Jeudi de la troisième semaine du Temps Pascal -Année B

Posté par diaconos le 17 avril 2024

Dimanche 1er août : le Pain de Vie - Diocèse de Metz

# La manne fut la nourriture des Hébreux dans le désert, d’après l’Ancien Testament, Selon le livre de l’Exode : les Hébreux murmuraient contre Moïse parce qu’ils mouraient de faim. Le soir, il leur tomba des cailles du ciel ; le matin suivant, il se répandit un brouillard ou une rosée ; lorsqu’elle se fut évaporée, apparut sur la surface du désert quelque chose de menu, de granuleux, de fin comme du givre sur le sol.(Ex 16,14). Moïse leur dit : «C’est le pain que l’Éternel vous donne pour nourriture». Et plus loin : «La maison d’Israël donna à cette nourriture le nom de manne ».

La manne tombait du ciel tous les jours, excepté le jour du Shabbat ; la veille de ce jour il en tombait une quantité double. Les enfants d’Israël mangèrent la manne pendant quarante ans, jusqu’à leur arrivée dans un pays habité ; ils mangèrent la manne jusqu’à leur arrivée aux frontières du pays de Canaan. L’épisode est repris dans le Coran dans la sourate al-Baqara : «Nous fîmes descendre les nuages, pour vous servir d’ombrage : nous vous envoyâmes la manne et les cailles, et nous dîmes, Nourrissez-vous des biens que nous vous offrons» .

# Le Corps du Christ est un concept de la théologie chrétienne, lié à la rédemption, à la vie éternelle, au partage, à la fraternité, ainsi qu’à la transmission de la parole divine. Lors de la messe catholique, le prêtre dit lors de la prière eucharistique : «Au moment d’être livré et d’entrer librement dans sa passion, il prit le pain, il rendit grâce, il le rompit et le donna à ses disciples en disant: «Prenez et mangez en tous: ceci est mon corps livré pour vous» Ce rappel de la Cène, le repas avant la crucifixion de Jésus-Christ est le symbole de la chair donné par le Messie pour sauver l’humanité de ses péchés.

 Juste un peu plus tard dans l’office, le prêtre dit « faisant ici mémoire de la mort et de la résurrection de ton Fils nous t’offrons Seigneur le pain de vie.» Plus que le pardon, le pain comme le stipule l’officiant, est pain de vie, symbole de la résurrection apportée aux humains par Jésus. Le Corps du Christ c’est le don par le Messie du pardon des fautes, c’est la nouvelle parole donnée qui sous entend la résurrection et surtout le pain de vie par cette parole christique qui se veut porteuse de charité, de fraternité.

Moïse sortit le peuple de l’esclavage; Jésus par le don de son corps, par le sacrifice, cherche à faire régner les vertus cardinales et théologales. La Communauté du Pain de Vie fut une communauté nouvelle de l’Église catholique romaine, fondée en 1976 par Pascal et Marie-Annick Pingault et dissoute par Monseigneur Jean-Claude Boulanger le 9 avril 2015

# Pour le docteur de l’Église Jean Chrysostome, Jésus lors de ce miracle se posa comme le créateur du ciel et de la Terre. Il incita également par ce geste à prier avant tout repas, et il voulut montrer l’importance du partage. Des théologiens plus modernes dirent que la multiplication des pains est le symbole de la Parole donnée par le Christ, parole qui a nourri les peuples pour des siècles . Pour saint Éphrem, Jésus donna généreusement sans compter lors de ce miracle. Il donna tellement qu’il en resta douze corbeilles.

Le saint compara également Jésus à Moïse, Moïse qui avait nourri le peuple libéré de l’esclavage avec la manne tombée du ciel. Pour Benoît XVI, ce geste fut le symbole de partage fraternel, mais aussi symbole du chemin que suivirent les apôtres : transmettre la Bonne Nouvelle. Benoit XVI mit en exergue le fait que cette multiplication fut le début de l’Eucharistie qui se perpétue jusqu’à aujourd’hui . Selon certaines interprétations théologiques, il préfigurerait la cène, dernier repas de Jésus avec ses disciples, établissant le rite de l’eucharistie dans lequel le pain est réputé incarner le corps de Jésus, donné en sacrifice sur la croix pour sauver les hommes.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même.  Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui- là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.

Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » (Jn 6, 44-51)

Le Pain vivant descendu du Ciel

Les Juifs, c’est ainsi que Jean désignait ordinairement les chefs du peuple ; voulut -il dire qu’il se trouvait alors des émissaires du sanhédrin dans la synagogue de Capharnaüm où Jésus parlait ? Jean nommait ainsi ceux des Galiléens qui trahissaient par leurs murmures leur opposition contre Jésus. Ce qui les scandalisait, c’est que Jésus se présenta à eux comme le pain descendu du ciel.

Dans leur ignorance, ils voyaient une contradiction entre cette déclaration et la connaissance qu’ils avaient de la famille de Jésus. Ils murmuraient entre eux, sans exprimer ouvertement leur opposition aux paroles qu’ils venaient d’entendre. Jésus ne répondit pas à l’objection de ses auditeurs, en leur révélant le mystère de sa naissance surnaturelle : car l’origine miraculeuse de Jésus ne put être acceptée que par le cœur déjà croyant.

Ces scrupules ne furent pas la cause de leur incrédulité c’est leur incrédulité qui donna naissance à ces scrupules ; Jésus ne s’appliqua pas à les lever. Il insista sur la nécessité d’une œuvre de la grâce divine qui dut s’accomplir en tout homme qui voulut venir à lui et croire en lui.

Personne n’y arrive autrement. C ette œuvre qu’il désigna en ces mots : « Tout ce que le Père me donne viendra à moi », il la caractérisa comme un attrait du Père vers Jésus. Dieu lui donne les âmes en les attirant à lui.

 Dieu a, dans sa main puissante, mille moyens d’exercer cette action de sa miséricorde sur les âmes. Tantôt ce sont les douloureuses expériences de la vie, la souffrance, la pensée de la mort, qui leur font éprouver avec tristesse le besoin d’un consolateur, d’un Sauveur ; tantôt c’est le sentiment amer du péché qui se réveille en elles et qui leur inspire ce cri d’angoisse : «Que ferai-je pour être sauvé ?» Et dès que Jésus se présente, elles le reconnaissent comme Celui après qui elles soupiraient.

Mais le grand moyen de Dieu pour attirer les hommes à Jésus, c’est sa Parole et son Esprit, qui agit incessamment dans notre humanité et qui saisit les moments favorables pour accomplir son œuvre.

L’expérience seule, cette grande conciliatrice des contrastes, peut nous instruire à cet égard ; elle apprend aux humbles à dire avec un réformateur : « Nous voulons, parce qu’il nous est donné de vouloir ».

« C’est Dieu qui opère en vous la volonté et l’exécution, selon son bon plaisir, malgré l’apparente contradiction : « Opérez votre propre salut avec crainte et tremblement » (Ph 2.12-13).

Quoi qu’il en soit, dès qu’un pauvre pécheur a ainsi été attiré à Jésus, qui se charge d’achever en lui l’œuvre divine jusqu’à la fin : « Et moi, je le ressusciterai au dernier jour.» Jésus affirma, avec une joyeuse certitude :«Quiconque a ainsi entendu le Père et a été instruit, vient à lui et trouve en lui son Sauveur.»

L’enseignement que les hommes ont reçu de Dieu n’est que préparatoire, destiné à les amener au Fils qui, lui seul, a vu le Père de toute éternité , car il vient de Dieu. «C’est donc en lui, qui est l’image de Dieu, la splendeur de sa gloire, que les croyants voient Dieu» (Jn 1, 14).

Jésus affirma ; «C’est moi qui suis le pain de la vie.» Après cette instruction profonde, provoquée par les murmures des Juifs, Jésus revint à son enseignement sur la vie éternelle qu’il communiqua aux croyants en se donnant lui-même à eux comme le pain de la vie.

Jésus renvoya aux Juifs leur objection : «La manne qui a nourri leurs pères dans le désert ne les a pas empêchés de mourir.» Mais il y a un autre pain qui affranchit de la mort, c’est celui qui est descendu du ciel et qui communique la vie éternelle.

