Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant ? (Ez 18, 21-28)

Posté par diaconos le 21 février 2018

Lecture du livre du prophète Ézéchiel au chapitre dix-huit

 Toi qui es Lumière, toi qui es l’Amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’Amour

Toi qui es Lumière, toi qui es l’Amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’Amour

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Si le méchant se détourne de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe tous mes décrets, s’il pratique le droit et la justice, c’est certain, il vivra, il ne mourra pas. On ne se souviendra d’aucun des crimes qu’il a commis, il vivra à cause de la justice qu’il a pratiquée. Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant – oracle du Seigneur Dieu, et non pas plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive ?

Mais le juste, s’il se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations du méchant, il le ferait et il vivrait ? Toute la justice qu’il avait pratiquée, on ne s’en souviendra plus : à cause de son infidélité et de son péché, il mourra ! Et pourtant vous dites : « La conduite du Seigneur n’est pas la bonne. »

Écoutez donc, fils d’Israël : est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ? Si le juste se détourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet état, c’est à cause de son mal qu’il mourra. Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Il a ouvert les yeux et s’est détourné de ses crimes. C’est certain, il vivra, il ne mourra pas.

lwf0003web.gif

Tout comme Ézéchiel insista sur la bonté et sur la responsabilité, Jésus nous demande, dans l’extrait d’Évangile pour ce jour, d’être bon jusqu’au fond de l’être, et même avec ceux qui nous font du mal ! Cela va donc très loin : »Mais je vous dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, 28 bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent. » (Lc 6, 27-36)

Voici la Règle d’Or à mettre dans nos actes : « Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. » Dans un sens large, un ennemi est quelqu’un qui est contre moi. Mes ennemis personnels ont tendance à être beaucoup plus proche de moi. En fait, il faudrait déjà commencer par la maison.

Dans le même registre, Jésus précise trois proches parentés :  » la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère. » (Mt 10, 35) Dans les liens de parenté vous pouvez y ajouter, l’époux et l’épouse et continuer avec les grands-parents, les oncles et tantes et élargir le cercle.

Les ennemis dont parle Jésus sont des personnes qui ne sont pas forcément contentes de nous voir. Peut-être travaillez-vous avec des personnes qui vous détestent. Et même, il se peut qu’en venant à l’église vous rencontriez des personnes que vous n’aimeriez pas rencontrer ! Nous avons donc là trois catégories à prendre en considération : La maison, le travail et l’église.

Vos enfants peuvent être vos ennemis. Votre mari peut être votre ennemi. Votre femme peut être votre ennemi. Vos parents peuvent être vos ennemis. Un jour ou l’autre, des personnes que nous aimons nous blesseront. Et à ce moment-là, elles seront devenues nos ennemis. Et si nous sommes honnêtes pour l’admettre, nous serons devenus aussi leur ennemi.

Com­ment la jus­tice di­vine agit-elle en­vers ces personnes là ? Comment Yahvé agit-il envers  le méchant qui se détourna de toutes ses fautes ? Il ne pactisa pas avec le mal et le péché.? Il n’eut qu’un souhait, au fond, ce fut de ne pas avoir à employer ces châtiments. Les menaces de Yahvé furent toujours pour le bien de son peuple. Invitation à la conversion pour ne pas abuser de sa bonté.

Ici en­core Ézé­chiel se souvint, quand il rédigea ces lignes,  de la pu­ni­tion d’Ézé­chias pour une faute com­mise à la fin de sa vie, et du par­don ac­cordé à Ma­nassé lors­qu’il fut ren­tré en lui-même : « Lorsqu’il fut dans la détresse, il implora l’Éternel, son Dieu, et il s’humilia profondément devant le Dieu de ses pères. Il lui adressa ses prières; et l’Éternel, se laissant fléchir, exauça ses supplications, et le ramena à Jérusalem dans son royaume. Et Manassé reconnut que l’Éternel est Dieu. » (Cr 33, 12-13)

