Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie

Posté par diaconos le 5 novembre 2019

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 De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, au cours du repas chez un chef des pharisiens, en entendant parler Jésus, un des convives lui dit : «Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu !» Jésus lui dit : « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde.

À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, tout est prêt.” Mais ils se mirent tous, unanimement, à  s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.” Un autre dit : “J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi.”

Un troisième dit : “Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne peux pas venir.” De retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : “Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les ici.”

Le serviteur revint lui dire : “Maître, ce que tu as ordonné est exécuté, et il reste encore de la place.” Le maître dit alors au serviteur : “Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités » (Lc 14, 15-24)

Enseignement

Aujourd’hui, le Seigneur nous offre une image de l’éternité représentée par un banquet. Le banquet signifie le lieu où la famille et les amis se retrouvent, se réjouissant de la compagnie, de la conversation et de l’amitié autour de la table. Cette image nous parle de l’intimité avec Dieu Trinité et du plaisir que nous trouverons dans notre séjour au ciel. Il a tout fait pour nous et nous appelle car « Venez, maintenant le repas est prêt» (Lc 14,17). Il veut que nous soyons avec Lui ; il veut tous les hommes et toutes les femmes du monde à ses côtés, chacun et chacune d’entre nous.

Il est nécessaire, cependant, que nous ayons envie d’y aller. Et bien que l’on sache que c’est là où l’on est le mieux, car le ciel est notre demeure éternelle, qui dépasse toutes les aspirations humaines les plus nobles des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont pas montées au cœur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment (1Co 2,9) et, par conséquent, rien ne lui est comparable ; cependant, nous sommes capables de repousser l’invitation divine et de laisser passer à jamais la meilleure offre que Dieu pouvait nous faire : partager sa maison, sa table, son intimité pour l’éternité. Quelle grande responsabilité !

Nous sommes, malheureusement, capables d’échanger Dieu pour toute chose. Certains, comme nous lisons dans l’Évangile d’aujourd’hui, par un champ ; d’autres par des bœufs. Et toi et moi, contre quoi sommes-nous capables d’échanger celui qui est notre Dieu ainsi que son invitation ? Il y a celui qui le fait par paresse, par laisser-aller, qui par confort arrête d’accomplir ses devoirs d’amour pour Dieu : Dieu vaut-il si peu pour que nous le substituions par n’importe quelle autre chose ? Que notre réponse à cette invitation divine soit toujours un oui, plein de reconnaissance et d’admiration. C ’est un jour de sabbat où Jésus a été invité à un repas chez un chef des Pharisiens, ce qui veut dire que les convives devaient être des Pharisiens ou des gens du même rang social. Les Pharisiens ont commencé à avoir des soupçons sur Jésus. On a déjà mentionné qu’ils l’épiaient (Lc 6,7) et aujourd’hui à ce repas on l’observe (Lc 14,1).

Un malade se présenta et Jésus l’a guéri. Personne n’osa parler. Jésus fit ensuite une recommandation aux convives de ne pas choisir les premières places. Se glorifier soi-même ne vaut pas une glorification faite par un autre. Il s’adressa ensuite à son hôte sur le choix des invités. S’il invite des gens de l’élite comme ceux de son milieu, ils lui rendront la pareille : sa seule récompense sera donc la réciprocité. Si au contraire il invite des gens qui ne peuvent pas lui rendre son invitation comme des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles, en somme des gens en marge de la bonne société, heureux sera-t-il puisque ce sera Dieu qui le lui rendra lors de la résurrection des justes. C’est la seule rétribution qui est importante. Le traitement des pauvres est un thème sur lequel Luc revient souvent mais la liste qu’il vient de donner va revenir dans notre texte avec un autre sens.

C’est la mention de la résurrection des justes qui amène un convive à déclarer : « Heureux celui qui participera au repas dans le Royaume de Dieu ». Ce fut une remarque bien générale qui ne dérangea personne dans l’immédiat et c’est ce qui amena la parabole de Jésus.

