Mardi de la quatorzième semaine de Temps Ordinaire – Année Paire

Posté par diaconos le 9 juillet 2024

La guérison du sourd-muet: effatà

Jésus guérit un sourd muet

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, voici qu’on présenta à Jésus un possédé qui était sourd-muet. Lorsque le démon eut été expulsé, le sourd-muet se mit à parler. Les foules furent dans l’admiration, et elles disaient : « Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël ! » Mais les pharisiens disaient : « C’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez   donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » (Mc 9, 32-38)

Guérison d’un sourd-muet

Jésus étant ressorti du territoire de Tyr, revint vers la mer par la Décapole. On lui amena un sourd-muet, auquel on le pria d’imposer les mains. Jésus l’ayant tiré hors de la foule, toucha ses oreilles et sa langue, et levant les yeux au ciel, il dit en soupirant : «Effata !» L’infirme fut complètementguéri. Jésus défendit à ceux qui furent présents de raconter ce miracle, mais plus il le leur défendit, plus ils le publièrent. Dans un étonnement extrême, ils s’écrièrent : « Il a tout bien fait !» Jésus s’était avancé jusqu’aux limites septentrionales de la Galilée, où commençait le territoire de Tyr.

Maintenant, au lieu de revenir immédiatement sur ses pas, il fit un détour plus au nord, par Sidon, ou, comme d’autres l’entendirent, par le territoire de Sidon, pour revenir vers la mer de Galilée, en franchissant le Liban dans la direction de Damas, puis en traversant la Décapole. Marc ne dit pas pourquoi Jésus choisit cette route. Dans ce long voyage en pays païen, il s’entretint d’une manière suivie avec ses disciples. La Décapole était une vaste contrée, située au-delà du Jourdain au nord-est de la Galilée.

Jésus eut abordé une fois cette contrée ; il avait dû se retirer à la prière des habitants, mais y laissa un témoin de sa puissance : «Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire.» Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n’y consentit pas, mais il lui dit : «Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde.» (Mc 5, 17-19) Jésus prit à part le sourd-muet pour être seul avec le malade, entrer en rapport personnel avec lui et lui laisser une impression d’autant plus profonde de sa guérison ? L’Évangile présente divers faits analogues. À l’ordinaire Jésus guérissait uniquement par la parole. En agissant autrement, quel peut être son but ?

Les uns pensèrent qu’il voulut suppléer à ce qui manqua à la foi du malade ; l’encourager en lui montrant qu’il s’occupait de lui avec intérêt. D’autres supposent qu’il eut en vue les témoins de la guérison et s’accommoda à leurs idées sur l’efficacité de certains moyens, afin de prévenir en eux la superstition qui put s’attacher au miracle. Seulement il faut remarquer avec Olshausen que, même là où Jésus ne guérit pas uniquement par la parole, il n’employa jamais des moyens étrangers à sa personne ; en elle résidait exclusivement la puissance divine qui rendait la santé aux malades et même la vie aux morts.

Il y eut une grande solennité dans l’accomplissement de ce miracle. Jésus, comme il le faisait souvent, leva les yeux au ciel, où son regard chercha auprès de Dieu toute lumière et toute puissance. Il soupira, soit en faisant monter vers Dieu son ardente prière, soit par la douleur qu’il éprouva en prenant sur lui son nos infirmité ; enfin il prononça la parole puissante qui rendit à ce malheureux l’usage de l’ouïe et de la parole : Ephphatha ! (ouvre-toi !)

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

À la rencontre du Seigneur cliquez ici pour lire l’article → Fiche-La guérison d’un sourd-muet (Mt 7, 31-37)

Catholique.org.: cliquez ici pour lire l’article → Guérison d’un sourd-muet – Les méditations

