La Sagesse est le rayonnement de la lumière éternelle, le miroir sans tache de l’activité de Dieu

Posté par diaconos le 16 novembre 2017

Jésus est la Sagesse de DieuIl y a dans la Sagesse un esprit intelligent et saint, unique et multiple, subtil et rapide ; perçant, net, clair et intact ; ami du bien, vif, irrésistible, bienfaisant, ami des hommes ; ferme, sûr et paisible, tout-puissant et observant tout, pénétrant tous les esprits, même les plus intelligents, les plus purs, les plus subtils.

La Sagesse, en effet, se meut d’un mouvement qui surpasse tous les autres ; elle traverse et pénètre toute chose à cause de sa pureté. Car elle est la respiration de la puissance de Dieu, l’émanation toute pure de la gloire du Souverain de l’univers ; aussi rien de souillé ne peut l’atteindre. Elle est le rayonnement de la lumière éternelle, le miroir sans tache de l’activité de Dieu, l’image de sa bonté.

Comme elle est unique, elle peut tout ; et sans sortir d’elle-même, elle renouvelle l’univers. D’âge en âge, elle se transmet à des âmes saintes, pour en faire des prophètes et des amis de Dieu. Car Dieu n’aime que celui qui vit avec la Sagesse. Elle est plus belle que le soleil, elle surpasse toutes les constellations ; si on la compare à la lumière du jour, on la trouve bien supérieure, car le jour s’efface devant la nuit, mais contre la Sagesse le mal ne peut rien. Elle déploie sa vigueur d’un bout du monde à l’autre, elle gouverne l’univers avec bonté. (Sg 7, 22 – 8, 1)

Source de l’image → Jésus est sagesse de Dieu » – KT42 – portail pour le caté

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Jésus est la Sagesse de Dieu. En lui, la Sagesse de Dieu décrite au premier paragraphe, s’est vraiment incarnée. Rien de souillé ne peut s’introduire dans la sagesse par-ce qu’elle est sainte et pure, la sagesse de Dieu pénètre tout, même ce qui est impur et imparfait, éclairant notre esprit. La sagesse de Dieu triomphe de l’impureté : telle est la nature de la lumière qu’elle ne saurait se trouver à côté des ténèbres sans les pénétrer et les absorber, et les transformer en sa propre substance. » A. Monod.

Jamais le mal ne sera plus fort que la Sagesse. La Sagesse est le souffle de la puissance de Dieu, le rayonnement de la gloire éternelle, l’image de sa bonté. La Sagesse de Dieu est au travail dans notre cœur. Enraciné dans la Parole de Dieu, nous amènerons la lumière là, où l’obscurité dominait : nous devons être présent là où se décident les problèmes de notre travail et de notre vie quotidienne, sans craindre de nous compromettre : la sagesse et l’esprit renouvelleront la face du monde.

Un des efforts dans notre prière ne devrait-il pas de nous intérioriser pour revoir notre vie sous ce nouveau  regard ? Redécouvrir Dieu à l’œuvre ! Comment pourrions-nous aider le Seigneur, rejoindre son travail dans le coeur des personnes que nous rencontrons ?

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Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent.

Posté par diaconos le 11 novembre 2017

Résultat de recherche d'images pour "Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent."En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :     « Moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.

Source de l’image → Bravo pour l’esprit de décision ! (Lc 16, 1-13)

Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande.     Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?

Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »

    Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens, eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision. Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu. » ( Lc 16, 9-15)

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Cet extrait de l’évangile de Luc pourrait nous donner à penser que Jésus a quelque chose contre l’argent et le travail. Eh bien non ! Jésus n’a rien contre l’argent. À  Nazareth, Jésus avait un métier. Jésus sait par expérience gagner sa vie à la sueur de son front. Entendez bien que Jésus ne condamne pas l’usage normal de l’argent. Par contre il n’a pas de mots assez forts pour condamner l’asservissement à l’argent. Parce que cet asservissement est un esclavage. L’esclavage de l’argent est le véritable cancer de notre société. Notre société occidentale se détruire elle-même sous le rythme infernal que lui impose la course à la richesse. Aujourd’hui additionner ne suffit plus, il faut multiplier les biens.

