Jeudi de la deuxième semaine du temps ordinaire de l’année B

Posté par diaconos le 3 décembre 2020

 Jeudi de la deuxième semaine du temps ordinaire de l'année B dans Religion

 Ces reliefs en pierre remontent à plus de 2700 ans, à l’époque où le puissant roi Sargon II régnait en maître sur l’actuel Moyen-Orient. Au 8e siècle avant notre ère, le roi Sargon II d’Assyrie avait sous sa gouverne un empire riche et puissant qui s’étalait sur une grande partie de l’actuel Moyen-Orient et inspirait la peur dans les royaumes voisins. Récemment, une équipe d’archéologues italiens et kurdes d’Irak travaillant dans le nord de l’Irak. ont mis au jour dix reliefs en pierre qui décoraient un réseau sophistiqué de canaux creusé dans la roche.

 Cette découverte surprenante de sculptures aussi ravissantes habituellement réservées aux palais royaux a jeté un jour nouveau sur les impressionnants travaux publics financés par un monarque jusque-là célèbre pour ses prouesses militaires. Les reliefs en pierre assyriens sont extrêmement rares, témoigna Daniele Morandi Bonacossi, archéologue à l’université d’Udine en Italie et co-directeur de la récente expédition.

À une exception près, aucun de ces panneaux n’a été trouvé à son emplacement initial depuis 1845. D’autres reliefs ou des inscriptions cunéiformes sont encore ensevelis sous les débris qui obstruent le canal. Situé près de la ville de Faydah, non loin de la frontière turque, le site fut fermé aux chercheurs pendant environ 50 ans en raison des conflits. En 1973, une équipe britannique remarqua le sommet de trois plaques de pierre mais des tensions entre les Kurdes et le régime baasiste de Bagdad les en empêchèrent de pousser plus loin leur travail.Une expédition menée par Morandi Bonacossi revint sur place en 2012 pour découvrir six autres reliefs. Leurs recherches furent interrompues par l’invasion de l’État islamique qui  suivit. La ligne de front entre l’État islamique et les forces kurdes se trouvait à une trentaine de kilomètres de là, jusqu’à la défaite des intégristes musulmans en 2017.

À l’automne dernier, Morandi Bonacossi  répertoria un total de dix reliefs installés sur les berges d’un ancien canal long de six kilomètres avec l’aide d’Hassan Ahmed Qasim, directeur du département des antiquités de Duhok, une province du Kurdistan irakien. Selon l’archéologue italien, la scène représentée par ces reliefs est unique.

 Ezéchias contre l’Assyrie

# La Bible présente Ézéchias comme un roi pieux et lui attribue une réforme religieuse visant à centraliser le culte autour du Temple de Jérusalem. D’après le récit biblique, ce fut un ange qui tua 185 000 Assyriens lors du siège de Jérusalem. Ézéchias fut un roi de Juda qui régna à la fin du VIIIe siècle av. J.-C.. Selon la Bible, il régna pendant 29 ans. Sous son règne, le royaume israélite du nord fut envahi par les troupes assyriennes et sa population fut déportée. Le royaume de Juda accueillit à cette époque de nombreux réfugiés israélites. Le royaume de Juda fut ensuite attaqué par Sennachérib et subit d’importantes destructions. Ézéchias parvint à sauver Jérusalem mais le royaume perdit une partie de son territoire. D’après le récit biblique, c’est un ange qui tua 185 000 Assyriens lors du siège de Jérusalem. Ézéchias suivit les conseils des prophètes Isaïe et Michée. Il fit prospérer le commerce et l’agriculture,fortifier Jérusalem, achemina l’eau potable, fit fructifier le trésor royal et fait orner le temple de Salomon. Il renverse les idoles auxquelles son père rendait le culte et célèbre le dieu d’Israël.

