Saint Modeste, évêque de Trêves et confesseur

Posté par diaconos le 24 février 2024

Fête du 24 Février : Saint Modeste - Calendrier Agenda Ephéméride 2017

On ne commença à parler de lui qu’à la fin du IXe siècle. L’auteur en fit un évêque de Trêves en Rhénanie quand Clovis devint roi des Francs, période très difficile pour l’évangélisation. C’était au temps de l’invasion des Francs sur le Rhin, avant que Clovis et ses compagnons furent convertis à la foi par saint Rémi et la reine Clothilde et baptisés le jour de Noël 496. Ses reliques sont vénérées dans l’église Saint Martin à Trêves en Allemagne.

Vers 480, à Trèves en Allemagne, naissait une figure marquante de l’histoire religieuse : saint Modeste. Pourtant, son nom ne commença à résonner dans les annales qu’à la fin du IXe siècle. Il est évoqué comme évêque de Trèves en Rhénanie, une période tumultueuse marquée par l’essor des Francs et les défis de l’évangélisation.

À cette époque, les terres le long du Rhin étaient agitées par les invasions des Francs. C’était avant même que Clovis et ses compagnons ne soient touchés par la grâce de la foi chrétienne, sous l’influence de saint Remi et de la reine Clotilde, et baptisés lors d’un événement historique le jour de Noël en 496.

Saint Modeste vécut donc dans un contexte de turbulence, où la propagation de l’Évangile rencontrait de nombreux obstacles. Son engagement en tant qu’évêque de Trèves a certainement été une contribution essentielle à l’implantation et au renforcement de la foi chrétienne dans la région.

Bien que son histoire demeure quelque peu obscure jusqu’à la fin du IXe siècle, les reliques de saint Modeste sont aujourd’hui vénérées dans l’église Saint-Matthias à Trèves, perpétuant ainsi le souvenir et l’héritage de ce saint évêque qui a œuvré dans les temps troublés de l’histoire du christianisme en Europe.

Modeste est le saint Patron de l’Auvergne. Même si ce prénom a été très porté à la fin du XVIIIe siècle et au XIXe, aussi bien par les garçons que par les filles, nous savons très peu de choses sur ce saint évêque de Trêves.

Il portait bien son nom de Modeste, puisque l’histoire n’a retenu que la date de son élection comme évêque de Trêves, en Rhénanie en 486. il mourut à l’époque des Francs, en l’an 489. Quoique d’autres martyrologues le fassent mourir en l’an 480. Ses reliques sont toujours vénérées dans l’église Saint-Mathias de Trèves, en Allemagne.

Diacre Michel Houyoux

Vidéo Invasion des vikings : cliquez ici → https://youtu.be/gnDiWmqtOiI

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Sainte Joséphine Bakhita

Posté par diaconos le 8 février 2024

8 février, date où l’Église fait mémoire de sainte Joséphine Bakhita ...

Giuseppina Bachita, dite la « Madre moretta » (« Petite Mère noire »), dont la date de naissance est estimée à 1869 au Soudan, province du Darfour, à Olgossa est une ancienne esclave devenue religieuse canossienne. La Spiritualité canossienne C’est par la contemplation de «l’Amour plus Grand » du Christ sur la Croix et la méditation de sa vie, que les Sœurs apprennent à se donner totalement à Dieu et à leurs frères et sœurs, les nécessiteux, dans un service d’amour.

Les Filles de la charité canossiennes (en latin : Congregatio Filiarum Caritatis Canossarum) forment une congrégation religieuse féminine enseignante et catéchiste de droit pontifical. La congrégation fut fondée par sainte Marie Madeleine de Canossa (1774-1835). La fondatrice est issue d’une famille de la grande aristocratie italienne, mais elle eut a une enfance difficile : elle perdit son père très jeune et sa mère quitta le domicile familial pour se remarier. Elle devint religieuse à l’âge de quinze ans. Elle fit quelques expériences monastiques, dont une chez les Carmélites.

