Fête de la Sainte Famille — Année A

Posté par diaconos le 24 décembre 2019

Prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte

 Bonne  Fête de la Sainte Famille  à tous !

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Après le départ des mages, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : « D’Égypte, j’ai appelé mon fils. « 

Après la mort d’Hérode, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte et lui dit :  » Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et pars pour le pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant.  » Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et il entra dans le pays d’Israël. Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s’y rendre.

Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée et vint habiter dans une ville appelée Nazareth, pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes  : Il sera appelé  Nazaréen. (Mt 2, 13-15.19-23)

Le massacre des innocents

Après le départ des mages, voici que l’ange du Seigneur apparut en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que fut accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : « D’Égypte, j’ai appelé mon fils. »

Après la mort d’Hérode, voici que l’ange du Seigneur apparut en songe à Joseph en Égypte et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et pars pour le pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. » Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et il entra dans le pays d’Israël. Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s’y rendre.

Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée et vint habiter dans une ville appelée Nazareth, pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen. (Mt 2, 13-15.19-23)

Le massacre des innocents

Dans les premiers temps de l’Église , des récits qui avaient la faveur de la population, cherchaient à communiquer tout ce que l’on ne savait pas de l’enfance de Jésus, ce qui n’était pas dans l’Évangile. Ces histoires ressemblent beaucoup aux histoires juives relatives à l’enfance d’Abraham ou de Moïse. L’histoire des mages (Mt 2, 1-12) et le massacre, sur l’ordre d’Hérode, des enfants de Bethléem viennent de ces récits populaires.

 Au début de son évangile, Matthieu reprit ces histoires sans s’inquiéter de leur authenticité. On a mis en doute ce meurtre des enfants de Bethléem, parce que l’historien Flavius Josèphe n’en parle pas. Dans le petit bourg de Bethléem et qui ne comptait que quelques maisons isolées au-delà, il pouvait, selon le calcul de Winer, se trouver dix ou douze enfants mâles au-dessous de deux ans.

De ce fait il ne fut pas relevé par les annales. Le fait que Josèphe ne mentionne pas cet événement ne constitue pas un argument contre son historicité. Ce qui est vrai c’est qu’il coïncide avec les brutalités d’Hérode rapportées par Flavius dans Antiquités Juives.

 Notes  Hérode Ier le Grand, fils d’Antipater, naquit né à Ascalon en 73 av. J.-C. et mourut à Jérusalem en 4 av. J.-C. Il fut roi de Judée de 37 av. J.-C. à 4 av. J.-C. Hérode le Grand fut l’un des personnages les plus importants de l’histoire de l’époque du Second Temple. Son histoire est surtout connue par les écrits de Flavius Josèphe. Grand bâtisseur, il fut placé sur le trône de Jérusalem par les Romains.

Pour garantir la séparation du culte et de l’État, il retira le pouvoir politique aux prêtres, qui n’eurent plus qu’un rôle spirituel. Par peur des complots, sa folie passagère l’amena à faire assassiner beaucoup de gens. Son impopularité laissa des traces dans l’Évangile de Matthieu : selon celle-ci, les Sages ayant annoncé la naissance à Bethléem du roi des Juifs, Hérode l’ayant fait chercher, il aurait ordonné la mise à mort de tous les enfants de la ville âgés de moins de deux ans.

 Le meurtre de ces enfants, pour autant qu’il eut lieu, s’ajouterait aux crimes d’Hérode, qui, après avoir sacrifié sa femme et deux de ses fils, en fit périr un troisième, Antipater, peu avant de mourir ; qui fit noyer son beau-frère Aristobule qui était devenu très populaire (Antiquités Juives, 15 & 54-56) ; qui fit conduire au supplice des conjurés avec toute leur famille, qui atteint de sa dernière maladie, en fureur contre le peuple de Jérusalem parce qu’il allait se réjouir de sa mort, ordonna de rassembler dans le cirque de Jéricho tous les principaux de la ville et de les y faire périr dès qu’il aura expiré, ainsi, disait-il, qu’il y ait au moins des larmes répandues après ma mort. (Flavius Josèphe, Antiquités, XVII, 6, 5.) Hérode mourut d’une maladie horrible, peu après le meurtre des enfants de Bethléem. (Flavius Josèphe, Antiquités, XVII, 8 et 9, et Guerre des Juifs, 1, 33.)

