Célébration communautaire en Carême 2016 – La prière fervente

Posté par diaconos le 17 février 2016

Année du jubilé de la Miséricorde : la prière fervente

Animation par l’Abbé Jean-Baptiste en l’église de Villers-le-Gambon (Belgique), assisté par  son  équipe liturgique pour tout un secteur pastoral. La même célébration se déroula à la même heure dans deux autres églises du doyenné de Walcourt et de Couvin. 

Lieu choisi pour cette célébration : une église de ce secteur  où toutes les paroisses seront invitées à participer

  • Chant d’ouverture : Christ aujourd’hui nous appelle  SM 176
  •  Méditation : introduction par le prêtre
  • Première lecture par ………………………………………………………………………

J’ai cherché Dieu dans les être humains de mon village, puis dans les livres, dans les idées et les symboles. Mais cela ne me donnait ni paix ni amour. Un jour j’ai découvert, dans les écrits des Pères de l’Église, qu’il est possible de rencontrer Dieu, réellement, par la prière. Alors, patiemment, je me suis mis au travail.

Ainsi j’ai progressivement compris que Dieu est proche, qu’Il m’aime, et qu’en me laissant remplir par Son amour, mon cœur s’ouvrait aux autres. J’ai compris que l’amour est la communion, avec Dieu, et avec l’autre, toi. Et que, sans cette communion, le monde n’est que tristesse, ruine, désolation, massacres. Si seulement le monde voulait vivre dans cet amour, il connaîtrait la vie éternelle.

Père Dimitru Staniolae – Église orthodoxe de Roumanie

 Voilà, c’est résolu, je veux faire silence pour prier. Mais le sil3ence, ce n’est pas facile à faire. pour y arriver, je peux regarder attentivement une seule chose, je peux aussi fermer les yeux. Si un bruit se fait entendre, je ne bouge pas, je ne tourne pas la tête. Ainsi je devient responsable de mon silence.

Le silence est fragile: mais c’est décidé, je veux faire durer mon silence pour moi et pour les autres. un beau silence en présence de Dieu est déjà une prière. J’accepte de ne rein sentir Seigneur, de ne rien voir, de ne rien entendre, vide de toute idée, de toute image. Dans la nuit. Me voici simkplement pour te rencontrer sans obstacle: Dans le silence de la foi, devant toi, Seigneur. Texte de Michel Quoist

  • Un temps de silence (musique d’orgue)

De l’évangile de Jésus Christ selon saint Marc  par le président de l’assemblée

 Jésus et ses disciples arrivent à Jéricho. Et tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin. (Mc 10, 46-52)

 Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

À cette époque, il n’existait pas de structure, ni d’organisme venant en aide aux aveugles. La cécité était très courante dans cette région ; elle était sans doute due à une insuffisance de soins donnés aux nouveau-nés ou à une carence dans leur alimentation. Les aveugles étaient réduits à la mendicité et à l’immobilité. Saleté et misère étaient leur lot quotidien ; ils vivaient en marge de la société, tributaires de la charité des gens.
Dans la symbolique biblique, l’aveugle est l’image même de la pauvreté. Ici, l’aveugle Bartimée est tragiquement dépendant des autres. En nous intéressant à ce malheureux, nous découvrons qu’il est notre modèle. Oui, il est le modèle de toutes les personnes qui croient voir !

Source → Rencontre avec la Parole de Vie -  Année B : Source d’Amour , page 198 -Éditions Croix du Salut

