Dimanche des Rameaux et de la Passion

Posté par diaconos le 20 mars 2024

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Entrée de Jésus à Jérusalem

De l’Évangile de Jésus Christ selon Marc

Lorsqu’ils approchent de Jérusalem, vers Bethphagé et Béthanie, près du mont des Oliviers, Jésus envoie deux de ses disciples et leur dit : «Allez au village qui est en face de vous. Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le. Si l’on vous dit : ‘Que faites-vous là ?’, répondez : ‘Le Seigneur en a besoin, mais il vous le renverra aussitôt.’» «Ils partirent, trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte, dehors, dans la rue, et ils le détachèrent. Des gens qui se trouvaient là leur demandaient : «Qu’avez-vous à détacher cet ânon ?»

Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit, et on les laissa faire. Ils amenèrent le petit âne à Jésus, le couvrirent de leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin, d’autres, des feuillages coupés dans les champs. Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient : «Hosanna !Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le Règne qui vient, celui de David, notre père. Hosanna au plus haut des cieux !» (Mc 11, 1-10)

Entrée de Jésus à Jérusalem

Bethphagé et Béthanie étaient situées sur le mont des Oliviers, qu’il fallait traverser pour se rendre à Jérusalem. Voir, sur ces localités, sur la différence du récit synoptique avec celui de Jean et en général sur cette entrée de Jésus à Jérusalem, (Mt 21, 1-11). Le nom de Bethphagé est omis par Tischendorf sur la foi de D, de l’Itala, de la vulgate et surtout d’après le témoignage deux fois nettement exprimé d’Origène. Ces autorités suffisent-elles pour admettre que ce nom ne serait ici qu’une accommodation à l’Évangile de Luc ? Matthieu, de son côté, ne mentionna que Bethphagé, sans parler de Béthanie.

Jean ne prêchait pas seulement un baptême, il prêchait la loi qui devait réveiller dans les âmes le sentiment du péché et leur faire désirer ce baptême, qui dès lors était véritablement pour elles un baptême de repentance, mot qui désigne non seulement la douleur et l’humiliation du péché, mais le changement de dispositions morales qui en résulte. Ce baptême de repentance devait avoir pour résultat la rémission ou le pardon des péchés. Non que Jean lui-même procurât à ceux qu’il baptisait le pardon de leurs péchés, mais il annonçait la venue très prochaine de Celui qui a l’autorité de les pardonner et qui baptise du Saint-Esprit.

Ces mots : confessant leurs péchés, n’impliquent pas que chacun de ces nombreux Israélites faisait au prophète le récit détaillé de ses fautes, mais bien que tous se reconnaissaient pécheurs et s’humiliaient devant Dieu. Sans une telle confession, il n’y a point de vraie repentance. Plus la corruption du siècle est grande, plus il importe que les serviteurs de Dieu donnent l’exemple du renoncement à eux-mêmes. Ils prêchent par leur vie plus encore que par leurs paroles.

L’É de Matthieu et celui de Marc rapportent avec plus de détails la prédication de Jean-Baptiste ; le récit de Marc, plus abrégé que le leur et s’en rapprochant beaucoup dans les termes qu’il emploie, renferme des traits caractéristiques qui lui sont propres. Ainsi ce mot : en me baissant, qui disent si bien l’humble attitude de Jean devant Jésus ; ainsi encore, en annonçant que Jésus baptisera de l’Esprit-Saint, Marc n’ajoute pas : et de feu.

Cette prophétie de Jean, relative au baptême de l’Esprit-Saint que devait administrer Jésus, montre que Jean était initié à la nature spirituelle de son règne ; aucun signe extérieur n’en marquera l’avènement ; l’âme fidèle seule reconnaîtra la grandeur de Jésus-Christ au-dessus de tous ses serviteurs et la nécessité absolue de ce baptême de l’Esprit, sans lequel tout resterait mort en elle.  Marc, dans son récit abrégé, conserva des traits qui lui sont propres : dans le Jourdain ; il vit les cieux se fendre ou se déchirer, expression énergique qui décrit la scène ; enfin, dans Marc comme dans Luc, la voix divine s’adresse directement à Jésus : Tu es mon Fils bien-aimé, en toi je me complais.

