Mercredi de la dixième Semaine du Temps Ordinaire – Année Paire

Posté par diaconos le 12 juin 2024

14 juin 2023 Accomplir la Loi

# Selon la Torah, Moïse, le prophète choisi par Dieu, a conduit le peuple d’Israël hors d’Égypte. Peu après, il a reçu son enseignement sur le mont Sinaï et retransmis au travers de ses cinq livres ainsi que l’ensemble des enseignements qui en découlent . Le Deutéronome rapporte : lorsque Moïse eut complètement achevé d’écrire dans un livre les paroles de cette loi, il donna cet ordre aux Lévites qui portaient l’arche de l’alliance de l’Éternel : « Prenez ce livre de la loi, et mettez-le à côté de l’arche de l’alliance de l’Éternel, votre Dieu, et il sera là comme témoin contre toi. »x

Des passages similaires se référant à la loi incluent, par exemple, (Ex 17,14) : L’Éternel dit à Moïse : « Écris cela dans le livre, pour que le souvenir s’en conserve, et déclare à Josué que j’effacerai la mémoire d’Amalek de dessous les cieux. » ; (Ex 24,4), Moïse écrivit toutes les paroles de l’Éternel. Puis il se leva de bon matin ; il bâtit un autel au pied de la montagne, et dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël. (Ex 34,27) ; L’Éternel dit à Moïse : « Écris ces paroles ; car c’est conformément à ces paroles que je traite alliance avec toi et avec Israël. » ; et (Lv 26,46) : Tels sont les statuts, les ordonnances et les lois, que l’Éternel établit entre lui et les enfants d’Israël, sur la montagne de Sinaï, par Moïse.

La Torah est devenue ainsi l’identité du judaïsme ancien. Des recherches antérieures du Nouveau Testament ont conclu que le judaïsme ancien était la religion d’État ou même la religion du travail et de la justice. Les travaux menés par E. P. Sanders, théologien américain, spécialiste du Nouveau Testament, ont été révolutionnaires dans ce domaine. Sa thèse sur la  théologie de l’alliance  fut largement soutenue : la Torah est l’ordre de vie donné par Dieu pour son peuple élu, qui permet de rester en alliance avec lui.

Le livre des rois raconte comment une  loi de Moïse a été découverte dans le temple sous le règne du roi Josias, 641–609 avant Jésus Christ. Ce livre est principalement identifié comme une première version du Deutéronome. La Loi est décrite dans la Genèse, sur la circoncision, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, puis réitérée et ajoutée dans le Deutéronome. Ce sont surtout ces quatre derniers livres qui sont catégorisés comme ceux de la « Loi » ; ils contiennent 613 commandements. La Loi de Moïse est différente des autres codes juridiques du Proche-Orient antique car elle considère les transgressions comme des offenses contre Dieu plutôt que comme des infractions au droit civil de la société11. Cela contraste avec le code sumérien d’Ur-Namma, vers. 2100-2050 av. J.C) et le Code de Hammurabi, vers 1760 av. J.C. dont près de la moitié concerne le droit de contrat) .

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

    En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :     « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. » (Mt 5, 17-19)

Réforme de la vie morale

Jésus ne vint pas pour abolir la loi ou les prophètes, comme le pensèrent les Juifs, qui s’attendaient à ce que leur Messie transformerait toute la loi. Jésus ne voulut rien abolir, abroger, mais tout accomplir. Et il le fit de toutes manières. Ill enseigna, révéla le sens complet et spirituel de la loi divine, que le pharisaïsme avait matérialisée par sa doctrine des observances extérieures . Il accomplit parfaitement la loi par sa vie sainte. Il réalisa, par toute son œuvre et surtout par sa mort, l’idée complète de l’ancienne alliance, avec ses types, ses figures, ses sacrifices, ses promesses et ses espérances.

Aucune partie de la loi ne passera sans avoir été accomplie. Mais l’accomplissement même rend inutile la forme précédente, le fruit remplace la fleur, la grâce et l’amour se substituent à la loi dans la vie du chrétien, la réalité succède aux ombres et aux figures de la loi cérémonielle, et un jour la perfection suivra tout ce que nous possédons aujourd’hui. (1 Co 13, 9-12) Un de ces plus petits commandements, c’est ce que Jésus désigna comme un iota ou un trait de lettre. Le violer ou l’abolir ainsi de fait et enseigner les autres à le faire, c’est s’exposer à n’occuper qu’un degré très inférieur dans le royaume des cieux.

