Sainte Joséphine Bakhita

Posté par diaconos le 16 février 2019

Joséphine Bakhita (1869-1947), ancienne esclave soudanaise devenue sainte, est encore peu connue en Occident, contrairement en Afrique. Raconter sa vie est captivant, tant son parcours terrestre est peu ordinaire, presque romanesque. Sa jeunesse est riche en événements peu communs, mais c'est la période où elle est religieuse qui est la plus importante. Son assez long parcours de 78 ans témoigne que cette humble Fille de la Charité fut un vrai témoin de l'amour de Dieu.

Joséphine Bakhita (1869-1947), ancienne esclave soudanaise devenue sainte, est encore peu connue en Occident, contrairement en Afrique. Raconter sa vie est captivant, tant son parcours terrestre est peu ordinaire, presque romanesque. Sa jeunesse fut riche en événements peu communs, mais c’est la période où elle fut religieuse qui est la plus importante. Son  parcours de 78 ans témoigne que cette humble Fille de la Charité fut un vrai témoin de l’amour de Dieu.

Joséphine Bakhita naquit en 1869 au Soudan, province du Darfour, à Olgossa, à l’ouest de Nyalaa, près du Mont Agileri, dans  la tribu nubienne des Daadjo. Issue d’une famille composée de quatre sœurs et de trois frères, elle n’avait que cinq ans lorsque sa sœur Kishmet fut enlevée sous ses yeux par des trafiquants d’esclaves en 1874.

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Alors qu’elle avait près de neuf ans, elle fut victime de négriers musulmans qui la vendirent et la revendirent plusieurs fois, sur les marchés d’El Obeid (une ville du centre du Soudan) et de Khartoum (capitale du Soudan), en lui infligeant de mauvais traitements.
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Le traumatisme fut si grand qu’elle en oublia son premier nom. C’est ainsi qu’on lui donna le nom de Bakhita, qui signifie « la chanceuse » en arabe. Elle appartint quelques années à un général turc qui lui fit subir de cruels tatouages, bien avant de décider de vendre tous ses esclaves, au début de la guerre des mahdistes (1880-1889) . Bakhita fut alors acquise par le consul d’Italie à Khartoum, Calisto Legnani, en 1883.
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À quatorze ans sa vie changea radicalement : Calisto Legnani, étant assez bon, se prit d’affection pour elle. Joséphine Bakkita n’eut plus de réprimandes, de coups, de châtiments. Joséphine hésita, pendant quelque temps, à croire à tant de paix et de tranquillité. 
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-En 1885, le consul Legnani dût quitter le Soudan à cause de la révolution mahdiste et Bakhita lui demanda de l’emmener. Il finit par accepter, et ils embarquèrent, à Suakin, avec une famille amie, les Michieli. Arrivés à Gênes, Madame Maria Turina Michieli demanda à garder Bakhita à son service. Elle arriva ainsi à Zianigo, près de Mirno dans la province de Venise. Venise.
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Madame Michieli ayant eu une petite fille, Mimmina, elle en confia la garde à Bakhita qui s’en occupa avec beaucoup de tendresse. C’est ensemble qu’elles retournèrent  au Soudan, à Suakin, pour tenir un hôtel, avant de revenir à nouveau en Italie.
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Là, Madame Michieli confia pour une brève période sa petite fille et Bakhita à l’institut des Catéchistes de Venise, tenu par les religieuses canossiennes. Lorsque Madame Michieli voulut la reprendre pour la ramener chez elle, elle demanda à rester chez les religieuses, malgré sa tristesse de quitter Mimmina, ce qui fut difficilement accepté.
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Madame Michieli, refusant de se séparer de Bakhita, elle tenta de faire intervenir diverses personnalités pour la sortir de l’Institut. L’affaire alla  jusqu’à un procès. Néanmoins, le 29 novembre1889, le procureur déclara Bakhita libre de choisir là où elle voulut rester puisque l’esclavage n’existe pas en Italie.
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Les religieuses firent son instruction avec beaucoup de patience, et lui firent connaître ce Dieu que tout enfant, elle sentit  dans son cœur sans savoir qui il était. Voyant le soleil, la lune et les étoiles, Bakhita se posa la question  :  « Qui donc est le maître de ces belles choses ? »  Et éprouva une grande envie de le voir, de le connaître et de lui rendre hommage.

