L’apôtre André

Posté par diaconos le 29 novembre 2022

saint andre

André naquit à Bethsaïde, en Galilée, sur les bords du lac de Tibériade. Avec son frère Simon,  il était pêcheur. Recherchant Dieu, il avait d’abord été le disciple du prédicateur Jean-Baptiste, qui le baptisa. Lorsque Jean Baptiste désigna Jésus en disant : « Voici l’Agneau de Dieu, l’Agneau de Dieu qui l’emporte sur les péchés du monde » (Jean 1: 29-40), il le suivit et ne le quitta plus. Il fut ainsi le premier disciple appelé par Jésus-Christ. André servit souvent d’intermédiaire. Il présenta notamment son frère Simon à Jésus ; puis, lors de l’épisode de la multiplication, il amena le jeune garçon portant les cinq pains et les deux poissons ; lorsque des Grecs voulurent rencontrer Jésus, ce fut encore à lui qu’ils s’adressèrent.

Après la Pentecôte, il partit prêcher l’Évangile, au cours d’un long voyage tout autour des côtes de la mer noire. Selon la tradition ecclésiale, ses voyages l’amenèrent en Mésopotamie, en Bithnie (côte anatolienne), à Éphèse, en Tharse maritime (région entre le Bosphore et le cap kaliakra, en Scythie mineure (de Tomis aux  bouches du Danube, en Crimée, à Byzance  et finalement en Achaïe (région au nord du Péloponnèse, où il finit crucifié sous l’empereur Néron, à Patras en l’an soixante, selon la tradition le trente novembre

La Légende dorée rapporte que son supplice fut ordonné par le proconsul de la région, dont saint André avait converti l’épouse et qui lui avait offert l’alternative suivante : sacrifier aux dieux romains ou mourir sur la croix. Ayant choisi le martyre, André survécut pendant deux jours, durant lesquels il prêcha à la foule, qui s’indigna et menaça le proconsul de mort. Celui-ci ordonna de le faire descendre de la croix, mais on ne put le délier et le il mourut dans une grande lumière. Censé avoir fait le tour de la mer Noire, saint André est considéré comme le saint patron de l’Église roumaine et celui de la marine russe.

Reliques et attribut principal

Au quatrième siècle, ses reliques furent transportées de Patras à Constantinople, elles reposent aujourd’hui principalement à Amali en Italie. Pendant la décennie 1960-1970, une grande partie des reliques du saint et de sa croix furent restituées à l’Église de Grèce. Dans la ville de Patras, on construisit une grande église pour les abriter : la basilique Saint André. Son corps avait été apporté de Constantinople à Rome sous le pape Pie II en 1462 par le cardinal pierre de Capoue, légat du pape en Orient. Il voulut le mettre en sureté et le déposant dans sa ville natale, Amalfi. Seul son crâne resta sur place.

Il fut considéré comme une des quatre plus importantes reliques de la basilique Saint-Pierre de Rome, avec un morceau de la Croix du Christ, le voile de Véronique, et la lance de Longin. Le Bernin construisit une des quatre logias, autour du chœur de la basilique, pour le conserver. En septembre 1964, le pape Paul VI créa la surprise en le restituant à l’église de Patras en Grèce. Une huile miraculeuse émane régulièrement des reliques d’Amalfi depuis 1304 les jours associés au saint et aux principales dates liturgiques du diocèse.

Il existe une chronique du prodige, commencée en 1908 par l’archevêque Antonio Maria Bonito, qui rapporta méticuleusement les événements. Deux autres reliques sont au sanctuaire national Saint-André à la cathédrale Sainte-Marie d’Édimbourg de même qu’au trésor de la basilique Saint Servais à Maastricht dans un reliquaire commun avec un ossement de saint Barthélemy.  L’attribut majeur de saint André est la croix à branches égales, dite croix de saint André (la crux decussata des Romains), sur laquelle il fut martyrisé et elle se trouve dans la basilique de la ville de Patras. Parfois, l’ancien pêcheur de Galilée tient un grand filet d’où émergent des têtes de poissons.