Vidéo   Pasteur Parc Pernot : cliquez ici → https://youtu.be/QsBb0-lh4jY

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Sainte Maria Goretti

Posté par diaconos le 6 juillet 2024

Father Julian's Blog: St Maria Goretti

Maria Goretti, dite Marietta, vint au monde le 16 octobre 1890 à Corinaldo, dans la région des Marches italiennes dont la capitale est le port d’Ancône sur la mer Adriatique, d’une famille pieuse et très pauvre. En l’an 1899, le lopin de terre que sa famille cultivait ne suffisant plus à les nourrir, les Goretti furent contraints de déménager à Le Ferriere di Conca rn Italie, dans le diocèse d(Alnano, au sud de Rome. La famille vit dans un minuscule logement qu’elle partage avec Giovanelli Serenelli, un veuf qui a un fils de 17 ans, Alessandro. Peu de temps après, Maria, âgée de neuf ans, perdit son père, emporté par lamalaria. Étant l’aînée, elle dut s’occuper de ses frères et sœurs, de la cuisine, du ménage pendant que sa mère Assunta et son frère Angelo, neuf ans travaillaient aux champs toute la journée.

Le propriétaire, abusant de l’illettrisme des villageois, leur fait signer à tous un contrat d’embauche qui les désavantage. La mère de Marietta, veuve avec trois enfants à charge, n’a pu faire autrement que d’accepter. Marie Àtta fut préparée à sa première communion par les pères passionnistes de Nettuno. La pauvreté de la famille était connue par leur entourage, mais les gens du village se cotisèrent pour offrir à Marietta sa robe de première communion. l’âge de onze ans, Maria Goretti fait plus que son âge, d’où son surnom de Marietta. Le jeune Alessandro Serenelli, vingt ans, profitant du fait qu’elle fut souvent seule, la poursuivit cherchant à avoir des relations sexuelles avec elle.

La fillette, n’osant en parler à sa mère, se réfugia dans la prière, son seul recours, tout en prenant garde à ne jamais rester seule avec le jeune homme. Le 5 juillet 1902, vers quinze heures, elle reprise une chemise sur le palier de l’escalier, seule avec sa petite sœur Teresa qui faisait la sieste sur une couverture, tandis que le reste de la famille était non loin de là occupé à broyer le grain. Alessandro arriva et entraîna de force la jeune fille, à l’intérieur, dans la grande cuisine. Cette dernière se débattait en s’exclamant : « Alessandro, Dieu ne veut pas ces choses-là ! Si tu fais cela tu iras en enfer ! » Vexé et fou de rage de ne pas parvenir à violer la jeune femme, le jeune homme saisit un poinçon de vingt-sept centimètres de long et la frappe à quatorze reprises. Alertés par le chahut, les voisins intervinrent.

Marietta fut transportée à l’hôpital Orsenigo de Nettuno où elle mourut le lendemain, après avoir reçu la communion pour la dernière fois. Avant de lui donner l’hostie, le prêtre lui demanda si elle pardonnait à son agresseur. Elle répondit : « Oui, pour l’amour de Jésus, je pardonne. Je veux qu’il vienne lui aussi avec moi au Paradis. Que Dieu lui pardonne, car moi, je lui ai déjà pardonné ». Elle mourut le six juillet 1902 à quinze heures quarante-cinq. Alessandro Serenelli fut condamné à une peine de trente ans de prison. près huit années d’incarcération, une nuit de l’an 1910, il affirma avoir rêvé que Maria lui offrait des lys, qui se transformaient en lumières scintillantes. Ce rêve lui fit réaliser le mal qu’il lui fit et il se repentit.

Il fut libéré en l’an 1929, après vingt-sept années de détention. Il était âgé de 47 ans. Dans la nuit de Noël de l’an 1934, il alla jusqu’à Corinaldo, où était retournée la mère de Marietta, Assunta Goretti, qui à cette époque était au service du curé. Il la supplia de lui pardonner. Elle accepta en disant : « Dieu vous a pardonné, ma Marietta vous a pardonné, moi aussi je vous pardonne. » Les deux assistèrent à la messe ensemble le lendemain, recevant la communion, l’un à côté de l’autre, sous le regard très étonné des paroissiens. Ils assistèrent le 27 avril 1947 aux cérémonies de la béatification, puis de la canonisation de Marietta le 24 juin 1950 par le pape Pie XII qui la déclara sainte martyre de l’Église catholique romaine.

