Sixième dimanche du Temps ordinaire- Année Paire

Posté par diaconos le 9 février 2024

Sixième dimanche du Temps ordinaire- Année Paire    dans Bible jésus-guérit-un-lépreux

# La Guérison d’un lépreux est un des miracles attribués à Jésus-Christ. Il est cité dans les trois Évangiles synoptiques : Mt 8:1-4, Mc 1:40-45 et Lc 5:12-16. Cette guérison fait allusion au pardon des fautes. Elle se conclut par l’obligation du secret messianique. Ce miracle souligne l’importance de la gratitude, et aussi de la foi car Jésus ne dit pas : «Mon pouvoir t’a guéri» Mais attribua la guérison à la foi des suppliants. Pour le Père Joseph-Marie, ce lépreux représente l’humanité tout entière, prise dans le péché, et par rapport à Dieu oublié. Cependant les lépreux savent encore prier, et Jésus parce qu’ils lui montrent qu’ils veulent suivre sa parole, les guérit.

Pour autant un seul lépreux croit pleinement au Christ. L’espérance et la foi, deux des vertus primordiales pour l’Église sont dans ce miracle comme dans beaucoup d’autres mises en avant. Saint Bruno de Segni confirme que ces dix lépreux représentent l’humanité. Ce miracle reflète la miséricorde de Dieu. La lèpre est une maladie infectieuse chronique due à Mycobacterium leprae, une bactérie proche de l’agent responsable de la tuberculose, identifiée par le Norvégien Gerhard Armauer Hansen en 1873. Celle-ci touche les nerfs périphériques, la peau et les muqueuses, et provoquant des infirmités sévères.

Elle est endémique dans certains pays tropicaux (en particulier d’Asie). La lèpre est une maladie peu contagieuse. La lèpre fut longtemps incurable et très mutilante, entraînant en 1909, à la demande de la Société de pathologie exotique, l’exclusion systématique des lépreux et leur regroupement dans des léproseries comme mesure essentielle de prophylaxie. La maladie est aujourd’hui traitable par antibiotiques ; des efforts de santé publique sont faits pour le traitement des malades, l’équipement en prothèses des sujets guéris, et la prévention. La lèpre, réalité pathologique, était remplie d’un imaginaire morbide qui participait activement à sa représentation et à sa perception, imagination qui illustre ce qu’inspirait cette maladie et inspire encore de nos jours. Avant toute chose, il faut observer les attitudes vis-à-vis de la maladie directement inspirées par la religion, établissant qu’il était possible de contrecarrer la lèpre à condition d’observer des règles strictes.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié. Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage.»

Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui. (Mc 1, 40-45)

Guérison d’un lépreux

Un lépreux vint supplier Jésus de le purifier. Jésus le toucha et il fut guérit. Jésus le renvoya aussitôt en lui défendant sévèrement de parler de sa guérison et en lui ordonnant de se montrer au sacrificateur pour se conformer aux prescriptions de la loi. Mais cet homme divulgua partout ce qui lui arriva, de sorte que Jésus ne put plus se montrer dans la ville. Les trois synoptiques rapportèrent la guérison immédiate du lépreux. Matthieu, au point de vue légal, dit : «Sa lèpre fut purifiée» ; Luc, au point de vue humain : ‘ la lèpre le quitta ; Marc combina les deux pensées et dit : «La lèpre le quitta, et il fut purifié.» Tandis que Matthieu et Luc rapportèrent une simple défense faite au lépreux de raconter sa guérison.

Meyer, Lange dirent que Jésus agissait ainsi parce que le lépreux avait violé la loi en s’introduisant dans une maison ou une synagogue et qu’après avoir donné essor à sa compassion et délivré le malade, il voulait aussi relever et sanctionner l’ordre légal. Le frémissement que Jésus éprouva dans ces occasions, ne fut pas pas causé par les malades qui allèrent divulguer ses miracles, mais bien par l’opposition et l’inimitié des adversaires, toujours aux aguets pour en prendre occasion de l’accuser ?

