Jésus est la pierre d’angle (Ac 4, 11)

Posté par diaconos le 13 juin 2016

Extrait du livre des Actes des Apôtres au chapitre quatre

La construction que vous êtes a pour fondations les apôtres et les prophètes et pour pierre d’angle le Christ Jésus lui-même (Éphésiens 2, 20).

La construction que vous êtes a pour fondations les apôtres et les prophètes et pour pierre d’angle le Christ Jésus lui-même (Éphésiens 2, 20).

En ces jours-là, après la guérison de l’infirme, comme Pierre et Jean parlaient encore au peuple, les prêtres survinrent, avec le commandant du Temple et les sadducéens ; ils étaient excédés de les voir enseigner le peuple et annoncer, en la personne de  Jésus, la résurrection d’entre les morts.

Ils les firent arrêter et placer sous bonne garde jusqu’au lendemain, puisque c’était déjà le soir. Or, beaucoup de ceux qui avaient entendu la Parole devinrent croyants ; à ne compter que les hommes, il y en avait environ cinq mille.

Le lendemain se réunirent à Jérusalem les chefs du peuple, les anciens et les scribes. Il y avait là Hanne le grand prêtre, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui appartenaient aux familles de grands prêtres. Ils firent amener Pierre et Jean au milieu d’eux et les questionnèrent : « Par quelle puissance, par le nom de qui, avez-vous fait cette guérison ? »

Alors Pierre, rempli de l’Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens, nous sommes interrogés aujourd’hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé. Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts,
c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant.

Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle. En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »

Or, voyant la hardiesse de Pierre et de Jean, et se rendant compte que c’étaient des hommes sans instruction et du commun peuple, ils étaient dans l’étonnement, et ils les reconnaissaient pour avoir été avec Jésus. Et voyant là debout avec eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer.

Mais leur ayant commandé de sortir du sanhédrin, ils consultaient entre eux, disant : Que ferons-nous à ces hommes ? Car, qu’un miracle notoire ait été accompli par eux, cela est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons le nier. Mais afin que cela ne se répande pas davantage dans le peuple, défendons-leur avec menaces de parler encore à qui que ce soit en ce nom-là.

Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Mais Pierre et Jean répondant leur dirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu. Car pour nous, nous ne pouvons pas ne point parler des choses que nous avons vues et entendues. Ils les renvoyèrent donc après leur avoir fait de nouvelles menaces, ne trouvant aucun moyen de les punir, à cause du peuple, parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui était arrivé. Car l’homme sur qui le miracle de cette guérison avait été fait, avait plus de quarante ans.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Source de l’image : à l’écoute des évangiles  → La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire

Le  succès des deux discours de Pierre  (Ac 2, 14-42 ; Ac 3, 11-26) et le nombre croissant des chrétiens attirèrent l’attention et provoquèrent l’opposition de leurs adversaires : les sacrificateurs, le commandant du Temple, les autorités religieuses  et les sadducéens, irrités de ce que les apôtres enseignaient la résurrection au peuple en lui prêchant Jésus. se saisirent d’eux et les mirent en prison jusqu’au jour suivant. Beaucoup de gens parvinrent à la foi ; le nombre des croyants s’éleva à près de cinq mille.

Deux choses irritèrent  leurs adversaires : c’est d’abord que les disciples enseignaient le peuple et  ensuite qu’ils annonçaient la résurrection du Christ. Ceci contraria surtout les sadducéens, qui nièrent la vie après la mort et qu’ils  entendirent Pierre parler de la résurrection de Jésus. (Ac 3-15)

Ils estimèrent  que c’était là prêcher la doctrine de la résurrection en général : « Si c’est dans cette vie seulement que nous avons espéré en Christ, nous sommes les plus misérables de tous les hommes. Mais maintenant Christ est ressuscité des morts, comme prémices de ceux qui se sont endormis. Car, puisque la mort est venue par un homme, la résurrection des morts est aussi venue par un homme. (1 Co, 15, 19-21)