L’expression dont Jésus se servit : il sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ne signifie pas qu’il sera exclu de la félicité éternelle (Augustin, Luther, Calvin).  L’Évangile n’enseigne pas qu’il y aura des degrés divers dans ce bonheur. « Elle signifie qu’il n’aura qu’une part moindre et un rôle inférieur dans l’établissement du règne de Dieu sur la terre » (B. Weiss)Celui qui croit pouvoir travailler à l’œuvre de ce règne plus efficacement en s’affranchissant de l’obéissance aux commandements qui lui paraissent secondaires, en les abolissant dans sa conduite et ses préceptes, se trompe.

C’est la fidélité dans les petites choses, l’accomplissement scrupuleux de l’humble devoir, qui rendent apte au royaume de Dieu. Il faut envisager ces commandements dans leur esprit et dans leur ensemble, qui forme un tout inviolable, la volonté de Dieu : «  Aurait-on observé la Loi tout entière, si l’on commet un écart sur un seul point, c’est du tout qu’on devient justiciable. » ( Jc 2, 10)

Diacre Michel Houyoux

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Dom Armand Veilleux: cliquez ici pour lire l’article → Mercredi de la dixième semaine du Temps Ordinaire – Année B

Got questions   : cliquez ici pour lire l’article →  Jésus est-il allé en enfer entre sa mort et sa résurrection ?

Vidéo Lectio Divina : cliquez ici →  https://youtu.be/nrmqxIcq9qY

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Undicesima domenica del Tempo Ordinario – Anno B

Posté par diaconos le 11 juin 2024

Jésus prêche en paraboles

# Le parabole del Nuovo Testamento si trovano nei tre vangeli sinottici. Sono storie allegoriche raccontate da Gesù di Nazareth e presentano un insegnamento morale e religioso. Se ne contano circa cinquanta. Seguendo un procedimento radicato nella tradizione ebraica, questi racconti intendono presentare verità attraverso elementi della vita quotidiana o osservazioni della natura, ma nel caso di Gesù si allontanano dalla forma meramente pedagogica dell’interpretazione della Legge da parte dei rabbini per evocare il Regno di Dio e i cambiamenti che avverranno al suo arrivo.

La parabola del seminatore è una parabola evangelica raccontata nei tre Vangeli sinottici : Matteo XIII, 1-23; Marco IV, 1-20; Luca VIII, 4-15 (oltre che nell’apocrifo Vangelo secondo Tommaso). Il seminatore, che rappresenta Gesù, getta i semi, alcuni dei quali cadono per strada, sulle rocce e nei cespugli spinosi, così che il seme va perduto; invece, quando cadono su un buon terreno, producono frutti centuplicati.

 Gesù predicava in parabole

In quel tempo, parlando alle folle, Gesù disse : “Il regno di Dio è simile a un uomo che getta il seme nella terra: notte e giorno, sia che dorma sia che si alzi, il seme germoglia e cresce, non sa come. Di sua iniziativa, la terra produce prima erba, poi una spiga di grano e infine una spiga piena di grano. E non appena il grano è maturo, si mette la falce su di esso, perché è arrivato il tempo del raccolto ». E ha proseguito : “A che cosa possiamo paragonare il regno di Dio ? Quale parabola possiamo usare per rappresentarlo ? È come un seme di senape : quando lo si semina, è il più piccolo di tutti i semi. Ma quando lo si semina, cresce e supera tutti gli ortaggi; e si estende con lunghi rami, così che gli uccelli del cielo possono fare il loro nido alla sua ombra ».

Con molte parabole come queste, Gesù annunciò loro la Parola, nella misura in cui erano in grado di ascoltarla. Non disse loro nulla senza una parabola, ma spiegò tutto ai suoi discepoli in particolare. (Mc 4, 26-34)

Jésus prêche en paraboles

Gesù predicava in parabole. Questo libro contiene: la buona notizia di Gesù Cristo, che è il suo soggetto. Matteo apre il suo libro con un titolo simile, ma in accordo con il suo scopo, che era quello di annunciare agli ebrei la messianicità di Gesù Cristo, lo chiama figlio di Davide, figlio di Abramo.

