Rencontre avec la Parole de Vie

Posté par diaconos le 18 juillet 2012

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Esprit de Sagesse, de discernement-Esprit de conseil et de force

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« C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez comme j’ai fait pour vous. « (Jn 13,15)

Posté par diaconos le 30 mars 2012

Bonjour cher ami, chère amie dans le Christ, en ce Jeudi Saint, la  célébration eucharistique prend un caractère particulier. Dans certaines  églises, on a préparé une grande table pour bien mettre en valeur le dernier repas de Jésus. Ce Jeudi saint ouvre les trois jours (Triduum Pascal) où l’on fait mémoire du passage vers la joie de Pâques.

Au cours de ce repas, Jésus institua l'Eucharistie

Les lectures de ce jour nous décrivent deux repas : celui des Juifs qui faisaient mémoire de la libération d’Egypte (première lecture), puis celui du Jeudi Saint, au cours duquel Jésus se désignait comme le libérateur définitif(évangile) . La messe du Jeudi Saint et les célébrations de ces trois jours réinstallent dans le monde la libération. Elles nous rappellent que nous sommes « appelés à la liberté. »

Avec l’Évangile, nous sommes mis en présence du Christ qui lave les pieds de ses disciples. Il se met à nos pieds pour accomplir le geste qui, normalement était confié à l’esclave. À l’heure où nous le lâchons, il nous fait les plus grands cadeaux. L’eau qu’il utilise devient un symbole fort qui nous rappelle le baptême. Nous sommes plongés dans cet océan d’amour qui est en Dieu. Nous ne sommes plus appelés serviteurs mais enfants de Dieu.

Cet évangile nous montre donc un Dieu en tablier. Il est à l’opposé de l’image que, trop souvent, nous nous faisons de lui. Ne lui prêtons pas la volonté de nous dominer. Il n’est pas un dieu souverain mais le Dieu serviteur des hommes, pas un Très-Haut mais le Très-bas. Ce qui aurait été normal, c’est que Jésus se fasse laver les pieds. Or c’est tout le contraire qui se passe. Lui, le Maître et Seigneur, se met à genoux devant ses disciples. Il voulait leur faire comprendre jusqu’où allait son amour. Il voulait leur montrer qu’il les aimait assez pour se mettre à leur service. Et Jésus termine en disant : « c’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez comme j’ai fait pour vous. « (Jn 13,15)   Les disciples n’ont certainement pas compris sur le coup. Ce que Jésus nous demande, et que Pierre a eu du mal à accepter, c’est de nous laisser aimer par lui ; c’est là un premier point.

Jésus,  nous demande surtout d’aimer comme lui, avec la même radicalité et le même absolu.

Le disciple doit lui aussi se mettre en tablier pour servir ses frères.

En ce jeudi saint, nous sommes invités à élargir notre regard à la dimension de celui de Jésus, un regard solidaire de tous ceux et de toutes celles qui nous entourent. L’Eucharistie qui nous rassemble chaque dimanche trouve son accomplissement quand elle est suivie du service du frère. Faire mémoire du Christ c’est aussi le suivre dans ce don qu’il fait de lui-même jusqu’au sacrifice de sa vie car    » personne n’a  de plus grand amour que de livrer sa vie pour ses amis. » (Jn 15, 13)

En ce Jeudi saint, l’évangile du lavement des pieds par Jésus, ce geste que les soignants font si souvent à l’égard des vieillards et des malades et toujours très actuel, donne deux significations à ce geste insolite. Dans la première partie, Jésus se révèle « serviteur », réalisant les annonces prophétiques d’Isaïe. Le lavement des pieds annonce le baptême, qui nous constitue membres du corps du Christ :  » Si je ne te lave pas, tu n’aura point de part avec moi » (Jn 13, 8b)

La seconde signification du lavement des pieds est sa valeur exemplaire : Jésus invite  tous les baptisés à s’engager dans le service de la vie , auprès du prochain. Il n’y a pas d’échappatoire possible ! Aimer, servir et commencer par respecter chacun de nos frères, chacune de nos soeurs ; ce qui implique que nous devons mettre fin à toute forme de domination sur l’autre, accepter de ne pas toujours avoir raison et savoir écouter l’autre,  reconnaître chacun dans sa dignité !