 Dans les évangiles de Marc, Luc et Jean, nous ne trouvons aucune allusion à la venue de mages à Bethléem, ni au massacre d’enfants dans cette localité. Quant à Jean, il commença son récit par un prologue nous révélant que Dieu entra, grâce à son Verbe, dans notre histoire. Prologue suivi du témoignage de Jean-Baptiste à Bétaraba , au delà du Jourdain, là où il baptisa. (Jn 1, 28)

 Les mages, furent prêtres de la religion de Zoroastre, devins et astrologues. Matthieu en écrivant que la nouvelle de la naissance de Jésus fut annoncée à ceux-ci, ni aux chefs, ni aux prêtre juifs, voulut signifier que cette révélation vaudra pour tous les temps : Jésus est le Sauveur de tous et non seulement des personnes faisant partie de l’Église.

 Le massacre des enfants mâles de Bethléem jusqu’à l’âge de deux ans, annonça celui de Jésus qui, par la croix, réconcilia avec Dieu juifs et païens (Ep 2, 16) En citant Jérémie (Jr 31,15) , Matthieu fit allusion à d’autres événements douloureux et violents vécus par le Peuple de Dieu.

 La voix du sang versé par les hommes ne cesse pas de crier, de génération en génération, prenant des tonalités et des accents variés et toujours nouveaux. La question du Seigneur « Qu’as-tu fait ? », à laquelle Caïn ne put se dérober, est aussi adressée à l’homme d’aujourd’hui. Et comment ne pas évoquer la violence faite à la vie de millions d’êtres humains, spécialement des enfants et bien souvent à de très jeunes enfants. À la révolte de l’homme contre Dieu s’ajoute la lutte mortelle de l’homme contre l’homme.

Diacre Michel Houyoux

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♥  Père Moussa Anba Bishoy : La Fuite en Égypte

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Jésus, fils de David, fils d’Abraham

Posté par diaconos le 17 décembre 2019

Généalogie de Jésus, Christ, fils de David, fils d’Abraham

Généalogie de Jésus-Christ                    De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

 Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram, Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone, Salmone, de son union avec Rahab, engendra  Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé, Jessé engendra le roi David. David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon, Salomon engendra  Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias, Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias,     Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias, Josias engendra Jékonias et ses frères à l’époque de l’exil à Babylone.

    Après l’exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel, Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor, Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud, Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.

    Le nombre total des générations est donc : depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations ; depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, quatorze générations ; depuis l’exil à Babylone jusqu’au Christ, quatorze générations.  » (Mt 1, 1-17)

Homélie

La généalogie de Jésus  nous fait penser à une phrase d’usage dans nos campagnes. et nos maisons : des Joseph, des ânes et des Jean, il y en a dans tous les foyers. C’est pour cela qu’afin de les distinguer, on utilise comme enseigne le nom de chaque maison. Ainsi, nous parlons de Joseph, de la maison de Philomène, Joseph, de la maison de Soledad, etc, etc. De cette façon la personne est rapidement identifiée. Le problème est que chacun est ainsi marqué par la bonne ou la mauvaise réputation de ses ancêtres. C’est ce qui arriva à la table des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham. (Mt 1,1)

Ce que l’évangélise Matthieu nous prouve ici, c’est que Jésus est un vrai Homme. En d’autres mots : Jésus, comme tout homme et toute femme qui naît, ne part pas de zéro, mais a derrière lui une histoire. Dans le cas de Jésus, son incarnation est extraordinaire car c’est celle de  Dieu qui se fat Homme, Il le fit en assumant toutes les conséquences. Le Fils de Dieu en venant au monde, assuma le passé de sa famille.

En examinant l’arbre généalogique de Jésus, nous nous rendons compte qu’il n’a pas pour ainsi dire un dossier immaculé en ce monde, si un peuple écrit son histoire officielle, il le fera avec grandeur… C’est un cas unique, de trouver un peuple dont l’histoire officielle ne cache pas les péchés de ses ancêtres. Par exemple, il y eut des péchés d’homicide avec David et bien d’autres, d’idolâtrie sous le règne du roi Salomon, ou même la prostitution, sous le règne de Josué, fils de Nun, avec la prostituée  Raha. Et dans ces situations, il y eut des moments de grâce et de fidélité à Dieu et surtout des personnes comme Joseph et Marie de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ (Mt 1,16).