Marco diede al suo libro uno scopo più universale, chiamando Gesù : Figlio di Dio, attribuendogli così fin dall’inizio la sua dignità divina. Tischendorf omette queste parole Figlio di Dio, secondo il Codex Sinaiticus, Ireneo e Origene; ma poiché esse appaiono in tutti gli altri manoscritti e in tutte le versioni antiche, devono essere mantenute.Diversi interpreti moderni, seguendo Bengel, hanno fatto delle parole “Inizio del Vangelo di Gesù Cristo Figlio di Dio” il titolo dell’intero libro. La Chiesa primitiva vedeva nel ministero di Giovanni Battista il punto di partenza dell’opera della nostra redenzione : “Dal principio, quando Giovanni battezzò, fino al giorno in cui fu portato via da noi. ».

Giovanni non si limitò a predicare un battesimo, ma predicò la legge che doveva risvegliare nelle anime il senso del peccato e far desiderare questo battesimo, che era per loro un battesimo di pentimento, parola che designa non solo il dolore e l’umiliazione del peccato, ma anche il cambiamento di atteggiamento morale che ne derivava : “Convertitevi, perché il regno dei cieli è vicino” (Mt 3,2) Questo battesimo di pentimento portava alla remissione o al perdono dei peccati. Giovanni stesso non perdonava i peccati di coloro che battezzava, ma annunciava l’imminente venuta di colui che aveva l’autorità di perdonarli e che battezzava con lo Spirito Santo : “Io vi battezzo con acqua per farvi ravvedere; ma colui che viene dopo di me è più forte di me e io non sono degno di portargli i calzari. Ma egli vi battezzerà con lo Spirito Santo e con il fuoco ». (Mt 3,11)

Quanto più grande è la corruzione del mondo, tanto più importante è per i servitori di Dio dare un esempio di abnegazione. Essi predicano con la loro vita ancor più che con le loro parole. I Vangeli di Matteo e Luca riportano un resoconto più dettagliato della predicazione di Giovanni Battistab ; il resoconto di Marco, più abbreviato rispetto ad essi e molto simile nei termini utilizzati, contiene alcune caratteristiche proprie. Ad esempio, la parola “chinarsi”, così ben descritta dall’atteggiamento umile di Giovanni di fronte a Gesù, e l’annuncio che avrebbe battezzato con lo Spirito Santo. Questa profezia di Giovanni, riguardante il battesimo di Spirito Santo che Gesù avrebbe amministrato, mostra che egli è stato iniziato alla natura spirituale del suo regno; nessun segno esterno ne ha segnato l’avvento.

In Marco, come in Luca, la voce divina parlò direttamente a Gesù : “Tu sei il mio Figlio prediletto, in te mi compiaccio”. Marco racconta in queste poche righe la storia della tentazione, di cui Matteo e Luca danno ogni dettaglio.Così l’espressione energica : lo Spirito lo getta nel deserto; così ancora l’accenno alle bestie selvatiche, che conferisce a tutta la scena un carattere unico di solitudine, abbandono e pericolo. Marco, come Luca, riferisce che Gesù fu tentato durante tutto il suo soggiorno nel deserto, mentre Matteo colloca la tentazione alla fine dei quaranta giorni.

Nel corso delle sue meditazioni solitarie, Gesù fu assalito da pensieri contrari alla volontà divina, da suggestioni di Satana, che si riassunsero e si concentrarono nei tre assalti supremi che Matteo e Luca ci hanno raccontato. Si compì allora quel tempo, annunciato dai profeti, sperato e desiderato dai credenti dell’Antica Alleanza, il tempo della salvezza : “Ma quando fu giunta la pienezza del tempo, Dio mandò il suo Figlio, nato da donna e sottomesso alla legge di Mosè” (Gal 4,4).

Fu allora che Gesù iniziò a stabilire il regno di Dio sulla terra disse : “Convertitevi, perché il regno dei cieli è vicino”. (Mt 3,2) Solo Marco conserva questa caratteristica: i due figli di Zebedeo lasciarono il padre nella barca con gli operai.

Il diacono Michel Houyoux


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Don Fabio Rossini : clicca qui per leggere l’articolo → La parabola del seminatore(don Fabio Rosini


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Mardi de la dixième semaine du Temps Ordinaire – Année Paire

Posté par diaconos le 10 juin 2024

Garde et écoute toutes ces choses que je t’ordonne, afin que tu sois ...

# La Lampe est une parabole donnée par Jésus-Christ. Elle est citée dans trois Évangiles. Elle est l’image des humains qui doivent être les lumières du monde en suivant les vertus. Pour Jean Chrysostome, la lumière chasse les ténèbres du mal. Elle éclaire le chemin, elle chasse les erreurs. Être la lumière, éclairer la maison, c’est œuvrer en suivant la fraternité afin de montrer la voie à suivre.

