Vendredi de la deuxième Semaine de Carême

Posté par diaconos le 5 mars 2021

Voici l’héritier : venez ! tuons-le !

Voici l'héritier : venez ! tuons-le...

# La parabole des vignerons infidèles incite à être fidèle et obéissant aux commandements christiques. Elle menace du châtiment divin quiconque rejettera Jésus. Dans son homélie LXVIII sur saint-Matthieu, Jean Chrysostome dit que les serviteurs envoyés furent les prophètes, et le Fils du vigneron, Jésus-Christ. Dieu demande aux humains de porter du fruit telle la vigne de cette parabole ; cela rejoint la parabole du Vrai cep (voir Jn 15. 1-12 [archive]). La pierre d’angle est aussi Jésus-Christ. Lors de l’angélus du dimanche 2 octobre 2011, le pape Benoît XVI commenta que la vigne, le peuple de Dieu, dut travailler pour le bien et que les croyants devraient rester fidèles au Christ afin de porter le fruit souhaité, le fruit de la compassion.

Dans leur commentaire de cette parabole, l’exégète Daniel Marguerat et Emmanuelle Steffelk indiquèrent que le meurtre du fils bien-aimé est une allégorie de la assion du Christ. Ils ajoutèrent à propos du rejet de la pierre angulaire (Luc, 20, 15-19) que la pierre rejetée [Jésus] devient pierre dangereuse », pierre d’écrasement. On comprend que « l’attitude à l’égard de Jésus] décide du sort ultime de la personne et ceux qui méprisent Jésus s’exposent au jugement divin.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons,
et partit en voyage.
Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.”
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? »
On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. »

En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux. Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète. (Mt 21, 33-43.45-46)

Reproches aux membres du Sanhédrin

Jésus aimait à rattacher ses enseignements à l’Ancien Testament. Mais la similitude fut développée en vue du but qu’il  se proposait. Ce but fut évident : après avoir reproché aux membres du sanhédrin qui écoutèrent  leur impénitence, Jésus leur fit sentir, par cette tragique histoire, leur culpabilité ; après les avoir amenés à prononcer leur propre jugement,  il les jugea en leur retraçant la conduite inique des chefs d’Israël dans tous les temps.

Eux-mêmes comblèrent la mesure de ces iniquités par le meurtre de celui qui leur parla.  Une clôture servait à protéger la vigne contre toute dévastation du dehors. Le pressoir se creusait, chez les Orientaux, dans la vigne même. Il se composait de deux bassins superposés, dont l’un servait à recevoir les raisins qu’on y jetait pour être foulés ; l’autre, placé en dessous, était destiné à recueillir le moût qui y coulait.

Enfin la tour était un édifice de garde, bâti au milieu du vignoble et d’où l’on pouvait le surveiller tout entier. Cela ne veut pas dire que ces agriculteurs auraient à payer en argent le produit annuel de la vigne ; le maître avait conclu avec eux un marché pour la culture de sa vigne ; il devait recevoir tout ou partie de ses produits en nature.

Les vignerons maltraitèrent et tuèrent les serviteurs du maître, afin de ne pas lui livrer ses fruits ; maintenant qu’ils tinrent l’héritier, ils pensèrent qu’en le mettant à mort, rien ne pourra s’opposer à ce qu’ils prirent possession de son héritage.  Jésus força ses adversaires à prononcer sur eux-mêmes la terrible sentence que méritèrent les vignerons.

Dans Marc et Luc, c’est Jésus lui-même qui fait la question et la réponse. Le récit de Matthieu est plus dramatique : la conscience des interlocuteurs de Jésus les force à prononcer la condamnation des vignerons, c’est-à-dire leur propre condamnation. C’est encore Matthieu seul qui conserva ce rapprochement de termes, qui fit ressortir combien la condamnation fut sévère et méritée : Il fit périr misérablement ces misérables.

