Moi qui suis ancien et témoin des souffrances du Christ (1 P 5, 1-4)

Posté par diaconos le 20 février 2018

Extrait de la première lettre de Pierre apôtre au chapitre cinq

Dans la parabole du bon berger selon Jean 10, 1-21, Jésus dit "Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis".

Dans la parabole du bon berger selon Jean 10, 1-21, Jésus dit « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis ».

Bien-aimés, les anciens en fonction parmi vous, je les exhorte, moi qui suis ancien comme eux et témoin des souffrances du Christ, communiant à la gloire qui va se révéler : soyez les pasteurs du troupeau de Dieu qui se trouve chez vous ; veillez sur lui, non par contrainte mais de plein gré, selon Dieu ; non par cupidité mais par dévouement ; non pas en commandant en maîtres à ceux qui vous sont confiés, mais en devenant les modèles du troupeau. Et, quand se manifestera le Chef des pasteurs, vous recevrez la couronne de gloire qui ne se flétrit pas.

Source de l’image  → KT42 : la parabole du bon berger

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Dans la situation pénible qui fut celle des chrétiens d’Asie Mineure, les destinataires de cette première lettre de Pierre trouvèrent le réconfort dans la conscience d’appartenir à une large fraternité, qui fut aux dimensions du monde connu à cette époque. En sa qualité d’ancien et de témoin des souffrances de Christ, Pierre indiqua aux anciens comment ils devaient paître le troupeau pour obtenir la couronne quand le souverain Pasteur paraîtra.

Pierre insista sur la conduite des jeunes qui devraient se soumettre aux anciens. Que tous, dans leurs rapports réciproques, soient humbles, car alors Dieu les élèvera. Qu’ils se déchargent sur Dieu de tous leurs soucis. Qu’ils soient vigilants et résistent au démon qui cherche à les perdre. Pierre fit lui-même ce qu’il recommanda aux autres, en traitant de collègues ses inférieurs.

Il agit avec eux en priant et exhortant comme un frère. Il prit le titre de témoin des souffrances de Christ, lui qui renia Jésus pendant qu’il était condamné et ne le suivit pas jusqu’au lieu de sa crucifixion. Cependant, il fut témoin des souffrances de Jésus pendant son ministère : « Vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes épreuves; c’est pourquoi je dispose du royaume en votre faveur, comme mon Père en a disposé en ma faveur » (Lc 22, 28-29)

 Tout le ministère de Pierre est dans ce titre « témoin des souffrances du Christ »  Veillez sur le peuple de Dieu de plein gré. Personne ne fut obligé d’exercer le ministère d’ancien, mais ceux qui l’exercèrent sans amour en remplissaient les devoirs comme une contrainte souvent bien dure : « Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte; qu’il en soit ainsi, afin qu’ils le fassent avec joie, et non en gémissant, ce qui ne vous serait d’aucun avantage. » (He 13,17)

Au lieu de dominer, Pierre leur conseilla de devenir des pasteurs modèles, cela fut plus difficile à faire : « Que personne ne méprise ta jeunesse; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi, en pureté. » (Th 4, 12) Le terme de troupeau fut appliqué à l’Église par Jésus :  » J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie; celles-là, il faut que je les amène; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. » (Jn 10, 16)

Compléments

◊ Mots clés de la foi chrétienne→   Pour toi, qui est Jésus ?

◊ Catéchèse →  Pour vous, qui suis-je ? (Mt 16, 13-20)

Lien externe

Jésus est le bon Pasteur du peuple de Dieu

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À cette génération il ne sera donné que le signe de Jonas le prophète » (Lc 11, 29-32)

Posté par diaconos le 19 février 2018

Une rencontre d'éveil à la foi pour les petits, proposée par Linda pour KT42.

Une rencontre d’éveil à la foi pour les petits, proposée par Linda pour KT42.

Extrait de l’évangile de Luc au chapitre onze

En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera.