Dans le cas du lépreux, le sacrificateur pouvait être irrité contre Jésus pour avoir permis à cet homme atteint d’une maladie contagieuse et légalement impure de s’approcher de lui. Ce lépreux pouvait il être immédiatement transformé en prédicateur de l’Évangile, et le contexte ne montre-t-il pas qu’il s’agit du fait que Jésus lui avait défendu de divulguer ? On comprend que le lépreux guéri eût beaucoup de peine à contenir l’effusion de sa reconnaissance et de sa joie ; mais il aurait fait beaucoup mieux, pour lui-même et pour la cause de Jésus, d’obéir simplement à l’ordre qu’il avait reçu.

Marc seul rapporta la désobéissance du lépreux et les conséquences fâcheuses qu’elle eut pour le ministère de Jésus dans ces contrées. On a répondu que c’était parce que, ayant touché un lépreux, il était légalement souillé. On a dit encore que, à cause de ces foules qui venaient à lui de toutes parts, il ne voulait pas occasionner de la rumeur ou exciter une vaine curiosité dans la ville, et provoquer, avant le temps, des persécutions contre lui ? Diacre Michel Houyoux

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◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article →La lèpre le quitta et il fut purifié

◊ KT42 : cliquez ici pour lire l’article → Bd : Jésus guérit un lépreux

Vidéo Guérison d’un lépreux : cliquez ici pour regarder la vidéo →https://youtu.be/mb8mVsIyr2M

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Vendredi de la cinquième Semaine du Temps Ordinaire – Année Paire

Posté par diaconos le 9 février 2024

Caté : Jésus guérit un sourd muet | Guérison sourds | Pinterest | Jesus ...

De l’Évangile de Jésus Christ selon Marc

En ce temps-là, Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler, et supplient Jésus de poser la main sur lui. Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : «Effata !», c’est-à-dire : «Ouvre-toi !» Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement. Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient.
Extrêmement frappés, ils disaient : «Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets.» (Mc 7, 31-37)

Guérison d’un sourd-muet

Jésus étant ressorti du territoire de Tyr, revint vers la mer par la Décapole. On lui amena un sourd-muet, auquel on le pria d’imposer les mains. Jésus l’ayant tiré hors de la foule, toucha ses oreilles et sa langue, et levant les yeux au ciel, il dit en soupirant : «Effata !» L’infirme fut complètement guériJésus défendit à ceux qui furent présents de raconter ce miracle, mais plus il le leur défendit, plus ils le publièrent. Dans un étonnement extrême, ils s’écrièrent : « Il a tout bien fait !» Jésus s’était avancé jusqu’aux limites septentrionales de la Galilée, où commençait le territoire de Tyr.

Maintenant, au lieu de revenir immédiatement sur ses pas, il fit un détour plus au nord, par Sidon, ou, comme d’autres l’entendirent, par le territoire de Sidon, pour revenir vers la mer de Galilée, en franchissant le Liban dans la direction de Damas, puis en traversant la Décapole. Marc ne dit pas pourquoi Jésus choisit cette route. Dans ce long voyage en pays païen, il s’entretint d’une manière suivie avec ses disciples. La Décapole était une vaste contrée, située au-delà du Jourdain au nord-est de la Galilée.

Jésus eut abordé une fois cette contrée ; il avait dû se retirer à la prière des habitants, mais y laissa un témoin de sa puissance : «Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire.» Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n’y consentit pas, mais il lui dit : «Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde.» (Mc 5, 17-19) Jésus prit à part le sourd-muet pour être seul avec le malade, entrer en rapport personnel avec lui et lui laisser une impression d’autant plus profonde de sa guérison ? L’Évangile présente divers faits analogues. À l’ordinaire Jésus guérissait uniquement par la parole. En agissant autrement, quel peut être son but ?

Les uns pensèrent qu’il voulut suppléer à ce qui manqua à la foi du malade ; l’encourager en lui montrant qu’il s’occupait de lui avec intérêt. D’autres supposent qu’il eut en vue les témoins de la guérison et s’accommoda à leurs idées sur l’efficacité de certains moyens, afin de prévenir en eux la superstition qui put s’attacher au miracle. Seulement il faut remarquer avec Olshausen que, même là où Jésus ne guérit pas uniquement par la parole, il n’employa jamais des moyens étrangers à sa personne ; en elle résidait exclusivement la puissance divine qui rendait la santé aux malades et même la vie aux morts.

