Absoute présidée par un diacre

Posté par diaconos le 8 décembre 2017

Absoutes pour une dame

Note : cette célébration peut être réalisée par une équipe de laïcs. Dans ce cas, le siège de la présidence ne sera pas occupé.

http://ekladata.com/5_UqlfVdwnvbMlBkEXmbJaEB1uc@250x141.jpgIntroduction : cette liturgie a dû  impérativement se dérouler en un temps limité à  trente minutes, pas plus ! Et ceci pour pouvoir arriver à temps au lieu où sera incinéré  le corps de cette défunte. Le texte qui suit respecte cette demande. Par respect pour cette famille, le nom de la défunte n’a pas été mentionné ici.

   Source de l’image → Unité Pastorale du sacré-coeur à Dison-Adrimont

Accueil à l’entrée de l’église

Le célébrant se rend à la porte de l’église et là, il salue les personnes de la famille. Ensuite, il se recueille devant le corps de la défunte et dit : Seigneur nous te demandons de bénir le corps de ………. . Que le Dieu de l’espérance lui donne en plénitude la paix dans la foi et que le Seigneur soit toujours avec elle, Lui qui est vivant pour les siècles des siècles.

Ensuite le signe de la croix en geste de bénédiction

Chant d’entrée : ce qui a été prévu pour cette célébration dès l’entrée du corps dans l’église.

Monition d’ouverture

Diacre : Au nom du Père, du Fils et Saint-Esprit

Que le Dieu de l’espérance vous donne en plénitude la paix dans la foi et que le Seigneur soit toujours avec vous.

Tous : Et avec votre Esprit

Diacre : Comme nous nous sommes réunis, pour dire le mystère qui nous unit ce matin, nous aimerions garder le silence et simplement partager l’amitié. Les mots nous manquent Seigneur, nous sommes dans l’épreuve. Accepte notre silence comme une prière pour……….que tu connais et que tu aimes. Son chemin la conduit jusqu’à toi : accueille-la dans la clarté et la paix de ton Royaume. Que ton amour soit pour nous lumière sur la route, jusqu’au jour où tu nous réuniras auprès de toi pour les siècles des siècles.

Diacre : Nous ranimons cette flamme près de………, notre sœur.Cette flamme qui vient de toi, Seigneur, lumière dans notre obscurité, qu elle éclaire ce pas que nous avons à faire pour repartir dans l’espérance.

Mot de la famille ………………………………………………………

Diacre : Seigneur, ouvre nos cœurs à ta Parole pour que nous trouvions lumière dans notre tristesse, certitude de nos doutes et force pour vivre ce moment.

Lecture par ………………………….. (texte choisi par la famille : 1Th, 4,13-18)

Frères, nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ; il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance. Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui. Car, sur la parole du Seigneur, nous vous déclarons ceci : nous les vivants, nous qui sommes encore là pour la venue du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis. Au signal donné par la voix de l’archange, et par la trompette divine, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts dans le Christ ressusciteront d’abord. Ensuite, nous les vivants, nous qui sommes encore là, nous serons emportés sur les nuées du ciel, en même temps qu’eux, à la rencontre du Seigneur. Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur. Réconfortez-vous donc les uns les autres avec ce que je viens de dire.

Psaume : ce qui est prévu par l’organiste

Chant de l’Alléluia ou ce que l’organiste a choisi .

Diacre : Alléluia ! Alléluia !  « Mes brebis écoutent ma voix. », dit le Seigneur. « Moi, je les connais, elles suivent mes pas. » Alléluia !

Diacre : Le Seigneur soit avec vous. (Chanté)                                                             Tous : Et avec votre esprit !

Diacre : Évangile de Jésus Christ selon saint Jean  (texte choisi par la famille : Jn 14, 1-6)

Diacre :  Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.

Diacre :
Acclamons la Parole de Dieu. (Chanté)                                                              
Tous : Gloire à toi, Seigneur Jésus !

Homélie par le diacre → Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 1-6)

Prière universelle : Intentions  choisies par la famille présentées par………………….

Diacre : Dieu qui aimes les hommes, Permets que la prière de ton Église serve au salut des vivants et des morts. Par Jésus, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui vit et règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Tous : Amen

Procession d’offrande

Diacre : Frères et Sœurs, la démarche de l’offrande qui vous est proposée maintenant vous donne tout d’abord l’occasion d’offrir à ………., notre défunte un geste d’hommage et d’affection

Dernier adieu

Diacre : Avant de nous séparer, nous allons dire ensemble un dernier adieu à……….. , notre sœur. Nous avons la conviction que tout ce que nous avons vécu avec elle ne peut mourir. Ne nous quittons pas sans espoir : le Christ à vécu notre vie d’hommes et son passage nous rappelle que l’amour est plus fort que la mort. Aujourd’hui, nous nous sommes retrouvés pour un dernier au revoir ; un jour, nous nous retrouverons pour l’éternité. Que cette espérance nourrisse notre prière.

