Ton rédempteur, c’est le Dieu Saint d’Israël (Is 41, 13-20)

Posté par diaconos le 13 décembre 2017

Extrait du livre d’Isaïe au chapitre quarante et un

Résultat de recherche d'images pour "Voici celui qui doit venir"C’est moi, le Seigneur ton Dieu, qui saisis ta main droite, et qui te dis :  » Ne crains pas, moi, je viens à ton aide. » Ne crains pas, Jacob, pauvre vermisseau, Israël, pauvre mortel. Je viens à ton aide – oracle du Seigneur ; ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël. J’ai fait de toi un traîneau à battre le grain, tout neuf, à double rang de pointes : tu vas briser les montagnes, les broyer ; tu réduiras les collines en menue paille ; tu les vanneras, un souffle les emportera, un tourbillon les dispersera.

Mais toi, tu mettras ta joie dans le Seigneur ; dans le Saint d’Israël, tu trouveras ta louange. Les pauvres et les malheureux cherchent de l’eau, et il n’y en a pas ; leur langue est desséchée par la soif. Moi, le Seigneur, je les exaucerai, moi, le Dieu d’Israël, je ne les abandonnerai pas. Sur les hauteurs dénudées je ferai jaillir des fleuves, et des sources au creux des vallées.

Je changerai le désert en lac, et la terre aride en fontaines. Je planterai dans le désert le cèdre et l’acacia, le myrte et l’olivier ; je mettrai ensemble dans les terres incultes le cyprès, l’orme et le mélèze, afin que tous regardent et reconnaissent, afin qu’ils considèrent et comprennent que la main du Seigneur a fait cela, que le Saint d’Israël en est le créateur.

Source de l’image →  Paroisse du Sacré-Coeur – homélie du dimanche

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Ne crains pas Jacob, pauvre vermisseau. Dieu l’identifia à un ver. Le ver étant l’i­mage d’un être hu­mi­lié, qu’on foule aux pieds, tel était Israël, im­puis­sant et mi­sé­rable sous le joug des Chal­déens ;  Dieu vint à l’aide de ce peuple de déportés, exploités et dispersés dans la Babylone païenne. Ce sera pour­tant ce peuple qui do­mi­nera bientôt  ses op­pres­seurs. Israël n’existait plus  comme peuple ; il n’y avait plus que des in­di­vi­dus dis­per­sés parmi les Gen­tils.

Ton Rédempteur. Ce titre fut em­ployé avec pré­di­lec­tion par l’au­teur d’Isaïe : il dé­signe ce­lui qui prend en mains la cause d’une per­sonne, son cham­pion, son ven­geur  : « Je sais, moi, que mon rédempteur est vivant, que, le dernier, il se lèvera sur la poussière ; et quand bien même on m’arracherait la peau, de ma chair je verrai  Dieu (Job 19, 25-26)

J’ai fait de toi un traîneau à battre le grain, tout neuf, à double rang de pointes : tu vas briser les montagnes, les broyer ; tu réduiras les collines… Tu mettras ta joie dans le Seigneur : c’était l’annonce d’une revanche contre les oppresseurs babyloniens. Mais ceci était nouveau : l »annonce d’une joie après la peine.

Le Seigneur exaucera les pauvres et les malheureux qui ont faim et soif de justice. Le désir des pauvres d’aujourd’hui, c’est d’être reconnus et aimés, de pouvoir recevoir un salaire correct de la part de ceux qui leur donnent du travail ; de pouvoir ainsi pouvoir améliorer leur situation  en acquérant un peu plus de confort.

Prions le Seigneur de nous aider à venir en aide à ces malheureux, dont nous connaissons la situation. Nous pouvons aussi les aider via des organismes qui viennent à leur secours comme Caritas Catholica, la Croix-rouge, Emmaüs, les petits riens et bien d’autres.

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Plusieurs siècles plus tard, Jean-Baptiste annoncera la venue de ce Rédempteur parmi les hommes. Jésus dira de lui : « Parmi les hommes, il n’en a  pas existé de plus grand que lui. » (Mt 11, 15) Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu’à présent, dira le Christ, le royaume des Cieux  subit la violence, et des violents cherchent à s’en emparer. Tous les Prophètes, ainsi que la Loi, ont prophétisé jusqu’à Jean. (Mt 11, 12)

Ces paroles signifient que le Royaume de Dieu ne s’instaure pas dans la facilité et que les forces du mal seront actives jusqu’à la fin du monde. Avant Jean, les hommes étaient dans la promesse, mais avec sa venue, le Royaume de Dieu est arrivé. Le royaume des cieux est bel et bien une affaire de rencontre  : c’est Dieu qui envoie son Fils à notre rencontre. Jean-Baptiste représente l’homme vieux que nous portons tous à bout de bras. Il attendit de toutes ses forces la venue du règne. Il alla jusqu’à questionner le Christ sur sa mission, comme pour hâter l’avènement du royaume : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » (Mt 11,3)

Compléments

◊ Accueil sur mon blog → Le temps de l’Avent révèle un Dieu qui vient vers l’homme.

