Mardi de la trente-quatrième semaine du Temps Ordinaire – Année A

Posté par diaconos le 27 novembre 2023

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# Jérusalem, entièrement ceinte de remparts, fit à l’époque 7 kilomètres de tour et put abriter au moment du siège 600 000 personnes. Hérode la transforma par d’importants travaux qui lui donnèrent  un caractère hellénistique avec ses palais et ses tours qui servirent de casernes aux troupes variées qui occupèrent la ville.Pline l’Ancien écrivit qu’elle fut la ville la plus renommée d e tout l’Orient. Au sommet de la ville, le Temple, bâti sur l’esplanade où l’on voit aujourd’hui le dôme du Rocher et la mosquée al-Aqsa, constitue lui-même une forteresse protégée par de gigantesques murs dont subsistent encore les murs occidental et méridional.

Elle s’étendit sur le Sud de la vieille ville actuelle et au sud du Temple, là où naquit la cité de David. Le Temple reçut les dons des communautés de la Diaspora, il suscita la convoitise des Romains comme le révéla le vol dont fut coupable Gessius Florus et aussi le bas-relief de l’arc de Titus à Rome qui représenta le butin rapporté du Temple.Ce fut un bâtiment long de dix-huit mètres sur neuf de large, haut de vingt-sept mètres14 dont Tacite dit qu’il fut d’une immense richesse et dont les rabbins du Talmud gardèrent un souvenir admiratif : celui qui n’a pas vu le Temple d’Hérode n’a jamais vu de bel édifice.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : «Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit.» Ils lui demandèrent : «Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ?»

Jésus répondit : «Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom,et diront : “C’est moi”, ou encore “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin.»

Alors Jésus ajouta : «On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. » (Lc 21,5-11)

Le discours prophétique l’avenir du monde et de l’Église

Comme on vanta en sa présence les pierres et les ornements du temple, Jésus prédit sa destruction complète. Les siens lui demandèrent alors quand cet événement aura lieu et quel en sera le signe précurseur. Jésus mit ses disciples en garde contre les séductions de ceux qui se donnèrent pour le Messie venant en son règne. Jésus rassura les siens en prévision de ces bouleversements ; ils n’amenèrent pas aussitôt la fin ; celle-ci fut précédée par des guerres, des tremblements de terre, des famines, des pestes, des signes dans le ciel.

Le premier et principal caractère de ces temps, ce furent les persécutions. Elles furent exercées par les autorités, et offrirent aux disciples une occasion de rendre témoignage à Jésus. Celui-ci leur donna une sagesse à laquelle les ennemis ne purent résister ; ils n’eurent pas à préméditer leur défense. Ces persécutions furent provoquées aussi par l’inimitié de leurs proches. Le nom de Jésus excita contre eux une haine universelle. Mais Dieu les protégea efficacement, et, par leur patience, ils sauvèrent leurs âmes.

Quelques-uns des disciples firent observer à Jésus les belles pierres et les offrandes dont le temple fut orné. On sait par l’historien Josèphe que les Juifs et les prosélytes riches, de toutes les parties du monde, firent au temple de magnifiques présents, qui furent exposés dans les parvis extérieurs et en décorèrent les murs. Le plus remarquable fut un cep de vigne en or, d’une grandeur colossale, et qui fut offert par Hérode le Grand.

Dans Marc et dans Luc, la question des disciples ne concerna que le temps de cette destruction du temple et le signe auquel on en reconnut l’approche. Dans Matthieu, elle s’étendit à la venue de Jésus, que les disciples se représentèrent alors comme devant être simultanée avec la ruine de Jérusalem.

Les disciples posèrent à Jésus la double question que Matthieu rapporta, car Jésus, selon les trois évangiles, réunit, dans sa réponse, la prédiction des deux grands événements dont il s’agit.

D’après Matthieu et Marc, les disciples interrogèrent Jésus quand il se fut assis sur le mont des Oliviers, en face de Jérusalem ; et ce fut de cet endroit que fut prononcé le discours suivant : «On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel.»