Le huit mai 1801 Madeleine de Canossa fonda sa congrégation dans l’ancien monastère Saint-Joseph-et-Saint-Fidence du quartier populaire Saint Zénon de Vérone. La congrégation se diffusa rapidement en Vénétie et en Lombardie, en ville, à la campagne où elle forma des institutrices en zone rurale. Bakhita, dont le nom de naissance reste inconnu, vint au monde aux alentours de 1869 au Soudan dans le village d’Olgassa dans la province du Darfour à l’ouest de Nvala, près du mont Agileri, où son oncle fut un chef tribal dans la tribu nubienne des Dadjo.

Elle eut trois sœurs, dont une jumelle, et un frère. À cinq ans, en l’an 1874, elle assista à l’enlèvement de sa sœur Kishmet, 14 ans, mariée et mère, par des trafiquants d’esclaves. Vers l’an 1877, elle fut enlevée, à l’âge d’environ sept ans, par des négriers musulmans Elle parcourut alors pieds nus les plus de neuf cents kilomètres qui la séparent d’El Obeid, elle fut vendue plusieurs fois pendant ce trajet. Entre son enlèvement et sa vente à Calisto Lignane en l’an 883, Joséphine Bakhita fut vendue au moins quatre fois, sur les marchés d’El Obeid et de Kartoum.

Elle subit pendant cette période de nombreux mauvais traitements. Le traumatisme fut si grand qu’elle en oublia son nom de naissance. Ce fut ainsi qu’on lui donna le nom de Bakhita, qui signifie la chanceuse en arabe. Bakhita appartint à un riche arabe qui la destinait à être la domestique de sa fille, puis pendant quelques années à un général turc. Ce dernier ordonna que Bakhita soit scarifiée selon la méthode du tatouage par incision. Une femme dessina des motifs sur sa peau avec de la farine, coupa sa peau avec une lame en suivant ces motifs, puis emplit les plaies de sel pour que les cicatrices restent marquées. Le général turc vendit tous ses esclaves au début de la guerre des mahdistes.

La guerre des mahdistes, fut un conflit qui opposa, au Soudan de 1181 à 1899, principalement les mahdistes soudanais, désireux d’établir un émirat dans la région, aux forces égyptiennes puis anglo-égyptiennes. Ce conflit fut impliqué l’Empire Éthiopien, Italie, l’État indépendant du Congo et la France. tout déroulés au Soudan. Ils touchèrent également touché le sud de l’Égypte, les zones frontalières de l’Érythrée et de l’ Éthiopie Le conflit se termina par la défaite des mahdistes, vaincus par les Érythrées anglo-égyptiennes commandées par Hortatio Herbert Kitchener. pour les Britanniques, cette guerre fut la campagne du Soudan, racontée par Winston Churchill qui y participa et l’appela the River War, sur le Nil.

Le Soudan anglo-Égyptien fut créé à l’issue de cette guerre. Bakhita, alors âgée de quatorze ans, fut acquise en l’an 1883 par le consul d’Italie à Khartoum, Calisto Legnani lui donna un second prénom : Joséphine et la traita plus humainement

Arrivée en Italie

En l’an 1885, le consul Legnani quitta le Soudan à cause de la révolution mahdiste. Bakhita lui demanda de l’emmener. Il refusa tout d’abord puis accepta devant l’insistance de Bakhita. Ils embarquèrent à Soakin dans le même navire qu’une autre famille italienne, les Michieli. Arrivés à Gênes, Madame Maria Turina Michieli demande à garder Bakhita à son service. Le consul Legnani accepta. Bakhita suivit les Michieli jusqu’à Zianigo en Italie, près de Mirano, dans la province de Venise.

Madame Michieli accoucha d’une petite fille, Alice, surnommée Mimmina. Sa garde fut confiée à Bakhita. Ensemble, elles retournèrent brièvement au Soudan, à Suakin, où les Michieli tinrent un hôtel, avant de revenir à nouveau en Italie. Alors que Madame Michieli dut se rendre à nouveau à Suakin, elle confia sa fille et Bakhita à l’institut des Catéchistes de Venise, tenu par les religieuses canossiennes. Elles y restèrent neuf mois pendant lesquels Bakhita découvrit la foi catholique et commença son éducation religieuse.

Au retour de Madame Michieli, Bakhita refusa de quitter l’institut. L’affaire fut portée en justice et le 29 novembre 1889 le procureur déclara Bakhita libre de choisir où elle voulut rester puisque l’esclavage n’existe pas en Italie. Bakhita avait alors vingt ans. Le neuf janvier 1890, elle fut baptisée par le cardinal-archevêque de Venise, Domenico Agostini, et reçut la Confirmation. Elle prit alors le nom de Josephine Margaret Fortunata.