Ce fut la première fois qu’une mère assistait à la canonisation de sa fille. Alessandro Serenilli, devenu membre du Tiers Ordre franciscain, travaillait depuis l’année 1936 en tant que jardinier du couvent des pères capucins d’Ascoli Piceno Il mourut au couvent de Macerata, le six mai 1970, à l’âge de 87 ans, après avoir rédigé un testament des plus édifiants. Sa dépouille repose dans la crypte du sanctuaire Notre-Dame-des-Grâces de Nettuno, au sud de Rome. Dans la châsse, se trouve une statue en cire, œuvre du sculpteur Volterrano Volterrani, contenant les principales parties de son squelette recomposé : le crâne, la colonne vertébrale, les membres supérieurs et inférieurs, à l’exception de l’ulna ou petit os du bras droit, qui fut donné à la mère de la sainte, pour l’emporter à Corinaldo, son village natal, où il est exposé dans un reliquaire au sanctuaire Sainte-Maria-Goretti. Les phalanges et les côtes servirent pour la préparation des reliques à exposer à la vénération des fidèles.

Pour le 100e anniversaire de sa mort, en l’an 2002, le Pape Jean-Paul II adressa un message spécial à l’évêque d’Albano en soulignant l’actualité de cette martyre de la pureté.

Diacre Michel Houyoux

Vidéo Message Lumière de la famille Myriam : cliquez ici https://youtu.be/oLijygDk3bU

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Veertiende zondag in de gewone tijd – Jaar B

Posté par diaconos le 5 juillet 2024

Gesù predica nella sinagoga

# Een filosoof is een persoon wiens geschriften of woorden erkend worden door scholen, groepen, religies of academies…. Er is dus een dimensie van erkenning tussen de filosoof en de groep die hem als zodanig beoordeelt. Plato, Aristoteles, Descartes, Pascal, Leibniz, Spinoza, Hume, Kant, Hegel, Nietzsche, Bergson, Wittgenstein en Heidegger vertegenwoordigen het westerse idee van filosofie, zoals Boeddha en Confucius (onder anderen) ook als filosofen worden beschouwd.

Vrouwen worden zelden genoemd in deze discipline. Veel vrouwelijke filosofen zijn zeer actief aan universiteiten: Marion Bernard, Elsa Dorlin, Aurélie Knüfer en vele anderen. Sommige religieuze teksten kunnen filosofische concepten bevatten. Naast de algemene betekenis is de term filosoof breder van toepassing op mensen die een vorm van filosofie beoefenen. Maar omdat deze praktijk ook het onderwerp is van filosofisch debat, is het moeilijk om een algemene definitie van een filosoof te geven die gemakkelijk geaccepteerd wordt door iedereen die zichzelf zo noemt.

Het meest algemene idee van filosofie is echter dat van iemand die nadenkt over de wereld en nadenkt om wijsheid te vergaren of de zin van het leven te begrijpen, in de hoop gelukkiger of vrijer te worden. Recentelijk heeft zich echter een nieuwe manier ontwikkeld om over de definitie van filosofie na te denken, die er een techniek bij betrekt, net als bij elk ander onderwerp. Deze nieuwe manier van kijken definieert het als de discipline die de wetten en leefregels bestudeert (door meditatie, zo je wilt) die wat is verbinden met wat zou moeten zijn.

Filosofie zou dus de kunst zijn om te begrijpen wat zou moeten zijn in plaats van wat is, in plaats van onze situatie, vandaar de noodzaak om een stap terug te doen van de dingen in het algemeen, vandaar ook de zoektocht naar de wetten waaraan we gehoorzamen in het leven. De zogenaamde ‘klassieke’ Westerse filosofie laat moraliteit buiten beschouwing, ook al zijn moraliteit en filosofie voor sommigen hetzelfde. Een filosoof is iemand die een concept creëert. Een concept lost een algemeen probleem op.