Pierre et Jean arrivèrent au temple, vers la neuvième heure  pour participer à la prière ( Prière et de l’oblation du soir). Sur le parvis de la neuvième porte d’entrée (Porte la Belle) , ils virent un homme impotent de naissance, qu’on plaçait tous les jours pour demander l’aumône à ceux qui venaient. (Ac 3,1)   Puisque cet homme devait être porté, il était paralysé, et cela dès sa naissance  ; il était indigent et réduit à demander l’aumône. Pierre et Jean  ne furent pas indifférents à ce malheureux.

Mais Pierre dit : De l’argent et de l’or, je n’en ai point ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ le Nazaréen, marche ! (Ac 3, 6)  Pierre  leva le malade en le prenant par la main, le sentiment  qu’il eut d’être guéri, et qui se manifesta dans le fait qu’il se mit debout en sautant, sa vive reconnaissance qui s’exprima par des louanges, et l’étonnement du peuple, témoin du miracle, tout donna à cette guérison quelque chose de dramatique portant le caractère de la vérité historique.

Après la guérison de l’impotent  et le discours prolongé de Pierre, la nuit approcha ; on ne pouvait  plus convoquer le sanhédrin et faire comparaître Pierre et Jean. C’est pourquoi ils furent mis en prison jusqu’au lendemain. Le sanhédrin s’assembla, ayant à sa tête le souverain sacrificateur Anne et d’autres représentants des hautes classes sacerdotales. Pierre et Jean furent introduits ; on leur demanda par quel pouvoir ils firent ce miracle. ( Ac, 8-7)

Pierre répondit en relevant d’abord le fait que Jean et lui sont poursuivis pour avoir guéri un malade ; la guérison fut obtenue par le nom de ce Jésus que les Juifs crucifièrent et que Dieu  ressuscita. Jésus est la pierre rejetée par les constructeurs et il est devenu la  pierre de l’angle. Le salut ne se trouve en aucun autre. C’est par son nom qu’il nous faut être sauvés. (Ac 8-12)

Les membres du sanhédrin furent surpris de l’assurance avec laquelle s’exprimèrent Pierre et Jean,  qu’ils reconnurent être des compagnons de Jésus. La présence du malade guéri les embarrassa. Ils firentt sortir les apôtres et délibérèrent. Ils décidèrent de leur interdire de parler désormais au nom de Jésus. (Ac 4, 13-17)

Après avoir rappelé les apôtres, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus.; mais Pierre et Jean les prirent  à témoin que leur devoir était d’obéir à Dieu premièrement. Les autorités les relâchèrent, avec de nouvelles menaces, n’osant les punir par crainte du peuple, qui rendit gloire à Dieu de cette guérison d’un homme paralysé depuis  quarante ans. (Ac, 18-22)

« C’est par le Christ que nous avons, les uns et les autres, accès auprès du Père, dans un même Esprit. Ainsi vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors, mais vous êtes concitoyens des saints et domestiques de Dieu ; ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire, en qui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur ; en qui vous aussi, vous êtes édifiés ensemble pour être une habitation de Dieu en Esprit. » (Ep. 2, 18-22) Pour Dieu, il n’y a pas de races inférieures. Nous sommes tous égaux devant Lui. Le Temple de Dieu est fait de personnes : nous sommes tous enfants de Dieu, croyants ou non, Ceci nous confère une dignité  transcendante. En découle le devoir de changer dans nos rapports avec les gens dans notre manière de penser et d’agir.

Liens externes

◊ Qui est Jésus ? → Jésus est-il Dieu ?

◊ Jésus est-il ressuscité ? →  la résurrection de Jésus Christ est-elle un fait historique ?

◊ Qui suis-je ? →   “Jésus est-il pertinent à notre époque?”

