Dimanche de la Pentecôte

Posté par diaconos le 2 juin 2025

Dimanche de la Pentecôte dans Bible

Une des grandes fêtes juives, devenue une fête chrétienne. Son nom est grec : pentecostè ; il date du judaïsme postérieur et signifie littéralement « le cinquantième » (sous-ent., jour), parce qu'on célébrait cette fête cinquante jours après celle de la Pâque.

Une des grandes fêtes juives, devenue une fête chrétienne. Son nom est grec : pentecostè ; il date du judaïsme postérieur et signifie littéralement « le cinquantième » (sous-ent., jour), parce qu’on célébrait cette fête cinquante jours après celle de la Pâque.

Pentecôte (du grec ancien πεντηκοστὴ ἡμέρα / pentêkostề hêméra, « cinquantième jour ») est une fête chrétienne qui célèbre l’effusion du Saint-Esprit le cinquantième jour à partir de Pâques sur un groupe de disciples de Jésus de Nazareth, dont les Douze. Cet épisode est relaté dans les Actes des Apôtres.

Cette fête, qui clôt le temps pascal et dont la célébration est attestée localement à partir du IVe siècle, puise son origine dans la fête juive de Chavouot, prescrite dans les livres de l’Exode et des Nombres.

La Pentecôte se célèbre le septième dimanche après le dimanche de Pâques, à une date mobile calculée par le Comput. Elle tombe toujours un dimanche entre le 10 mai et le 13 juin. Elle se poursuit le lendemain dans certains pays par un lundi férié ou chômé payé, dit « lundi de Pentecôte ».

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :  « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements.  Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous.  Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.  Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ;  mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. » (Jn 14, 15-16.23b-26)

La promesse de l’Esprit

Jésus ne répondit pas directement à la question, et pourtant il la résolut de la manière la plus profonde. Pour la troisième fois, il dévoila, dans le cœur même de ceux qui l’aiment, les causes morales pour lesquelles il se manifeste à eux. C’était déjà dire clairement pourquoi il ne pouvait pas se révéler au monde qui le haïssait ; puis il annonça plus explicitement la raison de sa manière d’agir. Mais aux grandes promesses qu’il fit aux siens, Jésus ajouta la déclaration expresse que la communion de l’âme avec Dieu résulte de son union avec lui, Jésus :  « Nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui. » Dieu avait établi sa demeure visible au milieu d’Israël (Lv 26, 11-12 ; Ez 37, 26-28), il avait habité au milieu de son peuple par la Parole faite chair (Jn 1, 14), il promit de faire de chaque fidèle sa demeure, son tabernacle, son temple (1 Co 3, 16 ; 1 Co 6, 19).

Il promit avec une autorité solennelle : « En vérité, en vérité, la communication de l’Esprit et des grâces qui en résulteront pour les disciples » Cette promesse, en même temps, ajouta à la perspective encore éloignée de la réunion dans la maison du Père, celle d’une prochaine réunion en esprit : les disciples reverront Jésus qui va les quitter pour s’en aller au Père.  Que fallait-il entendre par ces œuvres semblables à celles de Jésus, et plus grandes encore, qu’accompliront ceux qui auront cru en lui ? Ce ne sont sûrement pas des œuvres extérieures, des miracles matériels, plus étonnants encore que les siens comme le crurent quelques exégètes ; mais bien des miracles spirituels, que les apôtres firent, quand leur parole, animée de l’Esprit de Dieu, régénérera les âmes, fondera l’Église et portera la lumière et la vie au milieu de toutes les nations.

Ces œuvres plus grandes, Jésus lui-même ne pouvait les faire, parce que l’Esprit n’était pas encore. (Jn 7.39Mais bientôt elles seront possibles et se produiront réellement, dit Jésus, parce que je vais au Père. Quand il reprit possession de sa gloire et que toute puissance lui fut donnée au ciel et sur la terre » (Mt 28, 18), il accomplit lui-même dans ses disciples la parole qu’il prononça. Il le fit en répondant à toutes leurs prières et en répandant sur eux le Saint-Esprit de la Pentecôte. Les disciples restèrent avec Jésus dans un rapport plus intime et plus vivant que jamais. Eux, sur la terre, prièrent en son nom, et lui leur accorda toutes leus demandes. Grâce à son action puissante, ils accomplirent ses œuvres, et même de plus grandes, afin que le Père fut glorifié dans le Fils (Jn13,12) donna à la prière un caractère tout spécial et tout nouveau pour ses disciples, il s’agit de la prière qui s’adresse à Dieu en son nom, et il insistera encore sur cette parole (Jn 15, 16 ; Jn 16, 23).

Quel en est le sens ? En son nom, ne signifie pas seulement : sur son ordre, en son autorité, par ses mérites ; dans le style des Écritures le nom désigne l’être, révélé dans son essence et toutes ses propriétés.  Prier au nom de Jésus, ce fut comme le dit Keil, dont monsieur Godet adopta l’interprétation, prier en nous replongeant avec foi dans la connaissance que nous avons reçue de lui comme Fils de Dieu abaissé et glorifié  ou, mieux encore, c’est prier en Jésus lui-même, le seul médiateur qui nous ouvre l’accès au trône de la grâce, c’est prier dans une communion intime avec lui, selon sa volonté, par son Esprit, qui seul nous communique la puissance d’accomplir cet acte religieux.

