Saint Clair

Posté par diaconos le 1 janvier 2024

Image illustrative de l’article Clair d'Aquitaine

« Saint Clair serait venu d’Afrique évangéliser l’Aquitaine. Il aurait été martyrisé à Lectoure en Gascogne. Son culte se répandit dans tout le Midi de la France. Il était particulièrement honoré à Bordeaux dans l’église Sainte-Eulalie avec six autres martyrs : Géronce, Sever, Blylas, Polycarpe, Jean, Justin. Le cardinal François de Sourdis (1599-1628) fit faire des châsses de bois doré pour ces reliques et un buste reliquaire pour le crâne de saint Clair. On portait solennellement ces reliques en procession tous les ans le premier dimanche suivant la fête de saint Clair.

La chapelle des Corps Saints dans cette église reste un des lieux les plus suggestifs et les plus vénérés de la piété des Bordelais. On le fête le 2 juin, plus particulièrement à l’église Sainte-Eulalie de Bordeaux. » (Histoires de la sainteté en Gironde – diocèse de Bordeaux – texte en pdf)

Il fut le premier évêque d’Albi fêté le premier juin. À son arrivée, l’évêque rassembla son peuple dans la cathédrale, certes, mais tout au long de son ministère, s’inscrivant dans la succession des Apôtres, après saint Clair et Diogénien, premiers évêques d’Albi.

Le christianisme eut des difficultés pour s’implanter ; les intérêts économiques l’emportèrent. La tradition retient le nom de quatre martyrs qui payèrent de leur vie cette forte opposition: saint Clair, saint Babyle, saint Gény, et saint Maurin.

D’après la légende, entraîné au temple de Diane ou de Jupiter, l’évêque Clair refusa de sacrifier aux idoles et se mit en prière ; aussitôt les statues des dieux tombèrent et se brisèrent. L’endroit appelé ‘Croix de Saint-Clair’, entre Ydrone et le Bastion, est toujours considéré comme le lieu de son martyre.

Ses restes ou reliques conservés à Bordeaux furent transférés à la cathédrale à l’occasion de fêtes grandioses en 1858. Depuis l’évangélisation de la commune par Saint Clair et Saint Gény au IVe siècle.

Vidéo Saint Clair : cliquez ici pour regarder la vidéo https://youtu.be/RP0xNbDE3b

Publié dans Catéchèse, fêtes religieuses, Histoire, L'Église, Page jeunesse, Paroisses, Religion, Temps ordinaire, Vie des saints | Pas de Commentaire »

Saint Basile d’Ancyre

Posté par diaconos le 31 décembre 2023

22 mars (ancien calendrier) / 4 avril (nouveau) - Orthodoxie.com

 Basile d’Ancyre fut un théologien grec et évêque d’Ancyre de 336 à 362. Il est fêté le vingt-deux mars par l’Église catholique et l’Église orthodoxe. Originaire de Galatie en Anatolie, Basile était à l’origine médecin. Il lutta contre le paganisme et l’arianisme, et sa vie fut marquée par de sérieuses disputes théologiques centrées sur la nature de Jésus Christ. Lorsque l’évêque Marcel d’Ancyre fut déposé en 336 par l’arien Eusèbe de Nicodémie, Basile fut nommé à sa place. Innocenté par le pape Jules Ier en 340, Marcel fut rétabli dans ses fonctions en 348. De nouveau déposé, Basile lui succéda une seconde fois en 353.  Il mena les évêques homéousiens lors du Concile de Séleucie en 359, qui se prononça en faveur du symbole de Nicée, à l’encontre des vœux de l’empereur Constance II qui souhaitait faire adopter un nouveau credo compatible avec l’arianisme. Il fut déposé peu de temps après lors du Concile de Constantinople.

Selon Jérôme de Stridon dans De Viris Illustribus, il écrivit un ouvrage intitulé Contre Marcel. Basile fut arrêté pendant la persécution des chrétiens par Julien. Courageusement, il se rendit auprès de l’empereur qui était en visite à AnScyre. Il professa ouvertement sa foi et prêcha contre les traditions cultuelles romaines. En réfutant ouvertement un sacrifice en cours par une prière, il fut immédiatement arrêté puis torturé – on lui arracha des lambeaux de peau du dos, et exécuté selon l’historien ecclésiastique Sozomène vers la fin juin 362 par un passage aux fers chauds. Celui-ci décrivit ainsi son martyr : «Coupable d’avoir tout haut prié Dieu de préserver les chrétiens de l’apostasi Déféré pour ce fait au gouverneur de la province, et ayant, pendant le procès souffert de nombreux tourments, il consomma intrépidement son martyre.

