Rendez-grâce au Seigneur, éternel est son amour !

Posté par diaconos le 6 avril 2018

Psaume 118, 2-4.13-15.22-24.

Un psaume est un texte poétique composé de plusieurs versets relevant de quatre genres littéraires principaux. Le mot vient du grec ancien ψαλμός (psalmos) qui désigne un air joué sur le psaltérion. Il a été employé dans la traduction des Septante pour traduire le mot hébreu mizmôr, qui désigne un chant religieux accompagné de musique et qui est attesté 57 fois dans le Livre des Psaumes1. Ils peuvent prendre des caractères différents : plus ou moins laudatif, intime, combatif, repentant, etc.

Un psaume est un texte poétique composé de plusieurs versets relevant de quatre genres littéraires principaux. Le mot vient du grec ancien ψαλμός (psalmos) qui désigne un air joué sur le psaltérion. Il a été employé dans la traduction des Septante pour traduire le mot hébreu mizmôr, qui désigne un chant religieux accompagné de musique et qui est attesté 57 fois dans le Livre des Psaumes1. Ils peuvent prendre des caractères différents : plus ou moins laudatif, intime, combatif, repentant.

Ce psaume (29 versets) appartient au genre littéraire des actions de grâce. Il comprend un premier chant de louange (versets 1 à 18) qui était notamment chanté au cours d’une procession dans les rues de Jérusalem. La seconde partie du psaume, (versets 19 à 28) comporte un dialogue entre le soliste, le peuple et les prêtres du temple sur le parvis de celui-ci.

Dans les versets 2 à 4, trois groupes qui constituent la maison d’Israël sont nommés : Israël en tant que société civile, la maison d’Aaron représentant la classe sacerdotale et ceux qui craignent le Seigneur (les étrangers sympathiques au judaïsme.)

« Le Seigneur est la force et le chant du psalmiste » (v14) exprime qu’il y a un lien entre les exploits de cette personne et les merveilles du Dieu de l’Alliance pour son peuple.La plupart des exégètes pensent que le personnage dont il est question ici pourrait être Néhémie (Ne 8, 13-18).

Dans cette hypothèse, ce psaume aurait été écrit pour la liturgie de la fête des Tentes de l’an -444 av J.-C., fête célébrée à la suite de la reconstruction des murs de Jérusalem .

Les justes (v15), qui lancent des cris de joie et de victoire, expriment leur reconnaissance à Dieu pour sa fidélité pour son peuple. Ce psaume était surtout chanté à la fête des Tentes où il prenait une importance tout à fait spéciale.

Il marquait la fin du repas pascal et l’évangéliste Marc nous l’apprend dans le récit de la dernière Cène : “Après le chant des psaumes, ils partirent vers le mont des oliviers” (Mc 14, 26). C’est la pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs mais qui est devenue la pierre d’angle.” (v 22) . Jour de fête et de joie pour le psalmiste (verset 24b) . Jour de fête et de joie pour nous, parce que le Christ ressuscité est la pierre d’angle de notre Église.

 Extraits

2. Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour !
3. Que le dise la maison d’Aaron : Éternel est son amour !
4. Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur : Éternel est son amour !
13. On m’a poussé, bousculé pour m’abattre ; mais le Seigneur m’a défendu.
14. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; il est pour moi le salut.
15. Clameurs de joie et de victoire sous les tentes des justes : « Le bras du Seigneur est fort,
22. La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle :
23. c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux.
24. Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Utilisez l’outil “Ancien Testament annoté” dans la colonne de gauche de cette page pour lire l’entièreté du psaume 118, commentaires et notes supplémentaires s’y rapportant et pour consulter notes et commentaires pour le chapitre 8 du livre de Néhémie. Pour le mode d’emploi de cet outil, cliquez sur le bouton “Mode d’emploi, c’est ici !” en haut de cette page.

