Soudain on vit apparaître les doigts d’une main d’homme qui se mirent à écrire !

Posté par diaconos le 29 novembre 2017

L'inscription sur le mur,  fut  un présage de la mort du roi et d'une période de malheur. ...

L’inscription sur le mur, fut un présage de la mort du roi et d’une période de malheur.

Cet extrait du livre de Daniel pourrait s’intituler : le châtiment des sacrilège. Dans ce récit, nous voyons que Dieu ne s révèle pas seulement par des interventions montrant sa bonté, mais aussi par d’autres qui révèlent sa justice. Il arrive souvent que des personnes qui se sont moquées de Dieu sont frappées par des malheurs répondant à leur insolence.

En ces jours-là, le roi Balthazar donna un somptueux festin pour les grands du royaume au nombre de mille, et il se mit à boire du vin en leur présence.  Excité par le vin, il fit apporter les vases d’or et d’argent que son père Nabuchodonosor avait enlevés au temple de Jérusalem ; il voulait y boire, avec ses grands, ses épouses et ses concubines. On apporta donc les vases d’or enlevés du Temple, de la maison de Dieu à Jérusalem, et le roi, ses grands, ses épouses et ses concubines s’en servirent pour boire. Après avoir bu, ils entonnèrent la louange de leurs dieux d’or et d’argent, de bronze et de fer, de bois et de pierre. Soudain on vit apparaître, en face du candélabre, les doigts d’une main d’homme qui se mirent à écrire sur la paroi de la salle du banquet royal. Lorsque le roi vit cette main qui écrivait, il changea de couleur, son esprit se troubla, il fut pris de tremblement, et ses genoux s’entrechoquèrent.

On fit venir Daniel devant le roi, et le roi lui dit : « Es-tu bien Daniel, l’un de ces déportés amenés de Juda par le roi mon père ? J’ai entendu dire qu’un esprit des dieux réside en toi, et qu’on trouve chez toi une clairvoyance, une intelligence et une sagesse extraordinaires. J’ai entendu dire aussi que tu es capable de donner des interprétations et de résoudre des questions difficiles. Si tu es capable de lire cette inscription et de me l’interpréter, tu seras revêtu de pourpre, tu porteras un collier d’or et tu seras le troisième personnage du royaume. »

Daniel répondit au roi : « Garde tes cadeaux, et offre à d’autres tes présents ! Moi, je lirai au roi l’inscription et je lui en donnerai l’interprétation. Tu t’es élevé contre le Seigneur du ciel ; tu t’es fait apporter les vases de sa Maison, et vous y avez bu du vin, toi, les grands de ton royaume, tes épouses et tes concubines ; vous avez entonné la louange de vos dieux d’or et d’argent, de bronze et de fer, de bois et de pierre, ces dieux qui ne voient pas, qui n’entendent pas, qui ne savent rien. Mais tu n’as pas rendu gloire au Dieu qui tient dans sa main ton souffle et tous tes chemins.     C’est pourquoi il a envoyé cette main et fait tracer cette inscription.

En voici le texte : Mené, Mené, Teqèl, Ou-Pharsine.  Et voici l’interprétation de ces mots : Mené (c’est-à-dire “compté”) : Dieu a compté les jours de ton règne
et y a mis fin ; Teqèl (c’est-à-dire “pesé”) : tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé trop léger ; Ou-Pharsine (c’est-à-dire “partagé”) : ton royaume a été partagé et donné aux Mèdes et aux Perses. » (Dn 5, 1-6.13-14.16-17.23-28)

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Le roi Balthazar donna un somptueux festin pour les grands du royaume au nombre de mille. À cette époque, les grands fes­tins n’é­taient pas rares. Le livre d’Es­ther, au cha­pitre un, mentionne un fes­tin plus consi­dé­rable en­core : Quinte-Curce ra­conte que dix mille convives furent in­vi­tés au ban­quet de noces d’Alexandre-le-Grand à Ba­by­lone. Les Ba­by­lo­niens ad­met­taient les femmes à leurs ban­quets.

Le roi se mit à boire en leur présence. Il faut se re­pré­sen­ter, se­lon la cou­tume orien­tale, le roi as­sis à une table spé­ciale, sur un siège élevé, en face de ses convives, et don­nant le si­gnal de boire. On ne com­men­ça à boire le vin qu’à la fin du re­pas. Excités par le vin, ils voulurent boire dans les vases consacrés à Dieu, qui avaient été pris au Temple de Jérusalem. Quand les personnes se laissent aller à leurs instincts, excitées par l’alcool et le sexe, elles ne s’arrêtent plus dans la dégradation. Leur faute fut double : elle consista d’a­bord à se ser­vir de ces vases dans une or­gie, puis à boire à la louange de leurs faux dieux. Cette conduite outragea Dieu, d’autant plus que ce roi avait ap­pris à le connaître. La ré­ponse ne se fit pas at­tendre.