Du livre du prophète Isaïe

L’année où Tharthan, envoyé par Sargon, roi d’Assyrie, vint contre Asdod et assiégea Asdod et la prit, 2 en ce temps-là l’Éternel parla par Esaïe, fils d’Amots, en lui disant : Va, détache le sac qui est sur tes reins, et ôte les sandales de tes pieds. Et il fit ainsi, marchant nu et déchaussé. 3 Et l’Éternel dit : De même que mon serviteur Esaïe a marché nu et déchaussé pendant trois ans, comme signe et présage pour l’Égypte et pour l’Éthiopie, 4 ainsi le roi d’Assyrie emmènera les captifs de l’Égypte et les prisonniers de l’Éthiopie, jeunes gens et vieillards, nus et déchaussés et les reins découverts, à la honte de l’Égypte. 5 Et ils trembleront et seront confus à cause de l’Éthiopie, leur espoir, et de l’Égypte, dont ils se glorifiaient ; 6 et l’habitant de cette île dira en ce jour-là : Voilà où en est réduit celui en qui nous espérions, auprès de qui nous avions fui pour être secourus, pour être délivrés des mains du roi d’Assyrie ! Et nous, comment échapperons-nous ? (Is 20, 1-6)

L’Égypte et l’Éthiopie

Cette prophétie complète celle du chapitre 19, en désignant le roi d’Assyrie comme l’auteur des désastres dont l’Égypte fut menacée. Tharthan,  est, dans les inscriptions de Ninive, le titre du généralissime de l’armée assyrienne : « Mais le roi des Assyriens envoya, de Lakis, Tharthan, Rabsaris et Rabshaké, avec de grandes forces contre le roi Ézéchias, à Jérusalem. Ils montèrent et vinrent à Jérusalem ; et, y étant arrivés, ils se présentèrent auprès de l’aqueduc du haut étang, qui est sur la route du champ du foulon.’ (2 R 18, 17)

Sargon, dans les inscriptions  Sarrukin, nom qui signifie : le véritable roi. Ce monarque parut avoir été le fondateur d’une nouvelle dynastie. Il succéda à Salmanasar et régna de 722 (année de la prise de Samarie) à 705. Son palais de Dur-Sarkin, aujourd’hui Khorsabad, à l’extrémité nord des ruines de Ninive, fut retrouvé et fouillé ; et les nombreuses inscriptions qu’on y a découvrit firent connaître son règne avec une grande précision. Il mentionna lui-même la prise de Samarie. comme son premier fait d’armes. Il imposa ensuite un tribut aux petits États de Palestine, puis battit Sabacon, roi d’Égypte, à Raphia(720). Le siège d’Asdod n’eut lieu que dans la onzième année de son règne en 711.

Azuri d’Asdod endurcit son cœur, refusa le tribut et engagea les princes de son voisinage à se détacher de l’Assyrie. Je me vengeai… et mis son frère Achimit comme roi à sa place. Les Syriens, qui m’étaient infidèles, méprisèrent sa domination et établirent à sa place Jaman, qui n’avait point droit au trône et qui refusa de reconnaître mon autorité, Dans ma colère, je ne pris pas le temps de rassembler toutes mes forces… ; je marchai contre Asdod. Jaman, en apprenant l’approche de mon armée, s’enfuit dans une contrée de l’Égypte voisine de Méroé (l’Éthiopie).

J’assiégeai Asdod, je la pris. Je m’emparai de ses dieux, de ses femmes, de ses enfants, de ses trésors, ainsi que des habitants de son pays… Le roi de Méroé, dont les ancêtres n’avaient jamais jusqu’alors envoyé d’ambassadeurs aux miens, fut saisi d’une grande frayeur ; il le (Jaman) lia de chaînes de fer : il prit le chemin de l’Assyrie et comparut devant moi.

Les derniers mots expliquent pourquoi Sargon ne poursuivit pas son expédition jusqu’en Égypte : le roi d’Éthiopie (qui régna alors sur l’Égypte, se souvenant de la récente défaite de Sabacon, lui demanda la paix en livrant le fugitif Jaman. D’après les inscriptions, Asdod fut prise après quelques mois de siège. Cette ville, place importante des Philistins, fut très-forte ; elle fut plus tard assiégée pendant vingt-neuf ans par Psammétique.

