Dieu se tient à notre porte et il frappe

Posté par diaconos le 6 mars 2017

 Dieu se tient à notre porte et il frappe dans Ancien testament Abraham_1Abraham vécut en Chaldée, milieu le plus cultivé de l’histoire du monde, où furent établis les plus anciens tribunaux et parlements connus des historiens, où s’élaborèrent les première législations sociales, où l »agriculture arriva au plus haut degré de technicité jamais atteint jusqu’alors. Un jour le Seigneur dit à Abraham  : Va-t’en de ton pays, de ta famille et de la maison de ton père, au pays que je te montrerai ; et je ferai de toi une grande nation ; je te bénirai et je rendrai grand ton nom. Tu seras une bénédiction. (Genèse 12, 1-2)

Source de l »image →      Les temps bibliques – Terre d’israel

Dieu commença ainsi  l’œuvre du sa­lut, en choi­sis­sant Abra­ham pour de­ve­nir le père de son peuple. Abraham partit comme de nombreux migrants de notre époque, sans savoir ni où, ni comment sa vie finira.  À l’appel du Seigneur, Abraham rompit avec ses liens familiaux, avec sa culture, sa religion, son terroir, pour partir à l’aventure, confiant dans la promesse du Seigneur :  » Je ferai de toi une grande nation »

Abraham inaugura la nou­velle ère de la foi ; il  mé­rita d’être ap­pelé le père des croyants : « Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu : il partit vers un pays qu’il devait recevoir en héritage, et il partit sans savoir où il allait.  » Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré dans la Terre promise, comme en terre étrangère ; il vivait sous la tente, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers de la même promesse. (He 11, 8-9)

Il  vécut comme étran­ger dans le pays que le Seigneur  lui avait pro­mis, at­ten­dant pa­tiem­ment l’ac­com­plis­se­ment de cette pro­messe (Gen 12.10 à 14.24). Il attendit long­temps la pos­té­rité que dut pos­sé­der ce pays pro­mis (cha­pitres 15 à 21). En­fin, l’é­preuve su­prême : il consentit à sa­cri­fier son fils unique, l’­hé­ri­tier de toutes les pro­messes que Dieu lui fit. (cha­pitre 22).

Sa foi le mit au service du plan de Dieu : le salut pour tous :  » Car en toi, seront bénies toutes les familles de la terre »  Gn 12, 3c) Au commencement de notre foi, Dieu peut nous appeler. L’écouterons-nous ? Seigneur que me dis-tu aujourd’hui ?  Suis-je prêt à suivre ce que tu veux me dire ? Quel souci avons-nous d’éduquer et d’approfondir notre foi (conférences de Carême, lectures, retraites, partages évangéliques en équipe, aides aux démunis) ? Sommes-nous prêts à prendre des risques pour vivre selon notre foi ? À nous arracher à certaines habitudes pour rejoindre Dieu ?

Le croyant est celui qui répond à Dieu. Quelle est ma réponse à ses invitations ? Dieu se tient à notre porte et il frappe. Nous pouvons ouvrir notre porte et l »accueillir ou refuser. Dieu respecte notre liberté car il ne force jamais. Notre vie est-elle une marche en avant, à la recherche de Dieu ?

En résumé, la vie de foi de tout croyant comprend un appel de Dieu à le suivre, une réponse à donner. Soyons attentifs aux signes de Dieu jusqu’à la fin de notre vie.

Compléments

◊   Le père du monothéisme → Abram ou Abraham : le père des croyants

◊  Vocation d’Abraham → Récit de la vocation d’Abraham et son arrivée au pays promis (Gn 12,l-9)

◊ Alliance de Dieu avec les hommes →   Dieu conclut une alliance avec Abraham. (Gn 15, 5-18)

◊  Je te rendrai fécond →  Abraham, le père d’une multitude de nations (Gn 17, 5)

Liens externes

Abraham dressa un autel au Seigneur qui lui était apparu →  Le Seigneur apparut à Abraham

◊ Du site « Idées-Caté » → Abraham quitte son pays – Idées-Caté

◊  KT 42 portail pour le catéchisme →    Abraham

 

Abraham, le père des croyants

Image de prévisualisation YouTube

 