Le Christ est en mesure de comprendre notre humanité puisqu’il a pris notre condition humaine : il est donc en mesure de comprendre nos souffrances, nos inquiétudes, nos difficultés, nos interrogations. Il est en mesure de comprendre parce qu’il est homme et de nous sauver parce qu’il est Dieu. Voilà pourquoi nous pouvons avoir  en lui une totale confiance et obtenir de lui notre salut.  Lui faire confiance, c’est ouvrir notre coeur à son amour et lui dire : « Fais que j’aime comme tu aimes… « Que veux-tu que je fasse pour toi » dit Jésus à l’aveugle…(Évangile)  Ne craignons pas de dire à Jésus : « Rabbouni, que je voie.  » La joie du Christ qui nous aime, c’est cette foi, cette confiance en lui : n’ayons pas peur de la lui dire souvent. Ce dimanche, les textes liturgiques nous redonnent confiance, nous replacent dans cette confiance en Dieu, en Jésus qui ne demande qu’à nous aimer et nous faire vivre. Ne craignons donc pas de lui demander son aide. Cette efficacité de la confiance, nous en faisons régulièrement l’expérience dans notre entourage : vivre une relation de confiance procure beaucoup de force, de joie et développe nos capacités de vivre, d’aimer et d’affronter les difficultés quand elles se présentent.

À qui serait-il bon de donner cette semaine un signe de confiance ? Prendre des nouvelles de quelqu’un, le susciter à nouveau, le remettre en route par un mot d’encouragement , une parole qui redonne confiance en soi, cela peut être précieux…

  • Deuxième lecture par ……………………………………………………………………………………………………………….

Une rencontre qui change tout

 C’est à quelques centaines de mètres de la ville que nous l’avons vu ! Bartimée ! Il est aveugle, le pauvre ! Timée, son père, a honte ! Il ne s’occupe pas de lui ! Il se demande ce qu’il a commis comme faute, lui ou sa famille pour être maudit de Dieu à ce point ! La mère se cache tant elle culpabilise ! Alors, Bartimée sort de la ville et mendie, assis au borde de la route… Il est toujours à la même place, à l’âb ri d’un buisson, assis entre quatre grosses pierres. quand il s’enroule dans son manteau beige, il se confond avec les pierres, il passe inaperçu ! De toute façon, personne ne lui prête attention, ni ne lui adresse la parole.  Mes enfants sont allés lui donner quelques dattes et il a souri. Son visage en était tout illuminé ! C’est qu’il est beau et costaud. Ah ! Sans ce handicap, il ferait la fierté de ses parents. J’allais rappeler les enfants, quand une foule bruyante déboucha tout à coup, venant de la ville.

Jésus arrive

Nous les laissons passer et on criait de partout : « Jésus de Nazareth arrive ! «  Mes enfants accourus près de moi étaient impatients de le voir, j’avoue que moi aussi, j’en avais le cœur en chamade ! Il passa devant nous avec ses disciples qu’il écoutait avec attention et une foule le suivait… C’est alors qu’un cri puissant retentit : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! » Cette voix, c’était celle de Bartimée qui criait de toutes ses forces vers Jésus. Il criait, il criait tout son espoir en celui qui est Dieu avec l’homme ! Lui, dont son père le rejeta, crie vers celui qui est le fils de Dieu.

Sans droits

Il crie de toute ses forces, de toute son espérance, de toute sa foi ! Aussitôt, de la foule, il lui est demandé de se taire ! Tais-toi l’aveugle ! Tu n’as pas droit à la parole, pas plus que d’être avec nous, les parfaits ! Tais-toi, le marginal ! tu mendies le pain et la parole, tu n’as pas a être à la synagogue, toi, le rejeté de Dieu ! Tu n’as rien à dire ! Tu n’as ni droit, ni place ! IL crie encore et encore…

L’écoute

Jésus s’est arrêté. Je l’aperçois de dos, il semble écouter d’où vient le cri. Il l’a entendu. Dieu a vu la misère de son peuple… Il entend le cri du malheureux. Il int6erpelle des personnes qui se sont arrêtées… « Appelez-le », a-t-il dit !

Je trouvais cela superbe. C’est bien de lui ! Il envoie ceux qui disaient à Bartimée de se taire lui demander de venir. Il les remet en relation. Il vont se parler. Les voilà appeler à le regarder, à faire attention à lui, à lui adresser une parole d’invitation, à bouger de sa place, à sortir du paysage pour prendre place parmi les gens debout, à venir vers celui qui l’appelle personnellement. Quel paradoxe. C’est curieux ! Ils y vont sur sa parole, ils vont vers l’aveugle et lui disent : « Confiance ! Redresse-toi, il t’appelle ! Alors eux aussi l font confiance à Jésus.