Le neuf janvier 1890, elle fut baptisée par le cardinal-archevêque de Venise, Monseigneur Domenico Agostini, et reçut la confirmation. Elle aimait à baiser les fonts baptismaux en disant :  » Ici, je suis devenue fille de Dieu « .

—–Trois ans après, elle demanda à devenir religieuse, à 24 ans. La Sœur Supérieure, Anna Previtali, lui dit :  » Ni la couleur de la peau, ni la position sociale ne sont des obstacles pour devenir sœur « . Le 7 décembre 1893, Bakhita rejoignit le noviciat des Sœurs de la Charité à l’institut de catéchuménat de Venise.

C’est le huit décembre 1896, à Vérone, qu’elle prononça ses premiers vœux. En 1902, elle fut transférée à Schio, province de Vicence où, pendant plus de cinquante ans, elle s’occupa de la cuisine, de la lingerie, de la conciergerie. En 1927, elle prononça  ses vœux perpétuels.

Aimée de tous, on lui donna le surnom de « Madre Moretta » (Notre petite Mère noire). Elle disait souvent : « Soyez bons, aimez le Seigneur, priez pour ceux qui ne le connaissent pas. Voyez comme est grande la grâce de connaître Dieu. ». En 1910, elle écrivit son histoire à la demande de sa Supérieure, sœur Margherita Bonotto.

Après une longue et douloureuse maladie, et une pénible agonie où elle revit les jours de son esclavage en murmurant : « Lâchez mes chaînes, elles me font mal « , elle  mourut le huit février 1947 en invoquant : «  Notre Dame ! Notre Dame ! « . Les gens vinent se recueillir sur sa tombe.

Le procès pour la cause de canonisation commença douze ans après sa mort, et le premier décembre1978, l’Église publia le  décret sur l’héroïcité de ses vertus. La divine Providence qui prend soin des fleurs des champs et des oiseaux du ciel, guida  cette esclave soudanaise, à travers d’innombrables souffrances, vers la liberté humaine et celle de la foi, jusqu’à la consécration  de sa propre vie pour l’avènement du Royaume. Joséphine Bakhita a été canonisée en l’an 2000 par le pape Jean-Paul II.

Prière à sainte Joséphine Bakhita

Sainte Joséphine Bakhita cette sœur universelle, modèle évangélique de foi simple et de charité, donne à nous aussi la volonté de grandir et d’aimer selon l’Évangile. Exauce-nous les Prières de toutes les personnes qui invoquent son intercession. Donne-nous la grâce d’un cœur miséricordieux comme le sien, cœur capable de pardonner même à ceux qui nous ont fait du mal, cœur capable de vaincre le mal avec la puissante force du bien. »

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—–Sainte Joséphine Bakhita, Priez pour nous ! O Dieu notre Père, Liberté pour les opprimés et Consolateur des pauvres qui appelle les hommes et les femmes de chaque Nation à goûter la béatitude de la Liberté et de la Foi, allume en Tes fils le désir de la Sainteté dont Tu as comblé Sainte Joséphine Bakhita, Vierge, pour que, fidèles à Tes Commandements, nous Te servions avec la même pureté de cœur. Nous Te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Compléments

◊  Jésus est la vérité : cliquez ici pour lire → Rendre témoignage à la Vérité par la vérité

◊ Le 16 février, nous fêtons → Sainte Julienne de Nicodémie

◊ Homélie pour le cinquième dimanche ordinaire, année C : cliquez ici pour lire →  Purifie-moi et envoie-moi. (Lc 5, 1-11)

