Célébration communautaire en Carême 2016 – La prière fervente

Posté par diaconos le 17 février 2016

Année du jubilé de la Miséricorde : la prière fervente

Animation par l’Abbé Jean-Baptiste en l’église de Villers-le-Gambon (Belgique), assisté par  son  équipe liturgique pour tout un secteur pastoral. La même célébration se déroula à la même heure dans deux autres églises du doyenné de Walcourt et de Couvin. 

Lieu choisi pour cette célébration : une église de ce secteur  où toutes les paroisses seront invitées à participer

  • Chant d’ouverture : Christ aujourd’hui nous appelle  SM 176
  •  Méditation : introduction par le prêtre
  • Première lecture par ………………………………………………………………………

J’ai cherché Dieu dans les être humains de mon village, puis dans les livres, dans les idées et les symboles. Mais cela ne me donnait ni paix ni amour. Un jour j’ai découvert, dans les écrits des Pères de l’Église, qu’il est possible de rencontrer Dieu, réellement, par la prière. Alors, patiemment, je me suis mis au travail.

Ainsi j’ai progressivement compris que Dieu est proche, qu’Il m’aime, et qu’en me laissant remplir par Son amour, mon cœur s’ouvrait aux autres. J’ai compris que l’amour est la communion, avec Dieu, et avec l’autre, toi. Et que, sans cette communion, le monde n’est que tristesse, ruine, désolation, massacres. Si seulement le monde voulait vivre dans cet amour, il connaîtrait la vie éternelle.

Père Dimitru Staniolae – Église orthodoxe de Roumanie

 Voilà, c’est résolu, je veux faire silence pour prier. Mais le sil3ence, ce n’est pas facile à faire. pour y arriver, je peux regarder attentivement une seule chose, je peux aussi fermer les yeux. Si un bruit se fait entendre, je ne bouge pas, je ne tourne pas la tête. Ainsi je devient responsable de mon silence.

Le silence est fragile: mais c’est décidé, je veux faire durer mon silence pour moi et pour les autres. un beau silence en présence de Dieu est déjà une prière. J’accepte de ne rein sentir Seigneur, de ne rien voir, de ne rien entendre, vide de toute idée, de toute image. Dans la nuit. Me voici simkplement pour te rencontrer sans obstacle: Dans le silence de la foi, devant toi, Seigneur. Texte de Michel Quoist

  • Un temps de silence (musique d’orgue)

De l’évangile de Jésus Christ selon saint Marc  par le président de l’assemblée

 Jésus et ses disciples arrivent à Jéricho. Et tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin. (Mc 10, 46-52)

 Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

À cette époque, il n’existait pas de structure, ni d’organisme venant en aide aux aveugles. La cécité était très courante dans cette région ; elle était sans doute due à une insuffisance de soins donnés aux nouveau-nés ou à une carence dans leur alimentation. Les aveugles étaient réduits à la mendicité et à l’immobilité. Saleté et misère étaient leur lot quotidien ; ils vivaient en marge de la société, tributaires de la charité des gens.
Dans la symbolique biblique, l’aveugle est l’image même de la pauvreté. Ici, l’aveugle Bartimée est tragiquement dépendant des autres. En nous intéressant à ce malheureux, nous découvrons qu’il est notre modèle. Oui, il est le modèle de toutes les personnes qui croient voir !

Source → Rencontre avec la Parole de Vie -  Année B : Source d’Amour , page 198 -Éditions Croix du Salut

Le Christ est en mesure de comprendre notre humanité puisqu’il a pris notre condition humaine : il est donc en mesure de comprendre nos souffrances, nos inquiétudes, nos difficultés, nos interrogations. Il est en mesure de comprendre parce qu’il est homme et de nous sauver parce qu’il est Dieu. Voilà pourquoi nous pouvons avoir  en lui une totale confiance et obtenir de lui notre salut.  Lui faire confiance, c’est ouvrir notre coeur à son amour et lui dire : « Fais que j’aime comme tu aimes… « Que veux-tu que je fasse pour toi » dit Jésus à l’aveugle…(Évangile)  Ne craignons pas de dire à Jésus : « Rabbouni, que je voie.  » La joie du Christ qui nous aime, c’est cette foi, cette confiance en lui : n’ayons pas peur de la lui dire souvent. Ce dimanche, les textes liturgiques nous redonnent confiance, nous replacent dans cette confiance en Dieu, en Jésus qui ne demande qu’à nous aimer et nous faire vivre. Ne craignons donc pas de lui demander son aide. Cette efficacité de la confiance, nous en faisons régulièrement l’expérience dans notre entourage : vivre une relation de confiance procure beaucoup de force, de joie et développe nos capacités de vivre, d’aimer et d’affronter les difficultés quand elles se présentent.