L’aveugle jette son manteau

Finie la vie passive, finie la malédiction, la culpabilité qui lui sont une deuxième peau ! Fini de vivre en coupable, en banni, en marginal ! Dieu l’appelle à vivre debout. Il bondit, libéré. Il bondit vers la vie… Il répond à Jésus. Oui Seigneur me voici comme je suis. Que veux-tu que je fasse pour toi ?

Chacun retient son souffle. Comment est-ce possible ? Jésus lui demande son avis. Alors à celui qui n’avait pas droit à la parole, il demande son désir.  Il n’impose sa solution évidente. Jésus se met à son écoute et à son service…

De ma place je ne vois pas le visage de Jésus, mais celui de Bartimée qui lui fait face… Un visage tendu vers Jésus, calme et souriant, comme celui d’un enfant confiant et heureux. Un grand silence est tombé sur la foule immobile, il y a comme une douceur parfumée dans ce moment où le soleil décline à l’horizon… et dans ce silence, la voix claire de Bartimée résonne : « Rabbouni, fais que je voie ! »

Jésus n’a pas bougé, pas fait un geste… Il le regardait seulement et il a dit : « Va ! Ta foi t’a sauvé ! » Aussitôt il voyait. Jésus repris la marche vers Jérusalem et Bartimée suivit sur le chemin…

  • Ici, nous avons placé le chant « Si le Père nous appelle » (T 154-1)

Prier avec les doigts de la main

Lecture par ……………………………………………………………………………………………………………

Pour bien prier avec ce texte, nous pouvons placer les mains jointes contre la poitrine pour que les pouces soient au plus près du cœur. Les autres doigts sont donc aussi au niveau du cœur, et ils y restent durant tout le temps de la prière ; ce sont nos pensées qui doivent se tourner vers les personnes pour qui nous prierons.

  • Tous ensemble nous disons…

Je regarde les cinq doigts de ma main.

Quand je prie, le pouce est le plus proche de mon cœur. Il me rappelle de prier pour mes proches… Je te prie Seigneur pour mes parents. L’index, je le lève quand je veux parler. La Bible me dit de prier pour ceux qui parlent en ce monde : Les présidents, le pape, les prêtres…
Aujourd’hui, je fais silence pour le prêtre de ma paroisse… Parfois, le majeur est utilisé pour maudire. Jésus dit de prier pour nos ennemis plutôt que de les maudire. Je prie pour ceux que je n’aime pas assez….
Le quatrième doigt, l’annulaire, est le plus faible des cinq doigts et tout professeur de piano peut le confirmer.  Il m’encourage à prier pour les plus faibles de mon entourage, pour les malades, les handicapés et toutes les personnes qui sont dans la nuit. : Je prie pour un(e) ami(e) malade. L’auriculaire, le plus petit, il me rappelle que je suis petit. Je ne dois pas oublier de prier pour moi, pour que toujours je marche sur le chemin de Jésus.

Source → Prier avec les doigts de ma main – Idées-Caté

  • Prière communautaire

→ Je crois en Dieu, Notre Père… Je vous salue Marie… Gloire au Père…

Père éternel, je t’offre le corps et le sang, l’âme et la divinité de ton fils bien-aimé, notre Seigneur, Jésus le Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier.

→  Récitons une dizaine de chapelet

Prions : par ta douloureuse passion, sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier.

→  Récitons une dizaine de chapelet

Prions : Dieu saint, Dieu fort, Dieu éternel, prends pitié de nous et du monde entier (3 fois)

Ce Dieu que mon cœur cherche (Conte de sagesse)

Lecture par …………………………………………………………………………………………………………………………..