◊ Messe dominicale  :  cliquez ici pour lire → Cinquième dimanche du temps ordinaire, année C

Liens externes

◊  Mouvement des Curcillos (Canada) : cliquez ici → Sainte Joséphine Bakhita, la première sainte au Soudan …

 ♥ BAKHITA : L’Esclave devenue Sainte » avec Elisabeth de Caligny

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Sainte Julienne de Nicodémie

Posté par diaconos le 15 février 2019

Sainte Julienne est une vierge et martyre vivant au début du IVe siècle à Nicomédie, capitale de la Bithynie1. D'après la Légende dorée, Julienne était fiancée au préfet de Nicomédie, mais refusait de s'unir à lui tant qu'il resterait païen.

Sainte Sainte Julienne  de Nicodémie,  vierge et martyre vécut au début du IVe siècle à Nicomédie, capitale de la Bithynie1.

Sainte Julienne vivait à Nicomédie,. Cette jeune fille, du païen Africanus,  fut promise en mariage à un noble nommé Évilase. Pour essayer de le décourager, elle exigea qu’il devienne d’abord préfet de Nicomédie. Lorsqu’il y parvint, elle lui demanda de devenir chrétien, sachant qu’il lui serait impossible de remplir cette condition. Son père, qui détestait les Chrétiens, la força à changer d’avis, mais elle refusa.

Ces événements se passèrent durant la période de persécutions de Maximin, Évilase la fit arrêter, traduire devant le tribunal. Un martyrologe du moyen âge résume ainsi ses supplices : « Le plomb fondu la laissa intacte. Elle fut balancée dans l’espace suspendue par les cheveux – elle puisa de nouvelles forces dans l’eau bouillante où elle fut plongée. Et finalement , elle fut décapitée.Ses bourreaux eux-mêmes en furent touchés et beaucoup devinrent disciples du Christ. Ils furent arrêtés et décapités.

Après que sainte Julienne eut été décapitée, le préfet, d’après la  « Légende dorée », cet homme violent mourut au cours d’une tempête avec trente-quatre hommes. Leurs corps, ayant été rejetés par la mer, furent dévorés par les bêtes et les oiseaux.
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Naples, où son culte était très important au Moyen Âge, aurait reçu ses reliques en 1207. Sainte Julienne est fêtée le 16 février.  Elle est la sainte Patronne des accouchées. On l’invoque en cas de maladie contagieuse. Son prénom latin signifie de la famille de César.
       Source de l’image → Wikipédia
Prions 
Sainte Julienne, jeune martyre de la pureté, nous vous confions tous les jeunes de ce temps.
Obtenez-leur une foi ferme et un amour inconditionnel pour notre Dieu, époux de nos âmes.

Liens externes

◊  Cliquez ici pour visionner →  SAINTS ET BIENHEUREUX: JULIENNE DE NICOMEDIE

◊ Vidéo : cliquez ici pour visionner → Sainte Julienne de Nicomédie – gloria.tv

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Petit journal de soeur Faustine (extraits : 781 à 785)

Posté par diaconos le 13 février 2019

Message envoyé sur ma page Facebook par eauderose de Jésus

Petit journal de sainte Faustine

Première sainte canonisée en l’an 2000, au début du XXIe siècle, par le Pape Jean-Paul II, sainte Faustine Kowalska est née le 25 août 1905 dans un petit village de Pologne. Sœur Marie-Faustine meurt à Cracovie le 5 octobre 1938, âgée d’à peine 33 ans.

Première sainte canonisée en l’an 2000, au début du XXIe siècle, par le Pape Jean-Paul II, sainte Faustine Kowalska est née le 25 août 1905 dans un petit village de Pologne. Sœur Marie-Faustine meurt à Cracovie le 5 octobre 1938, âgée d’à peine 33 ans.

Source de l’image → Église catholique

781. Aujourd’hui je me sens très faible, je ne peux même pas faire ma méditation à la chapelle et je dois me coucher. O mon Jésus, je vous aime et je désire vous adorer par ma faiblesse en me soumettant complètement à votre Sainte volonté.