À qui serait-il bon de donner cette semaine un signe de confiance ? Prendre des nouvelles de quelqu’un, le susciter à nouveau, le remettre en route par un mot d’encouragement , une parole qui redonne confiance en soi, cela peut être précieux…

  • Deuxième lecture par ……………………………………………………………………………………………………………….

Une rencontre qui change tout

 C’est à quelques centaines de mètres de la ville que nous l’avons vu ! Bartimée ! Il est aveugle, le pauvre ! Timée, son père, a honte ! Il ne s’occupe pas de lui ! Il se demande ce qu’il a commis comme faute, lui ou sa famille pour être maudit de Dieu à ce point ! La mère se cache tant elle culpabilise ! Alors, Bartimée sort de la ville et mendie, assis au borde de la route… Il est toujours à la même place, à l’âb ri d’un buisson, assis entre quatre grosses pierres. quand il s’enroule dans son manteau beige, il se confond avec les pierres, il passe inaperçu ! De toute façon, personne ne lui prête attention, ni ne lui adresse la parole.  Mes enfants sont allés lui donner quelques dattes et il a souri. Son visage en était tout illuminé ! C’est qu’il est beau et costaud. Ah ! Sans ce handicap, il ferait la fierté de ses parents. J’allais rappeler les enfants, quand une foule bruyante déboucha tout à coup, venant de la ville.

Jésus arrive

Nous les laissons passer et on criait de partout : « Jésus de Nazareth arrive ! «  Mes enfants accourus près de moi étaient impatients de le voir, j’avoue que moi aussi, j’en avais le cœur en chamade ! Il passa devant nous avec ses disciples qu’il écoutait avec attention et une foule le suivait… C’est alors qu’un cri puissant retentit : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! » Cette voix, c’était celle de Bartimée qui criait de toutes ses forces vers Jésus. Il criait, il criait tout son espoir en celui qui est Dieu avec l’homme ! Lui, dont son père le rejeta, crie vers celui qui est le fils de Dieu.

Sans droits

Il crie de toute ses forces, de toute son espérance, de toute sa foi ! Aussitôt, de la foule, il lui est demandé de se taire ! Tais-toi l’aveugle ! Tu n’as pas droit à la parole, pas plus que d’être avec nous, les parfaits ! Tais-toi, le marginal ! tu mendies le pain et la parole, tu n’as pas a être à la synagogue, toi, le rejeté de Dieu ! Tu n’as rien à dire ! Tu n’as ni droit, ni place ! IL crie encore et encore…

L’écoute

Jésus s’est arrêté. Je l’aperçois de dos, il semble écouter d’où vient le cri. Il l’a entendu. Dieu a vu la misère de son peuple… Il entend le cri du malheureux. Il int6erpelle des personnes qui se sont arrêtées… « Appelez-le », a-t-il dit !

Je trouvais cela superbe. C’est bien de lui ! Il envoie ceux qui disaient à Bartimée de se taire lui demander de venir. Il les remet en relation. Il vont se parler. Les voilà appeler à le regarder, à faire attention à lui, à lui adresser une parole d’invitation, à bouger de sa place, à sortir du paysage pour prendre place parmi les gens debout, à venir vers celui qui l’appelle personnellement. Quel paradoxe. C’est curieux ! Ils y vont sur sa parole, ils vont vers l’aveugle et lui disent : « Confiance ! Redresse-toi, il t’appelle ! Alors eux aussi l font confiance à Jésus.

L’aveugle jette son manteau

Finie la vie passive, finie la malédiction, la culpabilité qui lui sont une deuxième peau ! Fini de vivre en coupable, en banni, en marginal ! Dieu l’appelle à vivre debout. Il bondit, libéré. Il bondit vers la vie… Il répond à Jésus. Oui Seigneur me voici comme je suis. Que veux-tu que je fasse pour toi ?