Diacre Michel Houyoux

Vidéo  KTO TV : cliquez ici pour regarder la vidéo → https://youtu.be/UsDYvW3D4Nce

Publié dans Catéchèse, Enseignement, fêtes religieuses, Histoire, L'Église, Page jeunesse, Paroisses, Religion, Temps ordinaire, Vie des saints | Pas de Commentaire »

Sainte Catherine d’Alexandrie, vierge et martyre

Posté par diaconos le 16 décembre 2023

Sainte Catherine d'Alexandrie (IVe s.)

Sainte Catherine d’Alexandrie

Catherine d’Alexandrie fut une vierge et matyre qui a vécu au début du IVe siècle. Elle est aussi l’une des six saintes mégalomartyres de l’Église grecque orthodoxe.La tradition situe sa naissance à Alexandrie et data sa mort dans la même ville, à dix-huit ans en l’an 312, sous le règne de Maximilien II Daiâ. Elle fut très instruite compte tenu de son sexe et de son âge : à 18 ans, elle aurait converti plusieurs philosophes qui avaient été chargés par l’empereur de la faire renoncer à sa foi.

On croit qu’elle s’appelait Dorothée, et que le prénom Catherine lui fut donné parce qu’elle remporta, dit saint Jérôme, la triple couronne de la virginité, de la science, et du martyre.Sa légende et son culte se répandirent de l’Orient vers l’Occident et furent largement attestés après les croisades. Elle est la patronne des écoles de filles et des élèves de philosophie, et on la représente souvent appuyée sur une roue à demi rompue et teintée de sang.

Elle serait apparue à sainte Jeanne d’Arc, en compagnie de sainte Marguerite et de l’archange saint Michel. Surtout connue par Légende dorée de Jacques de Voragine, Catherine vint au monde en l’an 294 dans une famille noble d’Alexandrie en Égypte. Elle acquit rapidement des connaissances qui la placèrent au niveau des plus grands poètes et philosophes du moment. Catherine, fille du roi Costus, fut instruite dans tous les arts libéraux.

Un jour, elle vit une séance d’apostasie de chrétiens organisée par l’empereur Maximilien II Daîa : elle s’adressa à lui et discuta longuement avec lui, en utilisant diverses démonstrations des syllogismes, l’allégorie, la mtonymie et en parlant de claire et mystique façon.Après un deuxième entretien, où Catherine tenta de convaincre l’empereur de l’existence du dieu unique des chrétiens, celui-ci constatant qu’il ne pourrait trouver de parade à la sagesse de Catherine, convoqua une assemblée de cinquante doctes grammairiens et rhéteurs, et leur promit d’immenses récompenses s’ils triomphaient par leurs raisonnements de la vierge argumentatrice

Les orateurs, amenés de diverses provinces, demandèrent pourquoi ils avaient été appelés de lieux aussi éloignés. L’empereur leur dit : «Il y a auprès de nous une jeune fille incomparable de bon sens et de sagesse, qui réfute tous les savants et affirme que nos dieux sont des démons. Si vous arrivez à l’emporter sur elle, vous rentrerez chez vous avec de grands honneurs.»

En entendant cela, l’un d’eux, indigné, répondit d’une voix pleine de colère : «Belle décision pour un empereur.» Pour un différend avec une seule fille, il fit venir de pays lointains les savants de ce monde, alors qu’un seul de nos jeunes élèves pourrait très certainement la confondre» La vierge, encouragée par un ange du Seigneur lui recommandant de résister avec constance, s’adressa à l’empereur devant les orateur : «Par quelle décision peux-tu placer une seule jeune fille devant cinquante orateurs à qui, en outre, tu as promis salaire en cas de victoire, alors que tu m’obliges à combattre sans espoir de récompense?»

Puis elle réussit à faire taire les orateurs par la pertinence de son argumentation et à les convertir. L’empereur les fit aussitôt brûler au milieu de la cité, puis séduit par sa jeunesse et son incroyable beauté, s’adressa ensuite à Catherine et lui proposa une place dans son palais, en second rang après la reine.

Elle répondit : «Cesse de tenir de tels propos. Je me suis donnée comme épouse au Christ. Rien ne pourra m’éloigner de l’amour que j’ai pour Lui» L’empereur la fit alors dévêtir, frapper à coups de croc de fer et jeter dans une prison obscure sans alimentation pendant douze jours. L’empereur dut s’absenter. La reine et Porphyre, général des armées, qui fut son amant, se rendirent dans la prison où ils virent des anges pansant les plaies de la vierge dans une lumière éclatante. Ils se convertirent avec les soldats de leur suite.