782. Je dois beaucoup veiller sur moi, aujourd’hui surtout, car une excessive sensibilité vis-à-vis de tout s’empare de moi. Des choses, qu’en bonne santé je n’aurais même pas remarqués, me choquent aujourd’hui. O mon Jésus, mon bouclier et ma force, accordez-moi la grâce de sortir victorieuse de ces combats. O mon Jésus, changez-moi
en Vous-même par la force de votre amour, pour que je sois un instrument digne de proclamer Votre miséricorde.

783. Je remercie Dieu pour cette maladie et pour cette faiblesse physique, car j’ai du temps pour causer avec le Seigneur Jésus. Ma joie est de passer de longs moments aux pieds du Dieu caché. Et les heures passent comme des minutes. Je sens qu’un feu brûle en moi et je ne comprends d’autre vie que celle du sacrifice, qui provient directement du
pur amour.

784. 29 novembre 1936. Notre-Dame m’a enseigné comment me préparer à la fête de Noël. Je l’ai vue aujourd’hui sans l’Enfant Jésus. Elle me dit : « Ma fille, applique-toi à être douce et humble pour que Jésus qui habite constamment dans ton cœur, puisse S’y reposer. Adore-Le dans ton cœur, n’en sors pas. J’obtiendrai pour toi, ma fille la grâce d’une vie
intérieure, telle que toute en restant à l’intérieur de toi-même, tu puisses accomplir à l’extérieur tous tes devoirs avec une précision encore plus grande. Sois continuellement avec Lui, dans ton propre cœur. Il sera ta force. Avec toutes les créatures aie seulement les contacts que réclament le devoir et la nécessité.
Tu es un logis agréable, au Dieu vivant, dans lequel il séjourne constamment avec amour et plaisir. Et la vivante présence Divine que tu ressens de façon réelle et distincte, te confirmera, Ma fille dans ce que Je t’ai dit. Tâche d’agir ainsi jusqu’au jour de Noël et ensuite Lui-même te fera connaître de quelle manière tu dois agir et t’unir à Lui. »

785. 30 novembre 1936. Aujourd’hui pendant les vêpres, une douleur me pénétra l’âme. Je vois qu’à tous points de vue cette œuvre dépasse mes forces. Je suis comme un petit enfant devant l’immensité de cette tâche, et c’est seulement sur un ordre divin formel que je procède à son
accomplissement. Et d’autre part, même ces grandes grâces me sont un fardeau, que j’ai peine à porter. Je vois l’incrédulité de la part de mes Supérieures et la méfiance et les doutes de toutes sortes avec lesquelles elles me traitent pour cette raison. Mon Jésus, je vois que même de si grandes grâces peuvent être une souffrance et cependant c’est ainsi..
Non seulement, elles peuvent être une cause de souffrance, mais elles doivent l’être comme signe de l’action Divine. Je comprends bien que si Dieu ne fortifiait pas mon âme dans ces différentes épreuves, elle n’en viendrait pas à bout d’elle-même. Donc Dieu Lui-même est son bouclier.
Quand par la suite, je méditais durant les vêpres sur cette sorte de mélange de souffrances et de grâces, j’entendis la voix de la Très Sainte Vierge : « Sache, ma fille, que quoique j’ai été élevée à la dignité de Mère de Dieu, sept glaives de douleur ont transpercé mon cœur. Ne fait rien pour te défendre. Supporte tout avec humilité. Dieu seul te défendra. »

Compléments

◊  Cliquez ici pour lire l’article →   Vision de l’enfer donnée à sœur Faustine le 20 octobre 1936

Cliquez ici pour lire l’article →  Le grand avertissement précédant de la venue imminente de Jésus.