Chacun retient son souffle. Comment est-ce possible ? Jésus lui demande son avis. Alors à celui qui n’avait pas droit à la parole, il demande son désir.  Il n’impose sa solution évidente. Jésus se met à son écoute et à son service…

De ma place je ne vois pas le visage de Jésus, mais celui de Bartimée qui lui fait face… Un visage tendu vers Jésus, calme et souriant, comme celui d’un enfant confiant et heureux. Un grand silence est tombé sur la foule immobile, il y a comme une douceur parfumée dans ce moment où le soleil décline à l’horizon… et dans ce silence, la voix claire de Bartimée résonne : « Rabbouni, fais que je voie ! »

Jésus n’a pas bougé, pas fait un geste… Il le regardait seulement et il a dit : « Va ! Ta foi t’a sauvé ! » Aussitôt il voyait. Jésus repris la marche vers Jérusalem et Bartimée suivit sur le chemin…

  • Ici, nous avons placé le chant « Si le Père nous appelle » (T 154-1)

Prier avec les doigts de la main

Lecture par ……………………………………………………………………………………………………………

Pour bien prier avec ce texte, nous pouvons placer les mains jointes contre la poitrine pour que les pouces soient au plus près du cœur. Les autres doigts sont donc aussi au niveau du cœur, et ils y restent durant tout le temps de la prière ; ce sont nos pensées qui doivent se tourner vers les personnes pour qui nous prierons.

  • Tous ensemble nous disons…

Je regarde les cinq doigts de ma main.

Quand je prie, le pouce est le plus proche de mon cœur. Il me rappelle de prier pour mes proches… Je te prie Seigneur pour mes parents. L’index, je le lève quand je veux parler. La Bible me dit de prier pour ceux qui parlent en ce monde : Les présidents, le pape, les prêtres…
Aujourd’hui, je fais silence pour le prêtre de ma paroisse… Parfois, le majeur est utilisé pour maudire. Jésus dit de prier pour nos ennemis plutôt que de les maudire. Je prie pour ceux que je n’aime pas assez….
Le quatrième doigt, l’annulaire, est le plus faible des cinq doigts et tout professeur de piano peut le confirmer.  Il m’encourage à prier pour les plus faibles de mon entourage, pour les malades, les handicapés et toutes les personnes qui sont dans la nuit. : Je prie pour un(e) ami(e) malade. L’auriculaire, le plus petit, il me rappelle que je suis petit. Je ne dois pas oublier de prier pour moi, pour que toujours je marche sur le chemin de Jésus.

Source → Prier avec les doigts de ma main – Idées-Caté

  • Prière communautaire

→ Je crois en Dieu, Notre Père… Je vous salue Marie… Gloire au Père…

Père éternel, je t’offre le corps et le sang, l’âme et la divinité de ton fils bien-aimé, notre Seigneur, Jésus le Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier.

→  Récitons une dizaine de chapelet

Prions : par ta douloureuse passion, sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier.

→  Récitons une dizaine de chapelet

Prions : Dieu saint, Dieu fort, Dieu éternel, prends pitié de nous et du monde entier (3 fois)

Ce Dieu que mon cœur cherche (Conte de sagesse)

Lecture par …………………………………………………………………………………………………………………………..

Apprends-moi à prier

Un homme vivait en ermite dans la montagne,  consacrant sa vie à la prière et au silence. Il reçut un matin la visite d’un jeune homme. « Cheikh » (ce qui veut dire en arabe celui qui sait, vieux ou sage), « Cheikh, apprends-moi à prier « . L’ermite, qui était alors en méditation, ne leva même pas les yeux. Et le jeune homme repartit tristement. Il revint le lendemain.
« Cheikh, apprends-moi à prier « . Mais sa demande n’obtint pas plus de réponse que la veille. Cependant, il tenait à sa question et revint le troisième jour. L’ermite préparait alors son maigre repas : peut-être aurait-il plus de chance. « Cheikh, apprends-moi à prier  » . Mais sa demande n’eut pas plus d’écho.
« Ma question est-elle donc sans intérêt que jamais tu ne l’entendes?  » Alors l’ermite leva les yeux. Son regard était plein de bonté… mais comme les autres jours il garda le silence. Encouragé par ce regard, il revint le jour suivant, espérant enfin une réponse. « Cheikh, apprends-moi à prier « . Et devant le silence persistant de l’ermite, la colère l’envahit. Alors l’ermite enfin lui adressa la parole : « Je n’ai pas répondu car je voulais savoir si ton désir était grand… Car ton désir est déjà une prière. Dieu n’attend rien d’autre, sinon que tu le cherches « 
D’après un Conte soufi (branche mystique de l’Islam) – Paraboles d’Orient et d’Occident

  • TOUS ENSEMBLE, prions le Seigneur qui nous aime

Il m’arrive souvent, Seigneur, de penser que je suis trop occupé pour prier: mes journées sont tellement remplies ! Pourtant Seigneur, tu ne dois pas exiger que je sois si occupé que cela !…

Parfois Seigneur,  je trouve que les épreuves rencontrées sont très lourdes à porter. Je me dis pourquoi moi ? Mais n’oublie pas: Seigneur, je t’aime. Est-ce possible que le temps me manque pour penser à toi ?