Quand celui qui prie ainsi se sent devenu un avec Jésus, il est certain d’être exaucé ( Rm 8, 26)Jésus dit : «Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez et il vous sera fait ». Les paroles de Jésus sont les paroles de Dieu même. Or, comment le Sauveur pourrait-il se manifester à celui qui ne l’aime pas et qui rejette ses paroles ? Cette conclusion fut évidente pour le disciple qui avait posé la question. Jésus jeta un regard en arrière sur les grandes consolations qu’offre aux siens l’espoir de la réunion future dans la maison du Père et la perspective de son retour prochain par le Saint Esprit. En même temps, ces mots : pendant que je demeure avec vous, firent pressentir son départ.

 Jésus se hâta d’ajouter : « Voici un puissant secours qui pourvoira à tout dans votre vie intérieure et dans vos travaux » L’aide fut désignée comme l’Esprit de vérité ; ici Jésus le nomma l’Esprit-Saint. La vérité divine n’est jamais, dans les Écritures, une froide doctrine destinée à éclairer l’intelligence seule, elle est une vie qui pénètre la conscience et le cœur et les sanctifie .LEsprit qui crée cette vie en nous est saint, comme Dieu est saint. Jésus dit : « Cet Esprit, mon Père l’enverra en mon nom »Car il prendra ma place auprès de vous, parce que les disciples demandèrent l’Esprit au nom de Jésus ; il le demanda pour eux, il glorifiera le nom de Jésus qui est la source unique du salut ; parce que le Père envoie l’Esprit à ceux qui aiment Jésus et que Jésus aime.

 Pour cela, il vous fera ressouvenir, il rendra lumineuses et vivantes en vous toutes les choses, toutes les paroles que Jésus nous a dites. L’Esprit fait ressouvenir non seulement par la mémoire, mais par le cœur. De cette double déclaration de Jésus il résulte que l’Esprit n’enseigne pas des choses étrangères à la parole de Jésus, il enseigne, au contraire par cette Parole Il n’y a donc rien dans ce passage qui soit favorable à la doctrine catholique de la tradition ecclésiastique, élevée à côté ou au-dessus de la Parole, ni aux illusions du mysticisme qui rêve une illumination de l’Esprit supérieure à la Parole révélée.

Jésus fonda par cette promesse la souveraine autorité de l’enseignement apostolique qu’il égale au sien (17, 18-20).e Sauveur, pressentant toutes les difficultés et toutes les craintes qui pourront encore assaillir le cœur de ses disciples, leur fait part d’une grâce suprême, d’un bien sans lequel il n’y a point pour l’homme de bonheur, avec lequel il ne saurait jamais être malheureux : la paixJésus fit allusion dans ces paroles à la formule de salutation par laquelle les Israélites s’abordaient ou se quittaient (Jn20, 26). La plupart des commentateurs allemands prirent le mot de paix dans le sens de l’hébreu schalôm, bien-être, prospérité, salut, et pensèrent que Jésus présenta aux siens tous les fruits objectifs de son œuvre, en un mot, le salut éternel. Mais non, ce qu’il leur donna, ce fut la paix intérieure d’une âme remplie d’une douce confiance en son Dieu Sauveur.

« Ce sens est rendu évident par le cœur des disciples qui devaient être préservé du trouble, des tristesses et des craintes que leur inspirait la pensée de rester dans ce monde, seuls, sans leur céleste ami.» (Godet) Il leur laissa la paix, comme le plus précieux des legs à son départ. Il fit plus : il leur donna actuellement et réellement sa paix, la paix inaltérable et profonde dont il jouissait lui-même et qu’il puisait constamment dans la communion de son Père. Il leur fit part encore de sa joie  car tout ce qui est à lui appartient à ses rachetés. (Jn 15, 11 ; Jn 17,13),

Le monde en fut réduit à de vains souhaits, à de trompeuses promesses, souvent intéressées. Jésus donna réellement, abondamment et par l’amour le plus pur. Ces paroles inspirèrent aux disciples la plus entière confiance en lui. Jésus, à la fin du discours, revint ainsi à son point de départ ; après avoir donné aux siens tous les secours les plus puissants pour dissiper le trouble et les craintes qui pouvaient encore assaillir leur cœur. (Jn 14, 28) Les disciples n’avaient que trop bien entendu cette parole : : « Je m’en vais », mais ils avaient moins bien saisi celle-ci : je reviens à vous ; de là leur tristesse et leur trouble. Jésus, plongeant un regard dans leur cœurleur fit sentir que leur amour pour lui devrait leur faire de son élévation auprès du Père un motif de joie. Ils prendraient part à la jo ie qu’il éprouve lui-même de quitter ce monde de péché et de souffrance pour retourner auprès du Père et partager sa félicité et sa gloire.