La généalogie de Jésus nous aide à contempler le mystère que nous nous préparons à célébrer: celui de Dieu fait Homme, vrai Homme, qui a habité parmi nous (Jn 1,14).

Complément

La généalogie de Jésus, le christ, est marquée d’abord par les noms de David et d’Abraham ;  David, dans la famille duquel devait, selon la prophétie, naître celui dont la royauté serait éternelle (Ps 132, 11 ; Is 11, 1 ; Jr 23,5 ; Ac 13,23 ; Rm  1,3) Abraham, dans la postérité duquel devaient être bénies toutes les familles de la terre, promesse qui n’eut de sens et d’accomplissement qu’en Jésus-Christ.

Le Fils de Dieu vint prendre sa place dans cette postérité d’Abraham et dans notre humanité qu’il dut renouveler. S’il ne s’était agi pour lui que d’apporter au monde des révélations nouvelles, une longue série de traditions aurait suffi et peut-être aurions-nous trouvé ici, au lieu d’une généalogie, le catalogue des livres de l’Ancien Testament. Mais la bénédiction promise à Abraham dut se réaliser dans sa postérité, et consister en une création nouvelle, commencée dans la personne même de Jésus. De là une généalogie qui n’eut pas seulement pour but d’établir sa filiation historique.

Mais, objecterions-nous, cette généalogie est celle de Joseph. L’évangéliste Matthieu en  jugea autrement, puisque, d’une part, il mit un soin particulier à écarter la paternité de Joseph  et que, de l’autre, il conserva la généalogie. En remontant jusqu’à David et jusqu’à Abraham, il indiqua aussi l’origine généalogique de Marie, mère de Jésus. Il donna à entendre que le fils de David, fils Abraham descendit de ces grands personnages par sa mère, puisque Joseph ne fut pas son père.

Ce premier but étant atteint, la généalogie de Joseph ne fut pas inutile pour les Israélites. Durant tout le temps de sa vie, Jésus fut envisagé comme fils de Joseph (Lc 3,23 ; Lc 4,22 ; Jn 6,42) et il dut l’être en vertu des plus hautes convenances. De plus, il y eut dans cette opinion ceci de fondé, que Joseph conféra à son fils adoptif un droit légal théocratique à la royauté, d’abord parce qu’il fut lui-même descendant de David, et ensuite parce qu’en épousant Marie, il entra légalement dans la lignée de sa femme et en prenait le nom. 

Quoi qu’il en soit de cette dernière opinion, qui n’est qu’une hypothèse vraisemblable, il est certain que le but de Matthieu fut de constater la double origine de Jésus-Christ, telle qu’elle est révélée par le témoignage unanime du Nouveau Testament,

« Et Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle naquit Jésus, qui est appelé Christ.  » (Mt 1,16) Ces derniers mots de la généalogie écartent l’idée que Joseph fut le père de Jésus. Il est bien appelé mari ou époux de Marie. Jésus, en hébreu Jehoschoua, même nom que celui de Josué (Ex 24,13), signifie Jéhova est Sauveur, et le récit qui suit  nous rend attentif à la belle signification de ce nom : Christ, en hébreu Maschiah, signifie OINT. Ce nom indiquait dans l’Ancien Testament la dignité royale, parce qu’on oignait d’huile, symbole de l’Esprit de Dieu, les rois, qui étaient ainsi consacrés pour leur charge. Il en était de même des sacrificateurs et des prophètes. (1 S, 7, 11 ; Is 45, 1 ; Dn 9, 25-26 ; Lv 4.3.,16 ; 1 R 19,16)

Jésus-Christ qui, pour réaliser l’idée de l’ancienne alliance dans la nouvelle, a rempli ces trois charges, était  l’oint de l’Éternel, et c’est sous ce nom de Messie, emprunté surtout au Psaume 2 et à Daniel (9.25-26) que son peuple l’attendit.

