Vendredi de la deuxième Semaine de Carême

Posté par diaconos le 5 mars 2021

Voici l’héritier : venez ! tuons-le !

Voici l'héritier : venez ! tuons-le...

# La parabole des vignerons infidèles incite à être fidèle et obéissant aux commandements christiques. Elle menace du châtiment divin quiconque rejettera Jésus. Dans son homélie LXVIII sur saint-Matthieu, Jean Chrysostome dit que les serviteurs envoyés furent les prophètes, et le Fils du vigneron, Jésus-Christ. Dieu demande aux humains de porter du fruit telle la vigne de cette parabole ; cela rejoint la parabole du Vrai cep (voir Jn 15. 1-12 [archive]). La pierre d’angle est aussi Jésus-Christ. Lors de l’angélus du dimanche 2 octobre 2011, le pape Benoît XVI commenta que la vigne, le peuple de Dieu, dut travailler pour le bien et que les croyants devraient rester fidèles au Christ afin de porter le fruit souhaité, le fruit de la compassion.

Dans leur commentaire de cette parabole, l’exégète Daniel Marguerat et Emmanuelle Steffelk indiquèrent que le meurtre du fils bien-aimé est une allégorie de la assion du Christ. Ils ajoutèrent à propos du rejet de la pierre angulaire (Luc, 20, 15-19) que la pierre rejetée [Jésus] devient pierre dangereuse », pierre d’écrasement. On comprend que « l’attitude à l’égard de Jésus] décide du sort ultime de la personne et ceux qui méprisent Jésus s’exposent au jugement divin.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons,
et partit en voyage.
Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.”
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? »
On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. »

En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux. Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète. (Mt 21, 33-43.45-46)

Reproches aux membres du Sanhédrin

Jésus aimait à rattacher ses enseignements à l’Ancien Testament. Mais la similitude fut développée en vue du but qu’il  se proposait. Ce but fut évident : après avoir reproché aux membres du sanhédrin qui écoutèrent  leur impénitence, Jésus leur fit sentir, par cette tragique histoire, leur culpabilité ; après les avoir amenés à prononcer leur propre jugement,  il les jugea en leur retraçant la conduite inique des chefs d’Israël dans tous les temps.

Eux-mêmes comblèrent la mesure de ces iniquités par le meurtre de celui qui leur parla.  Une clôture servait à protéger la vigne contre toute dévastation du dehors. Le pressoir se creusait, chez les Orientaux, dans la vigne même. Il se composait de deux bassins superposés, dont l’un servait à recevoir les raisins qu’on y jetait pour être foulés ; l’autre, placé en dessous, était destiné à recueillir le moût qui y coulait.

Enfin la tour était un édifice de garde, bâti au milieu du vignoble et d’où l’on pouvait le surveiller tout entier. Cela ne veut pas dire que ces agriculteurs auraient à payer en argent le produit annuel de la vigne ; le maître avait conclu avec eux un marché pour la culture de sa vigne ; il devait recevoir tout ou partie de ses produits en nature.

Les vignerons maltraitèrent et tuèrent les serviteurs du maître, afin de ne pas lui livrer ses fruits ; maintenant qu’ils tinrent l’héritier, ils pensèrent qu’en le mettant à mort, rien ne pourra s’opposer à ce qu’ils prirent possession de son héritage.  Jésus força ses adversaires à prononcer sur eux-mêmes la terrible sentence que méritèrent les vignerons.

Dans Marc et Luc, c’est Jésus lui-même qui fait la question et la réponse. Le récit de Matthieu est plus dramatique : la conscience des interlocuteurs de Jésus les force à prononcer la condamnation des vignerons, c’est-à-dire leur propre condamnation. C’est encore Matthieu seul qui conserva ce rapprochement de termes, qui fit ressortir combien la condamnation fut sévère et méritée : Il fit périr misérablement ces misérables.

 Jésus voulut faire sentir aux chefs de la théocratie quel fut ce fils de la parabole qui  rejeta, mis à mort par les vignerons. Eux-mêmes furent les constructeurs insensés et coupables qui réprouvèrent la pierre de l’angle. Cette pierre, dans l’image employée par le psalmiste, est celle qui, placée comme fondement à l’angle d’un bâtiment, supporte deux murs et soutient tout l’édifice.