Liens externes

◊ La réalité de l’enfer : cliquez ici pour lire l’article →   La réalité de l’Enfer : La Vision de Sainte Faustine

◊ Fêté ce 13 février  : cliquez ici pour lire l’article →  La lumière de Dieu : Saint Gilbert de Meaux († 1009)

Jésus Miséricordieux / Rescapés du TYPHON SENDONG aux Philippines (Sainte Faustine)

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C’est à la vigueur des bœufs qu’on doit l’abondance (Pr 14, 4)

Posté par diaconos le 5 février 2019

Auteur Paul Calzada

Le bœuf laborieux

Le bœuf laborieux

Le bœuf laborieux

« C’est à la vigueur des bœufs qu’on doit l’abondance » (Pr 14, 4) Le bœuf est un des animaux des plus cités dans la Bible. Il est mentionné comme étant une bête de trait. Lorsque Élisée est appelé à suivre Élie, il est dit qu’il était en train de labourer avec la douzième paire de bœufs (1 R 19, 19.21).

Source de l’image → Louis-François Jauffret

Ce texte nous indique aussi, qu’on attelait deux bœufs, à l’aide d’un joug, pour tirer la charrue. Le bœuf symbolise donc la force tranquille, puisée dans sa capacité à ne pas travailler seul. Pour faire pénétrer le soc de l’Évangile, il est important d’unir nos forces sous le joug de Jésus : « Portez mon joug sur vous… » (Mt 11, 10).

Par contre, la loi interdisait de mettre sous le même joug des attelages disparates : « Tu ne laboureras pas avec un bœuf et un âne attelés ensemble » (Dt 22,10). Ceux qui travaillent ensemble doivent avoir en commun la même vision, les mêmes objectifs, ils doivent marcher d’un même pas. Lorsque Paul et Barnabé ont vu que leurs visions changeaient, ils ont décidé de se séparer et de former un autre attelage avec d’autres équipiers (Ac 15, 36.40).

Le bœuf était aussi un animal de sacrifice (Lv 9, 18). Les Hébreux offraient des sacrifices pour obtenir la faveur de Dieu, ou pour lui témoigner de la reconnaissance, à cause des faveurs obtenues. On peut noter que toutes les parties qui risquaient de nuire à la santé des hommes étaient brûlées (sang, graisse, abats), par contre le reste du sacrifice était mangé par les sacrificateurs, et ceux qui offraient le bœuf. Un bœuf sacrifié était une source de nourriture pour plusieurs.

Dieu désire par ce symbole nous rappeler, que nos vies offertes à Dieu peuvent devenir source de bénédiction pour ceux qui nous entourent.

L’apôtre Paul cite un texte de la loi de Moïse qui rappelle que le bœuf ne doit pas être muselé lorsqu’il foule le grain (1Co 9,9). Paul explique que celui qui prêche l’évangile peut vivre de l’évangile, cependant il précise, qu’il s’est volontairement privé de cette possibilité. Il indique par là même, que l’on peut servir la cause de l’évangile tout en vivant d’un autre travail.

Le prophète Isaïe écrit : « Le bœuf connaît son possesseur » (Is 1,3). Ceci est vrai pour bon nombre d’animaux, ils connaissent leur maître. Leur relation avec le maître revêt un caractère de communion spéciale. Ceci nous invite à développer une relation particulière avec celui qui est devenu notre Maître : Jésus. Comme l’apôtre Paul, aspirons à toujours mieux connaître Christ (Ph 3, 8.10).

Ma prière en ce jour
Seigneur, que ma vie à ton service soit source de bénédiction pour un grand nombre, et que j’apprenne à toujours mieux te connaître. Amen !

 Compléments

Qui veut la fin, veut les moyens. L’a­gri­cul­teur qui ne se pré­oc­cupe pas des soins à don­ner à son bé­tail et qui ne se met pas en peine d’en­tre­te­nir en son étable les ani­maux né­ces­saires au tra­vail des champs, n’aura pas non plus de four­rage à leur don­ner, ni de ré­coltes à ser­rer dans ses gre­niers (Pr 14, 4).