Apprends-moi à prier

Un homme vivait en ermite dans la montagne,  consacrant sa vie à la prière et au silence. Il reçut un matin la visite d’un jeune homme. « Cheikh » (ce qui veut dire en arabe celui qui sait, vieux ou sage), « Cheikh, apprends-moi à prier « . L’ermite, qui était alors en méditation, ne leva même pas les yeux. Et le jeune homme repartit tristement. Il revint le lendemain.
« Cheikh, apprends-moi à prier « . Mais sa demande n’obtint pas plus de réponse que la veille. Cependant, il tenait à sa question et revint le troisième jour. L’ermite préparait alors son maigre repas : peut-être aurait-il plus de chance. « Cheikh, apprends-moi à prier  » . Mais sa demande n’eut pas plus d’écho.
« Ma question est-elle donc sans intérêt que jamais tu ne l’entendes?  » Alors l’ermite leva les yeux. Son regard était plein de bonté… mais comme les autres jours il garda le silence. Encouragé par ce regard, il revint le jour suivant, espérant enfin une réponse. « Cheikh, apprends-moi à prier « . Et devant le silence persistant de l’ermite, la colère l’envahit. Alors l’ermite enfin lui adressa la parole : « Je n’ai pas répondu car je voulais savoir si ton désir était grand… Car ton désir est déjà une prière. Dieu n’attend rien d’autre, sinon que tu le cherches « 
D’après un Conte soufi (branche mystique de l’Islam) – Paraboles d’Orient et d’Occident

  • TOUS ENSEMBLE, prions le Seigneur qui nous aime

Il m’arrive souvent, Seigneur, de penser que je suis trop occupé pour prier: mes journées sont tellement remplies ! Pourtant Seigneur, tu ne dois pas exiger que je sois si occupé que cela !…

Parfois Seigneur,  je trouve que les épreuves rencontrées sont très lourdes à porter. Je me dis pourquoi moi ? Mais n’oublie pas: Seigneur, je t’aime. Est-ce possible que le temps me manque pour penser à toi ?

Seigneur, n’es-tu pas mon soutien, ma force et mon courage ? Je veux m’habituer, Seigneur, à te parler comme à un ami, à te confier mes joies et mes peines. Voilà pourquoi, du fond de mon cœur, je veux te dire: Seigneur, je t’aime.

Quand je serai fatigué, aide-moi à dire quand même : Seigneur, je t’aime. Quand j’éprouverai de la difficulté à pardonner, je n’aurai qu’à penser de te répéter : Seigneur, je t’aime.

Quand il fera sombre en moi, quand je ne saurai pas où tu es, alors je t’appellerai en te disant : Seigneur, je t’aime. Mon devoir d’état sera plus doux et mon travail deviendra une prière qui te dira pour moi : Seigneur, je t’aime.

Quelle épreuve pourra m’ébranler, quelle souffrance pourra me troubler, si je puis toujours, te redire : Seigneur, je t’aime ?… Pour les joies que tu me donnes, pour les grâces dont tu me combles, mon merci le voici : Seigneur, je t’aime.

Et simplement pour te plaire, sans autre raison que cela, accepte que souvent je te dise : Seigneur, je t’aime.

Et quand, au soir de ma vie, tu m’inviteras chez toi, je voudrais bien, avant de partir, te dire une dernière fois ici-bas : Seigneur, je t’aime. Et quand tu m’accueilleras pour me juger, sois indulgent, car tu le sais, je t’ai dit, tant et tant de fois : SEIGNEUR, JE T’AIME.

Auteur inconnu – Source de cette prière → Choix de prières au Père

  • Ensemble prions la Vierge Marie

Ô Vierge Marie, toi qui es la maman de Jésus, merci de prier pour moi au ciel, car tu désires mon bonheur et tu désires que je me rapproche de Dieu. Pour te donner de la joie et pour mieux aimer Dieu, je te donne et consacre ma vie, mon cœur, mes actes, mes projets et tout ce que je possède.