Voilà ce qu’est Jésus-Christ dans le temple spirituel qui s’élève à la gloire de Dieu. Cette destinée glorieuse, qui fit contraste avec sa réjection par les hommes, est l’œuvre et la volonté expresse de l’Éternel et restera l’objet de l’admiration des siècles : « Car il est dit dans l’écriture : Voici, je mets en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse ; Et celui qui croit en elle ne sera point confus. »(1P 2, 6)

Le maître de maison qui planta une vigne et y donna tous ses soins, c’est Dieu qui, dans sa grande miséricorde, fonda sur cette terre plongée dans les ténèbres par suite du péché, un royaume de vérité, de justice et de paix. Il le confia à son peuple d’Israël, en particulier aux chefs de la théocratie juive. Il avait le droit d’en attendre et d’en exiger les fruits, fruits de la vie religieuse et morale : reconnaissance, amour, obéissance, sainteté.

Les serviteurs qu’il envoya à diverses reprises pour recueillir ces fruits sont ses saints prophètes, qui, hélas ! Furent de tout temps rejetés par le grand nombre, persécutés, mis à mort : « Des femmes recouvrèrent leurs morts par la résurrection; d’autres furent livrés aux tourments, et n’acceptèrent point de délivrance, afin d’obtenir une meilleure résurrection ; d’autres subirent les moqueries et le fouet, les chaînes et la prison; 37ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l’épée, ils allèrent çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, ceux dont le monde n’était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre.  » (He 1, 35-38)

Quant au fils que le maître de maison envoya ensuite dans son immense amour, l’Évangile tout entier nous dit qui il est, et nous l’entendons, dans cette parabole même, prédire sa réjection et sa mort. Les chefs de la théocratie de son temps eurent, malgré leur incrédulité, le pressentiment qu’il fut l’héritier et qu’en le mettant à mort ils resteraient les maîtres et les possesseurs du royaume.

Mais eux-mêmes, en prononçant sur les vignerons ce double jugement, que la vigne leur serait ôtée et qu’ils périraient misérablement, proclamèrent leur propre condamnation. Jésus confirma cette sentence par ces mots : le royaume de Dieu vous sera ôté, vous en serez exclus, et il sera donné, par pure grâce, à une nation, peuple de Dieu choisi du sein de tous les peuples, qui en produit les fruits.

Jésus vit les premiers fruits de ce nouveau royaume. Cette prophétie fut accomplie par la destruction de Jérusalem et la ruine de la théocratie juive, et par l’établissement du royaume de Dieu parmi les nations païennes.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Le rejet des juifs vis-à-vis de Jésus

Liens avec d’autres sites web chrétiens.

◊ Catholique.org.  : cliquez ici pour lire l’article → vendredi, 2ème semaine de Carême.

◊ Un héraut dans le Net   : cliquez ici pour lire l’article → Tuons l’héritier – La parabole des vignerons

   « Voici l’héritier : venez ! tuons-le ! » – Lectio Divina

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Tuesday of the Second Week in Lent

Posté par diaconos le 2 mars 2021

They say and do not do

Ils disent et ne font pas – St-Jacques St-Christophe de la Villette

# The Pharisees are a religious and political group of fervent Jews who appeared together with the Sadducees and Essenes in Palestine during the Hasmonean period in the middle of the 2nd century BC, in response to the Hellenization intended by the authorities of the time. The initiator of the oral Torah, which prefigured rabbinism, this movement was part of Second Temple Judaism and influenced its evolution. It died out towards the end of the first century, and is known to us through various sources, the complexity of which has been highlighted by studies renewed since the end of the twentieth century.

The oldest evidence of the term « Pharisee » can be found in New Testamentary literature. The first, dated around 56-58, appears in the Epistle to the Philippians, written by Paul of Tarsus. The reconstruction of the Pharisees by Jewish exegesis was for a long time based on texts from different periods: the Mishna and Tosephta, the Jerusalem Talmud, the Babylonian Talmud. The rabbis most often used the term ‘hakhamîm’ to designate their  predecessors.

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From the Gospel of Jesus Christ according to Saint Matthew

At that time, Jesus addressed the crowds and his disciples and said, « The scribes and Pharisees are teaching from the pulpit of Moses. So whatever they can tell you, do and observe it. But do not act according to their deeds, for they say and do not do.
They bind heavy burdens, hard to bear, and they put them on people’s shoulders ; but they themselves will not move them with their fingers. All their deeds they do in order to be noticed by people : they widen their phylacteries and lengthen their fringes; they like places of honour at dinners, seats of honour in synagogues and greetings in public squares; they like to receive from people the title of Rabbi.