Publié dans Ancien testament, Carême, Catéchèse, Histoire, Histoire du Salut, Rencontrer Dieu | Pas de Commentaire »

Saint Paul Miki et ses compagnons, martyrs (5 février 1597)

Posté par diaconos le 6 février 2017

Martyrdom_of_Paul_Miki_S.J.,_Jacob_Kisai_S.J.,_John_Goto_S.J_Wellcome_V0033263En août 1549, le jésuite François Xaxier et d’autres religieux débarquèrent à Kagoshima (Japon). Ils commencèrent à évangéliser tout en créant des écoles, des paroisses et des hôpitaux. Ils réussirent à répandre le christianisme dans le pays.

Le shogun Taïcosama, grand général,  pacificateur des barbares, chercha à unifier le pays en limitant l’influence des daïmios locaux. Il voulut limiter l’influence des étrangers au Japon. Il chercha à la fois à unifier le pays et à lutter contre les puissances religieuses locales.

Dans la tourmente d’une réaction nationaliste, la jeune communauté chrétienne de Nagasaki fit les frais de la violence. Cela conduisit Paul Miki, jeune jésuite japonais, et vint-cinq de ses compagnons à être crucifiés à Nagasaki.

Source de l’image → St. Paul Miki and Companions (Martyrs) – Catholic Exchange

De 1597 à 1637, les chrétiens furent violemment persécutés pour des motifs à la fois religieux et politiques. Ce général  s’en prit surtout aux  chrétiens qui représentaient d’après son opinion une insupportable influence étrangère. Les missionnaires furent expulsés et  le christianisme devint clandestin.

En décembre 1596 Jean Joan, novice jésuite,  fut arrêté avec les autres jésuites d’Osaka. Ils furent conduits à la prison de Myako  où ils rejoignirent six franciscains et leurs tertiaires (membres laïcs du Tiers Ordre franciscains). Le 3 janvier 1597 les prisonniers furent condamnés à mort.  Pour l’exemple l’exécution par crucifiement  eut lieu à Nagasaki où se trouvait une communauté catholique relativement importante. Un long et pénible voyage de quatre semaines les conduisit t de Miyako à Nagasaki.

En février  1597, ces vingt-six chrétiens, laïcs et religieux, furent  torturés et crucifiés sur une colline de Nagasaki. Dont Paul Miki, fils de militaire, séminariste jésuite japonais,   Jean Joan, Jacques Kisaï (deux frères jésuites, tous deux catéchistes), six franciscains et dix-sept laïcs.

Ils furent tous béatifiés en 1627 par  le Pape Urbain VIII et canonisés le 8 juin 1862 par le Pape Pie XI. L’Église  en fait mémoire le  6 février. Sur la colline où les martyrs furent crucifiés, il y a un monument représentant les martyrs, une chapelle moderne et un musée abritant des souvenirs de l’époque.  Le 10 juin 2012, la Conférence des évêques catholiques du Japon désigna  » haut lieu de pèlerinage national « , le site de leur crucifixion.

Et en France deux endroits sont dédiés à leur mémoire : à Paris, au siège des Jésuites et à Cambrai, à la chapelle des Jésuites.

Durant toutes les années où la persécution  a duré, plus de deux cent mille chrétiens moururent. Mais un petit reste subsista, et devint  la base du renouveau chrétien au dix-neuvième  siècle. Ainsi le grain tombé en terre porta du fruit.

À leur exemple, nous sommes invités à marcher dans un chemin de foi, d’amour et d’espérance là où surgit la violence, invités à nous laisser attirer par la faiblesse de Jésus, pour y puiser courage et fermeté à sa suite. Nous sommes invités à laisser résonner en nous ce mystère :  » Il m’a aimé et s’est livré pour moi »» (Ga 2, 20). Devant la violence et la lutte des pouvoirs, par quoi, par qui nous nous   laissons attirer ? Où placerons-nous  notre confiance, notre espérance, notre amour ?

Seigneur, attire-nous vers toi !