Chant pour le dernier adieu : ce qui a été prévu.

 Encensement

Diacre : En signe de respect pour ………… , notre sœur, voici cet encens qu’il monte devant Dieu avec notre prière.

Aspersion

Diacre : Nous espérons et nous croyons que tous, nous ressusciterons. En signe de cette foi, je bénis le corps de ……….. au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Diacre : Dieu, notre Père, fortifie notre foi et notre espérance, tandis que nous conduisons vers son repos ………… dont tu sais tout le labeur et le travail accompli sur cette terre. Nous t’en prions : que lui soit pardonné ce qu’elle a pu faire de mal et que soit reconnu ce qu’elle a fait de bon. Par Jésus, ton fils, mort et ressuscité, qui vit et règne avec toi et le Saint Esprit maintenant et pour les siècles des siècles .                                                                              Tous : Amen

Diacre : Que toute marque d’affection, tout geste d’amitié que vous donnerez, soient pour vous signe de cette présence qu’ensemble nous avons cherchée. Allez dans la paix du Christ.

croix diaconaleMichel Houyoux, diacre permanent

 

 

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Ouvrons notre coeur aux dimensions universelles du Christ.

Posté par diaconos le 13 avril 2016

Extrait du livre des Actes des Apôtres au chapitre huit

Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe

Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie,
et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur,
s’attachaient à ce que disait Philippe

Le jour de la mort d’Étienne, éclata une violente persécution contre l’Église de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres. Des hommes religieux ensevelirent Étienne et célébrèrent pour lui un grand deuil. Quant à Saul, il ravageait l’Église, il pénétrait dans les maisons, pour en arracher hommes et femmes, et les jeter en prison.

Ceux qui s’étaient dispersés annonçaient la Bonne Nouvelle de la Parole là où ils passaient. C’est ainsi que Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait, ou même les voyaient. Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris. Et il y eut dans cette ville une grande joie. (Ac 8, 1b-8) « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

En choisissant sept nouveaux serviteurs de la communauté parmi les chrétiens de langue grecque, l’Église créa un nouveau ministère, le diaconat. Elle manifesta ainsi son ouverture : l’unité ne doit pas porter préjudice à la diversité légitime des chrétiens. Cette ouverture fut capitale : ces sept premiers diacres ne se cantonnèrent pas dans un service matériel mais ouvrirent la communauté en annonçant l’Évangile hors de Jérusalem.

Le jeune diacre Étienne, cet homme choisi avec six autres hommes pour assurer le service d’entraide dans la communauté de Jérusalem, proclamait partout haut et fort son amour de Jésus Christ. Devant le Sanhédrin Étienne fut  confronté à des témoins qui l’accusèrent de quatre blasphèmes : contre Dieu, contre Moïse, contre la Loi et contre le Temple de Jérusalem, lieu saint. Dialecticien, Étienne se disculpa de ces accusations en résumant l’histoire d’Israël, dans laquelle il présenta une louange à la gloire de Dieu.; il loua ensuite Moïse pour sa ferveur, ses miracles et pour la qualité de son accès à Dieu.

Ensuite, il  s’en prit violemment à l’assemblée du Sanhédrin, reprochant à ses membres la dureté de leurs cœurs et la mise à mort des saints. Furieux, ils se jetèrent sur lui, le traînèrent hors de la ville et le lapidèrent. Après sa mort, le même jour commença une violente persécution contre l’Église de Jérusalem. Et paradoxalement débuta l’expansion missionnaire de l’Évangile.  C’est la persécution contre cette communauté qui la provoqua ! Pour y échapper, ils se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie tout en proclamant l’Évangile. Parmi eux, il y avait le diacre Philippe. Philippe descendit dans une ville de Samarie où il prêcha la Bonne Nouvelle de l’Évangile. Sa prédication fut un succès. C’est donc par nos paroles que se transmettra la parole de Dieu. Pensons-y !

