Qu’il me soit fait selon ta Parole

Posté par diaconos le 3 octobre 2021

L’Annonciation à Marie

Fete de l Annonciation de la Vierge,

# Avant d’être faite à Marie, l’Annonciation d’une grossesse miraculeuse est faite à Sarah, épouse d’Abraham (Genèse 18, 9-15) ainsi qu’à la femme de Manoah, qui enfantera Samson (Juges 13, 2-7.24-25a). De même la cousine de Marie, Élisabeth est enceinte malgré son âge avancé (Luc 1, 5-25 & 57-80). Paul Verhoeven, membre du Jesus Seminar, souligne certaines incohérences dans le récit des Évangiles ; ces contradictions doivent selon lui conduire à mettre en doute l’idée d’une conception surnaturelle de Jésus.
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Si le miracle de la fécondation par l’Esprit-Saint avait été connu des parents et des frères de Jésus, écrit Verhoeven, « on ne comprendrait pas pourquoi plus tard, lorsque Jésus se met à pratiquer des exorcismes, sa famille s’oppose à lui, pense qu’il est fou et tente par la force de le traîner à Nazareth [Marc, III, 21, 31-35]. L’incrédulité des frères de Jésus, soulignée par l’Évangile de Jean [Jean, VII, 1-5], est incompréhensible s’ils sont au courant du miracle de sa conception ».
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Le récit coranique reprend l’épisode de l’annonciation dans la sourate 19, versets 17-21. Selon Guillaume Dye, le Coran suit ici le Protévangile de Jacques, apocryphe chrétien du IIe siècle. Cet événement biblique est célébré par les catholiques et les orthodoxes (l’Annonciation est une des Douze Grandes Fêtes). Célébré le 25 mars (neuf mois avant Noël) par la tradition chrétienne, l’anniversaire de l’Annonciation correspond aux anniversaires des morts d’Adam et de Jésus. Si le 25 mars est un dimanche, la fête est décalée au lundi 26.
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Et si le 25 mars tombe pendant la semaine sainte ou la semaine de Pâques (autrement dit si Pâques a lieu avant le 2 avril), alors l’Annonciation est décalée au deuxième lundi après Pâques. .Jusqu’à l’époque de Justinien (530-550), il n’y eut pas d’autre fête mariale que la « Mémoire de Marie » dans l’octave de Noël. Justinien imposa partout en Orient la célébration de l’Hypapante le 2 février au lieu du 14, quarante jours après la Nativité du Christ, qui fut définitivement placée le 25 décembre au lieu du 6 janvier, par son successeur Justin II.
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Les siècles suivants furent adoptées d’autres fêtes mariales, la fête de l’Assomption (15 août) et la Nativité de Marie (8 septembre). C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre l’insertion dans le calendrier liturgique de la fête du 25 mars (correspondant au jour de l’équinoxe de printemps dans le calendrier romain) comme fête de l’Annonciation (placée symboliquement neuf mois avant celle de Noël) qui est fixée dans la seconde moitié du VIIe siècle.
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En 691 et 692, le sixième concile in Trullo se réunit dans la salle de la coupole (en grec trullos) à Constantinople. Il affirme dans son 52e canon : « Que durant le Carême il faut célébrer la messe des présanctifiés. Tous les jours de la sainte quarantaine de jeûne, sauf les samedis et dimanches et le saint jour de l’Annonciation, qu’on célèbre la sainte liturgie des présanctifiés ».
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Dieu ne dirige pas les choses selon nos prévisions. Il dépasse nos vues. Faisons lui confiance lorsque les évènements nous déconcertent . Il y a un peu plus de deux mille ans , un jour dans une humble maison de Nazareth , un ange, envoyé par Dieu, s’adressa à une jeune fille simple, croyante et pieuse pour lui révéler le projet de Dieu et quel rôle Dieu lui proposa dans ce projet. L’ange dit à Marie : « Je te salue Marie, comblée de grâces, le Seigneur est avec toi » (Lc 1, 28)

