Jeudi de la treizième semaine du temps ordinaire dans l’année C

Posté par diaconos le 29 juin 2022

pierre et paul solesaints

 

Solennité de Saint Pierre et Saint Paul

# La Solennité des saints Pierre et Paul est une fête liturgique célébrée le 29 juin en l’honneur du martyre des saints Pierre et Paul. Selon le calendrier catholique des saints, elle est célébrée comme une solennité. Dans le calendrier romain général de 1962, elle est définie comme une fête de première classe. En Angleterre et au Pays de Galles, elle est fêtée comme une journée de précepte, ce qui n’est pas le cas aux États-Unis et au Canada.

À Malte, c’est un jour férié. Dans la tradition catholique, c’est le jour de l’année liturgique où les métropolitains nouvellement créés, reçoivent des mains du pape le pallium, symbole principal de leur titre. Depuis le 29 janvier 2015, le pape François décide que ce n’est plus le pape qui imposera le pallium sur le nouvel archevêque métropolitain, mais le nonce apostolique dans la cathédrale de l’archevêque.

Les nouveaux archevêques continueront par contre à se rendre le 29 juin à Rome pour assister dans la basilique Saint-Pierre à la bénédiction des nouveaux pallium et recevoir en privé des mains du pape François le pallium pour se le voir imposer par la suite. Pour les orthodoxes ainsi que les chrétiens orientaux, cette fête marque aussi la fin du jeûne des apôtres. Il est considéré comme un jour pendant lequel les chrétiens doivent assister à une veillée nocturne ou aux Vêpres, ainsi qu’à la Divine Liturgie.

Dans la tradition orthodoxe russe, le miracle de Macaire d’Ounja aurait eu lieu pendant le jeûne des Apôtres et de la fête des saints Pierre et Paul qui l’a suivie. Au cours des dernières décennies, cette fête, ainsi que celle de Saint André, est importante pour le mouvement œcuménique moderne.

C’est une occasion pendant laquelle le pape et le patriarche de Constantinople officient pour l’intercommunion et la proximité de leurs Églises. Ce fut particulièrement le cas lors du pontificat du pape Jean-Paul II, tel que reflété dans son encyclique Ut Unum Sint. De même qu’en 2008, le pape Benoît XVI invite le patriarche Bartholomée Ier de Constantinople lors de la cérémonie d’ouverture de l’année paulinienne.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? «   Ils répondirent : « « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »  Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je? «   Alors Simon-Pierre prit la parole et dit :  » Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! «  Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : «  Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.

Et moi, je te le déclare : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux.  » (Mt 16, 13-19)

Pierre éprouvé et réhabilité

Simon Pierre traversa une crise morale d’où il sortit complètement guéri. Ses rapports avec Jésus, profondément troublés par son reniement, durent être rétablis en leur entier. Tel fut le but de Jésus, dans cet entretien. Il fit subir à Pierre un examen de conscience et de cœur que celui-ci n’oublia jamais. Jésus ne l’interrogea pas sur sa foi, qui n’avait pas défailli. ; mais sur son amour, qui était devenu suspect par son infidélité.  L’amour de Jésus est l’âme de la vie chrétienne et de tout apostolat véritable. Ce ne fut pas sans intention que Jésus ne désigna pas son disciple par le nouveau nom qu’il lui avait donné, celui de Pierre, ou de Céphas ; mais par son ancien nom : Simon, fils de Jona, trois fois prononcé, et qui rappelait à son disciple son état d’homme naturel et de pécheur.

Quelques exégètes prétendirent que cette appellation répétée n’avait d’autre but que de donner plus de solennité à l’entretien ; cette opinion fut également soutenue par des interprètes tels que R. Stier, Hengstenberg, MM. Luthardt et Godet. Toutefois, si la question de Jésus pouvait être humiliante pour Pierre, elle prouva que Jésus n’avait pas cessé de l’aimer ; ce fut l’amour qui rechercha l’amour. Et c’était là, en même temps, la manière la plus délicate d’assurer Pierre qu’il lui pardonnait son coupable reniement. «  M’aimes-tu, plus que ne font tes condisciples présents à cet entretien. «   dit Jésus.  C’était là une allusion évidente et humiliante pour Pierre, à sa parole présomptueuse. Puisqu’il s’y était ainsi engagé, Pierre devait l’aimer plus que tous les autres. Pierre, sûr de sa sincérité, affirma résolument son amour pour Jésus.