L’Église, telle qu’elle a été voulue par Jésus, portera l’Évangile partout dans le monde. Jésus l’a affirmé : « Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28, 16-20)

Demandons au Christ d’ouvrir notre cœur aux dimensions de son projet universel.  Osons parler de l’Évangile là où nous vivons. Osons en parler avec nos petits enfants. Ce n’est plus le cas à l’école. Dans bien de cours de religion on trouve de tout sauf  l’essentiel : la Bonne Nouvelle de l’Évangile.  Soyons de vrais témoins du Christ.

Dans nos communautés aujourd’hui, il y a une répartition des tâches qui permet une bonne organisation : les prêtres prêchent et enseignent ; ils sont aidés par les catéchistes.  Il y a un conseil paroissial qui gère les problèmes matériels, un trésorier qui s’occupe des finances. De plus certaines églises ont un service d’entraide  aidant les gens dans le besoin, et participant à d’autres associations qui le font (Conférence Saint Vincent de Paul, Caritas Catholica, secours nutuel, …

Prions le Christ pour que de nos communautés émanent des chrétiens, ce quelque chose qui donne envie de le devenir.

Compléments

◊   Institution des sept premiers diacres → À l’origine du diaconat : l’acte fondateur (Ac 6, 1-7)

◊ Le premier martyr, témoins du Christ → La mort du diacre Étienne (Ac 7, 55-60)

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L’échec des justes est source de salut. (Ac 7, 8-60)

Posté par diaconos le 25 avril 2015

Le récit de son élection, de sa prédication et de son martyre, fait par saint Luc, dans les Actes des Apôtres, lui attribue cinq plénitudes. Il était plein de foi, parce qu'il croyait fermement tous les mystères et qu'il avait une grâce spéciale pour les expliquer. Il était plein de sagesse, et nul ne pouvait résister aux paroles qui sortaient de sa bouche. Il était plein de grâce, montrant dans tous ses actes une ferveur toute céleste et un parfait amour de DIEU. Il était plein de force, comme son martyre en fut la preuve éloquente. Enfin il était plein du SAINT-ESPRIT, qu'il avait reçu au cénacle ou par l'imposition des mains des Apôtres.

Le récit de son élection, de sa prédication et de son martyre est fait par saint Luc dans les Actes des Apôtres.  Il était plein de foi,  plein de sagesse et personne ne pouvait résister aux paroles qui sortaient de sa bouche. Il était plein de grâce, montrant dans tous ses actes une profonde ferveur  et un parfait amour de DIEU. Il était plein de force, comme son martyre en fut la preuve éloquente. Enfin il était plein du SAINT-ESPRIT, qu’il avait reçu au cénacle ou par l’imposition des mains des Apôtres. (voir le livre des actes des apôtres écrit par saint Luc)

Extrait du livre des actes des apôtres au chapitre sept

Le Dieu de gloire est apparu à notre père Abraham, quand il était en Mésopotamie avant de venir habiter Harrane,