C’est ici le seul passage des évangiles où Jésus pensa à lui-même, et tira de son propre repos le motif d’une exhortation. « Jésus trouva le moyen de leur faire de la joie un devoir de tendresse. Il en appela uniquement à leur cœur d’amis » (Godet) Tholuck, R. Stier, MM. Luthardt, Weiss et d’autres exégètes comprirent cette belle pensée. Ils pensèrent que Jésus invita ses disciples à considérer l’intérêt qu’ils eurent à son élévation, qui lui permit de leur assurer une protection plus puissante , ne tiennent pas compte de cette parole : si vous m’aimiez. de Wette, Meyer (Jn 16, 7) 

Parce que : il faut remarquer avant tout cette particule importante, car elle nous montre que Jésus, dans cette parole : le Père est plus grand que moi, donne simplement la raison pour laquelle ses disciples doivent se réjouir de son retour auprès de son Père. En isolant cette déclaration de son contexte, on l’a sollicitée en sens divers pour éclairer par son moyen le mystère des relations du Fils avec son Père. Mais quel sujet de joie les disciples auraient-ils bien trouvé dans une théorie abstraite à laquelle ils n’auraient rien compris ? Jésus s’exprima ainsi, en ayant conscience qu’il est le Fils de Dieu, celui qui reçut du Père d’avoir la vie en lui-même, et en même temps qu’il est la Parole faite chair. (Jn 5, 26)

Celui qui, existant en forme de Dieu, s’est dépouillé lui-même en prenant une forme de serviteur fait à la ressemblance des hommes, et qui allait  s’abaisser encore en devenant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix (Ph 2, 6-8).  Dans cette position qui était alors la sienne, il éprouvait en son âme sainte, un sentiment profond de son humiliation qu’il ne pouvait s’empêcher d’exprimer parfois et qui le faisait soupirer après le terme de l’épreuve (Lc 12, 50)Comment donc n’aurait-il pas éprouvé une joie profonde et sainte à l’aspect si prochain de son élévation auprès du Père ? C’était pour lui rentrer en possession de la gloire éternelle, objet de sa dernière prière (Jn 17, 5) ; c’était sa réintégration dans toutes les prérogatives divines dont il allait jouir dans une pleine communion d’essence et d’amour avec Dieu, son Père. Cette joie il invite ses disciples à la partager avec lui.

Obéissant à son invitation, l’apôtre Paul, après avoir décrit le profond abaissement de Jéssus, célébra son élévation avec amour, et la joie qu’il exprima dans ce chant de triomphe est celle de l’Église tout entière (Ep 1, 20-23) L’état présent de Jésus, avec la gloire céleste dans laquelle il allait être reçu. C’est comme s’il disait : Vous désirez de me retenir dans le monde ; mais il vaut mieux que je monte au ciel ». (Luther, Calvin, Luthardt, Godet)

Diacre Michel Houyoux

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Mardi de la septième semaine du Temps Pascal

Posté par diaconos le 1 juin 2025

 

Notre glorification finale n'aura lieu qu'à la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ (Tite 2.13, 1 Timothée 6.14). Jusqu'à son retour, nous subirons les conséquences du péché et notre vision spirituelle sera la                                                                                       conséquence

Notre glorification finale n’aura lieu qu’à la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ (Tite 2.13, 1 Timothée 6.14). Jusqu’à son retour, nous subirons les conséquences du péché et notre vision spirituelle sera la conséquence

Mardi de la septième semaine du Temps Pascal

# On appelle Prière sacerdotale la prière que Jésus fait à son Père à la fin du ‘Discours d’adieux’ qui suit le lavement des pieds. Elle occupe tout le chapitre 17e de l’évangile de saint Jean. Y assumant implicitement le rôle de Grand-prêtre (sans que le mot soit employé) Jésus, à l’approche de sa mort (Passion), se perçoit mystiquement tout à la fois comme ‘prêtre et offrande à Dieu’, dans le sacrifice ultime de sa vie pour la Rédemption du monde.

Les Pères de l’Église, tel Cyrille d’Alexandrie (Ve siècle), soulignaient déjà le caractère sacerdotal du chapitre 17 de l’évangile de Jean. Le théologien du Moyen Âge, Rupert de Deutz (†1129) est explicite lorsqu’il parle de Jésus comme ‘prêtre propitiatoire’ autant que ’offrande de propitiation’. C’est cependant le théologien luthérien David Chytraeus (1530-1600) qui parle de chapitre comme étant la ‘Prière sacerdotale’ de Jésus. Il est repris depuis par tous les exégètes et théologiens. Lors de la fête de l’Expiation le Grand prêtre d’Israël suivait un rituel défini tel qu’on le trouve fixé dans le Lévitique, un des cinq premiers livres de la Bible Les sacrifices expiatoires d’animaux furent offerts pour le Grand Prêtre lui-même, puis pour la classe sacerdotale et enfin pour le peuple d’Israël. Jésus reprend le même schéma.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner.

Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.

Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais ainsi aussi pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde.  (Jn 17, 1-11a)

La prière sacerdotale de Jésus-Christ

Jésus a achevé les discours qui devaient préparer les disciples à son départ à sa glorification, à une communion invisible et spirituelle avec lui, il les a terminés par ce mot triomphant : « J’ai vaincu le monde ! » (Jn 16. 33). Levant les  yeux au ciel,  Jésus  s’adressa à son Père et il pria. Il Pria à haute voix, au milieu de ses disciples, et quelle prière ! Prière ardente, et pourtant sereine, dans laquelle, comme le dit Luther : « Jésus répand en présence de Dieu et de ses disciples le dernier fond de son âme ».

« Il n’y a, ni dans l’Écriture, ni dans les littératures des peuples, rien qui égale la simplicité et la profondeur, la grandeur et l’intimité de cette prière. » (Luthardt)

Quelle impression ne dut-elle pas laisser dans le cœur des disciples ! Il ne fut pas étonnant qu’elle resta gravée dans l’âme de Jean et qu’il put nous la conserver fidèlement. Tout dans cette inimitable prière, fut en parfaite harmonie avec la situation et avec les besoins de l’âme de Jésus et de ses disciples.