Dieu se fit proche de Marie en étant aimant, délicat et souriant. Par son messager, il lui fit savoir qu’i lui demanda son accord pour un projet qui la dépassa totalement. : « Sois sans crainte Marie, voici que tu vas concevoir et mettre au monde un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus et son règne n’aura pas de fin » (Lc 1, 31)

C’est l’histoire de Marie, c’est son annonciation et c’est aussi l’histoire de l’amour et de l’infini respect de Dieu pour toutes ses créatures. Dieu prit l’initiative : il vint à  l’improviste, à ;la rencontre de celle qu’il combla de grâces. Marie, bouleversée et troublée, interrogea le messager avant de donner sa réponse : « Comment cela se fera-t-il ?  » l’ange Gabriel, le messager de Dieu, la rassura avzc douceur, en lui rappelant que Dieu prit cette initiative. Il voulut l’associer, l’unir à son projet de salut : l’enfant quelle porta fut appelé Jésus.

« L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi Celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu »(Lc 1, 35). Ainsi se réalisa la bonne Nouvelle attendue depuis des siècles. C’est un message de joie : « Réjouis*toi fille de Sion ». C’est un message de grâces : « Réjouis-toi comblée de grâces car le Seigneur est avec toi (Lc 1, 28)

Comment ne pas être troublée devant cette initiative de Dieu ? Comment ne pas chercher à s’informer sur cette maternité annoncée ? Comment ne pas s’incliner devant le mystère ?  : « Voici la servante du Seigneur : que tout se passe pour moi comme tu viens de me le dire » (Lc 1, 38. ) Ce fut l’accord de Marie au projet de Dieu. Par ce OUI? Marie accepta de devenir la mère du Messie. Le OUI de Marie changea le monde comme notre OUI à la volonté divine peut nous transformer aussi.

Marie, apprends-nous à dire OUI au Christ qui nous appelle dans le pauvre qui passe, à dire OUI à ces voisins  qui attendent notre amitié. Apprends-nous à dire OUI à travers la joie familiale  de ces fêtes de fin d’année, à travers nos enfants qui grandissent et que nous ne comprenons pas toujours très bien., à travers l’amour qui nous unus unis aux personnes que nous aimons.  Comme Marie se rendit disponible à Dieu, écoutons l’appel que le Seigneur nous adresse: Il est notre Dieu et nous somme son peuple.

Le Père Elias Shahmiri, témoin fidèle du Dieu d’Amour : « Seigneur, qu’il me soit fait selon Ta volonté »

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Rencontre avec la parole de vieAuteur  Diacre Michel Houyoux  - 224 pages , publié en français le 06 juillet 2012

         EAN 139783841698070 ISBN   978-3-8416-9807-0  Format  Broché

        EAN13   Éditeur  Croix du Salut

      Publié à la maison d’éditions Croix du     Salut

Site Web  http : www. editions-croix.com

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Rencontre avec la Parole de Vie

 

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Existence d’un Au-delà : « Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé »
◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Jésus est la lumière du Monde
Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Saint Michel, Saint Gabriel et Saint Raphaël, Archanges

 

                       

 

 

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Twenty-seventh Sunday in Ordinary Time – Year B

Posté par diaconos le 29 septembre 2021

What does “what God has joined together, let no one separate” mean? |  GotQuestions.org

The Church does not prohibit the separation of spouses for serious reasons, provided that there is no remarriage; « simple » separation does not therefore prevent access to the sacraments. Adultery as such does not even prevent access to the sacraments, but only remarriage, which is considered to be a lasting installation in adultery1 For the Catholic Church, the sacrament of marriage is indissoluble.

If the spouses separate, any civil remarriage is considered gravely sinful. Separated spouses are considered, during the lifetime of the first spouse, to be unfit for any further legitimate married life. The principle of the indissolubility of marriage is based on the New Testament, in particular Matthew 5:31-32, Matthew 19:1-9, Mark 10:2-12, Luke 16:18 and 1 Corinthians 7, 11. These texts prohibit repudiation and remarriage.