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Un Dieu qui veut le bien de l’humanité, un Dieu qui pardonne

Posté par diaconos le 10 mars 2016

Du livre de l’Exode au chapitre trente-deux

Sur le plan symbolique, le Veau d'or est associé à la soif de pouvoir, à la jouissance immédiate de biens matériels, à l'opulence et à la puissance de l'argent . Il est la manifestation de la vénération pour l'or, c'est-à-dire pour une richesse qui pervertit les âmes et les cœurs . Il symbolise également la tentation toujours présente et toujours renouvelée d'élever l'or et l'argent au

Sur le plan symbolique, le Veau d’or est associé à la soif de pouvoir, à la jouissance immédiate de biens matériels, à l’opulence et à la puissance de l’argent . Il est la manifestation de la vénération du dieu Argent, c’est-à-dire pour une richesse qui pervertit les âmes et les cœurs . Il symbolise  la tentation  d’élever l’or et l’argent au rang de divinité. Vous ne pouvez servir Dieu et l’argent (Mt 6, 24 : Lc 16, 13 ; Mt 21, 12 ; Jn 2, 14)

En ces jours-là, le Seigneur parla à Moïse : « Va, descends, car ton peuple s’est corrompu, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte. Ils n’auront pas mis longtemps à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre ! Ils se sont fait un veau en métal fondu et se sont prosternés devant lui. Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : “Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.” »

Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide.     Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les exterminer ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. »     Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par ta grande force et ta main puissante ?     Pourquoi donner aux Égyptiens l’occasion de dire : “C’est par méchanceté qu’il les a fait sortir ; il voulait les tuer dans les montagnes et les exterminer à la surface de la terre” ?

Reviens de l’ardeur de ta colère, renonce au mal que tu veux faire à ton peuple.     Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Israël, à qui tu as juré par toi-même : “Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel ; je donnerai, comme je l’ai dit, tout ce pays à vos descendants, et il sera pour toujours leur héritage.” »

Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple. (Ex 32, 7-14 )

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Source de l’image : la Bible illustrée, livre de L’Exode → Chapter 32 to 34 – Rebellion and Restoration

Moïse avait fait l’ascension du mont Sinaï pour y recevoir les Tables de la Loi et pendant qu’il s’y trouva,  les Hébreux, libérés de l’esclavage en Égypte, oublièrent les prodiges que Dieu fit pour eux.  Ils pressèrent Aaron, le frère de Moïse de leur construire une idole d’or, en fondant les bijoux en or qu’ils avaient emportés avec eux. Avec l’or fondu, il construisit un veau d’or que les Hébreux adorèrent à l’imitation du taureau Apis qui était adoré en Égypte. Ils s’étaient donc détournés de Dieu en révérant cette statue. Ils sent rabaissés en se prosternant devant cette statue et en lui offrant des sacrifices. Ce comportement irrita profondément Dieu : « Ma colère va s’enflammer contre eux, et je les exterminerai. » Allons ! Ne nous rabaissons pas ainsi ! Seule l’adoration de Dieu ne nous rabaisse pas !

Moïse eut peur : il pensa qu’en employant des mesures extrêmes, le Seigneur ramènerait son peuple sur le bon chemin et que les gens seraient plus responsables. Moïse s’efforça d’apaiser Dieu : « Ravise-toi du mal que tu veux faire. » Quelle audace !  Mais c’est aussi une belle prière de supplication : il prie pour son peuple idolâtre. Plus tard, Jésus pria aussi pour les pécheurs. T’arrive-t-il de prier pour les gens que tu vois faire le mal autour de toi ? Te places-tu du côté des justes ?

Dieu honora la supplication de Moïse et se ravisa du mal dont il avait menacé son peuple. Dieu accorde de l’importance à nos prières. Ce récit nous montre cette face de Dieu  : un Dieu qui veut le bien de l’humanité, un Dieu qui pardonne, un Dieu qui attends nos intercessions, nos prières.