03 et il lui a dit : Sors de ton pays et de ta parenté, et va dans le pays que je te montrerai.
04 Alors, étant sorti du pays des Chaldéens, il vint habiter Harrane ; après la mort de son père, Dieu le fit émigrer de là-bas vers le pays où vous-mêmes habitez maintenant.
05 Et là, il ne lui donna rien en héritage, pas même de quoi poser le pied. Mais il promit de lui donner ce pays en possession ainsi qu’à sa descendance après lui, alors qu’il n’avait pas encore d’enfant.
06 Dieu lui déclara que ses descendants seraient des immigrés en terre étrangère, que l’on en ferait des esclaves et qu’on les maltraiterait pendant quatre cents ans.
07 “Mais, dit Dieu, la nation dont ils seront esclaves, moi, je la jugerai, et après cela ils sortiront et ils me rendront un culte en ce lieu.”
08 Et Dieu lui donna l’alliance de la circoncision. Ainsi, Abraham engendra Isaac et le circoncit le huitième jour. Isaac fit de même pour Jacob, et Jacob pour les douze patriarches.
09 Les patriarches, jaloux de Joseph, le vendirent pour être conduit en Égypte. Mais Dieu était avec lui,
10 et il le tira de toutes ses épreuves. Il lui donna grâce et sagesse devant Pharaon, roi d’Égypte, et celui-ci le mit à la tête de l’Égypte et de toute la maison royale.
11 Puis une famine arriva sur toute l’Égypte et Canaan, ainsi qu’une grande détresse, et nos pères ne trouvaient plus de nourriture.
12 Quand Jacob apprit qu’il y avait du blé en Égypte, il y envoya nos pères une première fois.
13 À la deuxième fois, Joseph se fit reconnaître par ses frères, et ainsi, son origine fut dévoilée à Pharaon.
14 Joseph envoya chercher son père Jacob et toute sa parenté, à savoir soixante-quinze personnes.
15 Jacob, alors, descendit en Égypte ; il y mourut, ainsi que nos pères.
16 Ils furent transportés à Sichem et déposés dans le tombeau qu’Abraham avait acheté à prix d’argent aux fils de Hemmor, à Sichem.
17 Comme approchait le temps où devait s’accomplir la promesse par laquelle Dieu s’était engagé envers Abraham, le peuple devint fécond et se multiplia en Égypte,
18 jusqu’à ce qu’un autre roi qui n’avait pas connu Joseph arrive au pouvoir en Égypte.
19 Ayant pris des dispositions perverses contre notre peuple, il maltraita nos pères, au point de leur faire abandonner leurs nouveaux-nés pour qu’ils ne puissent pas vivre.
20 C’est à ce moment que Moïse vint au monde ; il était beau sous le regard de Dieu. Il fut élevé pendant trois mois dans la maison de son père,
21 puis abandonné. La fille de Pharaon le recueillit et l’éleva comme son propre fils.
22 Moïse fut éduqué dans toute la sagesse des Égyptiens ; il était puissant par ses paroles et par ses actes.
23 Comme il avait atteint l’âge de quarante ans, la pensée lui vint d’aller visiter ses frères, les fils d’Israël.
24 Voyant que l’un d’entre eux était maltraité, il prit sa défense et frappa l’Égyptien pour venger celui qui était agressé.
25 Il pensait que ses frères comprendraient que Dieu leur donnait, par lui, le salut ; mais eux ne comprirent pas.
26 Le lendemain, il se fit voir à eux pendant qu’ils se battaient, et il essayait de rétablir la paix entre eux en leur disant : « Vous êtes frères : pourquoi vous faire du mal les uns aux autres ? »
27 Mais celui qui maltraitait son compagnon repoussa Moïse en disant : Qui t’a établi chef et juge sur nous ?
28 Veux-tu me tuer comme tu as tué hier l’Égyptien ?
29 À ces mots, Moïse s’enfuit, et il séjourna en immigré dans le pays de Madiane, où il engendra deux fils.
30 Quarante années s’écoulèrent ; un ange lui apparut au désert du mont Sinaï dans la flamme d’un buisson en feu.
31 Ayant vu, Moïse s’étonna de la vision, et lorsqu’il s’approcha pour regarder, la voix du Seigneur se fit entendre :
32 Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Moïse se mit à trembler, et il n’osait plus regarder.
33 Le Seigneur lui dit : Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte.
34 J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte ; j’ai entendu leurs gémissements et je suis descendu pour les délivrer. Et maintenant, va ! Je t’envoie en Égypte.
35 Ce Moïse que l’on avait rejeté en disant : Qui t’a établi chef et juge ?, Dieu l’a envoyé comme chef et libérateur, avec l’aide de l’ange qui lui était apparu dans le buisson.
36 C’est lui qui les a fait sortir en faisant des prodiges et des signes au pays d’Égypte, à la mer Rouge, et au désert pendant quarante ans.