Il y eut une grande solennité dans l’accomplissement de ce miracle. Jésus, comme il le faisait souvent, leva les yeux au ciel, où son regard chercha auprès de Dieu toute lumière et toute puissance. Il soupira, soit en faisant monter vers Dieu son ardente prière, soit par la douleur qu’il éprouva en prenant sur lui son nos infirmité ; enfin il prononça la parole puissante qui rendit à ce malheureux l’usage de l’ouïe et de la parole : Ephphatha ! (ouvre-toi !)

Diacre Michel Houyoux

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◊ Sound Cloud : cliquez ici pour lire l’article → Vendredi de la 5ème semaine du temps ordinaire, année paire

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Vidéo   Pasteur Parc Pernot : cliquez ici pour regarder la vidéo → https://youtu.be/QsBb0-lh4jY

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Sainte Joséphine Bakhita

Posté par diaconos le 8 février 2024

8 février, date où l’Église fait mémoire de sainte Joséphine Bakhita ...

Giuseppina Bachita, dite la « Madre moretta » (« Petite Mère noire »), dont la date de naissance est estimée à 1869 au Soudan, province du Darfour, à Olgossa est une ancienne esclave devenue religieuse canossienne. La Spiritualité canossienne C’est par la contemplation de «l’Amour plus Grand » du Christ sur la Croix et la méditation de sa vie, que les Sœurs apprennent à se donner totalement à Dieu et à leurs frères et sœurs, les nécessiteux, dans un service d’amour.

Les Filles de la charité canossiennes (en latin : Congregatio Filiarum Caritatis Canossarum) forment une congrégation religieuse féminine enseignante et catéchiste de droit pontifical. La congrégation fut fondée par sainte Marie Madeleine de Canossa (1774-1835). La fondatrice est issue d’une famille de la grande aristocratie italienne, mais elle eut a une enfance difficile : elle perdit son père très jeune et sa mère quitta le domicile familial pour se remarier. Elle devint religieuse à l’âge de quinze ans. Elle fit quelques expériences monastiques, dont une chez les Carmélites.

Le huit mai 1801 Madeleine de Canossa fonda sa congrégation dans l’ancien monastère Saint-Joseph-et-Saint-Fidence du quartier populaire Saint Zénon de Vérone. La congrégation se diffusa rapidement en Vénétie et en Lombardie, en ville, à la campagne où elle forma des institutrices en zone rurale. Bakhita, dont le nom de naissance reste inconnu, vint au monde aux alentours de 1869 au Soudan dans le village d’Olgassa dans la province du Darfour à l’ouest de Nvala, près du mont Agileri, où son oncle fut un chef tribal dans la tribu nubienne des Dadjo.

Elle eut trois sœurs, dont une jumelle, et un frère. À cinq ans, en l’an 1874, elle assista à l’enlèvement de sa sœur Kishmet, 14 ans, mariée et mère, par des trafiquants d’esclaves. Vers l’an 1877, elle fut enlevée, à l’âge d’environ sept ans, par des négriers musulmans Elle parcourut alors pieds nus les plus de neuf cents kilomètres qui la séparent d’El Obeid, elle fut vendue plusieurs fois pendant ce trajet. Entre son enlèvement et sa vente à Calisto Lignane en l’an 883, Joséphine Bakhita fut vendue au moins quatre fois, sur les marchés d’El Obeid et de Kartoum.

Elle subit pendant cette période de nombreux mauvais traitements. Le traumatisme fut si grand qu’elle en oublia son nom de naissance. Ce fut ainsi qu’on lui donna le nom de Bakhita, qui signifie la chanceuse en arabe. Bakhita appartint à un riche arabe qui la destinait à être la domestique de sa fille, puis pendant quelques années à un général turc. Ce dernier ordonna que Bakhita soit scarifiée selon la méthode du tatouage par incision. Une femme dessina des motifs sur sa peau avec de la farine, coupa sa peau avec une lame en suivant ces motifs, puis emplit les plaies de sel pour que les cicatrices restent marquées. Le général turc vendit tous ses esclaves au début de la guerre des mahdistes.