On l’appela Prière sacerdotale, parce qu’en la prononçant Jésus fit acte de souverain sacrificateur : il s’offrit à Dieu comme une oblation sainte et il préluda à ce sacrifice en intercédant pour ses disciples et pour toute son Église.

Père, dit Jésus, il le prononça six fois, avec amour, dans cette prière. Ses disciples apprirent de lui à considérer Dieu comme un Père, car, quoique Dieu fût son Père dans un sens unique et exclusif, il les autorisa à invoquer Dieu comme lui le fit., parce que, rachetés par lui, ils reçurent l’adoption et devinrent des enfants de Dieu : « Et vous n’avez pas reçu un esprit d’esclavage pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père  ! » (Rm 8, 15)

L’heure vint, l’heure de la mort, qui fut, par la suite,  suivie de la gloire. Tant que cette heure marquée par la volonté souveraine de Dieu n’était pas venue, les adversaires étaient impuissants à rien entreprendre contre Jésus ; mais il se livra volontairement à eux. La première chose que demanda Jésus, fut sa glorification. Ce qu’il entendit par là, il le précisa : sa réintégration dans la gloire éternelle.

Jésus glorifia Dieu dans toute sa vie. Ce ne fut qu’après être rentré dans la plénitude de sa puissance divine qu’il en manifestant les attributs divins de la toute-puissance et de la toute présence pour achever son œuvre par l’envoi du Saint Esprit et par l’établissement de son règne dans le monde. L’intention miséricordieuse de Dieu, en conférant à Jésus ce pouvoir sur notre humanité, a été qu’il donne la vie éternelle, à  tous ceux que le Père lui a donnés.

Depuis Augustin plusieurs exégètes virent dans ces derniers mots l’idée de la prédestination divine. La vie éternelle, que Jésus donne, nul ne doit la chercher en dehors de Dieu et de Christ ; Jésus dit, dans cette parole profonde, en quoi elle consiste.

« Connaître n’est pas un acte purement et froidement intellectuel, mais un rapport plein de confiance et d’amour avec l’être connu, une communion du cœur avec lui » Car ses disciples étaient allés à la ville pour acheter des vivres. (Jn 4, 8)

Dès lors, connaître le seul vrai Dieu et Celui qui l’a envoyé, Jésus-Christ, n’est pas seulement la condition ou le moyen de parvenir à la vie éternelle, c’est cette vie éternelle elle-même, naissant et grandissant dans l’âme  pour s’épanouir un jour dans la perfection du ciel.

Comment ce Dieu peut-il être connu des hommes ? Uniquement en celui qu’il a envoyé, en qui il s’est pleinement révélé, Jésus-Christ. Les sociniens abusèrent de ce passage, en particulier du qualificatif : seul vrai Dieu, appliqué au Père, pour en tirer des conclusions contre la divinité du Christ

Ils oublièrent que si Celui qui se nomme ici même à côté de Dieu, qui déclara que le connaître est la vie éternelle, ne participait pas à la plénitude de la divinité, son langage ressemblerait grandement à un blasphème.

D’autre part, quelques exégètes  trouvèrent étrange que Jésus parla de lui-même à la troisième personne, et en énumérant tous ses titres : Celui que tu as envoyé, Jésus-Christ, et ils mirent sur le compte de Jean un langage qui leur parut peu approprié à la situation. (Lücke, de Wette, Weiss)

Jésus, dans l’émotion de son Jésus, dans l’émotion de son âme,  commença sa prière par ces mots solennels : «Glorifie ton Fils !, Je t’ai glorifié sur la terre.  » Quant à ce double nom : Jésus-Christ, solennellement prononcé à dessein, comme l’observa Meyer, que Jésus, parlant hébreu, en faisait ressortir la haute signification : Jésus, Sauveur, et Christ, Messie. 

Qu’y a-t-il là qui ne fut à sa place dans la prière du Fils de Dieu  ? Dieu et Jésus-Christ, double objet de la connaissance religieuse, sont inséparables, Jésus-Christ, c’est la divinité manifestée à l’homme et destinée à devenir en lui la vie éternelle. 

 « Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître. » (Jn , 18)  Quand Jean dit que les disciples de Jésus contemplèrent sa gloire , lorsqu’il était dans son état d’humiliation,  cette affirmation ne fut pas contredite par les grandes paroles qu’il rapporta car la gloire qui se manifestait dans l’existence humaine de Jésus différait, sous plus d’un rapport, de la gloire qu’il devait recouvrer auprès du Père.

Jésus continua à rendre témoignage aux effets de son œuvre dans les disciples : ils connurent que tous les dons déployés par Jésus dans son enseignement et dans ses œuvres  venaient de Dieu. 

Ils sont arrivés à cette connaissance parce que Jésus ne leur a donné que les paroles qu’il recevait de Dieu et qu’eux, de leur côté, ils les ont reçues dans leur cœur par la foi.

