Mardi dans l’Octave de Pâques

Posté par diaconos le 6 avril 2021

J’ai vu le Seigneur ! Marie raconta ce qu’il lui avait dit

 Marie de Magdala et le jardinier (3/7) Jn 20,11-18 | Au large biblique

La croyance en la résurrection n’est pas partagée par tous les croyants du judaïsme à l’époque de Jésus. L’Évangile selon Matthieu, selon l’exégèse biblique, témoigne encore de l’importance de cette question posée par le christianisme dans la communauté juive de Palestine et d’Asie Mineure. Cette question se trouve également évoquée dans d’autres passages de l’Évangile, mais aussi ailleurs dans le Nouveau Testament, principalement les Épîtres de Paul et dans le livre des Actes des Apôtres.

Dans les Actes des Apôtres, la question du relèvement des morts, grâce à la résurrection de Jésus, devient un enjeu central de prédication auprès des Juifs (telle la prédication de Pierre, Actes, 2:14-36). Des thèmes comme la vie éternelle, le salut ou le Royaume des cieux sont, semble-t-il, incompréhensibles sans que soit considéré le relèvement des morts tel que conçu par le christianisme. Hormis l’emphase sur la résurrection dans le « ministère » de Jésus (plusieurs résurrections lui sont attribuées : la fille de Jaïre, le fils d’une veuve éplorée, et l’ami de Jésus, Lazare), le compte-rendu des tout débuts de l’Église qu’offrent les Actes témoigne de l’intérêt de la question du relèvement des morts.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? »
Elle leur répond :  » On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit :  » Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »  Le prenant pour le jardinier, elle lui répond :  » Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »  Jésus lui dit alors :  « Marie ! «   S’étant retournée, elle lui dit en hébreu :  » Rabbouni ! « , c’est-à-dire : Maître.
Jésus reprend :  » Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.  » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples :  » J’ai vu le Seigneur ! « , et elle raconta ce qu’il lui avait dit.  (Jn 20, 11-18)

Preuves de la résurrection de Jésus

Marie, après avoir annoncé aux deux disciples qu’elle avait vu le tombeau vide, y était revenue à leur suite et lorsqu’ils s’éloignèrent, elle y resta pour pleurer. Son amour la retint près de ce sépulcre vide ; elle pleura, parce qu’aucune espérance n’eut encore pénétré dans son cœur. Mais pourquoi ne le reconnut-elle pas ?

Divers exégètes dirent que Marie ne le regarda pas en face ou que ses yeux remplis de larmes l’empêchèrent de voir, ou que la pensée de la résurrection fut trop éloignée de son esprit, ou que Jésus se présenta à elle sous un costume différent de son ordinaire. De nombreux passages des évangiles montrent  qu’il devait s’être produit dans la personne de Jésus un grand changement, causé par ses souffrances, sa mort, et surtout sa résurrection.

Ce fut là pour lui le premier degré de la glorification de son corps, dont l’ascension fut l’accomplissement suprême. Telle fut la vraie cause du fait qui nous occupe et d’autres phénomènes semblables dans les apparitions de Jésus ressuscité  : « Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. » (Jn 21, 4)

 Marie-Madeleine vit Jésus debout devant elle, sans le reconnaître au premier abord. Ce fut une preuve que la résurrection de Jésus fut un fait objectif et nullement une représentation subjective dans l’esprit des disciples. Si elle avait été une hallucination par laquelle Marie se serait imaginé voir Jésus vivant devant elle, sans qu’il y fût réellement cette hallucination aurait dû être produite par l’attente qu’il devait ressusciter, mais cette attente n’exista à aucun degré chez les disciples : « Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. » (Lc 24, 21)

  Si Marie, et plus tard les disciples d’Emmaüs, en voyant devant eux une figure humaine, ne reconnurent pas en elle leur Seigneur, ce fut que leur imagination n’eut pas la moindre part dans cette rencontre et qu’ils ne furent convaincus que lorsque Jésus se fit clairement connaître à eux. ( Ebrard)

Ce fut avec une compassion profonde pour Marie et pour sa douleur que Jésus lui adressa cette question. Souvent il interrogeait ainsi les malheureux qui le cherchèrent, uniquement afin d’attirer sur lui leur attention et de les encourager à lui ouvrir leur cœur avec confiance et à lui demander tout ce dont ils avvaient besoin : « Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas.  » (Mc 10, 15)

Afin d’expliquer comment Marie Madeleine prit le personnage qui se tenait là pour le jardinier, une minutieuse exégèse supposa que Jésus avait emprunté les vêtements de celui-ci, ou qu’il apparut à Marie ayant pour tout vêtement la ceinture avec laquelle il fut crucifié, ce qui fit croire à Marie qu’il était un serviteur occupé à quelque travail dans le jardin : « Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. » (Jn 21, 7)

Il était tout naturel, en voyant quelqu’un dans une propriété particulière, à cette heure matinale, de penser que c’était l’homme chargé d’en prendre soin ; et Marie s’arrêta à cette supposition, sa douleur ne lui permettant pas de considérer les traits de Celui qui se présenta à elle : ce ne fut qu’un regard fugitif qu’elle jeta sur lui ; elle reprit aussitôt sa position première, où, à l’appel de Jésus, elle se retourna de nouveau.

Marie parla avec respect à cet étranger : Seigneur, lui dit elle, ce fut que la souffrance et le besoin de secours rendirent humble. Puis, sans nommer Jésus, elle dit : Si tu l’as emporté, je le prendrai, ne supposant pas qu’on puisse penser à nul autre qu’à Celui qui eut rempli son âme tout entière.

Ce qu’il y a de plus personnel dans les manifestations humaines, c’est le son de la voix ; c’est par ce moyen que Jésus se fait connaître à Marie. L’accent que prend, dans sa bouche, ce nom de Marie, exprime tout ce qu’elle est pour lui, tout ce qu’il est pour elle. (Godet)

Aussi fusse ce avec un tressaillement de joie que Marie, à son tour, poussa cette exclamation dans laquelle elle mit toute son âme : « Rabbouni ! Maître ! Elle ne put en dire davantage. » Ce seul mot, prononcé dans une telle situation, paru si important à Jean, qu’il le conserva dans la langue originale, et il remarqua expressément pour ses lecteurs grecs qu’il le cita en hébreu.

Marie voulut se jeter à ses pieds, embrasser ses genoux. Jésus le lui défendit. Quelle fut la pensée qui inspira l’attitude de Marie et que Jésus désapprouva ? Comment comprendre la parole par laquelle Jésus motiva sa défense : car je ne suis pas encore monté vers le Père ?

  1. Meyer pensa que Marie, en touchant le Seigneur de ses mains, voulait s’assurer qu’il était bien ressuscité, corporellement présent, qu’elle ne voyait pas une simple apparition de son esprit. Et Jésus lui donnerait cette assurance en disant : C’est bien moi, car je ne suis pas encore monté dans la gloire du Père. Mais peut-on supposer ces doutes en Marie, quand elle venait de s’écrier, pleine d’assurance et de joie : Maître ! Et d’ailleurs pourquoi Jésus refuserait-il à Marie un moyen de conviction qu’il offrait lui-même à d’autres disciples ?
  2. La pensée de Marie serait de l’adorer, et Jésus lui dirait qu’elle ne doit le faire qu’après qu’il sera entré dans sa gloire (Lücke et d’autres). Mais cette explication méconnaît la divinité du Fils de Dieu, aussi réelle avant son ascension qu’après, et Jésus n’a point désapprouvé cet élan d’adoration dans un autre de ses disciples.
  3. Quelques interprètes (Bèze, Bengel) s’arrêtant surtout à la seconde parole de Jésus : « Va vers mes frères… », pensent qu’il aurait simplement voulu dire à Marie : Ne t’attarde pas maintenant à ces témoignages de ta joie, mais hâte-toi d’aller annoncer à mes frères que je monte… Cette idée ne nous paraît point convenir à la situation, et d’ailleurs elle n’explique pas les mots : car je ne suis pas encore monté vers mon Père.
  4. Marie aurait voulu retenir près d’elle le Seigneur, s’assurer qu’il ne va pas la quitter de nouveau. À quoi Jésus répondrait que le moment de son départ définitif n’est pas venu et qu’elle le reverra encore (Néander Ebrard). Mais ce dernier motif paraît peu en harmonie avec la solennité d’un tel moment et aussi avec le message dont Jésus va charger Marie.
  5. Elle aurait pensé que déjà les nombreuses promesses de Jésus concernant son retour vers les siens, telles que Jean 16.16, étaient accomplies : et elle aurait voulu s’attacher à lui et jouir pleinement de sa présence.

La parole de Jésus signifierait  que ce ne fut qu’après sa glorification qu’il vint réellement avec les siens et vécut en eux (Calvin et, avec quelques modifications, M. Godet). « Toucher », dit saint Augustin, « c’est trouver la limite de l’idée que nous nous faisons d’un objet » ; Jésus glorifié s’offre à l’âme comme l’infini qui seul la satisfait.

Je monte vers mon Père, telle fut la pensée dont Marie se pénétra et dont elle devint la messagère auprès des frères de Jésus. Mes frères, dit Jésus ; il les nomma ainsi pour la première fois, avec autant de solennité que d’amour, parce que, son œuvre maintenant achevée, il  fit d’eux des enfants de Dieu. Ils furent ses frères, par la raison que son Père est leur Père : « Vous qui craignez l’Éternel, louez-le! Vous tous, postérité de Jacob, glorifiez-le! Tremblez devant lui, vous tous, postérité d’Israël ! » (Ps 221,, 23).

Le message de Marie fut celui de la gloire éternelle de Jésus à laquelle ils participèrent. Jésus leur fit part de la gloire et de la félicité où il entra. Dans le nom de Père, fait observer M. Godet, il y a l’intimité filiale ; dans celui de Dieu, la complète dépendance, et cela pour les disciples comme pour Jésus lui-même.

Désormais les disciples comprirent toute la réalité et la douceur de ce nom de Père que Jésus donna à Dieu : « Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions: Abba ! Père!  » (Rm 8, 15)

Diacre Michel Houyoux

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Les ouvriers de la dernière heure

Posté par diaconos le 28 mars 2021

25è Dimanche O. A: Les ouvriers de la 11ièm heure

Jésus nous parle toujours personnellement à travers les paraboles. Ce sont des récits allégoriques présentant un enseignement moral et religieux. Suivant un procédé emprunté à la tradition juive, ces récits entendent présenter des vérités au travers d’éléments de la vie quotidienne ou d’observation de la nature mais s’éloignent chez Jésus de la forme simplement pédagogique d’interprétation de la Loi par les rabbins pour évoquer le Règne de Dieu et les changements qui s’accomplissent au moment de sa venue.

Jésus s’adressant à la foule venue l’écouter, commença ainsi son enseignement : le Royaume des cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit au lever du jour afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Dans la Bible, la vigne est mentionnée pour la première fois dans le livre de la Genèse (Gn 9, 20).

À l’époque des Patriarches, le vin était une boisson bien connue. Le mot « vigne » revient 176 fois dans la Bible. C’est dire son importance symbolique. l’image de la vigne est utilisée dans l’Ancien Testament pour désigner le peuple élu(Is 5, 1-11) , Jésus utilisa cette image pour parler du nouvel Israël qu’est l’Église.

La vigne est signe de bénédiction dans le livre du Deutéronome ( Dt 8, 7-9). La vigne est image de la Sagesse (Si 24, 17 ; Ps 128, 3). La vigne désigne aussi le peuple élu ; le prophète Isaïe nous dit dans son livre que la vigne de Dieu c’est Israël et Juda (Is 5, 1-7)

 Jésus fit une comparaison entre différents groupes de travailleurs. Comme tant d’autres cette histoire nous parle du Royaume des cieux. Tout commença comme une histoire réelle : nous sommes en Palestine, au premier siècle, au temps des vendanges, très tôt le matin. Les journaliers sont là, sur la place du village, attendant qu’on les embauche, au jour le jour.

Pourtant, nous sommes tout de suite avertis qu’il s’agit non pas d’une leçon sociale, mais d’une révélation sur le Royaume des cieux. Avons-nous saisi qu’il ne s’agit pas d’un patron ordinaire ? Quel patron embauchera des travailleurs une heure avant la fin du travail ? C’est insensé !

Dans la première partie de la parabole, Jésus dépeingnit un patron merveilleusement bon : sans se lasser, cinq fois dans la même journée, il se soucia de procurer du travail, un salaire, une dignité à de pauvres hommes réduits à la misère. À chaque fois, le maître du domaine leur ordonna d’aller à sa vigne.

La vigne est à comprendre comme étant le lieu du bonheur, le lieu de l’alliance avec Dieu. Le Royaume des cieux, c’est le lieu de la bonté de Dieu, où celui-ci ne cesse de nous inviter à entrer. Chacun des groupes de travailleurs embauchés représente une nation ou une classe sociale. Certains reçurent la parole de Dieu depuis longtemps. Ainsi en fut-il des premiers ancêtres du peuple de Dieu : l’appel d’Abraham.  (Gn 12, 1-9)

Plus tard, d’autres se joignirent à ce groupe pour sortir d’Égypte (Livre de l’Exode, chapitres 13 à 16). Au cours de l’Histoire, Dieu appela d’autres à travailler à sa vigne, c’est à dire pour son Royaume. Dans ce récit, le propriétaire de la vigne se préoccupa des chômeurs. C’est plusieurs fois dans la journée qu’il alla les chercher pour les inviter à travailler à sa vigne.

Sa préoccupation ne fut pas que le travail fut fait, mais que les travailleurs fussent suffisamment payés pour assurer une vie décente à leur famille. La justice de Dieu se conforme aux besoins des personnes. Ce maître étonnant voulut que les premiers ouvriers engagés fussent les témoins de ce qu’il fit pour les derniers embauchés !

Tous reçurent le même salaire : une pièce d’argent ! Au temps de Jésus (à Jérusalem), une pièce d’argent équivalait à un peu moins que quatre deniers. Sous Tibère, un soldat des cohortes de vigiles, à Rome, gagnait 150 deniers par an (plus les primes) : son salaire journalier valait 0,411 denier. Donc le salaire reçu par chaque ouvrier de la parabole correspondait à environ dix jours de salaire d’un de ces soldats !

Dieu accueille avec bonté les premiers comme les derniers venus. les derniers venus. L’amour de Dieu nous comblera au-delà de nos mérites. Encore faudra-t-il nous justifier d’avoir travaillé un peu à l’avènement du Règne de Dieu. L’auront-nous fait ? Par cette parabole, Jésus voulut nous faire comprendre que pour Dieu, il n’y a pas de privilégiés, que Dieu aime toutes les personnes, et en particulier les plus délaissés qu’il veut les introduire dans sa Vigne, dans son bonheur.

Il enseigna aussi que Dieu répand ses bienfaits à profusion ; Dieu invite et appelle à toute heure, à tout âge, dans toute situation. Dieu est proche de chacune de ses créatures et rien n’est jamais perdu pour Lui ! Il embauche jusqu’à la dernière minute. Il n’est jamais trop tard ! Souvenons- nous que Jésus vécut cette histoire en accordant le paradis à la dernière seconde au brigand crucifié avec lui.

Une fois de plus, par le détour d’une autre parabole (Mt 21, 33-43), Jésus mit les chefs d’Israël en face de leur responsabilité : t maintenant ou jamais qu’ils durent accueillir sa personne et son message et entraîner tout le peuple à leur suite. Le peuple d’Israël ne leur appartint pas ; il leur fut confié par Dieu et celui-ci leur demanda des comptes.

 Cette parabole s’adresse aussi à nous. Sommes-nous assez mobilisés pour que notre communauté paroissiale produise de beaux fruits ? On ne peut pas reprocher au propriétaire du domaine, mis en scène par Jésus d’avoir négligé sa vigne : il l’entoura d’une clôture, creusa un pressoir et bâtit une tour de garde.

On ne peut pas non plus lui reprocher sa patience, sa persévérance vis à vis des vignerons ; il envoya ses serviteurs qui se firent lapider, il en envoya d’autres plus nombreux qui subirent le même sort, enfin il envoya son propre fils, pensant que lui, ils le respecteraient…

Aucun père n’agit ainsi. Non ! Personne n’aurait l’idée d’envoyer son fils à des gens qui tuèrent de nombreux serviteurs. Qui d’autre alors peut agir ainsi ? … Évidemment nous pensons à Dieu qui prend soin de son Royaume et qui nous envoie son propre Fils pour essayer de faire porter du fruit à l’humanité. De quel côté nous situons-nous ?

Jésus nous a été envoyé… Qu’avons-nous fait de son commandement d’amour ? Des messagers nous sont envoyés, les écoutons-nous ? Notre monde se veut de plus en plus indépendant à l’égard de Dieu : on ne veut avoir aucun compte à lui rendre. Mon corps m’appartient, ma vie m’appartient…, alors que tout nous vient de Dieu !

Il nous a été fait don de tout pour sa plus grande gloire. Notre vie étincelle lorsqu’elle rend gloire à Dieu, le chef des Vivants et il est toujours là à nous pousser à être plus vivants. Le sarment détaché de la vigne ne peut que se dessécher et mourir… Cette parabole de la vigne, c’est un peu comme un papa et une maman qui donnent ce qu’ils ont de meilleur pour que leur enfant réussisse bien sa vie.

Mais il arrive que l’enfant ne réponde pas toujours à cet amour bienveillant, prévenant et bienfaisant des parents. Cette situation engendre tristesse et déception et même parfois colère mais rarement abandon. Car les parents sont ainsi faits qu’ils continuent à aimer quoi qu’il 80 arrive.

Le Seigneur, lui, c’est certain, ne cesse jamais de nous aimer. Au moindre geste de notre part, le Seigneur revient vers nous et il répand à nouveau à profusion son amour sur nous. Oui, au-delà de nos infidélités, au-delà des fruits amers que nous produisons parfois, le Seigneur reste fidèle et il est capable non seulement de nous redonner son amour mais aussi de nous faire revenir à lui.

Le Seigneur, lui, ne nous abandonne jamais. Son amour pour nous est éternel et il va bien au-delà de nos bêtises, de nos lâchetés, de nos trahisons et de nos faiblesses. Son amour est toujours disponible pour nous accueillir à nouveau, pour nous faire boire à sa source de bonté et de réconciliation.

Reconnaissons toutes les tendresses de Dieu à notre égard et posons-nous cette question : de quoi le payons-nous en retour ? Quels fruits portonsnous ?

Diacre Michel Houyoux

Les deux voies    Éditions Croix du Salut ( 05.06.2013 )

 Les deux voies
7
EAN: 9783841698728
Langue du Livre: Français
By (author) : Michel Houyoux
Nombre de pages: 144
Publié le: 05.06.2013
Catégorie: Christianity

Détails du livre: ISBN-13

Les deux voiesLes deux voies

Choisis le chemin de la Vie. Pour être disciple de Jésus

Il nous faut marcher derrière lui, suivre le même chemin

Auteur le Diacre Michel Houyoux , publié le  5 juin 2013  Broché  Prix : 25, 80€

Pour acheter le livre, cliquez ici →Omni badge Les deux voies     Recevez-le par la poste.

Complément

   Qui sont les ouvriers de la dernière heure ?

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Mardi de la deuxième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 19 janvier 2021

Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat

Le Seigneur Jésus doit-il observer le sabbat ?

# Le sabbat est le jour de repos hebdomadaire dans des religions qui reconnaissent l’Ancien Testament (ou Torah) : le judaïsme, quelques branches du christianisme, du vendredi soir au samedi soir. Il est consacré à Dieu, en souvenir de la création. Des chrétiens dans la suite de l’Église de Jérusalem continuent d’observer les prescriptions de l’Ancien Testament et en particulier le shabbat. On parle alors de judéo-christianisme. La chrétienté, subdivisée en trois principales confessions (catholicisme, orthodoxie et protestantisme), a décalé ce jour de repos, souvent nommé « jour du Seigneur », vers le dimanche, jour du repos dominical.

Cependant, divers mouvements religieux chrétiens (Adventisme, Église de Dieu (Septième Jour), Baptistes du Septième Jour) sabbatistes continuent de garder le samedi au lieu du dimanche comme « jour à part ».Le sabbat, est dans l’Ancien Testament, le quatrième des Dix commandements donnés par Dieu à Moïse dans le désert. Dans le judaïsme, le septième jour de la semaine (de la tombée de la nuit le vendredi à celle du samedi), est un jour de repos. Il renvoie à la création. Au IIe siècle certains Pères de l’Église jouèrent un rôle important dans l’adoption du dimanche.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. »
Et Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Au temps du grand prêtre  Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que nul n’a le droit de manger, sinon les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. » Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. »  (Mc 2, 23-28)

Les disciples arrachent des épis

Un jour de sabbat, Jésus traversa des champs de blé ; ses disciples se mirent à. arracher des épis. Les pharisiens attirèrent l’attention de Jésus sur cette violation du sabbat. Jésus , dans sa réponse, invoqua l’exemple de David qui, ayant faim, entra, avec ceux qui l’accompagnèrent, dans la maison de Dieu et mangèrent les pains de proposition, réservés aux seuls sacrificateurs. Jésus enseigna que le sabbat fut fait pour l’homme et que, par conséquent, le fils de l’homme fut maître du sabbat.

Les trois évangélistes rapportèrent ce trait, mais avec quelques divergences quant à la chronologie et aux détails ; tous trois aussi le mirent dans un rapport direct avec l’opposition du parti des pharisiens qui eut commencé à se manifester dans la guérison du paralytique , dans le repas donné par Lévi, dans la question du jeûne ;  tous trois enfin le firent suivre d’une guérison le jour du sabbat :  « Jésus entra de nouveau dans la synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée. » (Mc 3, 1)

 Ce fut, dans l’observation du sabbat que les adversaires cherchèrent avec le plus d’ardeur des motifs d’accusations contre Jésus. La même attitude fut marquée dans l’Évangile de Jean.

Voici en quels termes Marc rendit l’action des disciples : « Ils commencèrent à faire chemin en arrachant les épis » ; d’où Meyer conclut que l’intention des disciples n’était point de froisser ces épis pour en manger les grains, ce dont Marc ne parla pas ; ils voulurent seulement se frayer un chemin à travers les blés, ce que les pharisiens blâmèrent comme un travail le jour du sabbat.

Ce théologien pensa que ce fut là le sens originel de la tradition apostolique que Marc seul conserv. Mais ce ne fut pas en arrachant les épis qu’on se fraie un chemin et il est plus naturel d’admettre que Jésus suivit un sentier tracé. Si les disciples n’arrachèrent pas les épis pour les manger parce qu’ils eurent faim, comme le remarqua Matthieu, que signifierait, dans la réponse de Jésus, l’observation que David se mit au-dessus d’une ordonnance de la loi quand il eut faim ?

Marc plaça sous l’action d’Abiathar le trait cité par Jésus. Or ce fut Achimélec, père d’Abiathar, qui fut alors sacrificateur ; mais il fut bientôt mis à mort par Saul, et son fils, plus connu que lui sous le règne de David, lui succéda : « Un fils d’Achimélec, fils d’Achithub, échappa. Son nom était Abiathar. Il s’enfuit auprès de David » (1Samuel 20, 20)

 Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat : Cette parole remarquable, que Marc seul  conserva, est à la fois la consécration du sabbat et le principe de son interprétation. Le sabbat est fait pour l’homme, pour son bien, pour son repos, pour le développement de sa vie intérieure et les intérêts suprêmes de son âme ; donc c’est une institution digne de Dieu et de sa miséricorde ; et non l’homme pour le sabbat, car l’homme a été crée libre, pour l’obéissance de l’amour, et non pour la servitude d’une ordonnance cérémonielle.

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◊Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article→    Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat

◊ Diacre Jean-Yves Fortin Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme  pour le sabbat

Prédication du Pasteur Pierre Olivier Léchot : « Une affaire de regard »

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Persécutions encourues

Posté par diaconos le 25 décembre 2020

Ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père

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# Le Saint-Esprit est la troisième entité de la Trinité dans le christianisme. Le Nouveau Testament1 suggère que l’Esprit saint soit une personne différente du Père et du Fils, et formant avec eux un seul Dieu, mais le dogme de la Trinité a été formulé lors du premier concile de Nicée. Cette interprétation repose sur l’usage dans la Bible hébraïque et les écrits juifs du terme ruach ha-kodesh pour désigner l’esprit de YHWH. Le Saint-Esprit dans le judaïsme se réfère généralement à l’aspect divin de la prophétie et de la sagesse. Il se réfère également à la force divine, à la qualité et à l’influence du Dieu sur l’univers ou sur ses créatures, dans des contextes donnés[réf. nécessaire]. L’Esprit saint est un terme qui apparaît, via le syriaque, aussi dans les écrits pré-islamiques et dans le Coran (arabe : ruh al-qudus). Ce terme est polysémique, celui-ci a été identifié, a posteriori, par les commentateurs à l’ange Gabriel. Le mot Esprit traduit dans le Nouveau Testament le mot grec Pneuma (littéralement Souffle). C’est pourquoi l’étude du Saint-Esprit est appelée la pneumatologie. L’objectif principal de l’œuvre du Saint-Esprit dans la Bible est la communication de la paix dans et à travers la vie de l’être humain, homme et femme.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. » (Mt 10, 17-22)