Instruit par sa triste expérience, se défiant de lui-même, il en appela à Jésus qui seul connut son cœur et put juger de son amour : «  Tu sais que je t’aime. »  Puis, tandis que Jésus en lui disant : « M’aimes-tu ? »  Se servit d’un verbe qui désigne l’amour profond et religieux de l’âme, Pierre employa un terme qui signifie l’affection du cœur, sentiment purement humain, n’osant pas affirmer plus que cela. Enfin, il se garda de se comparer avantageusement à d’autres, et il ne releva pas ces mots : plus que ceux-ci. Sa chute et sa repentance produisit l’humilité. Par ces paroles  Jésus réintégra Pierre dans ses rapports avec lui et dans son apostolat. Quelques exégètes (M. Weiss, entre autres) n’admirent pas qu’il s’agisse de la réintégration de Pierre dans l’apostolat, attendu qu’il avait déjà été réhabilité avec tous ses condisciples par la parole de Jésus, et que l’apostolat n’est jamais comparé à l’office d’un berger.

La troisième question de Jésus dans les termes où elle était formulée, ne lui rappelait pas seulement son péché, mais elle paraissait exprimer une certaine défiance, qui subsistait malgré toutes ses affirmations. Aussi Pierre, humilié, mais pénétré d’un amour sincère pour Jésus , en appela avec confiance à la connaissance parfaite que Jésus avait du cœur de son disciple : «  Seigneur, tu sais toutes choses, tu connais que je t’aime ! «  Pierre sortit vainqueur de cette rude épreuve. Pour la troisième fois, le Seigneur lui confia le soin de son troupeau, le réintégra dans son apostolat et lui rendit la consolante assurance d’une pleine réconciliation avec lui. Mais lui, de son côté, n’oublia jamais que ce troupeau dont la conduite lui fut confiée ne lui appartint pas, mais appartient à Jésus, qui trois fois eut dit clairement mes agneaux, mes brebis

Jésus continua l’entretien avec Pierre ; et par cette déclaration solennelle, qui appartient exclusivement au quatrième Évangile : « En vérité, en vérité », il lui annonça ce qui lui arriva dans cette vocation où il le réintégra.  Ce fut dans de grandes épreuves que Pierre fut appelé à témoigner à Jésus l’amour qu’il lui déclara par trois fois. Cette prédiction revêt la forme d’une image vivante : Pouvoir se ceindre soi-même, rattacher autour des reins, pour la marche ou le travail, le long costume oriental ; aller on l’on veut, c’est la marque de l’indépendance, de l’activité de la force. Tel était alors Pierre : « Quand tu étais plus jeune » montrent que Jésus se plaça au point de vue de cet avenir qu’il lui annonça.

Pierre usait abondamment de cette liberté, selon la nature de son caractère ardent et prompt. Quand Jésus lui parlait ainsi il n’était plus un jeune homme, puisqu’il était marié. Bien rapidement vint la vieillesse qui le mit dans la dépendance d’un autre, et le força à renoncer à sa volonté, à son activité propres. Pour un homme du caractère de Pierre, une telle abdication devait être déjà un pénible sacrifice. Mais voici qui est plus grave encore : il sera réduit à étendre ses mains et à se livrer passivement à cet autre qui le ceindra, le liera et le mènera de force (grec portera) où il ne voudra pas, c’est-à-dire à la mort (verset 19). Alors il prouvera, à lui-même et aux autres, qu’il aime le Sauveur, auquel il saura faire le sacrifice de sa vie.