For you, do not be given the title of Rabbi, for you have only one master to teach you, and you are all brothers. Give no one on earth the name of father, for you have only one Father, the Father in heaven. Neither be called teachers, for you have only one teacher, Christ. The greatest among you will be your servant. He that exalteth himself shall be humbled, and he that humbleth himself shall be exalted. » (Mt 23, 1-12)

Discourse against the scribes and Phariseesr their predecessors

Jesus spoke to the crowds and the disciples: he wanted to ward off the spirit of the main people, and then he took them directly to task, unmasking and censuring their vices in a series of lightning apostrophes. Matthew alone kept this discourse.

Mark and Luke only quoted a few fragments of it, which they placed in other places. As modern critics have attributed to Matthew the process of bringing together various words of Jesus in speeches followed by them, they did not fail to attribute the composition of this speech to him.

But : it is quite in the situation that at that moment Jesus expresses all his thoughts about his opponents. (De Wette). The whole speech is a single stream, and so full of life and unity that there is no doubt that it was pronounced in this way, although perhaps it contains some elements borrowed from other speeches of Jesus. (Meyer)

The pulpit of Moses refers to the activity and authority that Moses exercised as legislator and leader of the people : « The next day Moses sat to judge the people, and the people stood before him from morning till evening. « (Ex 18:13).  They sat in this pulpit as successors to the great servant of God. The rabbis used the same expression to say that one teacher succeeded another in his teaching.

As the men of this party became increasingly hostile towards Jesus, as they resisted his warnings and stopped the plan to take him, he renounced all consideration for them and openly broke with them. The scribes, just like the Pharisees, took the same position.

Their name means writers properly, and by extension, literate men, scholars in general : « Where is the wise man? where is the scribe? where is the reasoner of this century ? Has not God convinced the wisdom of the world of folly ? « (1 Cor 1, 20) These were the sopherim of the Old Testament, i.e. the men of the books.

In the Gospels they are called scribes, or legalists, or doctors of the law, because the main object of their studies was the law of Moses in itself and in its various applications to the life of the people. And since this law was both religious and civil law, the scribes were at the same time theologians and jurisconsults.

They were often appointed with the Pharisees, because most of them belonged to this sect, or with the chief priests, of whom they were advisers in the application of the law and in cases of conscience, or with the elders their colleagues in the Sanhedrin or higher council of the nation : « Likewise the chief priests mocked him with the scribes and elders, saying, ‘He saved others, and he cannot save himself ! « (Mt 27,41-22a)

The scribes always took a very active part in the opposition against Jesus. They spied on him, they blamed his conduct, they tried to surprise him with insidious questions : « One of them, a doctor of the Law, asked Jesus a question to test him: Teacher, in the Law, what is the great commandment?  « (Mt 22, 36-36).

Most of the interpreters made various restrictions to this recommendation of Jesus, since the scribes and Pharisees were able to teach false things which, in this case, the disciples should not keep or do. But Jesus did not make this distinction; he assumed that they taught the Law of Moses, in whose pulpit they sat.

Binding burdens is a figurative expression that means : to gather all the commandments of the law into one body, with the countless and meticulous ceremonial prescriptions that the Pharisees had added to them, in order to demand their observance. These burdens were heavy and difficult to bear, and where neither grace nor love helped to bear them, the Pharisees imposed them on others; but far from bearing them themselves, they did not even move them with their fingers.

Jesus cited these details as examples of their vain and hypocritical desire to be seen by men. The phylacteries, still in use among the Jews, are strips of parchment on which words of Scripture are written: during prayer they were tied to their left arm or forehead, based on « Now the cry of the children of Israel has come to me, and I have seen the oppression of the Egyptians. (Ex 3, 9)

They also attached to these objects the superstitious idea of an amulet or a talisman, because phylactery means condom. They enlarged them, Jesus said, so that they could be even more sure to be seen by men. As for the term « fringes », it refers to a kind of tassel that the Jews wore on the edge of their coats. At feasts, in synagogues, in public squares, wherever they were able to draw attention to themselves.

The title of father, taken in a spiritual moral sense, is even higher than that of master and indicates a greater dependence on the one to whom it is attributed. The reason for this defence is admirably expressed by this contrast: your Father on earth, your Father in heaven.

If God alone is the Father of those whom he begets by his Spirit for new life, Christ alone is the director of those whom he leads by his word and example into the ways of this new life. All these titles: master, father, director, when applied to men, only rob God and his Christ of the glory that belongs to them. This is how parties and sects were founded.

