Vendredi Saint : C’est à cause de nos fautes qu’il a été broyé

Posté par diaconos le 27 mars 2018

Lecture du livre du prophète Isaïe au chapitre cinquante-deux

 La Croce, vertice luminoso dell’amore di Dio che ci custodisce. Chiamati ad essere anche noi custodi per amore.


La Croce, vertice luminoso dell’amore di Dio che ci custodisce. Chiamati ad essere anche noi custodi per amore. La croix est lz sommet lumineux de l’amour de Dieu qui nous garde.

Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler.

Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ? Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien.

En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.

Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.

Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs. (Is 52, 13 – 53, 12)

Source de l’imageVenerdi Santo : PASSIONE DEL SIGNORE    sur le site → Testi – QUMRAN NET – Materiale pastorale online

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Ce fut une lourde épreuve pour la foi lorsque le peuple juif fut déporté, la ville sainte occupée et le Temple détruit. Car si Yahvé  n’était pas le Sauveur d’Israël, il n’était plus rien. Le premier paragraphe rapporte les paroles de Yahvé et c’est le peuple qui répondit par la bouche du prophète. Le Seigneur sauve par la souffrance des innocents et principalement par le sacrifice volontaire de celui qui accepte de prendre sur lui le péché du monde.

En écrivant ces lignes, ke prophète Isaïe pensa aux Juifs exilés à Babylone : ils étaient méprisés. Cependant ils n’avaient pas mérité ce mépris à cause de leurs péchés. Ils subirent cette déportation à cause des péchés d’Israël. Mais Yahvé les sauva en faisant de ce peuple le germe d’un peuple saint : il vit une descendance extraordinaire. Cette merveille de Yahvé surpassa toutes les autres et, les rois, en les voyant, furent émerveillés.

Les autres paragraphes se réfèrent à l’humiliation du peuple Juif qui, à cette époque, comme aujourd’hui, fut l’instrument du salut. Si nous y regardons de plus près, ce texte traça avant le temps l’image de Dieu fait homme qui s’abaissa avant de mourir sur une croix. Quand nous lisons dans les évangiles de Mathieu, de Jean et de Luc, la Passion du Christ nous y voyons combien ces évangélistes furent frappés par la ressemblance entre le jugement et la mort de Jésus et ce qu’Isaïe annonça.

En parlant de Jésus, les apôtres se rapportèrent plusieurs fois à ce texte : « Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci: Il a été mené comme une brebis à la boucherie; Et, comme un agneau muet devant celui qui le tond, Il n’a point ouvert la bouche. »b (Ac 8, 32) Qui pouvait croire ce que nous venons d’apprendre ? Comment les personnes qui entendirent Pierre, Paul et Jean acceptèrent leur proclamation d’un sauveur crucifié ?

Offrir notre vie en sacrifice de pardon : plusieurs passages dans la Bible nous invite à le faire quand nous souffrons injustement : « Prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous, » (1 P 1.20) Mais seul le Christ remplit cette mission de rédemption du commencement ç la fin de sa vie : « Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. » (Rm 5, 6)

Le juste, mon serviteur, fera une multitude de justes (Is 53 11b) : Jésus fit allusion à ce verset au cours de son dernier repas. Le sang de l’Alliance fut répandu pour la multitude” (Mc 14,24) Dès le premier jour, l’Eucharistie est apparue comme un sacrifice. Jésus institua l’Eucharistie au cours du repas pascal des Juifs, repas associé au sacrifice de l’agneau pascal. Jésus prit la place de l’agneau pascal, mystère que Jean Baptiste comprit dès sa première rencontre avec Jésus : «Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.» (Jn 1,29)

L’agneau pascal fut le mémorial de la rédemption d’Israël. Yahvé a été le Rédempteur d’Israël : il le sauva de l’esclavage. Il fit  sortir son peuple d’Égypte. Le repas pascal était le rappel de cette libération. Mais dans l’Ancien Testament, le sang de l’Alliance provient donc d’un autre sacrifice que celui de l’agneau pascal. Jésus , pour nous faire comprendre ce qu’est l’Eucharistie, la rapproche de ces deux sacrifices !

Compléments

◊ Venerdi Santo → PASSIONE DEL SIGNORE

◊ Vendredi Saint → Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. (Jn 15,13)

◊ Celui qui a porté nos souffrances et nos péchés  est cause de notre salut.  → Vendredi Saint

Liens externes

◊ Catéchèse avec KT42 → Activités, caté : la Passion, la mort du Christ

◊ Diaporama → Un chemin de croix pour les enfants

Les sacrifices dans la Bible

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Jeudi saint : Le Seigneur m’a consacré par l’onction, il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles.

Posté par diaconos le 26 mars 2018

Messe Chrismale

La messe chrismale a lieu durant la Semaine Sainte ; elle a lieu le plus souvent le Jeudi Saint au matin. Mais elle peut être transférée à un autre jour, pourvu qu’elle soit proche de Pâques. Durant la messe chrismale, l’évêque bénit les autres huiles saintes et consacre le Saint Chrême. Cette huile servira dès les baptêmes de Paques puis tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre.

Lecture du livre du prophète Isaïe au chapitre soixante et un

La dernière leçon de Jésus à tous ses disciples est une leçon de service. En lavant les pieds à ceux-ci, Jésus ne s'abaisse pas ; il les élève. Il confère à tous la qualité de "seigneur". Par sa mort, il redonnera à tous les êtres humains leur pleine dignité d'enfants de Dieu, et l'égalité de tous et de toutes devant leur Père des cieux. En nous invitant à faire ce qu'il a fait lui-même, Jésus ne nous invite pas simplement à être disposés à donner notre vie pour lui mais à donner la vie à tous nos frères et soeurs en travaillant pour que la dignité de tous soit reconnue. Dans notre bonne volonté d’être ce soir avec le Christ, restons modestes dans nos promesses et engagements : disons-lui notre désir de le suivre et d’aimer à son exemple. homélie prononcée dans les églises de Morialmé et Oret le 5 avril 2007 170 En

La dernière leçon de Jésus à tous ses disciples est une leçon de service. En lavant les pieds à ceux-ci, Jésus ne s’abaisse pas ; il les élève. Il confère à tous la qualité de « seigneur ». Par sa mort, il redonnera à tous les êtres humains leur pleine dignité d’enfants de Dieu, et l’égalité de tous et de toutes devant leur Père des cieux. En nous invitant à faire ce qu’il a fait lui-même, Jésus ne nous invite pas simplement à être disposés à donner notre vie pour lui mais à donner la vie à tous nos frères et sœurs en travaillant pour que la dignité de tous soit reconnue. Restons modestes dans nos promesses et engagements : disons-lui notre désir de le suivre et d’aimer à son exemple. Dieu est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le cœur brisé, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération, proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur, et un jour de vengeance pour notre Dieu, consoler tous ceux qui sont en deuil, ceux qui sont en deuil dans Sion, mettre le diadème sur leur tête au lieu de la cendre, l’huile de joie au lieu du deuil, un habit de fête au lieu d’un esprit abattu.

Vous serez appelés « Prêtres du Seigneur » ; on vous dira « Servants de notre Dieu ». Loyalement, je vous donnerai la récompense, je conclurai avec vous une alliance éternelle. Vos descendants seront connus parmi les nations, et votre postérité, au milieu des peuples. Qui les verra pourra reconnaître la descendance bénie du Seigneur. (Is 61, 1-3a.6a.8b-9)

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 C’est celui que le Seigneur consacra par l’onction qui fut le Sauveur  qui réalisa le magnifique avenir promis à Sion. L’onction est la marque de la communication des dons du Saint-Esprit. Ce fut par cette cérémonie que les prêtres, les rois et quelquefois les prophètes étaient introduits dans leur charge : « Voici mon serviteur, que je soutiendrai, Mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J’ai mis mon esprit sur lui ; Il annoncera la justice aux nations. » (Is 42, 1)

Ce don se réalisa pour Jésus au moment de son baptême. Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et s’arrêter sur lui. » (Jn 1, 32) Le nom de Messie vient en hébreu du verbe oindre. Jésus lui-même déclara  être le personnage annoncé dans cet extrait du livre d’Isaïe, quand il dit, après avoir lu le commencement de ce discours dans la synagogue de Nazareth : « Cette parole est accomplie aujourd’hui, et vous l’entendez (Luc 4.16-21).

La bonne nouvelle signifie la même chose que le mot grec évangile ; c’est le terme qui désigne dans le Nouveau Testament la prédication de Jésus. Ce message s’adresse tout spécialement aux débonnaires, ordinairement foulés et malheureux en ce monde  : « 5Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre !. » (Mt 5, 5) L’annonce d’une année de bienfait fit allusion à l’institution du jubilé, dans laquelle le prophète Isaïe vit un type de la délivrance messianique

L’année de jubilé, instituée par la loi, revenait tous les cinquante ans (à l’expiration de sept périodes sabbatiques). Les esclaves israélites devaient cette année-là être mis en liberté ; ceux qui avaient dû vendre leurs biens rentraient en possession de leur patrimoine : « Et vous sanctifierez la cinquantième année, vous publierez la liberté dans le pays pour tous ses habitants: ce sera pour vous le jubilé; chacun de vous retournera dans sa propriété, et chacun de vous retournera dans sa famille. La cinquantième année sera pour vous le jubilé: vous ne sèmerez point, vous ne moissonnerez point ce que les champs produiront d’eux-mêmes, et vous ne vendangerez point la vigne non taillée.  » (Lv 25, 10-11)

La vengeance, le châtiment des ennemis de Dieu et de son peuple, fut inséparable du salut des fidèles. La grâce de Dieu envers les siens se manifesta par le jugement du monde qui les opprima : « Dites à ceux qui ont le cœur troublé : Prenez courage, ne craignez point ; Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu ; Il viendra lui-même, et vous sauvera. » (Is 35, 4) Le  châtiment fut rapide. 

À cette époque on mettait de la cendre sur sa tête en signe de deuil, et il était d’usage de se couronner dans les fêtes. Avant un banquet, on oignait la tête des invités avec l’huile de joie : « Tu dresses devant moi une table, en la présence de mes ennemis ; tu as oint ma tête d’huile, ma coupe est comble. » (Ps 45, 8)

♥   Compléments

 ♥ Giovedi Santo →  Cena del Signore

◊ L’Eucharistie est le sacrement de l’amour → Jeudi Saint : fête de l’institution de l’Eucharistie

◊ Fête de l’institution de l’Eucharistie →  Jeudi Saint : le grand commandement de la charité

◊ Il Vangelo secondo Giovanni → La lavanda dei piedi (Gv 13, 1-15)

◊ Homélie → L’heure est venue, l’heure de Jésus ! (Jn 13, 1-15)

Lien externe

Marie-Noëlle Thabut nous met en marche vers Pâques,

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Mercredi saint : Je n’ai pas caché ma face devant les outrages

Posté par diaconos le 25 mars 2018

Juda Iscariote livra Jésus pour trente sicles d'ârgent

Juda Iscariote livra Jésus pour trente sicles d’argent

Extrait du livre du prophète Isaïe au chapitre cinquante

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la  barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure  comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu. Il est proche, Celui qui me justifie. Quelqu’un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble ! Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ? Qu’il s’avance vers moi ! Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ; qui donc me condamnera ? (Is 50, 4-9a)

Source de l’image → JÉSUS-CHRIST : le Sauveur Promis (Ubdavid.org)

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Le serviteur de Yahvé prit la parole. Le Seigneur la prépara pour que son serviteur puisse l’accomplir sans faiblir devant la persécution. À ce discours le prophète Isaïe ajouta quelques paroles d’encouragement pour les personnes  qui obéirent à la voix du serviteur, et de menace pour celles qui s’opposèrent à lui. Ce serviteur remplit la mission qui lui fut assignée :  « Car ainsi parle l’Éternel: C’est gratuitement que vous avez été vendus, Et ce n’est pas à prix d’argent que vous serez rachetés. (Is 52, 3)

Pour l’en rendre capable, Yahvé le prit à son école, et chaque matin lui donna la leçon qu’il enseigna à son tour à d’autres. Yahvé parla à son serviteur comme à Moïse : « Écoutez bien mes paroles ! Lorsqu’il y aura parmi vous un prophète, c’est dans une vision que moi, l’Éternel, je me révélerai à lui, c’est dans un songe que je lui parlerai. Il n’en est pas ainsi de mon serviteur Moïse. Il est fidèle dans toute ma maison. Je lui parle bouche à bouche, je me révèle à lui sans énigmes, et il voit une représentation de l’Éternel. Pourquoi donc n’avez-vous pas craint de parler contre mon serviteur, contre Moïse?

Plusieurs siècles plus tard Jésus dit aux juifs : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez ce que je suis, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je parle selon ce que le Père m’a enseigné. » (Jn 8, 28)  

J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe ; je n’ai point dérobé mon visage aux outrages et aux crachats. » (Is 50, 6) Cette situation se réalisa plusieurs fois dans la vie des prophètes. Ce fut le cas pour le prophète Job :  » Ils ont horreur de moi, ils se détournent, Ils me crachent au visage. » (Jb 30, 10). Le prophète Jérémie en fit durement l’expérience.

Il fut torturé par Pashkhur, un des premiers sacrificateurs qui prophétisa le mensonge qui, à la différence de Jérémie, jouissait de toute la faveur du peuple. Mais c’est en Jésus qu’il  euy son réel accomplissement : « Et ils crachaient contre lui, prenaient le roseau, et frappaient sur sa tête. » (Mt 27, 30)  Jésus, lui-même  reconnut; dans cet extrait du livre d’Isaïe,  la prédiction de ses propres souffrances : « Voici, nous montons à Jérusalem, et tout ce qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils de l’homme s’accomplira. Car il sera livré aux païens; on se moquera de lui, on l’outragera, on crachera sur lui. » (Lc 18, 31-32)

C’est un extrait de l’évangile selon Matthieu qui sera lu lors de la messe de ce mercredi  saint. (Mt 26, 14-25) Judas avait laissé s’enraciner dans son cœur une passion qui, alimentée par un manque de droiture, le conduisit par degrés à l’hypocrisie, à l’injustice, au vol. Ce furent les paroles de Jésus prononcées au sujet de Marie qui irritèrent Judas et déterminèrent sa trahison : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, pour les donner aux pauvres? Il disait cela, non qu’il se mît en peine des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et que, tenant la bourse, il prenait ce qu’on y mettait. » (Jn 12, 5-6)

Au cours de son dernier repas, à Jérusalem, Jésus annonça à ses disciples qu’il sera trahit. Judas Iscariote alla auprès des principaux sacrificateurs, au service du Temple de Jérusalem, pour proposer de leur livrer Jésus contre de l’argent : « Que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai ? (Mt 26, 15)  Ils lui pesèrent trente pièces d’argent : «  Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire ; sinon, ne le donnez pas. Et ils pesèrent pour mon salaire trente sicles d’argent. » (Za 11, 12)

Ces trente pièces d’argent qui étaient des sicles, équivalant à environ 15, 24€. C’était le plus bas prix d’un esclave. Judas dut se contenter de ce prix  : « Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par Jérémie, le prophète : Ils ont pris les trente pièces d’argent, la valeur de celui qui a été estimé, qu’on a estimé de la part des enfants d’Israël; et ils les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné. » (Mt 27, 9-10) Cet argent fut pris dans le trésor du temple, qui servait à acheter les victimes.

Compléments

◊ Un Seigneur serviteur → La passion et la résurrection du Christ constituent le centre de notre foi

◊ L’eucharistie est le sacrement de l »amour → Jeudi Saint : fête de l’institution de l’Eucharistie

♥  Il Vangelo di Nostro Signore Gesù Cristo, secondo Giovanni →La lavanda dei piedi (Gv 13, 1-15)

◊ Jeudi-Saint → l’heure est venue, l’heure de Jésus ! (Jn 13, 1-15)

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La trahison de Judas Iscariote

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Mardi Saint : « Je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre »

Posté par diaconos le 24 mars 2018

Extrait du livre du prophète Isaïe au chapitre quarante-neuf

Judas, qui assurait le rôle de trésorier, livre Jésus aux grands prêtres de Jérusalem, et obtient pour cela trente pièces d'argent

Judas, qui assurait le rôle de trésorier, livre Jésus aux grands prêtres de Jérusalem, et obtient pour cela trente pièces d’argent

Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs ! J’étais encore dans le sein materne quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom. Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main ; il a fait de moi une flèche acérée, il m’a caché dans son carquois. Il m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. »

Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c’est pour le néant, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur, ma récompense, auprès de mon Dieu. Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force.

Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » (Is 49, 1-6)

Source de l’image → KTOTV – YouTube

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 Les appels à l’universalisme, mentionnés dans cet extrait du livre d’Isaïe, sont étonnants.  Jésus savait que sa mission s’adressait au monde entier et pas seulement à la Palestine et aux pays limitrophes. Es-tu prêt pour expliquer l’Évangile à tes enfants, préoccupé comme le fut saint Paul :  » Si j’annonce l’Évangile, ce n’est pas pour moi un sujet de gloire, car la nécessité m’en est imposée, et malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile ! » (1 Co 9,16) Que fais-tu pour cela ?

La personne qui parle ici de sa mission est Dieu  : «  Ainsi parle Dieu, l’Éternel, Qui a créé les cieux et qui les a déployés, Qui a étendu la terre et ses productions, Qui a donné la respiration à ceux qui la peuplent, Et le souffle à ceux qui y marchent. » (Is 42, 5)  C’est aux peuples païens, qu’il s’adresse ; car la rédemption qu’il doit opérer, c’est pour la terre entière. Cette personne  était déjà l’objet d’une élection spéciale de la part de Dieu ; cela fut dit aussi de plusieurs simples serviteurs de Dieu, comme Jérémie : « Avant que je t’eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t’avais consacré, je t’avais établi prophète des nations. » (Jr 1,5)

Le serviteur ne dit pas de qui provinrent les obstacles qu’il rencontra dans l’accomplissement de sa ministère auprès d’Israël. Ce fut de ce peuple que vint l’opposition. L’incrédulité d’Israël envers la personne du Messie fut annoncée dans plusieurs autres passages d’Isaïe : « J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu. » (Is 50, 6-7)

 Le Seigneur répondit à l’acte de foi qu’accomplit le serviteur en l’assurant de succès bien plus grands que ceux qu’il eût pu obtenir en Israël. La mission du Messie auprès d’Israël eût été d’achever l’œuvre commencée par le retour de l’exil. Le Seigneur dit encore : « Je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » (Is 42, 6) En rester à son clan, ce fut trop peu. 

C’est un extrait de l’évangile selon Jean qui sera lu lors de la messe de ce mardi saint. (Jn 13, 21-38) Au cours de son dernier repas, à Jérusalem, Jésus annonça à ses disciples qu’il sera trahit. Jean, un disciple  que Jésus aima plus que les autres, intervint et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus lui répondit ; « C’est celui à qui je donnerai un bout de pain. «     Il tendit la main pour donner un morceau de pain à Judas.  La lucidité de Jésus, face à la mort alla jusque là.

Lorsqu’ils sortirent, Jésus dit encore :  » Maintenant le fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. » Anticipation comme hier, Judas partit pour le trahir. La solitude de Jésus fut totale. IL alla jusqu »au bout de la condition humaine.  Selon les évangélistes Matthieu  (Mt 26, 21) et Marc (Mc 14, 18), l’entretien touchant Judas, pendant lequel Jésus lui donna le morceau trempé, eut lieu avant l’institution de la cène, et comme ici , Judas sortit dès qu’il eut pris le morceau de pain. Il ne participa pas à la cène qui ne fut célébrée qu’après le repas de la Pâque.

Compléments

◊  La passion et la résurrection du Christ constituent le centre de notre foi

Jeudi Saint : fête de l’institution de l’Eucharistie

Liens externes

◊  Liturgie du mardi saint → Abbaye Saint Benoît de Port-Valais

◊ Père Gilbert → Maintenant le fils de l’homme est glorifié

♥ Catéchèse avec Kt42 → Judas trahit Jésus : diaporama, jeux et visuels

Trahison de Judas et Pierre -

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