Saint Ignace avait une expression latine pour désigner le rapport que nous devrions avoir avec les créatures : tantum… quantum…, ce qui pourrait être traduit par autant… que…, ou dans la mesure où… Il explique que dans la vie chrétienne tout ce qui n’est pas Dieu, tout ce qui n’est pas le Créateur, est créature et doit être utilisé dans la mesure où cela nous mène vers Dieu. Utiliser les créatures autant que l’on voudra, et même le plus possible, tant qu’on les utilise pour aller vers Dieu, tant qu’elles nous mènent à Dieu. Le temps que Dieu nous donne doit être mis à profit pour nous rapprocher de Lui. Les choses matérielles, telles que la voiture, les vêtements, l’ordinateur, … ne doivent pas nous distraire de notre chemin vers Dieu.

Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles : il en est de même pour les amitiés. Suis-je prêt à mettre Dieu à la première place dans ma vie ? Tout le reste me conduit-il à lui ? Suis-je prêt à renoncer à ces amis qui, par leurs conversations, par leur compagnie, m’éloignent de Dieu ? Mon mari, mon épouse m’aident-ils à arriver à Dieu ? Que fais-je pour aider mon épouse, mon mari pour se rapprocher de Dieu ?

Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande : cette sentence, expression proverbiale d’une vérité d’expérience, sert d’introduction au verset suivant, où nous voyons que les plus petites choses sont les biens de la terre, et que les grandes sont les biens spirituels de l’âme.

Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent : Jésus déclare que cela est moralement impossible, et qu’ainsi, quiconque veut servir l’argent s’exclut du service de Dieu. (Lc 16,13) Les pharisiens, parce qu’ils étaient amis de l’argent, étaient bien décidés à ne pas l’abandonner  (verset 13) mais pour Jésus ce service les exclut de celui de Dieu, leur orgueil s’en irrita, et ils se vengèrent en se moquant de lui.

La pauvreté de Jésus et de ses adhérents était sans doute le sujet de leurs moqueries. Cela nous montre quel degré d’incrédulité et de frivolité pouvait s’allier au grave caractère qu’affectaient ces hommes. On ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi.

La vraie réponse à leurs sarcasmes impies sera la parabole du mauvais riche, (verset 19 et suivants) l’une des plus sévères que Jésus ait prononcées (La pauvreté de Jésus et de ses adhérents était sans doute le sujet de leurs moqueries. Ce trait nous montre quel degré d’incrédulité et de frivolité pouvait s’allier au grave caractère qu’affectaient ces hommes.

Compléments

◊ Du livre d’Amos  → Dieu frappe aussi à ta porte, vas-tu l’accueillir ? (Am 8, 1-7)

◊  La rencontre avec Dieu passe par la rencontre avec les plus démunis →    Le pauvre Lazare et l’homme riche (Lc 16, 19-31)

Liens externes

◊ Du site « Idées-Caté » → Aucun domestique ne peut servir deux maîtres à la fois… (Lc 16, 1-13)

◊   Dieu se range du côté du faible → Que dit la Bible sur le partage et la pauvreté ?

 

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Jésus est la pierre d’angle (Ac 4, 11)

Posté par diaconos le 13 juin 2016

Extrait du livre des Actes des Apôtres au chapitre quatre

La construction que vous êtes a pour fondations les apôtres et les prophètes et pour pierre d’angle le Christ Jésus lui-même (Éphésiens 2, 20).

La construction que vous êtes a pour fondations les apôtres et les prophètes et pour pierre d’angle le Christ Jésus lui-même (Éphésiens 2, 20).

En ces jours-là, après la guérison de l’infirme, comme Pierre et Jean parlaient encore au peuple, les prêtres survinrent, avec le commandant du Temple et les sadducéens ; ils étaient excédés de les voir enseigner le peuple et annoncer, en la personne de  Jésus, la résurrection d’entre les morts.