Les interprètes se divisèrent sur la signification de ces mots : tu étendras tes mains. Les uns, depuis les Pères jusqu’à de Wette, Tholuck, Hengstenberg, Ewald, prirent cette expression dans un sens littéral signifiant que Pierre souffrira le supplice de la croix. Nous aurions donc ici la prédiction précise du fait rapporté par Tertullien, Origène, Eusèbe (Histoire Ecclésiastique III, 1), que Pierre fut crucifié. D’autres exégètes (Meyer MM. Weiss, Luthardt, Godet) pensent que ces mots : tu étendras tes mains ne peuvent désigner l’attitude de l’homme qui se laisse clouer sur la croix, car ils précèdent ceux qui dépeignent l’apôtre saisi et conduit au supplice, qu’ils appartiennent donc simplement à l’image par laquelle Jésus représente la passivité qui n’oppose aucune résistance.

Parmi les chrétiens des premiers siècles, glorifier Dieu était devenu synonyme de souffrir le martyre. Suis-moi dans cette voie où tu t’es engagé, dont je viens de te prédire l’issue, et qui, pour toi comme pour moi, aboutira à la mort : « Il ne résulte pourtant pas de là que le sens de l’ordre : suis-moi, soit purement extérieur. Il est clair que par ce premier pas Pierre rentre dans cette voie de l’obéissance envers Jésus qui le conduira au terme tragique de son apostolat. C’est ainsi que le sens supérieur se lie naturellement à l’inférieur, aussi bien que Jean 1.44. Ce symbolisme fait le fond de l’Évangile de Jean tout entier.  » (Godet)

Diacre Michel Houyoux

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◊  Solennité des saints Pierre et Paul : cliquez ici pour lire l’article →  Églises orientales et orthodoxes

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♥ Vidéo KTO La primauté de Pierre

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Sacré Cœur de Jésus – Année C

Posté par diaconos le 23 juin 2022

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Parabole de la brebis perdue et retrouvée

 La parabole de la Brebis égarée, dite aussi  parabole du Bon Berger ou encore  du Bon Pasteur, attribuée à Jésus de Nazareth, se retrouve dans deux évangiles canoniques du Nouveau Testament. Elle est rapportée par Matthieu (Mt 18,12-13) et Luc (Lc 15,3-7). On la trouve aussi dans l’Évangile apocryphe de Thomas, logion 107. De possibles parallèles dans l’Ancien Testament sont Ez 34,6, 12 et Ps 119,176. La parabole a donné lieu à une expression, la  brebis égarée, désignant, à l’instar du fils prodigue dans une parabole qui suit peu après dans Luc, la personne qui s’égare moralement, ou, toujours dans Luc, de la drachme perdue.

Les deux premières paraboles, et parfois les trois, servent de base dans les considérations que développent les théologiens et prédicateurs sur la nécessité d’aller chercher la brebis égarée pour la faire rentrer dans le troupeau, quand on considère l’égarement involontaire, ou d’accueillir avec grâce le pécheur repenti, dans le cas de l’égarement volontaire. La Drachme perdue est une parabole racontée dans l’évangile selon Luc 

Elle fait partie des trois paraboles de la Rédemption, avec la Brebis égarée et le Fils prodigue que Jésus-Christ raconta après avoir été accusé par les pharisiens et leurs chefs d’être invité chez les pécheurs et de partager leurs repas. Cette parabole suit immédiatement celle de la Brebis égarée et précède celle du Fils prodigue. Dans le domaine de l’exégèse biblique, elle fait partie du Sondergut de l’évangile selon Luc. 

Selon l’interprétation traditionnelle, la femme représente l’Église qui est en peine, la femme chercha avec diligence et mit de l’ordre dans toute sa maison,  de sauver l’âme du pécheur. Celui-ci est figuré par une pièce inerte dont la valeur ne sert plus à rien, puisque la pièce est perdue et cachée. C’est plus un état qu’une situation due à un mouvement d’égarement, comme dans la parabole de la brebis égarée.

Une fois retrouvée, la valeur de la pièce est montrée aux amies. La pièce peut servir désormais à de futures grandes entreprises, comme dans la parabole des talents. La joie est publique et l’Église fait participer ses amis et les Anges se réjouissent. La femme invita ses voisines et amies chez elle. Sans doute leur offrira-t-elle un repas. Pour Benoît XVI, cette parabole fait partie avec celle de la Brebis perdue et du Fils prodigue, des paraboles de la miséricorde. 