La guerre des mahdistes, fut un conflit qui opposa, au Soudan de 1181 à 1899, principalement les mahdistes soudanais, désireux d’établir un émirat dans la région, aux forces égyptiennes puis anglo-égyptiennes. Ce conflit fut impliqué l’Empire Éthiopien, Italie, l’État indépendant du Congo et la France. tout déroulés au Soudan. Ils touchèrent également touché le sud de l’Égypte, les zones frontalières de l’Érythrée et de l’ Éthiopie Le conflit se termina par la défaite des mahdistes, vaincus par les Érythrées anglo-égyptiennes commandées par Hortatio Herbert Kitchener. pour les Britanniques, cette guerre fut la campagne du Soudan, racontée par Winston Churchill qui y participa et l’appela the River War, sur le Nil.

Le Soudan anglo-Égyptien fut créé à l’issue de cette guerre. Bakhita, alors âgée de quatorze ans, fut acquise en l’an 1883 par le consul d’Italie à Khartoum, Calisto Legnani lui donna un second prénom : Joséphine et la traita plus humainement

Arrivée en Italie

En l’an 1885, le consul Legnani quitta le Soudan à cause de la révolution mahdiste. Bakhita lui demanda de l’emmener. Il refusa tout d’abord puis accepta devant l’insistance de Bakhita. Ils embarquèrent à Soakin dans le même navire qu’une autre famille italienne, les Michieli. Arrivés à Gênes, Madame Maria Turina Michieli demande à garder Bakhita à son service. Le consul Legnani accepta. Bakhita suivit les Michieli jusqu’à Zianigo en Italie, près de Mirano, dans la province de Venise.

Madame Michieli accoucha d’une petite fille, Alice, surnommée Mimmina. Sa garde fut confiée à Bakhita. Ensemble, elles retournèrent brièvement au Soudan, à Suakin, où les Michieli tinrent un hôtel, avant de revenir à nouveau en Italie. Alors que Madame Michieli dut se rendre à nouveau à Suakin, elle confia sa fille et Bakhita à l’institut des Catéchistes de Venise, tenu par les religieuses canossiennes. Elles y restèrent neuf mois pendant lesquels Bakhita découvrit la foi catholique et commença son éducation religieuse.

Au retour de Madame Michieli, Bakhita refusa de quitter l’institut. L’affaire fut portée en justice et le 29 novembre 1889 le procureur déclara Bakhita libre de choisir où elle voulut rester puisque l’esclavage n’existe pas en Italie. Bakhita avait alors vingt ans. Le neuf janvier 1890, elle fut baptisée par le cardinal-archevêque de Venise, Domenico Agostini, et reçut la Confirmation. Elle prit alors le nom de Josephine Margaret Fortunata.

Vie religieuse

Le sept décembre 1893, ayant exprimé son souhait de devenir religieuse, Bakhita rejoignit le noviciat des Sœurs de la Charité à l’institut de catéchuménat de Venise. Elle prononça ses premiers vœux le huit décembre 1896, à Vérone. En l’an 1902, elle fut transférée à Schio, province de Vicence dans le Nord-Est de l’Italie où, pendant plus de cinquante ans, elle s’occupa de la cuisine, de la lingerie et de la conciergerie. Elle voyagea aussi dans d’autres couvents pour partager ses connaissances de l’Afrique et préparer d’autres sœurs à s’y rendre

En l’an 1927, elle prononça ses vœux perpétuels. On lui donna le surnom de Petite Mère Noire (Madre Moretta). En l’an 1910, à la demande de sa Supérieure, sœur Margherita Bonotto, elle écrivit son histoire. Pendant la Seconde guerre mondiale, bien que la ville de Schio fut bombardée, aucun habitant ne périt. Bakhita fut considérée comme leur protectrice. Le huit février 1947, Bakhita décéda à Schio des suites d’une longue maladie. Son corps repose aujourd’hui dans l’église de la Sainte Famille à Schio