Pour le Frère Élie, la lumière rejoint la flamme de l’Esprit Saint reçue lors du baptême. Elle doit nous guider à faire œuvre de charité tout au long de notre vie, et à parler de la Bonne Nouvelle venue illuminer le monde . Benoît XVI cita le psaume 119, verset 105 : «Ta parole est une lampe à mes pieds, Et une lumière sur mon sentie» (Ps 119), et le livre du prophète Isaïe, chapitre 58, verset 10 : «Si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, Si tu rassasies l’âme indigente, Ta lumière se lèvera sur l’obscurité, Et tes ténèbres seront comme le midi» (Is 58).

Cette parabole biblique est à l’origine de l’expression française « mettre sous le boisseau », passée dans le langage courant malgré l’emploi du mot « boisseau » qui désigne une mesure aujourd’hui obsolète.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. » (Mt 5, 13-16)

Prenez donc garde de quelle manière vous écoutez

«Prenez donc garde de quelle manière vous écoutez ; car quiconque a, il lui sera donné ; et quiconque n’a pas, même ce qu’il croit avoir lui sera ôté.». Marc, aussi bien que Luc, placèrent ces avertissements à la suite de la parabole du semeur et les mots : «Prenez garde comment vous écoutez» Il ne laissèrent aucun doute sur le rapport qu’il y eut entre ces deux instructions. (Lc 8, 18) La lumière que Jésus apporta à ses disciples par ses enseignements ne dut pas être mise sous un vase, ni sous un lit (divan sur lequel on se couchait à demi pour prendre le repas), mais doit resplendir dans le monde.

Jésus employa fréquemment cette image dans des applications diverses. Ici, comme dans Marc, cette sentence, qui énonce une loi du règne de Dieu, signifie que celui qui écoute attentivement a déjà un don précieux et que, par la vérité qu’il reçoit, il lui est donné beaucoup plus encore ; et plus il sera fidèle dans l’emploi de ce qui lui est confié, plus il lui sera donné. Celui, au contraire qui n’a pas même le besoin de la vérité et de la vie, ce qu’il peut avoir d’ailleurs lui sera ôté.» Dans cet état, il se fait bien des illusions ; c’est ce que Luc donna à entendre par ce mot : «… ce qu’il croit avoir»

Diacre Michel Houyoux

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◊ KT42 : cliquez ici pour lire l’article → Caté : La parabole de la lampe

◊ Radio Don Bosco : cliquez ici pour lire l’article → Mardi, Dixième Semaine du Temps Ordinaire – Année paire

Vidéo Paraboles du Royaume → https://youtu.be/R3ZBSs2K_oM

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Onzième dimanche du Temps Ordinaire – Année Paire

Posté par diaconos le 10 juin 2024

Por Que Jesus Falava Por Parábolas - EDUCA

 Jésus prêche en paraboles

# Les paraboles du Nouveau Testament se trouvent dans les trois évangiles synoptiques. Il s’agit de récits allégoriques faits par Jésus de Nazareth et présentant un enseignement moral et religieux. On en dénombre une cinquantaine. Suivant un procédé ancré dans la tradition juive, ces récits entendent présenter des vérités au travers d’éléments de la vie quotidienne ou d’observation de la nature mais s’éloignent chez Jésus de la forme simplement pédagogique d’interprétation de la Loi par les rabbins pour évoquer le Règne de Dieu et les changements qui s’accomplissent au moment de sa venue.

La parabole du semeur est une parabole évangélique racontée dans les trois Évangiles synoptiques: Matthieu XIII, 1-23 ; Marc IV, 1-20 , Luc VIII, 4-15 (ainsi que dans l’Évangile apocryphe selon Thomas. Le semeur, qui représente Jésus, jette les graines dont certaines tombent sur le bord du chemin, sur les roches et dans des buissons d’épines, et la semence est donc perdue; en revanche lorsqu’elles tombent dans de la bonne terre, elles produisent du fruit jusqu’au centuple.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Marc

En ce temps-là, parlant à la foule, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. »  Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier. (Mc 4, 26-34)

Jésus prêche enparaboles

Ce livre contient : la bonne nouvelle de Jésus-Christ, qui en est l’objet. Matthieu ouvrit le sien par un titre analogue ; mais, conformément à son but, qui fut d’annoncer aux Juifs la messianité de Jésus-Christ, il l’appela fils de David, fils d’Abraham. Marc donna à son livre une destination plus universelle, nommé Jésus : Fils de Dieu, lui attribuant ainsi dès l’abord sa dignité divine. Tischendorf omit ces mots Fils de Dieu, d’après Codex Sinaiticus Irénée, Origène ; mais comme ils se lurent dans tous les autres manuscrits et toutes les versions anciennes, il faut les conserver. Plusieurs interprètes modernes, à la suite de Bengel, firent des mots : «Commencement de l’Évangile de Jésus-Christ Fils de Dieu, le titre de tout le livre.