Œcuménisme

Saint Pierre et saint André furent frères de sang. Outre leur parenté et leur gagne-pain (ils étaient pêcheurs), les deux Galiléens de Capharnaüm eurent en commun d’avoir subi le martyre et de mourir crucifiés, comme le Christ. Si Pierre fut le premier des apôtres, André fut le premier appelé. Pierre est considéré comme fondateur de l’Église de Rome, André comme fondateur de l’Église de Constantinople. Lors de leur pèlerinage et de leur rencontre historique à Jérusalem, le jour de l’Épiphanie 1964, le pape Paul VI et le patriarche Athénagoras s’embrassèrent, en signe de réconciliation. Athénagoras offrit une icône représentant Pierre et André s’embrassant.

Ce baiser des apôtres Pierre et André est devenu le symbole de la marche vers l’unité des Églises d’Orient et d’Occident. L’Ukraine le considère comme le premier évangélisateur de Kiev (la ville fut fondée cinq siècles plus tard), et l’ordre de Russie le plus prestigieux était l’ordre impérial de Saint André. La Russie a rétabli la croix de saint André sur les pavillons de ses navires de guerre, comme le firent autrefois les marins du tsar depuis 1690, sous le règne de pierre Ier. En souvenir du patronage de saint André sur l’ancien État de Bourgogne, la marine royale belge arbore aussi un pavillon à la croix de saint André.

Saint André est également considéré comme le premier évangélisateur du territoire sur lequel se trouve actuellement la Roumanie, étant célébré comme un des plus importants saints de l’orthodoxie roumaine. D’après George Alexandrou5, saint André aurait passé vingt ans en ermite en Scythie mineure dans une grotte près d’un village actuellement nommé Ion Corvin. Il est le saint patron de l’Écosse ; plusieurs loges maçonniques, de très nombreux pubs et églises, et une ville avec un des parcours de golf les plus anciens et prestigieux du monde et une université, furent nommés en son honneur.

De nombreux lieux de culte lui sont dédiés, en particulier les cathédrales de Bordeaux, d’Avranches, de Wells (Angleterre), d’Aberdeen (Ecosse), de Glasgow (Ecosse), d’Ameli (Italie), de Sant Pétersbourg, de Little Rock (Arkansas, USA), de grand Rapids (Michigan, USA), de Yopougon (Côte d’Ivoire) Dans la liturgie catholique, saint André est fêté le tente novembre. Dans le diocèse de Bordeaux (France), dont il est le saint patron, la Saint-André est fêtée le dimanche précédent le 30 novembre, lors d’une célébration en la cathédrale Saint André de Bordeaux.

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Der erste Adventssonntag – Jahr A

Posté par diaconos le 29 novembre 2022

Darren Aronofsky veut mettre en scène l'Arche de Noé | CineChronicle

Was in den Tagen des Menschensohns geschehen wird, gleicht dem, was in den Tagen Noahs geschah. Die Menschen aßen, tranken und heirateten bis zu dem Tag, an dem Noah in die Arche ging. Dann kam die Flut, und sie starben alle. Es wird auch sein wie in den Tagen Lots: Sie aßen, sie tranken, sie kauften, sie verkauften, sie pflanzten, sie bauten; aber an dem Tag, als Lot aus Sodom ging, ließ Gott Feuer und Schwefel vom Himmel regnen, die sie alle töteten; so wird es auch an dem Tag sein, an dem der Menschensohn geoffenbart wird.

An jenem Tag soll derjenige, der auf seiner Terrasse ist und sein Hab und Gut in seinem Haus hat, nicht hinabsteigen, um es wegzunehmen; und auch derjenige, der auf seinem Feld ist, soll nicht umkehren. Denkt an Lots Frau. Wer sein Leben zu erhalten sucht, wird es verlieren. Und wer sein Leben verliert, wird es retten. Ich sage euch: In jener Nacht werden zwei Menschen in einem Bett liegen; der eine wird genommen, der andere gelassen. Zwei Frauen werden zusammen Korn mahlen; die eine wird genommen, die andere verlassen. Die Jünger fragten ihn: « Wo denn, Herr? Er antwortete: « Wo immer ein Leichnam ist, da werden sich die Geier versammeln. Wer sein Leben zu erhalten sucht, wird es verlieren. Und wer es verliert, wird es retten. (Lk 17, 26-37)