Quelqu’un prépara un grand dîner et fit un grand nombre d’invitations. Il envoya un serviteur dire aux invités : « Venez, maintenant le repas est prêt. » Les “maintenant” comme les “aujourd’hui” sont importants dans Luc. C’est dans Luc que Jésus dit : « Voici, le Royaume de Dieu est parmi vous.  (Lc 17,21) Il n’est pas dans le futur, ni ailleurs : il est ici. À Zachée, le riche publicain, il déclara : « Descends vite, car il me faut aujourd’hui demeurer chez toi. » Et il conclut à la fin de l’épisode : « Aujourd’hui le salut est arrivé pour cette maison. » (Lc 19,5.9)

Jésus en croix dit au bon larron : « En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis. » (Lc 23,43)
Sous-jacente à la parabole que nous avons, il y a une question adressée aux convives : Allez-vous maintenant, vous aussi, refuser l’invitation, comme les premiers invités ? Devant le refus des premiers invités, le maître de la parabole, envoya un serviteur (Jésus) dans la ville d’abord pour inviter des pauvres, des estropiés, des aveugles et des boiteux. C’est la liste que Jésus avait déjà utilisée pour illustrer des pauvres. Ici, la liste sert à donner des exemples de ces gens que Jésus aimait particulièrement alors qu’ils étaient en marge de la société.

Le maître envoya encore son serviteur en dehors de la ville, sur les routes et les sentiers de la campagne pour en ramener d’autres qui étaient encore plus loin que les marginaux de la ville, comme étaient les païens et les non-juifs. Jésus avait déclaré à Zachée : « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » C’est la déclaration qui, pour Luc, est fondamentale pour la personne de Jésus. Il est le serviteur qui est venu apporter l’invitation et il espère une réponse maintenant (Lc 14,15-24)

Merci au Père Marie Landry Bivina pour son envoi

vert-rouge-feuille-verte---fleurs-de-printemps_18-6045Avec mes salutations amicales et fraternelles

croix diaconaleMichel Houyoux. diacre permanent

Contact → Père Marie Landry Bivina

Complément

« Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu !  » Tu es à table avec différentes personnes et l’une d’entre elles est émerveillée par ce que tu dis au sujet du festin le soir de ton retour au milieu de nous, le dernier jour. Tu profites de ce compliment pour faire annoncer que tous les hommes sont invités mais qu’il est nécessaire de bien comprendre ce que tu attends des personnes qui participeront : tout le monde sera là et chacun sera récompensé en raison de ce qu’il  fit, de ce qu’il apporta et du témoignage de ce qu’il rendit dans son milieu de vie et là où il exerce un métier.

« Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. » Tous ne répondirent pas à ton invitation. Chacun eut des occupations  nombreuses qui, en elles-mêmes, purent très bien s’inscrire dans la réponse à ton invitation mais la façon de gérer ces activités, quelles qu’elles furent, ne fut pas forcément selon ta volonté et correspondit à une gestion égocentriste ou même égoïste sans référence à Dieu.

L’un alla visiter son champ, l’autre s’occupa de ses bœufs… sans tenir compte que chaque activité fut à vivre pour toi et en fonction de toi. Ils se sont laissé dominer par les activités sans rester près de toi. Ils n’ont pas compris que si « tout était permis, tout n’était pas profitable » selon le conseil de saint Paul aux Corinthiens (1 Co 6, 12) et qu’il ne fallait rien faire, rien entreprendre, sans référence à toi et à ton Royaume.

« Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les  ici.  » Tout fut organisé, tout fut prévu pour que le repas fut un véritable repas de fête et de joie. Pourtant, les gens qui furent  invités, qui auraient pu en profiter, ne manifestèrent ni désir, ni joie, ni empressement pour répondre à cette invitation.

Leur intérêt fut ailleurs et sans Dieu. Mais le Maître  étant revenu, la célébration de la fête ne pouvait plus attendre. Alors le Seigneur envoya ses serviteurs chercher d’autres convives. Il les envoya auprès des aveugles, des boiteux, des malades, des pauvres, des oubliés et des marginaux.

Ne sommes-nous pas, nous, les serviteurs dont la fidélité est un plaisir pour Dieu ?  Ne le décevons pas !  Amen

Diacre Michel Houyoux

Liens externes

◊ Jardinier de Dieu : cliquez ici pour lire l’article →   Va sur les routes et sur les sentiers pour inviter les gens à mon festin

◊ Catholique.org.  : cliquez ici pour lire l’article → Accepterez-vous l’invitation ?

Le vêtement de noce : indispensable pour l’entrée dans le Royaume / Pierre Desroches

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Apprends-nous le sens du partage et le sens de solidarité

Posté par diaconos le 22 septembre 2019

Père Marie Landry Bivina

L’image contient peut-être : 1 personneComme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit: «Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera». Et ils furent profondément attristés.

Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent les deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : «Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ?».

Il répondit : «Oui». Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : «Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, sur qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ?