Jésus résuma tout ce qu’il vint de dire en affirmant :«Je suis ce pain vivant » et par conséquent vivifiant, puisqu’il fait vivre éternellement ceux qui se l’approprient par la foi et par une communion vivante avec lui.

«Le pain de la vie et le pain vivant, celui qui est la vie divine réalisée dans une personne humaine. qui descend du ciel en général et qui est descendu du ciel dans un sens historique et concret, en la personne de Christ  ; l’expression négative : ne meure pas, et la grande affirmation positive : vivra éternellemen»(Meyer)

Par ces paroles, Jésus présenta sa pensée sous un aspect nouveau et passa à la dernière partie de son discours. Dans la précédente, il a parlé, à diverses reprises, du pain de vie, d’un pain descendu du ciel et qui communique la vie éternelle à ceux qui en mangent ; il a déclaré que ce pain vivifiant, c’est lui-même, et que le moyen d’en vivre, c’est de croire en lui.

«Donner sa chair et son sang » ne peut désigner autre chose que sa mort, et une mort violente, dans laquelle son sang qui fut répandu. En effet, la chair et le sang, c’est la nature humaine vivante ; les donner, c’est se livrer à la mort ; les donner de ce monde qui est dans la mort, c’est le racheter et le sauver.

Le moyen, pour nous, de nous approprier les fruits de la mort de Jésus, c’est d’entrer avec lui, par la foi, dans une communion intime et personnelle,. C’est ce que Jésus exprimer par ses mots : «Manger sa chair et boire son sang ».

Telle fut l’interprétation de la plupart des exégètes. Il en est une autre qui consiste à voir dans tout ce passage, non la mort de Jésus spécialement, mais sa personne et sa vie en général, qu’il offre à ceux qui croient en lui, comme la source de leur vie spirituelle.

Diacre Michel Houyoux

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Mardi de la troisième semaine du Temps Pascal – Année Paire

Posté par diaconos le 15 avril 2024

Dimanche prochain | Vie Eternelle

 

Le Corps du Christ est un concept de la théologie chrétienne, lié à la rédemption, à la vie éternelle, au partage, à la fraternité, ainsi qu’à la transmission de la parole divine. Lors de la messe catholique, le prêtre dit lors de la prière eucharistique : «Au moment d’être livré et d’entrer librement dans sa passion, il prit le pain, il rendit grâce, il le rompit et le donna à ses disciples en disant: « Prenez et mangez en tous: ceci est mon corps livré pour vous » Ce rappel de la Cène, le repas avant la crucifixion de Jésus-Christ est le symbole de la chair donné par le Messie pour sauver l’humanité de ses péchés. x

Juste un peu plus tard dans l’office, le prêtre dit « faisant ici mémoire de la mort et de la résurrection de ton Fils nous t’offrons Seigneur le pain de vie.» Plus que le pardon, le pain comme le stipule l’officiant, est pain de vie, symbole de la résurrection apportée aux humains par Jésus. Le Corps du Christ c’est le don par le Messie du pardon des fautes, c’est la nouvelle parole donnée qui sous entend la résurrection et surtout le pain de vie par cette parole christique qui se veut porteuse de charité, de fraternité. Moïse sortit le peuple de l’esclavage; Jésus par le don de son corps, par le sacrifice, cherche à faire régner les vertus cardinales et théologales. La Communauté du Pain de Vie fut une communauté nouvelle de l’Église catholique romaine, fondée en 1976 par Pascal et Marie-Annick Pingault et dissoute par Monseigneur Jean-Claude Boulanger le 9 avril 2015

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, la foule dit à Jésus : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »

Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. » (Jn 6, 30-35)

Donne nous Seigneur ton Pain de vie. Voici mes mains tendues

«La foule s’étant aperçue que Jésus n’était pas au bord du lac de Tibériade (166km2) , ni ses disciples non plus, les gens prirent des barques et se dirigèrent vers Capharnaüm sur la rive nord-ouest du lac au nord de l’État d’Israël) à la recherche de Jésus. C’est là qu’ils le trouvèrent» Jésus s’adressa alors à cette foule : «Vous me cherchez non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de pain et que vous avez été rassasiés» Ce que ces gens attendaient de Jésus, ce n’étaient pas les signes du Royaume, mais uniquement des avantages matériels.