Seigneur, n’es-tu pas mon soutien, ma force et mon courage ? Je veux m’habituer, Seigneur, à te parler comme à un ami, à te confier mes joies et mes peines. Voilà pourquoi, du fond de mon cœur, je veux te dire: Seigneur, je t’aime.

Quand je serai fatigué, aide-moi à dire quand même : Seigneur, je t’aime. Quand j’éprouverai de la difficulté à pardonner, je n’aurai qu’à penser de te répéter : Seigneur, je t’aime.

Quand il fera sombre en moi, quand je ne saurai pas où tu es, alors je t’appellerai en te disant : Seigneur, je t’aime. Mon devoir d’état sera plus doux et mon travail deviendra une prière qui te dira pour moi : Seigneur, je t’aime.

Quelle épreuve pourra m’ébranler, quelle souffrance pourra me troubler, si je puis toujours, te redire : Seigneur, je t’aime ?… Pour les joies que tu me donnes, pour les grâces dont tu me combles, mon merci le voici : Seigneur, je t’aime.

Et simplement pour te plaire, sans autre raison que cela, accepte que souvent je te dise : Seigneur, je t’aime.

Et quand, au soir de ma vie, tu m’inviteras chez toi, je voudrais bien, avant de partir, te dire une dernière fois ici-bas : Seigneur, je t’aime. Et quand tu m’accueilleras pour me juger, sois indulgent, car tu le sais, je t’ai dit, tant et tant de fois : SEIGNEUR, JE T’AIME.

Auteur inconnu – Source de cette prière → Choix de prières au Père

  • Ensemble prions la Vierge Marie

Ô Vierge Marie, toi qui es la maman de Jésus, merci de prier pour moi au ciel, car tu désires mon bonheur et tu désires que je me rapproche de Dieu. Pour te donner de la joie et pour mieux aimer Dieu, je te donne et consacre ma vie, mon cœur, mes actes, mes projets et tout ce que je possède.

Alors que Jésus puisse naître en moi. Protège-moi tous les jours. Prends-moi comme une maman protège son enfant. Emplis-moi de courage, de force et d’intelligence. Apprends-moi à aimer Dieu, mon prochain et les personnes qui me veulent du mal. Apprends-moi à découvrir et à aimer le projet de vie que Jésus désire pour moi.

Ò Marie, Reine de la Paix et du Ciel merci pour tout  ce que tu fais pour moi. Je vous salue Marie, pleine de grâces…

  • Chant à Marie : La première en chemin, Marie… (V 565)
  • Tous ensemble

Vivre en sa présence, il n’est pas nécessaire d’être toujours à l’église pour être avec Dieu ; nous pouvons faire de notre cœur un oratoire dans lequel nous nous retirons de temps en temps pour nous entretenir avec Lui.

Doucement, humblement, tout le monde est capable de ces entretiens familiers avec Dieu. les uns plus, les autres moins : il sait ce que nous pouvons.

Commençons: Peut-être n’attend-il de nous qu’une généreuse résolution… Accoutumez-vous donc peu à peu à l’adorer de la sorte, à lui demander sa grâce, à lui offrir votre cœur., de temps en temps pendant la journée, parmi vos ouvrages à tout instant si vous pouvez. Ne vous contraignez pas par d4es règles ou des dévotions particulières. Faites-le, en foi, avec amour et humilité

  • Chant final : Veillez et priez (G 267)
  • Envoi par l’officiant et bénédiction

Note : Cet exercice de Carême eut lieu en l’église de Villers-le-Gambon (Belgique) du doyenné de Florennes ainsi que dans deux autres églises des doyennés de Walcourt et Couvin ce lundi 16 février à 20h00. Cette célébration a été annoncée dans toutes les paroisses de ces secteurs paroissiaux lors des messes dominicales précédentes et une foule importante suivit ces offices. Vous pouvez vous référer à ces textes pour préparer à votre tour une célébration de Carême dans vos paroisses.