37 C’est ce Moïse qui a dit aux fils d’Israël : Dieu suscitera pour vous, du milieu de vos frères, un prophète comme moi.
38 C’est lui qui était présent lors de l’assemblée au désert, avec l’ange qui lui parlait sur le mont Sinaï et avec nos pères : il reçut des paroles vivantes pour nous les donner,
39 mais nos pères n’ont pas voulu lui obéir bien plus, ils le repoussèrent. De cœur ils retournaient en Égypte,
40 quand ils dirent à Aaron : Fabrique-nous des dieux qui marcheront devant nous. Car ce Moïse qui nous a fait sortir du pays d’Égypte, nous ne savons pas ce qui lui est arrivé.
41 Et en ces jours-là, ils fabriquèrent un veau et offrirent un sacrifice à cette idole : ils se réjouissaient de l’œuvre de leurs mains !
42 Alors Dieu se détourna et les laissa rendre un culte à l’armée du ciel, comme il est écrit dans le livre des prophètes : Des victimes et des sacrifices, m’en avez-vous présentés pendant quarante ans au désert, maison d’Israël ?
43 Mais vous avez porté la tente de Molok et l’étoile de votre dieu Réphane, ces images que vous avez fabriquées pour vous prosterner devant elles. Je vous déporterai au-delà de Babylone !
44 Nos pères, dans le désert, avaient la tente Elle avait été faite d’après les ordres de Celui qui parlait à Moïse et qui lui en avait montré le modèle.
45 Après avoir reçu cette tente, nos pères, avec Josué, la firent entrer dans le pays que les nations possédaient avant que Dieu les chasse loin du visage de nos pères. Cela dura jusqu’au temps de David.
46 Celui-ci trouva grâce devant Dieu et il pria afin de trouver une demeure au Dieu de Jacob.
47 Mais ce fut Salomon qui lui construisit une maison.
48 Pourtant, le Très-Haut n’habite pas dans ce qui est fait de main d’homme, comme le dit le prophète :
49 Le ciel est mon trône, et la terre, l’escabeau de mes pieds. Quelle maison me bâtirez-vous, dit le Seigneur, quel sera le lieu de mon repos ?
50 N’est-ce pas ma main qui a fait tout cela ?
51 Vous qui avez la nuque raide, vous dont le cœur et les oreilles sont fermés à l’Alliance, depuis toujours vous résistez à l’Esprit Saint ; vous êtes bien comme vos pères !
52 Y a-t-il un prophète que vos pères n’aient pas persécuté ? Ils ont même tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, celui-là que maintenant vous venez de livrer et d’assassiner.
53 Vous qui aviez reçu la loi sur ordre des anges, vous ne l’avez pas observée. »
54 Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne.
55 Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu.
56 Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »
57 Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui,
58 l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul.
59 Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. »
60 Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort.
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».
♦ ♦ ♦
Les premiers chrétiens étaient assidus au temple, et rompaient le pain ensemble dans les maisons ; ils jouissaient de la faveur du peuple.  Les autorités sacerdotales, et spécialement les sadducéens, irrités contre les apôtres qui dans leur enseignement proclamèrent que  le Christ est ressuscité des morts, qui l’avaient vu et même mangé et bu avec lui au bord du lac. Ils se saisirent d’eux et les mirent en prison jusqu’au jour suivant. Après les avoir entendu, ils les relâchèrent avec l’interdiction de parler encore de Jésus.
Parmi les premiers  chrétiens, nous retenons le témoignage de foi d’Étienne,  un juif helléniste converti au christianisme, qui fut choisi avec six autres hommes de bonne réputation, d’Esprit Saint et de sagesse  pour devenir les diacres chargés d’assister les apôtres. La persécution fut lancée par les sadducéens qui haïssaient la doctrine de la résurrection. Les anciens et les scribes et les pharisiens se joignirent à eux. Il s’en suivit un mouvement de révolte populaire qui tourna à l’émeute, dont les adversaires d’Étienne profitèrent pour l’entraîner devant le Sanhédrin.
Devant le Sanhédrin, on confronta Étienne à des faux témoins qui l’accusèrent de quatre blasphèmes : contre Dieu, Moîse, la Loi et le Temple de Jérusalem. Étienne se disculpa de ces accusations en résumant l’histoire d’Israël, dans laquelle il présenta d’abord une triple louange de Dieu ; il loua ensuite Moïse pour sa ferveur, ses miracles et pour la qualité de son accès à Dieu, il loua triplement aussi la Loi venue de Dieu, transmise par Moïse et qui donne la vie. Pour terminer, il loua le Temple, commandé par Dieu et construit par Salomon. Le discours d’Étienne devant le Sanhédrin se présente comme une histoire du salut.