Ce diagnostic est très actuel : nous sommes certainement plus matérialisés que ces gens venus à la rencontre de celui qui les avait rassasiés lors de cette fameuse multiplication des pains. En acceptant de nous laisser remettre en cause par ce diagnostic, nous découvrirons que nous aussi nous avons faim. Nous avons faim d’argent, de confort, de considération, d’évasion, de sécurité…

Quand Jésus résout nos problèmes, nous sommes prêts à le suivre sans la moindre hésitation, mais s’il nous propose des signes déconcertants de son Royaume, qui ne nous conviennent pas, ne sommes-nous pas prêts à l’abandonner ? Pour trouver réellement Jésus, nous devons le chercher. Quelle est notre recherche de Jésus ? Est-elle celle de ces Juifs qui étaient à la recherche d’un Dieu Providence qui les nourrirait sans qu’ils doivent travailler ?

Nous demandons des guérisons, des succès, des plaisirs, du bonheur immédiat, et nous oublions souvent d’exaucer les désirs légitimes de Dieu, son Commandement d’aimer les autres comme il les aime lui-même. C’est alors, seulement, que nous pourrions profiter vraiment de ce qu’il veut nous donner : sa PAROLE, son PAIN DE VIE, sa PERSONNE à travers son CORPS et son SANG versé, une vraie Communion avec lui.

Avant que nous nous mettions à la recherche de Jésus, lui, il nous a cherché. Que notre prière le rejoigne : Seigneur, nous avons faim de Toi ! Montre-nous ton Visage ! Fais couler la source de ta PAROLE ! Ainsi, nous pourrons nous rassasier de ton AMOUR et le porter à toutes les personnes qui croisent nos routes, particulièrement aux pauvres et aux délaissés. Jésus leur demanda de travailler pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que le Père a marqué de son empreinte.

Cette demande de Jésus nous concerne tous : travaillons pour cette nourriture venue du Ciel et qui donne la vie éternelle.  Cette nourriture essentielle dont nous avons besoin, c’est Jésus lui-même : «Je suis le Pain descendu du ciel. Qui mange de ce pain vivra à jamais.» (Jn 6, 51).  Si nous avons faim et soif de son amour Jésus comblera notre cœur par le sacrement de l’Eucharistie dans lequel il se fait tout à tous. Nous comprenons à présent tout le sens de l’Eucharistie : «Jésus s’est fait pain de vie pour satisfaire notre faim de Dieu, mais fragile comme le pain pour que nous puissions répondre à l’amour qu’il nous porte. » (Mère Thérésa)

Dans la deuxième lecture, Paul apôtre du Christ nous parle de gens qui se laissaient guider par le néant : ne vous conduisez pas comme des païens qui se laissent guider par le néant. Adoptez le comportement de l’homme nouveau, créé saint, juste et dans la vérité, à l’image de Dieu. Celui qui vient à moi, nous dit Jésus avec insistance n’aura plus jamais faim. Quel dommage si nos pâtisseries arrivaient à nous suffire. Donne nous Seigneur ton Pain de vie. Voici mes mains tendues.

Diacre Michel Houyoux

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Третье воскресенье Пасхи – Год В

Posté par diaconos le 14 avril 2024

Третье воскресенье Пасхи - Год В dans Bible

Иисус и два ученика из Эммауса

Из Евангелия Иисуса Христа от Луки

В это время ученики, возвращавшиеся из Эммауса, рассказывали одиннадцати апостолам и их спутникам о том, что произошло на дороге и как Господь явил Себя им в преломлении хлеба. Когда они все еще говорили об этом, Господь Сам встал посреди них и сказал им : « Мир вам ! Испугавшись, они подумали, что видят духа.

Иисус сказал им : « Что вы так расстроены ?И почему эти мысли возникают в ваших сердцах?Посмотрите на Мои руки и ноги: это действительно Я !Прикоснитесь ко Мне, посмотрите на Меня: дух не имеет плоти и костей, как вы видите у Меня ».

Сказав это, Он показал им Свои руки и ноги. Радуясь, они все еще не осмеливались поверить в это и были поражены. Иисус сказал им : « Есть ли у вас здесь что-нибудь поесть ? Они предложили ему кусок жареной рыбы, которую он взял и съел на их глазах.