De cette connaissance et de cette foi relatives à la parole divine se développèrent dans le cœur des disciples la connaissance et la foi relatives à la personne de Jésus et à son origine divine

Ils apprirent et crurent qu’il vint de  Dieu et que ce fut Dieu qui l’envoya. Les voilà donc bien préparés à recevoir les grâces nouvelles que Jésus demanda pour eux. Luther fit une distinction entre  les hommes qui doivent être convertis du milieu du monde et pour lesquels il faut prier, et le monde tel qu’il est, tel qu’il se montre, l’ennemi et le persécuteur de l’Évangile, or pour ce monde-là, Jésus ne nous dit pas de prier pas plus qu’il ne prie lui-même.

De son côté, Calvin admit que nous, nous devons prier pour tous les hommes créés à l’image de Dieu, mais que la prière de Jésus-Christ avait une raison spéciale que nous ne pouvons pas imiter : il ne prie pas dans le simple sens de la foi et de la charité, mais comme au sein du sanctuaire céleste, et ayant sous les yeux les jugements de son Père qui nous sont cachés aussi longtemps que nous marchons ici-bas par la foi 

Ce serait certainement là le sens le plus naturel de cette parole de Jésus, s’il fallait y chercher une révélation des mystères du salut ; mais nous admettons, avec la plupart des commentateurs modernes, que Jésus, en s’exprimant ainsi, a voulu seulement rendre plus intense sa supplication actuelle pour ses disciples qui lui apparaissent bien différents du monde, en ce qu’ils sont à Dieu et que Dieu les lui a donnés.

Cette dernière pensée, qui inspira sa requête, expliqua la restriction : non pour le monde, car remarqua M. Godet, : « Il ne peut faire appel à Dieu pour le monde, comme pour un être précieux qui lui appartient ».

 Jésus dit à Dieu que, dans ce moment suprême, eux seuls remplirent sa pensée et que ce fut pour eux seuls qu’il pria,  non pour le monde.Méconnaissant le sens si simple et si intime de cette parole, plusieurs exégètes y virent une exclusion absolue et une condamnation du monde.

Luther fit une distinction entre  les hommes qui doivent être convertis du milieu du monde et pour lesquels il faut prier, et le monde tel qu’il est, tel qu’il se montre, l’ennemi et le persécuteur de l’Évangile, or pour ce monde-là, Jésus ne nous dit pas de prier pas plus qu’il ne prie lui-même.

De son côté, Calvin admit que nous, nous devons prier pour tous les hommes créés à l’image de Dieu, mais que la prière de Jésus-Christ avait une raison spéciale que nous ne pouvons pas imiter : il ne pria pas dans le simple sens de la foi et de la charité, mais comme au sein du sanctuaire céleste, et ayant sous les yeux les jugements de son Père qui nous sont cachés aussi longtemps que nous marchons ici-bas par la foi.

Cette dernière pensée, qui inspira sa requête, expliqua la restriction : non pour le monde, car remarqua M. Godet :  il ne put faire appel à Dieu pour le monde, comme pour un être précieux qui lui appartient. Tous les trésors de puissance et d’amour, de grâce et de vérité qui sont à Dieu sont aussi à Jésus ; qu’y a-t-il donc qu’il ne puisse obtenir pour les siens ? Ces paroles proclament l’unité absolue et essentielle du Père et du Fils.

« Ce serait peu de chose, s’il disait simplement : Tout ce qui est à moi est à toi ; car cela, chacun peut le dire, mais qu’il affirme l’inverse et dise : Tout ce qui est à toi est à moi, c’est ce qu’aucune créature ne peut prétendre devant Dieu. » (Luther)

Les disciples furent dignes des grâces demandées pour eux, non seulement parce qu’ils furent à Jésus comme ils furent à Dieu mais parce que Jésus fut glorifié en eux. Il fut glorifié déjà en ce qu’ils crurent en lui et l’aimèrent  ; et il le fut dans le monde par leur témoignage et par toute leur vie.

Garde-les et conduis-les à l’éternelle unité du Père et du Fils ! Tel fut l’objet de la prière que Jésus prononça pour les disciples. Avant de demander cette grâce, Jésus exprima le profond besoin qu’ils en eurent, parce qu’il allait les quitter et les laisser sans lui dans ce monde ennemi de Dieu et de son règne, où ils rencontrèrent à chaque pas de nouveaux dangers.

« Jésus n’est plus avec eux, dans le monde pour les garder, et il n’est pas encore auprès de Dieu, pour pouvoir les protéger du sein de sa gloire céleste. Il y a là un intervalle douloureux, durant lequel son Père doit se charger de ce soin » (Godet)

Père saint, dit Jésus avec le sentiment profond que la sainteté de Dieu, son éternelle vérité, son immuable amour est l’opposé absolu du mensonge et de là corruption qui règnent dans le monde, et dont Dieu préservera les siens en les rendant participants de cette sainteté par son Esprit. Garde-les en ton nom : ce nom est l’expression de toutes les perfections que Dieu déploiera en leur faveur pour les préserver du mal. Sa fidélité est engagée à les garder jusqu’à la fin.

Enfin, le but suprême de cette ardente supplication fut que les disciples, tous les disciples de Jésus, furent amenés à cette unité sainte de la vie divine et de l’amour, qui est celle du Père et du Fils. Le péché a divisé les hommes en les séparant de Dieu, leur centre et leur lien ; l’œuvre et la gloire de la rédemption opérée par Jésus-Christ c’est d’élever notre humanité jusqu’à l’unité que le Fils possède avec son Père.