    Nous allons communier au Corps et au sang du Christ. La même invitation nous est adressée chaque dimanche. Ce que Jésus attend de nous, c’est un geste vrai. L’idéal ce n’est pas seulement de se laisser aimer par le Christ ; ce n’est pas non plus d’aimer le Christ comme il nous a aimés. L’idéal c’est de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés, c’est d’être solidaire jusqu’au bout. C’est à ce prix seulement que nous pourrons célébrer le repas du Seigneur  dans toute sa vérité.

Pratiquement… restons modestes dans nos promesses et engagements : disons à Jésus, notre désir de le suivre et d’aimer notre prochain à son exemple ; choisissons un cas concret où, dans notre vécu de chaque jour, cela pourrait s’appliquer. Pensons à cet effort dans les jours qui viennent. Avec la grâce du Christ, l’amour portera du fruit.

Voici les lectures pour ce Jeudi Saint, quelques commentaires et en dossier annexé  mon homélie que je t’offre.

Reçois cher ami, chère amie dans le Christ,  mes salutations amicales et fraternelles

croix-diaconale10 fête des diacres dans fêtes religieusesMichel Houyoux, diacre permanent

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La première lecture est tirée du livre de  l’Exode au chapitre 12   (Ex 12,1-8.11-14)

Commentaire : Cette première lecture nous rappelle les prescriptions de Dieu et les traditions observées au cours de ce repas.

01  Dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :
02  « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année.
03  Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël : le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison.
04  Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger.
05  Ce sera un agneau sans défaut, un mâle, âgé d’un an. Vous prendrez un agneau ou un chevreau.
06  Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois. Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil.
07  On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera.
08  On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères.
11  Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur.
12  Cette nuit-là, je traverserai le pays d’Égypte, je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : je suis le Seigneur.
13  Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte.
14  Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est une loi perpétuelle : d’âge en âge vous la fêterez. »

Psaume 115 (Ps 115, 12-13, 15-18)

Commentaire : le psalmiste se demande comment il peut manifester sa reconnaissance au Seigneur pour tous ses bienfaits (verset 12). Nous connaissons sa décision : il prendra la coupe du salut, l’élèvera vers le Seigneur en invoquant son nom.(verset 13). Il a probablement l’intention d’offrir un sacrifice de communion (Voir livre du Lévitique au chapitre 3, versets 1 à 17) où parents et amis participaient au repas sacré  et buvaient à la même coupe du salut. Plus heureux que le psalmiste, nous avons un sacrifice de libation supérieur à celui du culte mosaïque. C’est la coupe du salut contenant le précieux sang de Jésus Christ qui intercède sans cesse en  notre faveur.

12  Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ?
13  J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur.
15  Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens !
16  Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, ton serviteur, le fils de ta servante,  moi, dont tu brisas les chaînes ?
17  Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du Seigneur.
18  Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple.

La deuxième lecture est tirée de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens au chapitre onze.

Commentaire : l’assemblée des chrétiens de Corinthe était divisée par des jalousies et des mesquineries en contradiction flagrante avec la messe. L’apôtre Paul dénonce ici une telle mentalité et rappelle que sans charité, la communion n’est qu’une hypocrisie.   

23  Frères, moi, Paul, je vous ai transmis ce que j’ai reçu de la tradition qui vient du Seigneur : la nuit même où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain,
24  puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »
25  Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »
26  Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. (1Co 11, 23-26)

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean au chapitre 13 (Jn 13, 1-15)

Commentaire : Il n’y a pas de plus grand amour que de donner la vie pour ceux et celles qu’on aime;  mais l’amour doit se traduire par des services concrets, sinon c’est du rêve !  Apprenons par l’exemple du Christ, à nous aimer en actes et pas seulement en paroles.