Pendant les douze jours, le Christ envoya une colombe blanche qui nourrit la prisonnière d’un aliment céleste. À son retour, l’empereur constata qu’elle était florissante, lui proposa une nouvelle fois d’être sa compagne, ce qu’elle refusa à nouveau car «Le Christ est mon Dieu, mon amour, mon berger et mon époux unique » Un préfet conseille alors un supplice féroce pour la vierge, afin que l’exemple de cette mort effraya les autres chrétiens : quatre roues entourées de scies de fer et de clous duent lui déchirer et broyer le corps.

Alors la vierge pria le Seigneur de détruire cette machine. Et voilà qu’un ange du Seigneur frappa et brisa cette meule avec tant de force qu’il tua quatre mille païens. La reine, son amant Porphyre et un nombre important de soldats, ayant avoué leur conversion, furent exécutés. L’empereur propose une dernière fois à Catherine de devenir son épouse, cette fois-ci impératrice.

Elle refusa et l’empereur la condamna à être décapitée. Conduite au lieu d’exécution, elle pria Dieu et une voix se fit entendre «Viens, ma bien-aimée, ma belle Voilà la porte du ciel t’est ouverte». Quand elle fut décapitée, du lait jaillit de son cou en guise de sang.Alors des anges prirent son corps, l’emportèrent jusqu’au mont Sinaï, à plus de vingt journées de voyage, et l’ensevelirent avec beaucoup d’honneurs. «De ses ossements s’écoule sans cesse de l’huile qui guérit les corps de tous les malades».

Quelques siècles plus tard, des moines d’un monastère construit au pied du mont Sinaï découvrirent miraculeusement au sommet d’une montagne voisine le corps intact d’une belle jeune femme qui fut reconnu comme étant celui de sainte Catherine d’Alexandrie, déposé là par des anges. Le monastère était placé d’abord sous le patronage de Notre-Dame, puis de la Transfiguration, avant de l’être sous le patronage de sainte Catherine au huitième siècle.

Les moines du monastère Sainte Catherine du Sinaï devinrent gardiens du tombeau de la sainte. Les membres de l’Ordre de Sainte Catherine du Mont Sinaï eurent pour tâche de défendre le tombeau et le monastère contre les ennemis du christianisme. Ce fut à l’occasion des Croisades que sa légende se répandit dans tout l’Occident, créant le motif d’une grande dévotion qui inspira de nombreux artistes. Ceux-ci représentèrent la sainte avec une auréole tricolore : le blanc pour la virginité, le vert pour la connaissance et le rouge pour le martyre. La roue de son supplice figure très souvent auprès d’elle.

Une partie des reliques de la sainte furent transférées à l’abbaye Sainte Catherine du Mont par saint Syméon, moine du Sinaï qui mourut à Trèves en 1035 et qui passa à Rouen en l’an1058

Diacre Michel Houyoux

Vidéo Anaud Dumouche

https://youtu.be/vCkGunLI_xA?t=5

Publié dans Catéchèse, comportements, Enseignement, fêtes religieuses, Foi, Histoire, L'Église, Page jeunesse, Paroisses, Religion, Temps ordinaire, Vie des saints | Pas de Commentaire »

Saint Jean de la Croix

Posté par diaconos le 14 décembre 2023

Saint Jean de la Croix dans Catéchèse

# Ouvrages Jean de la Croix (trad. de l’espagnol), La Nuit obscure, Paris, Seuil, coll. « Sagesse », 2011 (1re éd. 1929), 216 p. (ISBN 978-2-02-006725-6 et 2-02-006725-0). Jean de la Croix, La Montée du Carmel, Seuil, coll. « Livre de vie », 1998 (ISBN 2-02-024764-X). Jean de la Croix, Maximes et pensées spirituelles, Perpignan, Artège, coll. « Classiques de la spiritualité », 2011, 74 p. (ISBN 978-2-36040-048-5). Jean de la Croix, Œuvres, Paris, Gallimard, coll. « La Pléiade », 2012, 1094 p. (ISBN 978-2-07-012294-3). Jean de La Croix, Louis-Marie de Blignières, Au commencement le Verbe, Ad Solem, avril 2001, 64 p. (ISBN 2-940090-73-4). . Œuvres complètes Poèmes, Paris, éditions Ivrea, 1986. Édition bilingue espagnol français. Dominique Poirot (dir.) (trad. Mère Marie du Saint Sacrément), Œuvres Complètes, Paris, Cerf, 1990. Jean de la Croix, Œuvres Complètes (trad. André Bord, Père Eulogio Pacho), Paris, Pierre Téqui, 2003. Prix des écrivains catholiques – édition ayant bénéficié des progrès décisifs de l’édition critique espagnole. L’Œuvre poétique (trad. Bernard Sesé), éditions Arfuyen, coll.