Alors que Jésus puisse naître en moi. Protège-moi tous les jours. Prends-moi comme une maman protège son enfant. Emplis-moi de courage, de force et d’intelligence. Apprends-moi à aimer Dieu, mon prochain et les personnes qui me veulent du mal. Apprends-moi à découvrir et à aimer le projet de vie que Jésus désire pour moi.

Ò Marie, Reine de la Paix et du Ciel merci pour tout  ce que tu fais pour moi. Je vous salue Marie, pleine de grâces…

  • Chant à Marie : La première en chemin, Marie… (V 565)
  • Tous ensemble

Vivre en sa présence, il n’est pas nécessaire d’être toujours à l’église pour être avec Dieu ; nous pouvons faire de notre cœur un oratoire dans lequel nous nous retirons de temps en temps pour nous entretenir avec Lui.

Doucement, humblement, tout le monde est capable de ces entretiens familiers avec Dieu. les uns plus, les autres moins : il sait ce que nous pouvons.

Commençons: Peut-être n’attend-il de nous qu’une généreuse résolution… Accoutumez-vous donc peu à peu à l’adorer de la sorte, à lui demander sa grâce, à lui offrir votre cœur., de temps en temps pendant la journée, parmi vos ouvrages à tout instant si vous pouvez. Ne vous contraignez pas par d4es règles ou des dévotions particulières. Faites-le, en foi, avec amour et humilité

  • Chant final : Veillez et priez (G 267)
  • Envoi par l’officiant et bénédiction

Note : Cet exercice de Carême eut lieu en l’église de Villers-le-Gambon (Belgique) du doyenné de Florennes ainsi que dans deux autres églises des doyennés de Walcourt et Couvin ce lundi 16 février à 20h00. Cette célébration a été annoncée dans toutes les paroisses de ces secteurs paroissiaux lors des messes dominicales précédentes et une foule importante suivit ces offices. Vous pouvez vous référer à ces textes pour préparer à votre tour une célébration de Carême dans vos paroisses.

Vous avez à votre disposition sur mon blog d’autres célébrations communautaires pour le temps de Carême à votre disposition

Célébrations communautaires en Carême

◊   Prière communautaire en Carême :  Le Seigneur est ma lumière et mon salut

◊  Convertissez-vous et croyez à la Bonne nouvelle. (Mc 1, 15)

◊  Veillée de Carême sur le thème « Église et Parole »

◊  Veillée de Carême : La Parole dans l’Écriture

Relève-toi et bouge !

Prière à Dieu qui nous sauve

 

Avec mes salutations amicales et fraternelles Michel Houyoux, diacre poermanent
Avec mes salutations amicales et fraternelles
Michel Houyoux, diacre permanent    
  
             À suivre la semaine prochaine → Nouvelle célébration communautaire

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N’ayons pas peur. Vivons !

Posté par diaconos le 22 novembre 2015

SOMMES-NOUS  EN GUERRE ?

Quelque réflexions autour du drame de Paris et de la déferlante médiatique que nous subissons depuis une semaine. Bien entendu, on ne qu’être horrifié par les massacres de Paris de vendredi dernier. Nous ne pouvons qu’être en solidarité avec les victimes, leurs familles et les personnes qui ont vécu des moments dramatiques. Il faut garder au cœur l’émotion que suscite cette tragédie. Mais il faut aussi se poser quelques questions et réflexions.

