Jésus ressuscité est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres » (1 Co 15, 1-8)

Posté par diaconos le 2 mai 2018

Le Christ est ressuscité. C'est un fait historique : il y eut de nombreux témoins

Le Christ est ressuscité. C’est un fait historique : il y eut de nombreux témoins

Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l’avez reçu ; c’est en lui que vous tenez bon, c’est par lui que vous serez sauvés si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants.     Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures,     et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures,     il est apparu à Pierre, puis aux  Douze ; ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois – la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont endormis dans la mort,      ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres. Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.

Source de l’image : mystère et insolite → Le Christ a-t-il vraiment ressuscité ?

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Paul rappela aux Corinthiens l’Évangile qu’il leur a annoncé, et par lequel seul ils pourront être sauvés. Il leur rendit le témoignage qu’ils le reçurent, qu’ils s’y furent fidèles jusqu’ici, mais il jeta un regard inquiet et triste sur l’erreur qu’il va attaquer relativement à la résurrection.  Paul opposa la certitude et le contenu de cette parole divine aux objections des adversaires, qui, tout en retenant l’Évangile, le faussaient. De là, pour eux, le danger d’avoir cru en vain.

L’Évangile, que Paul transmit aux Corinthiens, est un fait, le fait de la rédemption du monde par la mort et la résurrection du Christ. Si ce fait est nié, que reste-t-il ? – Rien n’est plus frappant, relativement à l’autorité divine des Écritures, que le soin avec lequel Jésus-Christ et ses apôtres en appelèrent  sans cesse à cette autorité, même lorsqu’il s’agit d’un fait dont ils furent eux-mêmes les témoins, comme ici à ,propos de la la mort et la résurrection de Jésus.

L’ apparition du Christ ressuscité à Céphas, ou Pierre, est mentionné  est rapportée par Luc : « Le Seigneur est réellement ressuscité, et il est apparu à Simon. » (Lc 24,34) Quant à cette apparition à plus de cinq cents frères à la fois, elle n’est pas rapportée par les évangélistes, elle eut lieu en Galilée, là où Jésus avait plus de disciples qu’ailleurs : « Un ange, près du tombeau vide,  dit à Marie de Magdala et à l’autre Marie : Ne craignez pas; allez dire à mes frères de se rendre en Galilée: c’est là qu’ils me verront. » (Mt 28, 10)

Ces témoins vivaient encore au temps de Paul, il en appela à eux, malgré la certitude divine de son propre témoignage. Il n’existe aucun fait de l’histoire plus  inébranlablement confirmé que celui de la résurrection de Jésus-Christ. Quant aux onze apôtres, ils le virent très souvent après sa résurrection  : « Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu’ils avaient des Juifs, Jésus vint, se présenta au milieu d’eux, et leur dit: La paix soit avec vous! » (Jn 20, 19)

Encore un fait dont Paul se souvint, ce fut l’apparition à Jacques et à tous les apôtres :  » Tandis qu’ils parlaient de la sorte, lui-même se présenta au milieu d’eux, et leur dit: La paix soit avec vous !  » (Lc 24, 36) Ils eurent de nombreuses communications avec le Christ ressuscité pendant les quarante jours de son séjour parmi eux.

Le souvenir d’avoir persécuté le Christ dans les premières communautés chrétiennes, accompagna Paul durant toute sa vie comme une cause d’humiliation et de tristesse :  » À moi, qui suis le moindre de tous les saints, cette grâce a été accordée d’annoncer aux païens les richesses incompréhensibles de Christ » (Ep 3, 8), mais aussi ce souvenir de la miséricorde de Dieu dont il fut l’objet. C’est ainsi que la grâce de Dieu transforma en bien même l’erreur et le péché.