Затем Он сказал им : « Вот слова, которые Я говорил вам, когда был еще с вами: « Должно исполниться все, написанное о Мне в законе Моисеевом, пророках и псалмах« .

Затем он открыл им разум, чтобы они поняли Писание. Он сказал им: « Так написано, что Христос пострадает и воскреснет из мертвых в третий день, и что во имя Его проповедано будет обращение к прощению грехов во всех народах, начиная с Иерусалима. Вам же надлежит быть свидетелями ».(Лк 24, 35-48)

Иисус и два паломника на дороге в Эммаус

Два ученика шли в Эммаус. Они говорили о событиях, которые должны были произойти. Иисус подошел к ним и пошел с ними. Они не узнали Его. Иисус спросил их, о чем они говорят и почему так печальны.

Они удивились его невежеству и рассказали ему об осуждении и смерти Иисуса из Назарета; затем они рассказали ему о надеждах, которые они возлагали на Него, но которые рухнули, так как шел третий день после Его смерти; они упомянули об удивлении, вызванном рассказом женщин и находками тех, кто пошел к гробнице.

Иисус упрекнул их за медлительность в вере и объяснил им из Писания необходимость Своих страданий. Когда они дошли до Эммауса, Иисус хотел продолжить свой путь, но они удержали Его и уговорили остаться с ними, так как приближалась ночь.

Он вошел с ними, и когда преломил хлеб и подал им, они узнали Его, но Он тут же исчез. Они видели, с каким волнением он объяснял им Писание. Они немедленно вернулись в Иерусалим и рассказали ученикам о том, что с ними произошло.

Согласно Евангелию от Луки, Эммаус находился в шестидесяти фурорах(около одиннадцати километров) от Иерусалима.

 

Католическая традиция, восходящая к Евсевию и Иерониму, видит наш Эммаус в городе Никополе, ныне Амвас на равнине Сарона.

Никополь не был городом, и расстояние между ним и Иерусалимом составляет сто семьдесят вёрст.

Ученики не верили в воскресение Иисуса. Поэтому мысль о том, чтобы узнать Его в этом незнакомце, не приходила им в голову. С другой стороны, в личности Иисуса должны были произойти заметные перемены – либо через Его страдания и смерть, либо через Его воскресение: даже самые близкие ученики не решались узнать Его, когда Он подходил к ним (Лк 24:37 ; Ин 20:14-15).

Сочувственный интерес, который проявил к ним Иисус, завоевал доверие двух путников. Его вопросы побудили их открыть свои сердца (Лк 18:40 ; Ин 5:6 ; Ин 20:15). Он был силен не только словом, но и, прежде всего, делом, делами любви, которыми была наполнена Его жизнь.

И он был таким не только в глазах всего народа, но и перед Богом, Который видетельствовал о нем. В дополнение ко всем этим поводам для печали следует упомянуть еще одно обстоятельство, о значении которого они не решались высказаться и которое способствовало еще большему их смятению.

Они не привели свидетельство женщин как повод для надежды, которую они уверенно противопоставили приведенным ими болезненным фактам. Хотя ученики, посетившие гробницу, нашли ее именно такой, как говорили женщины !

Иисус, в свою очередь, дав им рассказать обо всех своих горестях, упрекнул их :  » Глупцы ! Прежде всего, он обвинил их в том, что им не хватило ума понять обетования, данные Богом через пророков (Гал 3:1).

Человек мог спастись только через страдания и смерть. Вечная любовь Бога, желавшего спасения человека, требовала и безмерного посвящения Спасителя, которое было необходимо для осуществления этого спасения.

По мере того как ученики постигали Писание, они чувствовали, как тьма в их сердцах проливается светом, сомнения сменяются уверенностью, и даже прежде, чем они узнали Иисуса, они полностью принадлежали Ему.

Именно так Иисус поступил с их духами, вместо того чтобы внезапно явиться им. Чтобы испытать учеников, Иисус продолжал идти и наверняка продолжил бы свой путь, если бы они не призвали Его остаться с ними. Он хотел, чтобы эта новая благодать зависела от них.