The Gospel of Matthew, in two places (5, 3-22 and 19, 9), mentions a reason for prohibiting marriage taken into account by the Catholic Church, namely that illegitimate union while ilotex gives « fornication » of which a spouse would be guilty if the marriage were recognised as valid. There are other cases in which the union is not valid (illegitimate), in which case the Church may also pronounce a declaration of nullity of the marriage, through the ruling of an ecclesiastical court.

The marriage is therefore not dissolved, but is considered never to have existed. It is then possible to renew the consent in church. However, the mere fact that the marriage has failed is not sufficient to obtain this declaration. The most common reasons for declaring a marriage null and void are lack of discernment or a situation of duress at the time of the marriage.

A marriage that has not been consummated (i.e. that has not given rise to sexual relations) is also considered null and void. Every year, approximately 55,000 requests for a declaration of annulment are presented to the ecclesiastical courts (approximately 500 in France). They result in a declaration of nullity in more than 90% of cases. It should be noted that the Catholic Church also considers civil marriages between two non-baptised persons or between a non-baptised person and a baptised person to be indissoluble, with two exceptions.

A marriage between two unbaptised persons can be dissolved by a bishop if one spouse accepts baptism and the other refuses (this is the « Pauline privilege », based on 1 Corinthians 7, 11); a marriage between a baptised spouse and an unbaptised spouse can be dissolved by the Pope (this is the « Petrine privilege ») if the unbaptised spouse endangers the faith of the baptised spouse, who wishes to have a baptised spouse. And the dissolution of such a marriage can be carried out at the sole request of one of the spouses, even against the will of the other.

The Church does not prohibit the separation of spouses for serious reasons, provided that there is no remarriage ; « simple » separation does not therefore prevent access to the sacraments. Adultery as such does not even prevent access to the sacraments, but only remarriage, which is considered to be a lasting installation in adultery1 For the Catholic Church, the sacrament of marriage is indissoluble.

If the spouses separate, any civil remarriage is considered gravely sinful. Separated spouses are considered, during the lifetime of the first spouse, to be unfit for any further legitimate married life. The principle of the indissolubility of marriage is based on the New Testament, in particular Matthew 5, 31-32, Matthew 19 1-9, Mark 10, 2-12, Luke 16, 18 and 1 Corinthians 7, 11. These texts prohibit repudiation and remarriage. The Gospel of Matthew, in two places (5, 3-22 and 19, 9), mentions a reason for prohibiting marriage

What God has joined together, let no man put asunder !

« Is it lawful for a man to divorce his wife? (Mr 10, 2) What was the temptation to which the Pharisees wanted to subject Jesus? Their general question must have been answered in the affirmative, since divorce was permitted by law in certain circumstances, and Jesus Himself had permitted it in the case of adultery.

They were aware of Jesus’ statements against divorce and hoped to put him at odds with the law of Moses and their own tradition. « Moses permitted the writing of a letter of divorce and repudiation » (Mk 10, 4). According to Matthew, Jesus rejects divorce, recalling the primitive design of God, who created a man and a woman to become one in an indissoluble union; and it is the opponents who invoke the law of Moses as an objection to the principle established by Jesus, since this law authorises divorce.

According to Mark, on the contrary, it was Jesus who first appealed to the law ; and since this law seemed favourable to the Pharisees, Jesus explained the reason, the hardness of the heart; then he explained the destination of man and woman in the plan of creation. The substance of the teaching remained the same, but these discrepancies in the accounts of Matthew and Mark show how independent they were of each other.

Jesus quoted verbatim « he made them male and female » from Genesis 1, 27, the account of the creation of man and woman, which marked God’s intention in their union, and then the word of Adam (Genesis 2, 24), which he appropriated and sanctioned by his authority. He adds, as a conclusion: « Thus it is no longer two who can be separated, but one flesh, one being » (Mt 19, 4-6).

From the Gospel according to Mark

02 Some Pharisees came up to him, and to test him, they asked him, « Is it lawful for a husband to send his wife away? « 03 Jesus answered them, « What did Moses command you? 04 They answered him, « Moses allowed you to send away your wife on condition that you draw up a deed of repudiation. 05 Jesus answered, « Because of the hardness of your hearts, he made this rule for you.