◊ Voici votre Rédempteur   →  Préparez dans le désert le chemin du Seigneur (Is 40, 1-5.9-11)

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Le Seigneur de l’univers rend des forces à l’homme fatigué (Is 40, 25-31)

Posté par diaconos le 12 décembre 2017

Extrait du livre d’Isaïe au chapitre quarante

Résultat de recherche d'images pour "ciel étoilé"À qui pourriez-vous me comparer, qui pourrait être mon égal ?  dit le Dieu saint. Levez les yeux et regardez : qui a créé tout cela ? Celui qui déploie toute l’armée des étoiles, et les appelle chacune par son nom. Si grande est sa force, et telle est sa puissance que pas une seule ne manque. Jacob, pourquoi dis-tu, Israël, pourquoi affirmes-tu : « Mon chemin est caché au Seigneur, mon droit échappe à mon Dieu » ? Tu ne le sais donc pas, tu ne l’as pas entendu ?

Le Seigneur est le Dieu éternel, il crée jusqu’aux extrémités de la terre, il ne se fatigue pas, ne se lasse pas. Son intelligence est insondable. Il rend des forces à l’homme fatigué, il augmente la vigueur de celui qui est faible. Les garçons se fatiguent, se lassent, et les jeunes gens ne cessent de trébucher, mais ceux qui mettent leur espérance dans le Seigneur trouvent des forces nouvelles ; ils déploient comme des ailes d’aigles, ils courent sans se lasser, ils marchent sans se fatiguer.

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Par une nuit sans nuage, levons nos yeux vers le ciel, et nous  y verrons les étoiles qui, sem­blables à une armée bien ran­gée, marchent au com­man­de­ment du Créateur dans l’ordre le plus par­fait : le Dieu des ar­mées est donc ce­lui qui, dans l’u­ni­vers, gou­verne tout avec ordre. (Is 1,9) Qu’Israël se rap­pelle qui est son Dieu, et il triom­phera de tout doute et de tout dé­cou­ra­ge­ment. Ce Dieu qui tient en sa main l’u­ni­vers, ne sau­rait igno­rer les tri­bu­la­tions de son peuple, comme se le per­suade sou­vent ce­lui-ci dans son in­cré­du­lité.

À Babylone où les juifs n’avaient pas de temple, ni culte organisé, ils virent la magnificence des rites païens. La ville affirmait la supériorité de ses dieux et de leurs temples splendides. Les légendes de Mardouk, Le dieu le plus important du panthéon babylonien, célébraient avec ardeur le triomphe de leur dieu sur le chaos, sur les forces du mal. C’est dans cette ambiance que les exilés découvrirent que leur foi pourrait conquérir le monde. Les Juifs avaient faits, avant leur déportation,  l’apprentissage d’un Dieu qui les sauverait mais, qui exigeait d »eux la justice.

Ils comprirent que leur Dieu n’était rien de moins que le maître du monde et de ses lois ; et que ce Dieu était celui pour tous les humains. Le prophète Isaïe leur fit comprendre que leur exil se termine, qu’ils ont payé assez cher leur rachat. Ils seront libérés et pourront retourner dans leur pays. Alors ils comprirent  qu’ils auront une mission à accomplir dans dans le monde.

Prenons le temps de penser à l’intelligence de Dieu : hors de notre galaxie, des milliards d’étoiles sont en mouvement, la terre tourne sur elle-même et décrit une trajectoire elliptique autour du soleil et sa lumière  fait naître la vie. Et cela ne nous étonnerait plus ? Il est, en ce temps de l’Avent, urgent de ranimer notre foi et de prendre conscience de cet absolu qu’est la personne du  Christ.