Benoît XVI expliqua dans un de ses autres écrits : « Jésus raconta les trois paraboles de la miséricorde parce que les Pharisiens et les scribes le critiquaient, voyant qu’il se laissait approcher par les pécheurs et qu’il mangeait même avec eux. Alors, Il expliqua, avec son langage typique, que Dieu ne veut pas que même un seul de ses enfants se perde et que son âme déborde de joie lorsqu’un pécheur se convertit »  

La parabole de la Brebis égarée, dite aussi  parabole du Bon Berger ou encore  du Bon Pasteur, attribuée à Jésus de Nazareth, se retrouve dans deux évangiles canoniques du Nouveau  Testament. Elle est rapportée par Matthieu (Mt 18,12-13) et Luc (Lc 15,3-7). On la trouve aussi dans l’Évangile apocryphe de Thomas, logion 107. De possibles parallèles dans l’Ancien Testament sont Ez 34,6, 12 et Ps 119,176. La parabole a donné lieu à une expression, la  brebis égarée, désignant, à l’instar du fils prodigue dans une parabole qui suit peu après dans Luc, la personne qui s’égare moralement, ou, toujours dans Luc, de la drachme perdue.

Les deux premières paraboles, et parfois les trois, servent de base dans les considérations que développent les théologiens et prédicateurs sur la nécessité d’aller chercher la brebis égarée pour la faire rentrer dans le troupeau, quand on considère l’égarement involontaire, ou d’accueillir avec grâce le pécheur repenti, dans le cas de l’égarement volontaire. La Drachme perdue est une parabole racontée dans l’évangile selon Luc. Elle fait partie des trois paraboles de la Rédemption, avec la Brebis égarée et le Fils prodigue que Jésus-Christ raconta après avoir été accusé par les pharisiens et leurs chefs d’être invité chez les pécheurs et de partager leurs repas.

Cette parabole suit immédiatement celle de la Brebis égarée et précède celle du Fils prodigue. Dans le domaine de l’exégèse biblique, elle fait partie du Sondergut de l’évangile selon Luc. Selon l’interprétation traditionnelle, la femme représente l’Église qui est en peine, la femme chercha avec diligence et mit de l’ordre dans toute sa maison,  de sauver l’âme du pécheur. Celui-ci est figuré par une pièce inerte dont la valeur ne sert plus à rien, puisque la pièce est perdue et cachée.

C’est plus un état qu’une situation due à un mouvement d’égarement, comme dans la parabole de la brebis égarée. Une fois retrouvée, la valeur de la pièce est montrée aux amies. La pièce peut servir désormais à de futures grandes entreprises, comme dans la parabole des talents. La joie est publique et l’Église fait participer ses amis et les Anges se réjouissent. La femme invita ses voisines et amies chez elle. Sans doute leur offrira-t-elle un repas. Pour Benoît XVI, cette parabole fait partie avec celle de la Brebis perdue et du Fils prodigue, des paraboles de la miséricorde.

Jésus décrivit sa compassion et son amour sous les traits de ce berger qui cherche sa brebis sans relâche jusqu’à ce qu’il l’eut trouvée. Ce fut là l’œuvre de toute sa vie ; et cette œuvre, il la poursuivit par ses serviteurs, par son Esprit, par tous les moyens de sa grâce. Une seule brebis sur quatre-vingt-dix-neuf est peu de chose : il résulte de là, dit M. Godet, que c’est moins l’intérêt que la pitié qui poussa le berger à agir comme il le fit.

Les quatre-vingt-dix-neuf qu’il laissa dans les lieux non cultivés, les steppes, où l’on faisait paître les brebis, représentent les Israélites restés extérieurement fidèles à l’alliance divine et qui éprouvaient beaucoup moins que les péagers et les pécheurs le besoin d’un Sauveur. 

 La brebis égarée et la drachme perdue

Jésus fut entouré de péagers et de pécheurs avides de l’entendre. Leur affluence provoqua les murmures des pharisiens, qui reprochèrent à Jésus de les accueillir et de manger avec eux. Jésus demanda à ses adversaires lequel d’entre eux, ayant cent brebis et en perdant une, ne laisserait les quatre-vingt-dix-neuf au pâturage et ne chercherait celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’eut trouvée. Quand il la trouva, il la mit sur ses épaules avec joie et convoqua ses amis et ses voisins pour partager sa joie. Ainsi il y a de la joie dans le ciel pour un pécheur repentant plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes.