Sargon parla d’Asdod comme s’il l’eut prise lui-même : ce fut l’œuvre de son général. C’était la coutume des rois d’Assyrie de s’attribuer à eux-mêmes les victoires remportées par leurs généraux. Le perfide de Cyrus qui employa des ruses de guerre contre Babylone, ou des peuples sujets qui la trahirent pour se joindre à lui.

Ils dévastèrent tout le pays dans leur marche contre Babylone. Elam : « Dans ce même temps, le Seigneur étendra une seconde fois sa main, Pour racheter le reste de son peuple, Dispersé en Assyrie et en Egypte, à Pathros et en Ethiopie, à Elam, à Schinear et à Hamath, Et dans les îles de la mer.  » (Is 1, 11)

Après la chute de l’empire assyrien, cette contrée fit partie de la monarchie perse, et son nom désigna souvent chez les prophètes la Perse en général.  » Voici, j’excite contre eux les Mèdes, Qui ne font point cas de l’argent, Et qui ne convoitent point l’or.  » (Is 13, 17) Je fit cesser les gémissements : ceux que Babel fit pousser aux peuples soumis et aux captifs.

L’armée médo-perse marcha à son commandement. : « Le chef de cinquante et le magistrat, Le conseiller, l’artisan distingué et l’habile enchanteur :  « J’ai donné des ordres à ma sainte milice, J’ai appelé les héros de ma colère, Ceux qui se réjouissent de ma grandeur. (Is 13, 3)

Toute catastrophe, lors même qu’elle frappe un ennemi, émut, de pitié celui qui en fut témoin : «  Comparez l’émotion du prophète à la vue des malheurs de Moab : « Mon cœur gémit sur Moab, Dont les fugitifs se sauvent jusqu’à Tsoar, Jusqu’à églath Schelischija ; Car ils font, en pleurant, la montée de Luchith, Et ils jettent des cris de détresse sur le chemin de Choronaïm » ( Is 15, 5)

Le crépuscule que je désirais : l’heure désirée du repos fut devenue pour le prophète Isaïe une heure d’angoisse.  Les grands de Babylone  assèrent la nuit à table, pendant que la ville fut cernée par l’ennemi. On posa les sentinelles comme à l’ordinaire. Cette précaution prise, on se livra en sécurité au plaisir. Tout à coup, en plein festin, retentit le cri : Aux armes ! Il fut trop tard pour préparer la défense : l’ennemi fut très rapidement maitre de la ville.

On frotta d’huile les boucliers de cuir, pour les rendre plus brillants et plus glissants pour les traits : «  Certains recouvrirent d’une graisse généreuse boucliers polis et traits brillants ou aiguisèrent leurs haches sur une pierre ;  on aima voir les enseignes se lever et entendre le son des trompettes. Et même, dressèrent des enclumes et y forgèrent des armes neuves : la puissante Atina et la fièreTibur,  Ardée et Crustuméries et Antemnes avec sa couronne de tours. cinq grandes villes. 

On fit des casques pour protéger les têtes ; on ploya les claies d’osier des boucliers ; on enduisit d’argent malléable des cuirasses de bronze ou des jambières polies ; hissés sur de fières montures se déchaînèrent dans la poussière ; tous cherchent des armes. Certains enduirent d’une graisse généreuse boucliers polis et traits brillants ou aiguisent leurs haches sur une pierre ; on aima voir les enseignes se lever et entendre le son des trompettes.

Et même, des enclumes furent dressées et on  forgea des armes neuves : la puissante Atina et la fièreTibur, Ardée et Crustuméries et Antemnes avec sa couronne de tours cinq grandes villes. Déjà sonnent les clairons  et circule la tessère (Tablette de métal ou d’ivoire, utilisée par les Romains dans la vie courante, pour divers usages (jetons de vote, d’entrée au spectacle), et notamment comme signe de reconnaissance.), appel à la guerre.