Jésus nous y introduit en nous communiquant l’Esprit d’amour qui l’unit au Père, et c’est dans ce sens profond que la connaissance du Père et du Fils est la vie éternelle. Bengel fit, entre l’unité du Père et du Fils et celle à laquelle nous sommes destinés, cette distinction très juste : « Celle-là est une unité d’essence : celle-ci une unité par la grâce ; ainsi la seconde est semblable, mais non égale à la première ».

Diacre Michel Houyoux

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Abbaye de Tournay   : cliquez ici pour lire l’article →  Mardi de la 7ème semaine du Temps Pascal

  Lectio Divina https://youtu.be/R78YN851Prw

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Seventh Sunday of Easter – Year C

Posté par diaconos le 31 mai 2025

Confession and belief lead to salvation. “If you confess with your mouth that Jesus is Lord and believe in your heart that God raised him from the dead, you will be saved.” – Romans 10:9

Confession and belief lead to salvation.
“If you confess with your mouth that Jesus is Lord and believe in your heart that God raised him from the dead, you will be saved.” – Romans 10:9

# The salvation of the soul is one of the fundamental themes of Christianity. It is the gateway to paradise. Its study is called soteriology. In Christianity, salvation is associated with Christ, who is seen as the redeemer of humanity; soteriology is therefore linked to Christology. In Catholicism, salvation is offered through grace, the sacraments and good works. In Protestantism and evangelical Christianity, it is offered by faith and grace alone. This notion covers a wide variety of themes, which have been more or less developed over time.

The word “work” is strong ! It indicates a will, just as a musician might say ‘I’m working on my passion’. This musician will do everything for it, to experience moments of beauty. What about the spiritual life ? It’s the same thing e way of life is narrow, but the road that leads to destruction is wide’ (Matthew 7, 13-14)                The word ‘work’ is strong ! It indicates a will, just as a musician might say ‘I’m working on my passion’. This musician will do everything for it, to experience moments of beauty. What about the spiritual life? It’s the same thing ! It’s not “cool”, it’s an uphill climb with its moments of light, doubt and downfalls : ‘The way of life is narrow, but the road that leads to destruction is wide’ (Matthew 7:1-14)

Let’s believe in Jesus to be saved

 The word “work” is strong! It indicates a will, just as a musician might say ‘I’m working on my passion’. This musician will do everything for it, to experience moments of beauty. What about the spiritual life ? It’s the same thing ! It’s not ‘cool’, it’s an uphill climb with its moments of light, doubts and falls : ‘The way of life is narrow, but the road that leads to destruction is wide’ (Matthew 7, 13-14). The word ‘work’ is strong ! It indicates a will, just as a musician might say : ‘I’m working on my passion’. This musician will do everything for it, to experience moments of beauty. What about the spiritual life ? It’s the same thing! It’s not “cool”, it’s an uphill climb with its moments of light, doubt and downfalls : ‘The way of life is narrow, but the road that leads to destruction is wide’ (Matthew 7:13-14).


This part of Jesus’ prayer reveals the nature of his Church. He came to unite souls that had been divided by sin, reconciling them with God. The bond of this union is the same as that which makes the ineffable harmony of the Father and the Son : ‘As you, Father, are in me and I am in you’. But this union, founded on communion with God through Christ, must not and cannot remain invisible; it necessarily manifests itself outwardly, and it is precisely this holy union of souls, in faith and love, which must be for all a dazzling testimony that Jesus is the one sent by God.

It is above all through this union that souls are drawn to Christ and believe in him. Indeed, from the earlies times of the Church, it was the most powerful means of persuasion for the world : « Every day they were all together in the temple, they broke bread in the houses, and ate their food with joy and simplicity of heart, praising God and finding favour with all the people. And the Lord added to the Church daily those who had been saved » (Acts 2, 46-47).

This part of Jesus’ prayer reveals the nature of his Church. He came to unite souls that had been divided by sin, reconciling them with God. The bond of this union is the same as that which makes the ineffable harmony of the Father and the Son : ‘As you, Father, are in me and I am in you’. But this union, founded on communion with God through Christ, must not and cannot remain invisible; it necessarily manifests itself outwardly, and it is precisely this holy union of souls, in faith and love, which must be for all a dazzling testimony that Jesus is the one sent by God.

It is above all through this union that souls are drawn to Christ and believe in him. Indeed, from the earliest times of the Church, it was the most powerful means of persuasion for the world : « Every day they were all together in the temple, they broke bread in the houses, and ate their food with joy and simplicity of heart. ) praising God and finding favour with all the people. And the Lord added to the Church daily those who had been saved » (Acts 2, 46-47). 

 The exhortations to maintain this union of souls in love, which fill John’s writings, also appear frequently in the writings of the apostle Paul (Rom 12:4-6; 1 Cor 12:12; Eph 4:1-6; Phil 2:1-5). Jesus, sure of being heard, recalled what he had already done to raise his redeemed to the perfect unity that he asked for them. And I, he said : The exhortations to maintain this union of souls in love, which fill John’s writings, also appear frequently in the writings of the apostle Paul (Rom 12:4-6; 1 Cor 12:12; Eph 4:1-6; Phil 2:1-5). Jesus, sure of being heard, recalled what he had already done to raise his redeemed to the perfect unity that he asked for them.

 And I said ; I ave given them the glory that you have given me.      This glory, which the exegetes tried to explain in so many different ways, was none other than the eternal glory which the Son of God possesses in his capacity as Son and insofar as he is the object of the eternal love of the Father, the glory into which he entered. He gave it, not only revealed or promised, but already communicated to his redeemed ones by making them too the objects of God’s love and by making them sons of the Father.