 Jésus voulut faire sentir aux chefs de la théocratie quel fut ce fils de la parabole qui  rejeta, mis à mort par les vignerons. Eux-mêmes furent les constructeurs insensés et coupables qui réprouvèrent la pierre de l’angle. Cette pierre, dans l’image employée par le psalmiste, est celle qui, placée comme fondement à l’angle d’un bâtiment, supporte deux murs et soutient tout l’édifice.

Voilà ce qu’est Jésus-Christ dans le temple spirituel qui s’élève à la gloire de Dieu. Cette destinée glorieuse, qui fit contraste avec sa réjection par les hommes, est l’œuvre et la volonté expresse de l’Éternel et restera l’objet de l’admiration des siècles : « Car il est dit dans l’écriture : Voici, je mets en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse ; Et celui qui croit en elle ne sera point confus. »(1P 2, 6)

Le maître de maison qui planta une vigne et y donna tous ses soins, c’est Dieu qui, dans sa grande miséricorde, fonda sur cette terre plongée dans les ténèbres par suite du péché, un royaume de vérité, de justice et de paix. Il le confia à son peuple d’Israël, en particulier aux chefs de la théocratie juive. Il avait le droit d’en attendre et d’en exiger les fruits, fruits de la vie religieuse et morale : reconnaissance, amour, obéissance, sainteté.

Les serviteurs qu’il envoya à diverses reprises pour recueillir ces fruits sont ses saints prophètes, qui, hélas ! Furent de tout temps rejetés par le grand nombre, persécutés, mis à mort : « Des femmes recouvrèrent leurs morts par la résurrection; d’autres furent livrés aux tourments, et n’acceptèrent point de délivrance, afin d’obtenir une meilleure résurrection ; d’autres subirent les moqueries et le fouet, les chaînes et la prison; 37ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l’épée, ils allèrent çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, ceux dont le monde n’était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre.  » (He 1, 35-38)

Quant au fils que le maître de maison envoya ensuite dans son immense amour, l’Évangile tout entier nous dit qui il est, et nous l’entendons, dans cette parabole même, prédire sa réjection et sa mort. Les chefs de la théocratie de son temps eurent, malgré leur incrédulité, le pressentiment qu’il fut l’héritier et qu’en le mettant à mort ils resteraient les maîtres et les possesseurs du royaume.

Mais eux-mêmes, en prononçant sur les vignerons ce double jugement, que la vigne leur serait ôtée et qu’ils périraient misérablement, proclamèrent leur propre condamnation. Jésus confirma cette sentence par ces mots : le royaume de Dieu vous sera ôté, vous en serez exclus, et il sera donné, par pure grâce, à une nation, peuple de Dieu choisi du sein de tous les peuples, qui en produit les fruits.

Jésus vit les premiers fruits de ce nouveau royaume. Cette prophétie fut accomplie par la destruction de Jérusalem et la ruine de la théocratie juive, et par l’établissement du royaume de Dieu parmi les nations païennes.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Le rejet des juifs vis-à-vis de Jésus

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◊ Un héraut dans le Net   : cliquez ici pour lire l’article → Tuons l’héritier – La parabole des vignerons

   « Voici l’héritier : venez ! tuons-le ! » – Lectio Divina

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Derde zondag van de Veertigdagentijd in Jaar B

Posté par diaconos le 3 mars 2021

Vernietig dit heiligdom, en in drie dagen zal ik het oprichten

 Derde zondag van de Veertigdagentijd in Jaar B dans Carême

Jezus drijft de kooplieden uit de tempel

# De Tweede Tempel in Jeruzalem is de Tempel die herbouwd werd op de fundamenten van de Eerste Tempel, bekend als de Tempel van Salomo, die verwoest en geplunderd was tijdens de belegering van Jeruzalem in 586 v. Chr. De bouw van de Tweede Tempel begon na de gevangenschap van de Judeeërs in Babylon, tijdens de Perzische periode onder gouverneur Zerubbabel. Zerubbabel begon met de bouw van de Tempel van Jeruzalem in 538 v. Chr. De tempel van Zerubbabel werd in 417 v. Chr. voltooid onder Darius II. Daarna werd hij onder Herodes I de Grote vanaf 20 v. Chr. gerestaureerd en uitgebreid.