L’un, tout excité, chercha chez lui  son casque ; un autre attela ses chevaux frissonnants, s’équipa de son bouclier,et de sa cuirasse aux triples fils d’or et ceignit sa fidèle épée  (Virgile, Enéide VII, 625-626).

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Pour entrer dans le royaume des Cieux, il faut faire la volonté de mon Père

◊ Saint François Xaxier  cliquez ici pour lire l’article  → Saint François Xavier, prêtre et missionnaire (1506-1552) – Mémoire

 Ezéchias contre l’Assyrie

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Votre paix ira reposer sur lui

Posté par diaconos le 1 octobre 2020

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, parmi les disciples le Seigneur en désigna encore 72, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.  Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.
Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.” S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.     Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez
et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté.
Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites : “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.”  Je vous le déclare : au dernier jour, Sodome sera mieux traitée que cette ville. (Lc 10, 1-12)

L’envoi des soixante-dix en mission

Après les incidents qui marquèrent son départ de Galilée, Jésus choisit soixante – dix disciples pour une nouvelle mission, qui consista à aller deux à deux, comme ses précurseurs, là où il compta passer lui-même.  La nécessité de leur mission fut que la moisson fut grande, : car, il y eut peu d’ouvriers ; il fallut en demander à Dieu.

Voici les conditions dans lesquelles ils durent la remplir : Ils durent être comme des agneaux parmi les loups ; ils durent ne pas s’embarrasser de provisions ni s’attarder inutilement. La conduite qu’ils durent tenir là où ils furent accueillis : dans une maison, souhaiter en entrant la paix, qui reposera sur les enfants de paix ; y demeurer jusqu’au départ, mangeant et buvant ce qui s’y trouva. Dans une ville, manger ce qui leur fut offert, guérir les malades, annoncer le royaume de Dieu.

La conduite qu’ils durent tenir là où ils furent repoussés. Sortir sur la place de la ville, secouer la poussière qui s’attacha à eux et déclarer que le royaume de Dieu s’!approchait. Jésus affirman que, au jour du jugement, la condition de Sodome et Gomorrhe fut préférable à celle de cette ville. Quels reproches eut dit Jésus des villes impénitentes ? Chorazin et Bethsaïda furent plus coupables et plus à plaindre que Tyr et que Sidon.

Capharnaüm, qui fut élevée au ciel, sera abaissée en enfer. Recevoir ou rejeter les disciples, e fut aussi  recevoir ou rejeter Jésus et Dieu lui-même.  D’a­près Matthieu, ce fut au mo­ment d’en­voyer les douze dans leur pre­mière mis­sion que Jé­sus fit en­tendre cette ex­hor­ta­tion. en ef­fet se re­trouvèrent, d’a­près Luc lui-même, adres­sées aux douze. Par ce pré­am­bule Jé­sus voulut faire sen­tir à ceux qu’il en­voya l’im­por­tance du mo­ment ac­tuel et l’op­por­tu­nité de la mis­sion qu’il leur confia.

Com­ment Jé­sus put-il dé­fendre à ses dis­ciples de rem­plir un simple de­voir de po­li­tesse ou même de bien­veillance ? On  pensa qu’il vou­lut leur in­ter­dire de re­cher­cher la fa­veur des hommes en pre­nant à leur égard une at­ti­tude ob­sé­quieuse. On eut dit aussi que saluer quelqu’un en route put si­gni­fier : se dé­tour­ner de son che­min pour al­ler voir des per­sonnes de connais­sance.