Dans ce projet de Dieu, Étienne épingla un fait central  : l’échec des justes est source de salut. Ce fut le cas pour Abraham. (Ac 7, 3-8) Ce fut aussi le cas de Joseph dont la jalousie poussa les patriarches à le vendre comme esclave en Égypte (Gn 37, 28). Mais Dieu le délivra de ses épreuves et lui donna la sagesse qui le fit agréer de Pharaon et lui valut le gouvernement de la maison royale et de tout le pays (Gn 41, 37). Une famine amena les fils de Jacob en Égypte ; Joseph se fit reconnaître par ses frères ; il envoya chercher son père, qui vint s’établir en  Égypte. Il y mourut, ainsi que ses fils après lui ; leurs corps furent transportés à Sichem et déposés dans le tombeau qu’Abraham avait acheté des fils de Hémor. (Ac 7, 9-19)
Un troisième exemple est celui de Moïse repoussé par les Israélites . les temps approchèrent où devait s’accomplir la promesse faite à Abraham. Israël se multiplia et fut maltraité. Moïse vint au monde, et fut recueilli par la fille de Pharaon et instruit dans toute la sagesse des Égyptiens. Agé de quarante ans, il visita ses frères, tua un Égyptien qui les maltraitait.  Réfugié au pays de Madian. , il devient le libérateur du peuple, qui refusa de lui obéir. (Ac 7,20-29)
Quarante ans après, Dieu se révéla à Moïse, dans la vision du buisson ardent, et l’envoya en Égypte délivrer Israël. Il donna ainsi pour libérateur à son peuple un homme que ce peuple avait renié. Moïse fit sortir les Israélites d’Égypte et les conduisit pendant quarante ans dans le désert ; il leur promit l’envoi d’un prophète semblable à lui (Dt 18,15). S’entretenant avec l’ange du Seigneur  sur la montagne, il leur transmit des paroles de vie. Mais ils lui refusèrent d’obéir ; ils réclamèrent  d’Aaron des dieux semblables à ceux de l’Égypte, qu’ils puissent voir ; ils sacrifièrent au veau qu’ils fabriquèrent. (Ac 7, 30-41)
Dans le désert, nos pères avaient construit un tabernacle, fait sur le modèle que Moïse avait vu (Ex 25, 8-22). Ils l’introduisirent en Canaan sous la direction de Josué. Il y resta jusqu’aux jours de David. Celui-ci demanda à Dieu la faveur de lui élever une demeure. Son fils Salomon la bâtit. Mais le Très-Haut n’habite pas dans un temple élevé par des hommes. Sa demeure, c’est l’univers qu’il a créé, comme l’enseigne le prophète (Ac 44-50)
Pour conclure, Étienne reprocha à ses juges  d’être rebelles au Saint-Esprit, comme le furent leurs pères, qui  persécutèrent  les prophètes. Le Juste que ceux-ci annoncèrent, ils le firent mourir, eux qui pourtant avait reçu la loi par l’entremise d’anges, mais qui ne la respectèrent pas (Ac 7, 51-53).
Les membres du Sanhédrin et ses accusateurs eurent le cœur exaspéré et entrèrent en furie contre Étienne. Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixa le ciel du regard et vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. C’est dans cette vision, nourrie par l’eucharistie, qu ‘il puisa sa force et sa certitude : Oui, Jésus est vivant, ressuscité et exalté !  À partir de là, rien ne put l’arrêter (Ac 7, 54-56).
Dans leur colère, ils se précipitèrent sur lui, l’entraînèrent hors de la ville, le dépouillèrent de ses vêtements qu’ils déposèrent aux pieds  d’un jeune garçon appelé  Saul, originaire de Tarse. Ils commencèrent à le lapider jusqu’à ce qu’il mourut. Pendant qu’on le lapida, Étienne pria ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. »  Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. (Ac 7, 57-60). Avant de mourir Étienne pardonna à ses bourreaux comme le fit Jésus au Golgotha.
Dès ce jour, Saul fut tourmenté cette question : « D’où lui vient ce courage ? »Le jeune Saul rejoignit les rangs des persécuteurs des premiers disciples de Jésus (Ac 6-Ac 7). Il  obtint des lettres de recommandation pour rechercher et persécuter les adeptes de l’Église naissante à Damas. Au cours du voyage pour s’y rendre, il rencontra Jésus ressuscité. Il sortit de cette rencontre profondément bouleversé. Converti au catholicisme, il changea son nom et se fit appeler « Paul de Tarse »
Prions le Seigneur de nous donner ce regard intérieur qui nous permet de rencontrer Dieu par l’Esprit. Jésus est-il quelqu’un pour toi ? Quel est ta fraternité avec Lui ? Comme Jésus, comme Étienne le firent si admirablement, à qui ai-je à pardonner ? Père pardonne nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés !

Compléments

◊ La mort du diacre Étienne, le premier martyr témoin du Christ →  La mort du diacre Étienne (Ac 7, 55-60)

◊ Le diacre, un homme du porche, un homme du seuil, un homme charnière → Diacre permanent : une vocation spécifique

◊ Les premiers diacres dans l’Église primitive →    Saint Laurent, diacre et martyr (210 ? – 10 août 258)

◊   L’ordination d’un diacre permanent est  l’aboutissement d’un long cheminement → Être Diacre permanent aujourd’hui ? Oui… Mais…

Liens externes

◊ Saint Étienne, premier martyr →  Vie de saint Étienne, diacre

◊ Étienne pardonna ses meutriers  →   Saint Étienne – Apôtres de l’amour.

Le martyre d’Étienne – La Sainte Famille « réfugiée » – Les temps actuels

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Marie … Cana … et le diaconat

Posté par diaconos le 20 janvier 2013

Une réflexion du Père Daniel JOUFFE, délégué diocésain au diaconat permanent (France)

Le directoire pour la formation des diacres écrit :

  » Les diacres aimeront mettre leur vie et leur ministère sous la protection de la Vierge Marie,

humble servante du Seigneur, pleinement disponible aux appels de Dieu et des hommes » (25).

 Marie à Cana peut-elle fournir une référence pour le diaconat ?

«   Il y eut des noces à Cana de Galilée, la mère de Jésus y était .  Jésus aussi y fut invité, ainsi que ses disciples «  (Jn 2, 1-2).

 Jésus est introduit par Marie sur une scène, où il va tenir le premier rôle. Elle le fait en attirant son attention sur la situation malheureuse de cette noce :

« Ils n’ont pas de vin » (Jn 2, 3)

“Remplissez d’eau ces jarres” ... et ils les emplirent jusqu’au bord”. “Puisez maintenant et portez-en au maître du festin” ... et ils lui en portèrent.”  Dans leur obéissance aux paroles de Jésus, leur rôle de “servants” apparaît en pleine lumière.  Le servant - d’un repas - n’est-il pas celui qui porte à leur destinataire des mets qu’un autre a préparés ?  Telle est la situation aujourd’hui dans l’Eglise, non seulement du diacre, mais de « tout ministre » : évêque, prêtre ... ou apôtre.

“Remplissez d’eau ces jarres” ... et ils les emplirent jusqu’au bord”. “Puisez maintenant et portez-en au maître du festin” ... et ils lui en portèrent.” Dans leur obéissance aux paroles de Jésus, leur rôle de “servants” apparaît en pleine lumière. Le servant - d’un repas - n’est-il pas celui qui porte à leur destinataire des mets qu’un autre a préparés ? Telle est la situation aujourd’hui dans l’Église, non seulement du diacre, mais de tout ministre su culte : évêque, prêtre ... ou apôtre .

La nature du récit, l’allusion au  premier signe  qui va être donné invitent à reconnaître en elle l’interprète symbolique de la détresse d’Israël, qui n’en finit pas d’attendre l’accomplissement des promesses de son Dieu.

Quelle que soit la lecture (au négatif ou à l’interrogatif) de la réponse que Jésus lui fait, celle-ci ne peut passer pour un refus. Leur dialogue agit comme un déclic, qui pousse Jésus à se tourner vers son Père, le Seul à décider de son Heure, et invite Marie à faire de même.

Elle ne s’y refuse nullement, mais, anticipant dans sa foi ce qui va arriver, elle se tourne vers les “servants” (les « diaconoï ») de ce repas et leur dit  » Quoi qu’Il vous dise, faites-le « .

 Elle reprend la formule du Pharaon investissant Joseph des pleins pouvoirs et invitant le peuple à s’en remettre totalement à lui (Gen. 41, 55). Cette phrase traduit la foi de Marie, qui, par ce détour, désigne aux servants Jésus comme celui que Dieu a investi des pleins pouvoirs à l’égard de son peuple.

Eux rempliront leur rôle de servants en accomplissant ponctuellement ce que Jésus leur dira. Ainsi seront-ils les témoins d’un lsraëI fidèle, qui, aux moments décisifs, a manifesté sa réponse à l’Alliance en ces termes : « Tout ce que dit le Seigneur, nous le ferons » (Ex. 19,8; bs. 24, 24).

La foi de Marie a sur eux un effet d’entraînement

Viennent les deux paroles de Jésus, qui sont des injonctions…

« Remplissez d’eau ces jarres » Ils les emplirent jusqu’au bord. « Puisez maintenant et portez-en au maître du festin ». Et ils lui en portèrent. »

Dans leur obéissance aux paroles de Jésus, leur rôle de “servants” apparaît en pleine lumière. Le servant – d’un repas n’est-il pas celui qui porte à leur destinataire des mets qu’un autre a préparés ? Telle est la situation aujourd’hui dans l’Église, non seulement du diacre, mais de tout ministre  : évêque, prêtre … ou apôtre .  Jean est très attentif à montrer en Jésus Celui qui envoie comme Lui- même a été envoyé. (Jn 17,18)  Envoyé du Père, il s’applique à ne dire que les paroles qu’il a entendues de Lui (Jn 12,50) et à accomplir Ses oeuvres. (Jn 5,19)

 En devenant ministres , nous nous trouvons insérés dans cette chaîne-là  (Jn 12, 26)

 Marie invite les servants à y entrer sans réticence. Elle les incite non seulement à exécuter matériellement les ordres de Jésus, mais à en épouser l’esprit.  En “remplissant” les cuves “jusqu’au bord” , les servants ont fait tout ce qui était en leur pouvoir. En accomplissant jusqu’au bout ce que Dieu lui a demandé par ses Prophètes, l’Israël fidèle a ouvert les voies à l’accomplissement plénier des promesses.