En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront
en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »

Source de l’image → Caté : la miséricorde avec Jonas – KT42

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Yahvé exigea de Jonas re­pen­tant une sou­mis­sion aveugle. Il lui  ordonna de se rendre en son nom à Ninive, la plus grande ca­pi­tale du monde à cette époque. Il fallait trois journées de marche pour en faire le tour. Cette ville en com­pre­nait trois com­plè­te­ment dis­tinctes. La plus ré­cente des trois se trouvait près du vil­lage ac­tuel de Khorsabad, où l’on retrouva le pa­lais du roi Sar­gon, le des­truc­teur de Sa­ma­rie.

La deuxième, plus an­cienne se trouvait à en­vi­ron douze ki­lo­mètres au sud-ouest de la pré­cé­dente, sur la rive gauche du Tigre, en face de la ville ac­tuelle de Mos­soul, elle por­tait le nom de Ni­nive. Près de ses ruines se trouvent au­jourd’­hui les deux vil­lages turcs de Koyoundjik et de Nabî-Junus.

Plus au sud-est se trouve les ruines de la troisième ville, Calach (au­jourd’­hui Nimroud), ren­fer­mant les restes de quatre pa­lais ma­gni­fiques. Cette ville était si­tuée dans l’angle formé par le Tigre et son af­fluent, le Zab. Les vastes es­paces vides que ces villes lais­saient entre elles, étaient cou­verts, sur­tout du côté de l’est, où elles n’é­taient pas pro­té­gées par le Tigre, de nom­breuses for­te­resses.

Le reste du sol pou­vait être li­vré à la culture, ce qui per­met­tait à la ca­pi­tale de sou­te­nir un très long siège. On n’a pu s’as­su­rer en­core de l’exis­tence d’une mu­raille com­mune en­fer­mant l’en­semble des trois villes. La mu­raille qui en­tou­rait la ville de Ni­nive était haute de trente mètres et flan­quée de mille cinq cents tours de soixante mètres de hauteur cha­cune ; elle était as­sez large pour que trois cha­riots purent y pas­ser de front.

Le mot génération fut toujours employé par Jésus de manière dépréciative. La génération dont parla Jésus fut une allusion à celle des quarante premières années, qui réclama des signes de Dieu : « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. Quarante ans leur génération m’a déçu, et j’ai dit : Ce peuple a le cœur égaré, il n’a pas connu mes chemins. Dans ma colère, j’en ai fait le serment : Jamais ils n’entreront dans mon repos. » (Ps 94, 9-11)

Jésus répondit à la requête qui lui fut adressée  d’un signe venant du ciel. Il la repoussa, parce que ceux qui la présentèrent furent des hypocrites, qui ne voulurent que lui tendre un piège. Il  attendit pour cela que la foule se fût assemblée autour de lui, afin de rendre publique la répréhension sévère qu’il adressa à toute la génération de son époque.

Dans son évangile Matthieu cite en premier lieu l’exemple des Ninivites, auquel la mention du signe de Jonas amenait, et en second lieu, l’exemple de la reine du Midi : « La reine du midi se lèvera au jour du jugement avec cette génération, et la condamnera ; car elle vint des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon ; et voici, il y a ici plus que Salomon. (Mt 12, 42)

Jonas devint un signe pour les habitants de Ninive. Il les invita à changer de vie, se convertir. Jésus devint aussi un signe pour sa génération, pour celles qui suivirent et bien sûr pour la nôtre. Il nous invite à changer de vie, et c’est ce que l’Église nous rappelle en ce temps de Carême. Ne fermons pas notre cœur comme au désert, où le peuple juif a déçu Yahvé.

Le signe de Jonas, que Jésus donna à sa génération, c’est sa propre mission, infiniment supérieure à celle du prophète, et la repentance des habitants de Ninive opposée à l’endurcissement de son peuple : « Les hommes de Ninive se lèveront, au jour du jugement, avec cette génération et la condamneront, parce qu’ils se repentirent à la prédication de Jonas; et voici, il y a ici plus que Jonas. » (Mt 12, 41)

Compléments

◊ Enseignement biblique →  Les gens de Ninive se détournèrent de leur conduite mauvaise

◊ Rencontre avec le roi Salomon → La reine de Saba vit toute la sagesse de Salomon (1 R10, 1-10)

Liens externes

◊ Jardinier de Dieu →  Comment comprendre ce signe de Jonas

◊ Encore quarante jours et Ninive sera détruite → →  Comment éviter le pire ?