Saint Jean de la Croix

Gonzalo de Yepes et Catalina Álvarez eurent un premier fils, François, lorsque naquit Jean en 1542 à Fontiveros en Vielle Castille. son père, chevalier, appartint à la noblesse espagnole. À la suite de son mariage, considéré comme une mésalliance, avec Catalina Alvarez, une humble ouvrière, Gonzalo de Yepes fut déshérité, et déclassé. Le couple vécut du tissage, mais la situation économique étant difficile, arriva la famine. Gonzalo de Yepes mourut en 1545 et son frère Luis en 1547.

Ces décès affectèrent beaucoup le jeune Jean, et le marquèrent toute sa vie. Les survivants connurent alors l’exclusion, l’errance et la misère. Le manque d’argent conduisit Catalina à confier Francisco, le frère aîné, à un oncle pendant un an avant de le lui reprendre à cause des maltraitances qu’il lui fit subir.

Francisco la seconde alors dans son métier, et Jean, pour raison de pauvreté, fut envoyé dans une école d’orphelins à l’âge de cinq ans. Il y fit une expérience souvent racontée : il manqua de se noyer dans une lagune où il tomba et y vit une dame très belle qui lui demanda sa main et lui tendit la sienne, et lui qui ne voulut pas la donner pour ne pas salir celle de la dame, et, à cet instant critique, arriva un laboureur qui, avec une perche, le sortit de là. Dans la dame, les hagiographes reconnurent la Vierge Marie.Jean de la Croix ou Juan de la Cruz, naquit dans une famille aristocratique à Foniveros (Espagne) le 24 juin 1542.  il devint carme après ses études alors qu’il songeait à se faire ermite chez les chartreux.

Thérèse d’Avila, réformatrice de l’Ordre du Carmel, lui demanda de prendre en charge l’ordre masculin du carmel. Il accepta et fonda l’ordre des ces Carmes déchaussés. Il accompagna spirituellement les sœurs du Carmel, avant d’être enfermé par les autorités de l’Ordre qui refusèrent sa réforme.  Jean de la Croix fit alors l’expérience mystique qu’il appela ‘La Nuit obscure’ (Noche oscura). Il la décrivit et développa tout au long de sa vie à travers des traités tels que La Montée du Carmel (Subida del Monte Carmelo).

La Nuit obscure (Noche oscura), La vive Flamme d’amour (L’lama de amor viva), ou encore Le Cantique spirituel (Cántico espiritual). En 1548, devant la famine et la sécheresse qui régna à Fontiveros, la famille décida de s’installer à Arévalo.

Francisco, le frère aîné, commença alors à avoir de mauvaises fréquentations, avant de rencontrer sa future femme, Ana. Il décida alors de venir en aide aux pauvres de la ville. Il les amena chez lui en hiver et, très vite, Jean découvrit ainsi l’aide et le secours prodigués aux pauvres. Tout au long de sa vie, Jean garda une profonde amitié pour son frère, qui resta l’un de ses rares confidents. La situation familiale ne s’améliorant pas, Catalina décida, pour survivre, de déménager à Médina del Campo où elle trouva du travail comme tisserande. Dans un état de grande pauvreté, ils s’installèrent tous ensemble dans la même maison : Catalina, Francisco et sa femme Ana, ainsi que Jean. Jean, parrainé par Rodrigo de Duenas, étudia au collège de la Doctrine chrétienne tenu par des frères.

Il y apprit à lire, écrire, compter et prit connaissance de la doctrine chrétienne. Il ne put étudier qu’en échange de services rendus à la paroisse de la Madeleine tels le nettoyage de l’église, le service comme enfant de chœur, l’aide aux religieuses. Jean se montra bon élève. Rodrigo de Duenas exigea que les enfants du collège apprirent un métier qui leur permit d’aider à subvenir aux besoins de leur famille. Jean s’essaya à plusieurs activités mais il ne se montra pas très habile et dut en changer plusieurs fois ; il fut successivement charpentier, tailleur, sculpteur sur bois, puis peintre.