Compléments

◊  L’apparition de Jésus sur la route d’Emmaüs  → L’apparition de Jésus aux disciples d’Emmaüs (Lc 24, 13-35)

◊ Dernière apparition de Jésus à ses disciples → Je suis tous les jours avec vous jusqu’à la fin du monde (Mt 28,20)

◊ Les apparitions du Christ ressuscité ne furent pas des faits isolés → Témoins du Christ ressuscité

Liens externes

◊ Bibliquest → Apparitions de Jésus après sa résurrection

◊ Du site Croire.com : questions de vie → Les apparitions de Jésus aux disciples

◊ Carnet de notes de Bernard Meha → La résurrection, les apparitions, le texte de Paul

◊ Caté → Caté : qui est Jésus ? (pré-initiation 2017

Le Christ est ressuscité, c’est un fait historique

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On décida qu’ils monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de la question de la circoncision.e question » (Ac 15, 1-6)

Posté par diaconos le 1 mai 2018

Extrait du livre des Actes des Apôtres au chapitre quinze

Après avoir été accompagnés par l'Eglise, ils poursuivirent leur route à travers la Phénicie et la Samarie, racontant la conversion des païens, et ils causèrent une grande joie à tous les frères. 4 Arrivés à Jérusalem, ils furent reçus par l'Eglise, les apôtres et les anciens, et ils racontèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux

Après avoir été accompagnés par l’Eglise, ils poursuivirent leur route à travers la Phénicie et la Samarie, racontant la conversion des païens, et ils causèrent une grande joie à tous les frères. 4 Arrivés à Jérusalem, ils furent reçus par l’Eglise, les apôtres et les anciens, et ils racontèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux

En ces jours-là, des gens, venus de Judée à Antioche, enseignaient les frères en disant : « Si vous n’acceptez pas la circoncision selon la coutume qui vient de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. » Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question.

L’Église d’Antioche facilita leur voyage. Ils traversèrent la Phénicie et la Samarie en racontant la conversion des nations, ce qui remplissait de joie tous les frères. À leur arrivée à Jérusalem, ils furent accueillis par l’Église, les Apôtres et les Anciens, et ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux. Alors quelques membres du groupe des pharisiens qui étaient devenus croyants intervinrent pour dire qu’il fallait circoncire les païens et leur ordonner d’observer la loi de Moïse. Les Apôtres et les Anciens se réunirent pour examiner cette affaire. (Ac 15, 1-6)

Source de l’image sur Kt42 → ■ Actes des apôtres 

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L’incident d’Antioche représenta la plus difficile des entrevues que les responsables de l’Église consacrèrent à cette délicate question : abandonner la Loi pour les judéo-chrétiens ou imposer la Loi à tous les chrétiens, pour Paul , c’était renoncer à porter l’Évangile aux païens. Le concile de Jérusalem en 49, proclame que seul le Christ est sauveur et décide de ne pas imposer la Loi juive aux païens qui se convertissent. Pierre défendit le point de vue de Paul et se réclama le titre d’apôtre des païens.

L’Église d’Antioche envoya Paul, Barnabas et quelques autres de ses membres à Jérusalem pour délibérer avec les chrétiens de Jérusalem sur la position dans l’Église des païens convertis. Ces deux églises étaient en conflit sur la question de la circoncision : d’une part, les Juifs qui acceptèrent l’Évangile, mais sans renoncer aux observances de la loi, auxquelles ils attachaient la plus haute importance.

Ils n’étaient pas opposés à l’entrée des païens dans l’Église mais, convaincus de la perpétuité et des droits divins du judaïsme, ils exigèrent que les païens convertis fussent circoncis et s’engageassent par là à observer toutes les prescriptions de la loi ; en un mot, que les païens devinssent juifs avant de devenir chrétiens. L’observation de la loi n’était pas pour eux la cause du salut, puisqu’ils crurent au Christ ressuscité, mais ils en firent une condition absolue : « Si vous n’avez été circoncis, vous ne pouvez être sauvés. »

Si leur opinion avait prévalu, c’en aurait pas été possible du salut par grâce, par la foi seule, et de la liberté chrétienne et de l’universalité de l’Évangile. L’Église serait restée une  modification du mosaïsme, une secte juive, semblable à celles qui persistèrent durant les premiers siècles. Elle aurait été incapable de se développer dans le monde.