Sur leurs fils, ou sur les autres personnes ?». Pierre lui répondit : «Sur les autres». Et Jésus reprit : «Donc, les fils sont libres. Mais il faut éviter d’être pour les gens une occasion de chute : va donc jusqu’au lac, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour toi et pour moi». (Mt 17,22-27)

♦ ♦ ♦

La liturgie nous offre des possibilités de réflexion. Parmi celles-ci nous pourrions nous fixer sur ce qui est présent tout au long du texte : la relation éminemment familière de Jésus avec les siens.

Saint Matthieu nous dit que Jésus et les disciples «étaient réunis en Galilée» (Mt 17,22). Il semble bien évident, mais le fait de mentionner qu’ils étaient ensemble nous montre comme l’évangéliste veut souligner la proximité du Christ. Puis, Il leur ouvre son Cœur pour leur confier le chemin de sa Passion, Mort et Résurrection, c’est-à-dire, ce sentiment qu’Il porte au fond de son cœur et qu’Il ne veut pas que, ceux qu’Il aime tant, puissent ignorer.

Après, le texte signale l’épisode du paiement des taxes, et ici, à nouveau, l’évangéliste nous laisse entrevoir le traitement de Jésus, en se mettant au même niveau que Pierre, en opposant les fils (Jésus et Pierre) exemptes de payer aux autres qui y sont obligés. Finalement, le Christ leur montre comment ils doivent faire pour obtenir l’argent nécessaire pour payer, pas seulement pour Lui, mais pour eux deux, de façon à ne pas être une occasion de chute et scandale.

Dans tous ces traits nous découvrons une vision fondamentale de la vie chrétienne: il s’agit de l’ardeur que Jésus y met pour rester avec nous. Le Seigneur dit dans le livre des Proverbes: «Trouvant ma joie dans les fils des hommes» (Prov 8,31). À noter comment cette réalité peut changer notre approche à la vie spirituelle sur laquelle, souvent, nous ne plaçons aucune attention alors que, par contre, nous tendons à mettre tout l’accent sur ce que nous faisons, comme si c’était cela le plus important !

La vie intérieure doit se centrer sur le Christ Jésus, sur son amour pour nous, sur son dévouement jusqu’à la mort pour nous, dans sa recherche constante de notre cœur. Le Pape st. Jean Paul II l’a très bien exprimé lors d’une visite en Espagne, lorsqu’il a dit aux jeunes d’une voix forte : «Regardez-Le!».

Compléments

Pécher est une chose. En entraîner d’autres à notre suite, en paroles ou par le mauvais exemple de notre conduite en est une autre, plus lourde de conséquences que la première. Quand nous péchons, nous nous blessons nous-mêmes en atrophiant la capacité d’aimer en nous et, comme nous ne sommes point masochistes, contre notre propre gré ainsi que l’exprime l’apôtre Paul : « je ne fais pas le bien que je veux et commets le mal que je ne veux pas » (Rm 7, 19).

 Lorsque nous encourageons les autres à nous suivre, ne serait-ce que par le seul exemple de notre conduite, nous manquons à la charité en compromettant leur espérance de parvenir au salut ce qui aggrave le poids des fautes que nous avons commises : ‘Quiconque entraîne la chute d’un seul de ces petits qui croient, il vaut mieux pour lui qu’on lui attache au cou une grosse meule, et qu’on le jette à la mer »  (Mc 9, 42).

Jésus nous incite à nous conformer, toujours dans le même esprit de charité qui devrait imprégner toute notre conduite. Jésus commença par démontrer que la perception des deux drachmes pour le Temple ne s’appliqua pas à lui qui est le Fils car les fils sont libres. Mais il demanda à Pierre de verser la somme demandée dans le seul but d’éviter d’être pour les gens une occasion de chute.

 Paul démontra une conscience aiguë de cet enseignement de Jésus dans la controverse entourant la consommation d’aliments dits impurs.  «Finissons-en donc avec ces jugements les uns sur les autres : jugez plutôt qu’il ne faut rien mettre devant votre frère qui le fasse buter ou tomber. Je le sais, j’en suis certain dans le Seigneur Jésus, rien n’est impur en soi, mais seulement pour celui qui estime un aliment impur ; en ce cas il l’est pour lui. En effet, si pour un aliment ton frère est contristé, tu ne te conduis plus selon la charité. Ne va pas avec ton aliment faire périr celui-là pour qui le Christ est mort !» (Rm 14, 13-15).

Jésus a eu parfaitement conscience de son identité et de sa liberté absolue face au pouvoir temporel des grands et des puissants. Lorsque le collecteur d’impôts demanda à Pierre : «Votre maître ne paie pas les deux drachmes ? Si bien, dit-il.» Et à son arrivée à la maison, Jésus le prévint en lui disant : «Que t’en semble, Simon ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils taxes ou tribut ? De leurs enfants ou des étrangers ?»  Pierre répondit : «Des étrangers»  Jésus répondit : « Donc les enfants des rois sont libres !»