Vous avez à votre disposition sur mon blog d’autres célébrations communautaires pour le temps de Carême à votre disposition

Célébrations communautaires en Carême

◊   Prière communautaire en Carême :  Le Seigneur est ma lumière et mon salut

◊  Convertissez-vous et croyez à la Bonne nouvelle. (Mc 1, 15)

◊  Veillée de Carême sur le thème « Église et Parole »

◊  Veillée de Carême : La Parole dans l’Écriture

Relève-toi et bouge !

Prière à Dieu qui nous sauve

 

Avec mes salutations amicales et fraternelles Michel Houyoux, diacre poermanent
Avec mes salutations amicales et fraternelles
Michel Houyoux, diacre permanent    
  
             À suivre la semaine prochaine → Nouvelle célébration communautaire

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Pour vivre ensemble, rencontrons-nous !

Posté par diaconos le 14 décembre 2015

Pour que Noël soit une fête non seulement familiale, mais aussi fraternelle, osons la rencontre, ososn abattre les murs de l'indifférence, du repli sur soi, de la peur de l'étranger pour élargir le cercle de notre famille et vivre vraiment ensemble la joie de la Bonne Nouvelle d'un Dieu qui s'est fait homme.

Pour que Noël soit une fête non seulement familiale, mais aussi fraternelle, osons la rencontre, osons abattre les murs de l’indifférence, du repli sur soi, de la peur de l’étranger pour élargir le cercle de notre famille et vivre vraiment ensemble la joie de la Bonne Nouvelle d’un Dieu qui s’est fait homme.

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.     Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.     Heureuse celle qui a cru à  l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »  (Lc 1, 39-45)

Marie, à l’annonce de la grossesse de sa vieille cousine par l’ange Gabriel (Luc 1, 26-39), se mit en route avec empressement pour être aux côtés d’Élisabeth enceinte de six mois de Jean Baptiste. Quelle fut cette urgence de partir si rapidement ? Se sentit-elle appelée à aller aider sa cousine très âgée ou eut-elle seulement envie d’aller partager sa joie ?

Les deux vraisemblablement. Une rencontre sincère est toujours source de joie. À  peine la salutation de Marie retentit-elle aux oreilles d’Élisabeth que l’enfant qu’elle portait tressaillit de joie en elle. Pour que Noël soit une fête pleinement réussie, osons la rencontre fraternelle, osons dépasser le cadre de la fête familiale, osons pousser les murs pour élargir le cercle de notre famille et vivre ensemble la joie de la Bonne Nouvelle d’un Dieu qui s’est fait homme.

Ce Dieu qui s’est fait homme est le berger, celui qui nous relève et nous permet de reprendre la route et en qui, nous pouvons avoir confiance pour avancer et aller vers les autres. Le service de l’autre, c’est l’essentiel de la foi, c’est par là que nous rencontrerons Dieu : « Quiconque accueille un petit enfant en mon nom, c’est moi qu’il accueille.  » (Mt 18, 5) Remettons cette dimension du service de l’autre à sa place dans notre paroisse, notre famille mais aussi dans notre vie.

Ne tombons pas dans l’indifférence qui humilie, dans l’habitude qui anesthésie l’âme et empêche de découvrir la nouveauté, dans le cynisme destructeur. Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde. Les blessures de tant de frères et de sœurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide. Que nos mains serrent leurs mains et les attirent vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de l’amitié et de la fraternité. Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière de l’indifférence qui règne en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme.                        Pape François, Miséricordiae Vultus, avril 2015

Personne n’est trop petit, trop incompétent pour prétendre ne rien pouvoir changer. Que chacun tel qu’il est, où qu’il vive, se lève et agisse selon ses possibilités pour que le monde change et que l’amour de Dieu advienne partout sur la Terre. Soyons à l’écoute et au service de ces gens qui attendent un regard, un geste, une parole bienveillante afin que la joie de l’amour divin explose et essaime partout.

Pour vivre ensemble, rencontrons-nous ! Pour vivre ensemble, il nous faut comme Marie, quitter notre confort, notre univers connu, pour aller à la rencontre de l’autre, de ses différences, de ses qualités. Durant ce temps de Noël qui arrive, nous sommes invités à rencontrer vraiment les personnes que nous croisons souvent sans les voir.