Diacre Michel Houyoux

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Lundi de la trente quatrième semaine du Temps Ordinaire – Année A

Posté par diaconos le 26 novembre 2023

Lundi de la trente quatrième semaine du Temps Ordinaire – Année A dans apparitions Veuve-au-temple

 

# Plusieurs sortes de dîmes sont décrites dans le Deutéronome. Il y a par exemple la Teroumat hamaasser, prélevée sur les produits de la récolte en Terre d’Israël, la qui fut donnée aux cohanim.

Le Maasser rishon est un prélèvement d’un dixième du revenu et du produit de chaque année, remis aux lévites. Le Ma’asser Sheni, seconde dîme) consiste à prélever un dixième de la production agricole des première, deuxième, quatrième et cinquième années du cycle septennal de la terre pour le prendre au Temple et l’y consommer.

Une autre dîme, le Ma’asser ‘Ani, est prélevée les troisième et sixième années du cycle septennal. Aucune dîme n’est versée lors de la septième année, la Shmita, car la terre dut être laissée au repos. Dans le Livre de Malachie 3:8-12, la non-observance des dîmes fut considérée comme un vol à l’encontre de Dieu, tandis que la fidélité aux dîmes favorisa les bénédictions.

Lors du concile de Tours en 567, un décret pour la perception de la dîme fut promulgué. En 585, lors du second concile de Mâcon, un décret fut adopté pour l’excommunication de ceux qui ne payèrent pas la dîme pour l’Église. L’Église catholique n’imposa plus la dîme dans le droit canonique. Martin Luther considéra que la loi de la grâce exclut la loi de l’obligation de la dîme.

Del’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, comme Jésus enseignait dans le Temple, levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor. Il vit aussi une veuve misérable y mettre deux petites pièces de monnaie.

Alors il déclara : «En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres. Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre.»

L’offrande de la veuve

Jésus vit des riches qui déposèrent leurs offrandes dans le trésor du temple. Il vit aussi une veuve indigente qui y mit deux pites. Il déclara, alors que cette veuve qui mit dans le tronc tout son avoir donna plus que les autres qui y mirent leur superflu. et Luc rapporta qu’avec ces riches, il y eut une foule de gens qui, en sortant du temple, mirent leurs offrandes dans le trésor ; au milieu de cette foule, le regard de Jésus pénétra les dispositions des cœurs. Plus que tous. Dieu a une autre manière de compter que les hommes, parce qu’il regarde au cœur. L’amour ne calcule pas ; la foi compte sur Dieu pour l’avenir. Une telle conduite ne s’imite pas, Dieu l’inspire.

Complément

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Vidéo  L’offrande de la pauvre veuvehttps://youtu.be/ca9gkxrj6bw

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La mort de Jean-Baptiste, le précurseur de Jésus

Posté par diaconos le 25 novembre 2023

La mort de Jean-Baptiste - Jour du Seigneur

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser. En effet, certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts. D’autres disaient : «C’est le prophète Élie qui est apparu.» D’autres encore : «C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité.» Quant à Hérode, il disait : «Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » Et il cherchait à le voir. (Lc 9, 7-9)

Hérode

D’après les Matthieu et Marc, ce fut Hérode lui-même qui exprima l’idée renfermée dans ces versets, tandis que Luc la mit dans la bouche de ses alentours. Il n’y eut là aucune contradiction, car si d’autres inspirèrent inspiré cette pensée à Hérode, il se l’était appropriée et en était rempli de crainte ; il l’exprimât lui-même. Tandis qu’on disait que Jean ou quelqu’un des prophètes était ressuscité, Élie était, pensait-on, apparu ; c’est qu’Élie, d’après l’Écriture, n’était pas mort, mais avait été transporté directement au ciel .