L’Église primitive considéra le ministère de Jean-Baptiste comme le point de départ de l’œuvre de notre rédemption : «Depuis le commencement, lors du baptême donné par Jean, jusqu’au jour où il fut enlevé d’auprès de nous. Il faut donc que l’un d’entre eux devienne, avec nous, témoin de sa résurrection» (Ac 1, 22) Jean ne prêcha pas seulement un baptême, il prêcha la loi qui dut réveiller dans les âmes le sentiment du péché et leur faire désirer ce baptême, qui fut pour elles un baptême de repentance, mot qui désigne non seulement la douleur et l’humiliation du péché, mais le changement de dispositions morales qui en résulta : «Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche» (Mt 3, 2)

Ce baptême de repentance eut pour résultat la rémission ou le pardon des péchés. Non que Jean lui-même procurât aux personnes qu’il baptisa le pardon de leurs péchés, mais il annonça la venue très prochaine de Celui qui eut l’autorité de les pardonner et qui baptisa du Saint-Esprit : «Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu.» (Mt 3, 11) 

Plus la corruption du siècle est grande, plus il importe que les serviteurs de Dieu donnent l’exemple du renoncement à eux-mêmes. Ils prêchent par leur vie plus encore que par leurs paroles. L’évangile de Mathieu et de Luc rapportèrent avec plus de détails la prédication de Jean-Baptiste ; le récit de Marc, plus abrégé que le leur et s’en rapprochant beaucoup dans les termes qu’il employa, renferme des traits caractéristiques qui lui sont propres. Ainsi ce mot : en me baissant, que décrit si bien l’humble attitude de Jean devant Jésus ; ainsi encore, en annonçant qu’il baptisera de l’Esprit Saint. Cette prophétie de Jean, relative au baptême de l’Esprit Saint qu’administra Jésus, montre qu’il fut initié à la nature spirituelle de son règne ; aucun signe extérieur n’en marqua l’avènement.

Dans le Jourdain ; Jésus vit les cieux se fendre, expression énergique qui peignit la scène ; enfin, dans Marc comme dans Luc, la voix divine s’adressa directement à Jésus : «Tu es mon Fils bien-aimé, en toi je me complais.» Marc raconta en ces quelques lignes l’histoire de la tentation dont Matthieu et Luc donnèrent tous les détails. Ainsi cette expression énergique : l’Esprit le jette dehors au désert ; ainsi encore cette mention des bêtes sauvages, qui donna à toute la scène un caractère unique de solitude, d’abandon et de danger.

Marc, de même que Luc, rapporta que Jésus fut tenté durant tout le temps de son séjour au désert, tandis que Matthieu plaça la tentation au terme des quarante jours. Au cours de ses méditations solitaires Jésus fut assailli de pensées contraires à la volonté divine, de suggestions de Satan, qui se résumèrent et se concentrèrent dans les trois assauts suprêmes que Matthieu et Luc nous ont racontés. Ce temps fut alors accompli, annoncé par les prophètes, espérée et désirée par les croyants de l’ancienne Alliance, le temps du salut : «Mais lorsque vint la plénitude des temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse» (Ga 4, 4)

Ce fut alors que Jésus commença à fonder sur la terre le royaume de Dieu : «Il disait : Repentez vous, car le royaume des cieux est proche. » (Mt 3, 2) Marc seul conserva ce trait caractéristique, que les deux fils de Zébédée laissèrent leur père dans la barque avec les ouvriers.

Diacre Michel Houyoux

Compléments

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Catéchèse sur la parabole du semeur (Mt 13, 1-23)

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Celui qui reçoit la Parole de Dieu et la comprend, portera beaucoup de fruits.

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Paroisse Notre Dame des Anges : cliquez ici pour lire l’article → 11ème dimanche du temps ordinaire

Prédications (Europe) : cliquez ici pour lire l’article → Lundi de la 11e semaine, année paire – Prédications

Vidéo Regards protestants : cliquez ici → https://youtu.be/vRqchpCtbYs

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