Cette rédaction rend très probablement la forme originaire de la parole divine. Jésus lui-même dut recevoir ce solennel témoignage qu’il était le Fils bien-aimé du Père, puisqu’il s’était abaissé en acceptant ce baptême des pécheurs et qu’il avait été, en retour, rempli de l’Esprit de Dieu sans mesure.

Diacre Michel Houyoux

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Jeudi de la cinquième semaine du Carême – Année Paire

Posté par diaconos le 20 mars 2024

Jésus : lumière qui se révèle aux nations

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs «Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort» Les Juifs lui dirent : «Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort. Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ?» Jésus répondit : «Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”, alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connaît, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur.

Mais je le connais, et sa parole, je la garde. Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui.» Les Juifs lui dirent alors : «Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham !» Jésus leur répondit : «Amen, amen, je vous le dis: avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS.» Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple. (Jn 8, 51-59)

Jésus la lumière du Monde

Les interprètes se divisèrent sur cette question. Les uns, Calvin, de Wette, M. Godet, pensèrent que Jésus, après une pause, se tourna vers ses auditeurs les mieux disposés, vers ceux qui avaient éprouvé un premier mouvement de foi et rempli la condition posée par lu ; il fit briller à leurs regards la magnifique promesse. D’autres comme Meyer, Weiss, Luthardt, pensèrent que ces paroles se relièrent immédiatement à celles qui précédèrent et que Jésus, tout en annonçant le jugement de Dieu, déclara une dernière fois que la parole qu’il annonça fut le seul moyen d’échapper à la mort.

Si la première supposition paraît plus conforme à la teneur du verset 51 on peut remarquer, à l’appui de la seconde, qu’au verset 52 ce sont les mêmes adversaires qui répondent en reproduisant la pensée injurieuse qu’ils avaient énoncée. Quoi qu’il en soit, Jésus proclame une de ces vérités profondes qui renferment des trésors de consolation et d’espérance. Garder sa parole, c’est y demeurer (verset 31), en faire l’élément de sa vie intérieure, la pratiquer dans toute sa conduite (Jn 14, 23-24 ; Jean 17 .6). Quiconque vit de cette parole, possède la vie éternelle : il ne verra jamais la mort.

Aux yeux de Jésus la mort du corps n’est pas la mort mais un sommeil (M, 9, 24 ; Jn 11, 11), le passage à la plénitude de la vie. La mort vraie, complète, est celle de l’âme sa séparation d’avec Dieu, or une telle mort est devenue impossible pour celui qui possède en Dieu la vie éternelle. Les Juifs, prenant le mot de mort dans un sens purement matériel, s’affermirent dans leur opinion injurieuse que Jésus est fou, qu’il parle sous l’influence d’un démon. Les plus grands hommes de Dieu, Abraham, les prophètes étant morts ; et toi, tu prétends avoir la puissance d’exempter de la mort ! Que prétends-tu être ? 

Malgré la révélation de Dieu dans sa Parole, ils furent dans cette profonde ignorance, à cause de leur aveuglement moral. Mais Jésus le connut et il garda sa parole, car il est avec lui dans une complète unité de volonté et d’amour. Ce fut à ce caractère que les Juifs auraient dû reconnaître la vérité divine de ses paroles. Indigné de leur résistance à cette vérité, Jésus leur rappela l’esprit de mensonge qui en fut la cause et qu’il leur signala. Jésus, après s’être justifié du reproche de se glorifier lui-même, aborde la question posée par les Juifs : « Es-tu plus grand qu’Abraham ? »

Oui, je le suis, répond-il hardiment, puisque j’ai été l’objet de l’espérance et de la joie de ce patriarche. Il y a de l’ironie dans ce mot : Abraham, votre père, celui que vous vénérez, s’est humblement réjoui dans l’espoir de ma venue. Quel contraste avec leur attitude !

L’événement après lequel soupirait Abraham et que Jésus appelle mon jour, ne peut être que l’apparition du Sauveur sur la terre, pour accomplir la rédemption du monde (Lc 17, 22). En effet, quoique ce terme désigne fréquemment sa seconde venue (Lc 17, 24-26 ; 1 Co 1, 8 ; Ph 1, 6 ; 1 Th 5, 2), il n’est pas probable qu’il faille l’entendre ici dans ce sens.