Élisée s’en retourna d’auprès de Élie et prit la douzième paire de bœufs paire de bœufs qu’il avait con duit personnellement et la sacrifia ; il fit cuire leur chair et la donna aux gens, et ils mangèrent ; et il se leva et s’en alla après Élie, et il le servit. (1 R 19,21)

La sacrifia, non au sens cé­ré­mo­nial du mot sa­cri­fier ; il n’y avait pas là d’au­tel ; mais l’im­mola pour le re­pas d’a­dieu qu’il vou­lait don­ner aux siens.Il la donna aux  habitants de la maison parents et serviteurs). Ce ban­quet fut l’a­dieu à toute sa vie pré­cé­dente. La dif­fé­rence de conduite d’Élie et de Jé­sus (Lc 9,59-62), s’ex­plique par la rai­son qu’il n’y avait pas ici, comme pour le pre­mier des deux dis­ciples, de longues cé­ré­mo­nies fu­nèbres, du­rant une se­maine en­tière, à ac­com­plir, et que le se­cond s’en­ga­geait au ser­vice de Christ, puis re­ve­nait lui-même en ar­rière.

Ce ré­cit des scènes du Car­mel et d’­Ho­reb est l’un de ceux de l’An­cien Tes­ta­ment dans les­quels éclate avec le plus d’é­vi­dence la lumière d’une ré­vé­la­tion po­si­tive. Le ca­rac­tère de la ma­ni­fes­ta­tion fu­ture par la­quelle Dieu ré­gé­né­rera le monde et qui seule sera ca­pable d’o­pé­rer ce pro­dige im­pos­sible à la loi, y est an­noncé ici d’une ma­nière ad­mi­rable.

Portez mon joug sur vous… » (Mt 11, 10) – Ce pas­sage, em­prunté à (Ml 3,1), est cité d’une ma­nière très re­mar­quable. Dans le prophète, c’est Jé­ho­vah qui parle et il dit : « J’en­voie mon mes­sa­ger, et il pré­pa­rera le che­min devant ma face » Et aus­si­tôt le Seigneur que vous cher­chez en­trera dans son temple ».

 Paul proposa à Barnabé de retourner visiter les Églises qu’ils fondèrent  dans leur précédent voyage. Barnabé voulut prendre Jean-Marc avec eux. Paul s’y refusa à cause de la défection de Jean en Pamphylie. Ce dissentiment fut si vif que les deux missionnaires se séparèrent. Barnabé, avec Jean-Marc, s’embarqua pour Chypre (Ac 15,39). Paul fit le choix de Silas. L’Église les recommanda au Seigneur. Ils parcoururent la Syrie et la Cilicie, fortifiant les Églises.

(1 Co 9, 9) : ce verset mo­tive la ferme es­pé­rance, et la fonde sur la fidélité de Dieu en­gagé par son appel, et à la­quelle Paul re­vint si fré­quem­ment.

« Aspirons à toujours mieux connaître Christ  » (Ph 3, 8) Paul veut dire : «  Ce n’est pas seule­ment alors dans le pre­mier feu de la conver­sion, que j’ai consi­déré ces choses comme une perte ; mais en­core plus maintenant, après une longue ex­pé­rience de la vie chré­tienne, je re­garde toutes choses, tout ce que ce monde pour­rait m’of­frir, comme une perte. En com­pa­rai­son de ce que j’ai trouvé dans l’excellence de la connaissance de Christ, je mé­prise tout le reste comme des ordures  ».

Cette pré­cieuse ex­pé­rience de Paul est le prin­cipe uni­ver­sel de la vie chré­tienne. Pour gagner Christ, se l’ap­pro­prier tout en­tier, être trouvé en lui (verset 9) dans sa com­mu­nion, au der­nier jour, il faut faire la perte de tout ce en quoi l’­homme na­tu­rel met sa confiance, être prêt à tout aban­don­ner.

Lien externe

◊  Sombres années → Saint Paul Miki et ses compagnons,  martyrs au Japon

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