Il suf­fit de se rap­pe­ler com­bien les sa­lu­ta­tions furent cé­ré­mo­nieuses et com­pli­quées en Orient ; or Jé­sus voulut que ses dis­ciples fussent pénétrés de l’im­por­tance su­prême de leur mis­sion et s’y consacrèrent ex­clu­si­ve­ment, sans perdre leur temps pour de vaines formes : « Et il dit à Guéhazi : Ceins tes reins ; prends mon bâton en ta main, et t’en va. Si tu rencontres quelqu’un, ne le salue point ; et si quelqu’un te salue, ne lui réponds pas ; ensuite tu mettras mon bâton sur le visage de l’enfant. » (2 R 4, 29)

Ce terme : enfant de paix, est un hé­braïsme très ex­pres­sif, qui si­gni­fie être animé d’un es­prit de paix, comme l’en­fant est animé du souffle de sa mère.  Mat­thieu rendit la même pen­sée en di­sant : «  Si la mai­son est digne », digne de la paix que vous lui sou­hai­tez, ca­pable de la re­ce­voir. Le même hé­braïsme se trouve dans ces ex­pres­sions : fils de co­lère, de per­di­tion, de déso­béis­sance :  » Que personne ne vous trompe par des paroles sans fondement, car c’est pour cela que la colère de Dieu vient sur les hommes rebelles. » ( Ep 5, 6)

Luc nota  que si les dis­ciples, après avoir reçu l’­hos­pi­ta­lité dans une mai­son, pas­sèrent dans une autre, leurs hôtes purent in­ter­pré­ter cette conduite comme un signe de mécontentement, un manque de re­con­nais­sance et d’af­fec­tion ; ils ex­ci­te­raient ainsi des ja­lou­sies. Or, il Or, ils auraient dû  ap­por­ter la paix. L’ac­tion sym­bo­lique de  secouer la poussière de leurs pieds ne suf­fit pas ; ils durent pro­cla­mer qu’ils le firent, en di­sant aux ha­bi­tants : « C »est à vous, contre vous-mêmes. »

Mais la res­pon­sa­bi­lité de toutes les grâces de Dieu resta sur la tête de ces re­belles ; car il fallu qu’ils le sache que le royaume de Dieu se fut approché.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites chrétiens sur Internet

◊  Père Sébastien Douvier (diocèse de Metz) : cliquez ici pour lire l’article →  Votre paix ira reposer sur lui  -  Vivre Ensemble l’évangile aujourd’hui

◊ Commentaire biblique du père Albert Maggi OSM   : cliquez ici pour lire l’article → VOTRE PAIX IRA REPOSER SUR LUI

Abbé Pierre Desroches : « Les 72 disciples en mission pour la joie des peuples »

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Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ?

Posté par diaconos le 24 septembre 2020

La décollation de saint Jean-Baptiste - Jean-Baptiste Marie Pierre

La décollation de Jean-Baptiste – Auteur : Pierre, Jean-Baptiste Marie (1714-1789)

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser. En effet, certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts. D’autres disaient : « C’est le prophète Élie qui est apparu. » D’autres encore : « C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. » Quant à Hérode, il disait : « Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » Et il cherchait à le voir. » (Lc 9, 7-9)

Mort de Jean-Baptiste

D’a­près les deux pre­miers évan­gé­listes, ce fut Hé­rode lui-même qui ex­prima l’i­dée ren­fer­mée dans ces ver­sets, tan­dis que Luc la mit dans la bouche de ses alen­tours. Il n’y eut là au­cune contra­dic­tion, car si d’autres eurent ins­piré cette pen­sée à Hé­rode, il se l’eut ap­pro­priée, et en fut rem­pli de crainte ; il fut donc na­tu­rel qu’il l’ex­pri­mât lui-même.