Réfléchis un peu : quels sont les points de ta vie qui suscitent la colère de Dieu ? Quelles sont les conversions qui urgent dans ta vie ? En cette quatrième semaine du temps de Carême, fais un effort pour retrouver Dieu, Père de bonté et de miséricorde. La parabole de l’enfant prodigue illustre bien jusqu’à quel point Dieu est plein de miséricorde. Peut importe ton éloignement de Lui, il t’attends et te tend ses bras pour t’accueillir.

En descendant du Mont Sinaï où il s’était entretenu avec Dieu, Moïse trouva son peuple en adoration devant une statue en or : un veau ! Le peuple infidèle eut du mal à effacer sa faute.

Complément

◊  La patience de Dieu. Elle est comme son amour, infinie →  La parabole du figuier stérile nous montre la patience de Dieu. Elle est comme son amour, infinie. (Lc 13, 6-9)

Liens externes

◊ Vers qui se tourner quand tout va mal ?  → Le Veau d’Or – Chrétiens aujourd’hui

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Le veau d’or

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Soyez miséricordieux comme le Père

Posté par diaconos le 7 mars 2016

Si nous avons péché, nous avons un avocat auprès du Père:

Si nous avons péché, nous avons un avocat auprès du Père »

De la deuxième lettre de Paul aux Corinthiens

17 Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né.
18 Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation.
19 Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.
20 Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu.
21 Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. (2 Co 5, 17-21)
Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».
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Trois paraboles en particulier nous parlent de la miséricorde du Père : celle de la brebis égarée, celle de la pièce de monnaie perdue, et celle des deux fils. Dans celles-ci Dieu est présenté comme rempli de joie, surtout quand il pardonne. Jésus attend chacun de nous : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, même du péché, et moi je vous soulagerai: Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car le suis doux de humble de cœur » (Mt 11, 25-30)

La miséricorde divine est source de sérénité et de paix: Elle est la condition de notre salut: Miséricorde est le mot qui révèle le mystère de la Sainte Trinité: Elle est l’acte ultime et suprême par lequel Dieu vient à notre rencontre: la miséricorde est la loi fondamentale qui habite le cœur de chaque personne lorsqu^’elle jette un regard sincère sur la personne qu’elle rencontre sur le chemin de la vie. La miséricorde, c’est le chemin qui unit Dieu et l’homme, pour qu’il ouvre son cœur à l’espérance d’être aimé pour toujours malgré les limites de notre faute (Miséricordiae Vultus n° 2)

Nous ne sommes pas nés pour vivre pour nous, mais nous le sommes pour vivre pour les autres ! C’est ce que le Christ a fait. Le Christ est mort pour nous délivrer du « vivre pour nous » afin que nous n’ayons plus notre vie centrée sur nous afin de nous permettre d’aimer à notre tour et de donner notre vie. Le Christ est mort pour tous. Cela te laisserait-il indifférent ?

Aimons davantage et connaissons les autres à la manière de Dieu. Aimons comme lui pour vivre dans un monde meilleur !

Compléments

◊ Dans la miséricorde nous avons la preuve de la façon dont Dieu aime → Miséricordieux comme le Père

◊ Manières d’agir → Celui qui déclare demeurer en Dieu doit marcher lui-même dans la voie où Jésus a marché.

 La grâce de Dieu est aussi pour les faibles → Grâce, miséricorde et paix (1 Tm 1, 2)

◊ Agissons pour un monde meilleur  → Pour vivre ensemble, rencontrons-nous !

La parabole du fils prodigue

◊ La miséricorde du Père   → Parabole du Fils prodigue – KT42

La miséricorde divine, espérance pour le monde

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Miséricordieux comme le Père

Posté par diaconos le 23 février 2016

Soyez miséricordieux comme le Père

Soyez miséricordieux comme le Père

Le pape François a proposé à l’Église de s’ouvrir un peu plus à la miséricorde divine pendant le « Jubilé de la Miséricorde » qui a commencé le 8 décembre 2015, solennité de l’Immaculée Conception et se clôturera le 20 novembre 2016, solennité du Christ Roi de l’univers.