Aus dem Evangelium von Jesus Christus nach Matthäus

Zu jener Zeit sagte Jesus zu seinen Jüngern : « Wie es in den Tagen Noahs war, so wird es auch bei der Ankunft des Menschensohns sein. In jenen Tagen, vor der Sintflut, aßen und tranken die Menschen, nahmen sich Frauen und Männer, bis zu dem Tag, an dem Noah in die Arche ging, und sie wussten es nicht, bis die Flut kam und sie alle verschlang. Dann werden zwei Männer auf dem Feld sein: der eine wird genommen, der andere gelassen. Zwei Frauen werden in der Mühle mahlen : die eine wird genommen, die andere gelassen. Seid also wachsam, denn ihr wisst nicht, an welchem Tag euer Herr kommen wird. Begreift das gut: Wenn der Hausherr gewusst hätte, wann der Dieb kommt, hätte er gewacht und nicht zugelassen, dass die Mauer seines Hauses aufgebrochen wird. Seid also bereit, auch ihr: In einer Stunde, in der ihr nicht daran denkt, wird der Sohn des Menschen kommen. (Mt 24, 37-44)

Das Verhalten des Volkes von Lot

Das Volk von Lot kaufte, verkaufte, pflanzte und baute. Mit der gleichen Kurzsichtigkeit wurde das höchste Streben vieler auf ihr eigenes zeitliches, physisches Leben reduziert, und infolgedessen richteten sich alle ihre Bemühungen darauf, dieses Leben zu erhalten, zu schützen und zu bereichern. Jesus wollte diese bruchstückhafte Lebensauffassung anprangern, die den Menschen verstümmelt und in die Enttäuschung führt. Er tat dies mit einem ernsten und scharfen Satz, der in der Lage war, das Gewissen aufzurütteln und die Menschen zu zwingen, sich grundlegende Fragen zu stellen : « Wer sein Leben zu erhalten sucht, wird es verlieren. Und wer sein Leben verliert, wird es retten » (Lk 17, 33).

Der heilige Augustinus hat über diese Lehre Jesu nachgedacht und gesagt : « Was können wir also sagen ? »  Werden alle, die dies tun, d.h. die heiraten, Weinberge pflanzen und bauen, untergehen ? Nicht sie, sondern diejenigen, die sich diese Dinge anmaßen, die diese Dinge vor Gott stellen, die bereit sind, Gott für solche Dinge sofort zu beleidigen. Wer verliert sein Leben, weil er es behalten will, wenn nicht derjenige, der ausschließlich im Fleisch lebt, ohne den Geist durchscheinen zu lassen; oder noch mehr derjenige, der auf sich selbst bezogen lebt und die anderen völlig vergisst ?

Es ist offensichtlich, dass das Leben im Fleisch notwendigerweise verloren gehen muss und dass das Leben im Geist, wenn es nicht geteilt wird, geschwächt wird. Alles Leben strebt von sich aus nach Wachstum, Überschwang, Frustration und Fortpflanzung. Wenn man es dagegen einschließt und bewahrt, um es eifersüchtig und ausschließlich zu besitzen, verdorrt es, wird unfruchtbar und stirbt. Deshalb haben alle Heiligen nach dem Vorbild Jesu, der intensiv für Gott und die Menschen gelebt hat, ihr Leben in vielfältiger Weise in den Dienst Gottes und ihrer Mitmenschen gestellt.

Diakon Michel Houyoux

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Mercredi de la première semaine de l’Avent – Année A

Posté par diaconos le 29 novembre 2022

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Jésus leur dit :  « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes »

# Le terme de pêcheur d’hommes est, selon l’Évangile selon Luc, celui qu’utilise Jésus-Christ avant d’être ressuscité, au bord du lac de Génésareth. Il exhorte ainsi ses disciples à jeter leurs filets pour convertir les personnes à la Bonne nouvelle.