Vie religieuse

Le sept décembre 1893, ayant exprimé son souhait de devenir religieuse, Bakhita rejoignit le noviciat des Sœurs de la Charité à l’institut de catéchuménat de Venise. Elle prononça ses premiers vœux le huit décembre 1896, à Vérone. En l’an 1902, elle fut transférée à Schio, province de Vicence dans le Nord-Est de l’Italie où, pendant plus de cinquante ans, elle s’occupa de la cuisine, de la lingerie et de la conciergerie. Elle voyagea aussi dans d’autres couvents pour partager ses connaissances de l’Afrique et préparer d’autres sœurs à s’y rendre

En l’an 1927, elle prononça ses vœux perpétuels. On lui donna le surnom de Petite Mère Noire (Madre Moretta). En l’an 1910, à la demande de sa Supérieure, sœur Margherita Bonotto, elle écrivit son histoire. Pendant la Seconde guerre mondiale, bien que la ville de Schio fut bombardée, aucun habitant ne périt. Bakhita fut considérée comme leur protectrice. Le huit février 1947, Bakhita décéda à Schio des suites d’une longue maladie. Son corps repose aujourd’hui dans l’église de la Sainte Famille à Schio

Béatification et canonisation

D’après les témoignages recueillis à l’époque, le corps de Bakhita reste tiède et souple jusqu’au moment de la fermeture du cercueil. Les miracles commencèrent rapidement après son décès puisqu’en 1950 le bulletin canossien publia six pages de témoignages de noms de personnes affirmant avoir reçu des grâces par l’intercession de Bakhita. En 1958, sous le pontificat de Jean XXIII, commença le procès pour la cause de canonisation. Le premier décembre 1978, l’Église publia le décret sur l’héroïcité de ses vertus. Béatifiée le 17 mai 1992, elle fut canonisée par le pape Jean-Paul II le premier octobre 2000

Le pape dit à cette occasion : «Cette sainte fille d’Afrique montre qu’elle est véritablement une enfant de Dieu : l’amour et le pardon de Dieu sont des réalités tangibles qui transforment sa vie de façon extraordinaire» Le pape Benoît XVI, la mentionna dans son encyclique Spe Salvi :il avait pour elle une affection particulière.

Fête

Sainte Joséphine Bakhita figure au calendrier des saints à la date du huit février, jour anniversaire de sa mort.

Prière

Cette prière fut écrite le jour de sa profession religieuse, le huit décembre 1896

«Ô Seigneur, si je pouvais voler là-bas, auprès de mes gens et prêcher à tous à grands cris ta bonté : Oh, combien d’âmes je pourrais te conquérir ! Tout d’abord ma mère et mon père, mes frères, ma sœur encore esclave,  tous, tous les pauvres Noirs de l’Afrique, fais, ô Jésus, qu’eux aussi te connaissent et t’aiment»

Hommages

La première semaine du mois de février 2022 est dédiée à Sainte Joséphine Bakhita en l’honneur de l’accueil des migrants, répondant au grand élan de fraternité et de solidarité proposé par le pape François. Elle est citée dans le livre L’Afrique est l’avenir de l’Église du père Rodrigue, un prêtre béninois docteur en théologie dogmatique dans le but d’une réévangélisation de l’Europe. En son honneur, une classe de 3ème (collège) porte son nom dans la commune de Saint -Laurent du Maroni au sein de l’Ensemble Scolaire Cécile Cheviet.

Une fresque de l’abside de la cathédrale d’El-Obeud au Soudan représente une Vierge à l’enfant : Marie montrant son Fils à l’Afrique. À ses côtés, à genoux, se trouvent Sainte Joséphine Bakhita et saint Daniel Comùbon. Une rue, Via Santa Giuseppina Bakhita, porte son nom à Vérone.

Diacre Michel Houyoux

Vidéo Sainte Joséphine Bakhita : cliquez ici https://youtu.be/MbgGyERTisY

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Sainte Joséphine Bakhita

Posté par diaconos le 8 février 2024

 8 février, date où l’Église fait mémoire de sainte Joséphine Bakhita ...