Béatification et canonisation

D’après les témoignages recueillis à l’époque, le corps de Bakhita reste tiède et souple jusqu’au moment de la fermeture du cercueil. Les miracles commencèrent rapidement après son décès puisqu’en 1950 le bulletin canossien publia six pages de témoignages de noms de personnes affirmant avoir reçu des grâces par l’intercession de Bakhita. En 1958, sous le pontificat de Jean XXIII, commença le procès pour la cause de canonisation. Le premier décembre 1978, l’Église publia le décret sur l’héroïcité de ses vertus. Béatifiée le 17 mai 1992, elle fut canonisée par le pape Jean-Paul II le premier octobre 2000

Le pape dit à cette occasion : «Cette sainte fille d’Afrique montre qu’elle est véritablement une enfant de Dieu : l’amour et le pardon de Dieu sont des réalités tangibles qui transforment sa vie de façon extraordinaire» Le pape Benoît XVI, la mentionna dans son encyclique Spe Salvi :il avait pour elle une affection particulière.

Fête

Sainte Joséphine Bakhita figure au calendrier des saints à la date du huit février, jour anniversaire de sa mort.

Prière

Cette prière fut écrite le jour de sa profession religieuse, le huit décembre 1896

«Ô Seigneur, si je pouvais voler là-bas, auprès de mes gens et prêcher à tous à grands cris ta bonté : Oh, combien d’âmes je pourrais te conquérir ! Tout d’abord ma mère et mon père, mes frères, ma sœur encore esclave,  tous, tous les pauvres Noirs de l’Afrique, fais, ô Jésus, qu’eux aussi te connaissent et t’aiment»

Hommages

La première semaine du mois de février 2022 est dédiée à Sainte Joséphine Bakhita en l’honneur de l’accueil des migrants, répondant au grand élan de fraternité et de solidarité proposé par le pape François. Elle est citée dans le livre L’Afrique est l’avenir de l’Église du père Rodrigue, un prêtre béninois docteur en théologie dogmatique dans le but d’une réévangélisation de l’Europe. En son honneur, une classe de 3ème (collège) porte son nom dans la commune de Saint -Laurent du Maroni au sein de l’Ensemble Scolaire Cécile Cheviet.

Une fresque de l’abside de la cathédrale d’El-Obeud au Soudan représente une Vierge à l’enfant : Marie montrant son Fils à l’Afrique. À ses côtés, à genoux, se trouvent Sainte Joséphine Bakhita et saint Daniel Comùbon. Une rue, Via Santa Giuseppina Bakhita, porte son nom à Vérone.

Diacre Michel Houyoux

Vidéo Sainte Joséphine Bakhita : cliquez ici https://youtu.be/MbgGyERTisY

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Sainte Joséphine Bakhita

Posté par diaconos le 8 février 2024

 8 février, date où l’Église fait mémoire de sainte Joséphine Bakhita ...

Giuseppina Bachita, dite la « Madre moretta » (« Petite Mère noire »), dont la date de naissance est estimée à 1869 au Soudan, province du Darfour, à Olgossa est une ancienne esclave devenue religieuse canossienne. La Spiritualité canossienne C’est par la contemplation de «l’Amour plus Grand » du Christ sur la Croix et la méditation de sa vie, que les Sœurs apprennent à se donner totalement à Dieu et à leurs frères et sœurs, les nécessiteux, dans un service d’amour.

Les Filles de la charité canossiennes (en latin : Congregatio Filiarum Caritatis Canossarum) forment une congrégation religieuse féminine enseignante et catéchiste de droit pontifical. La congrégation fut fondée par sainte Marie Madeleine de Canossa (1774-1835). La fondatrice est issue d’une famille de la grande aristocratie italienne, mais elle eut a une enfance difficile : elle perdit son père très jeune et sa mère quitta le domicile familial pour se remarier. Elle devint religieuse à l’âge de quinze ans. Elle fit quelques expériences monastiques, dont une chez les Carmélites.

Le huit mai 1801 Madeleine de Canossa fonda sa congrégation dans l’ancien monastère Saint-Joseph-et-Saint-Fidence du quartier populaire Saint Zénon de Vérone. La congrégation se diffusa rapidement en Vénétie et en Lombardie, en ville, à la campagne où elle forma des institutrices en zone rurale. Bakhita, dont le nom de naissance reste inconnu, vint au monde aux alentours de 1869 au Soudan dans le village d’Olgassa dans la province du Darfour à l’ouest de Nvala, près du mont Agileri, où son oncle fut un chef tribal dans la tribu nubienne des Dadjo.