Le prophète Jonas, reconnu par l’Islam

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Si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, ta lumière se lèvera dans les ténèbres

Posté par diaconos le 15 février 2018

Extrait du livre du prophète Isaïe au chapitre cinquante-huit

Lévi était percepteur des impôts pour l'armée romaine qui se trouvait en Israël. UN jour, sortant d'une maison à Capharnaüm, Jésus le vit à son comptoir percevant l'impôt. Jésus lui demanda de le suivre...

Lévi était percepteur des impôts pour l’armée romaine qui se trouvait en Israël. Un jour, sortant d’une maison à Capharnaüm, Jésus le vit à son comptoir percevant l’impôt. Jésus lui demanda de le suivre…

Ainsi parle le Seigneur :Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante, si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi. Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il comblera tes désirs et te rendra vigueur.

Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais. Tu rebâtiras les ruines anciennes, tu restaureras les fondations séculaires. On t’appellera : « Celui qui répare les brèches », « Celui qui remet en service les chemins ». Si tu t’abstiens de voyager le jour du sabbat, de traiter tes affaires pendant mon jour saint, si tu nommes « délices » le sabbat et déclares « glorieux » le jour saint du Seigneur, si tu le glorifies, en évitant démarches, affaires et pourparlers, alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur ; je te ferai chevaucher sur les hauteurs du pays, je te donnerai pour vivre l’héritage de Jacob ton père. Oui, la bouche du Seigneur a parlé. (Is 58, 9b-14)

Source de l’image → KT42 – portail pour le caté – Des idées pour le caté

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Conversion et joie. Il faut changer de vie et célébrer dans la joie ce changement. Dans l’extrait de l’évangile choisi pour aujourd’hui, Jésus, en sortant d’une maison à Capharnaüm, Jésus rencontra un publicain du nom de Lévi-Matthieu. Cet homme était percepteur d’impôts pour l’armée romaine ; il était riche car il remplissait ses poches sur le dos des contribuables avant de remplir les caisses de l’état.

Jésus lui dit : « Viens et suis-moi. » Ce fut un appel à changer de vie. Lévi offrit à Jésus un grand festin dans sa maison pour célébrer sa conversion. Il y eut parmi ses invités beaucoup de publicains et des gens divers attablés avec les disciples. Voilà un exemple de renoncement dans la joie. Il quitta tout pour suivre Jésus. Mais ce choix ne le rendit pas malheureux. Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et quand tu renonces, sois joyeux.

Conversion et joie furent aussi le thème  d’Isaïe : Fais disparaître de chez toi le geste menaçant, donne du pain à celui qui a faim, comble les désirs des malheureux, des opprimés et des rejetés. Voici donc des suggestions très concrètes pour les personnes qui n’ont pas encore choisis des actions utiles à accomplir au cours de ce Carême : mettons de la bonté dans tous nos gestes. Soyons à l’écoute des malheureux pour les rendre plus heureux. Qui dans ton entourage, attend de toi un geste de charité  ?  Valorise, pendant ce Carême, à fond le dimanche, le jour du Seigneur.

Aux com­man­de­ments de la se­conde table, le pro­phète Isaïe ajouta ceux de la pre­mière, re­pré­sen­tés par le Sabbat. Ce jour pa­raît avoir été fort mal ob­servé de son temps. La sanc­ti­fi­ca­tion du jour de Yahvé fut une marque, ai­sée à contrô­ler, de la fi­dé­lité d’Israël en­vers Dieu. En l’ob­ser­vant, l’­homme s’as­su­rait donc les bé­né­dic­tions de l’al­liance : « Tu méprises ce qui m’est consacré, tu violes mes sabbats. » (Ez 22, 8)