 » L’eau devenue vin », dont le maître du festin ignore l’origine, connue des seuls servants, montre que la promesse de Dieu a commencé à s’accomplir.

La fête ira donc jusqu’au bout ; non seulement elle répondra à l’attente d’Israël, mais elle la dépassera. Les convives boiront un vin meilleur que celui qui fut servi au début. Loin d’être inutile, la foi des anciens a porté ses fruits, la foi du peuple Nouveau est en mesure de produire les siens : déjà les disciples se rassemblent autour de Jésus.

Quelque chose réunit les anciens et les nouveaux servants 

Leur semblable souci de mettre en oeuvre pleinement tout ce que le Seigneur peut leur dire.

C’est Marie qui les incite à le faire. Eux, puisèrent l’eau et en portèrent, selon l’ordre de Jésus. Marie se tenait comme on retrait. Pourtant par son assurance si ferme, ils étaient comme portés à être des exécutants fidèles jusqu’au bout. En Saint Luc, Marie s’est désignée comme “la servante (doulê) du Seigneur” (1,38 et 48). Nous usons du mot « servante « , sans oser, dans les traductions, employer le terme  d’esclaves , celui pourtant par lequel elle se désigne.

À l’image de Jésus, venu certes pour “servir” (diaconèsaï), mais en allant jusqu’à se dessaisir totalement de sa vie (Mc 10,45), elle s’applique ce terme, qui exprime le dessaisissement total de sa propre personne, remise sans réserve entre les mains de Dieu pour qu’Il accomplisse librement en elle sa Parole.  Le sang du Christ versé en croix est à l’horizon du Signe de Cana.

L’heure venue, Marie se tiendra debout devant Jésus élevé en croix (Jn 19, 25- 27), son abandon total ouvrira alors la voie à la Foi du disciple Bien-Aimé.

Le diacre a le privilège de signifier au peuple chrétien rassemblé le don total de Jésus, quand il élève la coupe du sang versé et la distribue aux fidèles.

Le sang de la Fête éternelle coule du pressoir de la croix. Jean le dévoilera progressivement à travers les signes qui jalonnent son Évangile. Dans le geste du diacre, nous pouvons reconnaître l’expression la plus extrême et la plus profonde de ce qu’il est appelé à signifier par son ministère.

Pour conclure.

À Cana, à l’heure où Jésus inaugure son oeuvre, Marie, par son attitude et ses paroles, invite les servants à se situer, comme les fidèles d’un Israël Nouveau.

Tous les servants qui viendront par la suite sont d’abord invités à reconnaître en Jésus l’envoyé de Dieu et à se faire les fidèles exécutants de ses paroles.

La fécondité de leur ministère n’a pas d’autre source.

 À l’heure où tout ce peuple a un grand pas à faire, ils sont en quelque sorte en situation de passeurs. Marie, qui les précède sur l’autre rive, leur montre le chemin et les soutient. Tous ceux qui viennent au Christ ont un grand pas à faire, même si leur passé nous permet de dire qu’ils sont proches de la foi. La voie ne s’ouvrira pas sans que les ministres s’engagent personnellement à leur côté.

Le dessein qu’ils servent les dépasse. La disponibilité que requiert leur mission est de nature à conduire celui qui l’accepte jusqu’au don d’une vie dans sa totalité. Ce qu’a fait Jésus accomplit le dessein de Dieu. Ce en quoi sa Mère l’a imité ouvre les voies à tous ceux qui, à l’heure où le Père les y invitera, auront eux mêmes à prendre des décisions plus radicales.Marie ne fournit pas de recette, ni de modèle prêt à porter.  Elle communique un esprit, dont toutes ses paroles et attitudes témoignent.

Si nous sommes appelés au service, c’est en servant dans cet esprit-là que   nous profiterons de son exemple.

À mes amis diacres et futurs diacres,

Daniel JOUFFE, délégué diocésain au Diaconat permanent  Saint-Brieuc

Liens externes

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