Ainsi en est-il de St Paul Miki qui disait, avant de mourir :  » Je vous le déclare donc : il n’est aucune voie de salut sinon celle que nous suivons. Et puisqu’elle m’enseigne à pardonner aux ennemis et à tous ceux qui m’ont fait du mal, je pardonne de tout coeœur aux responsables de ma mort. »

  • Ainsi en fût-il d’Étienne, le premier des martyrs au nom du Christ.
  • Ainsi en fût-il de Jésus : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. »

Entre la faiblesse du pardon, qui baisse les armes de la violence redoublée pour préférer l’amour gratuit, et la faiblesse du Sauveur se laissant crucifier par les siens, il y a une ligne continue.

Source → Jeunes Cathos St Paul Miki et ses compagnons : sur les traces des …

Complément

◊ Saint François Xaxier → Saint François Xavier, prêtre et missionnaire (1506-1552) – Mémoire

Liens externes

◊  Sombres années → Saint Paul Miki et ses compagnons,  martyrs au Japon

◊  Histoire des vingt-six chrétiens exécutés le 5 février 1596  →  26 martyrs japonais

Publié dans fêtes religieuses, Histoire, L'Église | Pas de Commentaire »

Je vous confie à Dieu, lui qui a le pouvoir de construire l’édifice et de donner à chacun l’héritage

Posté par diaconos le 1 juin 2016

Extrait du livre des Actes des Apôtres au chapitre vingt

Étant surtout affligés de la parole qu'il avait dite, qu'ils ne verraient plus son visage, ils l'accompagnèrent jusqu'au navire.

Étant surtout affligés de la parole qu’il avait dite, qu’ils ne verraient plus son visage, ils l’accompagnèrent jusqu’au navire. Paul embarqua pour aller à Cos ( île de la mer Égée),  le lendemain  pour Rodes (sud-est de cette mer) et de là à Patatra,  ville maritime de la Lycie au sud de l’Asie mineure,

En ces jours-là, Paul faisait ses adieux aux Anciens de l’Église d’Éphèse. Il leur disait : « Veillez sur vous-mêmes, et sur tout le troupeau dont l’Esprit Saint vous a établis responsables, pour être les pasteurs de l’Église de Dieu, qu’il s’est acquise par son propre sang. Moi, je sais qu’après mon départ, des loups redoutables s’introduiront chez vous et n’épargneront pas le troupeau. Même du milieu de vous surgiront des hommes qui tiendront des discours pervers pour entraîner les disciples à leur suite.

Soyez donc vigilants, et souvenez-vous que, durant trois ans, nuit et jour, je n’ai cessé, dans les larmes, de reprendre chacun d’entre vous. Et maintenant, je vous confie à Dieu et à la parole de sa grâce, lui qui a le pouvoir de construire l’édifice et de donner à chacun l’héritage en compagnie de tous ceux qui ont été sanctifiés. Je n’ai convoité ni l’argent ni l’or ni le vêtement de personne. Vous le savez bien vous-mêmes : les mains que voici ont pourvu à mes besoins et à ceux de mes compagnons. En toutes choses, je vous ai montré qu’en se donnant ainsi de la peine, il faut secourir les faibles et se souvenir des paroles du Seigneur Jésus, car lui-même a dit : Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. »

Quand Paul eut ainsi parlé, il s’agenouilla et pria avec eux tous. Tous se mirent à pleurer abondamment ; ils se jetaient au cou de Paul et l’embrassaient ; ce qui les affligeait le plus, c’est la parole qu’il avait dite : « Vous ne verrez plus mon visage. » Puis on l’accompagna jusqu’au bateau. (Ac 20, 28-38)

Source de l’image → Acts of the Apostles, chapter twenty

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Paul fit venir à Milet les chrétiens, les prêtres, les évêques et les diacres de l’Église d’Éphèse et leur fit un discours d’adieu et donna aux chefs des communautés ses derniers conseils : Soyez vigilants !  Soyez vigilants à votre personne et à ceux dont vous avez la charge ! Soyez attentifs à votre style de vie qui doit être un témoignage, mais qui peut, au contraire être un contre témoignage.

Il les invita à se souvenir de l’humilité dont il fit preuve au service de leur Église, de ses souffrances causées par les Juifs, de la fidélité avec laquelle il les instruisit, en public et en particulier, suppliant Juifs et Grecs de se convertir et de croire.