Compléments

◊ Heureuse celle qui a cru   →   Quatrième dimanche de l’Avent, année C

◊ homélie → Dieu vient nous visiter ! … (Lc 1, 39-45)

◊  Catéchèse → Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. (Lc 1, 42)

Liens externes

◊ Quelles sont les œuvres de miséricorde ? → Questions et réponses – Josémaria Escriva

Ouverture solennelle de l’Année Sainte de la Miséricorde Divine

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Ils avaient mis tout en commun (Ac 4, 32)

Posté par diaconos le 17 avril 2015

Un seul cœur, une seule âme

l’Eglise nous invite à méditer le livre des Actes des Apôtres. Ecrit par l’évangéliste saint Luc, il nous offre une vivante image de l’Eglise du temps des apôtres, l’Eglise apostolique. Et dans les premiers chapitres, la communauté chrétienne idéale nous est décrite à trois reprises : 2,42-46 ; 4,32-37 et 5,12-16. Ces petits textes sont de véritables « sommaires » de l’idéal chrétien.   Parmi les caractéristiques de la vie chrétienne communautaire, il y a le partage des biens. En effet, croire au Christ inclut une double conversion, communautaire et économique. Communautaire parce qu’un chrétien est, par nature, membre d’une nouvelle famille, l’Eglise. Se dire chrétien et vivre tout seul est une contradiction : « A ceci, tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à l’a mour que vous aurez les uns pour les autres », avait averti Jésus (cf. Jean 13,35).

Écrit par l’évangéliste  Luc, le livre des actes des apôtres nous offre une vivante image de l’Église du temps des apôtres, l’Église apostolique. Dans les premiers chapitres, la communauté chrétienne idéale nous est décrite à trois reprises : Ac. 2,42-46 ; Ac. 4,32-37 et Ac.  5,12-16. Ces textes sont de véritables sommaires  de l’idéal chrétien.
Parmi les caractéristiques de la vie chrétienne communautaire, il y a le partage des biens. Croire au Christ inclut une double conversion : communautaire et économique. Communautaire parce qu’un chrétien est, par nature, membre d’une nouvelle famille, l’Église. Se dire chrétien et vivre tout seul est une contradiction : « À ceci, tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à l’amour que vous aurez les uns pour les autres » (Jn 13,35)

32 La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun.

33 C’est avec une grande puissance que les Apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et une grâce abondante reposait sur eux tous.
34 Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence, car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons les vendaient,
35 et ils apportaient le montant de la vente pour le déposer aux pieds des Apôtres ; puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.
36 Il y avait un lévite originaire de Chypre, Joseph, surnommé Barnabé par les Apôtres, ce qui se traduit : « homme du réconfort ».
37 Il vendit un champ qu’il possédait et en apporta l’argent qu’il déposa aux pieds des Apôtres.
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

L’abondance des gens qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme. Cet idéal des premiers chrétiens dans l’Église à ses débuts n’est pas périmé. Bien au contraire, il est toujours là comme l’a rappelé le concile Vatican II : « L’Église est un peuple qui titre son unité de l’unicité de Dieu, Père, fils et Esprit. « N’avoir qu’un cœur et qu’une âme » veut dire qu’ils reproduisaient dans leurs communautés les relations d’amour des trois personnes divines. la même foi et le même amour pour le  Christ, tel était le lien qui les unissait.

Il faut donc croire fermement comme vérité de foi catholique que la volonté salvifique universelle du Dieu Un et Trine est manifestée et accomplie une fois pour toutes dans le mystère de l’incarnation, mort et résurrection du Fils de Dieu. Déclaration « Dominus Iesus » sut l’unicité et l’universalité salvatrice de Jésus et de l’ Église : chapitre 3, 14

Nous devrions nous efforcer et œuvrer dans notre communauté paroissiale pour construire son unicité : à plusieurs ne faire qu’un. Que notre communauté ait un cœur et une âme. « Conduisez-vous d’une manière digne de l’Évangile de Christ ; afin que, soit que je vienne et que je vous voie, soit que je sois absent, j’apprenne en ce qui vous concerne que vous demeurez fermes dans un même esprit, combattant ensemble d’une même âme pour la foi de l’Évangile. » (Ph 1, 27)