Deacon Michel Houyoux

Links to other Christian websites

◊ Catholic Exchange : click here to read the paper →  Tuesday of the Second Week of Lent

◊ Association of catholic priests: click here to read the paper →   March 2, 2021. Tuesday of Week 2 of Lent

Tuesday of the Second Week of Lent

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L’homme qui jette en terre la semence, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence grandit, il ne sait comment

Posté par diaconos le 29 janvier 2021

L’homme qui jette en terre la semence, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence grandit, il ne sait comment

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Parabole du semeur

# Jésus compara le Royaume des cieux à un champ de blé, pour nous faire comprendre qu’en nous fut semé quelque chose de petit et de caché qui possède une force vitale irrépressible. En dépit de tous les obstacles, la graine se développera et le fruit mûrira. Ce fruit sera bon uniquement si la terre de la vie est cultivée selon la volonté de Dieu. Jésus nous avertit qu’après l’ensemencement fait, pendant que les gens dormaient», son ennemi est intervint et sema l’ivraie.

Cela signifie que nous devons être disposés à préserver la grâce reçue le jour de notre baptême, en continuant à nourrir notre foi dans le Seigneur qui empêche le mal de s’enraciner. L’enseignement de la parabole est double.Le mal qui existe dans le monde ne vient pas de Dieu, mais du démon, qui sème l’ivraie la nuit. Cet ennemi est rusé: il a semé le mal au milieu du bien, si bien qu’il nous est impossible de les séparer nettement; mais Dieu, à la fin, pourra le faire. L’opposition entre l’impatience des serviteurs et l’attente patiente du propriétaire du champ représente Dieu. Dieu, au contraire, sait attendre. Il regarde, dans le champ de la vie de chacun avec patience et miséricorde.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.
Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. » Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences.
Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier. (Mc 4, 26-34)

Parabole du Semeur

Jésus, après les exhortations qui précèdent et auxquelles donna lieu la parabole du semeur, reprit  son enseignement par d’autres paraboles. Celle que nous trouvons ici nous a été conservée par Marc seul. Elle a quelque ressemblance avec la suivante. Mais il faut beaucoup d’imagination pour prétendre qu’elle n’est qu’une reproduction abrégée de la parabole de l’ivraie, et que, par conséquent, elle ne saurait avoir été prononcée en cette place. Il faut s’appliquer d’abord à saisir les détails du récit, avant d’en exposer la signification religieuse.

 Le semeur dont il s’agit a d’abord labouré, puis il a jeté la semence en terre. Il peut attendit avec confiance les résultats ; car il sut par expérience que la semence germa et crut, bien qu’il ne sut absolument pas lui-même comment. Ce comment de la germination et de la croissance est caché aujourd’hui encore à la science, car toute vie est un mystère.

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Vierter Sonntag in der gewöhnlichen Zeit – Jahr B

Posté par diaconos le 28 janvier 2021

Jesus lehrte als ein Mann mit Autorität

Dieu ma joie: Jésus enseignait avec autorité

Das Evangelium dieses Sonntags zeigt uns Jesus  » lehrend wie ein Mann mit Vollmacht, nicht wie die Schriftgelehrten  » in der Synagoge von Kapernaum am Sabbat. Für uns, die wir seine Lehre nur durch das Zeugnis derer kennen, die bei ihm waren, wie hat das, was Jesus in der Vergangenheit sagte, für uns heute Autorität? Was bedeutet es, autoritativ zu sein? Wenn das Wort Jesu im Evangelium autoritativ ist, dann deshalb, weil Jesus völlig auf sein Wort eingestimmt ist.

Es gibt keine Distanz zwischen dem, was er sagt und dem, was er ist. Er ist in seinem Wort, er ist das Wort. Heute ist das Wort Gottes für mich maßgebend, indem es mein Leben leitet, lenkt. Es ist die Meditation dieses Wortes, die mir die großen Orientierungen meiner Existenz bringt. Dieses Wort ist für mich maßgebend in dem Sinne, dass ich demütig und wenn auch mit vielen Fehlschlägen versuche, ihm zu entsprechen. Dieses Wort ist auch maßgebend in der Art, wie ich es empfange. Wir müssen es auch weitergeben, damit es ein Weg für andere sein kann.