Jésus ne chercha pas à provoquer. Jésus paya ses impôts; cependant, il se tint à distance du pouvoir qui eut tendance à se croire absolu : roi absolu, république absolue, parti et idéologie absolus. Le texte de Matthieu nous donne encore des brèves annotations très significatives sur l’intimité entre Jésus et ses apôtres. Jésus habita chez Pierre, dans sa maison, et paya l’impôt pour lui et pour Pierre avec la même pièce de monnaie.

Mais quel est donc cet homme et son identité, Lui, qui se sépara du commun des mortels et se donna comme Fils de roi. Il y a encore dans ce texte, cette annotation : «Mais afin que nous ne les scandalisions pas, va à la mer, jette un hameçon ; et le premier poisson qui montera, prend-le. Et lui ouvrant la bouche, tu trouveras un statère. Prends-le et donne-le pour Moi et pour toi»

Jésus ne posséda pas un sou et l’argent lui répugna toujours physiquement, cet argent qui pourrit tant d’hommes et de femmes ! Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

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Sienne, joyau médiéval de Toscane a vu naître sainte Cathérine et saint Bernardin

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Tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce

Posté par diaconos le 22 août 2019

Jeudi 22 août 2019

Tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce

 « Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils ». La dimension nuptiale du Royaume est ici clairement mise en évidence. L’union nuptiale de Dieu avec son peuple, annoncée dans la Première Alliance, se trouve accomplie par la venue en ce monde de notre Seigneur Jésus-Christ : « Les compagnons de l’époux peuvent-ils mener le deuil tant que l’époux est avec eux ? » (Mt 9, 14). Le drame de la parabole qui nous est livrée ici se joue dans la réponse à l’appel du roi de ceux qu’il invite aux noces de son fils.

« Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils ». La dimension nuptiale du Royaume est ici clairement mise en évidence. L’union nuptiale de Dieu avec son peuple, annoncée dans la Première Alliance, se trouve accomplie par la venue en ce monde de notre Seigneur Jésus-Christ : « Les compagnons de l’époux peuvent-ils mener le deuil tant que l’époux est avec eux ?» (Mt 9, 14). Le drame de la parabole qui nous est livrée ici se joue dans la réponse à l’appel du roi de ceux qu’il invite aux noces de son fils.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles : «Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils.

Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.”

Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, ’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.

Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes.

Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.” Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.

Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?”  L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.”     Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus.» (Mt 22, 1-14)

Homélie

Lorsque des noces étaient imminentes, dans la tradition des invitations du Moyen-Orient 28imedimancheordinaireanneaweb.gifancien, il y avait deux invitations : la première qui annonçait qu’il allait y avoir des noces, la deuxième pour chercher les invités. Les premiers serviteurs envoyés furent ceux qui annoncèrent la fête, et beaucoup parmi les prévenus, nous dit l’évangile, n’en eurent cure : ceux-ci ne voulurent pas venir.

La deuxième invitation se fit en allant chercher les invités :  on leur laissa le temps de se préparer et en plus, on les emmena. Là, la deuxième série des serviteurs se fit même tuer…  : «Ils n’en tinrent aucun compte, et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent»

Il ne s’agit pas d’une vieille histoire du passé. Les invitations sont toujours très actuelles. C’est à chaque personne que Dieu a envoyé une invitation. Oui, Dieu nous invite à un banquet où il y a de la place pour tout le monde.

Comprenons-nous  bien le sens de cette histoire ?

  1. Les juifs à qui Jésus est venu apporter l’invitation au grand festin du Royaume de Dieu refusèrent de s’y rendre.

  2. Avant lui les prophètes payèrent  de leur vie l’appel urgent à la conversion qu’ils adressèrent à Israël. Jésus savait qu’il subira le même sort.

  3. Jérusalem, la ville des meurtriers, fut détruite en l’an 7o. (Voir ci-dessous la note historique)

  4. La Bonne Nouvelle de l’Évangile est proposée à tous (Allez enseigner toutes les nations…). Un nouveau peuple de Dieu est né, l’Église.

  5. Ce verset signifie qu’il ne suffit pas d’être entré dans l’Église pour être sauvé ;  mais que nous devons devenir dignes de la grâce reçue, représentée dans le texte par le vêtement de noce.