Il faut re­mar­quer ici une nuance si­gni­fi­ca­tive : tan­dis qu’on di­sait que Jean ou quel­qu’un des pro­phètes était ressuscité, Élie était, pen­sait-on, apparu ; c’est qu’Élie, d’a­près l’Écri­ture, n’é­tait pas mort, mais avait été trans­porté di­rec­te­ment au ciel :  » 1 Et comme ils continuaient leur chemin et s’entretenaient en marchant, voici, un char de feu, et des chevaux de feu les séparèrent l’un de l’autre. Et Élie monta aux cieux dans un tourbillon. » (2 R 2, 11)

La ré­pé­ti­tion fit voir la conscience ef­frayée d’­Hé­rode. Mat­thieu et Marc ra­contèrent en dé­tail com­ment Hé­rode  fit décapiter Jean-Bap­tiste. Luc conserva seul ce trait qu’­Hé­rode chercha à voir Jé­sus. Il put l’a­voir ap­pris par des dis­ciples qui ap­par­tinrent à la mai­son d’­Hé­rode : « Or il y avait dans l’Église qui était à Antioche des prophètes et des hommes chargés d’enseigner : Barnabé, Syméon appelé Le Noir, Lucius de Cyrène, Manahène, compagnon d’enfance d’Hérode le Tétrarque, et Saul. » Ac 13,  1)

Ce prince vo­lup­tueux et lâche se trou­va en pré­sence de Jésus un an plus tard, mais pour le voir et le condam­ner par son si­lence : « À la vue de Jésus, Hérode éprouva une joie extrême : en effet, depuis longtemps il désirait le voir à cause de ce qu’il entendait dire de lui, et il espérait lui voir faire un miracle. » (Lc 23, 8)

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →: Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste

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◊  Regnm Christi : cliquez ici pour lire l’article → Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ?

◊ Hozana  : cliquez ici pour lire l’article → Mais qui est cet homme ?

Jean-Baptiste, les leçons d’une mort atroce – Jean-Fils BAKONGO

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Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui retiennent la Parole et portent du fruit par leur persévérance

Posté par diaconos le 19 septembre 2020

Ne laissons personne en chemin ! (24e samedi temps ordinaire)

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers Jésus, il dit dans une parabole : « Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piétinèrent, et les oiseaux du ciel mangèrent tout. Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité.
Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent. Il en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au  centuple. » Disant cela, il éleva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »

Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est écrit : Ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre. Voici ce que signifie la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu. Il y a ceux qui sont au bord du chemin : ceux-là ont entendu ; puis le diable survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés.
Il y a ceux qui sont dans les pierres : lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment et, au moment de  ’épreuve, ils abandonnent.

Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité. Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. »  (Lc 8, 4-15)

Le semeur sortit pour semer la semence

Une grande foule sui­vit Jé­sus ; mais en outre, de chaque ville, dans la contrée où il pas­sa, de nou­velles foules vinrent à lui. Mat­thieu et Marc dé­crivirent plus exac­te­ment que Luc le lieu et la scène de ce grand ras­sem­ble­ment de peuple et de la pré­di­ca­tion de Jé­sus. Celle-ci eut lieu sur­tout en parabole. Luc em­ploya ce mot au sin­gu­lier parce qu’il n’en rap­porta qu’une.

                                 Il y a dans ces termes ac­cu­mu­lés quelque chose de fa­mi­lier et de so­len­nel à la fois qui ex­cite l’at­ten­tion. ( Meyer)

Les grains de se­mence tom­bés le long du chemin durent être fou­lés par les pas­sants. Luc seul  re­leva ce trait, que Jé­sus n’ex­pliqua pas en­suite, mais qui n’en fut pas moins l’une des causes pour les­quelles cette par­tie de la se­mence resta im­pro­duc­tive. Le roc re­cou­vert d’une lé­gère couche de terre : ce fut ce que les deux autres évan­gé­listes appelèrent des en­droits ro­cailleux.

Le manque d’humidité, ex­pres­sion par­ti­cu­lière à Luc, que Mat­thieu et Marc rem­placèrent par celle de manque de profondeur, et par celle-ci : n’avoir point de racine. Ces trois causes de sté­ri­lité, qui se com­plétèrent, se trou­vèrent réel­le­ment dans la na­ture du sol.  Luc in­diqua par ces mots « produire au centuple » le plus haut de­gré de pro­duc­ti­vité, tan­dis que Mat­thieu et Marc si­gnalèrent aussi les de­grés in­fé­rieurs : cent, soixante, trente.