Paul ne s’opposa pas à ce qu’on observât les cérémonies de la loi en les considérant comme moyens d’édification ou par respect pour les traditions des pères. Lui-même fit circoncire son disciple Timothée. (Ac. 16,3) Mais dès que les exigences des judaïsants eurent pour objectif de fausser l’Évangile, alors il leur opposa une résistance invincible.

Le conflit fut inévitable, l’entrée de nombreux païens dans L’Église le rendit toujours plus aigu. L’orage éclata à Antioche, la principale Église du monde païen, à la suite de l’arrivée de quelques frères de Judée. Paul et Barnabas eurent une vive altercation  à, propos de l’obligation ou non de la circoncision aux nouveaux chrétiens d(origine païenne. Et ils s’opposèrent vivement ax docteurs judéens.

Parmi les délégués de l’Église d’Antioche qui se trouvèrent à Jérusalem, il y avait Tite, compagnon de Paul. L’Église de Jérusalem, très nombreuse,ayant à sa tête les apôtres et les anciens, était la métropole de la chrétienté. Il était donc normal que celle d’Antioche désirât avoir son avis sur la grave question qui l’agitait ; d’autant plus que ceux qui avaient soulevé le conflit se désignèrent comme agissant par l’autorité de L’Église de Jérusalem.Il importait donc de s’entendre pour conserver la paix.

L’Église, pénétrée de l’importance de cette délégation, et désireuse de témoigner son attachement à ceux qu’elle envoyait, leur fit la conduite, avec solennité, jusqu’à quelque distance d’Antioche : « Mais, lorsque nous fûmes au terme des sept jours, nous nous acheminâmes pour partir, et tous nous accompagnèrent avec leurs femmes et leurs enfants jusque hors de la ville. Nous nous mîmes à genoux sur le rivage, et nous priâmes. » Ac 21,5)

La délégation poursuivit sa route à travers la Phénicie et la Samarie et finalement atteignit la ville de Jérusalem où les apôtres et les Anciens les reçurent officiellement comme délégués de l’Église d’Antioche. Les délégués d’Antioche racontèrent les succès missionnaires de Paul et de Barnabas, mais ils ne dirent rien du conflit qui éclata dans leur Église, et au sujet duquel ils avaient été envoyés à Jérusalem.

Ce furent des membres de l’Église de Jérusalem, anciens pharisiens, qui commencèrent le débat en élevant leurs prétentions relatives à la circoncision des païens. Il leur sembla devoir s’en référer au texte des principaux manuscrits ; la discussion naquît spontanément au cœur de l’assemblée sans avoir être provoquée par la députation d’Antioche.

Compléments

◊ Paul de Tarse → Eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes (Ac 13, 44-52)

◊ Tite fut l’un des collaborateurs et compagnon de voyage de Paul de Tarse → Tite, mon enfant selon la foi qui nous est commune

Liens externes

◊ Paul, au cours de ses voyages, a fondé plusieurs communautés en milieu grec →  Le Concile de Jérusalem – Vie et voyages de saint Paul

◊ Preuves historiques de l’existence de Jésus → le Testimonium Flavianum – Science et Foi

L’APÔTRE PAUL « L’ÉMISSAIRE » (FILM CHRÉTIEN FIDÈLE AUX ÉCRITURES)

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Ceux qui s’étaient dispersés annonçaient la Bonne Nouvelle de la Parole là où ils passaient

Posté par diaconos le 17 avril 2018

Extrait du livre des Actes des Apôtres au chapitre huit

Icône de saint Étienne tenant l'encensoir dans la main droite symbolisant le diaconat et de sa main gauche un voile rouge symbolisant le martyre et qui expose une haute boîte, vraisemblablement une pyxide

Icône de saint Étienne tenant l’encensoir dans la main droite symbolisant le diaconat et de sa main gauche un voile rouge symbolisant le martyre et qui expose une haute boîte, vraisemblablement une pyxide

Le jour de la mort d’Étienne, éclata une violente persécution contre l’Église de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres. Des hommes religieux ensevelirent Étienne et célébrèrent pour lui un grand deuil. Quant à Saul, il ravageait l’Église, il pénétrait dans les maisons, pour en arracher hommes et femmes,
et les jeter en prison.