Puis il partit pour se rendre  à Jérusalem, pour témoigner du Christ ressuscité. À ses auditeurs, Il rappela le désintéressement avec lequel il  travailla au milieu d’eux, pourvoyant à ses besoins et à ceux de ses collaborateurs, et leur expliqua comment il faudrait agir selon le précepte de Jésus : il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. Après son exposé, il se mit à genoux et pria  avec eux. Ils pleurèrent et l’embrassèrent, attristés de sa déclaration qu’ils ne le reverraient plus. Après ses adieux , ils l’accompagnèrent jusqu’au port où Paul embarqua avec ses compagnons pour  aller directement à Cos, le lendemain à Rhodes, et de là à Patara (Ac 21,1). 

Compléments

◊ Faire preuve d’humilité au service de tous →    Prenez l’humilité comme tenue de service

◊ Soyez vigilants sur vous-mêmes  →  Celui qui déclare demeurer en Dieu doit marcher lui-même dans la voie où Jésus a marché.

Liens externes

◊  Du discours d’adieu de Paul à la communauté dÉphèse  →  « Des discours mensongers pour entraîner les disciples à leur suite …

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, Histoire, L'Église, Messages | Pas de Commentaire »

Dieu a donné la conversion qui fait entrer dans la Vie ! (Ac 11, 1-18)

Posté par diaconos le 18 avril 2016

Extrait du livre des Actes des Apôtres au chapitre onze

Des chrétiens de l'Église de Jérusalem s'adressèrent à peirre sans ménagement : Pierre Pourquoi es-tu entré chez les incirconcis et as-tu mangé avec eux ?

Des chrétiens de l’Église de Jérusalem s’adressèrent à Pierre sans ménagement : « Pierre Pourquoi es-tu entré chez les incirconcis et as-tu mangé avec eux ? » (Ac 11, 1)

En ces jours-là, les Apôtres et les frères qui étaient en Judée avaient appris que les nations, elles aussi, avaient reçu la parole de Dieu. Lorsque Pierre fut de retour à Jérusalem, ceux qui étaient juifs d’origine le prirent à partie, en disant : « Tu es entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis, et tu as mangé avec eux ! »

Alors Pierre reprit l’affaire depuis le commencement et leur exposa tout dans l’ordre, en disant : « J’étais dans la ville de Jaffa, en train de prier, et voici la vision que j’ai eue dans une extase : c’était un objet qui descendait. On aurait dit une grande toile tenue aux quatre coins ; venant du ciel, elle se posa près de moi. Fixant les yeux sur elle, je l’examinai et je vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles et les oiseaux du ciel. J’entendis une voix qui me disait : “Debout, Pierre, offre-les en sacrifice, et mange !” Je répondis : “Certainement pas, Seigneur ! Jamais aucun aliment interdit ou impur n’est entré dans ma bouche.” Une deuxième fois, du haut du ciel la voix répondit : “Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le déclare pas interdit.”

Cela se produisit par trois fois, puis tout fut remonté au ciel. Et voici qu’à l’instant même, devant la maison où j’étais, survinrent trois hommes qui m’étaient envoyés de Césarée. L’Esprit me dit d’aller avec eux sans hésiter. Les six frères qui sont ici m’ont accompagné, et nous sommes entrés chez le centurion Corneille. Il nous raconta comment il avait vu l’ange se tenir dans sa maison et dire : “Envoie quelqu’un à Jaffa pour chercher Simon surnommé Pierre. Celui-ci t’adressera des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison.”

Au moment où je prenais la parole, l’Esprit Saint descendit sur ceux qui étaient là, comme il était descendu sur nous au commencement. Alors je me suis rappelé la parole que le Seigneur avait dite : “Jean a baptisé avec l’eau, mais vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés.” Et si Dieu leur a fait le même don qu’à nous, parce qu’ils ont cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour empêcher l’action de Dieu ? » En entendant ces paroles, ils se calmèrent et ils rendirent gloire à Dieu, en disant : « Ainsi donc, même aux nations, Dieu a donné la conversion qui fait entrer dans la vie ! » (Ac 11, 1-18).

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Source de l’image → Acts of the Apostles, chapter 11

Très tôt l’annonce de l’Évangile fut reçue et accueillie par des païens de toutes races et de toutes les nations et beaucoup demandèrent le baptême. Ils voulurent vivre en se référant à la Parole du Christ. Ils étaient ouverts à l’enseignement de l’Église.