La drachme perdue et retrouvée

Quelle femme, ayant dix drachmes et en perdant une, ne prit des soins minutieux pour la retrouver ? Et quand elle la trouva, elle associa à sa joie ses amies et ses voisines. De même, il y a de la joie parmi les anges pour un pécheur qui se repent. Les péagers, haïs à cause de leur profession et méprisés à cause des injustices qu’ils commettaient souvent en l’exerçant, les pécheurs, hommes connus comme vicieux et plus ou moins perdus de réputation, s’approchaient de Jésus, afin de mieux entendre les paroles de miséricorde et de pardon qui sortaient de sa bouche.

Les enseignements de Jésus réveillèrent leur conscience. Ils sentaient douloureusement le poids et l’amertume du péché et repoussés de tous, ils étaient attirés vers cet Envoyé de Dieu, qui toujours avait témoigné à leurs pareils sa tendre compassion. Jésus recevait, accueillait avec bonté les péagers et les pécheurs, mais il condescendait à manger avec eux, ce qui était, en Orient, une marque de familiarité et de confiance. Les orgueilleux pharisiens ne comprirent ni pardonnèrent cette conduite de Jésus. Ils affectèrent d’y voir un mépris de la moralité et de la justice, dont ils se crurent seuls en possession.

Leurs murmures furent à la fois un blâme infligé à Jésus et l’expression de leur dédain pour les péagers et les pécheurs. Jésus répondit par trois admirables paraboles : une brebis perdue, une drachme perdue, un fils perdu, indiquant dès l’abord que ce fut ce qui était perdu qu’il chercha avec compassion et amour. Puis, la joie qu’il éprouva de le retrouver et de le sauver devait couvrir de confusion les pharisiens, qui étaient animés de sentiments si différents.

Jésus en appela aux propres sentiments de ses auditeurs : « Quel est l’homme d’entre vous ? »  Puis il recourut à cette image du bon berger, sous laquelle de tout temps l’Église s’est représenté son Sauveur et son Chef. La brebis est incapable, dés qu’elle est égarée, de revenir au bercail ou de se défendre en présence du moindre danger, ou de supporter aucune fatigue. Pour qu’elle ne soit pas irrévocablement perdue, il faut que le berger la cherche, la porte, lui prodigue tous ses soins. Parfaite image de l’homme pécheur, éloigné de Dieu.

La parabole de la Brebis égarée, dite aussi « parabole du Bon Berger » ou encore « du Bon Pasteur » », attribuée à Jésus de Nazareth, se retrouve dans deux évangiles canoniques du Nouveau Testament. Elle est rapportée par Matthieu (Mt 18,12-13) et Luc (Lc 15,3-7). On la trouve aussi dans l’Évangile apocryphe de Thomas, logion 107.

 Les deux premières paraboles, et parfois les trois, servent de base dans les considérations que développent les théologiens et prédicateurs sur la nécessité d’aller chercher la brebis égarée pour la faire rentrer dans le troupeau, quand on considère l’égarement involontaire, ou d’accueillir avec grâce le pécheur repenti, dans le cas de l’égarement volontaire.

La Drachme perdue fait partie des trois paraboles de la Rédemption, avec la Brebis égarée et le Fils prodigue que Jésus-Christ racona après avoir été accusé par les pharisiens et leurs chefs d’être invité chez les pécheurs et de partager leurs repas. Cette parabole suit immédiatement celle de la Brebis égarée et précède celle du Fils prodigue. Dans le domaine de l’exégèse biblique, elle fait partie du Sondergut de l’évangile selon Luc.

Selon l’interprétation traditionnelle, la femme représente l’Église qui est en peine (la femme cherche avec diligence et met de l’ordre dans toute sa maison) de sauver l’âme du pécheur. Celui-ci est figuré par une pièce inerte dont la valeur ne sert plus à rien, puisque la pièce est perdue et cachée. C’est plus un état qu’une situation due à un mouvement d’égarement, comme dans la parabole de la brebis égarée.