Matthieu et Marc racontèrent en détail comment Hérode fit décapiter Jean-Baptiste. Luc a seul conservé ce trait qu’Hérode cherchait à voir Jésus. Il  l’apprit par des disciples qui appartenaient à la maison d’Hérode. Ce prince voluptueux et lâche se trouva en présence de Jésus un an plus tard, mais pour voir Jésus le condamner par son silence.

Diacre Michel Houyoux

Compléments

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Vidéo KTO TV https://youtu.be/jHrkXsg4SQs

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Sainte Catherine d’Alexandrie, vierge et martyre

Posté par diaconos le 25 novembre 2023

Sainte Catherine d'Alexandrie (IVe s.)

Sainte Catherine fut est une vierge et martyre qui a vécu au début du quatrième siècle. Elle est aussi l’une des six saintes mégalomartyres de l’Église orthodoxe. La tradition situe sa naissance à Alexandrie. Elle fut très instruite à 18 ans, elle convertit plusieurs philosophes qui furent chargés par l’empereur de la faire renoncer à sa foi. Sa légende et son culte se sont répandus de l’Orient vers l’Occident et furent largement attestés après les croisades.

Elle est la patronne des écoles de filles et des élèves de philosophie, et on la représente souvent appuyée sur une roue à demi rompue et teintée de sang. Elle apparut e à sainte Jeanne d’Arc, en compagnie de Marguerite et de l’archange Saint Michel. L’Église la célèbre le vingt-cinq novembre. Sa fête donne traditionnellement lieu à diverses célébrations populaires, dont celles des jeunes filles à marier de plus de vingt-cinq ans, appelées les catherinettes.

Cependant, les preuves historiques pour attester l’existence de sainte Catherine manquent. Plusieurs historiens contemporains, tels que Christine Walsh, Michael Deakin, et Maria Dzielska considérèrent que le récit de sa vie fut une légende et firent l’hypothèse qu’elle fut inventée à partir de la biographie de la philosophe néo-platonicienne Hypatie (355-415), en inversant les rôles des chrétiens et des païens.

Hagiographie

Surtout connue par La Légende dorée de Jacques de Voragine, Catherine vint au monde en l’an 294 dans une famille noble d’Alexandrie, en Égypte. Elle reçut rapidement des connaissances qui la placèrent au niveau des plus grands poètes et philosophes du moment : «Catherine, fille du roi Costus, fut instruite dans tous les arts libéraux» Un jour, elle vit une séance d’apostasie de chrétiens organisée par l’empereur Maximilien II Daia, elle s’adressa à lui et discuta longuement avec lui, en utilisant diverses démonstrations des syllogismes, l’allégorie, la métonymie et en parlant de claire et mystique façon.

Après un deuxième entretien, où Catherine tenta de convaincre l’empereur de l’existence du Dieu unique des chrétiens, celui-ci constatant qu’il ne pourrait trouver de parade à la sagesse de Catherine, convoqua une assemblée de cinquante doctes grammairiens et rhéteurs, et leur promit d’immenses récompenses s’ils triomphaient par leurs raisonnements de la vierge argumentatrice. Les orateurs, amenés de diverses provinces, demandèrent pourquoi ils avaient été appelés de lieux aussi éloignés.

L’empereur leur dit : «Il y a auprès de nous une jeune fille incomparable de bon sens et de sagesse, qui réfute tous les savants et affirme que nos dieux sont des démons. Si vous arrivez à l’emporter sur elle, vous rentrerez chez vous avec de grands honneurs.»n entendant cela, l’un d’eux, indigné, répondit d’une voix pleine de colère : «Belle décision pour un empereur ! Pour un différend avec une seule fille, il fait venir de pays lointains les savants de ce monde, alors qu’un seul de nos jeunes élèves pourrait très certainement la confondre !»