Vanwege de enorme uitbreiding van het bedehuis door Herodes, wordt het soms de Tempel van Herodes genoemd. De Tweede Tempel werd het culturele en spirituele centrum van het Jodendom en de plaats van de rituele offers, de korbanot, tot de verwoesting ervan in het jaar 70 door de Romeinen aan het einde van de Eerste Joods-Romeinse Oorlog. Volgens de Joodse traditie werden beide tempels op dezelfde datum verwoest, 9 Av volgens de Hebreeuwse kalender. De steunmuur van de voorgevel van de tempel staat er nog steeds: de « Klaagmuur » is er een fragment van. Essentiële elementen die in de eerste tempel werden beschreven, konden niet worden vervangen.

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Uit het Evangelie van Jezus Christus volgens de Heilige Johannes

Toen het Joodse Pascha naderde, ging Jezus naar Jeruzalem. In de tempel vond hij de handelaren in ossen, schapen en duiven, en de geldwisselaars. Hij maakte een zweep met koorden en dreef hen allen uit de tempel, tezamen met de schapen en de ossen, en wierp het geld van de wisselaars op de grond, gooide hun toonbanken omver en zei tot de handelaren in duiven : « Neem dit hier weg.

Maak van het huis van mijn Vader geen handelshuis. » Zijn discipelen herinnerden zich dat er geschreven staat: De liefde voor je huis zal mijn kwelling zijn. Sommige Joden vroegen hem : « Welk teken kun je ons geven om dit te doen ? » Jezus antwoordde hun : « Vernietig dit heiligdom, en in drie dagen zal ik het oprichten. »

De Joden antwoordden : « Het heeft zesenveertig jaar geduurd om dit heiligdom te bouwen, en in drie dagen zullen jullie het oprichten ! » Maar hij had het over het heiligdom van zijn lichaam. Toen hij uit de dood opstond, herinnerden zijn discipelen zich, dat hij dit gezegd had, en zij geloofden het geschrift en het woord, dat Jezus gesproken had.

Toen hij in Jeruzalem was voor het Pesach-feest, geloofden velen in zijn naam, omdat zij de tekenen zagen die hij deed. Maar Jezus vertrouwde hen niet, want Hij kende hen allen en had geen getuigenis over de mens nodig, want Hijzelf wist wat in de mens is. (Joh 2, 13-25)

God geeft Zichzelf vrijelijk !

Nadat Jezus Zijn eerste wonder had verricht te Kana in Galilea, ging Hij naar Jeruzalem en ging naar de tempel om te bidden en de blijde boodschap te verkondigen die Hij op aarde was komen brengen. Maar hoe verbaasd was Hij toen Hij zag dat de tempel van God, Zijn tempel, gevuld was met kooplieden en handelaars van allerlei soort !

God, in de persoon van Jezus, komt in Zijn eigen huis, en wat vindt Hij daar ? Mensen die bidden ? Levieten die hun dienst uitvoeren ? Nee, dat zijn ze niet ! Maar veel kooplieden, smokkelaars, mensen die maar om één ding schijnen te geven : geld inzamelen voor hun leven op aarde, in plaats van te bidden dat de Vader hen welkom heet in Zijn woonplaats in de Hemel ! De wereld op zijn kop, zouden we zeggen !

Hij maakte een zweep met koorden en dreef hen allen uit de tempel, samen met hun schapen en ossen ; hij wierp het geld van de wisselaars op de grond, gooide hun toonbanken omver en zei tot de handelaars in duiven : « Haal dit hier weg. Maak het huis van mijn Vader niet tot een huis van verkeer. « (Joh 2, 15-16)

Een vergissing die vermeden moet worden, zou zijn te denken dat Jezus, door de verkopers uit de tempel te verdrijven, een gewelddadige minachting toont voor de handel en de handelaars. De voorbedachte rade van Christus (hij moest touwen vinden, een zweep maken, wat tijd kost) betekent iets heel anders : het is de hele cultus van de Tempel, de hele godsdienst die een handel geworden is, een onderhandelen, een verhaal van « geven, geven ». En dit is wat Jezus met geweld bestrijdt.