06 But at the beginning of creation God made them male and female. 07 Therefore a man shall leave his father and mother,08 and shall cleave to his wife, and the two shall become one flesh. So they are no longer two, but one flesh. 09 Therefore, what God has joined together, let no one separate. 10 When the disciples returned home, they asked him about this again. 11 He said to them, « Whoever sends away his wife and marries another woman commits adultery with her.

12 If a woman who has sent away her husband marries another, she becomes an adulteress. 13 Some people presented children to Jesus to lay hands on them; but the disciples hurriedly turned them away. 14 When Jesus saw this, he became angry and said to them, « Let the children come to me; do not hinder them, for the kingdom of God belongs to their kind. 15 « Verily, I say unto you, Whosoever does not receive the kingdom of God as a little child shall not enter it. 16 He kissed them, blessed them, and laid his hands on them ». (Mk 10:2-16)

This statement is still part of the speech to the Pharisees. The Gospel of Matthew also mentions a question that the disciples asked Jesus (without indicating that he was at home), but this question concerned the advisability of marriage (Matthew 19, 10-12).

In Mark the thought is very different. It presupposed a reciprocity and equality between the two spouses which did not exist among the Jews either in law or morals and which was only found in Greece and Rome. Some interpreters conclude that he adapted the discourse reported by Jesus to these foreign customs, or that Jesus wanted to establish in advance a rule for his Church.

But even if a woman driving away her husband was unheard of among Jews, was it not possible that Jesus was alluding to what had just happened in Herod’s household ? The equality of woman and man before the law and before God certainly emerges from the Gospel, but in a way that was completely unknown in antiquity. « Matthew, Mark and Luke record this instructive and moving story, but all three have no apparent connection with what precedes and follows. That he could touch them may indicate in these pious parents the thought that, if only this man of God would touch their children, a blessing would result for them.

In order to receive the Gospel that introduces us to it and the life from above that is its essence, we must have recovered, by divine grace, the characteristics that distinguish the little child: the feeling of its weakness, of its absolute dependence, humility, candour. The child has no prejudices and therefore receives with simplicity of heart what is presented to him as truth.

Jesus’ tenderness for the small and weak explains why he was indignant against his disciples who wanted to keep them away from him.  Jesus blessed them by laying his hands on them.  This gesture was not a vain and empty symbol, but the means by which Jesus communicated the blessing. The divine blessing remained on these children.

Deacon Michel Houyoux

Links to other Christian websites

◊ ◊ Father Hanly : click here to read the paper →  Homily for 27th Sunday in Ordinary Time, Year B

◊  Aaugustinian friends  click here to read the paper →Twenty-Seventh Sunday in Ordinary Time Year B

  What God Has Joined Together, Let Not Man Separate,

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Samedi de la dix-neuvième Semaine du Temps Ordinaire — Année impaire

Posté par diaconos le 14 août 2021

 N’empêchez pas les enfants de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent

 De l’évangile selon Matthieu

13 Ensuite, on présenta des enfants à Jésus pour qu’il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartèrent vivement. 14 Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. » 15 Il leur imposa les mains, puis il partit de là .(Mt 19, 13-15).

Jésus Aujourd'hui

Jésus et les petits enfants

« Alors on lui amena de petits enfants, afin qu’il leur imposât les mains, et qu’il priât ; mais les disciples les reprirent. » (Mt 19, 13  :Matthieu rendit  plus complètement le vœu de ces pieux parents. Imposer les mains était, de la part de Jésus, le moyen symbolique de communiquer les grâces demandée s par la prière. Reprirent ceux qui présentaient les enfants, craignant qu’ils n’importunassent inutilement Jésus. Profonde méconnaissance des trésors de compassion et d’amour qui étaient en lui, et qu’il était toujours prêt à répandre sur tous !

Pourquoi Jésus dit-il, dans les trois synoptiques : à de tels est le royaume des cieux, et non aux petits enfants ? Ce ne fut pas pour en exclure ces derniers, ce qui serait une contradiction dans les termes ; mais il voulut généraliser sa pensée, l’appliquer aux adultes et leur indiquer les dispositions des petits enfants comme étant celles qu’ils devraient revêtir pour pouvoir entrer dans son royaume.