Вернувшись в Иерусалим, ученики из Эммауса не успели и слова сказать, как их встретили радостным возгласом : « Господь действительно воскрес ! В качестве доказательства ученики привели явление Иисуса Симону Петру.

Явление Иисуса Петру было доказательством Его милости к тому, кто, горько сожалея об этом, чувствовал потребность снова увидеть Иисуса и получить Его прощение (Мк 16, 7). Когда ученики из Эммауса рассказывали свою историю, появился Иисус с приветствием: « Мир вам ».

 

Чтобы успокоить их страх, Он показал им Свои ноги и руки и пригласил их прикоснуться к Нему. Затем, чтобы окончательно убедить их, Он поел с ними. Он напомнил им, что говорил им, что все пророчества о Нем исполнятся.

Он открыл их разум для понимания Писаний. Они возвещали о Его страданиях, воскресении и проповеди Евангелия среди всех народов. Иисус сделал учеников Своими свидетелями, пообещал им Святого Духа и велел ждать в Иерусалиме исполнения этого обещания.

Упоминание о ногах подразумевает, что к кресту были прибиты не только руки, но и ноги Иисуса. Этот отрывок из Евангелия от Луки оставляет мало места для сомнений. Радость, которую испытали ученики, увидев Иисуса, после печали и страха, держала их в состоянии замешательства, которое не позволяло им уверовать.

Чтобы дать им еще одно доказательство, Иисус попросил у них что-нибудь поесть. Иисус напомнил им о многих предсказаниях, которые Он сделал им перед Своей смертью и воскресением (Лк 9, 22; Лк 22, 37) . Иисус больше не считал Себя находящимся со Своими учениками; Его прежние отношения с ними сменились духовным общением.

Иисус в последний раз обратился к авторитету Писания, чтобы дать ученикам понять божественную необходимость всего, что с Ним произошло, и открыть им будущее Его царствование и призвание, которое они должны будут в нем исполнить. Во имя Его они должны проповедовать покаяние и раскаяние для прощения грехов.

Дьякон Мichel Houyoux

Ссылки на другие христианские сайты

◊ Православный портал : нажмите здесь, чтобы прочитать статью →Явление двум ученикам на пути в Эммаус

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◊ Божественная литургия : нажмите здесь →https://youtu.be/95liFjrl-74

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Lundi de la troisième semaine du Temps Pascal -Année B

Posté par diaconos le 13 avril 2024

Dimanche prochain | Homélie du 18ème dimanche du Temps ordinaire 1er ...

 # La vie éternelle est perçue par les peuples différemment à travers les époques et les religions. À l’époque néolithique, les peuples croient à l’existence de l’âme, principe différent du corps. Ils élèvent des monuments de taille monumentale où ils conservent les corps, matrices de l’âme. La chambre située en dessous des dolmens est fermée par une porte qui possède un trou par lequel pourront sortir les esprits des corps inhumés. Égyptiens de l’Antiquité : Isis, en tant qu’épouse d’Osiris, est la déesse associée aux rites funéraires. Après avoir retrouvé treize des quatorze parties du corps de son bien-aimé, assassiné et dépecé par Seth, son frère jaloux, elle lui donna le souffle de la vie éternelle, et lui donna un fils Horus.

Pour pouvoir se réjouir de la vie éternelle, les Égyptiens avaient besoin de faire conserver intact leur corps et leur nom. Être privé de l’un ou de l’autre était à leurs yeux le châtiment ultime. Le palmier est le symbole de la vie éternelle. Le judaïsme proclame la pérennité de l’âme ; la Vie éternelle est l’un des fondements des croyances du judaïsme. Le Monde à venir dit « Olam haBa » est étroitement liée à l’eschatologie et au messianisme juif. L’auteur qui en fit le plus mention est l’apôtre Jean

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

Jésus avait rassasié cinq mille personnes, et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer. Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque, et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui. Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce.

Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau.»

Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » (Jn 6, 22-29)

Le Pain de Vie

La foule qui y était restée vit qu’il n’y avait pas eu là d’autre barque que celle dans laquelle étaient entrés les disciples seuls, et que Jésus n’y était pas monté. Ces gens en conclurent qu’il devait être resté, comme eux, du côté oriental du lac. Mais le lendemain, ne trouvant là ni Jésus ni ses disciples, qui n’étaient pas revenus le chercher, ils profitèrent de quelques barques qui, dans l’intervalle, étaient venues de Tibériade, et traversèrent le lac, pour se rendre à Capharnaüm et y chercher Jésus.