Une fois retrouvée, la valeur de la pièce est montrée aux amies. La pièce peut servir désormais à de futures grandes entreprises, comme dans la parabole des talents. La joie est publique et l’Église fait participer ses ami(e)s et, nous dit Jésus, les Anges se réjouissent. La femme invite ses voisines et amies chez elle. Sans doute leur offrira-t-elle un repas. Pour Benoît XVI, cette parabole fait partie avec celle de la Brebis perdue et du Fils prodigue, des paraboles de la miséricorde.

Le souverain pontife expliqua dans un de ses autres écrits : « Jésus raconta les trois paraboles de la miséricorde parce que les Pharisiens et les scribes le critiquaient, voyant qu’il se laissait approcher par les pécheurs et qu’il mangeait même avec eux. Alors, Il expliqua, avec son langage typique, que Dieu ne veut pas que même un seul de ses enfants se perde et que son âme déborde de joie lorsqu’un pécheur se convertit »

 Jésus décrivit sa compassion et son amour sous les traits de ce berger qui cherche sa brebis sans relâche jusqu’à ce qu’il l’eut trouvée. Ce fut là l’œuvre de toute sa vie ; et cette œuvre, il la poursuivit par ses serviteurs, par son Esprit, par tous les moyens de sa grâce. Une seule brebis sur quatre-vingt-dix-neuf est peu de chose : il résulte de là, dit M. Godet, que c’est moins l’intérêt que la pitié qui poussa le berger à agir comme il le fit.

Le souverain pontife expliqua dans un de ses autres écrits : « Jésus raconta les trois paraboles de la miséricorde parce que les Pharisiens et les scribes le critiquaient, voyant qu’il se laissait approcher par les pécheurs et qu’il mangeait même avec eux. Alors, Il expliqua, avec son langage typique, que Dieu ne veut pas que même un seul de ses enfants se perde et que son âme déborde de joie lorsqu’un pécheur se convertit »

Jésus décrivit sa compassion et son amour sous les traits de ce berger qui cherche sa brebis sans relâche jusqu’à ce qu’il l’eut trouvée. Ce fut là l’œuvre de toute sa vie ; et cette œuvre, il la poursuivit par ses serviteurs, par son Esprit, par tous les moyens de sa grâce. Une seule brebis sur quatre-vingt-dix-neuf est peu de chose : il résulte de là, dit M. Godet, que c’est moins l’intérêt que la pitié qui poussa le berger à agir comme il le fit.

Les quatre-vingt-dix-neuf qu’il laissa dans les lieux non cultivés, les steppes, où l’on faisait paître les brebis, représentent les Israélites restés extérieurement fidèles à l’alliance divine et qui éprouvaient beaucoup moins que les péagers et les pécheurs le besoin d’un Sauveur.  Les quatre-vingt-dix-neuf qu’il laissa dans les lieux non cultivés, les steppes, où l’on faisait paître les brebis, représentent les Israélites restés extérieurement fidèles à l’alliance divine et qui éprouvaient beaucoup moins que les péagers et les pécheurs le besoin d’un Sauveur.

Dieu, le Sauveur, les anges de Dieu, qui prennent part au salut d’une âme perdue. Quel amour se révéla dans ce trait de la parabole ! Existe-t-il sur la terre des justes qui n’ont pas besoin de repentance ? Jésus parla de cette légalité dont se prévalaient ses auditeurs pharisiens. Il employa les termes de pécheurs, justes, repentance dans le sens extérieur où ils les entendaient, eux qui s’imaginaient qu’il suffisait de faire partie du peuple de l’alliance et d’observer les ordonnances lévitiques pour être assuré du salut.

Jésus veut leur fit comprendre que Dieu préfère les sentiments d’humiliation et d’amour, qu’éprouve le pécheur repentant, à la propre justice de ceux qui ne s’écartèrent jamais du droit chemin. Comment n’y aurait-il pas eu plus de joie pour ces pauvres péagers qui venaient se jeter dans les bras de Jésus et recevoir dans leur cœur, déjà renouvelé par la repentance, les paroles de miséricorde et de pardon qu’il leur adressait ?