Israël, pourquoi affirmes-tu : « Mon chemin est caché au Seigneur, mon droit échappe à mon Dieu ? Israël recueillit d’abord cette question universelle. Ne l’as tu pas un jour ou l’autre formulée toi-même ? N »as-tu pas souvent le sentiment que Dieu  ne s’occupe pas de toi, qu’i laisse faire trop de choses ?  Tu ne le sais donc pas qu’il rend des forces à l’homme fatigué, il augmente la vigueur de celui qui est faible. Ce Dieu formidable, dit Isaïe, s’intéresse davantage aux petits et aux faibles.

Notre Dieu incomparable, créateur des étoiles et du cosmos, est également le Dieu qui communique de sa force aux personnes qui s’ouvrent à Lui et qui placent leur espérance en Lui.  Aux exilés fatigués, Isaïe, révéla une source de courage. Prions le Seigneur, en ce temps merveilleux de l’Avent, de nous donner des forces nouvelles et de redonner aux pauvres la possibilité de vaincre le désespoir.

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Il rend des forces à l’homme fatigué, et il augmente la vigueur de celui qui est faible. Plusieurs siècles plus tard, Jésus dira : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples » En ce temps de l’Avent, nous recevons cette invitation. Quelle réponse Lui donnerons-nous ?

Les personnes qui peinent sous le poids du fardeau sont principalement les pauvres, les rejetés, les endettés… Qu’en est-il de ces malheureux dans notre cœur ? Leur en témoignons-nous la même estime que Jésus ? Prions le Christ et demandons-lui de nous aider à voir les fardeaux qui pèsent sur ces personnes là où je vis. Quel fardeau, quel écrasement pourrais-tu soulager ce jour ?

La miséricorde de Dieu nous invite à nous engager dans cette bonté qui est celle de Dieu. Nous devons nous atteler au même joug que Lui, pour travailler avec Lui. Jésus a dit : « Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples , car je suis doux et humble de cœur » Quand Jésus parcourait les routes de Galilée annonçant le Royaume de Dieu et guérissant de nombreux malades, il ressentait de la compassion pour les foules, parce qu’elles étaient fatiguées et épuisées, comme des brebis sans berger (Mt 9, 35-36).

Ce regard de Jésus semble se prolonger jusqu’à aujourd’hui, jusqu’à notre monde. Son regard se pose sur tant de personnes oppressées par des conditions de vie difficiles mais aussi dépourvues de points de référence valides pour trouver un sens et un but à leur existence. Des multitudes épuisées se trouvent dans les pays les plus pauvres, mais aussi les plus riches. Le  joug du Christ, c’est la loi de l’amour, et son commandement, qu’il a laissé à ses disciples : « Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. »

Compléments

◊ L’enseignement de Jésus →  La justice chrétienne trouve sa source en Jésus, le Christ

◊ Catéchèse → Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.

Liens externes

◊  Méditation →  La faiblesse du Christ est notre force 

◊ La foi est la preuve des réalités que l’on ne v oit pas →  Renouveler la force et l’amour de Dieu – Etoile Notre Dame

  Vidéo → Une histoire de souffrances et aussi de joie

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Dieu console son peuple. (Is 40, 1-11)

Posté par diaconos le 11 décembre 2017

Extrait du livre d’Isaïe au chapitre quarante

Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses sentiers. Aide-moi à aplanir la route pour Toi, A combler les ravins de mes peurs De mes échecs et de mes ruptures.

Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses sentiers. Aide-moi à aplanir la route pour Toi, À combler les ravins de mes peurs De mes échecs et de mes ruptures.

Consolez, consolez mon peuple,  dit votre Dieu, parlez au cœur de Jérusalem. Proclamez que son service est accompli, que son crime est expié, qu’elle a reçu de la main du Seigneur le double pour toutes ses fautes. Une voix proclame : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu. Que tout ravin soit comblé, toute montagne et toute colline abaissées ! Que les escarpements se changent en plaine, et les sommets, en large vallée ! Alors se révélera la gloire du Seigneur, et tout être de chair verra que la bouche du Seigneur a parlé. »

Une voix dit : »Proclame ! » Et je dis : »Que vais-je proclamer ? » Toute chair est comme l’herbe, toute sa grâce, comme la fleur des champs : l’herbe se dessèche et la fleur se fane quand passe sur elle le souffle du Seigneur. Oui, le peuple est comme l’herbe : l’herbe se dessèche et la fleur se fane, mais la parole de notre Dieu demeure pour toujours.

Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Élève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu ! » Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance ; son bras lui soumet tout. Voici le fruit de son travail avec lui, et devant lui, son ouvrage. Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent.