Le mo­tif pour le­quel la grâce l’em­por­ta, ce ne fut ja­mais qu’à contre-cœur que Dieu fit périr. Quand Dieu trouva dans le re­tour du pé­cheur un mo­tif de lui faire grâce il le sai­sit avec em­pres­se­ment. Le plus grand pé­cheur peut re­ve­nir à lui avec la cer­ti­tude d’être reçu en rai­son de ce re­tour même : «  Je vais me mettre en route, j’irai trouver mon père et je lui dirai: « Mon père, j’ai péché contre Dieu et contre toi.Je ne mérite plus d’être considéré comme ton fils. Accepte-moi comme l’un de tes ouvriers. » Il se mit donc en route pour se rendre chez son père. Comme il se trouvait encore à une bonne distance de la maison, son père l’aperçut et fut pris d’une profonde pitié pour lui. Il courut à la rencontre de son fils, se jeta à son cou et l’embrassa longuement. (Lc 15, 18-20)

Dieu juge toujours une personne qui vient de se corrompre non d’a­près ce qu’il a pu faire, mais d’a­près ce qu’il est. Ce ne sont pas les actions iso­lées qui pèsent dans la ba­lance di­vine, c’est la dis­po­si­tion in­té­rieure qui les pro­duit. Voilà pour­quoi toute personne sera jugée d’a­près l’é­tat mo­ral dans le­quel elle sera trouvée. Dans ce qu’elle est à l’heure de sa mort, se concentrera le ré­sul­tat mo­ral de sa vie en­tière.

Compléments

◊  Homélie →  Moi, je vous dis de ne pas riposter au Méchant (Mt 5, 38-48)

◊  l’amour véritable est une présence réelle de Dieu → Visa pour le Royaume des cieux

◊  Catéchèse →  Dieu se manifeste toujours là où nous ne l’attendons pas !

Liens externes

◊ Quelles devraient être ces priorités ? → Dieu, la famille, le travail et l’Église

◊ Je suis venu mettre la division entre l’homme et son père → Je ne suis pas venu apporter la paix sur terre, mais… mais …

 De Pierre Desroches (diocèse de Montréal) → L’amour des ennemis ; possible qu’avec Dieu

 

La vengeance n’est jamais juste

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Ancien testament, Carême, Catéchèse, Religion | Pas de Commentaire »

Moi qui suis ancien et témoin des souffrances du Christ (1 P 5, 1-4)

Posté par diaconos le 20 février 2018

Extrait de la première lettre de Pierre apôtre au chapitre cinq

Dans la parabole du bon berger selon Jean 10, 1-21, Jésus dit "Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis".

Dans la parabole du bon berger selon Jean 10, 1-21, Jésus dit « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis ».

Bien-aimés, les anciens en fonction parmi vous, je les exhorte, moi qui suis ancien comme eux et témoin des souffrances du Christ, communiant à la gloire qui va se révéler : soyez les pasteurs du troupeau de Dieu qui se trouve chez vous ; veillez sur lui, non par contrainte mais de plein gré, selon Dieu ; non par cupidité mais par dévouement ; non pas en commandant en maîtres à ceux qui vous sont confiés, mais en devenant les modèles du troupeau. Et, quand se manifestera le Chef des pasteurs, vous recevrez la couronne de gloire qui ne se flétrit pas.

Source de l’image  → KT42 : la parabole du bon berger

lwf0003web.gif

Dans la situation pénible qui fut celle des chrétiens d’Asie Mineure, les destinataires de cette première lettre de Pierre trouvèrent le réconfort dans la conscience d’appartenir à une large fraternité, qui fut aux dimensions du monde connu à cette époque. En sa qualité d’ancien et de témoin des souffrances de Christ, Pierre indiqua aux anciens comment ils devaient paître le troupeau pour obtenir la couronne quand le souverain Pasteur paraîtra.

Pierre insista sur la conduite des jeunes qui devraient se soumettre aux anciens. Que tous, dans leurs rapports réciproques, soient humbles, car alors Dieu les élèvera. Qu’ils se déchargent sur Dieu de tous leurs soucis. Qu’ils soient vigilants et résistent au démon qui cherche à les perdre. Pierre fit lui-même ce qu’il recommanda aux autres, en traitant de collègues ses inférieurs.