Il ne s’agissait plus des cinq mille hommes de la veille, mais d’un certain nombre d’entre eux, qui avaient passé la nuit sur les lieux, tandis que la plupart des autres s’en étaient allés en contournant à pied l’extrémité du lac. Ces gens, retrouvant Jésus de l’autre côté du lac, lui demandèrent, avec un naïf étonnement : «Quand es-tu arrivé ici ?» Ils soupçonnèrent dans ce fait, qui leur fut inexplicable, une nouvelle action miraculeuse.

Ils furent plus avides de miracles que de la vérité qu’ils auraient pu recevoir par la parole de Jésus. De là, sa réponse, et ce discours pour répandre la lumière dans leurs cœurs. Ils voulurent savoir comment Jésus avait traversé le lac. Jésus ne jugea pas d’y répondre ; mais, selon sa coutume, il fit appel à la conscience de ses auditeurs, en leur adressant un reproche. Ils le cherchèrent, non parce qu’ils virent des miracles. Chaque miracle de Jésus était le signe de la présence, de la puissance et de la miséricorde de Dieu.

Mais, au lieu de considérer le miracle comme un signe et de s’élever aux biens éternels figurés par ce signe, les Juifs s’arrêtèrent aux effets matériels du miracle. Ainsi ils ne virent pas, dans la multiplication des pains, que la nourriture dont ils furent rassasiés. Ce fut pour combattre cette tendance charnelle que Jésus, dans un nouveau discours, exposa avec tant d’élévation et de profondeur la signification symbolique et spirituelle du miracle qu’il venait d’accomplir.

Jésus, après être arrivé à Capharnaüm, parut être entré dans la synagogue, où ses auditeurs de la veille l’avaient retrouvé ; là il prononça son discours et répondit aux objections de ses auditeurs. Cette circonstance ajouta à la solennité des enseignements qu’il fit entendre. La remarque de Jean concerna tout le discours de Jésus.  À la nourriture qui périt et dont se contentaient ses auditeurs, Jésus opposa la nourriture qui devient la vie de l’âme dès que celle-ci la reçoit et qui produit la vie éternelle et prolonge ses effets jusqu’au plein épanouissement de la vie dans l’éternité.

Ce que Jésus entendit par cette nourriture, il le confirma en ajoutant : «Le Fils de l’homme vous la donnera.» Il était lui-même, comme Fils de l’homme, la manifestation de la vie divine dans notre humanité, et lui seul pouvait la donner. Pour l’obtenir, il faut se rendre apte à la recevoir en renonçant, par un effort sérieux de la volonté, à nos erreurs et nos préjugés, pour venir à Jésus qui seul donne la vie.

Ils comprirent que Jésus exigeait d’eux un effort moral ; ils demandèrent quelles œuvres furent agréables à Dieu, conformes à sa volonté. Ils pensèrent à certains actes extérieurs dont la récompense serait la  nourriture qui subsiste en vie éternelle. la réponse de Jésus est d’autant plus frappante. À des œuvres Jésus opposa l’œuvre, la seule que Dieu demande. Et cette œuvre consiste à croire en Jésus-Christ qu’il envoya .

Cette foi, acte moral de la conscience et du cœur, fut, en elle-même, le principe de la vie divine parce qu’elle mit l’âme en communion avec Dieu par Christ. Elle est ainsi la source de toutes les œuvres d’obéissance de reconnaissance et d’amour, elle fut là racine de l’arbre qui, de lui-même, portera de bons fruits. Ces mots : l’œuvre de Dieu, ne signifient pas, comme le pensait Augustin, l’œuvre que Dieu opère en nous, idée vraie en elle-même.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites Web chrétiens

◊ Église catholique en France : cliquez ici pour lire l’article → Travailler pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle

◊ Service de catéchèse (diocèse de Namur) : cliquez ici pour lire l’article →Recevons le Pain de Vie

Vidéo Pasteur Marc Pernot : cliquez ici pour lire l’article →  https://youtu.be/S25ZjdJoW9o

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