Mais quand est-ce qu’Abraham a tressailli dans l’espérance de voir ce jour de Christ ? Et quand est-ce qu’il l’a vu et s’en est réjoui ? car ce sont bien ces deux joies successives que Jésus attribue au patriarche. Sur la première question, les interprètes furent : les promesses de Dieu, auxquelles Abraham crut, furent la cause de sa joyeuse espérance, car elles avaient pour objet le salut du monde (Gn 18, 17-18 ; Gnb 22, 18). Sur la seconde question : quand est-ce qu’Abraham vit ces espérances réalisées et s’en jouit? les opinions furent diverses.

Les Pères de l’Église et les réformateurs rapportèrent ce fait à la vie d’Abraham sur la terre et l’expliquèrent, par sa foi aux promesses de Dieu, ou par une vision prophétique (He 1, 13), ou des révélations qui lui furent accordées à un moment de sa carrière. Le devenir appartient à tout ce qui est créé ; l’être absolu, éternel, appartient à Dieu seul et c’est dans ce sens que Jésus-Christ parla. Jésus se cacha dans la foule qui l’entourait et où ses disciples purent faciliter son évasion. Ainsi il sortit du temple pour se soustraire aux desseins meurtriers de ses ennemis.

L’expression : il se cacha exclut qu’elle ne suppose une action surnaturelle. Ce fut ici le terme de la lutte la plus violente que Jésus soutint en Judée. La victoire générale l’incrédulité y fut décidée pour la Judée comme elle fut pour la Galilée.

Diacre Michel Houyoux

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Mercredi de la cinquième semaine du Carême – Année Paire

Posté par diaconos le 19 mars 2024

Parole de Dieu pour ce jour - Jn 8,34 - Quiconque commet le péché est ...

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui : «Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres.» Ils lui répliquèrent : «Nous sommes la descendance d’Abraham, et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : “Vous deviendrez libres”?» Jésus leur répondit : «Amen, amen, je vous le dis : 

L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Si donc le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres. Je sais bien que vous êtes la descendance d’Abraham, et pourtant vous cherchez à me tuer, parce que ma parole ne trouve pas sa place en vous. Je dis ce que moi, j’ai vu auprès de mon Père, et vous aussi, vous faites ce que vous avez entendu chez votre père.» Ils lui répliquèrent : «Notre père, c’est Abraham.» Jésus leur dit : «Si vous étiez les enfants d’Abraham, us  feriez les œuvres d’Abraham. Mais maintenant, vous cherchez à me tuer, moi, un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a pas fait.

Vous, vous faites les œuvres de votre père.» Ils lui dirent :«Nous ne sommes pas nés de la prostitution ! Nous n’avons qu’un seul Père: c’est Dieu.» Jésus leur dit : «Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Vous, vous faites les œuvres de votre père.» c’est lui qui m’a envoyé.» (Jn 8, 31-42)

Jésus la lumière du monde

«Comme Jésus disait ces choses, plusieurs crurent en lui.» Plusieurs de ses auditeurs, touchés de tout ce qu’il y avait de douceur, de résignation, de confiance en Dieu dans son langage, crurent en lui. C’étaient des âmes sincères qui inclinaient à reconnaître Jésus comme le Messie. Quelle que fût encore la faiblesse de leur foi, cette foi, comme l’observa de Wette a un autre fondement que celle des auditeurs dont il parla, qui ne crurent que pour avoir vu les miracles de Jésus. Aussi Jésus chercha-t-il à l’éclairer et à l’affermir.

Ces auditeurs furent-ils  les mêmes hommes que ceux dont Jean dit qu’ils crurent en Jésus ? Plusieurs exégètes le pensèrent et conclurent que leur foi fut une foi de mauvais aloi, qui laissa subsister dans le fond de leur cœur les germes de leur inimitié naturelle. Mais n’est-ce pas là une contradiction psychologique et morale ? Donc, avec de Wette, Lücke, Tholuck, Meyer et d’autres, ce discours s’adressa à un auditoire mélangé, où, avec ceux qui crurent, se trouvèrent les adversaires de la vérité, assez clairement désignés par Jean..