Ces paroles de Jésus n’eurent aucun rapport direct avec le baptême des petits enfants, et l’on ne peut les invoquer pour le justifier ; mais comment nier qu’elles ne lui fussent favorables ? Qui dira où est la différence entre la grâce du baptême et celle que Jésus conféra à ces petits enfants en leur imposant les mains ? Mais ce qui est plus important, c’est de bien considérer comment Jésus se montra l’ami des petits et des faibles, le Sauveur de notre pauvre humanité tout entière, du berceau à la tombe.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  → Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits enfants

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊Dom Armand Veilleux de l’Abbaye de Maredsous (Belgique) : cliquez ici pour lire l’article  → Homélie pour le samedi de la 19ème semaine du Temps ordinaire (14 août 2021)

◊Père André Gilbert : cliquez ici pour lire l’article  → Samedi de la 19e semaine, année impaire

  Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas !

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Jeudi de la onzième semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 17 juin 2021

Vous donc, priez ainsi

Vous donc, priez ainsi » (Mt 6, 7-15)

# Le Notre Père (en latin Pater Noster ; original grec Πάτερ ἡμῶν) est une prière chrétienne à Dieu considéré comme le père des hommes. Il s’agit de la prière la plus répandue parmi les chrétiens, car, d’après le Nouveau Testament, elle a été enseignée par Jésus lui-même à ses apôtres. Prononcée par les catholiques et les orthodoxes en particulier durant chaque célébration eucharistique, par les anglicans pendant les offices divins, par les protestants luthériens et réformés à chaque culte, cette prière, appelée parfois « oraison dominicale », est, avec le sacrement du baptême, ce qui unit le plus fermement les différentes traditions chrétiennes.
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Cela explique qu’elle soit dite lors des assemblées œcuméniques. Selon le Nouveau Testament, Jésus, en réponse à une question des disciples sur la façon de prier, leur déclare : « Quand vous priez, dites : “Notre Père…” » Le texte se trouve, avec quelques variantes, dans les évangiles selon Matthieu (6:9-13) et selon Luc (11:2-4). En Matthieu, la prière, qui est mentionnée à la suite du Sermon sur la montagne, comprend sept versets ; en Luc, elle n’en compte que cinq. Le Notre Père se compose de deux parties. Il présente au début des points communs avec le Kaddish juif (prière de sanctification du Nom de Dieu) puis s’en écarte en reprenant des extraits d’autres textes juifs, notamment celui de la Amida juive (prière de bénédictions).
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Le Notre Père est inspiré en grande partie de plusieurs prières juives, en particulier le Kaddish et la Amida, et d’autres textes juifs existant au temps de Jésus de Nazareth6. Dans l’Ancien Testament comme dans la tradition orale du judaïsme, Dieu est le « Père » des hommes, notamment dans la Torah (« Vous êtes les fils de l’Éternel votre Dieu », Dt 14:1) et chez les prophètes : « Dieu te dit : je veux te faire une place parmi mes enfants. Tu m’appelleras : mon Père, et tu ne t’éloigneras plus de moi » (Jr 3:20). Colette Kessler rappelle que ce « Père qui est au ciel » est invoqué dans les bénédictions qui précèdent le Shema Israël : « Notre Père, notre Roi, enseigne-nous ta doctrine », avec la formule : « Notre Père, Père miséricordieux »
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Dans la Amida, prière dite trois fois par jour tout au long de l’année, Dieu est appelé « Père » à deux reprises : « Fais-nous revenir, notre Père, vers la Torah », et : « Pardonne-nous, notre Père, car nous avons péché contre toi. » Le Kaddish, prière de sanctification, unit le « Nom » de Dieu et son « Règne » dans les deux premières demandes8. Ces deux demandes, « Que soit magnifié et sanctifié Son grand Nom » et « Qu’il fasse régner Son Règne », correspondent aux deux premières demandes du Notre Père (« Que ton règne vienne » et « Que ton nom soit sanctifié ».
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 De l’évangile selon Marc

07 Il appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, 08 et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. 09 « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. »

10 Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. 11 Si, dans une localité, on refuse de vous  accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » 12 Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir.