 Soudain ils virent apparaître, en face du candélabre, les doigts d’une main d’homme qui se mirent à écrire sur le mur enduit de chaux,  paroi de la salle du banquet royal. Le roi, effrayé, appela à son secours les sages du royaume. On fit venir le prophète Daniel devant le roi. Daniel lui dit : « Tu n’as pas glorifié Dieu qui tient dans sa main ton souffle et toutes tes destinées. C’est pourquoi il a envoyé cette main et fait tracer cette inscription.

 Daniel donna ensuite l’interprétation du texte que la main écrivit sur le mur : Dieu a mesuré ton royaume. À la mort du roi, l’empire de Babylone fut scindé en deux empires rivaux, les mèdes et les perses. Il se croyait tout puissant ce roi, mais Dieu l’a trouvé léger. La nuit même, le roi Balthazar fut assassiné, et Darius le Mède lui succéda. 

Liens externes

◊Une ferme condamnation de l’idolâtrie →      Le festin de Balthasar et l’inscription sur le mur

◊ Vidéo : La séduction de l’orgueil et la séduction de  la chair

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Le songe de Nabuchodonosor : la statue aux pieds d’argile (Dn 2, 31-45)

Posté par diaconos le 28 novembre 2017

Il suffit d'un rien pour mettre tout par terre. Daniel sous le couvert de cette parabole s'en prenait au gouvernement persécuteur d'Antioche. t

Il suffit d’un rien pour mettre tout par terre. Daniel sous le couvert de cette parabole s’en prenait au gouvernement persécuteur d’Antioche.

Nabuchodonosor II (605-562 av J.C.) régna sur le plus vaste empire qu’ait dominé Babylone.  Le 16 mars de l’an 597 av. J.-C., il s’empara de Jérusalem. Il déporta la famille royale et l’élite juive dans son pays, entre le Tigre et l’Euphrate (l’Irak actuel). Il est mentionné dans l’Ancien Testament comme destructeur du temple de Salomon.

Daniel est un prophète qui aurait vécu au temps de l’Exil, au sixième siècle avant l’avènement de Jésus Christ. Bien des personnes à l’époque pensaient que l’histoire amènerait quatre empires successifs.  Ils pensaient que leur situation se dégradait de plus en plus. L’âge d’or au commencement, puis celui du fer et pour terminer l’âge des armes. Dans ce songe, les quatre royaumes successifs sont ceux de Nabuchodonosor, des Mèdes, des Perses et d »Alexandre le Grand.

Source de l »image → La Bible en images gratuites sur Wikimedia Commons

Le songe dont il est question dans ce récit eut lieu au cours de la deuxième année du règne de Nabuchodonosor. Il fit appeler t des lettrés, des magiciens, des enchanteurs et des Chaldéens pour lui expliquer ce songe. Il ne purent lui donner une explication pour ce songe et ils  furent exécutés.

Voici que le prophète Daniel se présenta devant Nabuchodonosor et le pria de lui donner du temps pour lui interpréter son songe. Le songe de Nabuchodonosor fut révélé à Daniel, par Dieu, au cours d’une vision pendant la nuit. Après cette vision, il fit une prière d’action de grâce. La prière de Da­niel porta l’em­preinte du songe qui lui fut ré­vélé. Le songe se rap­por­tait aux trans­for­ma­tions de la puis­sance ter­restre.

Les empires semblent très solides ; mais un petit évènement par exemple, pour tout détruire. Pour nous, cr qui est essentiel, c »est d’ouvrir nos cœurs à l’espérance : quoi qu’il arrive.

Extrait du livre de Daniel au chapitre deux

En ces jours-là, Daniel dit à Nabuchodonosor : « Ô roi, voici ta vision : une énorme statue se dressait devant toi, une grande statue, extrêmement  brillante et d’un aspect terrifiant.     Elle avait la tête en or fin ; la poitrine et les bras, en argent ; le ventre et les cuisses, en bronze ; ses jambes  étaient en fer, et ses pieds, en partie de fer, en partie d’argile.

Tu étais en train de regarder : soudain une pierre se détacha d’une montagne, sans qu’on y ait touché ; elle vint frapper les pieds de fer et d’argile de la statue et les pulvérisa.     Alors, furent pulvérisés tout ensemble le fer et l’argile, le bronze, l’argent et l’or ; ils devinrent comme la paille qui s’envole en été, au moment du battage : ils furent emportés par le vent sans laisser de traces.