Il agit avec eux en priant et exhortant comme un frère. Il prit le titre de témoin des souffrances de Christ, lui qui renia Jésus pendant qu’il était condamné et ne le suivit pas jusqu’au lieu de sa crucifixion. Cependant, il fut témoin des souffrances de Jésus pendant son ministère : « Vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes épreuves; c’est pourquoi je dispose du royaume en votre faveur, comme mon Père en a disposé en ma faveur » (Lc 22, 28-29)

 Tout le ministère de Pierre est dans ce titre « témoin des souffrances du Christ »  Veillez sur le peuple de Dieu de plein gré. Personne ne fut obligé d’exercer le ministère d’ancien, mais ceux qui l’exercèrent sans amour en remplissaient les devoirs comme une contrainte souvent bien dure : « Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte; qu’il en soit ainsi, afin qu’ils le fassent avec joie, et non en gémissant, ce qui ne vous serait d’aucun avantage. » (He 13,17)

Au lieu de dominer, Pierre leur conseilla de devenir des pasteurs modèles, cela fut plus difficile à faire : « Que personne ne méprise ta jeunesse; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi, en pureté. » (Th 4, 12) Le terme de troupeau fut appliqué à l’Église par Jésus :  » J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie; celles-là, il faut que je les amène; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. » (Jn 10, 16)

Compléments

◊ Mots clés de la foi chrétienne→   Pour toi, qui est Jésus ?

◊ Catéchèse →  Pour vous, qui suis-je ? (Mt 16, 13-20)

Lien externe

Jésus est le bon Pasteur du peuple de Dieu

 Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Carême, Catéchèse, Religion | Pas de Commentaire »

À cette génération il ne sera donné que le signe de Jonas le prophète » (Lc 11, 29-32)

Posté par diaconos le 19 février 2018

Une rencontre d'éveil à la foi pour les petits, proposée par Linda pour KT42.

Une rencontre d’éveil à la foi pour les petits, proposée par Linda pour KT42.

Extrait de l’évangile de Luc au chapitre onze

En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera.

En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront
en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »

Source de l’image → Caté : la miséricorde avec Jonas – KT42

lwf0003web.gif

Yahvé exigea de Jonas re­pen­tant une sou­mis­sion aveugle. Il lui  ordonna de se rendre en son nom à Ninive, la plus grande ca­pi­tale du monde à cette époque. Il fallait trois journées de marche pour en faire le tour. Cette ville en com­pre­nait trois com­plè­te­ment dis­tinctes. La plus ré­cente des trois se trouvait près du vil­lage ac­tuel de Khorsabad, où l’on retrouva le pa­lais du roi Sar­gon, le des­truc­teur de Sa­ma­rie.

La deuxième, plus an­cienne se trouvait à en­vi­ron douze ki­lo­mètres au sud-ouest de la pré­cé­dente, sur la rive gauche du Tigre, en face de la ville ac­tuelle de Mos­soul, elle por­tait le nom de Ni­nive. Près de ses ruines se trouvent au­jourd’­hui les deux vil­lages turcs de Koyoundjik et de Nabî-Junus.

Plus au sud-est se trouve les ruines de la troisième ville, Calach (au­jourd’­hui Nimroud), ren­fer­mant les restes de quatre pa­lais ma­gni­fiques. Cette ville était si­tuée dans l’angle formé par le Tigre et son af­fluent, le Zab. Les vastes es­paces vides que ces villes lais­saient entre elles, étaient cou­verts, sur­tout du côté de l’est, où elles n’é­taient pas pro­té­gées par le Tigre, de nom­breuses for­te­resses.

Le reste du sol pou­vait être li­vré à la culture, ce qui per­met­tait à la ca­pi­tale de sou­te­nir un très long siège. On n’a pu s’as­su­rer en­core de l’exis­tence d’une mu­raille com­mune en­fer­mant l’en­semble des trois villes. La mu­raille qui en­tou­rait la ville de Ni­nive était haute de trente mètres et flan­quée de mille cinq cents tours de soixante mètres de hauteur cha­cune ; elle était as­sez large pour que trois cha­riots purent y pas­ser de front.

Le mot génération fut toujours employé par Jésus de manière dépréciative. La génération dont parla Jésus fut une allusion à celle des quarante premières années, qui réclama des signes de Dieu : « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. Quarante ans leur génération m’a déçu, et j’ai dit : Ce peuple a le cœur égaré, il n’a pas connu mes chemins. Dans ma colère, j’en ai fait le serment : Jamais ils n’entreront dans mon repos. » (Ps 94, 9-11)

Jésus répondit à la requête qui lui fut adressée  d’un signe venant du ciel. Il la repoussa, parce que ceux qui la présentèrent furent des hypocrites, qui ne voulurent que lui tendre un piège. Il  attendit pour cela que la foule se fût assemblée autour de lui, afin de rendre publique la répréhension sévère qu’il adressa à toute la génération de son époque.

Dans son évangile Matthieu cite en premier lieu l’exemple des Ninivites, auquel la mention du signe de Jonas amenait, et en second lieu, l’exemple de la reine du Midi : « La reine du midi se lèvera au jour du jugement avec cette génération, et la condamnera ; car elle vint des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon ; et voici, il y a ici plus que Salomon. (Mt 12, 42)

Jonas devint un signe pour les habitants de Ninive. Il les invita à changer de vie, se convertir. Jésus devint aussi un signe pour sa génération, pour celles qui suivirent et bien sûr pour la nôtre. Il nous invite à changer de vie, et c’est ce que l’Église nous rappelle en ce temps de Carême. Ne fermons pas notre cœur comme au désert, où le peuple juif a déçu Yahvé.

Le signe de Jonas, que Jésus donna à sa génération, c’est sa propre mission, infiniment supérieure à celle du prophète, et la repentance des habitants de Ninive opposée à l’endurcissement de son peuple : « Les hommes de Ninive se lèveront, au jour du jugement, avec cette génération et la condamneront, parce qu’ils se repentirent à la prédication de Jonas; et voici, il y a ici plus que Jonas. » (Mt 12, 41)

Compléments

◊ Enseignement biblique →  Les gens de Ninive se détournèrent de leur conduite mauvaise

◊ Rencontre avec le roi Salomon → La reine de Saba vit toute la sagesse de Salomon (1 R10, 1-10)

Liens externes

◊ Jardinier de Dieu →  Comment comprendre ce signe de Jonas

◊ Encore quarante jours et Ninive sera détruite → →  Comment éviter le pire ?

Le prophète Jonas, reconnu par l’Islam

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Carême, Catéchèse, évangiles, Religion | Pas de Commentaire »

Si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, ta lumière se lèvera dans les ténèbres

Posté par diaconos le 15 février 2018

Extrait du livre du prophète Isaïe au chapitre cinquante-huit

Lévi était percepteur des impôts pour l'armée romaine qui se trouvait en Israël. UN jour, sortant d'une maison à Capharnaüm, Jésus le vit à son comptoir percevant l'impôt. Jésus lui demanda de le suivre...

Lévi était percepteur des impôts pour l’armée romaine qui se trouvait en Israël. Un jour, sortant d’une maison à Capharnaüm, Jésus le vit à son comptoir percevant l’impôt. Jésus lui demanda de le suivre…

Ainsi parle le Seigneur :Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante, si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi. Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il comblera tes désirs et te rendra vigueur.

Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais. Tu rebâtiras les ruines anciennes, tu restaureras les fondations séculaires. On t’appellera : « Celui qui répare les brèches », « Celui qui remet en service les chemins ». Si tu t’abstiens de voyager le jour du sabbat, de traiter tes affaires pendant mon jour saint, si tu nommes « délices » le sabbat et déclares « glorieux » le jour saint du Seigneur, si tu le glorifies, en évitant démarches, affaires et pourparlers, alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur ; je te ferai chevaucher sur les hauteurs du pays, je te donnerai pour vivre l’héritage de Jacob ton père. Oui, la bouche du Seigneur a parlé. (Is 58, 9b-14)

Source de l’image → KT42 – portail pour le caté – Des idées pour le caté

lwf0003web.gif

Conversion et joie. Il faut changer de vie et célébrer dans la joie ce changement. Dans l’extrait de l’évangile choisi pour aujourd’hui, Jésus, en sortant d’une maison à Capharnaüm, Jésus rencontra un publicain du nom de Lévi-Matthieu. Cet homme était percepteur d’impôts pour l’armée romaine ; il était riche car il remplissait ses poches sur le dos des contribuables avant de remplir les caisses de l’état.