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  Dieu pardonna à son peuple et le rétablira dans la Terre promise. Dieu re­noua par sa grâce le lien qu’a­vait rompu l’in­fi­dé­lité du peuple : le re­tour de Ba­by­lone sera le pre­mier acte de la res­tau­ra­tion com­plète d’Israël. Isaïe prédit que la dé­li­vrance com­plète d’Israël suc­cé­dera im­mé­dia­te­ment au re­tour de Ba­by­lone ; et il affirma que Jérusalem reçut de la main du Seigneur le double pour toutes ses fautes. L’exil à Babylone a toujours été interprété par les prophètes comme étant un châtiment pour les péchés du peuple d’Israël.

Isaïe dit encore : « Oui, le peuple est comme l’herbe : l’herbe se dessèche et la fleur se fane »  Il compara le pays et ses ha­bi­tants à un homme blessé, dont le corps n’offrit plus même au juge une place où le frap­per en­core. « Toi qui portes la bonne nouvelle à Sion » dé­signe ici la ville de Jérusalem et ses ha­bi­tants. Tout le pays était ra­vagé ; Jé­ru­sa­lem de­meura seule de­bout, sem­blable à une hutte de gar­dien dans une vigne ou dans un champ.

Le chemin aride et dangereux du désert sera aplani pour eux et le retour des exilés sera triomphal et pour tous les peuples de la terre, les merveilles seront si évidentes qu’ils d »couvriront le Dieu unique. « Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem » Bonne nouvelle apparaît ici dans la Bible pour la première fois. Plus tard, il désignera l’Évangile.

Tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu. Que tout ravin soit comblé, toute montagne et toute colline abaissées… Les déportés à Babylone étaient contrains à de pénibles travaux de nivellement et de terrassement, de gigantesques remblais pour construire la voie sacrée de Mardouk, le plus grand dieu babylonien. Tout en faisant ces travaux forcés, Isaïe les invita à espérer car une route pour le vrai Dieu est entrain de se frayer. Dieu vient ! Jean-Baptiste reprit , mot à mot ces mots.

Lorsque les exilés arriveront en Palestine, ils se rendront compte qu’il ne trouveront pas Dieu : ils leur manquera quelque chose d’important pour le trouver. Un jour, quelques siècles plus tard, on entendra dans le désert la voix de Jean-Baptiste , et c’est alors que Dieu viendra  et que tous le verront : « selon qu’il est écrit au livre des paroles d’Isaïe le prophète : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, redressez ses sentiers. » (Lc 3,4) Dieu vient encore aujourd’hui. Nous sommes invités à préparer sa venue à coups d’efforts.

Compléments

◊  Lectures de la messe de dimanche prochain→ Troisième dimanche de l’AVENT, année B

◊ Accueil sur mon blog  → Troisième dimanche de l’Avent : Dimanche de la joie

◊ Catéchèse → Préparez dans le désert le chemin du Seigneur (Is 40, 1-5.9-11)

◊ Homélie pour dimanche prochain → SOYEZ TOUJOURS DANS LA JOIE (Jn 1,6-8.19-28)

 

Liens externes

◊ Des documents utiles pour la catéchèse → Caté : Dieu se fait proche adaptation « A la rencontre du Seigneur » – KT42

◊ Affliction et consolation sont indissociables  → Le Dieu de la consolation | PREDICATIONS

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Dieu vient lui-même et va vous sauver

Posté par diaconos le 10 décembre 2017

Extrait du livre d’Isaïe au chapitre trente-cinq

Evangile et homélie du samedi 11 decembreLe désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse comme la rose, qu’il se couvre de fleurs des champs, qu’il exulte et crie de joie ! La gloire du Liban lui est donnée, la splendeur du Carmel et du Sarone. On verra la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu. Fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux qui fléchissent, dites aux gens qui s’affolent : « Soyez forts, ne craignez pas. Voici votre Dieu : c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver. »

Alors se dessilleront les yeux des aveugles, et s’ouvriront les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie ; car l’eau jaillira dans le désert, des torrents dans le pays aride. La terre brûlante se changera en lac, la région de la soif, en eaux jaillissantes. Dans le séjour où gîtent les chacals, l’herbe deviendra des roseaux et des joncs. Là, il y aura une chaussée, une voie qu’on appellera : la Voie sacrée.