Giuseppina Bachita, dite la « Madre moretta » (« Petite Mère noire »), dont la date de naissance est estimée à 1869 au Soudan, province du Darfour, à Olgossa est une ancienne esclave devenue religieuse canossienne. La Spiritualité canossienne C’est par la contemplation de «l’Amour plus Grand » du Christ sur la Croix et la méditation de sa vie, que les Sœurs apprennent à se donner totalement à Dieu et à leurs frères et sœurs, les nécessiteux, dans un service d’amour.

Les Filles de la charité canossiennes (en latin : Congregatio Filiarum Caritatis Canossarum) forment une congrégation religieuse féminine enseignante et catéchiste de droit pontifical. La congrégation fut fondée par sainte Marie Madeleine de Canossa (1774-1835). La fondatrice est issue d’une famille de la grande aristocratie italienne, mais elle eut a une enfance difficile : elle perdit son père très jeune et sa mère quitta le domicile familial pour se remarier. Elle devint religieuse à l’âge de quinze ans. Elle fit quelques expériences monastiques, dont une chez les Carmélites.

Le huit mai 1801 Madeleine de Canossa fonda sa congrégation dans l’ancien monastère Saint-Joseph-et-Saint-Fidence du quartier populaire Saint Zénon de Vérone. La congrégation se diffusa rapidement en Vénétie et en Lombardie, en ville, à la campagne où elle forma des institutrices en zone rurale. Bakhita, dont le nom de naissance reste inconnu, vint au monde aux alentours de 1869 au Soudan dans le village d’Olgassa dans la province du Darfour à l’ouest de Nvala, près du mont Agileri, où son oncle fut un chef tribal dans la tribu nubienne des Dadjo.

Elle eut trois sœurs, dont une jumelle, et un frère. À cinq ans, en l’an 1874, elle assista à l’enlèvement de sa sœur Kishmet, 14 ans, mariée et mère, par des trafiquants d’esclaves. Vers l’an 1877, elle fut enlevée, à l’âge d’environ sept ans, par des négriers musulmans. Elle parcourut alors pieds nus les plus de neuf cents kilomètres qui la séparent d’El Obeid, elle fut vendue plusieurs fois pendant ce trajet. Entre son enlèvement et sa vente à Calisto Lignane en l’an 883, Joséphine Bakhita fut vendue au moins quatre fois, sur les marchés d’El Obeid et de Kartoum.

Elle subit pendant cette période de nombreux mauvais traitements. Le traumatisme fut si grand qu’elle en oublia son nom de naissance. Ce fut ainsi qu’on lui donna le nom de Bakhita, qui signifie la chanceuse en arabe. Bakhita appartint à un riche arabe qui la destinait à être la domestique de sa fille, puis pendant quelques années à un général turc. Ce dernier ordonna que Bakhita soit scarifiée selon la méthode du tatouage par incision. Une femme dessina des motifs sur sa peau avec de la farine, coupa sa peau avec une lame en suivant ces motifs, puis emplit les plaies de sel pour que les cicatrices restent marquées. Le général turc vendit tous ses esclaves au début de la guerre des mahdistes.

La guerre des mahdistes, fut un conflit qui opposa, au Soudan de 1181 à 1899, principalement les mahdistes soudanais, désireux d’établir un émirat dans la région, aux forces égyptiennes puis anglo-égyptiennes. Ce conflit fut impliqué l’Empire Éthiopien, Italie, l’État indépendant du Congo et la France. tout déroulés au Soudan. Ils touchèrent également touché le sud de l’Égypte, les zones frontalières de l’Érythrée et de l’ Éthiopie Le conflit se termina par la défaite des mahdistes, vaincus par les Érythrées anglo-égyptiennes commandées par Hortatio Herbert Kitchener. pour les Britanniques, cette guerre fut la campagne du Soudan, racontée par Winston Churchill qui y participa et l’appela the River War, sur le Nil.