Jésus, en prêchant dès l’entrée de son ministère un royaume de Dieu dont il était le Chef, donna à cette notion toute sa vérité et sa spiritualité. Aussi, dans son Église, le titre de Christ devint peu à peu un nom propre, mais sans rien perdre de sa haute signification. Ce n’est pas sans intention que les écrivains sacrés l’appellent Jésus, ou Christ, ou lui donnent ce double nom de Jésus-Christ, comme le fait notre évangile dès la première ligne.

Les générations de la première période, d’Abraham à David, sont énumérées, sans omission (1 Ch 1,34 ; 2, 1-15)  1Chroniques 1.34 ; 2.1-15 ; elles sont au nombre de quatorze. Dans la seconde période, l’auteur a retranché quatre rois de Juda : Achazia, Joas, Amazia, entre Joram et Ozias, (verset 8) et Jojakim, entre Josias et Jechonias.

Cette liste a ainsi quatorze noms, si l’on compte Jechonias comme le dernier de cette période.  La troisième série, composée en grande partie de noms inconnus, qui n’ont pas été puisés dans des sources bibliques. Une autre particularité de cette généalogie est la mention de quatre femmes : Thamar, Rahab, Ruth, Bath-Scheba.

Le but de Matthieu, dans cette récapitulation des membres de la généalogie en trois séries de quatorze, fut de faire ressortir le plan suivi par Dieu dans la manière dont il a conduit les destinées du peuple élu. Quatorze générations se succédèrent depuis Abraham, à qui la promesse fut faite, jusqu’à David, à qui elle fut renouvelée, avec cette affirmation que le Messie naîtrait de sa race. Quatorze générations se succédèrent depuis la fondation de la royauté théocratique jusqu’à son effondrement, lors de la déportation à Babylone.

Depuis ce grand châtiment, une nouvelle période de quatorze générations vint de se terminer : n’était-on pas en droit d’attendre quelque événement extraordinaire, voire même la venue de celui qui devait restaurer le trône de David ? l’apparition de Jésus à ce moment précis de l’histoire ne fut-elle pas, pour l’Israélite croyant, une preuve qu’il fut le Christ annoncé par les prophètes ?

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◊  Soif de Dieu : cliquez ici pour lire l’article → Généalogie de Jesus-Christ

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Jésus-Christ fils de David

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Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie

Posté par diaconos le 5 novembre 2019

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 De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, au cours du repas chez un chef des pharisiens, en entendant parler Jésus, un des convives lui dit : «Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu !» Jésus lui dit : « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde.

À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, tout est prêt.” Mais ils se mirent tous, unanimement, à  s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.” Un autre dit : “J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi.”

Un troisième dit : “Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne peux pas venir.” De retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : “Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les ici.”

Le serviteur revint lui dire : “Maître, ce que tu as ordonné est exécuté, et il reste encore de la place.” Le maître dit alors au serviteur : “Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités » (Lc 14, 15-24)

Enseignement

Aujourd’hui, le Seigneur nous offre une image de l’éternité représentée par un banquet. Le banquet signifie le lieu où la famille et les amis se retrouvent, se réjouissant de la compagnie, de la conversation et de l’amitié autour de la table. Cette image nous parle de l’intimité avec Dieu Trinité et du plaisir que nous trouverons dans notre séjour au ciel. Il a tout fait pour nous et nous appelle car « Venez, maintenant le repas est prêt» (Lc 14,17). Il veut que nous soyons avec Lui ; il veut tous les hommes et toutes les femmes du monde à ses côtés, chacun et chacune d’entre nous.

Il est nécessaire, cependant, que nous ayons envie d’y aller. Et bien que l’on sache que c’est là où l’on est le mieux, car le ciel est notre demeure éternelle, qui dépasse toutes les aspirations humaines les plus nobles des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont pas montées au cœur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment (1Co 2,9) et, par conséquent, rien ne lui est comparable ; cependant, nous sommes capables de repousser l’invitation divine et de laisser passer à jamais la meilleure offre que Dieu pouvait nous faire : partager sa maison, sa table, son intimité pour l’éternité. Quelle grande responsabilité !