Sa mère l’envoya provisoirement au couvent de la pénitence où il fut servant de messe. Un gentilhomme, Alvarez de Toledo, retiré du monde pour s’occuper des pauvres à l’hôpital de Medina del Campo, le prit au service des indigents et comme infirmier à l’hôpital. Jean obtint finalement une licence pour suivre les cours du collège des jésuites de Medina del Campo, et y apprit la philosophie, la rhétorique, le latin et la grammaire, tout en poursuivant son travail à l’hôpital. Il se montra très doué pour les études.

Il vécut encore chez ses parents avec son frère Francisco et Ana. Le couple eut des enfants dont aucun ne survécut, à cause de l’extrême misère ambiante. Jean qui vit mourir deux des enfants de son frère en fut très marqué. Il resta dévoué aux pauvres, notamment aux mendiants, à la recherche de familles pour accueillir les orphelins. À l’âge de 21 ans, Jean termina ses humanités ; il apprit les règles de la prosodie avec le père Bonifacio. Alvarez de Toledo et sa mère décidèrent d’en faire le prochain chapelain de l’hôpital de Medina et, dans cet objectif, l’envoyèrent parfaire ses études.

Mais Jean de Yepes eut plusieurs fois l’occasion de rencontrer des carmes. Il leur demanda de Jean entra dans la communauté de Medina en 1563. Il prit le nom de Jean de Saint-Matthias, en référence à saint Matthieu. Il y découvrit : «La règle de l’Ordre des frères et sœurs de Notre Dame du Mont Carmel» ainsi que L’institution des premiers moines, deux œuvres qui fondèrent la spiritualité de l’ordre du Carmel. Il découvrit aussi l’importance du renoncement dans la vie contemplative et mena une vie ascétique faite de pénitence.

Un an plus tard, il prononça ses vœux perpétuels de pauvreté, d’obéissance, et de chasteté. Le supérieur décide de l’envoyer poursuivre ses études au couvent Saint-André annexé à l’université de Salamanque, qui compta près de six mille étudiants, l’un des principaux foyers de réflexion du continent, l’une des quatre plus grandes universités d’Europe avec Paris, Oxford et Bologne. L’université de Salamanque organisa de nombreux débats, notamment autour de la modernité : la récente découverte de l’Amérique, la question de la place des pouvoirs du pape face au pouvoir temporel. De 1564 à 1568, Jean de Saint-Matthias étudia trois années durant la philosophie, et la théologie morale de Thomas d’Aquin, devenu l’un de ses grands maîtres spirituels. Il étudia aussi Aristote et Platon, et les écrits d’Augustin d’Hippone.

Il poursuivit sa recherche incessante de pénitence, dormant sans matelas, portant le ciclice et passant de nombreuses heures de la nuit en prière. Étudiant brillant, il devint préfet des études. À la fin de son cursus à Salamanque, il rédigea un mémoire dans lequel il soutint que la pratique du mysticisme, recherche du sensationnel, conduisit à l’illuminisme, obstacle à la claire vision de la beauté de la contemplation. Il chercha à y témoigner du chemin des âmes vers Dieu. Après avoir été nommé prieur de divers couvents de carmes déchaussés, il finit par être mis au ban de sa communauté avant de mourir en décembre 1591. Après sa mort, il fut très vite considéré comme un saint et comme l’un des plus grands mystiques espagnols, au même titre que Thérèse d’Avila. L’Église catholique le béatifia en 1675 puis le canonisa en 1726.

Il est fêté le 14 décembre. Les querelles sur l’illuminisme conduisirent à remettre ses écrits en cause, mais la religieuse carmélite Thérèse de Lisieux contribua fortement à promouvoir l’importance de sa doctrine. Il fut proclamé docteur de l’Église entre les deux guerres mondiales, le 24 août 1926. Il est reconnu comme l’un des plus grands poètes du Siècle d’or espagnol. Il est depuis 1952 le saint patron des poètes espagnols. Certains philosophes s’appuyèrent sur ses écrits pour conceptualiser le détachement.

Diacre Michel Houyoux

Vidéo KTOTV : La Nuit obscure et La Montée du Carmel → https://youtu.be/SA_wAD95OwI

Publié dans Catéchèse, comportements, Enseignement, fêtes religieuses, Foi, Histoire, L'Église, Page jeunesse, Paroisses, Religion, Temps de l'Avent, Vie des saints | Pas de Commentaire »

1...7677787980...124
 

Passion Templiers |
CITATIONS de Benoît XVI |
La pastorale Vauban |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | chrifsossi
| La Mosquée de Méru
| Une Paroisse virtuelle en F...