En at­tachant un grand prix à l’ob­ser­va­tion du sab­bat, ils virent dans le mé­pris de ce jour l’une des rai­sons prin­ci­pales de la ruine de Jé­ru­sa­lem par les Chal­déens. Pas plus qu’eux Isaïe ne donna des pres­crip­tions nou­velles pour la cé­lé­bra­tion du sab­bat ; il ré­clama sim­ple­ment qu’il fut ob­servé dans un es­prit conforme à son but. Le jour du Sabbat, il était interdit de sortit du camp : « Considérez que l’Éternel vous a donné le sabbat ; c’est pourquoi il vous donne au sixième jour de la nourriture pour deux jours. Que chacun reste à sa place, et que personne ne sorte du lieu où il est au septième jour : « (Ex 16,29)

Le prophète Isaïe compara le sab­bat à un ter­rain consa­cré que l’­homme pro­fane en se li­vrant à ses oc­cu­pa­tions or­di­naires, re­pré­sen­tées par le pied (em­blème de l’ac­ti­vité).Le sab­bat de­vait être un jour de re­pos et de joie pour tous ; il a été fait pour l’homme : « Jésus  leur dit : Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat, de sorte que le Fils de l’homme est maître même du sabbat. »  (Mc 2, 27-28)

Évite de voyager le jour du Sabbat, ne traite pas tes affaires ce jour-là, respecte le jour consacré à Yahvé. Voilà encore des indications très précises pour valoriser notre Carême. Valorise à fond tes dimanches qui ont remplacé le Sabbat. Prends le temps de t’arrêter, pour réfléchir et prier. Prends aussi du temps à donner à ceux que tu aimes : ta famille, tes amis et Dieu.

Jésus est venu appeler les pécheurs à la conversion. Ne résiste pas à ses appels. Essaye de faire un carême meilleur. Jésus compte sur toi.  

Compléments

◊ Catéchèse → Entre la richesse et le salut, il y a incompatibilité (Mc 10 , 17-30)

◊ Prière communautaire en Carême → Relève-toi et bouge !

◊ Partage ton pain avec celui qui a faim → Est- ce là le jeûne qui me plaît ? (Is 58, 1-9a)

Liens externes

◊ La vraie lumière esr celle qui ne s’éteint jamais → Par le Christ, ta lumière se lèvera dans les ténèbres, ton obscurité …

◊ Méditation→ Dieu est lumière ; en lui, il n’y a pas de ténèbres

le Jeûne chrétien en Esprit et en Vérité

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Est- ce là le jeûne qui me plaît ? (Is 58, 1-9a)

Posté par diaconos le 14 février 2018

Extrait du livre du prophète Isaïe au chapitre cinquante-huit

Partage ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi le malheureux sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement, ne te dérobe pas à ton semblable. 8 Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du SEIGNEUR t'accompagnera.

Partage ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi le malheureux sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement, ne te dérobe pas à ton semblable. 8 Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du SEIGNEUR t’accompagnera.

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que s’élève ta voix comme le cor ! Dénonce à mon peuple sa révolte, à la maison de Jacob ses péchés. Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n’abandonnerait pas le droit de son Dieu, ils me  demandent des ordonnances justes, ils voudraient que Dieu soit proche : « Quand nous jeûnons, pourquoi ne le vois-tu pas ? »

Quand nous faisons pénitence, pourquoi ne le sais-tu pas ? » Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien faire vos affaires, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous. Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poing sauvages. Ce n’est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd’hui que vous ferez entendre là- haut votre voix.

Est-ce là le jeûne qui me plaît, un jour où l’homme se rabaisse ? S’agit-il de courber la tête comme un roseau, de coucher sur le sac et la cendre ? Appelles-tu cela un jeûne, un jour agréable au Seigneur ? Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ?

N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. »

Source de l’image d site KT42  → Isaïe nous invite à partage son pain avec celui qui a faim

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Dans l’extrait de l’évangile de Matthieu  au chapitre neuf, choisi pour ce jour, Jésus insiste pour que la joie soit première. Avant le jeûne, avant le sacrifice, il y a la joie d’être avec Jésus. Les amis de Jésus peuvent-ils être zen deuiltant que Jésus se trouve avec eux ? C’est une occasion de nous demander ce qui lui plaît vraiment. Nous jeûnons, dièrent-ils, et tu ne le vois pas, Seigneur ?