  1. Après de l’attentat du 11 septembre 2001 à New York, Madeleine Albrith, secrétaire D’État, déclara : il faut lutter contre la pauvreté et les inégalités dans le monde.  Georges Bush déclara : il faut lutter contre les paradis fiscaux. Une semaine plus tard, cela fit place à un discours  unique : il faut lutter contre le terrorisme. Oubliées les inégalités, source de rancœurs et de violence. Après les attentats de Paris, un discours unique des politiques et des médias, (avec quelques rares exceptions) : il faut lutter contre le terrorisme, renforcer la sécurité, donner plus de moyens à la police. Pourtant, des témoignages et certains analystes soulignent combien la pauvreté, le chômage, l’absence d’avenir, l’impression de rejet sont source de révolte.
  2.  Que de contradictions ! Le gouvernement coupe dans les budgets sociaux, dans les subsides aux associations de terrains, mais tout à coup il trouve des sommes impressionnantes pour renforcer la sécurité. On soigne les conséquences et on oublie les causes. La presse a souligné que l’Arabie Saoudite et la Qatar financent les mosquées et les mouvements intégristes. Mais François Hollande se félicite de vendre des rafales, avions de combat, à l’Arabie Saoudite et personne ne se scandalise. La coupe du monde a été attribuée au Qatar dans des conditions suspectes, mais la coupe du monde passionne.  Nous pourrions sans doute mutiplier les exemples de nos manques de cohérence.
  3.  Depuis samedi, les journaux relatent et commentent abondamment les événements tragiques du vendredi treize novembre  à Paris. Mais la semaine précédente, une petite page seulement sur les attentats du Liban qui firent plus de 50 morts et plus de cents blessés. Et bien entendu, souvent silence radio (si je puis dire) sur d’autres drames dans le monde. Les radios et le TV ne sont pas en reste. Audimat oblige. Je comprends l’amertume de ces Libanais qui disaient : pour les drames que nous vivons, nous rencontrons peu de solidarité. Pour les tragiques événements de Paris, le monde entier se mobilise. ll est temps que nous nous vaccinions de notre européocentrisme. Nous risquons de nourrir la rancœur des pays du Sud qui peuvent nous reprocher notre manque de solidarité et de sympathie (qui veut dire « souffrir avec »). Jean Ziegler a écrit un livre interpellant qui explique « la haine de l’Occident ».

4. Suite aux attentats à Paris, François Hollande déclara : nous sommes en guerre. Cela a fait mouche et cela a été repris par bien des médias. Bien sûr, la situation est grave.  Mais que doivent penser les peuples qui sont vraiment en guerre, les peuples de la République Centrafricaine, le peuple syrien, les habitants du Sud Kivu ?

Et ne faudrait-il pas d’abord et surtout faire la guerre aux exclusions, à la pauvreté, au chômage, au fossé de plus en plus large entre une minorité qui s’enrichit sans celle et toute la masse des appauvris. Mais déclarer cela, cela engage, c’est difficile et peu porteur de voix.

5. La peur est mauvaise conseillère. Cette déferlante médiatique risque de créer une société anxiogène.  Une personne dans un magasin me disait : on n’ose plus sortir en rue. Je lui répondis : c’est vrai vous risquez de vous faire écraser… Il y a autant de risque de mourir dans un attentat terroriste que de gagner le gros lot à l’euro-million, me disait un ami avec justesse. 
Il y a de multiples risques auxquels nous sommes habitués : fumer, prendre sa voiture, traverser la rue…. D’ailleurs, la vie n’est-elle pas un risque ? 
Quand on met un enfant au monde, on est certain qu’il sera plusieurs fois malade, qu’il aura quelques accidents, domestiques ou autre, et qu’il mourra. Heureusement, cela n’empêche pas d’avoir des enfants. 
Le risque zéro n’existe pas. Des Libanais déclaraient : chez nous, après un attentat, on va au restaurant et on chante. Inconscience ou au contraire sagesse ? Il y aurait encore bien de choses à dire. Mais je m’arrête, car les longs textes, on ne les lit pas. N’ayons pas peur. Vivons !

Propos recueillis de monsieur .Abbé Etienne Mayence, aumônier social  (20-11-2015).

Et merci au diacre Laurent Paul  pour l’envoi de ces quelques notes

Liens externes

◊ Abdennour Bidar, philosophe →   Lettre ouverte au monde musulman

◊ À l’heure où des régimes autoritaires sont ébranlés, le message de Jean-Paul II montre toute son actualité et interpelle un Occident gagné par la peur → N’ayez pas peur !

◊ Jean-Paul II  → N’ayez pas peur !