 L’accueil des non-Juifs dans les communautés chrétiennes posa d’énormes difficultés. On se divisa en particulier sur le fait de savoir si on devait on non leur imposer la circoncision. Certains contestèrent  le fait d’entrer en relation avec des païens ou d’accepter leur hospitalité. L’Église de Jérusalem reprocha à Pierre  sa rencontre avec le centurion Corneille : « Tu es entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis, et tu as mangé avec eux ! » (Ac 11,3).

Les Juifs qui rejoignirent  l’Église de Jérusalem étaient circoncis et jugèrent comme indispensable que les non juifs reçussent eux aussi la circoncision pour entrer dans l’Église. Ce qu’ils reprochèrent à Pierre, c’est d’avoir baptisé des incirconcis, mais  aussi d’être entré en relation avec eux et d’avoir mangé à la même table. Dans leur étroitesse d’Esprit ,certains membres de cette église voulurent imposer aux nouveaux convertis leurs coutumes. Ils accusèrent Pierre de trahir ses origines en allant chez les romains.

 Alors, Pierre se justifia, en présence de chrétiens, d’avoir amené au Christ Corneille, sa famille et ses amis, prémices du monde païen que Dieu veut sauver. La majorité des chrétiens, issue du monde juif, eut beaucoup de mal à accepter que ce nouvel évangile concerne toutes les nations. Il  fallut la pentecôte  pour que tous les peuples entendissent ce message d’espoir : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. » (Ac 2, 38-39)

L’intervention miraculeuse de Dieu fit que Pierre se résolut à entrer chez les païens et  à manger avec eux. La vision de la toile remplie de toutes sortes de nourritures et cet appel : « Alors, Pierre manges ! »est une invitation  à dépasser la tradition et la sienne, et surtout de ne pas l’imposer à d’autres. Cette vision est un appel  à avoir un esprit ouvert, à créer l’unité respectant les diversités et être d’accord our l0essentiel , tout en laissant à chacun sa liberté dans les choses secondaires.

Il a fallu que Dieu agisse aussi au travers de personnalités ouvertes, comme le diacre Philippe, pour que des samaritains adhèrent au message du Christ : après l’assassinat du diacre Étienne, une violente persécution éclata contre l’Église de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres. Ceux qui s’étaient dispersés annonçaient la Bonne Nouvelle de la Parole là où ils passaient. C’est ainsi que Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ ( (Ac 8).

Et encore, avec ce même Philippe, il a fallu qu’un ange intervienne pour qu’un ministre des finances éthiopien  devienne messager auprès des siens : un ange du Seigneur apparut à Philippe et lui dit : « Mets-toi en marche en direction du sud, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. » Et Philippe se mit en marche. En chemin, Philippe rencontra un  Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, qui allait  à Jérusalem pour adorer. L’ange dit à Philippe : « Approche, de lui ». Philippe se mit à courir, et il entendit l’homme qui lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu ce que tu lis ? «  L’autre lui répondit : « Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ?  » Il invita donc Philippe à monter et à s’asseoir à côté de lui.

Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci : Comme une brebis, il fut conduit à l’abattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre. Prenant la parole, l’eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même, ou bien d’un autre ? « 

Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau, et l’eunuque dit : « Voici de l’eau : qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? » Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l’eau tous les deux, et Philippe baptisa l’eunuque. (Ac 8, 26-38)
Ce récit souligne le tournant capital pris  par l’Église dans sa mission face au monde. Après la conversion de l’eunuque d’Éthiopie, nous venons d’assister à l’amorce de la conversion de Corneille. En répondant aux  prières de Corneille, Dieu a montré qu’il était à l’écoute de toutes les personnes qui sont en recherche.

Compléments

◊  Tournant capital dans l’histoire de l’Église →   La conversion de Corneille

◊ Évangélisation dans l’Église primitive →Première mission de Paul en Pamphilie et en Syrie

Liens externes

◊  Une entrevue capitale → Pierre et Corneille

Publié dans Actes des apôtres, comportements, Histoire, L'Église, Temps pascal | Pas de Commentaire »

12345...32
 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS