Samedi de la vingt-neuvième Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 23 octobre 2021

Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même

3e dimanche de carême C

Michel Houyoux

# Le Figuier stérile est une parabole du Christ racontée dans l’évangile selon Luc, 13:6-9. Elle ne doit pas être confondue avec une autre parabole, celle du Figuier en bourgeons, prononcée avant la Passion. Elle aborde les sujets du pardon et de l’importance de donner du fruit. Dans le domaine de l’exégèse biblique, elle fait partie du Sondergut de cet évangile. L’interprétation traditionnelle est que le maître représente Dieu le Père et le vigneron Jésus-Christ.

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Le figuier est un symbole fréquent de la terre d’Israël. Jésus propose une dernière chance au peuple d’Israël, et par là-même à l’humanité, pour la repentance, dans une perspective eschatologique. Les exégètes mettent cette parabole en parallèle avec la péricope du figuier maudit. Grégoire le Grand, docteur de l’Église, consacre une partie de son homélie 31 à cette parabole. Il dit clairement qu’il faut demander pardon à Dieu pour ses fautes.
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L’homme que représente le figuier est trop dans la désobéissance des commandements apportés par le Christ, et ne donne plus de fruits à cause de ses fautes. Seule la repentance pourra le sauver. Cette parabole précède celle de la femme courbée, et lui est relativement similaire dans la pensée. Le Figuier stérile est une parabole du Christ racontée dans l’évangile selon Luc, 13, 6-9. Elle aborde les sujets du pardon et de l’importance de donner du fruit. L’interprétation traditionnelle est que le maître représente Dieu le Père et le vigneron Jésus-Christ.
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Le figuier est un symbole fréquent de la terre d’Israël. Jésus propose une dernière chance au peuple d’Israël, et par là-même à l’humanité, pour la repentance, dans une perspective eschatologique. Les exégètes mettent cette parabole en parallèle avec la péricope du figuier maudit. Grégoire le Grand, docteur de l’Église, consacre une partie de son homélie 31 à cette parabole. I
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l dit clairement qu’il faut demander pardon à Dieu pour ses fautes. L’homme que représente le figuier est trop dans la désobéissance des commandements apportés par le Christ, et ne donne plus de fruits à cause de ses fautes. Seule la repentance pourra le sauver 1. Cette parabole précède celle de la femme courbée, et lui est relativement similaire dans la pensée.

De l’évangile selon Luc

01 À ce moment, des gens qui se trouvaient là rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient. 02 Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? 03 Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. 04 Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?

05 Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. » 06 Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. 07 Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?” 08 Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. 09 Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” » (Lc 13, 1-9)

Parabole de la vigne stérile

Cette parabole est une admirable illustration des exhortations qui précèdent. Le propriétaire de la vigne, c’est Dieu. Le figuier représente le peuple juif. Cet arbre est très fertile en Orient et produit plusieurs récoltes par an. En outre, le figuier de la parabole est planté dans le terrain le plus favorable à sa fertilité, une vigne. Le maître était donc en droit d’attendre de lui beaucoup de fruits. Telle était la condition d’Israël, que Dieu avait favorisé de toutes manières. Le vigneron, auquel le propriétaire du figuier adressa cette plainte, ce fut Jésus, qui  se révéla à nous par sa miséricordieuse intercession.

Dieu chercha du fruit sur ce figuier, il en cherche en tout homme ; nul ne peut se soustraire à l’obligation de porter du fruit. Sur le figuier de la parabole, il n’en trouva pas. En trouve-t-il en nous ?  Quant aux trois ans ici mentionnés, quelques interprètes y virent les trois années qui se seraient écoulées depuis que Jésus était entré dans son ministère,  car la présence et l’activité de Jésus au milieu de son peuple constituaient pour celui-ci une épreuve décisive.

L’intercesseur demanda  une année de sursis, mais il s’engagea  à donner au figuier ses soins, culture, engrais, tout ce qui sera possible. Cette prière fut exaucée pour le peuple juif : quarante ans s’écoulèrent avant la ruine de Jérusalem. Et dans cet intervalle la mort et la résurrection de Jésus, la Pentecôte et la fondation de l’Église furent des appels, représentés dans la parabole par les soins exceptionnels que le vigneron promit de donner au figuier.

Cette sentence est méritée. Tout cultivateur agirait ainsi. Car non seulement le figuier ne produisit rien, mais il nuisit aussi à la terre ; il la rendit inutile, infructueuse, par l’ombrage qu’il y projeta et en attirant à lui les sucs du sol. Ainsi tout homme qui ne fait pas de bien fait du mal, ne fût-ce que par l’exemple pernicieux d’une vie inutile. Si la sentence est juste, elle est aussi absolue. Un arbre coupé n’est plus bon qu’à être brûlé.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites chrétiens

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Le samedi 23 octobre 2021 ♦ Samedi de la 29e semaine, année impaire

◊ Partage de la vérité : cliquez ici pour lire l’article → Parabole du Figuier Stérile. – Partage de la Vérité

♥  Pasteure Béatrice Cléro-Mazire (Oratoire du Louvres) : « Le figuier stérile ou la patience de Dieu.« 

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Dreißigster Sonntag der 30. Woche der gewöhnlichen Zeit – Jahr B

Posté par diaconos le 23 octobre 2021

 Gedanken von Kardinal Schönborn zum Evangelium, 25. Oktober (Mk 10,46-52)

 

Rabbouni, möge ich mein Augenlicht wiedererlangen

# André Lalande hat in seinem « Technischen und kritischen Wortschatz der Philosophie » dem Begriff « Wunder » einen eigenen Abschnitt gewidmet. Er lehnt die von David Hume vorgeschlagene Definition einer Abweichung von den Naturgesetzen ab, der Wunder ablehnte, und zitiert Thomas von Aquin (quae praeter ordinem communiter statutum in rebus quandoque divinitus fiunt), Malebranche, dem zufolge ein Wunder entweder als ein Ereignis, das nicht von den den Menschen bekannten allgemeinen Gesetzen abhängt, oder als eine Wirkung, die von keinem bekannten oder unbekannten Gesetz abhängt, verstanden werden kann, und schlägt die eines Ereignisses vor, das nicht der üblichen Ordnung von Tatsachen derselben Art entspricht.

Darüber hinaus räumt er den Vorschlägen von Edouard Leroy einen großen Platz ein, die sich wie folgt zusammenfassen lassen : Außergewöhnliches, außergewöhnliches, sensibles Faktum, bedeutsam in der religiösen Ordnung, eingefügt in die gewöhnliche phänomenale Reihe, ohne zufriedenstellende wissenschaftliche Erklärung, weder vorhersehbar noch freiwillig reproduzierbar, ein Zeichen darstellend, das aus dem Glauben stammt, an den Glauben gerichtet und im Glauben verstanden wird. In den Evangelien ist Bartimäus, dessen Name auf Aramäisch « Sohn des Timäus » bedeutet, der Name des blinden Mannes, der von Jesus am Eingang von Jericho geheilt wurde. Diese Episode kommt in allen drei synoptischen Evangelien (Markus, Matthäus und Lukas) vor, aber der Name Bartimäus erscheint nur bei Markus.

Bartimäus flehte :  »Jesus, Sohn Davids, erbarme dich meiner ». Diese Episode kann als eine Parabel über die Entdeckung des Glaubens gelesen werden. So war Bartimäus zu Beginn blind und saß am Straßenrand. Am Ende wurde Bartimäus zum Seher und folgte Jesus auf dem Weg. Liberale Exegese von Renan und Strauss : Gerd Theissen berichtet, dass David Friedrich Strauss in seinem Leben Jesu (1836) die Wunder Jesu als Mythen ansah, die zu apologetischen Zwecken geschaffen wurden, um die alttestamentlichen Propheten zu übertreffen und Jesus als den verheißenen Messias darzustellen.Jesus selbst wäre eher zurückhaltend gewesen, aber er hätte die Erwartungen erfüllen müssen.

In ähnlicher Weise stellte Ernest Renan in seinem Leben Jesu, dem ersten Band der Entstehungsgeschichte des Christentums, Jesus als Wundertäter in den kulturellen Kontext der Gesellschaft des ersten Jahrhunderts, die Wunder verlangte: « Jesus hätte sich hartnäckig geweigert, Wunder zu vollbringen, wenn die Menge sie für ihn geschaffen hätte; das größte Wunder wäre es gewesen, wenn er sie nicht vollbracht hätte », denn das Wunder war in der Regel das Werk der Öffentlichkeit und nicht das desjenigen, dem es zugeschrieben wurde. Indem er die Episode der Auferstehung des Lazarus als Beispiel analysiert, stellt Renan folgende Hypothese auf: « Müde von der schlechten Aufnahme, die das Reich Gottes in der Hauptstadt fand, wünschten sich die Freunde Jesu ein großes Wunder, das den Unglauben der Hierosolymiten treffen würde. Die Auferstehung. eines in Jerusalem bekannten Mannes muss am überzeugendsten gewesen sein.

Aus dem Evangelium nach Markus

48 Viele wiesen ihn zurecht, um ihn zum Schweigen zu bringen, aber er schrie noch lauter: « Sohn Davids, erbarme dich meiner! »49 Jesus blieb stehen und sagte : « Ruft ihn! » Da riefen sie den Blinden und sagten zu ihm: « Steh auf, er ruft dich. » 50 Der Blinde warf seinen Mantel ab, sprang auf und lief zu Jesus. 51 Jesus sprach zu ihm : « Was willst du, dass ich für dich tun soll ? » Der Blinde sagte zu ihm : « Rabboni, lass mich wieder sehen ! » 52 Und Jesus sagte zu ihm : « Geh hin, dein Glaube hat dich gerettet. » Alsbald wurde der Mann sehend und folgte Jesus auf der Straße. » (Mk 10, 46b-52)

Der blinde Mann Bartimäus

« Und sie kamen nach Jericho. Und als er mit seinen Jüngern und einer großen Menschenmenge aus Jericho hinausging, saß der Sohn des Timäus, Bartimäus, ein blinder Bettler, am Straßenrand. (Mk 10, 46) Nur Markus machte diesen blinden Bettler mit seinem Namen und sogar mit dem Namen seines Vaters bekannt. Bartimäus bedeutet Sohn des Timäus ; diese patronymischen Namen, Bartholomäus, Barjesus, Barsabas, wurden als Eigennamen verwendet. Der von Jesus geheilte Blinde wurde später ein bekannter Christ in der apostolischen Kirche, und so blieb sein Name in der Tradition erhalten.

« Der große Glaube dieses Blinden, der den anrief, den das Volk als den Nazarener, als den Sohn Davids, verkündete » (Bengel), zeigt, wie weit die Überzeugung, dass Jesus der Messias war, im Volk verbreitet war. Jesus blieb stehen und sagte: « Ruft ihn. Und sie rufen den Blinden und sagen zu ihm: Sei guten Mutes, steh auf, er ruft dich. » (Mk 10,49) Diese verschiedenen Worte der Ermutigung wurden von verschiedenen Stimmen in der Menge gehört, derselben Menge, die den Blinden davon abhalten wollte, zu schreien.

Jesus war so bewegt, dass er an der Spitze seiner zahlreichen Prozession stehen blieb, als er die Schreie dieses Bettlers hörte; dieses Mitleid durchdrang die Herzen. Nichts ist so ansteckend wie wahre Liebe. Nur Markus hat diese Angaben gemacht. Und Jesus antwortete und sprach zu ihm : Was willst du, dass ich für dich tue? (Mk 10, 51) Und der Blinde sagte: « Rabboni, lass mich wieder sehen! Der Schrei von Rabboni (mein Meister), der aus seinem Herzen entweicht, sagt alles über sein Vertrauen.

Diakon Michel Houyoux

Links zu anderen christlichen Seiten

◊ Heribert Graab : klicken Sie hier, um den Artikel zu lesen →  Dreißigster Sonntag im Jahreskreis B – heribert-graab

◊ Bistum Trier  : klicken Sie hier, um den Artikel zu lesen →  Tiefer sehen, glauben

Kinderstunde: Der blinde Bartimäus

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Friday of the Twenty-ninth Week in Ordinary Time – Year B

Posté par diaconos le 22 octobre 2021

Luke 12:56 | Discernment, Luke 12, Daily reflection

# The question of the signs of the times (in Latin signa temporum) is a theme that emerged in the Catholic Church from the 1940s onwards and has been strongly emphasised since the Second Vatican Council. According to the theologian Karl Rahner, it is « one of the three or four most significant formulas of the Council, at the heart of its approaches as well as at the initiative of its inspiration ». Elisabeth Lacelle considers that this formula marks the « opening of the Church’s conscience to its historical dimension of dialogue with the world ».

The expression appeared in certain French theological circles2 ; it is explicitly used at the time of the Council in the constitution Gaudium et Spes which, in Article 4, affirms that « the Church has the duty at all times to scrutinise the signs of the times and to interpret them in the light of the Gospel, so that she may respond, in a manner appropriate to each generation, to the eternal questions of men about the meaning of the present and future life and about their mutual relations ».

However, several authors attribute to John XXIII the introduction of the theme of the signs of the times in the Magisterium, before the drafting of the conciliar texts. Thus, in his encyclical Pacem in terris, he uses the notion without naming it, to the point that all translations use it in the intertitles2. According to the theologian Martin Maier, the main signs noted by John XXIII are « socialisation, the promotion of the working classes, the entry of women into public life and the emancipation of colonised peoples ».

For Maier, the theology of the signs of the times marks the overcoming of a vision of the Church whose task is limited to guarding the deposit of faith, and of a vision of history marked by a clear cut between « secular history » and « salvation history ». For André Beauchamp, a Canadian priest and ecologist, environmental issues, the fate of creation and the current state of « our common home » are the strongest sign of the times. For Jean Bastaire, ecology is also a sign of the times for the Church. In an article published in 2005 in response to Lynn White Jr’s 1967 accusation in the magazine Science, he shows that ecology prompts Christians to return to the sources of faith and to an emergence of the Spirit for new developments of salvation in Christ.

From the Gospel of Luke

54 Jesus also said to the crowds : « When you see a cloud rising in the west, you immediately say that it will rain, and it does. 55 And when you see the south wind blowing, you say that it will be hot, and it is. 56 You hypocrites! You know how to interpret the appearance of the earth and the sky ; but this moment, why do you not know how to interpret it? 57 And why also do you not judge for yourselves what is right ?

58 So then, when you go with your adversary to the magistrate, while you are on the way do everything you can to make arrangements with him, so that he does not drag you before the judge, and the judge does not hand you over to the bailiff, and the bailiff does not throw you into prison. 59 I tell you, you will not get out of there until you have paid every last cent. (Lk 12, 54-59)

Hypocrites, you know how to discern the appearance of the earth and the sky

Hypocrites, you know how to discern the appearance of earth and heaven; but how can you not discern this time ? (Lk 12, 56) This was an answer to the Pharisees who asked for a sign from heaven, and with this answer Jesus avoided the trap that was set for him. Such images recurred frequently in Jesus’ discourses. Jesus spoke of the divisions and struggles caused by the Gospel; where did they come from? Most people, skilled in discerning the appearance of heaven and earth, were blind to the importance of Jesus’ presence and the immense moral revolution he would bring about in the world. Jesus saw hypocrisy in this willful ignorance.

A small cloud rising over the sea seemed to them a sure sign of rain, and so it happens. On the contrary, the south wind, the simun, blowing from the desert, would infallibly bring scorching heat and drought. »57 « And why do you not judge for yourselves what is right ? (Lk 12, 57): this last accusation made even more striking the one that preceded and prepared the warning that Jesus gave.

In the spiritual realm, Jesus’ listeners should judge for themselves, without anyone having to show them the consequences to be drawn from these signs of the times. Their conscience should be enough to convince them of what was right, of what had to be done in the present danger: to repent of their sins and be reconciled with God. « I tell you, you shall not come out of there until you have paid every last penny » (Lk 12, 59) : this precept is not only a counsel of prudence to be applied in human relationships. In Luke’s Gospel, even more than in Matthew’s, it has the value of a parable intended to teach the necessity of reconciliation with God.

God is both the other party and the judge. All men have to deal with this other side, indeed, they are already on the way with it. What, then, should be the supreme concern of every guilty man? It is obviously to be free from the other side. Matthew, on the other hand, says: to agree with them. The fundamental idea is that of reconciliation, which can only be achieved through the forgiveness of sins. If this reconciliation does not take place before the guilty person appears before the judge, there remains only the inevitable punishment, prison. Will this condemned man ever be able to pay the last pite? Jesus remained silent on this point.

Deacon Michel Houyoux

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◊ Catholic for live : click here to read the paper → HOMILY FOR FRIDAY OF THE TWENTY-NINTH WEEK IN ORDINARY

◊ Catholic Culture : click here to read the paper →  Friday of the Twenty-Ninth Week in Ordinary Time, year B

Homily: Friday of the Twenty-Ninth Week in Ordinary Time

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Vendredi de la vignt-neuvième Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 22 octobre 2021

 Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ?

Luc 12 56aaw

# La question des signes des temps (en latin signa temporum) est une thématique apparue dans l’Église catholique à partir des années 1940 et qui a été fortement mise en avant depuis la période du Concile Vatican II. Selon le théologien Karl Rahner, il s’agit de « l’une des trois ou quatre formules les plus significatives du Concile, au cœur de ses démarches comme à l’initiative de son inspiration ». Élisabeth Lacelle considère que cette formule marque l’« ouverture de la conscience de l’Église à sa dimension historique de dialogue avec le monde ».
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L’expression est apparue dans certains milieux théologiques français2 ; elle est explicitement employée lors du concile dans la constitution Gaudium et Spes qui, à l’article 4, affirme que « l’Église a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l’Évangile, de telle sorte qu’elle puisse répondre, d’une manière adaptée à chaque génération, aux questions éternelles des hommes sur le sens de la vie présente et future et sur leurs relations réciproques » .
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Toutefois, plusieurs auteurs attribuent à Jean XXIII l’introduction de la thématique des signes de temps dans le Magistère, avant la rédaction des textes conciliaires. Ainsi, dans son encyclique Pacem in terris, il utilise la notion sans la nommer, au point que toutes les traductions l’utilisent dans les intertitres2. Selon le théologien Martin Maier, les signes principaux relevés par Jean XXIII sont « la socialisation, la promotion des classes laborieuses, l’entrée de la femme dans la vie publique et l’émancipation des peuples colonisés ».
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Pour Maier, la théologie des signes des temps marque le dépassement d’une vision de l’Église dont la tâche se bornerait à garder le dépôt de la foi, et d’une vision de l’histoire marquée par une coupure nette entre « histoire profane » et « histoire du salut » . Pour André Beauchamp, prêtre et écologiste canadien, les enjeux environnementaux, le sort de la Création et l’état actuel de « notre maison commune » constituent le signe des temps le plus fort de notre époque . Pour Jean Bastaire, l’écologie est aussi un signe des temps pour l’Église. Dans un article paru en 2005 en réponse à l’accusation de Lynn White Jr parue en 1967 dans la revue Science, il montre que l’écologie incite les chrétiens à un retour aux sources de la foi et à un surgissement de l’Esprit pour de nouveaux développements du salut en Christ.

De l’évangile selon Luc

54 S’adressant aussi aux foules, Jésus disait : « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive. 55 Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu’il fera une chaleur torride, et cela arrive. 56 Hypocrites ! Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ? 57 Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ?

58 Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin mets tout en œuvre pour t’arranger avec lui, afin d’éviter qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’huissier, et que l’huissier ne te jette en prison. 59 Je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier centime. »  (Lc 12, 54-59)

Hypocrites, vous savez discerner l’aspect de la terre et du ciel 

« Hypocrites, vous savez discerner l’aspect de la terre et du ciel ; mais comment ne discernez-vous pas ce temps-ci ? » (Lc 12, 56)  Là, ce fut une réponse à des pharisiens qui demandèrent un signe du ciel ; et par cette réponse, Jésus évita le piège qui lui fut tendu. De telles images revinrent fréquemment dans les discours de Jésus. Jésus parla des divisions et des luttes provoquées par l’Évangile ; d’où venaient-elles ?  Le plus grand nombre, habile à discerner l’aspect de la terre et du ciel, était aveugle quand il s’agissait de discerner l’importance de  la présence de Jésus et l’immense révolution morale qu’il allait accomplir dans le monde. Jésus vit, dans cette ignorance volontaire, de l’hypocrisie.

Un petit nuage  se levant au-dessus de la mer, leur paraissait un indice certain de la pluie , et cela arrive ainsi. Au contraire, le vent du midi, le simoun, soufflant du désert, amenait infailliblement une chaleur brûlante et la sécheresse.  « 57 Et pourquoi ne jugez-vous pas aussi par vous-mêmes de ce qui est juste ? » (Lc 12, 57) : cette dernière accusation rendit plus saisissante encore celle qui précéda et prépara l’avertissement que Jésus donna.

Dans le domaine spirituel, les auditeurs de Jésus devraient juger par eux-mêmes, sans que personne eût besoin de leur montrer les conséquences à tirer de ces signes des temps. Leur conscience devrait suffire pour les convaincre de ce qui fut juste, de ce qu’il y eut à  faire dans le danger actuel : se repentir de ses péchés et se réconcilier avec Dieu. « Je te le dis, tu ne sortiras point de là, que tu n’aies payé jusqu’à la dernière pite. » (lc 12, 59)  :  ce précepte n’est pas seulement un conseil de prudence à appliquer dans les relations humaines. Dans l’évangile  selon Luc,   plus encore que dans Matthieu, il a la valeur d’une parabole destinée à enseigner la nécessité de la réconciliation avec Dieu.

Dieu est à la fois la partie adverse et le juge. Tous les hommes ont affaire à cette partie adverse, bien plus, ils sont déjà en chemin avec elle.Quel devrait donc être le suprême souci de tout homme coupable ? C’est évidemment d’être libéré de la partie adverse. Matthieu à un autre point de vue, dit : être d’accord avec elle. L’idée fondamentale est celle de la réconciliation, qui ne s’obtient que par le pardon des péchés. Si cette réconciliation n’a pas lieu avant le moment où le coupable comparaît devant le juge, il ne reste que l’inévitable châtiment, la prison. Ce condamné pourra-t-il jamais payer la dernière pite ? Là-dessus, Jésus garda le silence.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites chrétiens

◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article → Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel 

◊ La Bible au quotidien  : cliquez ici pour lire l’article → Avoir la foi en Dieu : LE DISCERNEMENT

Pasteur marc Pernot : « Si tu sais ce que tu fais : tu es heureux »

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