Le logo et la devise pour ce jubilé offrent ensemble une heureuse synthèse de cette année jubilaire de la Miséricorde. La devise miséricordieux comme le Père, tirée de l’évangile selon Luc au chapitre six, nous propose de vivre la miséricorde à l’exemple du Père. Le Père nous demande de ne pas juger ni condamner, mais de pardonner, de donner l’amour et le pardon sans mesure : « Ne portez de jugement contre personne et Dieu ne vous jugera pas non plus ; ne condamnez pas les autres et Dieu ne vous condamnera pas ; pardonnez aux autres et Dieu vous pardonnera. Donnez aux autres et Dieu vous donnera : on versera dans la grande poche de votre vêtement une bonne mesure, bien serrée et secouée, débordante. Dieu mesurera ses dons envers vous avec la mesure même que vous employez pour les autres. » (Lc 6, 37-38)

Le logo, œuvre du père jésuite Marko Rupnik, se présente comme un petit traité de théologie sur le thème de la miséricorde. Jésus charge sur Image_Logo_Misericordeses épaules l’homme égaré, comme un berger prend sur ses épaules la brebis perdue. (Lc 15, 1-7) Le bon pasteur charge sur ses épaules, avec une miséricorde sans limite, l’humanité entière mais, un détail nous interpelle, ses yeux se confondent avec ceux de l’homme. Jésus voit par les yeux de l’homme et ce dernier voit par les yeux de Jésus. Chacun de nous découvre ainsi en Jésus l’humanité telle qu’elle devrait être et, en contemplant dans le regard de Jésus l’amour du Père qui s’y reflète. Nous découvrons aussi la vie éternelle à laquelle nous sommes appelés.

La scène se situe à l’intérieur d’une amande appelée « mandorle » , symbole cher à l’iconographie ancienne et du Moyen-Âge. C’est une figure géométrique dessinée à l’aide de deux cercles. Elle signifie que le Christ Jésus se situe à l’intersection entre le monde des hommes et celui de Dieu. Il est à la fois Dieu et homme. Les trois amandes concentriques, à la couleur progressivement plus claire vers l’extérieur, évoquent le mouvement du Christ sortant l’homme en dehors de la nuit du péché et de la mort à la lumière de la  vie.  La profondeur de la lumière plus foncée évoque l’impénétrabilité de l’amour du Père qui pardonne tout.

Tous les diocèses donnent des détails pratiques pour le jubilé de la miséricorde divine. À titre d’exemple, voici pour le diocèse de Rennes, un lien parmi d’autres, cliquez ici  →   Jubilé de la Miséricorde, détails pratiques

Ce lundi 22 février, pour les doyennés de Florennes-Philippeville, Couvin et Walcourt (Belgique), s’est déroulée la deuxième veillée de Carême dans le cadre du Jubilé de la Miséricorde divine. J’ai participé en l’église d’Agimont à cette rencontre. Le thème de cette rencontre était le partage. Environ cent quarante personnes ont participé à cette prière communautaire.

Après un mot d’accueil par un membre de cette paroisse, la veillée commença avec le chant « Viens combler la faim de l’homme ». Le voile du lutrin, orné du logo « Jubilé de la Miséricorde », fit l’objet d’un commentaire (ci-dessus). Après la reprise du chant d’ouverture, la prière du pape François pour l’année jubilaire fut récitée en alternance par l’assemblée.