Le Soudan anglo-Égyptien fut créé à l’issue de cette guerre. Bakhita, alors âgée de quatorze ans, fut acquise en l’an 1883 par le consul d’Italie à Khartoum, Calisto Legnani lui donna un second prénom : Joséphine et la traita plus humainement

Arrivée en Italie

En l’an 1885, le consul Legnani quitta le Soudan à cause de la révolution mahdiste. Bakhita lui demanda de l’emmener. Il refusa tout d’abord puis accepta devant l’insistance de Bakhita. Ils embarquèrent à Soakin dans le même navire qu’une autre famille italienne, les Michieli. Arrivés à Gênes, Madame Maria Turina Michieli demande à garder Bakhita à son service. Le consul Legnani accepta. Bakhita suivit les Michieli jusqu’à Zianigo en Italie, près de Mirano, dans la province de Venise.

Madame Michieli accoucha d’une petite fille, Alice, surnommée Mimmina. Sa garde fut confiée à Bakhita. Ensemble, elles retournèrent brièvement au Soudan, à Suakin, où les Michieli tinrent un hôtel, avant de revenir à nouveau en Italie. Alors que Madame Michieli dut se rendre à nouveau à Suakin, elle confia sa fille et Bakhita à l’institut des Catéchistes de Venise, tenu par les religieuses canossiennes. Elles y restèrent neuf mois pendant lesquels Bakhita découvrit la foi catholique et commença son éducation religieuse.

Au retour de Madame Michieli, Bakhita refusa de quitter l’institut. L’affaire fut portée en justice et le 29 novembre 1889 le procureur déclara Bakhita libre de choisir où elle voulut rester puisque l’esclavage n’existe pas en Italie. Bakhita a alors vingt ans. Le neuf janvier 1890, elle fut baptisée par le cardinal-archevêque de Venise, Domenico Agostini, et reçut la Confirmation. Elle prit alors le nom de Josephine Margaret Fortunata.

Vie religieuse

Le sept décembre 1893, ayant exprimé son souhait de devenir religieuse, Bakhita rejoignit le noviciat des Sœurs de la Charité à l’institut de catéchuménat de Venise. Elle prononça ses premiers vœux le huit décembre 1896, à Vérone. En l’an 1902, elle fut transférée à Schio, province de Vicence dans le Nord-Est de l’Italie où, pendant plus de cinquante ans, elle s’occupa de la cuisine, de la lingerie et de la conciergerie. Elle voyagea aussi dans d’autres couvents pour partager ses connaissances de l’Afrique et préparer d’autres sœurs à s’y rendre.

En l’an 1927, elle prononça ses vœux perpétuels. On lui donna le surnom de Petite Mère Noire (Madre Moretta). En l’an 1910, à la demande de sa Supérieure, sœur Margherita Bonotto, elle écrivit son histoire. Pendant la Seconde guerre mondiale, bien que la ville de Schio fut bombardée, aucun habitant ne périt. Bakhita fut considérée comme leur protectrice. Le huit février 1947, Bakhita décéda à Schio des suites d’une longue maladie. Son corps repose aujourd’hui dans l’église de la Sainte Famille à Schio.

Béatification et canonisation

D’après les témoignages recueillis à l’époque, le corps de Bakhita reste tiède et souple jusqu’au moment de la fermeture du cercueil. Les miracles commencèrent rapidement après son décès puisqu’en 1950 le bulletin canossien publia six pages de témoignages de noms de personnes affirmant avoir reçu des grâces par l’intercession de Bakhita. En 1958, sous le pontificat de Jean XXIII, commença le procès pour la cause de canonisation. Le premier décembre 1978, l’Église publia le décret sur l’héroïcité de ses vertus. Béatifiée le 17 mai 1992, elle fut canonisée par le pape Jean-Paul II le premier octobre 2000

Le pape dit à cette occasion : «Cette sainte fille d’Afrique montre qu’elle est véritablement une enfant de Dieu : l’amour et le pardon de Dieu sont des réalités tangibles qui transforment sa vie de façon extraordinaire» Le pape Benoît XVI, la mentionna dans son encyclique Spe Salvi :il avait pour elle une affection particulière.

Fête

Sainte Joséphine Bakhita figure au calendrier  des saints à la date du huit février, jour anniversaire de sa mort.