Compléments

◊  → Prier avec les psaumes

◊ Catéchèse  → Jésus est la pierre d’angle (Ac 4, 11)

 Lien externe

◊ Pour prier avec ce psaume, où pouvons-nous nous situer ? → Prier avec les psaumes – Abbaye Notre-Dame de Maylis

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De ma bouche sort la justice, la parole que rien n’arrête. (Is 45, 23)

Posté par diaconos le 18 août 2015

CANTIQUE d’Isaïe (Is 45)

Comme la pluie et la neige descendent des cieux, et n’y retournent pas sans avoir arrosé, fécondé la terre et fait germer les plantes, sans avoir donné de la semence au semeur et du pain à celui qui mange, ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche :

Comme la pluie et la neige descendent des cieux, et n’y retournent pas sans avoir arrosé, fécondé la terre et fait germer les plantes, sans avoir donné de la semence au semeur et du pain à celui qui mange, ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche :

 15  Vraiment tu es un Dieu qui se cache, Dieu d’Israël, Sauveur !

16  Ils sont tous humiliés, déshonorés, ils s’en vont, couverts de honte, ceux qui fabriquent leurs idoles.

17  Israël est sauvé par le Seigneur, sauvé pour les siècles.  Vous ne serez ni honteux ni humiliés pour la suite des siècles.

18  Ainsi parle le Seigneur, le Créateur des cieux,  lui, le Dieu qui fit la terre et la forma, lui qui l’affermit, qui l’a créée, non pas comme un lieu vide,
qui l’a faite pour être habitée : « Je suis le Seigneur :  il n’en est pas d’autre !

19  « Quand j’ai parlé, je ne me cachais pas quelque part dans l’obscurité de la terre ; je n’ai pas dit aux descendants de Jacob : Cherchez-moi dans le vide ! « Je suis le Seigneur qui profère la justice, qui annonce la vérité !

20  « Rassemblez-vous, venez, approchez tous, survivants des nations ! « Ils sont dans l’ignorance, ceux qui portent leurs idoles de bois, et qui adressent des prières à leur dieu qui ne sauve pas.

21  « Déclarez-vous, présentez vos preuves, tenez conseil entre vous : qui donc l’a d’avance révélé et jadis annoncé ? « N’est-ce pas moi, le Seigneur ?
Hors moi, pas de Dieu ; de Dieu juste et sauveur, pas d’autre que moi !

22  « Tournez-vous vers moi : vous serez sauvés, tous les lointains de la terre ! « Oui, je suis Dieu : il n’en est pas d’autre !23    Je le jure par moi-même ! De ma bouche sort la justice, la parole que rien n’arrête. « Devant moi, tout genou fléchira, toute langue en fera le serment .24    Par le Seigneur seulement – dira-t-elle de moi  la justice et la force ! » Jusqu’à lui viendront humiliés, tous ceux qui s’enflammaient contre lui.
25    Elle obtiendra, par le Seigneur, justice et gloire, toute la descendance d’Israël.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Tu n’es pas facile à trouver, notre Dieu, mais tu nous sauves ! Ceux qui suivent des idoles sont ridicules, ils se déshonorent, ils s’en vont couverts de honte. Mais tes amis, tu les fais vivre, pour toujours, et jamais nous ne serons humiliés.

Dans cet extrait du livre d’Isaïe au chapitre quarante-cinq, son auteur nous invite à voir l’œuvre de Dieu accomplie dans le monde par des hommes qui ne le connaissent pas. Le Christ agit aussi par des personnes qui ne croient pas en lui  et des changements politiques et culturels qui pariassent agir contre l’Église, servent souvent à détruire beaucoup de faux dieux.