Nous sommes, malheureusement, capables d’échanger Dieu pour toute chose. Certains, comme nous lisons dans l’Évangile d’aujourd’hui, par un champ ; d’autres par des bœufs. Et toi et moi, contre quoi sommes-nous capables d’échanger celui qui est notre Dieu ainsi que son invitation ? Il y a celui qui le fait par paresse, par laisser-aller, qui par confort arrête d’accomplir ses devoirs d’amour pour Dieu : Dieu vaut-il si peu pour que nous le substituions par n’importe quelle autre chose ? Que notre réponse à cette invitation divine soit toujours un oui, plein de reconnaissance et d’admiration. C ’est un jour de sabbat où Jésus a été invité à un repas chez un chef des Pharisiens, ce qui veut dire que les convives devaient être des Pharisiens ou des gens du même rang social. Les Pharisiens ont commencé à avoir des soupçons sur Jésus. On a déjà mentionné qu’ils l’épiaient (Lc 6,7) et aujourd’hui à ce repas on l’observe (Lc 14,1).

Un malade se présenta et Jésus l’a guéri. Personne n’osa parler. Jésus fit ensuite une recommandation aux convives de ne pas choisir les premières places. Se glorifier soi-même ne vaut pas une glorification faite par un autre. Il s’adressa ensuite à son hôte sur le choix des invités. S’il invite des gens de l’élite comme ceux de son milieu, ils lui rendront la pareille : sa seule récompense sera donc la réciprocité. Si au contraire il invite des gens qui ne peuvent pas lui rendre son invitation comme des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles, en somme des gens en marge de la bonne société, heureux sera-t-il puisque ce sera Dieu qui le lui rendra lors de la résurrection des justes. C’est la seule rétribution qui est importante. Le traitement des pauvres est un thème sur lequel Luc revient souvent mais la liste qu’il vient de donner va revenir dans notre texte avec un autre sens.

C’est la mention de la résurrection des justes qui amène un convive à déclarer : « Heureux celui qui participera au repas dans le Royaume de Dieu ». Ce fut une remarque bien générale qui ne dérangea personne dans l’immédiat et c’est ce qui amena la parabole de Jésus.

Quelqu’un prépara un grand dîner et fit un grand nombre d’invitations. Il envoya un serviteur dire aux invités : « Venez, maintenant le repas est prêt. » Les “maintenant” comme les “aujourd’hui” sont importants dans Luc. C’est dans Luc que Jésus dit : « Voici, le Royaume de Dieu est parmi vous.  (Lc 17,21) Il n’est pas dans le futur, ni ailleurs : il est ici. À Zachée, le riche publicain, il déclara : « Descends vite, car il me faut aujourd’hui demeurer chez toi. » Et il conclut à la fin de l’épisode : « Aujourd’hui le salut est arrivé pour cette maison. » (Lc 19,5.9)

Jésus en croix dit au bon larron : « En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis. » (Lc 23,43)
Sous-jacente à la parabole que nous avons, il y a une question adressée aux convives : Allez-vous maintenant, vous aussi, refuser l’invitation, comme les premiers invités ? Devant le refus des premiers invités, le maître de la parabole, envoya un serviteur (Jésus) dans la ville d’abord pour inviter des pauvres, des estropiés, des aveugles et des boiteux. C’est la liste que Jésus avait déjà utilisée pour illustrer des pauvres. Ici, la liste sert à donner des exemples de ces gens que Jésus aimait particulièrement alors qu’ils étaient en marge de la société.

Le maître envoya encore son serviteur en dehors de la ville, sur les routes et les sentiers de la campagne pour en ramener d’autres qui étaient encore plus loin que les marginaux de la ville, comme étaient les païens et les non-juifs. Jésus avait déclaré à Zachée : « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » C’est la déclaration qui, pour Luc, est fondamentale pour la personne de Jésus. Il est le serviteur qui est venu apporter l’invitation et il espère une réponse maintenant (Lc 14,15-24)

Merci au Père Marie Landry Bivina pour son envoi

vert-rouge-feuille-verte---fleurs-de-printemps_18-6045Avec mes salutations amicales et fraternelles

croix diaconaleMichel Houyoux. diacre permanent

Contact → Père Marie Landry Bivina

Complément

« Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu !  » Tu es à table avec différentes personnes et l’une d’entre elles est émerveillée par ce que tu dis au sujet du festin le soir de ton retour au milieu de nous, le dernier jour. Tu profites de ce compliment pour faire annoncer que tous les hommes sont invités mais qu’il est nécessaire de bien comprendre ce que tu attends des personnes qui participeront : tout le monde sera là et chacun sera récompensé en raison de ce qu’il  fit, de ce qu’il apporta et du témoignage de ce qu’il rendit dans son milieu de vie et là où il exerce un métier.

« Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. » Tous ne répondirent pas à ton invitation. Chacun eut des occupations  nombreuses qui, en elles-mêmes, purent très bien s’inscrire dans la réponse à ton invitation mais la façon de gérer ces activités, quelles qu’elles furent, ne fut pas forcément selon ta volonté et correspondit à une gestion égocentriste ou même égoïste sans référence à Dieu.

L’un alla visiter son champ, l’autre s’occupa de ses bœufs… sans tenir compte que chaque activité fut à vivre pour toi et en fonction de toi. Ils se sont laissé dominer par les activités sans rester près de toi. Ils n’ont pas compris que si « tout était permis, tout n’était pas profitable » selon le conseil de saint Paul aux Corinthiens (1 Co 6, 12) et qu’il ne fallait rien faire, rien entreprendre, sans référence à toi et à ton Royaume.

« Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les  ici.  » Tout fut organisé, tout fut prévu pour que le repas fut un véritable repas de fête et de joie. Pourtant, les gens qui furent  invités, qui auraient pu en profiter, ne manifestèrent ni désir, ni joie, ni empressement pour répondre à cette invitation.

Leur intérêt fut ailleurs et sans Dieu. Mais le Maître  étant revenu, la célébration de la fête ne pouvait plus attendre. Alors le Seigneur envoya ses serviteurs chercher d’autres convives. Il les envoya auprès des aveugles, des boiteux, des malades, des pauvres, des oubliés et des marginaux.

Ne sommes-nous pas, nous, les serviteurs dont la fidélité est un plaisir pour Dieu ?  Ne le décevons pas !  Amen

Diacre Michel Houyoux

Liens externes

◊ Jardinier de Dieu : cliquez ici pour lire l’article →   Va sur les routes et sur les sentiers pour inviter les gens à mon festin

◊ Catholique.org.  : cliquez ici pour lire l’article → Accepterez-vous l’invitation ?

Le vêtement de noce : indispensable pour l’entrée dans le Royaume / Pierre Desroches

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Apprends-nous le sens du partage et le sens de solidarité

Posté par diaconos le 22 septembre 2019

Père Marie Landry Bivina

L’image contient peut-être : 1 personneComme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit: «Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera». Et ils furent profondément attristés.

Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent les deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : «Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ?».

Il répondit : «Oui». Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : «Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, sur qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ?

Sur leurs fils, ou sur les autres personnes ?». Pierre lui répondit : «Sur les autres». Et Jésus reprit : «Donc, les fils sont libres. Mais il faut éviter d’être pour les gens une occasion de chute : va donc jusqu’au lac, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour toi et pour moi». (Mt 17,22-27)

♦ ♦ ♦

La liturgie nous offre des possibilités de réflexion. Parmi celles-ci nous pourrions nous fixer sur ce qui est présent tout au long du texte : la relation éminemment familière de Jésus avec les siens.

Saint Matthieu nous dit que Jésus et les disciples «étaient réunis en Galilée» (Mt 17,22). Il semble bien évident, mais le fait de mentionner qu’ils étaient ensemble nous montre comme l’évangéliste veut souligner la proximité du Christ. Puis, Il leur ouvre son Cœur pour leur confier le chemin de sa Passion, Mort et Résurrection, c’est-à-dire, ce sentiment qu’Il porte au fond de son cœur et qu’Il ne veut pas que, ceux qu’Il aime tant, puissent ignorer.

Après, le texte signale l’épisode du paiement des taxes, et ici, à nouveau, l’évangéliste nous laisse entrevoir le traitement de Jésus, en se mettant au même niveau que Pierre, en opposant les fils (Jésus et Pierre) exemptes de payer aux autres qui y sont obligés. Finalement, le Christ leur montre comment ils doivent faire pour obtenir l’argent nécessaire pour payer, pas seulement pour Lui, mais pour eux deux, de façon à ne pas être une occasion de chute et scandale.