Prière

Cette prière fut écrite le jour de sa profession religieuse, le huit décembre 1896 : «Ô Seigneur, si je pouvais voler là-bas, auprès de mes gens et prêcher à tous à grands cris ta bonté : Oh, combien d’âmes je pourrais te conquérir ! Tout d’abord ma mère et mon père, mes frères, ma sœur encore esclave,  tous, tous les pauvres Noirs de l’Afrique, fais, ô Jésus, qu’eux aussi te connaissent et t’aiment»

Hommages

La première semaine du mois de février 2022 est dédiée à Sainte Joséphine Bakhita en l’honneur de l’accueil des migrants, répondant au grand élan de fraternité et de solidarité proposé par le pape François. Elle est citée dans le livre L’Afrique est l’avenir de l’Église du père Rodrigue Gbéjinou, un prêtre béninois docteur en théologie dogmatique dans le but d’une réévangélisation de l’Europe. En son honneur, une classe de 3ème (collège) porte son nom dans la commune de Saint -Laurent du Maroni au sein de l’Ensemble Scolaire Cécile Cheviet.

Une fresque de l’abside de la cathédrale d’El-Obeud au Soudan représente une Vierge à l’enfant : Marie montrant son Fils à l’Afrique. À ses côtés, à genoux, se trouvent Sainte Joséphine Bakhita et saint Daniel Comùbon. Une rue, Via Santa Giuseppina Bakhita, porte son nom à Vérone.

Diacre Michel Houyoux

Vidéo Sainte Joséphine Bakhia : cliquez ici https://youtu.be/MbgGyERTisY

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Samedi de la troisième semaine du Temps Ordinaire – Année B

Posté par diaconos le 27 janvier 2024

Jésus Aujourd'hui – « Pourquoi êtes-vous si craintifs

Pourquoi êtes-vous si craintifs ?

La foi désigne étymologiquement le fait d’avoir confiance en quelque chose ou quelqu’un1. En général, cela revient à juger authentiques certains évènements. Dans le domaine religieux, la foi induit souvent une dévotion et des comportements censés traduire cette conviction. La foi est la condition de toute religion et la motivation de sa pratique. Dans un contexte de sécularisation, la foi a souvent pris le sens de simple confiance.

Ainsi, de nombreux auteurs estiment que la foi toute-puissante dont il est question dans l’Évangile est une simple question de confiance dans la vie, et non de confiance en Dieu dans le cadre d’une religion. Pour les auteurs latins classiques, le mot fides n’a aucune connotation religieuse ; il provient du vocabulaire profane, et évoque la simple confiance que l’on peut avoir en quelqu’un ou, comme une analyse récente le présente comme la vertu de la fiabilité morale et civique.

Le terme croyance désigne (par métonymie) ce que l’on croit, c’est-à-dire l’objet d’une croyance. Le concept philosophique de croyance fait partie de la théorie de la connaissance. Les croyances, qu’elles soient religieuses, superstitieuses ou autres, sont aussi un objet d’étude de l’anthropologie culturelle.

La science, n’étant pas une croyance mais une somme de savoirs vérifiés, partagés et modifiables, ne peut être classée parmi les croyances. Dans le bouddhisme, la foi fait référence à un engagement serein dans la pratique de l’enseignement du Bouddha, et à la confiance en des êtres éclairés ou très avancés, tels que les bouddhas ou les bodhisattvas (ceux qui cherchent à devenir un bouddha).

Les bouddhistes reconnaissent généralement plusieurs objets de foi, mais beaucoup se concentrent sur un seul en particulier, par exemple un Bouddha précis. La foi ne se limite pas à une dévotion envers une personne, mais elle est liée à des concepts bouddhistes comme l’efficacité du karma et la possibilité d’atteindre l’éveil (bodhi).

Les croyances, qu’elles soient religieuses, superstitieuses ou autres, sont aussi un objet d’étude de l’anthropologie culturelle. La science, n’étant pas une croyance mais une somme de savoirs vérifiés, partagés et modifiables, ne peut être classée parmi les croyances.

Dans le bouddhisme, la foi fait référence à un engagement serein dans la pratique de l’enseignement du Bouddha, et à la confiance en des êtres éclairés ou très avancés, tels que les bouddhas ou les bodhisattvas (ceux qui cherchent à devenir un bouddha).