In de tempel kwamen mensen offers brengen. De rijken offerden bijvoorbeeld een os, een stier; de minder rijken offerden een lam en de armen een paar duiven. Maar deze offers waren gebaren uit eigenbelang: men gaf om te ontvangen. Men hoopte dat men dankzij dit offer Gods hulp zou ontvangen voor deze of gene zaak, of voor gezondheid, of voor een ander verzoek.

Zijn we verder gegaan dan dat ? Niet zo zeker ! In werkelijkheid denken wij maar al te vaak dat wij iets moeten verdienen, en dat God niets gratis geeft ! Jezus is gekomen om ons iets essentieels te openbaren : God geeft vrijelijk. Hij geeft zich zelfs vrijwillig, zonder enige verdienste van onze kant. Wij moeten overgaan van de godsdienst van « Geven, geven » naar de godsdienst van het verwelkomen van genade, het verwelkomen van de vrije gave van God.

De grote zekerheid van de hele Bijbel is dat God wil dat de mens gelukkig is, en Hij geeft hem de middelen daartoe, een heel eenvoudig middel : het is voldoende te luisteren naar het Woord van God dat in de Wet geschreven staat en ernaar te leven (Eerste lezing). De weg is uitgestippeld, de geboden zijn als wegwijzers aan de kant van de weg, om onze blik te waarschuwen voor mogelijk gevaar : « Het gebod van de Heer is duidelijk, het verheldert de blik ». (Psalm 18)

Het is in de relatie met God dat het geloof wordt beleefd, want de verrijzenis, tenslotte, het is overal waar twee of drie in de naam van Christus bijeen zijn dat wij opnieuw ontdekken dat wij niet kunnen controleren, noch onderhandelen, noch kopen wat zin geeft aan ons leven. Ons geloof moet geleefd worden in overgave en totaal vertrouwen in God.

Diaken Michel Houyoux

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◊ Kerk in Herent: klik hier om het artikel te lesen →  Derde zondag in de veertigdagentijd (B)

◊ Kom en zie !  : klik hier om het artikel te lesen → Derde zondag van de veertigdagentijd / Preken B

     Hoe je de hedendaagse farizeeërs kunt onderscheiden ?

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Samedi après les cendres

Posté par diaconos le 20 février 2021

Samedi après les cendres dans Carême 114953232

# La tradition chrétienne identifia l’apôtre Matthieu à l’auteur de l’Évangile selon Matthieu. Selon Irénée de Lyon (IIe siècle), à l’époque où Pierre et Paul affermirent la communauté des disciples de Jésus à Rome (vers l’an 60 ou 61), Matthieu, qui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ aux Hébreux de Palestine et de Syrie, fut prié de rédiger une version synthétique de la vie et de l’enseignement de Jésus, en araméen. Eusèbe de Césarée affirma au IVe siècle : « Matthieu prêcha d’abord aux Hébreux. Comme il devait aussi aller vers d’autres, il confia à l’écriture, dans sa langue maternelle, son évangile, suppléant du reste à sa présence par le moyen de l’écriture, pour ceux dont il s’éloignait ».

Eusèbe s’appuya sur le récit de Papias, écrit vers l’année 120. Selon lui, Pantène (v. 240-v. 306), docteur chrétien de l’Académie d’Alexandrie, trouva à son arrivée aux Indes cet évangile en caractères hébreux. Telle est l’origine de la théorie d’un évangile originel de l’apôtre Matthieu, rédigé en hébreu ou en araméen et traduit plus tard en grec. Élian Cuvillier ajouta : « En outre, il serait très surprenant qu’un témoin oculaire (en l’occurrence le disciple Matthieu) utilisa une source secondaire (l’Évangile de Marc) pour rédiger son propre récit.