13 Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient. 14 Le roi Hérode apprit cela ; en effet, le nom de Jésus devenait célèbre. On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » 15 Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. »  (Mt 6, 7-15)

Mission des douze

Jésus, parcourant lui-même le pays en enseignant, envoya pour la première fois ses apôtres, deux à deux, après leur avoir donné pouvoir sur les esprits impurs. Il leur donna diverses instructions sur leur équipement et sur la conduite qu’ils durent tenir là où ils furent reçus et là où ils ne le furent pas.

Les apôtres prêchèrent la repentance et guérirent les malades.  Dans l’évangile se Matthieu, ce récit est précédé des noms des douze apôtres, la mission que Jésus leur confia fut préparée par une description de la détresse profonde où Jésus trouva le peuple, semblable à des brebis sans berger. « La moisson, disait-il, est grande, mais il y a peu d’ouvriers ». Il envoya ses disciples pour soulager toutes ces misères.

Deux à deux, trait particulier de Marc ; mesure de sagesse et d’amour de la part de Jésus. Par là il s’accommoda à la faiblesse de ses disciples, il répondit à des besoins profonds de leur âme, il prévint les dangers de l’isolement et ceux d’une domination personnelle et exclusive dans leur œuvre. Pouvoir ou autorité :  Matthieu et Luc ajoutèrent à ce pouvoir de guérir les démoniaques celui de guérir les maladies.

Il y a quelque chose de plus grand que de prêcher, c’est de faire des prédicateurs ; il y a quelque chose de plus grand que de faire des miracles, c’est de communiquer le pouvoir d’en faire. (Godet) 

Il est clair que, pour communiquer à ses apôtres le pouvoir de guérir, il dut leur communiquer aussi une nouvelle mesure de l’Esprit de Dieu ; car, sans une puissance spirituelle, ils n’auraient exercé aucune action semblable. Nous avons donc ici une première indication du don de l’Esprit que Jésus confirma plus tard (Jean 20.22), et que le jour de la Pentecôte rendit complet.(Olshausen)

Jésus ne se borna pas à conférer à ses disciples ces pouvoirs miraculeux, mais qu’il les envoyait avant tout pour  prêcher le royaume de Dieu. Exhorter les hommes à se repentir n’était pas tout le contenu de la prédication des apôtres ; par là dut commencer toujours et partout le renouvellement de la vie religieuse et morale.

Oindre d’huile était un moyen curatif très fréquemment employé en Orient ; ce qui ne veut pas dire que les apôtres opérassent les guérisons uniquement par ce moyen, puisque Marc raconta une action miraculeuse, les apôtres employassent pas cette huile dans le simple but de réveiller l’attention des malades, ou comme signe de leur guérison. Elle servit plutôt de moyen de communication aux puissances spirituelles qui opéraient la guérison.

C’est dans le même but que Jésus lui-même se servait quelquefois de la salive ou d’un attouchement pour opérer une guérison.  La renommée de Jésus parvint à Hérode ; tandis que d’autres dirent que Jésus fut Élie ou un prophète, Hérode affirma qu’il  fut Jean ressuscité. Marc raconta à ce propos l’issue tragique du Baptiste. Jean avait été emprisonné parce qu’il blâmait l’union d’Hérode avec Hérodias, la femme de son frère.

Le jour de naissance d’Hérode offrit à Hérodias une occasion propice. Sa fille dansa au festin qu’Hérode offrit à ses grands. Hérode enivré lui promit avec serment ce qu’elle voudrait. La jeune fille, après être allée consulter sa mère, demanda la tête de Jean-Baptiste. Le roi, tout attristé qu’il fût, n’osa refuser. Il envoya un garde décapiter Jean dans sa prison. Le garde apporta la tête de Jean sur un plat et la donna à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste

Liens avec d’autres sites Web chrétiens

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article →  Jeudi de la 11e semaine, année impaire

  Lectio Divina :  » Vous donc, priez ainsi « 

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