Voir ici →  Prière du Pape François pour le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde divine

Cette prière fut suivie d’une méditation sur la péricope Lc 36-38 et accompagnée d’un geste hautement symbolique. Chaque personne, entrant dans le sanctuaire, reçut  un sachet de grains de maïs. Après cette prière, le célébrant invita l’assemblée à avancer par l’allée centrale,  et venir verser les grains dans un récipient posé sur un tablier placé devant l’autel. Pour faire le lien avec l’évangile, le récipient doit déborder. Pendant ce temps l’on chanta . « Ta nuit sera lumière de midi » (G 212)

Prions le Seigneur   lecteur ou lectrice : …………………………………………………………………………………………………………………

  • Tous les jours, nous croisons des personnes en situation de détresse, par manque de moyens matériels ou simplement de lien social. Bien souvent, elles sont rejetées ou oubliées. D’autres fois, ont les traitent d’assistées, sans prendre le temps de connaître leur parcours de vie, leur sentiments: ouvre nos yeux Seigneur ! Aide-nous à changer notre regard ! Rends-nous miséricordieux ! (Refrain)
  • Misericordias DominiQue ta main gauche ignore ce que donne ta main droite. Seigneur, apprends-nous la générosité et le partage sans compter. (Refrain)
  • À ton peuple affamé au désert, tu as envoyé la manne céleste. Aujourd’hui, c’est à nous que tu demandes de nourrir les malheureux de notre terre. Seigneur, nous te prions pour les paysans qui luttent pour garder leur terre et pouvoir la cultiver et produire une nourriture saine pour faire vivre leur famille. (Refrain)
  • Transforme-nous Seigneur par ta miséricorde. Nous pourrons alors ouvrir notre cœur vers l’extérieur, vers les périphéries, en étant des de ton amour, de ta tendresse et de ta miséricorde. missionnaires. (Refrain)

Tous récitèrent maintenant le notre Père : Notre Père qui est au cieux…

Présentation du projet de Carême d’entraide et fraternité fut présenté

◊ Spécial carême → vivre un carême de partage 2016 – Entraide et Fraternité

Écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvresvivre un carême de partage 2016 – Entraide et Fraternité

◊ En complémentOutils pour enfants et jeunes

Cette célébration se termina par la Magnificat où Marie loue la miséricorde de Dieu qui s’étend d’âge en âge. Le célébrant, après avoir béni l’assemblée l’invita à participer à la prochaine veillée de Carême le lundi 29 février et à 20h00 en l’église de Morialmé (Province de Namur).

Miséricordieux comme le Père

C’est la devise du jubilé. Dans la miséricorde nous avons la preuve de la façon dont Dieu aime. Dieu se donne tout entier, pour toujours, gratuitement et sans rien demander en retour. Il vient à notre secours lorsque nous l’invoquons. la miséricorde n’est pas contraire à la justice, mais i8llustre le comportement de Dieu envers tout pécheur, lui offrant une nouvelle possibilité de se repentir, de se convertir et de croire.

Si Dieu s’arrêtait à la justice, il cesserait d’être Dieu ; il serait comme nous qui invoquons le respect de la loi. La justice seule ne suffit pas et l’expérience révèle que faire appel uniquement à elle risque de l’anéantir. C’est ainsi que DIEU VA PLUS LOIN QUE LA JUSTICE AVEC LA MISÉRICORDE ET LE PARDON.

L’aboutissement de la Loi, c’est le Christ, afin que soit donnée la justice à toute personne qui croit. (Rm 10, 3-4) Ouvrons nos cœurs pour voir les misères du monde, les blessures de tant de gens priés de dignité, et soyons attentif à leurs cris appelant à l’aide. Que nos mains puissent serrer les leurs et les attirer vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de l’amitié et de la fraternité. Que leurs appels soient reçus et honorés et qu’ensemble nous puissions biser la barrière de l’indifférence qui règne si souvent pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme.

Compléments

◊ Méditation →  C’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste

◊  Marcher avec Jésus → Celui qui déclare demeurer en Dieu doit marcher lui-même dans la voie où Jésus a marché.

◊ Voulons-nous être avec le Christ ?  →  Nous devons retrouver le sens évangélique de la charité

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