En y regardant de plus près, nous devons hélas et souvent constater que dans nos communautés nous avons des situations conflictuelles, des discordances, des oppositions mêmes entre ses membres entre-eux et dans certaines paroisses  entre certains fidèles et leur curé. Cela est peut-être une des raisons pour laquelle les jeunes ne viennent plus dans de telles communautés car ils n’y trouvent pas cette fraternité et cette joie des chrétiens de l’Église primitive où personne n’était dans l’indigence. (Ac 4, 34)

Les assemblées dominicales dans beaucoup de paroisses ne donnent guère une atmosphère de fraternité, mais d’un profond malaise d’individualisme, ni une vision de fête, mais d’ennui. Que d’églises ne rassemblent qu’une poignée de fidèles à la messe du dimanche. Que d’églises mal entretenues, froides et humides n’encouragent pas à y entrer. Ah! Si les chrétiens de ces paroisses avaient un seul cœur et une seule âme, cela pourrait très vite s’améliorer et les paroisses en souffrance reprendre un nouvel élan.

Dans les premières communautés où régnait une communion des mentalités, de cœur et d’âme, on passa très vite à des actions concrètes : le partage des biens, des richesses. (Ac 4, 34-37) Les biens n’étaient pas tous mis en commun : un lévite originaire de Chypre, Joseph  vendit un champ qu’il possédait et en apporta l’argent qu’il déposa aux pieds des Apôtres. (Ac 4 , 36-37)

Cette mise en commun des biens ne se vit qu’à Jérusalem sous l’action de l’Esprit de la Pentecôte ; l’histoire n’en a pas conservé de trace dans aucune autre église, où, bien souvent, les apôtres durent exhorter les chrétiens riches à la bienfaisance : « Au sujet de la collecte pour les fidèles de Jérusalem, faites, vous aussi, comme je l’ai prescrit aux Églises de Galatie. Le premier jour de la semaine, chacun mettra de côté ce qu’il a réussi à épargner, afin que l’on n’attende pas mon arrivée pour faire la collecte. Quand je serai là, ce sont les personnes jugées aptes par vous que j’enverrai avec des lettres porter à Jérusalem votre don généreux. » (Co 16, 1-3)

Tous les chrétiens étaient libres de conserver leurs biens : Ananias  vendit un champ et donna une partie du prix aux apôtres en prétendant que c’était le tout. Il mentit, tel fut son péché, rendu plus coupable encore par un accord qu’il fit avec Saphira, sa femme. (Ac 5, 4)  Voici un autre exemple :  Marie, mère de Marc était propriétaire de sa  sa maison. (Ac 12, 12)

L’unité dans nos communautés ne peut se réaliser que dans une certaine égalité par l’aide librement consentie des riches à l’égard des pauvres. C’est ce que Jésus fit. De riche qu’il était, il se fit pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté. Partager, se dépouiller au profit des autres.

Se méfier des « trésors qui nous séduisent mais que nous devons ensuite abandonner ». Mais « il y a un trésor que nous pouvons emporter avec nous, que personne ne peut nous voler, c’est le trésor du cœur », a-t-il dit dans la chapelle de la résidence Saine-Marthe au cours de sa messe quotidienne.

Parlant des richesses matérielles, il n’a pas résisté à une de ses saillies provocatrices qu’il affectionne et qui font mouche : « Pour ma part, je n’ai jamais vu un camion de déménagement derrière un cortège funèbre ! » Plaidant en faveur du dépouillement et de la pauvreté dans l’Église.

Le partage crée la richesse et l’accaparement des ressources de la vie sans partage engendre l’appauvrissement et l’exclusion, La richesse n’est pas dans la possession et la consommation des choses mais dans le cœur, dans les relations humaines, la solidarité, le respect de l’autre, la fraternité, l’inclusion.  (Pape François, le 25 juillet 2013 en rencontrant une famille des plus pauvres au cœur de Varginha, favela parmi les plus mal famées de Rio de Janeiro)

Compléments

Aimer, être à l’écoute de l’autre, rendre service  → Nous devons retrouver le sens évangélique de la charité

Retrouvons les petits gestes du service et de l’hospitalité sans calcul →  Le plus grand est celui qui se fait serviteur

Liens externes

◊  De l’Abbaye  de Mellerey (France)Ils n’avaient qu’un seul cœur et qu’une seule âme

◊  Enseignement →   ils avaient un seul cœur et une seule âme » (Actes 4, 32)

◊  L’exemple de  Barnabé devenu consolation et réconfort pour ses frères → Être d’un seul cœur et d’une seule âme

http://www.dailymotion.com/video/x10a916

 