De eerste twee filosofen waren Pythagoras en Thales. Zij werden gevolgd door Parmenides, Zeno van Elea, Heraclitus van Efeze, Anaximander, en al degenen die pre-Socratici worden genoemd: Empedocles, Philolaus, Archita, Leucippus, Anaxagoras en de indrukwekkende Democritus. Zij waren in wezen natuurkundigen filosofen en moralisten wijzen. Uit het Evangelie van Jezus Christus volgens MarcusGeloof is niet in de eerste plaats een kwestie van kennis of geleerdheid ; het is vooral een voortdurende vraag : « Wie is Jezus voor mij ? » Het antwoord werd gegeven aan de voet van het kruis door de Romeinse centurio : « Waarlijk deze man was de Zoon van God ».

Christus wil ons bereiken. En hij zet de juiste mensen op ons pad: een buurman, een collega, een oudere of een jongere, eenvoudige mensen. Door hen komt God ons uitdagen. Zullen we in staat zijn om hen te zien als Gods boodschappers ?

Trouw blijven aan Jezus

Heer, dank u dat u ons uw evangelie hebt nagelaten. Dank U dat U ons deze vier verhalen over Uw leven hebt nagelaten waarin we Uw stappen en Uw daden kunnen volgen, naar Uw Woord kunnen luisteren en U kunnen leren kennen en liefhebben. Stuur mij uw Geest, zodat ik met heel mijn wezen naar u kan luisteren. Maak van mij een goede aarde, maak mij trouw aan het lezen van uw Woord. Heer, meester van alle dingen, aan wie zelfs de wind en de zee gehoorzamen, u hebt mijn hart geschapen en mij het geschenk van het leven gegeven. Aanvaard het offer van mijn hart en leven.

Bewaak mij, leid mij, opdat ik voor altijd de Uwe zal zijn! « Meester, we zijn verloren; geeft U er niet om ? Vandaag, in deze stormachtige tijden, daagt het evangelie ons uit. In de 20e eeuw en aan het begin van de 21e eeuw heeft de mensheid tragedies meegemaakt die, als gewelddadige golven, mensen en volkeren hebben overweldigd. Soms vragen onze zielen ons : « Meester, wij zijn verloren, geeft U er dan niets om? » (Mc 4, 38) Als U echt bestaat, als U echt Vader bent, waarom dan deze catastrofes Herinnerend aan de verschrikkingen van de concentratiekampen van de Tweede Wereldoorlog, vroeg Paus Benedictus: « Waar was God in die dagen? Waarom was Hij stil ?

Hoe kon Hij zo’n vernietiging tolereren ? Israël stelde deze vragen al in het Oude Testament : « Waarom slaapt U, waarom verbergt U Uw aangezicht voor ons en vergeet U onze ellende? » (Ps 44:24-25). God zal deze vragen niet beantwoorden :we kunnen Hem alles vragen behalve waarom.  We hebben niet het recht om hem daarop aan te spreken. In werkelijkheid is God er en spreekt hij. Wij zijn het die niet in zijn aanwezigheid zijn en zijn stem niet horen : « Wij kunnen niet in Gods geheim kijken. We zien slechts fragmenten en we oordelen verkeerd over God en de geschiedenis. Wij verdedigen de mens niet, maar dragen alleen bij aan zijn vernietiging ». (Benedictus XVI)

Het punt is niet of God bestaat of niet. Het punt is dat velen leven alsof God niet bestaat. En dit is Gods antwoord : « Waarom zijn jullie bang ? Waarom hebben jullie geen geloof ? » (Mc 4, 40) Dit is wat Jezus tegen zijn apostelen zei en dit is wat hij tegen de heilige Faustina Kowalska zei : « Mijn dochter, wees nergens bang voor; Ik ben altijd bij je, ook al lijkt het alsof je dat niet bent. » Laten we niet aan Hem twijfelen. Laten we bidden en Zijn wil respecteren.

Dan zal er minder drama zijn en zullen we verbaasd zijn als we uitroepen : « Wie is dat die Hem gehoorzaamt, zelfs de wind en de zee? » (Mc 4, 41). Jezus, ik vertrouw op jou. Heer, leer mij mijn hart tot rust te brengen om uw stem te kunnen horen ! Uw voorzienigheid is aanwezig in heel mijn leven, in de belangrijke keuzes die ik maak en in de kleine details. Uw voorzienigheid omringt me met liefde en tederheid, zelfs wanneer de omstandigheden moeilijk zijn en U afwezig lijkt.