« N’allez pas croire que je sois venu abroger la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abroger, mais l’accomplir.  Amen, je vous le dis : avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise » (Mt 5,17)  Toute la Loi doit se réaliser. Jésus affirme que la religion de l’Ancien Testament était une première étape nécessaire de l’histoire du salut. Au moment où Jésus nous apprend une nouvelle manière de comprendre la Loi de Dieu, il nous met en garde contre la tentation de facilité. C’est ainsi que nous découvrirons une justice supérieure à celle des légistes de ce temps qu’étaient les scribes et les pharisiens :  « Je vous le dit : « Si votre idéal de perfection ne dépasse pas celui des maîtres de la Loi et des pharisiens, vous ne pouvez pas entrer dans le Royaume des cieux.  » (Mt 5, 20)

Dieu nous parle et se révèle par sa Parole : dans l’Ancien Testament, par la Loi et les Prophètes. Mais il se révèle, principalement par sa Parole incarnée, Jésus, le Verbe : «  Au commencement était le Verbe,  et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu »   (Jn 1, 1) La Parole de Dieu est Parole de vie : *Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie » (Jn 6, 63)

La vie, c’est ce que nous avons de plus précieux !  La Parole que rien n’arrête, c’est important…  Elle nous apprend qu’il y a une autre vie après la mort : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu’un reste fidèle à ma parole, il ne verra jamais la mort » (Jn 8, 51)  Il s’agit de la vie éternelle :  après notre mort, nous vivrons dans un état de joie parfaite, sous le regard de Dieu. C’est ce qu’on appelle la vie éternelle. Elle concerne tous les hommes qui en ont le désir.

La Parole de Dieu nous fait vivre de la vie d’amour de Dieu, vie éternelle déjà commencée sur la terre, et, en retour, elle nous permet de dire à Dieu, avec ses propres mots, tout l’amour que nous lui portons. la Parole , que rien n’arrête, est agissante, opérante, efficace : chaque mot de la Bible n’est pas une parole en l’air, comme le rappelle Jésus :  » Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas  ! »  (Mc 3, 31)

Croire en la Parole de Dieu, croire que Dieu nous parle, c’est avoir confiance en lui, c’est un acte de foi ! Cette Parole divine est nourriture de notre âme  : il s’agit de nourrir la vie qui ne passe pas ! La Parole de Dieu nous introduit dans un dialogue avec Lui. Jésus nous a enseigné comment nous pouvons nous adresser à Dieu. Lorsque tu désires t’adresser à Dieu, tu commences par la prière que Jésus nous a enseignée : « Notre Père qui es aux cieux… »

En conclusion, seule la Parole de Dieu peut changer profondément notre cœur et il est important que nous entrions dans une intimité toujours plus grande avec elle. Sachons trouver le temps pour nous tourner vers Dieu, à travers sa Parole et découvrir ainsi qu’il nous parle avec amour, qu’il nous aime infiniment !

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Une confiance sans bornes (Psaume 27)

Posté par diaconos le 22 janvier 2014

Une confiance sans bornes

Notre patience et notre douceur sont-elles un témoignage de notre confiance en Dieu ?

Notre patience et notre douceur sont-elles un témoignage de notre confiance en Dieu ?

01 Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ?  Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ?