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Vivre la solidarité en Avent

Posté par diaconos le 16 novembre 2014

L’Avent, un moment privilégié  pour faire l’expérience de la gratuité et de la générosité, est le temps pendant lequel l’Église catholique se prépare à la fête de Noël. . C’est un temps d’espérance, de joie, de paix, d'action de grâces et de patience. Il nous parle de la rencontre attendue de Dieu avec l’homme.  " En célébrant chaque année la liturgie de l’Avent, l’Église actualise cette attente du Messie. En communiant à la longue préparation de la première venue du Sauveur, les fidèles renouvellent l’ardent désir de son second Avènement. Par la célébration de la naissance et du martyre de Jean-Baptiste, l’Église s’unit à son désir : Il faut que Lui grandisse et que moi je décroisse. " (Jn 3, 30) Catéchisme de l’Église Catholique, paragraphe 524

L’Avent, un moment privilégié pour faire l’expérience de la gratuité et de la générosité, est le temps pendant lequel l’Église catholique se prépare à la fête de Noël. . C’est un temps d’espérance, de joie, de paix, d’action de grâces et de patience. Il nous parle de la rencontre attendue de Dieu avec l’homme.  » En célébrant chaque année la liturgie de l’Avent, l’Église actualise cette attente du Messie. En communiant à la longue préparation de la première venue du Sauveur, les fidèles renouvellent l’ardent désir de son second Avènement. Par la célébration de la naissance et du martyre de Jean-Baptiste, l’Église s’unit à son désir : Il faut que Lui grandisse et que moi je décroisse.  » (Jn 3, 30) Catéchisme de l’Église Catholique, paragraphe 524

Être solidaire, c’est plus qu’accomplir des actes sporadiques de générosité. Être  solidaire, cela peut se vivre intensément en t’engageant dans des projets de lutte contre la pauvreté.  Choisis, en ce temps de l’Avent, la solidarité. Choisis la solidarité, c’est d’abord que tu acceptes cet homme qui a pewrdu son emploi, cette pauvre vieille qui tend la main dans la galerie du métro ou à la sortie de la gare ou encore ce jeune qui démarre dans la vie les mains vides et encore bien d’autres personnes vivant des moments difficiles Leur sort ne peut te laisser indifférent.

Choisis la solidarité, c’est te sentir capable de faire quelques chose contre la pauvreté sous ses différentes formes. Finalement, en choisissant d’être solidaire, tu a choisi de t’engager, c’est à dire de  poser des gestes à ta mesure, pour faire advenir le Royaume. Concrètement,  travaille pour plus de justice, d’amour, de dignité et d’altruisme. Cette solidarité est vécue chaque jour dans des centaines d’associations. Vivre ensemble en soutient nonante-cinq cette année.

Peu importe tes capacités, tu peux collaborer à cette campagne de l’Avent dans ta paroisse. Que tu aies quelques minutes, quelques heures ou plus, voici comment tu peux participer à cette campagne….

  1. en soutenant un projet concret mené par une association de terrain.
  2.  en parlant de cette campagne dans le bulletin de ta paroisse en t’inspirant des textes de la Campagne 2014
  3. en collaborant avec la  » Liaison de la Pastorale des jeunes »

 

Partez ! Donnez ! Tendez la main aux autres !

Gardez toujours un carreau cassé dans vos univers bien feutrés pour entendre les plaintes qui viennent de l’extérieur.

Abbé Pierre

Archives

◊ Campagne 2011 →   Au temps de l’Avent, nous commençons à préparer Noël.

◊   Monsieur l’Abbé Ghislain Ahokponou, curé de Biesmerée (Belgique)   →  Le temps de l’Avent révèle un Dieu qui vient vers l’homme.

◊ Catéchèse → Catéchèse de l’Avent : La pauvreté nuit gravement à la santé !

Liens externes

◊ Campagne 2014 →    Contre la pauvreté, je choisis la solidarité

◊ Campagne 2014   → Outils d’animation

◊  Pastorale des jeunes (Belgique)   « Jeunescathos.org », la Pastorale des jeunes

◊ Pastorale des jeunes (Canada)  → Pastorale jeunesse du diocèse de Québec

◊ Pastorale des jeunes (France) → Jeunes Cathos Page d’accueil – Jeunes Cathos

Le temps de l’Avent

http://www.dailymotion.com/video/x18ep5b

 

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