Quant à la pierre qui avait frappé la statue, elle devint un énorme rocher qui remplit toute la terre. Voici le songe ;  et maintenant, en présence du roi, nous allons en donner l’interprétation.     C’est à toi, le roi des rois, que le Dieu du ciel a donné royauté, puissance, force et gloire. C’est à toi qu’il a remis les enfants des hommes, les bêtes des champs et les oiseaux du ciel, quelle que soit leur demeure ; c’est toi qu’il a rendu maître de toute chose : la tête d’or, c’est toi.

Après toi s’élèvera un autre royaume, inférieur au tien, ensuite un troisième royaume, un royaume de bronze qui dominera la terre entière. Il y aura encore un quatrième royaume, dur comme le fer. De même que le fer brise et écrase tout, de même, il pulvérisera et brisera tous les royaumes. Tu as vu les pieds qui étaient en partie d’argile et en partie de fer : en effet, ce royaume sera divisé ; il aura en lui la force du fer, comme tu as vu du fer mêlé à l’argile. (Dn 2, 31-45)

Ces pieds en partie de fer et en partie d’argile signifient que le royaume sera en partie fort et en partie faible. Tu as vu le fer associé à l’argile parce que les royaumes s’uniront par des mariages ; mais ils ne tiendront pas ensemble, de même que le fer n’adhère pas à l’argile. Or, au temps de ces rois, le Dieu du ciel suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et dont la royauté ne passera pas à un autre peuple.

Ce dernier royaume pulvérisera et anéantira tous les autres, mais lui-même subsistera à jamais. C’est ainsi que tu as vu une pierre se détacher de la montagne sans qu’on y ait touché, et pulvériser le fer, le bronze, l’argile, l’argent et l’or. Le grand Dieu a fait connaître au roi ce qui doit ensuite advenir. Le songe disait vrai, l’interprétation est digne de foi. » (Dn 2, 37-45)

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Daniel expliqua à Nabuchodonosor que le Dieu du ciel lui a donné un royaume puissant, et en plus la gloire. Lui qui détruisit et déporta Israël s’entendit dire qu’il est mené par Dieu, et qu’il réaliste sans le savoir les projets de Dieu. Dieu dressera un royaume qui ne sera jamais détruit. Dans Notre Père, nous disons si souvent : « Notre Père qui es aux cieux, que ton règne vienne, que ta volonté soit faîte !

Dès aujourd’hui , nous pouvons faire régner Dieu sur le petit bout d »espace qui est le nôtre : ma famille, ma profession, notre vie vie personnelle, notre village ou notre ville. La petite pierre qui s’est détachée de lz montagne sans l’intervention de quiconque, et qui réduisit en poussière le fer, le bronze, l’argile, l’argent et l’or…

Jésus connaissait cette prophétie et il l’a reprise à son compte : « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire » (Mt 21, 33.43-45-46)  Quiconque tombera sur cette pierre-là se brisé, et celui sur qui elle tombera, elle l »écrasera. (Lc 20, 18) Voilà la forme qui nous sauve, nous sort de notre enfermement dans le faire. Dieu fit connaître à Nabuchodonosor ce qui doit arriver.

Pour le prophète Daniel, la sta­tue tout en­tière re­pré­sentait la puis­sance du monde qui est consi­dé­rée au point de vue de son op­po­si­tion au royaume de Dieu et comme une dans les dif­fé­rentes phases de son dé­ve­lop­pe­ment. Les quatre par­ties de la sta­tue fi­gurent quatre formes suc­ces­sives de cette puis­sance de­puis Nabuchodonosor  jus­qu’au royaume qui ne pas­sera pas. La chute de la puissance des états sera remplacée par l’avènement du Royaume de Dieu, ce Royaume destiné à durer toujours.

Liens externes

◊ Fait historique  →    Le songe de Nabuchodonosor

◊  Un rêve étrange →   Daniel à Babylone, et le songe de Nabuchodonosor | Jesus Christ …

Vidéo

Le songe d’un roi

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Saint Clément premier, pape et martyr (88-97)

Posté par diaconos le 23 novembre 2017

Saints Cyrille et saint Méthode reçus par le pape saint clément, XIe siècle, Basilique En effet, en faisant de l'évêque de Rome le chef de l'Église universelle, la chrétienté occidentale a fini par s'identifier à l’universalisme romain.