02 Si des méchants s’avancent contre moi pour me déchirer,  ce sont eux, mes ennemis, mes adversaires, qui perdent pied et succombent.
03 Qu’une armée se déploie devant moi, mon cœur est sans crainte ;  que la bataille s’engage contre moi, je garde confiance.
04 J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie,  pour admirer le Seigneur dans sa beauté et m’attacher à son temple.
05 Oui, il me réserve un lieu sûr au jour du malheur ;  il me cache au plus secret de sa tente, il m’élève sur le roc. 
06 Maintenant je relève la tête devant mes ennemis. J’irai célébrer dans sa tente le sacrifice d’ovation ;  je chanterai, je fêterai le Seigneur.
07 Écoute, Seigneur, je t’appelle !  Pitié ! Réponds-moi !
08 Mon cœur m’a redit ta parole : « Cherchez ma face. » 
09 C’est ta face, Seigneur, que je cherche : ne me cache pas ta face. N’écarte pas ton serviteur avec colère : tu restes mon secours. Ne me laisse pas, ne m’abandonne pas, Dieu, mon salut ! 
10 Mon père et ma mère m’abandonnent ; le Seigneur me reçoit.
11 Enseigne-moi ton chemin, Seigneur,  conduis-moi par des routes sûres, malgré ceux qui me guettent.
12 Ne me livre pas à la merci de l’adversaire :  contre moi se sont levés de faux témoins qui soufflent la violence.
13 Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. 
14 « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »
Ce psaume est classé dans la catégorie des psaumes de confiance. Le thème dominant dans ces psaumes est une  confiance sans faille dans le Seigneur. Ces psaumes expriment la joie d’être avec le Seigneur et du désir de vivre toujours en sa présence : « J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche :habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie,  pour admirer le Seigneur dans sa beauté et m’attacher à son temple. «  (Ps 27, 4)
 Le psaume 16 est l’un des plus beaux parmi les psaumes de confiance ;  il exprime un attachement absolu au Seigneur : « J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Je n’ai pas d’autre bonheur que toi. » (Ps 16, 2) Le priant y exprime sa reconnaissance : « Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon cœur m’avertit »  (Ps 16, 3) et aux versets huit à onze, le priant exprime une confiance sans limite : « Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable. Mon coeur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : Tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption.  Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! A ta droite, éternité de délices ! » (Ps 16, 8-11).
Au psaume 23, le priant donne  la description d’un endroit qui invite au repos et à la confiance (v1b à v3a). Sans pasteur, la brebis aurait erré, cherchant en vain son chemin vers de bons pâturages. Mais le pasteur connaît ses brebis et il les conduit vers les lieux où il fait bon vivre et refaire ses forces pour mieux reprendre la route ensuite.

Vous pourriez aussi vous attarder suer les psaumes 11, 27, 90, 120 125, 131 qui sont aussi de très beaux psaumes de confiance. dans les psaumes de confiance, il y a deux idées que nous  retrouvons souvent : se croire en sécurité et s’abriter… se confier à….

Le psaume  vingt-sept se divise en deux parties très distinctes. La première partie est une protestation de confiance bannissant toute crainte (versets 1 à 6) ; la seconde relève les supplications d’une personne dans la détresse (versets 7 à 14). Aucun indice dans ce texte ne permet d’identifier le priant : est-il un simple fidèle ? est-il un roi ? est-il un prêtre du temple ? ou le roi David lui-même qui serait l’auteur de ce poème ? Une chose est sûre, le priant y exprime une confiance sans bornes : « Mon père et ma mère m’abandonnent ; le Seigneur me reçoit. » (v 10)

Dans les premiers versets, nous trouvons des images matérielles : rempart (v 1b), lieu sûr (v 5), tente (v 6b) ; ensuite nous découvrons des images vivantes :  défenseur  (Dieu de mon salut en v 9c), père et mère (v 10)
Le priant  insiste en disant :  » J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche :  habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie… » (v 4) : tous ses combats, toutes les épreuves rencontrées, toute ses tentations ne lui feront pas oublier que la maison du Seigneur est au bout du chemin ! Le priant cherche la face de Dieu. (vv 8-9) et sans la lumière qui rayonne de sa face, la vie du fidèle n’aurait aucun sens  (v 9d)

Compléments

◊   Un pénitent sincère et sa prière exprime toute sa confiance dans le Seigneur.→ Psaume 25 : Prière dans l’épreuve

◊ Psaume 23 →  Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien (Ps 23, 1-6)-Étude comparée de textes bibliques.

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Ne suit pas le chemin des pécheurs, il te perdra (Ps 1)

Posté par diaconos le 11 décembre 2012

Les deux chemins

Ne suit pas le chemin des pécheurs, il te perdra (Ps 1) dans conversion 070d-298x300

Le Seigneur connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra : " Produisez des fruits d’amour, de justice et de paix !"

1. Heureux est l’homme  qui n’entre pas au conseil des méchants, qui ne suit pas le chemin des pécheurs, ne siège pas avec ceux qui ricanent, 2. mais se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit !
3. Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu’il entreprend réussira.

