Et qui donc est mon prochain ? (Lc 10, 25-37)

Posté par diaconos le 15 juin 2010

De l’évangile selon Luc au chapitre dix…

Introduction au récit Un savant interroge Jésus. Il avait sans doute passé beaucoup d’années à étudier les livres saints ; pourtant, il ne savait pas bien qui était son prochain. Voici, dans cet extrait de l’évangile de Luc, la réponse que Jésus lui donna…

25 Pour mettre Jésus à l’épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question : «Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ?»

26 Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Que lis-tu ? »

27 L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. »

28 Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. »

29 Mais lui, voulant montrer qu’il était un homme juste, dit à Jésus : « Et qui donc est mon prochain ? »

30 Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé, roué de coups, s’en allèrent en le laissant à moitié mort.

31 Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté.

32 De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté.

33 Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié.

34 Il s’approcha, pansa ses plaies en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.

35 Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : ‘Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.’

36 Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits ? »

37 Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui. » Jésus lui dit : «Va, et toi aussi fais de même.»

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

◊ ◊ ◊

Dans cette parabole (v 30-v 37) Jésus met en garde les professionnels de la religion et les personnes qui croient respecter la Loi : dans la réalité, très souvent ils ne savent pas aimer. Le  Samaritain ne s’est pas posé de questions devant l’homme blessé gisant sur le sol (v 33) et qui était pourtant son ennemi personnel, d’une autre race, d’une autre religion que la sienne.

Dessin : Ne calcule pas qui est ton prochain ! Fais-toi prochain, proche de ton frère.

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L’homme de loi, conscient de l’exigence de ce que Dieu demande, a essayé de contourner le commandement de Dieu  (v 27) en demandant à Jésus  : « Qui est mon prochain ?  » (v29) Pour cet homme, certaines personnes sont bonnes à aimer, d’autres pas.

Jésus lui montra l’obligation de ne pas faire de différence entre les hommes, mais d’être simplement, à l’image de Dieu, motivé par la compassion, par l’amour et cela dans tous nos actes.

Le Samaritain a aimé et aidé cet homme (v 34 et v 35). Par contre le prêtre et le lévite employés au Temple de Jérusalem et pourtant proches  du juif blessé (même race et même religion) s’en sont détournés (v 31 et v 32).

L’amour ne consiste pas seulement à s’émouvoir devant la détresse de l’autre. L’amour ne se limite  pas  à soulager les personnes qui souffrent.

Ne calcule pas qui est ton prochain ! Fais-toi prochain, proche de ton frère, qui a besoin de toi, laisse-toi guider par cet appel à l’aide.

Si tu considères le commandement de l’amour comme une obligation, tu n’aimes pas vraiment comme Dieu le veut.  La charité n’est pas objet de paroles, mais d’action !

Jésus nous dit : 

« Va, et toi aussi fais de même. » 

 

♦ Ton prochain est-il sans frontières de race, de religion, de préjugés, de haine entretenue ?

♦  Choisis-tu ton prochain parmi des gens intéressants, reconnaissants ?

♦  N’attends pas que l’autre vienne à toi et fais les premiers pas pour t’approcher de lui.

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Liens externes

◊  Liturgie de la Parole avec des enfants : « Aimer Dieu et son prochain »   → Le bon Samaritain

◊  Mise en scène de la parabole du bon samaritain pour une veillée au camp → Scoutorama – Le bon samaritain

◊  Prière et méditation →  Le Bon Samaritain

◊  Récit biblique pour les enfants : cliquez ici → Histoire

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Suis-moi ! (Lc 9, 59a)

Posté par diaconos le 30 mai 2010

Extrait de l’Évangile selon Luc au chapitre neuf

51 Comme le temps approchait où Jésus allait être enlevé de ce monde, il prit avec courage la route de Jérusalem.

52 Il envoya des messagers devant lui ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue.

53 Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem.