À quoi sert-il de jeûner, si Yahvé ne le voit pas ? Les gens de Juda jeûnèrent pour que Yahvé écouta leurs demandes : ils eurent faits des prières publiques pour demander la pluie. Ils furent comme bien des gens de notre époque qui se plaignent et qui disent que dieu n’existe pas puisqu’il y a tant de souffrances. Est-ce qu’ils me recherchent comme une nation qui pratique la justice ? (Is 58, 3)

La loi ne pres­cri­vait de jeûne que pour le jour des Ex­pia­tions  : « Or le dix de ce septième mois est le jour des Expiations ; vous aurez une sainte convocation, vous vous mortifierez et vous offrirez à l’Éternel des sacrifices faits par le feu. » (Lv 23, 27)  Mais elle n’in­ter­di­sait, pas d’en cé­lé­brer d’autres, et il n’é­tait pas rare qu’on le fit: « hira, et tous les hommes qui étaient auprès de lui firent de même. 12Ils furent dans le deuil, pleurèrent et jeûnèrent jusqu’au soir, à cause de Saül, de Jonathan, son fils, du peuple de l’Eternel, et de la maison d’Israël, parce qu’ils étaient tombés par l’épée. (2 S 1, 12) ; Ils publièrent un jeûne, et ils placèrent Naboth à la tête du peuple. (1 R 21, 12)…

Dieu ré­pondit à la plainte d’Israël en dé­cla­rant que ses jeûnes ne pouvaient lui être agréables, parce qu’ils étaient cé­lé­brés dans un es­prit pro­fane, ab­so­lu­ment op­posé au but de cette ins­ti­tu­tion.

Tout en ayant la conscience tranquille, ils s’inquiétèrent du silence de Yahvé. Peut-être commirent-ils des péchés sans le savoir ? Peut-être que Yahvé aima voir des personnes implorer ses faveurs ? Alors ils se couchèrent sur le sac et la cendre. (Is 58, 5b) Ils furent comme beaucoup de chrétiens aujourd’hui qui sont pratiquants , sans voir que le genre de pratique que Dieu demande est de donner la paix à tout son peuple.

Le pays fut ra­vagé par une ar­mée étran­gère. Cela ne se produisit que deux fois pen­dant la vie d’Isaïe : « Il arriva du temps d’Achaz, fils de Jotham, fils d’Ozias, roi de Juda, que Retsin, roi de Syrie, monta avec Pékach, fils de Rémalia, roi d’Israël, contre Jérusalem pour l’attaquer ; mais il ne put l’attaquer. » (Is 7, 1) ; puis sous Ézé­chias, lorsque San­ché­rib se dis­po­sait à at­ta­quer Jé­ru­sa­lem.

S’agissait-il seulement de courber la tête ? Dieu ne désire pas la mort du pécheur, ni son humiliation. Dieu les aime tous sans conditions préalables. Ce qu’il exige de tous, c’est la justice et le partage. Il  demande que nous nous efforcions d’en finir avec toutes les formes de servitude. La conversion se produit en changeant à la fois les personnes et les structures : celles-ci nous font participer à l’injustice et aux fautes de la société , là où nous vivons.

Partage ton pain avec celui qui a faim. La lumière de Dieu se lèvera alors dans  les zones obscures de nos sociétés. Le jour où toutes les nations et tous les secteurs de la société accepteront de partager et de supprimer le joug, des solutions inespérées seront trouvées.

Compléments

◊ Catéchèse → Vous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.

◊ Dieu recrute → Si vous voulez vraiment être heureux, voilà comment il faut faire…

◊ Ne vous trompez  pas de but ! → L’essentiel n’est pas le service de l’argent et du profit !

Liens externes

◊ Comportements → Responsabilité Du Chrétien Face a la pauvreté

◊ Entraide et fraternité → Campagne Carême de Partage 2018

Martyrs pour leur foi : un temps de mémoire retrouvée → KTO TV : Cristeros, une guerre juste ?

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