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De  l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait.
Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti  récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent.»  (Lc 5, 27-32)

L’enseignement sur le jeûne

 Jésus vit au bureau des impôts un péager nommé Lévi, qu’il appela à le suivre. Et lui, quittant tout, le suivit. Lévi fit dans sa maison un grand festin où se trouvèrent beaucoup de péagers ; les pharisiens en murmurèrent. Mais Jésus leur dit : « Ce sont les malades qui ont besoin de médecin ; je suis venu appeler à la repentance, non des justes, mais des pécheurs « . Ils lui firent encore cette objection : « Pourquoi les disciples de Jean et ceux des pharisiens jeûnent-ils souvent, tandis que les tiens ne jeûnent pas ?

Jésus leur dit : « Pouvez-vous exiger que les amis de noce jeûnent, pendant que l’époux est avec eux ? Le temps viendra où l’époux leur sera ôté, alors ils jeûneront. » Ce contraste qui lui a été signalé entre l’attitude de ses disciples et celle des disciples de Jean, conduisit Jésus à relever l’opposition tranchée de l’ancienne et de la nouvelle alliance dans ces deux paraboles : « Personne ne déchire une pièce d’un habit neuf pour la mettre à un vieil habit ; personne aussi ne met du vin nouveau dans de vieilles outres. Dans une troisième parabole enfin, il excuse l’attachement à l’ancienne religion, en même temps qu’il met en garde contre ce joug de l’accoutumance : Personne, dit-il, après avoir bu du vin vieux, n’en désire aussitôt du nouveau »

Jésus sortit de la maison où il enseignait  et où il guérit le paralytique . Il sortit même de la ville de Capharnaüm pour se rendre au bord de la mer ; c’est là que se trouvait le bureau des péages, d’où Lévi (Matthieu) fut appelé à suivre. Les reproches que ces hommes adressèrent aux disciples, n’osant pas les faire directement à Jésus, se fondirent sur ce que, dans les mœurs de l’Orient, manger et boire avec quelqu’un, ce fut entrer avec lui dans des relations de familiarité et de confiance qui révoltèrent l’orgueil pharisaïque.

Diacre Michel Houyoux

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     L’Église et le corps

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Question brûlante : n’y aurait-il que peu de gens à être sauvés ?

Posté par diaconos le 14 février 2021

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# Michel Houyoux enseigna la biologie, la chimie et la physique dans plusieurs établissements scolaires et instituts en Belgique et à l’étranger. Par arrêté royal du 26 novembre 1993, il reçut la décoration de Chevalier de l(Ordre de la Couronne en récompense de plus de trente années de service dans l’enseignement. Michel Houyoux est également diacre permanent dans le diocèse de Namur-Luxembourg, pour le doyenné de Florennes. (Belgique)

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« Seigneur n’y aurait-il que peu de gens à être sauvés ? »

Cette question redoutable qui fut posée à Jésus par ses disciples, nous est aussi adressée et nous met dans l’embarras. Comment parler du salut ? Comment concilier l’amour de Dieu pour tous les hommes sans exception et son respect de leur liberté ? Si tout le monde va au ciel, alors il ne faut pas s’en tracasser. Si très peu de personnes y vont, pourquoi faire tant d’efforts ? Dans l’Évangile selon Luc, au chapitre treize, Jésus renvoie chaque personne à la décision qu’elle doit prendre : Dieu sauve les hommes gratuitement.

Mais, il ne les sauve pas malgré eux, sans leur accord. Il leur laisse la liberté de s’opposer à son don bienveillant. Dieu nous laisse le choix, la liberté de refuser l’amour qu’il propose. Jésus veut nous rendre responsable de notre destin et pour nous le faire comprendre, il utilise une image très fréquente dans la Bible : le royaume de Dieu est comparable à une salle de festin. Mais, il ajoute : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup essayeront d’entrer mais ils ne le pourront pas ! »

Il est donc urgent de nous poser la question : pour gagner le ciel, quel est donc mon combat à moi ? Sur quels points précis dois-je porter mon attention et me remettre en question ? Le temps presse, demain il sera trop tard. Oui, un jour pour toi, pour moi, il sera trop tard ! Combien de temps nous reste-t-il ? Il faudrait que nous vivions chaque jour comme si c’était le dernier. Pour aller à la fin de notre vie au ciel, il faut le vouloir, il faut se battre pour, il faut opter pour Jésus !