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La Bible et le téléphone portable

Posté par diaconos le 17 septembre 2015

La Parole de Dieu Une Parole actuelle

La Parole de Dieu Une Parole actuelle

Le Père François Thiry S.J.

propose à votre méditation ce magnifique document.

 

 De Alicia- Musique de Benjamin-Godart- Berceuse

fichier pps La Bible et le téléphone portable

 

Contact

Père François Thiry s. j.

place Nervienne 10 / 8

                                                                                       7000 Mons (Belgique)

◊ téléphone → 0032 65 31 70 46 – Courriel → thiry.fr@skynet.be

vert-rouge-feuille-verte---fleurs-de-printemps_18-6045

 

Merci au Père François Thiry pour son envoi

Avec mes salutations amicales et fraternelles

croix diaconale

 

Michel Houyoux. diacre permanent

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Semons le bonheur autour de nous en lieu et place de la violence.

Posté par diaconos le 17 septembre 2015

paix sur Terre

ASBL « Paix sur Terre »
rue des Champs verts, 17
5020 Champlon-Namur (Belgique)

Suite aux violences dans les rues, les quartiers, les écoles , les familles est née l’ASBL « Paix sur terre » il y a treize ans : c’était le premier janvier 2002.

Quels sont les objectifs de notre ASBL ?

Aller à la rencontre des jeunes dans les écoles, les divers mouvements de jeunesse, partout où nous sommes invités, nous parlerons de tous les chemins conduisant à la  violence et proposerons  un message chrétien : semer le bonheur autour de soi en lieu et place de la violence.

Afin de donner de la couleur à leur engagement, l’ASBL « Paix sur terre » avait demandé à un directeur d’une école d’art que les élèves d’année terminale qu’ils dessinent chacun à leur façon la paix. Les travaux des élèves furent superbes et le classement des œuvres fut difficile. Finalement, une jeune fille d’Ottignies (Belgique) reçut le premier prix.

Elle dessina la paix comme étant deux mains, tenant une  colombe (symbole de la paix), dressées vers le ciel. Lorsque le président de l’ASBL lui demanda . « Pourquoi as-tu proposé ton dessin en bleu et en blanc ? » Elle répondit : « Je crois que c’étaient les couleurs des vêtements de la vierge Marie, et qu’elles représenteraient bien la Paix. »

Heureusement surpris par sa réponse, l’ASBL « Paix sur terre » confia son dessin à une petite entreprise qui confectionna 3000 badges ou pins.

L’ASBL propose aux jeunes,  souhaitant de semer le bonheur autour d’eux, en lieu et place de la violence, ce badge pour un euro seulement (1€) et surtout de le porter. Que ce badge soit le signe d’un engagement contre toute forme de violence. 

Qu’il soit le symbole d’un élan de soutien à tous les jeunes participant à cette action : « Moi, à partir d’aujourd’hui , je vais essayer de semer le bonheur autour de moi en lieu et place de la violence. « 

Pour acheter ce badge, on ne demande rien à ses parents, on prendra l’argent dans sa tirelire ou de ses bonbons. Et ça marche du tonnerre.

Pour acquérir ce badge, préciser en le nombre et voir ci-dessous les coordonnées de contact de l’ASBL. Merci déjà.

À ce jour plus de trente-cinq mille jeunes ont acheté ce badge 

et ont décidé de semer le bonheur autour d’eux en lieu et place de la violence. 

Ce petit badge fait encore d’autres heureux… Dans la cours de récréation d’une autre école, lors de la visite d’un membre de l’ASBL, un petit garçon demanda : « Je peux en acheter un de plus ? »  On lui demanda : « Mais pourquoi ? » Et sa réponse fut étonnante :  » Je me dispute souvent avec mon frère et je voudrais bien lui offrir le badge afin de me réconcilier avec lui. »

Depuis lors, ce badge s’appelle…

Badge de la Paix et de la réconciliation

Cette anecdote est, depuis ce jour là, racontée dans toutes les classes où l’ASBL « Paix sur terre » passe. Il est curieux de constater que dans beaucoup de classes visitées, le nombre de badges demandés est supérieur au nombre des élèves.