Il y eut aussi sans doute quelques défections parmi ceux qui furent touchés des paroles de Jésus… S’il se trouvait dans leur nombre des chefs du peuple, la promesse, par laquelle Jésus chercha à développer et à épurer la foi de ces nouveaux croyants ; révolta bientôt leur orgueil. Ce furent ces hommes et leurs pareils que Jean appela dans la suite de l’entretien les Juifs, terme qui lui fut familier pour indiquer les chefs de la théocratie ; (Jn 1, 19)Ce furent ces hommes encore qui, dans cette discussion, s’emportèrent contre Jésus jusqu’à une haine amère et jusqu’à des desseins meurtriers.

Cela seul expliqua les paroles sévères que le Seigneur leur adressa : « la foule était mélangée », selon l’expression de Bengel et l’on peut distinguer, par les paroles mêmes de Jésus, ceux de ses auditeurs auxquels il les adressa. Demeurer dans la parole de Jésus, c’est la pratiquer dans une obéissance persévérante et en vivre par l’intelligence, par la conscience, par le cœur ; nous demeurons semblablement dans l’air que nous respirons. Ailleurs Jésus dit : « Que mes paroles demeurent en vous » (Jn 15, 7) l’idée est la même. Si telle est votre attitude, vous êtes véritablement mes disciples, vous l’êtes et le resterez et n’aurez pas reçu seulement une impression passagère de la parole que vous venez d’entendre.

La vérité qui est le contenu de ma parole, cette vérité qui est la parfaite révélation de l’essence du Dieu qui est amour, cette vérité que je suis moi-même et qui est en moi le rayonnement de ma sainteté, cette vérité vous rendra libres, libres de toute servitude morale, du péché, de la corruption ; elle vous rendra libres, en vous ramenant à Dieu qui est votre destination. Un être n’est libre en effet que lorsqu’il peut se développer conformément à la nature que Dieu lui a donnée et atteindre le but de son existence.

En leur présentant ainsi la vraie liberté, Jésus encouragea ses auditeurs à persévérer dans leur foi naissante, mais en même temps il mit cette foi à l’épreuve et chercha à l’épurer en la débarrassant des éléments de propre justice, d’orgueil national, d’espérances politiques et charnelles dont elle était encore entachée. Le ton hautain de cette réponse trahit les chefs de la théocratie ; ils étaient présents et en faisant appel à l’orgueil de race, si profond chez les Juifs, ils entraînent d’autres auditeurs dans une opposition hostile à la parole de Jésus.

Se méprenant sur le sens de ce mot : être rendus libres, ils s’imaginèrent que Jésus méconnut les privilèges qu’ils tinrent de leur descendance d’Abraham et dont ils furent fiers (Mt 3, 9). Quelle fut la liberté dont ils se vantèrent, en disant : «Nous ne fumes jamais esclaves de personne ?» Les interprètes différèrent sur cette question. Les uns pensèrent que les Juifs s’attribuèrent la liberté politique, oubliant dans l’aveuglement de leur orgueil national les diverses servitudes de leur peuple en Égypte, à Babylone, niant même qu’à cette époque ils furent sous la domination des Romains.

D’autres, estimant impossible une prétention si contraire aux faits, crurent qu’ils parlèrent de la liberté religieuse que leur assura leur privilège de peuple élu, la connaissance du vrai Dieu les élevant au-dessus des autres peuples asservis aux ténèbres du paganisme. Les promesses faites à Abraham (Gn 17, 16 ; Gn 22, 17-18), prises à la lettre, les entretinrent dans cette idée de leur supériorité et de leur indépendance spirituelles. Mais cette explication est alambiquée et l’on a peine à croire que les adversaires de Jésus se soient arrêtés à de telles pensées.

Le péché est, dans son essence, la révolte contre Dieu, la folie de vouloir être indépendant de lui. L’homme qui s’y adonne tombe donc par là dans l’esclavage de la chair, du monde du prince de ce monde, il a mille maîtres, tous étrangers à sa nature. Jésus expliqua et développa sa pensée de l’esclavage moral en le comparant à l’esclavage social. L’esclave n’a aucun droit dans la maison ; il n’y demeure pas toujours ; son maître peut le vendre ou le renvoyer. Telle était partout dans l’antiquité sa déplorable condition.