01  Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.
02  Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l’intention de le livrer,
03  Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est venu de Dieu et qu’il retourne à Dieu,
04  se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ;
05  puis il verse de l’eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.
06  Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit : « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! »
07  Jésus lui déclara : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »
08  Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras point de part avec moi. »
09  Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »
10  Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, … mais non pas tous. »
11  Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. »
12  Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors : « Comprenez-vous ce que je viens de faire ?
13  Vous m’appelez ‘Maître’ et ‘Seigneur’, et vous avez raison, car vraiment je le suis.
14  Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. 15  C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.

Complément

Liens externes

◊   Catéchèse → Jésus lave les pieds de ses apôtres

◊ Méditons et prions → Jeudi Saint 

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Joyeux anniversaire… Joyeux anniversaire !

Posté par diaconos le 25 janvier 2012

 Ce 23 janvier 2012, Diaconos fête son quatrième anniversaire.

bouquet2.jpgLe 23 janvier 2008, Michel  Houyoux, diacre permanent a créé ce blog suite aux invitations fréquentes qui lui furent adressées par de nombreux amis et amies. Ce blog  est répertorié membre “Platine” dans Catholiens.

Diaconos est un site qui n’est lié à aucune organisation, aucune institution ni à aucun mouvement.

Origine du diaconat — Contenu du site  et pourquoi avoir choisi ce nom « Diaconos » pour le blog ? 

« Infos » : Cliquez ici →  Diaconos : Avant-propos

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 Bilan

Au début de cette aventure,  je pensais que recevoir la visite de 50000 visiteurs par année c’était du domaine du rêve.

Quatre années se  sont écoulées  et le nombre de visiteurs venant sur mon  site , en ce premier jour de l’an V,  dépasse les 712881 visites au seuil de cette cinquième année !

Votre avis, vos suggestions, vos remarques sont les bienvenues. Merci déjà.

Merci à vous tous, chers internautes.

Joyeux anniversaire... Joyeux anniversaire ! dans Diaconat (évènements) croix-diaconale8

Michel Houyoux Diacre Permanent

Recevez mes salutations amicales et fraternelles et soyez assurés de mon entier dévouement.

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Diacre permanent : une vocation spécifique *

Posté par diaconos le 21 novembre 2011

* Le texte ci-dessous reproduit la finale d’un petit exposé proposé aux diacres permanents, le 16 mars 2002, au Séminaire de Liège.

Auteur : Pierre WARIN,  évêque auxiliaire du diocèse de Namur-Luxembourg, à l’époque chanoine à Liège.

Qu’est-ce que cela signifie que, dans le ministère diaconal, l’accent premier est dans la diaconie de la charité ?

Eh bien, cela signifie que sans négliger l’ancrage paroissial, je ne conçois  pas un diacre qui ne prêcherait jamais et ne conférerait aucun sacrement.

Il faut en nommant un nouveau diacre d’abord penser à ceux que l’Église doit servir en priorité, aux plaies béantes de notre humanité et société qui ont pour noms : fossé Nord-Sud, flux migratoire, chômage, précarités, familles éclatées et familles recomposées.

Le diacre, un homme du porche, un homme du seuil, un homme charnière

En nommant un nouveau diacre, il faut d’abord penser à l’étroite solidarité de l’Église avec l’ensemble de la famille  humaine, à ceux qui sont loin, à ceux qui ont du mal à s’insérer dans l’Église et qui sont au seuil.

«Le diacre, un homme du porche, un homme du seuil, un homme charnière même si dans le mécanisme d’une porte, ce sont les charnières qui souffrent  le plus», dit Monseigneur Garnier, archevêque de Cambrai (cf TUD no78,  p.18).

À la dernière réunion de la Commission pour le diaconat permanent,  le vicaire général Alphonse Borras disait quant à lui :  «Le diacre rappelle à la communauté qu’elle est inachevée, qu’il y en a d’autres au-dehors».

Chers amis, telle est ma conviction : le diacre est d’abord le ministre ordonné de la charité. Comme tel il est le signe sacramentel du Christ Serviteur. Sa présence dans une liturgie eucharistique rappelle que la Cène du Seigneur est toujours lavement des pieds, que la liturgie qui ne s’achève pas en charité i trahit le mystère qu’elle proclame.

Source du document → Livret de l’ordination diaconale de Stéphane Lapaille à Han-sur Lesse (20 novembre 2011)

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