Dès ce moment, ils lui appartenaient tout entiers et lui faisaient le sacrifice de leur vie, par une reconnaissance et un amour qui sont l’âme de toute vraie piété. Matthieu conserva cette parabole, en lui donnant une place et une signification différentes de celles qu’elle a chez Luc. Elle servit à décrire l’amour et les soins de Jésus pour un de ces petits qu’il défendit de mépriser et qu’il représenta sous l’image de cette brebis perdue, qu’il chercha et sauver.

Cette application de la parabole ne manque pas de vérité. La drachme était une monnaie grec que, valant, comme le denier romain, un peu moins d’un franc, prix de la journée d’un ouvrier Les soins minutieux que prit cette pauvre femme pour retrouver sa drachme perdue, montrèrent combien elle lui était précieuse. Péniblement gagnée, cette pièce d’argent était nécessaire à sa subsistance.

Ainsi, cette parabole révèle l’amour de Dieu, ce fut le prix que conserva pour elle, tout perdu qu’il fut, un homme créé à son image, destiné à lui appartenir pour toujours. Dieu fera tout plutôt que de consentir à le perdre. C’est bien l’un des caractères de l’amour, qui est relaté sous l’image de la joie de cette femme.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Communauté de l’Emmanuel  : cliquez ici pour lire l’article →  Solennité du Sacré cœur de Jésus 

♥  Prédication du pasteur Marc Pernot : « Malheur à vous, tristes hypocrites ! »

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Fête du saint Sacrement

Posté par diaconos le 19 juin 2022

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La foule s’en aperçut et le suivit. Il leur fit bon accueil; il leur parlait du règne de Dieu, et il guérissait ceux qui en avaient besoin. Le jour commençait à baisser. Les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent: «Renvoie cette foule, ils pourront aller dans les villages et les fermes des environs pour y loger et trouver de quoi manger: ici nous sommes dans un endroit désert». Mais il leur dit : «Donnez-leur vous-mêmes à manger». Ils répondirent: «Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons… à moins d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce monde».

Il y avait bien cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples: «Faites-les asseoir par groupes de cinquante». Ils obéirent et firent asseoir tout le monde. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il les bénit, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils distribuent à tout le monde. Tous mangèrent à leur faim, et l’on ramassa les morceaux qui restaient: cela remplit douze paniers.  (Lc 9,11b-17)

Auteur  +PÈRE MARIE LANDRY c+MPS

Jésus-Christ, nous t’accueillons dans le secret de notre prière. Viens y prêcher ton Royaume. Viens guérir nos infirmités. Fais venir sur nous ton onction sainte, ton Saint-Esprit consolateur. Ô Jésus-Eucharistie, rassasie ma faim de toi et viens sublimer tous mes désirs d’amour. Apprends-moi à t’accueillir et à te donner à la foule ! Aujourd’hui pour le cœur d’un chrétien, c’est le plus grand jour, car l’Eglise, après avoir fêté le Jeudi Saint l’institution de l’Eucharistie, veut à présent exalter cet auguste Sacrement, en nous incitant tous à l’adorer sans limites. «Quantum potes, tantum aude…», «ose tout ce que tu peux»: ainsi nous invite saint Thomas d’Aquin dans un merveilleux hymne de louanges à l’Eucharistie. Cette invitation résume admirablement quels doivent être les sentiments de notre cœur devant la présence réelle de Jésus-Christ dans l’Eucharistie.

Tout ce que nous pouvons faire est peu de choses pour correspondre à un don de soi si humble, si caché, si impressionnant. Le Créateur des cieux et de la terre se cache sous les espèces sacramentelles et s’offre à nous comme aliment de nos âmes. C’est le pain des anges et la nourriture de ceux qui sont en chemin. Pain qui nous est donné en abondance, comme nous fut distribué sans mesure le pain miraculeusement multiplié par Jésus, afin d’éviter le dépérissement de ceux qui le suivaient: «Tous mangèrent à leur faim, et l’on ramassa les morceaux qui restaient: cela remplit douze paniers» (Lc 9,17).