Ce n’est pas l’appartenance à un groupe, à une communauté, à une paroisse, ni la pratique de quelques rites, assister à la messe de temps en temps, qui peuvent nous donner une illusoire assurance, c’est l’engagement de toute notre personne à la 49 suite de Jésus. Et surtout ne jugeons pas les autres. Dans notre prière, demandons à Jésus de nous aider à lui redire oui. Au jugement, les méchants ne se lèveront pas, ni les pécheurs au rassemblement des justes. Le chemin que nous suivons, image de notre vie, s’il n’est pas fondé en Dieu est amené à disparaître de lui-même.

Le Seigneur connaît les hommes en qui sa parole a créé un lien de parenté avec lui. Moi, nous dit Jésus, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent. (Jn 10, 14) Toute sa vie, le juste rend grâce au Seigneur en produisant des fruits d’amour, de justice et de paix. Toute la vie des justes est placée sous le signe de l’amour infini de Dieu. Par opposition, le chemin du méchant est abandonné ; c’est un chemin fermé, sans issue et ne conduisant nulle part. N’entre pas dans la voie des méchants, des gens peu stables et sans principes.

Ne suit pas la route des gens habitués à une vie coupable comme ces pharisiens et ces scribes qui récriminaient contre Jésus. Ne suit pas les rieurs, ces personnes, dont l’esprit profane ne voit plus dans les textes sacrés que matière à plaisanterie. Le juste est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps. L’Esprit Saint est une eau vive qui rafraîchit et renouvelle notre vie intérieure. Pour celui qui croit en moi, dit Jésus, des fleuves d’eau vive jailliront de son cœur. (Jn 7, 38) Tout ce que le juste entreprend réussira.

Le succès ne sera pas toujours immédiat ni apparent ; mais ni les crises, ni sa vieillesse ne l’empêcheront de porter du fruit. (Psaume 1) Suivons les conseils de l’apôtre Paul : le Royaume des cieux s’aborde sur le mode de l’engagement. Il nous faut accomplir des actions concrètes avec un esprit d’amour pour y avoir accès. Pour tous, une seule question se pose : que devons-nous faire ? Cherchez à imiter Dieu, soyez pleins de générosité, de tendresse.

Faites disparaître de votre vie tout ce qui est amertume, emportement, colère, éclats de voix ou insultes, ainsi que toute espèce de méchanceté, pardonnez-vous les uns aux autres. Oui, levons-nous, marchons sur le chemin que Jésus nous a tracé en nous abreuvant chaque jour à sa parole. Alors notre feuillage demeurera vert et nous porterons des fruits de joie, de bonheur et de paix que nos frères seront heureux de venir cueillir. (Ep 4, 30-5,2) Les réponses données à cette question sont diverses.

C’est, selon Jean-Baptiste, des gestes de pénitence, de conversion :  » Produisez donc des fruits qui expriment votre conversion » (Lc 3,8) ; ou encore des prières :  » Les disciples de Jean jeûnent souvent et font des prières (Lc 5, 33). À ses auditeurs, Jean Baptiste donnait des conseils de partage fraternel (Lc 3, 11), de modération, de justice et de douceur (Lc 3, 13-14b), Aimer permet de passer par la porte étroite. Aimer c’est aussi nous réjouir de ce qui est, de ce qui peut ou doit changer… Demandons à Dieu de nous guider dans cet esprit.

Efforçons-nous donc d’entrer par la porte étroite, recommençant autant de fois que nécessaire, tout en étant confiants dans la miséricorde de Dieu. Il faut se sauver avant qu’il ne soit trop tard ; car au bout d’un certain temps, la porte étroite sera fermée, et les retardataires frapperont en vain, comme les vierges folles de la parabole. (Mt 25, 1-13) Retenons que c’est par notre manière de vivre que nous programmons notre salut avec la grâce de Dieu. Une vraie conversion doit se traduire par des actes et non seulement par un changement de mentalité ou de volonté.