Se­lon les trois évan­gé­listes, Jé­sus ajouta im­mé­dia­te­ment à la pa­ra­bole ce sé­rieux aver­tis­se­ment ; mais Luc seul re­marqua qu’il le fit à haute voix : il s’écriait, il éle­vait la voix.Dans les ré­cits de Marc et de Luc, Jé­sus pro­nonça des pa­roles qui ne ré­pondirent pas à la ques­tion des dis­ciples. Ceux-ci de­man­dèrent  à Jésus l’ex­pli­ca­tion de la parabole, explication qu’il leur donna plus tard.

Pour Mat­thieu, les dis­ciples  posèrent à Jésus une autre ques­tion en­core : «  Pour­quoi leur parles-tu en pa­ra­boles ?  » C’est à cette pre­mière ques­tion im­por­tante que Jé­sus répondit d’a­bord : après quoi, re­ve­nant à la se­conde, il leur in­diqua le sens de la pa­ra­bole.

Luc iden­ti­fia la pa­role di­vine avec les ef­fets pro­duits par elle, et ceux-ci avec les per­sonnes en qui le phé­no­mène s’ac­com­plit. De là ces ex­pres­sions in­usi­tées : « ceux qui furent semés le long du chemin » ; ceux qui furent sur le roc ; ils n’eurent pas de racine ; ils furent étouffés ; et ce ne fut ensuite que Luc fit res­sor­tir le sens spi­ri­tuel de l’i­mage.

N’y a-t-il pas dans cette ma­nière ir­ré­gu­lière de s’ex­pri­mer : l’in­ten­tion de faire re­mon­ter jus­qu’à nous la res­pon­sa­bi­lité de l’ac­tion di­verse qu’exerça la pa­role di­vine ? C’est lui qui consent à être sauvé par elle, ou qui reste vo­lon­tai­re­ment dans la sté­ri­lité et la mort.

Les deux pre­miers évan­giles in­diquent, comme sens mo­ral des épines, les in­quié­tudes et les ri­chesses ; Luc y ajouta les plaisirs, qui furent cer­tai­ne­ment l’une des prin­ci­pales causes de l’i­nef­fi­ca­cité de la pa­role sainte.

Deux traits furent par­ti­cu­liers à Luc : c’est d’a­bord ce cœur honnête et bon, dans le­quel ces der­niers au­di­teurs re­çurent et retinrent la pa­role ; ce fut en­suite cette patience Il ne faut pas sou­le­ver la ques­tion dog­ma­tique de sa­voir si un homme peut, avant d’a­voir en­tendu et reçu la pa­role di­vine, por­ter en lui un cœur hon­nête et bon. Nous présentons, à des de­grés très di­vers, des dis­po­si­tions bonnes ou mau­vaises à l’é­gard de la vé­rité.

D’ailleurs, la bonne terre qui pro­duit du fruit eut déjà subi une pré­pa­ra­tion par le la­bou­rage, l’en­grais, égaliser le terrain avant les se­mailles. Ainsi il y a une action pré­ve­nante de la grâce de Dieu qui éclaire toute personne sur ses be­soins, sa pau­vreté, la rend humble, sin­cère, al­té­rée de jus­tice et de lu­mière, et la pré­pare pour le mo­ment où l’Évangile lui sera an­noncé.

Diacre Michel Houyoux

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Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux  : cliquez ici pour lire l’article  →   Catéchèse sur la parabole du semeur (Mt 13, 1-23)

◊ Diacre Michel Houyoux  : cliquez ici pour lire l’article  →  Celui qui reçoit la Parole de Dieu et la comprend, portera beaucoup de fruits  (Mt 13, 23)

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Véronique Beylen : cliquez ici pour lire l’article →  Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui   porteront du fruit par leur persévérance

◊ Regnum Christi   : cliquez ici pour lire l’article → Et ce qui est tombé dans la bonne terrece sont les  gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux

Abbé Pierre Desroches ; « La Parabole du semeur »

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