Dans tous ces traits nous découvrons une vision fondamentale de la vie chrétienne: il s’agit de l’ardeur que Jésus y met pour rester avec nous. Le Seigneur dit dans le livre des Proverbes: «Trouvant ma joie dans les fils des hommes» (Prov 8,31). À noter comment cette réalité peut changer notre approche à la vie spirituelle sur laquelle, souvent, nous ne plaçons aucune attention alors que, par contre, nous tendons à mettre tout l’accent sur ce que nous faisons, comme si c’était cela le plus important !

La vie intérieure doit se centrer sur le Christ Jésus, sur son amour pour nous, sur son dévouement jusqu’à la mort pour nous, dans sa recherche constante de notre cœur. Le Pape st. Jean Paul II l’a très bien exprimé lors d’une visite en Espagne, lorsqu’il a dit aux jeunes d’une voix forte : «Regardez-Le!».

Compléments

Pécher est une chose. En entraîner d’autres à notre suite, en paroles ou par le mauvais exemple de notre conduite en est une autre, plus lourde de conséquences que la première. Quand nous péchons, nous nous blessons nous-mêmes en atrophiant la capacité d’aimer en nous et, comme nous ne sommes point masochistes, contre notre propre gré ainsi que l’exprime l’apôtre Paul : « je ne fais pas le bien que je veux et commets le mal que je ne veux pas » (Rm 7, 19).

 Lorsque nous encourageons les autres à nous suivre, ne serait-ce que par le seul exemple de notre conduite, nous manquons à la charité en compromettant leur espérance de parvenir au salut ce qui aggrave le poids des fautes que nous avons commises : ‘Quiconque entraîne la chute d’un seul de ces petits qui croient, il vaut mieux pour lui qu’on lui attache au cou une grosse meule, et qu’on le jette à la mer »  (Mc 9, 42).

Jésus nous incite à nous conformer, toujours dans le même esprit de charité qui devrait imprégner toute notre conduite. Jésus commença par démontrer que la perception des deux drachmes pour le Temple ne s’appliqua pas à lui qui est le Fils car les fils sont libres. Mais il demanda à Pierre de verser la somme demandée dans le seul but d’éviter d’être pour les gens une occasion de chute.

 Paul démontra une conscience aiguë de cet enseignement de Jésus dans la controverse entourant la consommation d’aliments dits impurs.  «Finissons-en donc avec ces jugements les uns sur les autres : jugez plutôt qu’il ne faut rien mettre devant votre frère qui le fasse buter ou tomber. Je le sais, j’en suis certain dans le Seigneur Jésus, rien n’est impur en soi, mais seulement pour celui qui estime un aliment impur ; en ce cas il l’est pour lui. En effet, si pour un aliment ton frère est contristé, tu ne te conduis plus selon la charité. Ne va pas avec ton aliment faire périr celui-là pour qui le Christ est mort !» (Rm 14, 13-15).

Jésus a eu parfaitement conscience de son identité et de sa liberté absolue face au pouvoir temporel des grands et des puissants. Lorsque le collecteur d’impôts demanda à Pierre : «Votre maître ne paie pas les deux drachmes ? Si bien, dit-il.» Et à son arrivée à la maison, Jésus le prévint en lui disant : «Que t’en semble, Simon ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils taxes ou tribut ? De leurs enfants ou des étrangers ?»  Pierre répondit : «Des étrangers»  Jésus répondit : « Donc les enfants des rois sont libres !»

Jésus ne chercha pas à provoquer. Jésus paya ses impôts; cependant, il se tint à distance du pouvoir qui eut tendance à se croire absolu : roi absolu, république absolue, parti et idéologie absolus. Le texte de Matthieu nous donne encore des brèves annotations très significatives sur l’intimité entre Jésus et ses apôtres. Jésus habita chez Pierre, dans sa maison, et paya l’impôt pour lui et pour Pierre avec la même pièce de monnaie.

Mais quel est donc cet homme et son identité, Lui, qui se sépara du commun des mortels et se donna comme Fils de roi. Il y a encore dans ce texte, cette annotation : «Mais afin que nous ne les scandalisions pas, va à la mer, jette un hameçon ; et le premier poisson qui montera, prend-le. Et lui ouvrant la bouche, tu trouveras un statère. Prends-le et donne-le pour Moi et pour toi»

Jésus ne posséda pas un sou et l’argent lui répugna toujours physiquement, cet argent qui pourrit tant d’hommes et de femmes ! Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

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