Ja, Heer, ik geloof. Vergroot het vertrouwen dat ik in U heb, versterk het ! Laten we besluiten om in de loop van de dag één of meerdere keren een daad van geloof te stellen. Laten we ons tot Jezus wenden : « Jezus, ik vertrouw op u, mijn Heer en mijn God !» 

Diaken Michel Houyoux

Links naar andere christelijke sites

Preken on Line : klik hier om het artikel te lezen → 14e zondag door het jaar B

De Bijbel : klik hier om het artikel te lezen → Wat zegt de Bijbel over trouw van God ?

Video Robert Bezemer : klik hier om het artikel te lezen → https://youtu.be/qfvE18c2ZFw

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Mercredi de la treizième semaine du Temps Ordinaire -Année Paire

Posté par diaconos le 3 juillet 2024

Mercredi de la treizième semaine du Temps  Ordinaire -Année Paire dans apparitions paroles-de-Jesus-a-Ses-disciples

 Jésus apparaît à ses disciples après sa résurrection

# La théologie chrétienne a développé la conception d’un Dieu trinitaire Père, Fils de Dieu et Saint-Esprit. En amont du christianisme, le judaïsme développa certains attributs de YHWH comme Père du fait de sa création, de l’éducation que donne Dieu et de sa paternité envers le peuple d’Israël. Jésus-Christ, dans son enseignement à travers les Évangiles, définit la paternité de Dieu comme l’élément essentiel de Dieu avec l’Amour. Cette paternité de Dieu est particulière pour Jésus qui présente sa filiation avec lui. Les chrétiens sont appelés à une paternité adoptive par Jésus. Ses enseignements sur la paternité de Dieu indiquent que cette paternité est ouverte à tous, bons comme méchants.

La doctrine chrétienne va progressivement conceptualiser la paternité de Dieu à travers le dogme de la Trinité. La représentation de Dieu dans l’art, au début interdite dans le christianisme primitif s’appuyant sur le judaïsme, et encore pendant plusieurs siècles développa à travers la peinture et la sculpture, représentant Dieu le Père sous différents aspects : celle de la lumière, ou sous la forme d’une personne d’âge avancé portant généralement une barbe blanche.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

L’un des Douze, Thomas, dont le nom signifie : Jumeau , n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »

Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : «Mon Seigneur et mon Dieu !» Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » (Jn 24-29)

Jésus apparaît aux disciples

Jésus se tint là au milieu d’euxsans qu’ils vissent comment il était entré, les portes étant fermées.» Il est évident que Jean vit dans cette apparition de Jésus quelque chose de mystérieux, d’autant plus qu’il mentionne la même circonstance lors de la seconde apparition de Jésus  ; toutes les tentatives faites pour expliquer l’entrée de Jésus d’une manière naturelle firent violence au texte. Calvin et quelques autres exégètes pensèrent que les portes s’ouvrirent sur un signe de la majesté divine de Jésus. S’il en fut ainsi, Jean l’aurait raconté simplement. Et d’ailleurs, cela aussi serait un miracle.

Souvent les disciples ne le reconnurent pas au premier abord et qu’il dut leur prouver que c’était bien lui qu’ils voyaient (Jn 20, 14 ; Jn 20, 20-27 ; Lc 4, 16 ; Lc 24, 37-40). Cette apparition de Jésus au milieu de ses disciples, le jour même de sa résurrection, est la même que le récit plus complet dans Luc. (Lc 24, 36-48)Ses mains percées et son côté portant la plaie du coup de lance (Jn 19, 34).

Jésus, connaissant toute la faiblesse de ses disciples et la grande difficulté qu’il y avait pour eux à croire sa résurrection condescendit à leur en donner des preuves visibles et tangibles (Jn 20, 27 ; Lc 24, 40 ; 1 Jn1, 1), mais en même temps il leur eut dit que ce ne fut pas là ce qui constitua la foi, qui est un acte libre de la conscience et du cœur. En voyant le Seigneur, les disciples se réjouirent ; cette vive joie succéda dans leurs cœurs aux doutes pleins d’angoisse dont ils souffraient depuis trois Jours. C’était pour eux comme le soleil se levant au sein des ténèbres et de la tempête.