Ils les firent arrêter et placer sous bonne garde jusqu’au lendemain, puisque c’était déjà le soir. Or, beaucoup de ceux qui avaient entendu la Parole devinrent croyants ; à ne compter que les hommes, il y en avait environ cinq mille.

Le lendemain se réunirent à Jérusalem les chefs du peuple, les anciens et les scribes. Il y avait là Hanne le grand prêtre, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui appartenaient aux familles de grands prêtres. Ils firent amener Pierre et Jean au milieu d’eux et les questionnèrent : « Par quelle puissance, par le nom de qui, avez-vous fait cette guérison ? »

Alors Pierre, rempli de l’Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens, nous sommes interrogés aujourd’hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé. Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts,
c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant.

Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle. En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »

Or, voyant la hardiesse de Pierre et de Jean, et se rendant compte que c’étaient des hommes sans instruction et du commun peuple, ils étaient dans l’étonnement, et ils les reconnaissaient pour avoir été avec Jésus. Et voyant là debout avec eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer.

Mais leur ayant commandé de sortir du sanhédrin, ils consultaient entre eux, disant : Que ferons-nous à ces hommes ? Car, qu’un miracle notoire ait été accompli par eux, cela est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons le nier. Mais afin que cela ne se répande pas davantage dans le peuple, défendons-leur avec menaces de parler encore à qui que ce soit en ce nom-là.

Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Mais Pierre et Jean répondant leur dirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu. Car pour nous, nous ne pouvons pas ne point parler des choses que nous avons vues et entendues. Ils les renvoyèrent donc après leur avoir fait de nouvelles menaces, ne trouvant aucun moyen de les punir, à cause du peuple, parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui était arrivé. Car l’homme sur qui le miracle de cette guérison avait été fait, avait plus de quarante ans.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Source de l’image : à l’écoute des évangiles  → La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire

Le  succès des deux discours de Pierre  (Ac 2, 14-42 ; Ac 3, 11-26) et le nombre croissant des chrétiens attirèrent l’attention et provoquèrent l’opposition de leurs adversaires : les sacrificateurs, le commandant du Temple, les autorités religieuses  et les sadducéens, irrités de ce que les apôtres enseignaient la résurrection au peuple en lui prêchant Jésus. se saisirent d’eux et les mirent en prison jusqu’au jour suivant. Beaucoup de gens parvinrent à la foi ; le nombre des croyants s’éleva à près de cinq mille.

Deux choses irritèrent  leurs adversaires : c’est d’abord que les disciples enseignaient le peuple et  ensuite qu’ils annonçaient la résurrection du Christ. Ceci contraria surtout les sadducéens, qui nièrent la vie après la mort et qu’ils  entendirent Pierre parler de la résurrection de Jésus. (Ac 3-15)

Ils estimèrent  que c’était là prêcher la doctrine de la résurrection en général : « Si c’est dans cette vie seulement que nous avons espéré en Christ, nous sommes les plus misérables de tous les hommes. Mais maintenant Christ est ressuscité des morts, comme prémices de ceux qui se sont endormis. Car, puisque la mort est venue par un homme, la résurrection des morts est aussi venue par un homme. (1 Co, 15, 19-21)

Pierre et Jean arrivèrent au temple, vers la neuvième heure  pour participer à la prière ( Prière et de l’oblation du soir). Sur le parvis de la neuvième porte d’entrée (Porte la Belle) , ils virent un homme impotent de naissance, qu’on plaçait tous les jours pour demander l’aumône à ceux qui venaient. (Ac 3,1)   Puisque cet homme devait être porté, il était paralysé, et cela dès sa naissance  ; il était indigent et réduit à demander l’aumône. Pierre et Jean  ne furent pas indifférents à ce malheureux.