Il faut se référer à la première pêche miraculeuse ainsi qu’à la deuxième pêche miraculeuse pour comprendre la métaphore évoquée par Jésus. Benoît XVI, en s’adressant aux évêques, précise que les termes « pêcheur d’hommes » désignent le fait qu’il faut jeter les filets de l’Évangile afin que les humains adhérent au Christ1, « pour les tirer, pour ainsi dire, hors des eaux salées de la mort et de l’obscurité dans laquelle la lumière du ciel ne pénètre pas » .

Grégoire le Grand, quelques siècles plus tôt, a abordé le sujet dans son homélie 24 consacrée entièrement au deuxième épisode de la pêche. Il y précise qu’après la conversion, après avoir été pris dans les filets, il ne faut pas revenir aux péchés, mais suivre les vertus. Être pêcheur d’hommes consiste à faire suivre une vie meilleure à son prochain. La foi en Jésus-Christ se réfère à l’histoire de Jésus de Nazareth,

Juif de Galilée, qui apparaît au premier siècle dans le cercle de Jean le Baptiste avant de s’engager, entouré de quelques disciples, dans une carrière de prédication itinérante d’un à deux ans et demi, essentiellement en Galilée, en pratiquant guérisons et exorcismes. Il suscita engouement et ferveur, s’attirant la méfiance des autorités politiques et religieuses, avant d’être arrêté, condamné et crucifié vers l’an 30 à Jérusalem pendant la fête juive de la Pâque, sous l’administration du préfet Ponce Pilate.

Le Papyrus P52, recto. Daté de la première moitié du deuxième siècle, ce document qui contient deux passages de l’Évangile selon Jean est le plus ancien exemplaire connu du Nouveau Testament. Dans les premières décennies qui suivent la mort de Jésus de Nazareth vers 30, ses disciples vont se constituer en petites communautés autour de deux croyances : celle que Jésus était le messie attendu par les juifs, et celle qu’il était ressuscité et était apparu à un certain nombre de témoins.

Ce « mouvement des disciples de Jésus », par ses croyances en la messianité et la résurrection de Jésus, constitue alors une secte particulière au sein du judaïsme. La foi en Jésus-Christ est marquée dès ses débuts par la prédication de Paul de Tarse, l’apôtre des gentils » qui n’a pas connu le Jésus historique, mais qui affirme l’avoir vu après sa résurrection.

Le Messie médiateur et rédempteur Le Messie (de l’hébreu מָשִׁיחַ — mashia’h) désigne dans le judaïsme l’oint du Seigneur, c’est-à-dire la personne consacrée par le rituel de l’onction effectué par un prophète. Christos est, en grec, une traduction littérale du mot mashia’h utilisé dans la Septante

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, comme Jésus marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent. (Mt 4, 18-22)

Les soucis du siècle et la séduction des richesses

 » D’autres personnes qui reçoivent la semence parmi les épines, ce sont celles qui entendirent la parole »  (Mc 4, 18) Les épines représentèrent d’après Matthieu les soucis du siècle et la séduction des richesses ; à ces deux causes de stérilité Luc ajouta les voluptés de la vie et Marc les convoitises des autres choses, ou les autres genres de convoitises. Une seule de ces passions, persistant dans le cœur, suffisait pour étouffer la parole et la rendre infructueuse. Combien plus quand plusieurs ou toutes entrant dans le cœur étoufferont ensemble la parole.

Ils ne l’entendirent pas une seule fois. Mais souvent, depuis longtemps, ce qui fit qu’en eux la semence eut le temps de grandir, de donner les plus belles espérances et ce ne fut que plus tard que les épines grandissant aussi, l’étouffèrent. Les fruits de la semence avec les fruits de la parole dans la vie religieuse et morale de ceux qui l’ont entendue, a quelque chose de solennel et de frappant. Jésus il leur disait :  »Apporte-t-on la lampe pour la placer sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas pour la placer sur le pied de lampe ? »  (Mc 19, 22)