Alors déjà fut accomplie en eux la promesse de Jésus (Jn 16, 22). Il y a quelque chose de solennel dans la répétition de cette grande et douce parole : La paix soit avec vous. Voyant les disciples convaincus et joyeux, Jésus tint à leur assurer ce bien suprême, la paix, plus précieuse encore, à ses yeux, que la joie. Quelques exégètes rattachèrent cette parole au verset suivant : «Jésus, après avoir donné à ses disciples la paix pour eux-mêmes» voulut la leur communiquer aussi pour la mission dont il les chargea.

Jésus chargea ainsi solennellement ses disciples de cette mission qui doit continuer la sienne dans le monde et à laquelle il donna un caractère divin, en lui attribuant la même origine qu’à sa propre mission.  Le moment actuel était admirablement choisi ; car Jésus revêtit ses disciples de leur apostolat après sa résurrection, dont ils devront être les témoins devant le monde (Ac 1, 21-22 ; Ac2, 32 ; Ac4, 2).

Nous trouvons ici, à la fois le symbole et la réalité : le symbole dans cette action de Jésus : Il souffla sur eux, action d’autant plus significative que le souffle ou le vent, est désigné par le même mot que l’esprit (Éz 37, 5 , Jn 3 , 8 ; Ac 5, 12) ; la réalité est clairement indiquée par cette parole : Recevez l’Esprit Saint.

Celle-ci n’est pas seulement un renouvellement de la promesse qui devait s’accomplir à la Pentecôte ; et d’autre part Jean ne prétendit pas raconter ici l’effusion puissante de l’Esprit qui eut lieu alors, comme le pensèrent ceux qui prétendirent que Jean plaça au jour même de la résurrection l’ascension et la descente du Saint-Esprit

Jésus venait d’assimiler la mission de ses disciples à la sienne propre, qu’ils devaient continuer sur la terre. Or, comme il était venu afin d’ouvrir ou de fermer le ciel à tous les hommes, de prononcer leur absolution ou leur condamnation (Mt 9, 6 ; Jn 9, 41 ; Jn 15, 22), il voulut que ses envoyés exercèrent aussi cette fonction redoutable, qui fut le couronnement de son œuvre (Mt 6, .19) Jésus communiqua aux disciples le Saint-Esprit.

C’est uniquement par l’Esprit qu’ils pourront accomplir cette partie essentielle de leur mission. L’Esprit en sera le principe, la force qui s’y manifestera. Cette activité ne sera donc pas le privilège des seuls apôtres ou de leurs prétendus successeurs. Tous les croyants étant des agents du Saint-Esprit, tous seront aptes à remettre et à retenir les péchés. Revêtus de la puissance de l’Esprit, ils rempliront cet office, non de leur propre autorité, mais uniquement au nom de Dieu et du Sauveur.

Cet Esprit de lumière et de vie leur donnera le discernement nécessaire pour s’assurer que ceux auxquels ils remettront ainsi les péchés, sont des âmes pénétrées de repentance et de confiance en la grâce qui leur est offerte. Dans ces conditions, l’expérience a prouvé que ce peut être, pour une âme découragée et angoissée un immense bienfait que de recevoir directement et personnellement, par la voix d’un serviteur de Dieu, l’assurance du pardon de ses péchés.

Il n’y a rien là qui ressemble à l’absolution sacerdotale pratiquée dans quelques Églises. Par deux détails déjà Jean nous décrit ce disciple avec son caractère sombre, enclin au doute, à la critique, au découragement (Jn 11 16 ; Jn 4, 5). Mais c’est surtout dans ce récit que Thomas se montra à nous tel qu’il fut. Et tout d’abord, nous le voyons absent du cercle de ses condisciples, quand Jésus leur apparut. Sans doute, n’ayant plus aucune espérance, il avait cherché la solitude pour se livrer à ses tristes pensées et il s’était privé ainsi d’une grâce immense. Durant ces huit jours, il n’y eut pas de nouvelle apparition de Jésus, bien que les disciples se fussent réunis souvent, comme pour l’attendre.