Mais Pierre dit : De l’argent et de l’or, je n’en ai point ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ le Nazaréen, marche ! (Ac 3, 6)  Pierre  leva le malade en le prenant par la main, le sentiment  qu’il eut d’être guéri, et qui se manifesta dans le fait qu’il se mit debout en sautant, sa vive reconnaissance qui s’exprima par des louanges, et l’étonnement du peuple, témoin du miracle, tout donna à cette guérison quelque chose de dramatique portant le caractère de la vérité historique.

Après la guérison de l’impotent  et le discours prolongé de Pierre, la nuit approcha ; on ne pouvait  plus convoquer le sanhédrin et faire comparaître Pierre et Jean. C’est pourquoi ils furent mis en prison jusqu’au lendemain. Le sanhédrin s’assembla, ayant à sa tête le souverain sacrificateur Anne et d’autres représentants des hautes classes sacerdotales. Pierre et Jean furent introduits ; on leur demanda par quel pouvoir ils firent ce miracle. ( Ac, 8-7)

Pierre répondit en relevant d’abord le fait que Jean et lui sont poursuivis pour avoir guéri un malade ; la guérison fut obtenue par le nom de ce Jésus que les Juifs crucifièrent et que Dieu  ressuscita. Jésus est la pierre rejetée par les constructeurs et il est devenu la  pierre de l’angle. Le salut ne se trouve en aucun autre. C’est par son nom qu’il nous faut être sauvés. (Ac 8-12)

Les membres du sanhédrin furent surpris de l’assurance avec laquelle s’exprimèrent Pierre et Jean,  qu’ils reconnurent être des compagnons de Jésus. La présence du malade guéri les embarrassa. Ils firentt sortir les apôtres et délibérèrent. Ils décidèrent de leur interdire de parler désormais au nom de Jésus. (Ac 4, 13-17)

Après avoir rappelé les apôtres, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus.; mais Pierre et Jean les prirent  à témoin que leur devoir était d’obéir à Dieu premièrement. Les autorités les relâchèrent, avec de nouvelles menaces, n’osant les punir par crainte du peuple, qui rendit gloire à Dieu de cette guérison d’un homme paralysé depuis  quarante ans. (Ac, 18-22)

« C’est par le Christ que nous avons, les uns et les autres, accès auprès du Père, dans un même Esprit. Ainsi vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors, mais vous êtes concitoyens des saints et domestiques de Dieu ; ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire, en qui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur ; en qui vous aussi, vous êtes édifiés ensemble pour être une habitation de Dieu en Esprit. » (Ep. 2, 18-22) Pour Dieu, il n’y a pas de races inférieures. Nous sommes tous égaux devant Lui. Le Temple de Dieu est fait de personnes : nous sommes tous enfants de Dieu, croyants ou non, Ceci nous confère une dignité  transcendante. En découle le devoir de changer dans nos rapports avec les gens dans notre manière de penser et d’agir.

Liens externes

◊ Qui est Jésus ? → Jésus est-il Dieu ?

◊ Jésus est-il ressuscité ? →  la résurrection de Jésus Christ est-elle un fait historique ?

◊ Qui suis-je ? →   “Jésus est-il pertinent à notre époque?”

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Un Dieu qui veut le bien de l’humanité, un Dieu qui pardonne

Posté par diaconos le 10 mars 2016

Du livre de l’Exode au chapitre trente-deux

Sur le plan symbolique, le Veau d'or est associé à la soif de pouvoir, à la jouissance immédiate de biens matériels, à l'opulence et à la puissance de l'argent . Il est la manifestation de la vénération pour l'or, c'est-à-dire pour une richesse qui pervertit les âmes et les cœurs . Il symbolise également la tentation toujours présente et toujours renouvelée d'élever l'or et l'argent au

Sur le plan symbolique, le Veau d’or est associé à la soif de pouvoir, à la jouissance immédiate de biens matériels, à l’opulence et à la puissance de l’argent . Il est la manifestation de la vénération du dieu Argent, c’est-à-dire pour une richesse qui pervertit les âmes et les cœurs . Il symbolise  la tentation  d’élever l’or et l’argent au rang de divinité. Vous ne pouvez servir Dieu et l’argent (Mt 6, 24 : Lc 16, 13 ; Mt 21, 12 ; Jn 2, 14)