Ces actes de la conversion sont à faire dans la vie sociale ou professionnelle : partager, accomplir son devoir d’état avec justice, ne pas profiter de sa situation. Le messie qu’annonça Jean Baptiste est avant tout un justicier, charger de trier les bons des mauvais :  » Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé. Il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s’éteint pas.  » (Lc 3, 17) L’aire en Orient, était préparée et aplanie sur le champ même où l’on moissonnait.

On y foulait le blé au moyen de bœufs ou d’instruments propres à cet usage, puis on le vannait, la paille était rejetée sur le champ et brûlée, tandis que le grain était recueilli dans les greniers. Voir aussi à Mt 3, 11-12 et à Mc 1, 7-8 51 Cette séparation commence d’une manière intérieure et invisible, dès ici-bas, elle sera consommée plus tard et manifestée au dehors par l’exclusion des impies du royaume des cieux, représenté par le grenier.

Mais Jésus a récusé ce rôle, lui, l’ami des publicains et des pécheurs, sa fonction de juge ne s’est pourtant pas éclipsée : la Bonne Nouvelle de l’Évangile fait déjà le partage entre les personnes. Il y a celles qui en l’entendant changent leur vie et celles qui ne changent rien ou se contentent de bonnes intentions. Heureuses sont les personnes qui croient sans avoir vu. Nous ressemblons tous un peu à l’apôtre Thomas, resté incrédule devant l’annonce de la résurrection de Jésus. (Jn 20, 25) Mais lui ressemblons-nous pour affirmer avec lui que Jésus est notre Seigneur et notre Dieu ? (Jn 20, 28)

Thomas est pour nous la figure de l’homme incrédule. Les autres disciples ont bien vu le Christ ressuscité et ils ont cru qu’il est bien vivant. Par contre, Thomas a été le premier à reconnaître que Jésus, celui qui a ri et a bu le vin lors d’un mariage à Cana, qui a pardonné à la femme adultère, qui a pleuré sur la tombe de son ami Lazare, dont il a touché le corps labouré des cicatrices de sa passion (Jn 20, 27), celui là est Dieu.  » Mon Seigneur et mon Dieu », c’est le cri de foi de Thomas pour qui le toucher est devenu inutile. Il a compris que Jésus, même invisible, est là !

Il a compris que Jésus, invisible était là, présent, à l’heure de ses doutes. Qui est Jésus Christ pour toi ? Est-il l’idéal de ta vie, le moteur de ta générosité ? Jésus Christ est-il pour toi celui qui te révèle une religion d’amour, de pardon et de justice pour les plus petits ? Si Jésus Christ pour toi n’est que cela, quand ton idéal s’effritera, quand ta générosité diminuera et quand t’auront désabusé les mots d’amour, de pardon et de justice, tout s’écroulera !

Si Jésus n’est pas Dieu, ni sa mort, ni son pardon, ni la paix qu’il promet ne peuvent te sauver. Si Jésus n’est pas ressuscité, s’il n’est pas Dieu, alors notre foi est vaine ! (1 Corinthiens 15)

Diacre Michel Houyoux

Les deux voies    Éditions Croix du Salut ( 05.06.2013 )

 Les deux voies
7
EAN: 9783841698728
Langue du Livre: Français
By (author) : Michel Houyoux
Nombre de pages: 144
Publié le: 05.06.2013
Catégorie: Christianity

Détails du livre: ISBN-13

Les deux voiesLes deux voies

Choisis le chemin de la Vie. Pour être disciple de Jésus

Il nous faut marcher derrière lui, suivre le même chemin

Auteur le Diacre Michel Houyoux , publié le  5 juin 2013  Broché  Prix : 25, 80€

Pour acheter le livre, cliquez ici →Omni badge Les deux voies     Recevez-le par la poste.
€ 25,80

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