Jésus lui dit : « Viens et suis-moi. » Ce fut un appel à changer de vie. Lévi offrit à Jésus un grand festin dans sa maison pour célébrer sa conversion. Il y eut parmi ses invités beaucoup de publicains et des gens divers attablés avec les disciples. Voilà un exemple de renoncement dans la joie. Il quitta tout pour suivre Jésus. Mais ce choix ne le rendit pas malheureux. Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et quand tu renonces, sois joyeux.

Conversion et joie furent aussi le thème  d’Isaïe : Fais disparaître de chez toi le geste menaçant, donne du pain à celui qui a faim, comble les désirs des malheureux, des opprimés et des rejetés. Voici donc des suggestions très concrètes pour les personnes qui n’ont pas encore choisis des actions utiles à accomplir au cours de ce Carême : mettons de la bonté dans tous nos gestes. Soyons à l’écoute des malheureux pour les rendre plus heureux. Qui dans ton entourage, attend de toi un geste de charité  ?  Valorise, pendant ce Carême, à fond le dimanche, le jour du Seigneur.

Aux com­man­de­ments de la se­conde table, le pro­phète Isaïe ajouta ceux de la pre­mière, re­pré­sen­tés par le Sabbat. Ce jour pa­raît avoir été fort mal ob­servé de son temps. La sanc­ti­fi­ca­tion du jour de Yahvé fut une marque, ai­sée à contrô­ler, de la fi­dé­lité d’Israël en­vers Dieu. En l’ob­ser­vant, l’­homme s’as­su­rait donc les bé­né­dic­tions de l’al­liance : « Tu méprises ce qui m’est consacré, tu violes mes sabbats. » (Ez 22, 8)

En at­tachant un grand prix à l’ob­ser­va­tion du sab­bat, ils virent dans le mé­pris de ce jour l’une des rai­sons prin­ci­pales de la ruine de Jé­ru­sa­lem par les Chal­déens. Pas plus qu’eux Isaïe ne donna des pres­crip­tions nou­velles pour la cé­lé­bra­tion du sab­bat ; il ré­clama sim­ple­ment qu’il fut ob­servé dans un es­prit conforme à son but. Le jour du Sabbat, il était interdit de sortit du camp : « Considérez que l’Éternel vous a donné le sabbat ; c’est pourquoi il vous donne au sixième jour de la nourriture pour deux jours. Que chacun reste à sa place, et que personne ne sorte du lieu où il est au septième jour : « (Ex 16,29)

Le prophète Isaïe compara le sab­bat à un ter­rain consa­cré que l’­homme pro­fane en se li­vrant à ses oc­cu­pa­tions or­di­naires, re­pré­sen­tées par le pied (em­blème de l’ac­ti­vité).Le sab­bat de­vait être un jour de re­pos et de joie pour tous ; il a été fait pour l’homme : « Jésus  leur dit : Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat, de sorte que le Fils de l’homme est maître même du sabbat. »  (Mc 2, 27-28)

Évite de voyager le jour du Sabbat, ne traite pas tes affaires ce jour-là, respecte le jour consacré à Yahvé. Voilà encore des indications très précises pour valoriser notre Carême. Valorise à fond tes dimanches qui ont remplacé le Sabbat. Prends le temps de t’arrêter, pour réfléchir et prier. Prends aussi du temps à donner à ceux que tu aimes : ta famille, tes amis et Dieu.

Jésus est venu appeler les pécheurs à la conversion. Ne résiste pas à ses appels. Essaye de faire un carême meilleur. Jésus compte sur toi.  

Compléments

◊ Catéchèse → Entre la richesse et le salut, il y a incompatibilité (Mc 10 , 17-30)

◊ Prière communautaire en Carême → Relève-toi et bouge !

◊ Partage ton pain avec celui qui a faim → Est- ce là le jeûne qui me plaît ? (Is 58, 1-9a)

Liens externes

◊ La vraie lumière esr celle qui ne s’éteint jamais → Par le Christ, ta lumière se lèvera dans les ténèbres, ton obscurité …

◊ Méditation→ Dieu est lumière ; en lui, il n’y a pas de ténèbres

le Jeûne chrétien en Esprit et en Vérité

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Carême, Catéchèse, Religion | Pas de Commentaire »

12345...95
 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS