Ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus, lève-toi et marche

Posté par diaconos le 1 avril 2018

Extrait du livre des Actes des Apôtres au chapitre trois

Il y avait un homme boiteux de naissance, qu'on portait et qu'on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu'il demandât l'aumône à ceux qui entraient dans le temple. 3Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l'aumône.…

Il y avait un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu’il demandât l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône.

En ces jours-là, Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de l’après-midi, à la neuvième heure. On y amenait alors un homme, infirme de naissance, que l’on installait chaque jour à la porte du Temple, appelée la « Belle-Porte », pour qu’il demande l’aumône à ceux qui entraient. Voyant Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône. Alors Pierre, ainsi que Jean, fixa les yeux sur lui, et il dit : « Regarde-nous ! » L’homme les  observait, s’attendant à recevoir quelque chose de leur part.

Pierre déclara : « De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. » Alors, le prenant par la main droite, il le releva et, à l’instant même, ses pieds et ses chevilles s’affermirent. D’un bond, il fut debout et il marchait. Entrant avec eux dans le Temple, il marchait, bondissait, et louait Dieu.

Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu. On le reconnaissait : c’est bien lui qui était assis à la « Belle-Porte » du Temple pour demander l’aumône. Et les gens étaient frappés de stupeur et désorientés devant ce qui lui était arrivé. (Ac 3, 1-10)

Source de l’image sur Kt42 → Actes des apôtres (Acts of the Apostles) 

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Après la résurrection de Jésus, les apôtres continuèrent pendant un certain temps à participer régulièrement à la liturgie du Temple. Ils leur fallut du temps pour comprendre la portée sacerdotale et sacrificielle de la mort de Jésus et du rite du pain et du vin : « Faites ceci en mémoire de moi » Mais dès le début, ils refirent la Cène, comme Jésus leur avait demandé. Il ne comprirent pas rapidement que refaire la Cène remplacerait toutes les liturgies du Temple.

Ce jour là, vers la neuvième heure (15 h00),  Pierre et Jean montèrent au temple, à l’heure de la prière, on apporta un impotent de naissance qu’on mettait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle pour qu’il y mendiât. Il demanda l’aumône aux apôtres. Après avoir raconté la Pentecôte, ses premiers effets et l’état de l’Église naissante, Luc nota cette guérison importante en elle-même et sur tout à cause du second discours de Pierre, dont elle fut l’occasion.

Sans répondre directement à la demande de cet homme, Pierre et Jean le considérèrent avec compassion. Pierre, pour attirer son attention, entra en rapport avec lui et s’assura qu’il y eut en lui quelque réceptivité, lui dit : « Regarde-nous. » (Ac 3,4) Le mendiant espérait recevoir quelques pièces, mais il n’en reçut aucune.

Pierre lui déclara qu’il lui donnera quelque chose au nom de Jésus : « Au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. » (Ac 3, 6b) La guérison de cet homme, par Pierre et Jean, montre comment avec la résurrection et la Pentecôte, les temps nouveaux ont commencés. Avant cet évènement, les infirmes, considérés comme impurs par la Loi juive, étaient exlus du service du Temple.

Le prophète Samuel donna une explication de l’extension de cette loi ; ce jour-là, David avait dit: « Celui qui vaincra les Jébusiens devra utiliser le puits d’eau. pour atteindre ceux qui sont boiteux et aveugles, qui sont les ennemis de David. » C’est pourquoi ils disent :  » Les aveugles et boiteux n’entreront pas dans le palais.  » (2 S 5,8)

Par la suite, il n’y eut plus d’impurs, ni d’exclus. Au nom de Jésus-Christ, lève-toi et marche ! C’est ce que l’Église nous rappelle régulièrement. L’Église, à la suite du Christ, veut des hommes capables de prendre leur destin en main. Appuie-toi sur la force de la résurrection pour te remettre debout chaque fois qu’une épreuve t’anéantit.

Compléments

◊Rencontre avec le Christ ressuscité →    L’apparition de Jésus aux disciples d’Emmaüs (Lc 24, 13-35)

◊ Obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes →Nous sommes les témoins de tout cela avec l’Esprit Saint – (Ac 5, 27-41)

Liens externes

Du site « Idées-Caté → Jésus rencontre deux disciples sur la route d’Emmaüs

◊ Marche dans la Bible → Actes 3, 1-10 – Pierre guérit un impotent

♥ Pierre guérit un paralytique et est arrêté

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Nous avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts » (Ac 10, 34a.37-43)

Posté par diaconos le 29 mars 2018

Extrait des actes des apôtres au chapitre dix

 Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus. 02 De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau dès le lever du soleil. 03 Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager l’entrée du tombeau ? » 04 Levant les yeux, elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande. 05 En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de frayeur. 06 Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait déposé. 07 Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : “Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l’a dit.” » 08 Elles sortirent et s’enfuirent du tombeau, parce qu’elles étaient toutes tremblantes et hors d’elles-mêmes. Elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.

Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le orps de Jésus. De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau dès le lever du soleil. Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager l’entrée du tombeau ? »  Levant les yeux, elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande. En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de frayeur.  Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait déposé.  Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : “Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l’a dit.” »
Elles sortirent et s’enfuirent du tombeau, parce qu’elles étaient toutes tremblantes et hors d’elles-mêmes. Elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur. (Mc 16, 1-8)

En ces jours-là, quand Pierre arriva à Césarée chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole et dit : « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les  commencements en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance. Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous  ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui.

Et nous, nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice, Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester, non pas à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. Dieu nous a  chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts. C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage : Quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »

Source de l’image : KT42 → Évangile de Marc (Gospel of Mark)

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Pierre annonça à ses auditeurs Jésus-Christ en ces termes :  « Vous savez le fait qui s’est produit, Jésus qui était de Nazareth, comment Dieu le oignit d’Esprit saint « . Matthieu le confirme dans son récit évangélique en ces termes :  » Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l’eau. Et voici, les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. » (Mt 3,16)

Sa vie fut une suite non interrompue de bienfaits, allant de lieu en lieu, faisant du bien, guérissant et délivrant les malheureux qu’opprimait la puissance des ténèbres. Quelles preuves éclatantes que Dieu était avec lui !

Afin de persuader ses auditeurs de la réalité des faits qu’il vint de rappeler, Pierre déclara que lui et ses condisciples en furent les témoins. Après avoir arrêté Jésus, Ils le frappèrent, l’ humilièrent, se moquèrent de lui et le crucifièrent ;  mais Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Ac 5, 30)

Et pour établir la certitude de la résurrection de Jésus, Pierre rappela que les apôtres ont mangé et bu avec lui après qu’il fut ressuscité des morts. : « Jésus leur dit: Venez, mangez. Et aucun des disciples n’osait lui demander: Qui es-tu? sachant que c’était le Seigneur. » (Jn 21,12)

  Thadée, l’un des disciples de Jésus, lui demanda : « Pourquoi Jésus ressuscité n’a-t-il pas été manifesté à tout le peuple ? » Voir la réponse de Jésus à cette question :  » Si quelqu’un m’aime, il obéira à ma parole. Mon Père aussi l’aimera: nous viendrons à lui et nous établirons notre demeure chez lui. Mais celui qui ne m’aime pas ne met pas mes paroles en pratique. Or, cette Parole que vous entendez ne vient pas de moi, c’est la Parole même du Père qui m’a envoyé. » (Jn  14, 23-24)

Jésus ordonna à ses disciples de prêcher au peuple, et d’attester que c’est lui qui a été établi par Dieu comme juge des vivants et des morts. Nous rappelons que le témoignage de tous les prophètes précéda le témoignage des apôtres, pour attester que quiconque croit au Sauveur, à quelque nationalité qu’il appartienne, reçoit la rémission ou le pardon de ses péchés par son nom, c’est-à-dire en lui et par lui.

Voilà l’universalité du salut proclamée par Pierre, comme elle le fut aussi par Paul : « Justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction.  Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. » (Rm 3,22) 

Les disciples d’Emmaüs ne reconnurent pas le Christ sur la route ; comme eux, nous avons souvent les yeux fermés sur la présence de Dieu à nos côtés. La liturgie de la Parole éclaire-t-elle ta vie et dénoncer ton manque de foi ?  Rend-elle ton cœur brûlant d’amour pour Dieu et pour ton prochain ? Que ta vie toute entière proclame ta confiance en la vie.

Compléments

◊ Témoignage de Paul → Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons (1 Jn 1, 1-4)

◊ Alléluia → Pâques, le Christ est vraiment ressuscité !

◊ Que nos cœurs soient dans la joie, dans la clarté de ce matin de Pâques → Nous avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. (Ac 10, 37-43)

Liens externes

◊ Journal « Le Soir » →  De plus en plus d’adultes se font baptiser à Pâques

Catéchèse  → Sur le chemin d’Emmaüs

L’histoire des deux disciples en route pour Emmaüs, et de leur rencontre avec Jésus

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Jeudi saint : Le Seigneur m’a consacré par l’onction, il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles.

Posté par diaconos le 26 mars 2018

Messe Chrismale

La messe chrismale a lieu durant la Semaine Sainte ; elle a lieu le plus souvent le Jeudi Saint au matin. Mais elle peut être transférée à un autre jour, pourvu qu’elle soit proche de Pâques. Durant la messe chrismale, l’évêque bénit les autres huiles saintes et consacre le Saint Chrême. Cette huile servira dès les baptêmes de Paques puis tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre.

Lecture du livre du prophète Isaïe au chapitre soixante et un

La dernière leçon de Jésus à tous ses disciples est une leçon de service. En lavant les pieds à ceux-ci, Jésus ne s'abaisse pas ; il les élève. Il confère à tous la qualité de "seigneur". Par sa mort, il redonnera à tous les êtres humains leur pleine dignité d'enfants de Dieu, et l'égalité de tous et de toutes devant leur Père des cieux. En nous invitant à faire ce qu'il a fait lui-même, Jésus ne nous invite pas simplement à être disposés à donner notre vie pour lui mais à donner la vie à tous nos frères et soeurs en travaillant pour que la dignité de tous soit reconnue. Dans notre bonne volonté d’être ce soir avec le Christ, restons modestes dans nos promesses et engagements : disons-lui notre désir de le suivre et d’aimer à son exemple. homélie prononcée dans les églises de Morialmé et Oret le 5 avril 2007 170 En

La dernière leçon de Jésus à tous ses disciples est une leçon de service. En lavant les pieds à ceux-ci, Jésus ne s’abaisse pas ; il les élève. Il confère à tous la qualité de « seigneur ». Par sa mort, il redonnera à tous les êtres humains leur pleine dignité d’enfants de Dieu, et l’égalité de tous et de toutes devant leur Père des cieux. En nous invitant à faire ce qu’il a fait lui-même, Jésus ne nous invite pas simplement à être disposés à donner notre vie pour lui mais à donner la vie à tous nos frères et sœurs en travaillant pour que la dignité de tous soit reconnue. Restons modestes dans nos promesses et engagements : disons-lui notre désir de le suivre et d’aimer à son exemple. Dieu est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le cœur brisé, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération, proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur, et un jour de vengeance pour notre Dieu, consoler tous ceux qui sont en deuil, ceux qui sont en deuil dans Sion, mettre le diadème sur leur tête au lieu de la cendre, l’huile de joie au lieu du deuil, un habit de fête au lieu d’un esprit abattu.

Vous serez appelés « Prêtres du Seigneur » ; on vous dira « Servants de notre Dieu ». Loyalement, je vous donnerai la récompense, je conclurai avec vous une alliance éternelle. Vos descendants seront connus parmi les nations, et votre postérité, au milieu des peuples. Qui les verra pourra reconnaître la descendance bénie du Seigneur. (Is 61, 1-3a.6a.8b-9)

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 C’est celui que le Seigneur consacra par l’onction qui fut le Sauveur  qui réalisa le magnifique avenir promis à Sion. L’onction est la marque de la communication des dons du Saint-Esprit. Ce fut par cette cérémonie que les prêtres, les rois et quelquefois les prophètes étaient introduits dans leur charge : « Voici mon serviteur, que je soutiendrai, Mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J’ai mis mon esprit sur lui ; Il annoncera la justice aux nations. » (Is 42, 1)

Ce don se réalisa pour Jésus au moment de son baptême. Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et s’arrêter sur lui. » (Jn 1, 32) Le nom de Messie vient en hébreu du verbe oindre. Jésus lui-même déclara  être le personnage annoncé dans cet extrait du livre d’Isaïe, quand il dit, après avoir lu le commencement de ce discours dans la synagogue de Nazareth : « Cette parole est accomplie aujourd’hui, et vous l’entendez (Luc 4.16-21).

La bonne nouvelle signifie la même chose que le mot grec évangile ; c’est le terme qui désigne dans le Nouveau Testament la prédication de Jésus. Ce message s’adresse tout spécialement aux débonnaires, ordinairement foulés et malheureux en ce monde  : « 5Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre !. » (Mt 5, 5) L’annonce d’une année de bienfait fit allusion à l’institution du jubilé, dans laquelle le prophète Isaïe vit un type de la délivrance messianique

L’année de jubilé, instituée par la loi, revenait tous les cinquante ans (à l’expiration de sept périodes sabbatiques). Les esclaves israélites devaient cette année-là être mis en liberté ; ceux qui avaient dû vendre leurs biens rentraient en possession de leur patrimoine : « Et vous sanctifierez la cinquantième année, vous publierez la liberté dans le pays pour tous ses habitants: ce sera pour vous le jubilé; chacun de vous retournera dans sa propriété, et chacun de vous retournera dans sa famille. La cinquantième année sera pour vous le jubilé: vous ne sèmerez point, vous ne moissonnerez point ce que les champs produiront d’eux-mêmes, et vous ne vendangerez point la vigne non taillée.  » (Lv 25, 10-11)

La vengeance, le châtiment des ennemis de Dieu et de son peuple, fut inséparable du salut des fidèles. La grâce de Dieu envers les siens se manifesta par le jugement du monde qui les opprima : « Dites à ceux qui ont le cœur troublé : Prenez courage, ne craignez point ; Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu ; Il viendra lui-même, et vous sauvera. » (Is 35, 4) Le  châtiment fut rapide. 

À cette époque on mettait de la cendre sur sa tête en signe de deuil, et il était d’usage de se couronner dans les fêtes. Avant un banquet, on oignait la tête des invités avec l’huile de joie : « Tu dresses devant moi une table, en la présence de mes ennemis ; tu as oint ma tête d’huile, ma coupe est comble. » (Ps 45, 8)

♥   Compléments

 ♥ Giovedi Santo →  Cena del Signore

◊ L’Eucharistie est le sacrement de l’amour → Jeudi Saint : fête de l’institution de l’Eucharistie

◊ Fête de l’institution de l’Eucharistie →  Jeudi Saint : le grand commandement de la charité

◊ Il Vangelo secondo Giovanni → La lavanda dei piedi (Gv 13, 1-15)

◊ Homélie → L’heure est venue, l’heure de Jésus ! (Jn 13, 1-15)

Lien externe

Marie-Noëlle Thabut nous met en marche vers Pâques,

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Dimanche des Rameaux et de la Passion, année B

Posté par diaconos le 22 mars 2018

Ce dimanche est le premier jour de la semaine sainte. Cette semaine est un raccourci de tout le drame de l’humanité. Cette semaine Jésus se laisse enfermer dans la mort et dimanche prochain, il sortira, transfiguré du tombeau. Avant la  messe, dans un autre lieu que l’église se déroulera la bénédiction des rameaux, suivie de la procession. Après l’acclamation, on procèdera à la lecture de la Passion selon l’évangile de Marc.

Depuis 1985, à l’initiative du pape Jean Paul II, ce dimanche est aussi devenu la fête des jeunes dans chaque diocèse du monde.

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Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux !

Jésus passa sa vie à écouter et à aider les démunis qui se présentaient à lui. Mais l’heure implacable fut celle d’une destinée librement acceptée. Ce qui frappe dans la narration de Marc, c’est d’abord la solitude de plus en plus épaisse dans laquelle s’enfonça Jésus. Dans son agonie, ses trois amis, invités à veiller, se réfugièrent dans le sommeil. Lors de l’arrestation, les onze prirent la fuite sous les oliviers. Pierre le renia. Solitude atroce de la croix enfin : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

À cette solitude s’ajouta le silence de Jésus : pas un mot à Judas, silence devant Caïphe, mutisme face à Pilate. Cette solitude et ce silence nous révèlent que Jésus ne fit qu’un avec son Père dans l’amour : « Non pas ce que je veux, mais ce que tu veux », dit-il à Gethsémani.

 Deux signes inattendus en témoignent… . Le premier fut le rideau d’entrée du Temple se déchirant de haut en bas, signe de la fin prochaine du culte dans ce sanctuaire et du libre accès auprès de Dieu. Le second fut la profession de foi du centurion de garde : « Voyant qu’il avait ainsi expiré, il dit : Vraiment cet homme était le Fils de Dieu. » Si scandaleuse que fut sa crucifixion, elle révéla qu’il était vraiment le Fils de Dieu.

 Les souffrances morales et physiques, puis la mort que Jésus dû assumer nous révèlent à la fois jusqu’où le mal peut aller en nous et jusqu’où Dieu va dans l’amour. Le mal et l’amour se conjuguent au présent : les tentations subies par les proches de Jésus, leur aveuglement ou leur paresse, leurs infidélités ou leurs lâchetés sont aussi les nôtres et celles de nos communautés chrétiennes. C’est trop souvent l’indifférence ou une série d’excuses incontournables qui répondent aux appels de Jésus à la prière.

 En sa Passion, Jésus ne cessa de prier. Ses deux prières, celle de Gethsémani et celle du Golgotha, Jésus les fit en araméen, sa langue maternelle, sa langue de petit enfant quand Marie lui apprenait à prier. Aide-moi, Seigneur, à oser prier quand je souffre, pour dire comme toi : « Éloigne de moi… cette souffrance ! » …  « Pas ce que je veux… mais ce que Tu veux ! » L’appât du gain, l’utilisation d’une main d’œuvre mal payée, le gaspillage des richesses peuvent nous conduire à de vraies trahisons de l’Évangile, sans que nous ressentions le moindre remords! Pierre lui-même se désolidarisa de Jésus jusqu’à le renier trois fois, en jurant ne pas le connaître! Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous. Serions-nous peut-être, et en toutes circonstances, plus fidèles que ces infidèles ? Plus audacieux et plus résolus que ces fuyards ? Manifestement, le Christ ne cesse d’être crucifié!

La passion et la résurrection du Christ constituent le centre de notre foi et notre soutien dans les inévitables épreuves de la vie quotidienne Aurons-nous le courage de marcher avec Jésus ?

Bonne Semaine Sainte !

croix diaconaleMichel Houyoux, diacre Permanent

Complément

◊ Dimanche des rameaux→ Hosanna au Fils de David ! (Mt 21, 9)

Liens externes

◊ Le dimanche des rameaux ouvre la semaine sainte → Les Rameaux – Définition et origine

L’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem

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