Ceux qui s’étaient dispersés annonçaient la Bonne Nouvelle de la Parole là où ils passaient. C’est ainsi que Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur,  s’attachaient à ce que disait Philippe, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait, ou même les voyaient. Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris. Et il y eut dans cette ville une grande joie. (Ac 8, 1b- 8)

Source de l´image →Saint-Étienne — Wikipédia

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Saul  assista à la lapidation du diacre Étienne et approuva son meurtre. En plus, ce même jour commença une grande persécution contre l’Église de Jérusalem ; et le plus grand nombre, sauf les apôtres, furent dispersés dans les contrées de la Judée et de la Samarie ; elle  fut occasionnée par l’émeute qui causa la mort d’Étienne ; mais les fugitifs se rendirent aussi en Galilée, où il y avait beaucoup de disciples, puis dans toute la Syrie.

Des Juifs pieux, ayant conservé leurs sentiments bienveillants pour les chrétiens, ensevelirent Étienne, car des disciples en furent empêchés par les persécuteurs. Les funérailles qu’ils firent à Étienne eurent l’éclat et la solennité que les Orientaux aiment à donner à ces cérémonies. Beaucoup d´habitants de Jérusalem furent très attristés par cette persécution qui ravageait l´Église.

Saul haïssait les chrétiens, il garda les vêtement d’Étienne lors de son supplice, puis il prit plaisir à son supplice et enfin il ravagea  l’Église. Lui-même se rappela avec douleur ce temps de sa vie :  » Vous avez su, en effet, quelle était autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais à outrance et ravageais l’Église de Dieu. » (Ga 1,13)  L’Évangile se répandit en Syrie et à Antioche, en Phénicie et jusque dans l’île de Chypre, Luc rattacha ce nouveau progrès à la dispersion des chrétiens de Jérusalem après la mort d’Étienne.

Philippe, dont il est question dans ce récit, fut l’un des sept hommes à qui les apôtres imposèrent les mains, l´un de ces chrétiens dispersés qui prêcha l’Évangile. Philippe ne fut pas l´un des douze disciples de Jésus ; mais l´un des sept diacres. Les Samaritains furent attentifs en écoutant Philippe et voyant les miracles qu´il fit. C’est ainsi qu’ils parvinrent à la foi et à la joie. Jésus sema dans ce pays-là et prépara cette belle moisson.

On sait que les Samaritains attendaient la venue du Messie : « La samaritaine lui dit : Je sais que le Messie doit venir celui qu’on appelle Christ; quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses.Jésus lui dit: Je le suis, moi qui te parle. » (Jn 4,25) .  Les Samaritains étaient moins opposés à l’Évangile que les Juifs avec leurs orgueilleux préjugés. Mais leur ignorance les exposa à toute espèce de superstitions.

Compléments

◊ Au début du diaconat : au service des tables et de la Parole  → Ils ne pouvaient résister à la sagesse et à l’Esprit qui faisaient parler Étienne

◊ Archive du blog → Ils choisirent sept hommes remplis d’Esprit Saint

Liens externes

◊ Premier martyr de l´Église → Vie et martyre de saint Etienne

◊ Catéchèse avec Kt 42 → Diaporama : « Ils choisirent 7 diacres, dont Etienne »

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Rendez-grâce au Seigneur, éternel est son amour !

Posté par diaconos le 6 avril 2018

Psaume 118, 2-4.13-15.22-24.