Persécutions encourues

 Voici tous les pouvoirs du monde ligués contre la vérité et ses témoins : d’abord, les tribunaux civils ou criminels, qui firent de la conviction religieuse un délit ; puis les synagogues, pouvoir spirituel, exerçant la discipline à sa manière : « Et je dis: Seigneur, ils savent eux-mêmes que je faisais mettre en prison et battre de verges dans les synagogues ceux qui croyaient en toi (Ac 22, 19), puis les gouverneurs de provinces, proconsuls, procurateurs, auxquels les principaux des Juifs ou les émeutes populaires livreront les disciples de Jésus ; enfin, les rois, les Hérode les empereurs romains. Toutes ces persécutions auront lieu à cause de moi, ajoute Jésus dans le sentiment de sa royauté divine et de la vie nouvelle qu’il apportait au monde.

Et toutes ces souffrances endurées pour lui furent un témoignage de qui ? De lui-même, de sa vérité, de son œuvre. Pour qui ? Le pour les autorités que Jésus nomma, avant tout les Juifs, les premiers instigateurs des persécutions, puis les païens :  » Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. » (Mt 24, 14

Ce témoignage puissant fut destiné à produire la conviction chez plusieurs (selon l’interprétation de Chrysostome), mais pour d’autres, il aggrava leur jugement. Ces paroles prophétiques dépassèrent l’horizon de cette première mission des  apôtres mais il ne fut pas nécessaire d’en conclure, avec une certaine critique, que Matthieu les plaça ici par anticipation.

En plusieurs paraboles et dans d’autres discours, Jésus montra qu’il connut les destinées de son règne ; puis les gouverneurs de provinces, proconsuls, procurateurs, auxquels les principaux des Juifs ou les émeutes populaires livrèrent les disciples de Jésus ; enfin, les rois, les Hérode les empereurs romains.

Ces paroles prophétiques dépassèrent l’horizon de cette première mission des apôtres mais il ne fut  pas nécessaire d’en conclure, avec une certaine critique, que Matthieu les  plaça ici par anticipation. En plusieurs paraboles et dans d’autres discours, Jésus  montra qu’il connut les destinées de son règne.

« C’est l’Esprit de votre Père qui parle en vous. » : motif puissant de consolation et d’assurance au sein de difficultés et de dangers dont la seule pensée aurait accablé l’âme des disciples. Ces deux choses dont s’inquiétèrent les disciples : comment ils parlèrent ou ce qu’ils dirent ; le quoi leur fut donné à l’heure même et alors ils ne furent plus embarrassés du comment, même pour des hommes illettrés, le fond emporta la forme.

 Ce ne fit pas à eux que fut laissé le soin de proclamer et de détendre la vérité divine ; l’Esprit de lumière et de vie s’en chargea : « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. (Jn 14, 16-17)

Les apôtres n’eurent pas à souffrir dans leur propre famille, parmi leurs proches parents, se trouvèrent des ennemis pour les livrer. Telle fut la puissance absolue du christianisme, qu’il durent dominer et transformer tous les rapports naturels de la famille, soit par l’amour qu’il inspira aux croyants, soit par la haine qu’il excita dans les incrédules.

L’histoire de l’Église et l’expérience de tous les temps justifient pleinement cette prédiction. Être haïs de tous est une expression hyperbolique destinée à montrer l’universalité de cette inimitié naturelle du cœur de l’homme contre le nom de Jésus. C’est que ce nom ne révèle tous les trésors de la miséricorde divine qu’après avoir convaincu l’homme de péché. Avec quelle tristesse Jésus dut prononcer ces paroles !

Mais voici la consolation des siens, le motif de leur persévérance jusqu’à la fin : être sauvés, ne pas périr avec le monde. Qu’est-ce que la fin ? Pour tout chrétien, c’est le jour de sa mort ; pour l’Église, c’est le retour du Christ.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici, pour lire l’article → La mort du diacre Étienne (Ac 7, 55-60)

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◊ Regnum Christi : cliquez ici, pour lire l’article →  Ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père

◊ Diacre Jean)Yves Fortin  « Ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père

Saint Etienne, le premier martyr (+35), par Arnaud Dumouch

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