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Aus dem Evangelium von Jesus Christus nach dem Heiligen Markus

Jesus kam mit seinen Jüngern nach Kapernaum. Gleich am Sabbat ging er in die Synagoge, und dort lehrte er. Sie wunderten sich über seine Lehre, denn er lehrte wie ein Mann mit Vollmacht und nicht wie die Schriftgelehrten. Es war aber ein Mann in ihrer Synagoge, der wurde von einem unreinen Geist gequält und begann zu schreien : « Was willst du von uns, Jesus von Nazareth ? Bist du gekommen, um uns zu verlieren? Ich weiß, wer du bist: Du bist der Heilige Gottes. « 

Jesus forderte ihn scharf heraus : « Sei still ! Komm aus dem Mann heraus. » Der unreine Geist krampfte sich in ihm zusammen und fuhr mit einem lauten Schrei aus ihm heraus.
Sie waren alle erstaunt und fragten sich untereinander : « Was soll das bedeuten ? Das ist eine neue Lehre, mit Vollmacht gegeben! Er gebietet sogar den unreinen Geistern, und sie gehorchen ihm. » Sofort verbreitete sich sein Ruhm in der ganzen Gegend von Galiläa.  (Mk 1, 21-28)

Aufenthalt in Kapernaum

Unmittelbar nach seiner Ankunft in Kapernaum ging Jesus in die Synagoge ; es war an einem Sabbat, er lehrte, und alle staunten über seine Lehre, als ein Mann mit einem unreinen Geist schrie  :  « Bist du gekommen, uns zu verlieren? wir wissen, wer du bist: der Heilige Gottes. »

Jesus befahl dem Geist, still zu sein und aus dem Mann herauszukommen, und er gehorchte, nachdem er den Besessenen heftig geschüttelt und laut geschrien hatte. Diese Heilung löste unter den Zeugen Erstaunen und Diskussionen aus. Der Ruhm von Jesus verbreitete sich.

Matthäus stellte diese Bemerkung auf die Autorität der Lehre Jesu Christi nach der Bergpredigt, wo die Anwendung nicht weniger angebracht war. Lukas machte eine ähnliche Bemerkung bei der gleichen Gelegenheit wie Markus. Die Worte des Teufels begannen mit dem Ausruf : « Ha ! Lass uns ruhen. »

Er wollte nichts mit Jesus zu tun haben, der gekommen war, um zu verlieren, um das Reich der Finsternis zu zerstören. Die Dämonen wussten das, denn sie wussten, dass Jesus der Heilige Gottes ist, derjenige, den Gott geheiligt hat : « Den, den der Vater geheiligt und in die Welt gesandt hat, zu dem sagt ihr: ‘Du lästerst. Und das, weil ich gesagt habe: ‘Ich bin der Sohn Gottes’. Ich bin der Sohn Gottes  » (Joh 10, 36).

Es war der absolute Gegensatz zwischen der Heiligkeit Jesu und den unreinen Geistern, der die Qualen des letzteren verursachte, und es ist zu beachten, dass der letztere nicht nur in seinem eigenen Namen spricht, sondern im Namen aller seiner Mitmenschen: du und wir ; wir wissen.  Jesus spricht den Dämon an und unterscheidet ihn positiv von dem Menschen, den der Dämon zum Reden gebracht hat: komm aus ihm heraus.

Wäre dieser dämonische Einfluss nur ein populäres Vorurteil gewesen, hätte Jesus dieses Vorurteil offensichtlich geteilt. Das Schweigen, das Jesus dem Dämon auferlegte, stand im Zusammenhang mit dem Bekenntnis, das der Dämon ablegte : « Du bist der Heilige Gottes. » Jesus wies damit ein Zeugnis zurück, das aus dem Reich der Finsternis zu ihm kam und gegen ihn verwendet wurde.

Und die Schriftgelehrten, die von Jerusalem herabkamen, sagten :  » Er ist vom Beelzebub besessen, und durch den Obersten der Dämonen treibt er Dämonen aus.  » (Mk 3, 22).

Die Zuschauer stellten einen Zusammenhang zwischen der Autorität des Wortes und der in der Tat gezeigten Macht her. Sie schlossen daraus, dass die Manifestation dieser Macht, die Seelen aus dem Reich der Finsternis befreit, eine neue Lehre, eine neue Offenbarung voraussetzte. Offenbarung und Erlösung, Prophezeiung und Wunder waren für die Israeliten eine innige Beziehung.

Diakon Michel Houyoux

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◊ Praedica.de : klick hier, um den Artiel zu lesen → 4.Sonntag im Jahreskreis B

◊  Geschrieben von Mag. Martin Leitner : klick hier, um den Artiel zu lesen →  4. Sonntag im Jahreskreis B – Priesterforum

Pater Johannes Paul Chavanne :  » Selig, die Gott in die Armut führt « 

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