Pour répondes à l’objection des Juifs, Jésus fit allusion au fils d’Agar chassé de la maison, bien qu’il fût la postérité d’Abraham » (Gn 21, 10, Ga 4, 30). Le fils, au contraire, eut tous ses droits dans la maison, il y demeura toujours il en fut l’héritier ; alors il eut le droit d’affranchir tous les esclaves. Plusieurs interprètes pensèrent qu’ici déjà Jésus se désigna lui-même par ce mot : le fils. Mais ce terme ne désigne encore que la qualité d’un fils et non la personne du Fils.Jésus ne nia pas les privilèges extérieurs que ces Juifs tinrent de leur descendance d’Abraham ; mais il leur prouva, en dévoilant les mauvais desseins de leurs cœurs, combien ils furent éloignés d’être ses enfants.

Il leur montra ainsi qu’il connut leurs sentiments et que la haine dont il les sut animés, dut aboutir à sa mort. La raison qu’il en donna, fut sa parole, qui les aurait rendus libres de leurs passions. ’autres traduiront : ne fait pas de progrès en vous et pensèrent que cette déclaration s’adressa à. ceux qui avaient commencé à croire En entendant Jésus leur parler d’un père qu’ils imitèrent dans leurs actions, ses auditeurs se réclamèrent pour la seconde fois de leur descendance dAbraham ; mais Jésus, plongeant son regard dans leur cœur et dans leur vie leur prouva qu’ils ne furent pas moralement enfants d’Abraham, puisqu’ils firent des actions tout opposées aux siennes.

Diacre Michel Houyoux

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Saint Joseph, époux de la Bienheureuse Vierge Marie

Posté par diaconos le 18 mars 2024

Saint Joseph, Époux de la Vierge Marie ( 19 mars)

 Saint Joseph et l’enfant Jésus

# Souvent, dans les communautés chrétiennes des deux premiers siècles, la croyance en la divinité de Jésus emprunte des chemins différents de ceux de l’Église de Rome, en particulier dans celles de Perse. Certaines (ébionites et elkasaïtes) restent attachées à la transcendance du Dieu, selon le judaïsme traditionnel, et à l’humanité de Jésus. D’autres, comme les marcionites et les montanistes, exaltent la divinité de Jésus et récusent sa matérialité. d’autres mouvements, inspirés par les gnostiques, suivent la même voie, au contraire des judéo-chrétiens.

Ignace d’Antioche (35-107) insista sur la réalité de la vie terrestre de Jésus. Justin de Naplouse (105-135) recourt à la suite de l’Évangile de Jean au terme logos, emprunté à la philosophie grecque, qui signifie la raison divine qui pénètre et gouverne le monde. Origène (185-254) essaie de comprendre comment la nature humaine s’unit à la nature divine en Jésus. Pour lui, Jésus ne peut être vraiment homme sans âme humaine; la nature divine ne pouvait s’unir directement avec le corps. Les gnosticismes chrétiens considérèrent qu’il exista une nature divine et une mauvaise non miscibles et en conflit.

# Jésus parmi les docteurs, également appelé le recouvrement de Jésus au Temple, la découverte de Jésus dans le Temple ou encore les retrouvailles au Temple, est un épisode du début de la vie de Jésus représenté dans l’Évangile selon Luc. Il est le seul événement de la fin de l’enfance de Jésus mentionné dans un Évangile. L’épisode est fréquemment représenté dans l’art, et est une composante commune dans les cycles de la Vie de la Vierge ainsi que la Vie du Christ.

Dans les premières représentations chrétiennes, Jésus est généralement représenté au centre, assis sur un dais élevé entouré par les anciens, qui sont souvent sur des bancs. Le geste habituellement fait par Jésus, montrant son pouce levé, peut être un geste rhétorique classique exprimant l’acte d’exposer un texte. Ces représentations dérivent des compositions picturales classiques de professeurs de philosophie ou de rhétorique avec leurs élèves, et sont semblables aux représentations médiévales des conférences universitaires contemporaines

Cette composition picturale peut apparaître jusqu’à l’époque d’Ingres et au-delà. Durant la période du haut Moyen Âge, le moment habituellement représenté est la découverte en elle-même, par l’inclusion de, initialement, Marie, et plus tard de Joseph, habituellement à la gauche de la scène. Typiquement, l’objet des discussions entre Jésus et les docteurs n’est pas encore relevé. À partir du XIIe siècle Jésus est souvent assis dans un grand fauteuil en forme de trône, tenant parfois un livre ou un rouleau, laissant penser un débat sur les écritures.