Voici d’autres exemples

  • À la sortie d’une église, l’abbé Boxus, missionnaire au Guatémala, demanda les documents afin de les traduire en langue espagnole :  » Je suis missionnaire depuis plus de trente ans au Guatémala… et que de violences. » Lui aussi a envoyé des délégués dans les écoles pour proposer ce message : « Sème le bonheur autour de toi en lieu et place de la violence. »
  • À la sortie d’une autre église, c’est une maman qui disait à monsieur Ruidant, président de l’ASBL « Paix sur terre » : « Moi aussi, je voudrais acheter et porter le badge pour dire à mes enfants et petits enfants que moi aussi, je veux semer le bonheur autour de moi…  » Elle avait tout compris cette maman ! Voilà pourquoi les badges sont disponibles dans des églises qui soutiennent l’ASBL « Paix sur terre » ou qui ont accepté la visite de membres de l’ASBL.
  • Dans une autre ville, après la messe dominicale, le docteur Deweer confiait au président de l’ASBL : « Je suis chirurgien et je vais souvent en Afrique pour opérer majoritairement des enfants victime de la violence. Voudriez-vous bien me remettre vos documents ? » Le chirurgien me présenta quelques photos en disant : « Voyez ces enfants, la plupart d’entre-deux ont perdu leurs parents dans des massacres ! »

L’ASBL « Paix sur terre » peut proposer aux adultes,  à la sortie des églises, de prendre le même engagement que les jeunes : « Sème le bonheur autour de toi en lieu et place de la violence. » Signe de ralliement : « le Badge de la Paix et de la réconciliation »

Le moment est venu de proposer aux familles de prendre le même engagement. C’est vrai qu’il existe des frictions dans des familles et que prendre l’engagement de semer le bonheur autour de soi, en lieu et place de violence, serait une bonne chose.

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

L’ASBL « Paix sur terre » est bien présente dans les régions francophones de Belgique, tous réseaux d’enseignements confondus, toutes religions confondues y compris islamique. Dans d’autres pays, des personnes souhaiteraient développer un projet semblable : elles peuvent s’adresser à nous (Voir coordonnées ci-dessous).

Afin de vous informer sur la manière dont nous présentons notre projet dans les écoles, voici notre approche…

Nous expliquons aux jeunes les principales formes de violences qu’ils rencontreront autour d’eux. mais aussi d’où partent nos violences et vers qui  vont-elles ? Elles vont vers les « Pas sympas » car ces mots sont souvent utilisés par les jeunes et ils comprennent très bien leur sens.

Par des histoires de jeunes qui ont posé de très beaux gestes dans leur vie, nous les engageons à suivre le même chemin et à suivre l’engagement de semer le bonheur autour d’eux.

Viens alors le moment de parler de ce Jésus, victime de la violence, lui qui donna sa vie pour tous, afin de nous ouvrir les portes du ciel où il nous invite pour un bonheur éternel.

Tout à la fin de la rencontre, nous disons ceci :  » Si il y en a parmi vous qui ont déjà souffert de la violence  ou de tout autre chose, allez confier votre souffrance à quelqu’un que vous aimez bien !

Heureux les artisans de paix,  car ils seront appelés fils de Dieu.

 

Contact

Robert Ruidant, diacre permanent, président de l’ASBL « Paix sur terre »

téléphone : 0032 81 21 00 81  (après 18h00)

Courriel :   annetteroche@skynet.be

Si vous avez déjà souffert de la violence, vous pouvez aussi apporter votre témoignage  en appuyant sur « pas de commentaires » ou « commentaires » en bas de cet article. Merci en précisant comment vous avez été aidé pour retrouver la paix.

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Merci à Monsieur le Diacre Robert Ruidant

  Avec mes salutations amicales et fraternelles

   croix-diaconale4 eucharistie dans HoméliesMichel Houyoux, diacre permanent

 

Courriel → annetteroche@shynet.be

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