Jesus Christ is the Envoy, the representative of God himself on earth, and secondly, that such love poured out among men can only be the outpouring of God’s own love. There is a profound revelation of God’s love for everyone in these words : ‘You have loved them as you have loved me’. Jesus asked for the perfect realisation of this glory for his own people, which he had already given to their faith by his word Father, repeated with the growing emotion of his prayer. And this prayer was answered, because it concerned those whom the Father had given him, all his redeemed, and not just the first disciples.     

If the disciples knew God, it was only because Jesus made his name known to them; and this divine light, he made it shine even more brightly in their souls by the outpouring of the Holy Spirit: and I will make it known to them. The supreme purpose of so many graces was that the disciples should be made participants in the ineffable relationship of love that unites the Father and the Son, and that their communion with Jesus should thereby be complete : ‘that I may be in them’. It was with this great promise that Jesus ended his prayer, and it was fulfilled in all the experience and work of the disciples. Nothing separated them from the love of God in Christ; Christ lived in them and they were more than conquerors through Him who loved them (Meyer).


Deacon Michel Houyoux

Links to other Christian sites

The Augustinians : click here to read the paper   Seventh Sunday of Easter • Year C

Young Catholics  : click here to read the paper  7th Sunday of Easter Year C (Jun 1, 2025)

Video Father Valan  https://youtu.be/e88hBMFwShs

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You can contact me at this e-mail address: michel.houyoux@outllook.fr             


Note I have taught at the Collège Saint Stanislas in Mons and in Africa in Burundi, and you can read my articles on the Internet: Blog Blog du Diacre Michel Houyoux. I speak five languages in addition to French: English, Italian, Dutch, German and Russian.
I publish daily in French and twice a week in each of the other languages.

 

 

 

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Settima domenica di Pasqua – Anno C

Posté par diaconos le 28 mai 2025

 Con il cuore infatti si crede per ottenere la giustizia e con la bocca si fa la professione di fede per avere la salvezza. 11 Dice infatti la Scrittura: Chiunque crede in lui non sarà deluso. 12 Poiché non c'è distinzione fra Giudeo e Greco, dato che lui stesso è il Signore di tutti, ricco verso tutti quelli che l'invocano. 13 Infatti: Chiunque invocherà il nome del Signore sarà salvato.

Con il cuore infatti si crede per ottenere la giustizia e con la bocca si fa la professione di fede per avere la salvezza. 11 Dice infatti la Scrittura: Chiunque crede in lui non sarà deluso. 12 Poiché non c’è distinzione fra Giudeo e Greco, dato che lui stesso è il Signore di tutti, ricco verso tutti quelli che l’invocano. 13 Infatti: Chiunque invocherà il nome del Signore sarà salvato.

 # La salvezza dell’anima è uno dei temi fondamentali del cristianesimo. È la porta d’accesso al paradiso. Il suo studio è chiamato soteriologia. Nel cristianesimo, la salvezza è associata a Cristo, che è visto come il redentore dell’umanità; la soteriologia è quindi legata alla cristologia. Nel cattolicesimo, la salvezza è offerta attraverso la grazia, i sacramenti e le buone opere.

Nel protestantesimo e nel cristianesimo evangelico, è offerta dalla fede e dalla sola grazia. Questa nozione copre un’ampia varietà di temi, che sono stati più o meno sviluppati nel corso del tempo. La parola “lavoro” è forte! Indica una volontà, proprio come un musicista potrebbe dire : “sto lavorando alla mia passione”. Questo musicista farà di tutto per essa, per vivere momenti di bellezza. E la vita spirituale ? È la stessa cosa! Non è “cool”, è una salita con i suoi momenti di luce, i suoi dubbi e le sue cadute : “La via della vita è stretta, ma la strada che porta alla a parola “lavoro” è forte ! Indica una volontà, proprio come un musicista potrebbe dire : “sto distruzione è larga” (Mt 7, 13-1) lavorando alla mia passione”.

 Questo musicista farà di tutto per questo, per vivere momenti di bellezza. E la vita spirituale ? È la stessa cosa ! Non è “cool”, è una salita con i suoi momenti di luce, di dubbio e di caduta : “La via della vita è stretta, ma la strada che porta alla distruzione è larga” (Mt 7, 13-14).

 Crediamo in Gesù per essere salvati

Gesù, dopo aver pregato per sé e per i suoi apostoli, abbracciò nella sua supplica tutti coloro che credevano in lui e sarebbero stati salvati. Il mezzo con cui coloro che erano ancora immersi nelle tenebre dell’ignoranza e dell’incredulità furono portati alla fede in Cristo fu la parola degli apostoli. Una testimonianza impressionante data da Gesù.

 Gesù stesso possiede la verità divina e l’autorità della parola apostolica: essa ha il potere di creare nelle anime la fede che le rigenera e le salva. Tutta la Chiesa cristiana ha conosciuto Gesù Cristo e ha creduto in lui solo grazie a questa testimonianza, che manterrà il suo valore fino alla fine dei secoli.