Dans les représentations du bas Moyen Âge, les docteurs, portent ou consultent maintenant souvent de grands ouvrages. Ils possèdent parfois des caractéristiques juives et ont un caractère ouvertement antisémite. À partir des avancées techniques de la Haute Renaissance, de nombreux peintres ont montré un avant-plan de la scène, avec Jésus étroitement entouré de savants gesticulant, comme dans les deux principales versions de Dürer, celles de Madrid et de Dresde.

Rembrandt, qui aimait dans divers sujets dépeindre des sages juifs dans le Temple, fait trois gravures à l’eau-forte du sujet (Bartsch 64-66) ainsi qu’une scène beaucoup plus inhabituelle de « Jésus revenant du Temple avec ses parents. Le peintre préraphaélite William Holman Hunt peint une version appelée la Découverte du Sauveur dans le Temple, maintenant à Birmingham, comme un certain nombre de ses œuvres sur la vie de Jésus, pour lesquels il s’est rendu en Terre Sainte pour étudier les détails locaux.

Le sujet a attiré quelques artistes depuis le XIXe siècle, et l’une des dernières représentations notables est la version peinte par Han van Meegeren, en imitant Vermeer, devant la police néerlandaise, afin de démontrer que les tableaux qu’il avait vendus à Hermann Göring étaient également faux.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume. À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.

C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : «Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » Il leur dit : «Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. (Lc 2, 41-51a)

Jésus retrouvé dans le Temple de Jérusalem

D’après la loi :«Trois fois par an – à la fête des Pains sans levain, à la fête des Semaines et à la fête des Tentes –, tous les hommes paraîtront devant la face du Seigneur ton Dieu, au lieu qu’il aura choisi. Ils ne paraîtront pas les mains vides devant la face du Seigneur.» (Dt 16, 16), tous les Israélites hommes devaient se rendre chaque année à Jérusalem pour y célébrer les trois grandes fêtes de Pâque, de Pentecôte et des Tabernacles.

La loi ne prescrivait rien aux femmes, mais elles s’y rendaient fréquemment, quand leur piété leur en inspirait le désir ; ce fut le cas pour Marie. Quant aux jeunes gens, les préceptes rabbiniques ordonnaient qu’ils fussent conduits au temple un ou deux ans avant l’âge de treize ans, à partir duquel ils étaient tenus de remplir toutes les obligations légales et devenaient les fils de la loi. Les jours, peuvent être les sept jours prescrits par la loi pour la durée de la fête ou les quelques jours qu’ils s’étaient proposé de passer a Jérusalem, car la présence a la fête n’était obligatoire que les deux premiers jours : «Pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain. Dès le premier jour, vous ferez disparaître le levain de vos maisons. Et celui qui mangera du pain levé, entre le premier et le septième jour, celui-là sera retranché du peuple d’Israël.» (Ex 12, 15)

Ce fut le soir, au moment où chaque famille se réunissait pour la nuit, que Marie et Joseph s’aperçurent de l’absence de l’enfant. Au premier abord, on a de la peine à comprendre que Jésus resta seul a Jérusalem, et que ses parents quittèrent la ville sans s’inquiéter de son absence. Aussi une certaine critique s’empressa d’accuser l’enfant d’un manque d’égards envers ses parents et ceux-ci de négligence. Quant à ces derniers, l’expression de Luc : « Pensant qu’il était dans la compagnie de route », indique une circonstance qui mit en quelque mesure leur responsabilité à couvert.

Les caravanes de pèlerins se composaient de parents et d’amis parmi lesquels un enfant de douze ans pouvait être en parfaite sécurité. Pour ce qui est de Jésus, d’une part, Luc signala la soumission de l’enfant a sa famille ; d’autre part, Jésus expliqua pleinement ses motifs. Pour lui, les jours de la belle fête de Pâque, qu’il célébra pour la première fois, et dont il pénétrait déjà la signification religieuse, laissa dans son cœur des impressions profondes, auxquelles il se livra avec bonheur et sans arrière-pensée.