Elle eut trois sœurs, dont une jumelle, et un frère. À cinq ans, en l’an 1874, elle assista à l’enlèvement de sa sœur Kishmet, 14 ans, mariée et mère, par des trafiquants d’esclaves. Vers l’an 1877, elle fut enlevée, à l’âge d’environ sept ans, par des négriers musulmans. Elle parcourut alors pieds nus les plus de neuf cents kilomètres qui la séparent d’El Obeid, elle fut vendue plusieurs fois pendant ce trajet. Entre son enlèvement et sa vente à Calisto Lignane en l’an 883, Joséphine Bakhita fut vendue au moins quatre fois, sur les marchés d’El Obeid et de Kartoum.

Elle subit pendant cette période de nombreux mauvais traitements. Le traumatisme fut si grand qu’elle en oublia son nom de naissance. Ce fut ainsi qu’on lui donna le nom de Bakhita, qui signifie la chanceuse en arabe. Bakhita appartint à un riche arabe qui la destinait à être la domestique de sa fille, puis pendant quelques années à un général turc. Ce dernier ordonna que Bakhita soit scarifiée selon la méthode du tatouage par incision. Une femme dessina des motifs sur sa peau avec de la farine, coupa sa peau avec une lame en suivant ces motifs, puis emplit les plaies de sel pour que les cicatrices restent marquées. Le général turc vendit tous ses esclaves au début de la guerre des mahdistes.

La guerre des mahdistes, fut un conflit qui opposa, au Soudan de 1181 à 1899, principalement les mahdistes soudanais, désireux d’établir un émirat dans la région, aux forces égyptiennes puis anglo-égyptiennes. Ce conflit fut impliqué l’Empire Éthiopien, Italie, l’État indépendant du Congo et la France. tout déroulés au Soudan. Ils touchèrent également touché le sud de l’Égypte, les zones frontalières de l’Érythrée et de l’ Éthiopie Le conflit se termina par la défaite des mahdistes, vaincus par les Érythrées anglo-égyptiennes commandées par Hortatio Herbert Kitchener. pour les Britanniques, cette guerre fut la campagne du Soudan, racontée par Winston Churchill qui y participa et l’appela the River War, sur le Nil.

Le Soudan anglo-Égyptien fut créé à l’issue de cette guerre. Bakhita, alors âgée de quatorze ans, fut acquise en l’an 1883 par le consul d’Italie à Khartoum, Calisto Legnani lui donna un second prénom : Joséphine et la traita plus humainement

Arrivée en Italie

En l’an 1885, le consul Legnani quitta le Soudan à cause de la révolution mahdiste. Bakhita lui demanda de l’emmener. Il refusa tout d’abord puis accepta devant l’insistance de Bakhita. Ils embarquèrent à Soakin dans le même navire qu’une autre famille italienne, les Michieli. Arrivés à Gênes, Madame Maria Turina Michieli demande à garder Bakhita à son service. Le consul Legnani accepta. Bakhita suivit les Michieli jusqu’à Zianigo en Italie, près de Mirano, dans la province de Venise.

Madame Michieli accoucha d’une petite fille, Alice, surnommée Mimmina. Sa garde fut confiée à Bakhita. Ensemble, elles retournèrent brièvement au Soudan, à Suakin, où les Michieli tinrent un hôtel, avant de revenir à nouveau en Italie. Alors que Madame Michieli dut se rendre à nouveau à Suakin, elle confia sa fille et Bakhita à l’institut des Catéchistes de Venise, tenu par les religieuses canossiennes. Elles y restèrent neuf mois pendant lesquels Bakhita découvrit la foi catholique et commença son éducation religieuse.

Au retour de Madame Michieli, Bakhita refusa de quitter l’institut. L’affaire fut portée en justice et le 29 novembre 1889 le procureur déclara Bakhita libre de choisir où elle voulut rester puisque l’esclavage n’existe pas en Italie. Bakhita a alors vingt ans. Le neuf janvier 1890, elle fut baptisée par le cardinal-archevêque de Venise, Domenico Agostini, et reçut la Confirmation. Elle prit alors le nom de Josephine Margaret Fortunata.