Un psaume est un texte poétique composé de plusieurs versets relevant de quatre genres littéraires principaux. Le mot vient du grec ancien ψαλμός (psalmos) qui désigne un air joué sur le psaltérion. Il a été employé dans la traduction des Septante pour traduire le mot hébreu mizmôr, qui désigne un chant religieux accompagné de musique et qui est attesté 57 fois dans le Livre des Psaumes1. Ils peuvent prendre des caractères différents : plus ou moins laudatif, intime, combatif, repentant, etc.

Un psaume est un texte poétique composé de plusieurs versets relevant de quatre genres littéraires principaux. Le mot vient du grec ancien ψαλμός (psalmos) qui désigne un air joué sur le psaltérion. Il a été employé dans la traduction des Septante pour traduire le mot hébreu mizmôr, qui désigne un chant religieux accompagné de musique et qui est attesté 57 fois dans le Livre des Psaumes1. Ils peuvent prendre des caractères différents : plus ou moins laudatif, intime, combatif, repentant.

Ce psaume (29 versets) appartient au genre littéraire des actions de grâce. Il comprend un premier chant de louange (versets 1 à 18) qui était notamment chanté au cours d’une procession dans les rues de Jérusalem. La seconde partie du psaume, (versets 19 à 28) comporte un dialogue entre le soliste, le peuple et les prêtres du temple sur le parvis de celui-ci.

Dans les versets 2 à 4, trois groupes qui constituent la maison d’Israël sont nommés : Israël en tant que société civile, la maison d’Aaron représentant la classe sacerdotale et ceux qui craignent le Seigneur (les étrangers sympathiques au judaïsme.)

« Le Seigneur est la force et le chant du psalmiste » (v14) exprime qu’il y a un lien entre les exploits de cette personne et les merveilles du Dieu de l’Alliance pour son peuple.La plupart des exégètes pensent que le personnage dont il est question ici pourrait être Néhémie (Ne 8, 13-18).

Dans cette hypothèse, ce psaume aurait été écrit pour la liturgie de la fête des Tentes de l’an -444 av J.-C., fête célébrée à la suite de la reconstruction des murs de Jérusalem .

Les justes (v15), qui lancent des cris de joie et de victoire, expriment leur reconnaissance à Dieu pour sa fidélité pour son peuple. Ce psaume était surtout chanté à la fête des Tentes où il prenait une importance tout à fait spéciale.

Il marquait la fin du repas pascal et l’évangéliste Marc nous l’apprend dans le récit de la dernière Cène : “Après le chant des psaumes, ils partirent vers le mont des oliviers” (Mc 14, 26). C’est la pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs mais qui est devenue la pierre d’angle.” (v 22) . Jour de fête et de joie pour le psalmiste (verset 24b) . Jour de fête et de joie pour nous, parce que le Christ ressuscité est la pierre d’angle de notre Église.

 Extraits

2. Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour !
3. Que le dise la maison d’Aaron : Éternel est son amour !
4. Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur : Éternel est son amour !
13. On m’a poussé, bousculé pour m’abattre ; mais le Seigneur m’a défendu.
14. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; il est pour moi le salut.
15. Clameurs de joie et de victoire sous les tentes des justes : « Le bras du Seigneur est fort,
22. La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle :
23. c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux.
24. Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Utilisez l’outil “Ancien Testament annoté” dans la colonne de gauche de cette page pour lire l’entièreté du psaume 118, commentaires et notes supplémentaires s’y rapportant et pour consulter notes et commentaires pour le chapitre 8 du livre de Néhémie. Pour le mode d’emploi de cet outil, cliquez sur le bouton “Mode d’emploi, c’est ici !” en haut de cette page.

Compléments

◊  → Prier avec les psaumes

◊ Catéchèse  → Jésus est la pierre d’angle (Ac 4, 11)

 Lien externe

◊ Pour prier avec ce psaume, où pouvons-nous nous situer ? → Prier avec les psaumes – Abbaye Notre-Dame de Maylis

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