Le sentiment croissant de son rapport tout spécial avec Dieu l’éleva en ce moment au-dessus des relations purement humaines. C’est ce qu’il déclara plus tard : «Jésus lui répondit : «Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue.» (Jn 2, 4) Par ces trois jours, il faut entendre la première journée de chemin qu’ils firent, une seconde pour retourner à Jérusalem et la troisième, celle où ils le trouvèrent. Dans le temple, dans quelque salle dépendante de l’édifice, ou même sur la terrasse, les membres des sanhédrins s’y réunissaient le jour du sabbat et à l’époque des fêtes et enseignaient.

Son intelligence des vérités religieuses parut, soit dans les questions qu’il fit, soit dans ses réponses à celles qu’on lui adressa. L’étonnement des parents vint de ce qu’ils ne s’étaient pas attendus à le trouver dans un tel lieu et engagé dans de tels entretiens. Jamais encore Jésus ne se produisit ainsi publiquement. Il y eut dans les paroles de Marie un ton de reproche qui vint de l’inquiétude qu’elle éprouva et qu’elle exprima vivement. Certains critiques prétendirent que Luc, en montrant Marie inquiète, oublia les révélations qu’elle eut reçues.

Marie savait que son enfant était le Fils de Dieu, pouvait-elle dès lors éprouver de l’angoisse à son sujet ? Ainsi, Jésus eut déjà conscience de son origine divine. Il nomma Dieu son Père, sentant que ce nom peut seul exprimer la réalité et l’intimité de son rapport avec Dieu. Il en fut si rempli, qu’il lui parut naturel d’oublier tout le reste pour être aux choses de son Père ; ce fut  là pour lui une nécessité morale. Son intelligence des vérités religieuses parurent dans les questions qu’il fit, dans ses réponses à celles qu’on lui adressa.

L’étonnement des parents vint de ce qu’ils ne s’’attendirent pas à le trouver dans un tel lieu et engagé dans de tels entretiens. Jamais encore Jésus ne s’était ainsi produit publiquement. Il y a dans les paroles de Marie un ton de reproche qui vint de l’inquiétude qu’elle éprouva et qu’elle exprima vivement. Certains critiques prétendirent que Luc, en montrant Marie inquiète, oublia les révélations qu’elle eut reçues. Marie savait que son enfant était le Fils de Dieu, pouvait-elle dès lors éprouver de l’angoisse à son sujet  ?

Jésus avait alors déjà conscience de son origine divine. Il nomma Dieu son Père, sentant que ce nom put seul exprimer la réalité et l’intimité de son rapport avec Dieu. Il en fut si rempli, qu’il lui parut naturel d’oublier tout le reste pour être aux choses de son Père ; ce fut là pour lui une nécessité morale. Tous les parents ne sont-ils pas surpris quand un jour ils découvrent que leurs enfants ont cessé d’être des enfants ? Les parents de Jésus, tout prévenus qu’ils furent, éprouvèrent cette surprise avec une force redoublée.

Malgré la sagesse dont il fut rempli, Jésus n’exprima d’une manière aussi claire son rapport spécial avec Dieu ; la parole qu’il prononça fut pour Marie une révélation nouvelle qui ne pénétra que par degrés dans son intelligence e plus improbable qu’une telle pensée qui, même indirectement et discrètement exprimée, serait tout à fait déplacée dans ces circonstances. La conscience qu’il eut de son rapport unique avec son Père, loin d’être en opposition avec cette humble obéissance, en fut plutôt la source. Jésus fut ainsi le modèle de l’enfance, comme il resta, pour tous les âges, le type accompli d’une vie humaine sans péché et se développant dans le bien absolu.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Fête de saint Joseph, époux de la vierge Marie – Solennité

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◊ Marche dans la Bible : cliquez ici pour lire l’article → Luc 2, 41-52 – Marie retrouve Jésus au temple

◊ Le jour du Seigneur : cliquez ici pour lire l’article →Saint Joseph, Époux de Marie

Vidéo Lectio Divina : cliquez ici → https://youtu.be/nRJObnb9rG8

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