La vierge, encouragée par un ange du Seigneur lui recommandant de résister avec constance, s’adressa à l’empereur devant les orateurs : «Par quelle décision peux-tu placer une seule jeune fille devant cinquante orateurs à qui, en outre, tu as promis salaire en cas de victoire, alors que tu m’obliges à combattre sans espoir de récompense» Puis elle réussit à faire taire les orateurspar la pertinence de son argumentation, et à les convertir. L’empereur les fit aussitôt brûler au milieu de la cité, puis séduit par sa jeunesse et son incroyable beauté, s’adressa ensuite à Catherine et lui proposa une place dans son palais, en second rang après la reine.

Elle répondit : «Cesse de tenir de tels propos. Je me suis donnée comme épouse au Chris. Rien ne pourra m’éloigner de l’amour que j’ai pour Lui» L’empereur la fit alors dévêtir, frapper à coups de croc de fer, et jeter dans une prison obscure sans alimentation pendant douze jours.L’empereur dut s’absenter. La reine et Porphyre, général des armées, qui fut aussi son amant, se rendirent dans la prison où ils virent des anges pansant les plaies de la vierge dans une lumière éclatante.

Ils furent convertis avec les soldats de leur suite. Pendant les douze jours, le Christ envoya une colombe blanche qui nourrit la prisonnière d’un aliment céleste. À son retour, l’empereur constata qu’elle fut toute florissante, lui proposa une nouvelle fois d’être sa compagne, ce qu’elle refusa à nouveau car «Le Christ est mon Dieu, mon amour, mon berger et mon époux unique»

Un préfet conseilla alors un supplice féroce pour la vierge, afin que l’exemple de cette mort effraya les autres chrétiens : quatre roues entourées de scies de fer et de clous durent lui déchirer et broyer le corps. Alors la vierge pria le Seigneur de détruire cette machine. «Voilà qu’un ange du Seigneur frappa et brisa cette meule avec tant de force qu’il tua quatre mille païens»

La reine, son amant Porphyre, et un nombre important de soldats, ayant avoué leur conversion, furent exécutés. L’empereur proposa une dernière fois à Catherine de devenir son épouse, cette fois-ci impératrice. Elle refusa et l’empereur la condamna à être décapitée. Quand elle fut conduite au lieu d’exécution, elle pria Dieu et une voix se fait entendre «Viens, ma bien-aimée, ma belle Voilà : la porte du ciel t’est ouverte». Puis, quand elle est décapitée, du lait jaillit de son cou en guise de sang.»

Alors des anges prirent son corps, l’emportèrent jusqu’au mont Sinaï, à plus de vingt journées de voyage, et l’ensevelirent avec beaucoup d’honneurs. De ses ossements s’écoulèrent sans cesse de l’huile qui guérirent les corps de tous les malades.Quelques siècles plus tard, des moines d’un monastère construit au pied du Mont Sinaî découvrirent miraculeusement au sommet d’une montagne voisine le corps intact d’une belle jeune femme qui fut reconnu comme étant celui de sainte Catherine d’Alexandrie, déposé là par des anges.

Le monastère était placé d’abord sous le patronage de Notre-Dame, puis de la Transfiguration, avant de l’être sous le patronage de sainte Catherine au huitième siècle. Les moines du monastère Sainte Catherine du Sinaï devinrent les gardiens du tombeau de la sainte.Les membres de l’Ordre de Sainte Catherine du Mont Sinaï eurent pour tâche de défendre le tombeau et le monastère contre les ennemis du christianisme.

C’est à l’occasion des Croisades que sa légende se répandit dans tout l’Occident, créant le motif d’une grande dévotion qui inspira de nombreux artistes. Ceux-ci représentèrent la sainte avec une auréole tricolore : le blanc pour la virginité, le vert pour la connaissance et le rouge pour le martyre. La roue de son supplice figure très souvent auprès d’elle.Une partie des reliques de la sainte furent apportées à l’abbaye bénédictine rouennaise appelée abbaye Sainte Catherine du Mont par saint Syméon, moine du Sinaï qui mourut à Trèves en l’an 1035.

Diacre Michel Houyoux

 

Vidéo Sainte Catherine d’Alexandrie https://youtu.be/ZBClaI_vXVg

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