Face à cet amour surabondant, une réponse de circonstance devrait être impossible. Un regard de foi, attentif et profond, sur ce divin Sacrement, ouvre nécessairement sur une oraison reconnaissante et sur l’ardeur du cœur. Dans sa prédication, saint Josémaria se faisait volontiers l’écho de ces paroles qu’un prélat âgé et pieux adressait à ses prêtres: «Traitez-moi le bien».

Un bref examen de conscience nous aidera à discerner ce que nous devons faire pour traiter Jésus dans le Saint-Sacrement avec plus de délicatesse: la propreté de notre âme, qui doit toujours être en état de grâce pour le recevoir; la correction de notre tenue, comme marque visible de notre amour et de notre révérence; la fréquence avec laquelle nous nous souvenons d’aller le recevoir ou de lui rendre visite dans le Tabernacle… Nos preuves d’affection envers le Seigneur dans l’Eucharistie devraient être innombrables. Luttons pour recevoir et traiter Jésus-hostie avec la pureté, l’humilité et la dévotion avec lesquelles sa Très Sainte Mère l’a reçu, avec l’esprit et la ferveur des saints

Jésus-Eucharistie, tu es action de grâce. Tu es un merci éternel élevé envers ton Père par amour pour chacun de nous. Tu nous enseignes qu’aimer, c’est être aimé. Oui, aimer, c’est tout donner, et se donner soi-même jusqu’à se réduire à une miette de pain. Merci, Seigneur, pour ta présence divine dans le sacrement de l’Eucharistie. Donne-moi la grâce de rayonner de ta présence pour transmettre ton amour à mon prochain ! Résolution Proposer à ma famille un moment de partage spirituel pour que chacun exprime la joie d’avoir communié au corps et au sang du Christ, et aussi à sa Parole. Si les circonstances ne le permettent pas, prendre cinq minutes avant d’aller dormir pour remercier le Seigneur pour la sainte communion eucharistique de ce dimanche.

Contact   Père Marie Landry 

Vidéo Procession du Saint Sacrement dans le cloître de l’église saint Denis

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Feast of the Blessed Sacrament in the year C

Posté par diaconos le 18 juin 2022

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Jesus multiplied the loaves and manifested himself as the Prophet

From the Gospel of Jesus Christ according to Luke

At that time Jesus was speaking to the crowds about the kingdom of God and healing those who needed it. It was getting dark. Then the Twelve came to him and said,  :  « Send this crowd away, so that they may go to the villages and countryside nearby and find lodging and food; here we are in a deserted place. «   But he said to them : «  « Give them something to eat yourselves. They said : « , « We have no more than five loaves and two fish, unless we go and buy food for all these people ourselves. There were about five thousand men. »  Jesus said to his disciples: e « Have them sit down in groups of about fifty. »

They did so and seated everyone. Jesus took the five loaves and the two fish, and looking up to heaven, he pronounced a blessing over them, broke them, and gave them to his disciples to distribute to the crowd. They ate and were all filled; then they gathered up the pieces that remained for them, making twelve baskets. ( Lk 9, 11b-17)

Miracle of the multiplication of the loaves

When Jesus went out and saw a great crowd, he was moved with compassion for them, because they were like sheep without a shepherd, and he began to teach them many things. When it was late, his disciples came to him and said : « This place is deserted and the hour is already late; send them away, so that they may go into the country and the surrounding villages and buy themselves something to eat. « J esus said to them : « , « Give them something to eat yourselves. »  They replied :  » « Or shall we go and buy two hundred denarii worth of bread and give them something to eat? Where did these five loaves and two fish come from ? «   John recounted with the accuracy of an eyewitness what he answered to this question.

Fried loaves and fishes and ♥hard-boiled eggs were the ordinary provision of those who set out on their journey. Mark finished describing the scene, saying that all these groups were sitting on the grass. It was there that the Lord Jesus, displaying his power and love, was going to satisfy with miraculous food those multitudes whom his word had fed with the bread of life.

Deacon Michel Houyoux

Links to other Christian websites

◊  Ning : click here to read the paper  → Feast History – Feast Of The Blessed Sacrament

◊ Jesuit institude   : click here to read the paper  → LISTEN: Reflection for the Feast of Corpus Christi — Year C

♥ Video Daily Mass at Blessed Sacrament Cathedral

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