil les exagérations de ses austérités. Au contraire, le fils de l’homme vécut avec la sainte liberté de la nouvelle alliance, accepta les invitations des péagers et pécheurs ; et ils le calomnièrent en l’accusant de violer les prescriptions de la loi et de vivre dans la dissolution. Ainsi, ni les complaintes sévères de la loi, ni les doux sons de l’Évangile de la grâce, n’ont pu faire impression sur eux.

Malgré cette opposition à Jean et à Jésus, la sagesse divine se manifesta d’une manière éclatante dans la loi et l’Évangile. Comment fut reconnue cette sagesse ? Elle le fut de la part de ses enfants, qui non seulement la reconnurent ont reconnue, l’admirent et  prouvèrent par la transformation de leur vie, combien les moyens employés par cette sagesse étaient divins et seuls adaptés aux besoins de la nature humaine.

Liens externes

◊ Du site Cursillos (Canada) : cliquez ici pour lire l’article → Jésus a connu sa mission par Jean le Baptiste

La vie de saint Jean-Baptiste, le plus grand prophète de l’Ancien Testament,

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Le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s’en emparer !

Posté par diaconos le 13 décembre 2018

Envoyé sur ma page Facebook par le Père Marie Landry Bivina

  Jean-Baptiste -Divina, jeudi« Amen, je vous le dis: Parmi les hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu’à présent, le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s’en emparer. Tous les Prophètes, ainsi que la Loi, ont parlé jusqu’à Jean. Et, si vous voulez bien comprendre, le prophète Élie qui doit venir, c’est lui. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! » (Mt 11,11-15)

ENSEIGNEMENT

Aujourd’hui, l’Évangile nous parle de Saint Jean-Baptiste, le Précurseur du Messie, celui qui est venu préparer les chemins du Seigneur. Il nous accompagnera dès aujourd’hui jusqu’au jour seize, jour ou prends fin la première partie de l’Avent.

Jean est un homme ferme, qui sait comment les choses sont difficiles pour nous, il est conscient qu’il nous faut lutter pour nous améliorer et devenir saint, et c’est pour cela que Jésus exclama : « Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu’à présent, le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s’en emparer » (Mt 11,12). Les violents sont les personnes qui se font de la violence à elles-mêmes : « Je m’efface pour me faire croire que le Seigneur m’aime. Je me sacrifie pour être petit. Je m’efforce pour être conscient et vivre comme un fils du Père.

Sainte Thérèse de Lisieux se réfère aussi à ces paroles de Jésus qui disent quelque chose qui peut nous aider dans notre conversation personnelle et intime avec Jésus : « C’est toi, oh Pauvreté ! mon premier sacrifice, je t’accompagnerai jusqu’à ce que je meure. Je sais que l’athlète, une fois dans le stade, se détache de tout pour courir. Savourez, mondains, votre angoisse et peine et les fruits amer de votre vanité ; moi heureux, j’obtiendrais avec ma pauvreté les palmes du triomphe. Et moi, pourquoi je me plains constamment quand je remarque qu’il me manque quelque chose que je considère comme nécessaire ? Si seulement je voyais tous les aspects de ma vie aussi clairs que le Docteur !

D’une façon énigmatique Jésus nous dit aussi aujourd’hui : « Le prophète Élie qui doit venir, c’est lui [Jean-Baptiste]. Celui qui a des oreilles qu’il entende » (Mt 11,14-15). Qu’est ce qu’Il veut nous dire ? Il veut nous éclaircir sur le fait que Jean était véritablement son précurseur, celui qui a mené à bien la mission de Élie, conforme à la croyance qu’existait à cette époque que le prophète Élie devait revenir avant le Messie.

Contact → Père Marie Landry Bivina

rose  Merci au Père Marie Landry Bivina pour son envoi

Avec mes salutations amicales et fraternelles

croix diaconaleMichel Houyoux. diacre permanent

Complément

◊ ll nous faut lutter pour nous améliorer  : cliquez ici pour lire l’article → Que celui qui a des oreilles, entende ! (Mt 11,15)

Liens externes

◊ Entretiens chrétiens : cliquez ici pour lire l’article → Plus grand que Jean le Baptiste – Mt 11(1-11)

◊  Foi, Bib le et Apologétique :  cliquez ici pour lire l’article → Jean Baptiste et Jésus (Mt 11, 2-11)

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