L’homme impur n’y passera pas, il suit sa propre voie et les insensés ne viendront pas s’y égarer. Là, il n’y aura pas de lion, aucune bête féroce ne surgira, il ne s’en trouvera pas ; mais les rachetés y marcheront. Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent, ils entrent dans Sion avec des cris de fête, couronnés de l’éternelle joie. Allégresse et joie les rejoindront, douleur et plainte s’enfuient. (Is 35, 1-10)

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Isaïe décrit ici la venue de Dieu pour dé­li­vrer et glo­ri­fier son peuple.  Le dé­sert se trans­formera, à l’ap­proche du Seigneur, en un pays fer­tile, et le peuple des ra­che­tés rentrera  en Sion avec des chants de joie, pour y jouir d’un grand bonheur. La res­tau­ra­tion na­tio­nale ne se sé­parera pas de la conver­sion du peuple et de l’é­ta­blis­se­ment du règne de Dieu sur la terre, dont ce peuple doit être l’ins­tru­ment.

Le pays aride se couvrira de fleurs à l’approche de Dieu et exultera des cris de joie ! Isaïe invita  le peuple hu­mi­lié à re­prendre cou­rage ; car son Dieu vient pour sau­ver. Ce pays aride est se­lon les uns la Pa­les­tine, dé­vas­tée par les ju­ge­ments de Dieu, et se­lon les autres le dé­sert que le peuple d’Israël tra­ver­sera pour re­ve­nir en Sion de tous les pays de l’exil.

Le Li­ban, le Car­mel, et la région de Sa­rone étaient, à cette époque, des en­droits de la Pa­les­tine cé­lèbres par la ri­chesse de leur vé­gé­ta­tion ; le pro­phète choi­sit ces lieux pour don­ner l’i­dée d’une fer­ti­lité ex­tra­or­di­naire. Le dé­sert re­cevra    cette belle végétation cé­lé­brer di­gne­ment la pré­sence de Dieu. Fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux qui fléchissent.

Soyez forts, ne craignez pas. Voici votre Dieu ! Cet ordre s’a­dressa aux pro­phètes et à tous les ser­vi­teurs de Dieu ; car, ils eurent dans l’exil la mis­sion de ra­ni­mer la foi du peuple, mise à une rude épreuve par les souf­frances de la cap­ti­vité. C’est la vengeance, la revanche de Dieu qui vient lui-même et va vous sauver. Le ju­ge­ment des op­pres­seurs et la dé­li­vrance des op­pri­més sont in­sé­pa­rables ; de même dans le Nou­veau Tes­ta­ment, le peuple de Dieu peut at­tendre d’être vengé de ses en­neL’extraordinaire histoire du paralysé de Capharnaüm.(Mc 2, 1-12)u­mis : « Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? (Lc 18, 7)

Voici votre Dieu, il vient lui-même, il va vous sauvé ! Les nouvelles prières liturgiques nous disent cet aspect important de notre foi. Dieu est celui qui vient ; chaque sacrement en est un signe sensible. Dans l’eucharistie, c’en est un signe fondamental où Jésus vient à nous et en nous. Ma manière de vivre, mes engagements, mes efforts de vie morale sont aussi des manières de faire venir Jésus dans le monde. Vas-tu y réfléchir ? Comment pourrais-tu t’y mettre ?

La dé­li­vrance sera l’œuvre de Dieu et le sa­lut donné aux élus : ils seront dé­li­vrés de tous les maux, com­blés de tous biens ; un che­min ré­servé pour eux seuls les conduira sû­re­ment jus­qu’au sé­jour du sa­lut. Ce chemin est clairement décrit dans le ministère de Jésus : « Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. » (Mt 11, 5)

 Aux es­pé­rances dé­ce­vantes suc­cé­dera l’ac­com­plis­se­ment par­fait de tout ce que les élus ont at­tendu. Les lieux dé­so­lés seront abon­dam­ment pour­vus d’eau et se couvriront d’une riche vé­gé­ta­tion. Les rachetés seront une race sainte: « Il y aura une route pour le reste de son peuple, qui sera demeuré en Assyrie, comme il y en eut une pour Israël au jour qu’il monta du pays d’Égypte. (Is 11, 16)

Compléments

En rapport avec l’évangile de ce jour…

◊ Catéchèse → Lève-toi et marche ! (Mc 2, 1-12)

◊ Catéchèse → L’extraordinaire histoire du paralysé de Capharnaüm.(Mc 2, 1-12)

Liens externes

◊  Dieu est miséricorde   La revanche de Dieu : Il vient lui-même et va vous sauver – As-tu deux …

◊ Méditation →  Isaïe 35, 1-5 ; 8-10 – Le triomphe de Jérusalem – Marche dans la Bible

◊ Vidéo → Image de prévisualisation YouTube

 

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