Les bouddhistes reconnaissent généralement plusieurs objets de foi, mais beaucoup se concentrent sur un seul en particulier, par exemple un Bouddha précis. La foi ne se limite pas à une dévotion envers une personne, mais elle est liée à des concepts bouddhistes comme l’efficacité du karma et la possibilité d’atteindre l’éveil (bodhi).

De l’Évangile de Jésus Christ selon Marc

Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : «Passons sur l’autre rive.» Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent :«Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit au lac : «Silence, tais-toi !» Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : «Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ?» Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : «Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ?» (Mc 4, 35-41)

Rester fidèle à Jésus

Seigneur, merci de nous avoir laissé ton Évangile. Merci de nous avoir laissé ces quatre récits de ta vie où nous pouvons suivre tes pas, tes actes, écouter ta Parole, apprendre à te connaître et à t’aimer !

Envoie ton Esprit pour qu’il me dispose à t’écouter avec tout mon être. Fais de moi une bonne terre, rends-moi fidèle à la lecture de ta Parole. Seigneur, Maître de toutes choses, à qui obéissent même le vent et la mer, c’est toi qui as créé mon cœur et m’as fait le don de la vie. Accepte l’offrande de mon cœur et de ma vie.

Garde-moi, dirige-moi, que je sois à toi pour toujours ! «Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien? » Aujourd’hui, par ces temps de tempête, l’Évangile nous interpelle. Tout au long du XXe siècle et à l’aube du XXIe, l’humanité a vécu des drames qui, comme des vagues violentes, se sont jetés sur les hommes et les peuples.

Parfois, jaillit de notre âme cette question : «Maître, nous sommes perdus; cela ne te fait rien ?» (Mc 4, 38) ; si Tu existes vraiment, si vraiment Tu es Père, pourquoi de telles catastrophes ?

Au souvenir des horreurs des camps de concentration de la IIe guerre mondiale, le Pape Benoît s’interrogea : «Où était Dieu en ces jours-là? Pourquoi se taisait-il ? Comment a-t-il pu tolérer pareille destruction ?»

Ces questions, Israël se les posaient déjà dans l’Ancien Testament : «Pourquoi dors-tu, pourquoi nous caches-tu ton visage et oublies-tu notre malheur?» (Ps 44, 24-25).xDieu ne répondra pas à ces questions : nous pouvons tout lui demander, sauf le pourquoi des choses.

Nous n’avons aucun droit de lui demander des comptes. En réalité, Dieu est là et il parle. C’est nous qui ne sommes pas en sa présence et qui n’entendons pas sa voix : «Nous ne pouvons scruter le secret de Dieu, . Nous ne voyons que des fragments et nous nous trompons en nous faisant les juges de Dieu et de l’histoire. Nous ne défendons pas l’homme, mais contribuons alors seulement à sa destruction». (Benoît XVI)

Savoir si Dieu existe ou n’existe pas n’est pas la question. Tout tient au fait que beaucoup de gens vivent comme si Dieu n’existait pas. Et voici la réponse de Dieu : «Pourquoi avoir peur? Comment ce fait-il que vous n’ayez pas la foi?» (Mc 4, 40)

C’est ce que Jésus a dit à ses apôtres et c’est ce qu’il a dit à sainte Faustine Kowalska : «Ma fille, n’aie peur de rien; Je suis toujours avec toi, même s’il te semble que non». Ne l’interrogeons pas. Prions et respectons sa volonté.

Alors, il y aura moins de drames et, surpris, nous nous exclamerons : «Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ?» (Mc 4, 41). Jésus, j’ai confiance en toi. Seigneur, apprends-moi à pacifier mon cœur pour que je puisse entendre ta voix !

Ta providence est présente dans toute ma vie, dans les choix importants comme dans les petits détails. Ta providence m’entoure d’amour et de tendresse même si les circonstances sont difficiles et que tu parais absent.

Oui, Seigneur, je le crois. Augmente la confiance que j’ai en toi, raffermis la ! Prenons la résolution de faire un acte de foi une ou plusieurs fois dans la journée. Tournons nous vers Jésus : «Jésus, j’ai confiance en toi, mon Seigneur et mon Dieu ! »

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites chrétiens

◊ Opus Dei : cliquez ici pour lire l’article →Méditation : Samedi de la 3ème semaine du Temps Ordinaire

◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article →Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ?

Vidéo Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine → https://youtu.be/sxWk3IRhDnc?t=10

 

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