4. Tel n’est pas le sort des méchants. Mais ils sont comme la paille  balayée par le vent, 5. au jugement, les méchants ne se lèveront pas, ni les pécheurs au rassemblement des justes. 6. Le Seigneur connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra.
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Ce psaume comprend deux strophes, de trois versets chacune, qui décrivent, le juste et son chemin (versets 1 à 3), l’autre l’impie et son chemin (versets 4 à 6). Comme le discours de Jésus sur la montagne, le premier psaume s’ouvre par une béatitude :  » Heureux est l’homme    qui n’entre pas au conseil des méchants  » Le psalmiste annonce ainsi la joie de toute personne qui s »abandonne à la volonté divine.  Sans doute parce que le péché régnant partout, la condition du bonheur y est décrite d’abord d’une manière négative : le juste doit impérativement éviter les méchants, les égarés et les rieurs.(verset 1)

N’entre pas…, ne suit pas…, ne siège pas…,  car si l’on entre dans la mauvaise voie, on y persiste et on finit par ne plus la quitter. Entrer dans la voie des pécheurs, suivre conseils des méchants, se mettre du côté des rieurs sont les attitudes à éviter.

N’entre pas dans la voie des méchants, des gens peu stables et sans principes : «  Les méchants sont une mer dérangée qui ne peut se calmer, dont les eaux rejettent de la vase et de la boue. » (Is 57, 20). Ne suit pas la route des gens habitués à une vie coupable comme ces pharisiens et ces scribes qui récriminaient contre Jésus. Ne suit pas les rieurs, ces personnes, dont l’esprit profane ne voit plus dans les textes sacrés que matière à plaisanterie.

Au verset 2 est décrit le bien à faire fondé sur l’adhésion à la loi du Seigneur. Ici, deux verbes décrivent le comportement du juste à l’égard de cette loi : il se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit ! C’était une coutume orientale de méditer les textes sacrés pour se préparer à la prière. C’est ainsi que priait Anne, la mère de Samuel : « Elle parlait dans son coeur : on voyait bien remuer ses lèvres, mais on n’entendait pas sa voix. » (1 S 1, 13)

Le juste est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps. L’Esprit Saint est une eau vive qui rafraîchit et renouvelle la vie intérieure. Pour celui qui croit en moi, dit Jésus, des fleuves d’eau vive jailliront de son coeur. (Jn 7, 38 ) Tout ce que le juste entreprend réussira. Le succès ne sera pas toujours immédiat ni apparent ; mais ni les crises, ni sa vieillesse ne l’empêcheront de porter du fruit.

« Cherchez à imiter Dieu, soyez pleins de générosité, de tendresse. Faites disparaître de votre vie tout ce qui est amertume, emportement, colère, éclats de voix ou insultes, ainsi que toute espèce de méchanceté, pardonnez-vous les uns aux autres. Oui, levons-nous, marchons sur le chemin que Jésus nous a tracé en nous abreuvant chaque jour à sa parole. Alors notre feuillage demeurera vert et nous porterons des fruits de joie, de bonheur et de paix que nos frères seront heureux de venir cueillir. » (Ep 4,30-5,2)

Convertissez-vous et produisez des fruits qui expriment votre conversion !

Produisez des fruits d’amour, de justice et de paix !

La deuxième strophe s’ouvre par un symbole inspiré du travail aux champs : le vannage. Le sommet des collines était le meilleur endroit pour battre le blé, afin que, le travail terminé, l’enveloppe du grain et la poussière fussent emportées par le vent. Ainsi les méchants, vides de tout bien, ne peuvent qu’être emportés par les jugements de Dieu. (verset 4)

Au jugement, les méchants ne se lèveront pas, ni les pécheurs au rassemblement des justes. Le chemin que nous suivons, image de notre vie, s’il n’est pas fondé en Dieu est amené à disparaître de lui-même. Le Seigneur connaît les hommes en qui sa parole a créé un lien de parenté avec lui :  » Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent. » (Jn 10, 14) Toute sa vie, le juste rend grâce au Seigneur en produisant des fruits d’amour, de justice et de paix. Toute la vie des justes est placée sous le signe de l’amour infini de Dieu. Par opposition, le chemin du méchant est abandonné ; c’est un chemin fermé, sans issue et ne conduisant nulle part.


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