L’oggetto della preghiera di Gesù per la sua Chiesa era l’unione di tutti i suoi membri nella comunione del Padre e del Figlio. Egli pregò Dio di realizzare questa unione in tutti i suoi figli; essi dovevano essere una cosa sola come il Padre e il Figlio sono una cosa sola; dovevano essere uniti tutti insieme a Cristo e, attraverso di lui, a Dio. Da qui questa parola profonda: uno in noi, che eleva tutti i redenti alla gloria eterna che Gesù ha conquistato per loro.

Questa parte della preghiera di Gesù rivela la natura della sua Chiesa. Egli è venuto per unire le anime divise dal peccato, riconciliandole con Dio. Il legame di questa unione è lo stesso che rende l’ineffabile armonia del Padre e del Figlio : “Come tu, Padre, sei in me e io sono in te”.

Ma questa unione, fondata sulla comunione con Dio attraverso Cristo, non deve e non può rimanere invisibile; si manifesta necessariamente all’esterno, ed è proprio questa santa unione delle anime, nella fede e nell’amore, che deve essere per tutti una testimonianza abbagliante che Gesù è l’inviato da Dio.

È soprattutto attraverso questa unione che le anime sono attratte da Cristo e credono in lui. Infatti, fin dai primi tempi della Chiesa, essa era il mezzo di persuasione più potente per il mondo : “Ogni giorno erano tutti insieme nel tempio, spezzavano il pane nelle case e mangiavano il loro cibo con gioia e semplicità di cuore”.

 lodando Dio e trovando il favore di tutto il popolo. E il Signore aggiungeva ogni giorno alla Chiesa quelli che venivano salvati » (At 2, 46-47).

Le esortazioni a mantenere questa unione delle anime nell’amore, che riempiono gli scritti di Giovanni, compaiono frequentemente anche negli scritti dell’apostolo Paolo (Rm 12,4-6; 1 Cor 12,12; Ef 4,1-6; Fil 2,1-5). Gesù, sicuro di essere ascoltato, ricordò ciò che aveva già fatto per elevare i suoi redenti alla perfetta unità che chiedeva per loro. E io, disse : ”ho dato loro la gloria che voi avete dato a me ».

Questa gloria, che gli esegeti hanno cercato di spiegare in tanti modi diversi, non era altro che la gloria eterna che il Figlio di Dio possiede in quanto Figlio e in quanto oggetto dell’amore eterno del Padre, la gloria in cui è entrato. Egli l’ha donata, non solo rivelata o promessa, ma già comunicata ai suoi redenti facendo anche loro oggetto dell’amore di Dio e rendendoli figli del Padre.

Questa gloria è contenuta nella sua interezza nella parola di grazia che hanno ricevuto e che è stata loro assicurata in virtù della fede che li unisce a Gesù. Fino alla fine dei tempi, infatti, essi la possiedono pienamente. Questa gloria, che contiene la vita eterna e implica la comunione con Dio, costituisce necessariamente l’unità che Gesù descrive così magnificamente in queste parole.

Cristo che vive, pensa, ama e agisce nei suoi discepoli, così come il Padre vive, pensa, ama e agisce in lui questa è la perfetta unità delle anime con Cristo e con Dio, e quindi la loro reciproca unità. Gesù Cristo è l’inviato, il rappresentante di Dio stesso sulla terra e, in secondo luogo, che tale amore riversato tra gli uomini non può che essere l’effusione dell’amore di Dio stesso. C’è una profonda rivelazione dell’amore di Dio per tutti in queste parole : “Li hai amati come hai amato me”.

Gesù chiedeva per i suoi la perfetta realizzazione di questa gloria, che aveva già donato alla loro fede con la sua parola Padre, ripetuta con la crescente emozione della sua preghiera. E questa preghiera fu esaudita, perché riguardava coloro che il Padre gli aveva dato, tutti i suoi redenti, e non solo i primi discepoli.

Se i discepoli hanno conosciuto Dio, è stato solo perché Gesù ha fatto conoscere loro il suo nome; e ha fatto risplendere ancora di più questa luce divina nelle loro anime con l’effusione dello Spirito Santo : e io lo farò conoscere loro. Lo scopo tsupremo di tante grazie era che i discepoli fossero resi partecipi dell’ineffabile rapporo d’amore che unisce il Padre e il Figlio, e che la loro comunione con Gesù fosse così completa : “perché io sia in loro”. È con questa grande promessa che Gesù conclude la sua preghiera e che si realizza in tutta l’esperienza e l’opera dei discepoli.

 Nulla li separava dall’amore di Dio in Cristo; Cristo viveva in loro ed essi erano più che vincitori per mezzo di Colui che li amava”. ((Meyer).

Il diacono Michel Houyoux

 Link ad altri siti cristiani

◊ Maranatha : Clicca qui per leggere l’articolo → Liturgia della VII Domenica di Pasqua – Anno C

 ◊Qumran.net : clicca qui per leggere l’articolo → Testi – VII Domenica di Pasqua - Anno C)

Video Cerco Il tuo Volto : clicca qui →https://youtu.be/_b3IiZ3Vn3I?t=3

Puoi aggiungere un commento ; Puoi contattarmi a questo indirizzo e-mail: michel.houyoux@outllook.fr

Nota Ho insegnato al Collège Saint Stanislas di Mons e in Africa, in Burundi. Potete leggere i miei articoli su Internet: Blog du Diacre Michel Houyoux. Parlo cinque lingue oltre al francese: inglese, italiano, olandese, tedesco e russo. Pubblico quotidianamente in francese e due volte alla settimana in ciascuna delle altre lingue

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