Saints Cyrille et saint Méthode reçus par le pape saint clément, XIe siècle, Basilique En effet, en faisant de l’évêque de Rome le chef de l’Église universelle, la chrétienté occidentale a fini par s’identifier à l’universalisme romain.

Clément, juif helléniste,  vivait à Rome. Il  parlait le grec, lisait la Bible des septante dont le vocabulaire se retrouve dans ses lettres. Il connaissait aussi plusieurs écrits du Nouveau Testament (écrits pauliniens) dont il s’inspira dans ses homélies. Lin, que Paul rappelle dans sa lettre à Timothée,  fut le premier successeur de Pierre à Rome.

Le pape Clément premier, disciple de saint Paul qui en parle dans sa lettre aux Philippiens :  » Oui, je te le demande à toi aussi, mon vrai compagnon d’effort, viens-leur en aide, à elles qui ont lutté avec moi pour l’annonce de l’Évangile, ainsi que Clément et mes autres collaborateurs, dont les noms se trouvent au livre de vie.  » (Ph 4,3), est le quatrième successeur de saint Pierre à Rome (Adversus hoereses III, 3,3).

Il reçut l’épiscopat de Rome le troisième à partir des Apôtres Pierre et Paul. “Il avait vu, dit saint Irénée, les Apôtres eux-mêmes et avait été en relation avec eux: leur prédication résonnait encore à ses oreilles et leurs travaux étaient encore devant ses yeux”. Un grave dissentiment s’étant produit chez les chrétiens de Corinthe, il leur écrivit une lettre remarquable pour rétablir entre eux la concorde et la paix. (Audience du pape Benoît XVI du 7 mars 2007 consacrée à Clément de Rome)

On sait peu de choses de son pontificat en ce temps de l’Église naissante.  Il envoya une  lettre aux Corinthiens où l’on voit l’Église de Rome intervenir dans une autre Église pour qu’y vive la charité. Dans cette lettre, il soutient l’église de Corinthe et  l’exhorte sur les chemins de l’Évangile. L’Église de Corinthe était alors fortement divisée et scandalisait  les païens. Clément chercha à apaiser les conflits qui déchiraient cette communauté chrétienne : il trancha avec assurance la querelle de cette église au nom de l’institution apostolique des presbytes et de leur succession.

Le pape Clément premier a connu Pierre et Paul, apôtres de Jésus, entre sa vingtième et sa trentième année et mérite ce qu’a dit saint Irénée de lui qu’il est disciple des apôtres « Apostolorum discipulus » (De principiis, II,3,6) Il reçut une éducation juive et il connaissait  bien tout l’Ancien testament (la Loi, les prophètes, les psaumes, le livre de la Sagesse…)

Dans la première partie de son épître aux Corinthiens, après quelques considérations morales, Clément aborde la conduite que l »on devrait avoir dans la nouvelle religion et qui contribue à la vie vertueuse. L’ordre doit régner dans le culte et l’exactitude dans l’emploi du temps.

  1. L’exclusion de la jalousie, dont les suites fatales sont mentionnées en bien des textes rapportés dans la Bible.
  2. La pénitence et sa nécessité (exemples de celles de Noé, de Jonas, de citations nombreuses dans la Bible)
  3. L’obéissance, la foi, la piété et l’hospitalité : obéir à la volonté de Dieu. Par exemple, celle d’Abraham.
  4. L’humilité : génératrice de paix, de douceur, d’obéissance et de sincérité

Ensuite, il traite de la promesse de la résurrection dont nous en tenons la première manifestation en Jésus Christ. L’enseignement de Jésus ne peut nous égarer. Dieu est fidèle à ses promesses.  Il continue son épître avec le développement des vertus nécessaires pour plaire à Dieu. En suivant cette voie, nous marcherons aux côtés du Christ, qui est notre salut.

Dans la seconde partie de sa lettre, le pape Clément donne un enseignement destiné à résoudre les divisions qui empoissonnent l’église de Corinthe

  1. Dieu est l’auteur de l’ordre dans les fonctions : grand-prêtres, prêtres, lévites et laïques ont un rôle propre dans l’Ancien Testament. c’est une faute de chasser de leur mission ceux qui font correctement leur service.
  2. Que les coupables acceptent la réprimande et demande pardon

Le chapitre cinq de son épître aux Corinthiens est un document capital sur les premiers temps de l’Église : Pierre et Paul en sont les colonnes. Ici, il donne des informations précieuses sur la première persécution dirigée par Néron contre les chrétiens.

Selon la tradition, non vérifiée, il aurait été exilé en Crimée à Cherson où il aurait subi le martyre par noyade. Ses reliques furent ramenées à Rome par les saints Cyrille et Méthode au IXe siècle.