  Cette image, riche en significations diverses, revient fréquemment dans les évangiles de Matthieu et de Luc, parce que Jésus l’employait souvent dans ses discours, et cela, dans des applications différentes. Ici il voulut enseigner à ses disciples que la connaissance des vérités de son royaume, qu’il leur communiqua par ses paraboles, ils ne durent pas la cacher à d’autres mais la publier au grand jour. Et tel est le devoir de chaque chrétien. « Ne pensez pas que ce que je vous confie maintenant en secret, doive rester toujours caché ; j’allume en vous la lumière, afin que, par votre ministère, elle dissipe les ténèbres dans le monde entier. » (Erasme) 

Cette parole a même une portée plus générale. Tout ce qui reste caché à l’homme dans ce monde ne lui est voilé que pour lui être un jour pleinement révélé. « Cela a lieu graduellement dans le siècle présent et s’accomplira pleinement quand la lumière éclairera toutes choses » - Bengel  (1 Co. 4-5)

Diacre Michel Houyoux

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◊ Diacre Yves Fortin : cliquez ici pour lire l’article → Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes

◊ Jean Jaques Sanza : cliquez ici pour lire l’article → Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes

Prédication du pasteur Elian Cuvillier

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Viens lui imposr la main et ele vivra

Posté par diaconos le 28 novembre 2022

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# La fille de Jaïre désigne un personnage du Nouveau Testament. Elle est la fille du chef de synagogue Jaïrus. Elle est associée à l’un des miracles de Jésus, celui de la résurrection de la fille de Jaïre, décrit dans les Évangiles synoptiques aux passages suivants : Marc 5:21-43, Matthieu 9:18-26 et Luc 8:40-56. Chez Marc, l’épisode se conclut par l’obligation du secret messianique. Les deux miracles ainsi disposés constituent un exemple des histoires intercalées, avec un miracle inséré dans l’autre. Ceci établit un contraste entre la vieille femme souffrante depuis douze ans, et la jeune fille qui a douze ans.
D’après l’historien Thierry Murcia les deux épisodes seraient historiques. Ils interviendraient un jour de Kippour, jour de jeûne et de pardon des péchés. La femme aurait souffert de menstrues irrégulières et la jeune fille aurait été victime d’un coma hypoglycémique, d’où le fameux diagnostic posé par Jésus : « Elle n’est pas morte : elle dort » L’un des enseignements de cet épisode de l’histoire de Jésus est que la foi permit d’obtenir la guérison. Lorsque la femme fut guérie, Jésus lui dit : « Ta foi t’a sauvée ».
Pour Pierre Chrysologue, il fut évident que ce miracle veut nous porter tous à croire, mais aussi que le temps ne peut pas intervenir sur le don d’une réalité éternelle. Ce miracle montre aussi l’omnipotence de Dieu. Pour l’abbé Antoni Carol i Hostench, ce passage de la Bible est exemple de foi sans limite. Il cita l’annonce de l’archange à Zacharie et celle de Marie qui sont pour lui deux autres exemples extraordinaires de la foi. Il cita aussi saint Luc afin de prouver la générosité divine envers ceux qui croient : « Et moi je vous dis : demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira  » (Luc 11, 9).

De l’évangile selon Matthieu

En ce temps-là,  tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean le Baptiste, voilà qu’un notable s’approcha. Il se prosternait devant lui en disant : «  Ma fille est morte à l’instant ; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. »  Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples. Et voici qu’une femme souffrant d’hémorragies depuis douze ans s’approcha par derrière et toucha la frange de son vêtement.     Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. Jésus se retourna et, la voyant, lui dit :  « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. «  Et, à l’heure même, la femme fut sauvée.

 Jésus, arrivé à la maison du notable, vit les joueurs de flûte et la foule qui s’agitait bruyamment. Il dit alors :   »Retirez-vous. La jeune fille n’est pas morte : elle dort. »  Mais on se moquait de lui. Quand la foule fut mise dehors, il entra, lui saisit la main, et la jeune fille se leva. Et la nouvelle se répandit dans toute la région.  (Mt 9, 18-26)

 

Retour à la vie de la jeune fille

Comme Jésus parlait encore, un chef entra et, se prosternant devant lui, le pria de venir imposer les mains à sa fille qui venait de mourir. Aussitôt Jésus le suivit. Guérison en chemin de la femme malade depuis douze ans Pendant qu’il est en chemin, une femme qui avait une perte de sang s’approche timidement par derrière et toucha le bord de son vêtement, convaincue que cela lui suffira pour être guérie. Jésus, se retournant, lui déclara que sa foi l’a sauvée.

Arrivé à la maison du chef, Jésus voyant des gens qui faisaient de bruyantes lamentations, leur ordonna de se retirer, ajoutant : « La jeune fille n’est pas morte, elle dort. «  Puis il prit la jeune fille par la main, et elle se levaD’après Mattieu, cet homme s’approcha de Jésus immédiatement. Ce chef était, selon Marc et Luc  raconté avec plus de détails : président de la synagogue de Capharnaüm,, il était chargé de surveiller et de diriger le culte. Il s’appelait Jaïrus et la jeune fille âgée de douze ans pour laquelle il implora le secours du Seigneur était son unique enfant. D’ordinaire les hommes de cette classe n’étaient pas prosternés aux pieds de Jésus . .

Selon Marc et Luc,  Il l’avait donc quittée encore vivante ; Jaïrus n’appit la mort de son enfant que lorsque Jésus fut en chemin avec lui pour se rendre dans sa maison. Peut-être supposa-il que l’enfant qu’il avait laissée à l’extrémité, était morte maintenant, ou bien Matthieu raconte, selon son habitude, seulement les faits de la mort et du retour à la vie, en omettant les circonstances secondaires.

Dans les trois synoptiques, l’histoire touchante de cette guérison trouve place comme épisode, dans le récit de la résurrection de la jeune fille. Ici encore Matthieu résuma, tandis que Marc et Luc précisèrent l’évènement  avec des détails nouveaux qui lui donnèrent un caractère assez différent.  Cette pauvre femme, depuis si longtemps malade, s’approcha de Jésus  par derrière, en se cachant, parce que sa maladie la rendait souillée selon la loice qui ajoutait encore à son affliction. Elle parut avoir eu une confiance illimitée, même un peu superstitieuse, en la puissance de Jésus.

C’est ce qui ressortit de sa pensée que le contact seul de la frange de son vêtement pourrait la guérir. Sa foi obscure, mais sincère, la condustit pourtant à son but.  ésus, voyant cette pauvre femme intimidée, « tremblante » (Luc), « effrayée » (Marc), lui adresse d’abord de touchantes paroles d’encouragement (comparez verset 2), puis il attribue sa délivrance à sa foi, pour bien lui faire comprendre que ce n’est pas le vêtement touché qui, par une action magique, a opéré la guérison.

Bien plus, cette  parole :  » Ta foi t’a sauvée », exprima l’action déjà accomplie et permanente dans ses résultats, alla plus loin que la guérison du corps. Cette délivrance et la tendre charité de Jésus formèrent entre lui et cette femme un lien qui eut pour effet le salut de son âme.   Chez les peuples de l’antiquité, dès que quelqu’un avait expiré on appelait des joueurs de divers instruments et des femmes qu’on nommait des  pleureuses , afin de faire entendre des airs lugubres et de grandes lamentations sur le mort. La foule que Jésus trouva là, se composait de tous ces gens et des amis et voisins accourus pour faire leurs condoléances.

Jésus fit retirer tout ce monde il voulut agir dans le calme et le silence. Les évangélistes eurent une conviction opposée ; une autre parole semblable de Jésus désignait aussi une mort réelle. Là où fut Jésus, la mort ne fut plus la mort, mais un sommeil toujours suivi du réveil, le repos après les fatigues de la vie. Ce qui montra combien ils furent convaincus que la jeune fille était réellement morte. Selon Matthieu, qui abrégea, ce miracle se serait accompli sans parole. C’est la main de Jésus prenant la main de la jeune fille qui aurait rendu la vie à celle-ci.

Diacre Michel Houyoux

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◊  Vie de Jésus : cliquez ici pour lire l’article →  La fille de Jaïre reprend vie | Vie de Jésus

◊ Signe dans la Bible : cliquez ici pour lire l’article → La fille de Jaïre – Signe dans la Bible – Retraite dans la ville

  Lectio Divina : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi  !

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