Vie religieuse

Le sept décembre 1893, ayant exprimé son souhait de devenir religieuse, Bakhita rejoignit le noviciat des Sœurs de la Charité à l’institut de catéchuménat de Venise. Elle prononça ses premiers vœux le huit décembre 1896, à Vérone. En l’an 1902, elle fut transférée à Schio, province de Vicence dans le Nord-Est de l’Italie où, pendant plus de cinquante ans, elle s’occupa de la cuisine, de la lingerie et de la conciergerie. Elle voyagea aussi dans d’autres couvents pour partager ses connaissances de l’Afrique et préparer d’autres sœurs à s’y rendre.

En l’an 1927, elle prononça ses vœux perpétuels. On lui donna le surnom de Petite Mère Noire (Madre Moretta). En l’an 1910, à la demande de sa Supérieure, sœur Margherita Bonotto, elle écrivit son histoire. Pendant la Seconde guerre mondiale, bien que la ville de Schio fut bombardée, aucun habitant ne périt. Bakhita fut considérée comme leur protectrice. Le huit février 1947, Bakhita décéda à Schio des suites d’une longue maladie. Son corps repose aujourd’hui dans l’église de la Sainte Famille à Schio.

Béatification et canonisation

D’après les témoignages recueillis à l’époque, le corps de Bakhita reste tiède et souple jusqu’au moment de la fermeture du cercueil. Les miracles commencèrent rapidement après son décès puisqu’en 1950 le bulletin canossien publia six pages de témoignages de noms de personnes affirmant avoir reçu des grâces par l’intercession de Bakhita. En 1958, sous le pontificat de Jean XXIII, commença le procès pour la cause de canonisation. Le premier décembre 1978, l’Église publia le décret sur l’héroïcité de ses vertus. Béatifiée le 17 mai 1992, elle fut canonisée par le pape Jean-Paul II le premier octobre 2000

Le pape dit à cette occasion : «Cette sainte fille d’Afrique montre qu’elle est véritablement une enfant de Dieu : l’amour et le pardon de Dieu sont des réalités tangibles qui transforment sa vie de façon extraordinaire» Le pape Benoît XVI, la mentionna dans son encyclique Spe Salvi :il avait pour elle une affection particulière.

Fête

Sainte Joséphine Bakhita figure au calendrier  des saints à la date du huit février, jour anniversaire de sa mort.

Prière

Cette prière fut écrite le jour de sa profession religieuse, le huit décembre 1896 : «Ô Seigneur, si je pouvais voler là-bas, auprès de mes gens et prêcher à tous à grands cris ta bonté : Oh, combien d’âmes je pourrais te conquérir ! Tout d’abord ma mère et mon père, mes frères, ma sœur encore esclave,  tous, tous les pauvres Noirs de l’Afrique, fais, ô Jésus, qu’eux aussi te connaissent et t’aiment»

Hommages

La première semaine du mois de février 2022 est dédiée à Sainte Joséphine Bakhita en l’honneur de l’accueil des migrants, répondant au grand élan de fraternité et de solidarité proposé par le pape François. Elle est citée dans le livre L’Afrique est l’avenir de l’Église du père Rodrigue Gbéjinou, un prêtre béninois docteur en théologie dogmatique dans le but d’une réévangélisation de l’Europe. En son honneur, une classe de 3ème (collège) porte son nom dans la commune de Saint -Laurent du Maroni au sein de l’Ensemble Scolaire Cécile Cheviet.

Une fresque de l’abside de la cathédrale d’El-Obeud au Soudan représente une Vierge à l’enfant : Marie montrant son Fils à l’Afrique. À ses côtés, à genoux, se trouvent Sainte Joséphine Bakhita et saint Daniel Comùbon. Une rue, Via Santa Giuseppina Bakhita, porte son nom à Vérone.

Diacre Michel Houyoux

Vidéo Sainte Joséphine Bakhia : cliquez ici https://youtu.be/MbgGyERTisY

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