Liens externes

◊ Épître de Clément aux Corinthiens  →  Les Pères de l’Église/Tome 1/Épître aux Corinthiens (saint Clément …

◊ Lettre auxCorinthiens → Les Pères de l’Église/Tome 1/Épître aux Corinthiens (saint Clément)

◊ Clément premier, évêque de Rome ( sa vie, sa lettre aux corinthiens) → Clément de Rome – JesusMarie.com

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Dieu se tient à notre porte et il frappe

Posté par diaconos le 6 mars 2017

 Dieu se tient à notre porte et il frappe dans Ancien testament Abraham_1Abraham vécut en Chaldée, milieu le plus cultivé de l’histoire du monde, où furent établis les plus anciens tribunaux et parlements connus des historiens, où s’élaborèrent les première législations sociales, où l »agriculture arriva au plus haut degré de technicité jamais atteint jusqu’alors. Un jour le Seigneur dit à Abraham  : Va-t’en de ton pays, de ta famille et de la maison de ton père, au pays que je te montrerai ; et je ferai de toi une grande nation ; je te bénirai et je rendrai grand ton nom. Tu seras une bénédiction. (Genèse 12, 1-2)

Source de l »image →      Les temps bibliques – Terre d’israel

Dieu commença ainsi  l’œuvre du sa­lut, en choi­sis­sant Abra­ham pour de­ve­nir le père de son peuple. Abraham partit comme de nombreux migrants de notre époque, sans savoir ni où, ni comment sa vie finira.  À l’appel du Seigneur, Abraham rompit avec ses liens familiaux, avec sa culture, sa religion, son terroir, pour partir à l’aventure, confiant dans la promesse du Seigneur :  » Je ferai de toi une grande nation »

Abraham inaugura la nou­velle ère de la foi ; il  mé­rita d’être ap­pelé le père des croyants : « Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu : il partit vers un pays qu’il devait recevoir en héritage, et il partit sans savoir où il allait.  » Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré dans la Terre promise, comme en terre étrangère ; il vivait sous la tente, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers de la même promesse. (He 11, 8-9)

Il  vécut comme étran­ger dans le pays que le Seigneur  lui avait pro­mis, at­ten­dant pa­tiem­ment l’ac­com­plis­se­ment de cette pro­messe (Gen 12.10 à 14.24). Il attendit long­temps la pos­té­rité que dut pos­sé­der ce pays pro­mis (cha­pitres 15 à 21). En­fin, l’é­preuve su­prême : il consentit à sa­cri­fier son fils unique, l’­hé­ri­tier de toutes les pro­messes que Dieu lui fit. (cha­pitre 22).

Sa foi le mit au service du plan de Dieu : le salut pour tous :  » Car en toi, seront bénies toutes les familles de la terre »  Gn 12, 3c) Au commencement de notre foi, Dieu peut nous appeler. L’écouterons-nous ? Seigneur que me dis-tu aujourd’hui ?  Suis-je prêt à suivre ce que tu veux me dire ? Quel souci avons-nous d’éduquer et d’approfondir notre foi (conférences de Carême, lectures, retraites, partages évangéliques en équipe, aides aux démunis) ? Sommes-nous prêts à prendre des risques pour vivre selon notre foi ? À nous arracher à certaines habitudes pour rejoindre Dieu ?

Le croyant est celui qui répond à Dieu. Quelle est ma réponse à ses invitations ? Dieu se tient à notre porte et il frappe. Nous pouvons ouvrir notre porte et l »accueillir ou refuser. Dieu respecte notre liberté car il ne force jamais. Notre vie est-elle une marche en avant, à la recherche de Dieu ?

En résumé, la vie de foi de tout croyant comprend un appel de Dieu à le suivre, une réponse à donner. Soyons attentifs aux signes de Dieu jusqu’à la fin de notre vie.

Compléments

◊   Le père du monothéisme → Abram ou Abraham : le père des croyants

◊  Vocation d’Abraham → Récit de la vocation d’Abraham et son arrivée au pays promis (Gn 12,l-9)

◊ Alliance de Dieu avec les hommes →   Dieu conclut une alliance avec Abraham. (Gn 15, 5-18)

◊  Je te rendrai fécond →  Abraham, le père d’une multitude de nations (Gn 17, 5)

Liens externes

Abraham dressa un autel au Seigneur qui lui était apparu →  Le Seigneur apparut à Abraham

◊ Du site « Idées-Caté » → Abraham quitte son pays – Idées-Caté

◊  KT 42 portail pour le catéchisme →    Abraham

 

Abraham, le père des croyants

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