En ces jours-là, le Seigneur parla à Moïse : « Va, descends, car ton peuple s’est corrompu, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte. Ils n’auront pas mis longtemps à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre ! Ils se sont fait un veau en métal fondu et se sont prosternés devant lui. Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : “Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.” »

Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide.     Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les exterminer ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. »     Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par ta grande force et ta main puissante ?     Pourquoi donner aux Égyptiens l’occasion de dire : “C’est par méchanceté qu’il les a fait sortir ; il voulait les tuer dans les montagnes et les exterminer à la surface de la terre” ?

Reviens de l’ardeur de ta colère, renonce au mal que tu veux faire à ton peuple.     Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Israël, à qui tu as juré par toi-même : “Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel ; je donnerai, comme je l’ai dit, tout ce pays à vos descendants, et il sera pour toujours leur héritage.” »

Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple. (Ex 32, 7-14 )

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Source de l’image : la Bible illustrée, livre de L’Exode → Chapter 32 to 34 – Rebellion and Restoration

Moïse avait fait l’ascension du mont Sinaï pour y recevoir les Tables de la Loi et pendant qu’il s’y trouva,  les Hébreux, libérés de l’esclavage en Égypte, oublièrent les prodiges que Dieu fit pour eux.  Ils pressèrent Aaron, le frère de Moïse de leur construire une idole d’or, en fondant les bijoux en or qu’ils avaient emportés avec eux. Avec l’or fondu, il construisit un veau d’or que les Hébreux adorèrent à l’imitation du taureau Apis qui était adoré en Égypte. Ils s’étaient donc détournés de Dieu en révérant cette statue. Ils sent rabaissés en se prosternant devant cette statue et en lui offrant des sacrifices. Ce comportement irrita profondément Dieu : « Ma colère va s’enflammer contre eux, et je les exterminerai. » Allons ! Ne nous rabaissons pas ainsi ! Seule l’adoration de Dieu ne nous rabaisse pas !

Moïse eut peur : il pensa qu’en employant des mesures extrêmes, le Seigneur ramènerait son peuple sur le bon chemin et que les gens seraient plus responsables. Moïse s’efforça d’apaiser Dieu : « Ravise-toi du mal que tu veux faire. » Quelle audace !  Mais c’est aussi une belle prière de supplication : il prie pour son peuple idolâtre. Plus tard, Jésus pria aussi pour les pécheurs. T’arrive-t-il de prier pour les gens que tu vois faire le mal autour de toi ? Te places-tu du côté des justes ?

Dieu honora la supplication de Moïse et se ravisa du mal dont il avait menacé son peuple. Dieu accorde de l’importance à nos prières. Ce récit nous montre cette face de Dieu  : un Dieu qui veut le bien de l’humanité, un Dieu qui pardonne, un Dieu qui attends nos intercessions, nos prières.

Réfléchis un peu : quels sont les points de ta vie qui suscitent la colère de Dieu ? Quelles sont les conversions qui urgent dans ta vie ? En cette quatrième semaine du temps de Carême, fais un effort pour retrouver Dieu, Père de bonté et de miséricorde. La parabole de l’enfant prodigue illustre bien jusqu’à quel point Dieu est plein de miséricorde. Peut importe ton éloignement de Lui, il t’attends et te tend ses bras pour t’accueillir.

En descendant du Mont Sinaï où il s’était entretenu avec Dieu, Moïse trouva son peuple en adoration devant une statue en or : un veau ! Le peuple infidèle eut du mal à effacer sa faute.

Complément

◊  La patience de Dieu. Elle est comme son amour, infinie →  La parabole du figuier stérile nous montre la patience de Dieu. Elle est comme son amour, infinie. (Lc 13, 6-9)

Liens externes

◊ Vers qui se tourner quand tout va mal ?  → Le Veau d’Or – Chrétiens aujourd’hui

♥  Vidéo

Le veau d’or

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