Histoire - Pour les chrétiens, aux alentours de l’an 33, Jésus de Nazareth ou Jésus-Christ y fut condamné à mort et exécuté sur une colline voisine de la ville, Golgotha. Suit la première révolte des Juifs de 66, racontée en détails par Flavius Josèphe dans la Guerre des Juifs. Cette révolte est réprimée et écrasée en 70 après J.-C., entraînant la destruction quasi-complète de la ville par Titus. Les Juifs sont massivement exilés et dispersés dans l’empire : c’est la constitution de la deuxième diaspora, et la narration du Nouveau Testament se termine sur cet épisode.

♦ Pour d’autres renseignements historiques sur cette période, cliquez sur les mots écrits en bleu.

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Mot pour les jeunes 

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Film chrétien : « Briser les chaînes et courir »

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Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?

Posté par diaconos le 21 août 2019

Mercredi 21 août 2019

Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?

Relisez la Parabole. Les deux premiers serviteurs sont heureux, le troisième malheureux, je dirais même déprimé. Si ce n'est le niveau de "talents", qu'est-ce qui peut bien nous apporter le bonheur ? Je vais vous donner une piste : une chose différencie énormément la situation des 2 premiers de celle du dernier. Les premiers ont su utiliser leurs "talents", le dernier ne l'a pas fait. Or plus j'avance en âge, plus je me rends compte que ce n'est ni le niveau de richesse, ni le niveau de dons intellectuels qui rend heureux, mais le fait de réussir à exploiter ses dons.

Relisez la Parabole. Les deux premiers serviteurs sont heureux, le troisième malheureux, je dirais même déprimé. Si ce n’est le niveau de « talents », qu’est-ce qui peut bien nous apporter le bonheur ?
Je vais vous donner une piste : une chose différencie énormément la situation des deux premiers de celle du dernier. Les premiers ont su utiliser leurs « talents », le dernier ne l’a pas fait. Or plus j’avance en âge, plus je me rends compte que ce n’est ni le niveau de richesse, ni le niveau de dons intellectuels qui rend heureux, mais le fait de réussir à exploiter ses dons.

De l’Évangile selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin  d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne.
Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.” Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.”

Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.” Le soir venu le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir d’avantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier.

En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ?

Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens  ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. (Mt 20, 1-16)

Homélie Propriétaire qui embauche des travailleurs pour sa vigne

Mt 20, 1-2 : «  Jésus disait cette parabole : « Le Royaume des cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit au petit jour afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne.  Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne. »  Le Royaume des cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit au petit jour afin d’embaucher des ouvriers pour ses vignes.

Le propriétaire du domaine se mit d’accord avec eux sur un salaire d’une pièce d’argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne.

Il en engagea d’autres vers neuf heures,  vers midi et vers dix-sept heures. Le soir venu, le propriétaire du domaine rassembla ses ouvriers ; il remit à chacun un denier, en commençant par les derniers pour finir par les premiers. Les premiers embauchés récriminèrent contre le maître du domaine : « Ces derniers venus n’ont fait qu’une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur ! »

Mais le propriétaire du domaine répondit à l’un d’entre eux : ‘Mon ami, je ne te fais aucun tort. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? 1

Note -  Au temps de Jésus (à Jérusalem), une pièce d’argent équivalait à un peu moins que quatre deniers. Sous Tibère, un soldat des cohortes de vigiles, à Rome, gagnait 150 deniers par an (plus les primes) : son salaire journalier valait 0,411 denier. Donc le salaire reçu par chaque ouvrier de la parabole correspond à environ dix jours de salaire d’un de ces soldats !

°°°°°°°°°°

CatéchèseDieu nous parle toujours personnellement à travers les paraboles, à chaque fois que nous les lisons dans la prière Il nous fait découvrir quelque chose de nouveau. Dans cette parabole (histoire) qu’il nous raconte, Jésus fit une comparaison entre différents groupes de travailleurs. Comme tant d’autres cette histoire nous parle du Royaume des cieux.

Chacun des groupes de travailleurs représente dans ce texte une nation ou une classe sociale. Certains reçurent la parole de Dieu depuis longtemps. Ainsi en fut-il des premiers ancêtres du peuple de Dieu  (Genèse au chapitre 12 : Abraham et  son peuple). Au cours des années, Dieu appela d’autres à travailler pour son Royaume.

Dans cette parabole, le propriétaire de la vigne se préoccupa des chômeurs : plusieurs fois dans la journée il alla en engager pour travailler dans son vignoble. Sa préoccupation fut qu’ils furent suffisamment payés pour assurer une vie décente à leur famille. La justice de Dieu se conforme aux besoins des personnes.

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La parabole des talents

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