Dès que le Seigneur à prononcé sur les disciples sa parole de paix, il s’adressa directement à Thomas. Il connaissait son état, car il savait par lui-même ce qui est dans l’homme (Jn 2, .25). Il condescendit à donner à ce disciple toutes les preuves qu’il avait demandées. «Si un pharisien avait posé ces conditions comme Thomas, il n’aurait rien obtenu ; mais à un disciple, jusqu’ici éprouvé, rien n’est refusé.» Bengel Toutefois, en répétant à dessein les paroles de Thomas, Jésus lui fait sentir son tort et le couvre de confusion. Il conclut par ce sérieux avertissement : «Ne deviens pas incrédule, mais croyant

Tu as cru ! Malgré le reproche affectueux que Jésus exprime dans ces paroles, nous ne croyons pas qu’il faille les prendre dans un sens interrogatif, comme si Jésus mettait en question la foi de ce disciple. Non, cette foi, il la reconnaît, l’approuve et la confirme telle que Thomas vient de l’exprimer avec effusion de cœur. Pourquoi ? Est-ce que tous les autres disciples n’ont pas cru la résurrection de Jésus parce qu’ils l’ont vu ? Ou bien, en déclarant heureux ceux qui ont cru sans voir, Jésus entend-il que la foi puisse naître sans raison de croire ?

Non, mais Thomas s’était trouvé dans une situation particulière qui lui donnait toutes les raisons de croire. Dix de ses condisciples, dont il ne pouvait suspecter ni l’intelligence ni la bonne foi, lui avaient dit avec joie : Nous avons vu le Seigneur et lui, récusant ce témoignage, avait exigé une démonstration matérielle des sens. C’est là ce qui était déraisonnable (verset 25, note) ; car c’était méconnaître et nier la valeur du témoignage, sur lequel pourtant reposent la plupart de nos connaissances et de nos convictions, même dans les choses de ce monde ; et combien plus dans les vérités religieuses qui doivent rattacher notre âme au Dieu invisible !

Voilà pourquoi Jésus posa ici pour son royaume ce grand principe : Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! La foi est, en effet, un acte moral de la conscience et du cœur, indépendant des sens, tous les objets de la foi appartiennent au monde invisible, l’Église chrétienne, depuis dix-neuf siècles, croit en Jésus-Christ et en sa résurrection sur ce même témoignage apostolique que Thomas récusait.

Quiconque fait dépendre sa foi de la vue, des sens, ou du raisonnement, l’expose à une désolante instabilité, puisque les choses visibles ne sont que pour un temps et que les invisibles seules sont éternelles » (2 Co 4, 18). C’est pourquoi Jésus déclare heureux ceux qui croient en lui ; car la foi, en nous unissant à lui, nous met en possession des trésors de grâce, de paix, d’amour, de vie qui sont en lui et qui seuls constituent le vrai bonheur de l’âme humaine.

Tel est donc le but élevé et saint que s’est proposé le disciple que Jésus aimait, c’est à la lumière de cette déclaration qu’il faut lire son Évangile tout entier. Afin que vous croyiez, dit-il à ses lecteurs, que Jésus est le Christ, le Messie (Jean 1.42-46), l’Oint de l’Éternel, le Sauveur du monde, promis à son peuple. Mais Jésus ne peut être tout cela que s’il est le Fils de Dieu, dans le sens exclusif que tout notre Évangile donne à ce nom. Une telle foi n’est point une froide opinion de l’intelligence ; ceux qui la possèdent ont en même temps la vie, la vie de l’âme, la vie éternelle, ainsi que portent Codex Sinaiticus, C, D, versions. Enfin, la source unique de cette vie est en son nom, ce nom, qui est l’expression de tout son être. Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites chrétiens

 Prédications.eu: cliquez ici pour lire l’article → Mercredi de la 13 e semaine, année paire

Marche dans la Bible : cliquez ici pour lire l’article →  Jean 20, 19-29 – L’apparition aux disciples

Vidéo Antoine Nouis et Florence Taubmann → https://youtu.be/Gf6kNHDCfcA

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