54 Devant ce refus, les disciples Jacques et Jean intervinrent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions que le feu tombe du ciel pour les détruire ? »

55 Mais Jésus se retourna et les interpella vivement.

56 Et ils partirent pour un autre village.

57 En cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. »

58 Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »

59 Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. »

60 Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu. »

61 Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. »

62 Jésus lui répondit : « Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ». 

La Samarie se trouvait entre les provinces de Galilée et de Judée.Ses habitants. Les Samaritains n’étaient pas des Juifs et les deux peuples se détestaient. Un exemple, parmi d’autres… : lorsque les Juifs de Galilée traversaient la Samarie pour se rendre en pèlerinage à Jérusalem les portes leur étaient fermées.

Les Samaritains étaient considérés par les Juifs comme des dissidents depuis qu’ils  avaient construit un temple, rival de celui de Jérusalem, au sommet du  mont Garisim. Pour ce fait, les Juifs évitaient tout contact avec ces déviants (Jn 4, 9.20). Méprisés par les Juifs, les Samaritains entretenaient à leur égard un mépris tout aussi virulent et  faisaient subir toutes sortes de tracasseries aux pèlerins juifs passant dans leurs villages.

Jésus a donc vécu dans ce climat de haine et de racisme entre Juifs et Samaritains. Pour éviter tout conflit, avant de prendre la route vers Jérusalem, Jésus envoya quelques uns de ses disciples dans un village de Samarie pour préparer sa venue (v 52). Les messagers de Jésus ne furent accueillis nulle part ! (v53)

Ils revinrent donc furieux et vexés : c’est l’amour pour Jésus qui cause l’indignation des disciples Jacques et Jean, et qui parait justifier leur désir de voir punis par le feu du ciel ceux qui repoussent le Messie (v 54). Cette justification est celle qu’ont invoquée de tous temps les fanatiques et les persécuteurs. Jésus la condamne formellement. Sa réprobation est déjà vivement exprimée par son geste :  » se tournant (vers eux) il les réprimanda. » (v55)  Il est évident que Jésus, en leur reprochant une mauvaise pensée, voulait faire pénétrer dans leurs cœurs l’esprit de sa  charité.

Et ils partirent pour un autre village.  Sans doute un village juif et non samaritain, afin d’éviter un nouveau refus (v56).

En cours de route, Jésus rencontra un homme qui était prêt à le suivre partout (v57). Mais Jésus refroidit ses élans : par sa réponse, Jésus, lui fit  comprendre qu’il faudra accepter l’inconfort, la pauvreté et  l’insécurité pour le suivre (v58). Qui veut le suivre doit s’attendre à être aussi rejeté.

Plus loin, Jésus interpella un autre homme en lui disant : « Suis-moi ! » Mais celui-ci lui demanda un délai (v59). La réplique de Jésus  est une des paroles les plus dures de tout l’Évangile : «  Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu » (v60). Les cérémonies funèbres, en raison de la souillure contractée par le contact d’un mort, duraient sept jours. Jésus serait déjà bien loin quand elles seraient terminées ; une décision  devait être prise tout de suite ! Il y a urgence à proclamer l’Évangile. Il y a urgence de faire la catéchèse dans notre monde matérialisé ! Il y a urgence de solidarité et urgence d’amour vrai ! Pour réaliser ces tâches, il faut des collaborateurs qui en veulent. Es-tu prêt à suivre le Christ ? Es-tu prête à te mettre au service du Christ ?

Suivre le Christ, c’est aller au besoin jusqu’au don de sa vie (sacerdoce, religieux, religieuses, diacres, personnes consacrées… ). Suivre le Christ, pour une famille, c’est surmonter ses souffrances et vivre dans la foi.

  » Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » (v61) Si celui qui conduit une charrue pour tracer un sillon détourne la vue du travail qui est devant lui, et regarde en arrière (v62a), dit Jésus, la charrue déviera infailliblement et il ne fera rien de bon. Le service du royaume de Dieu exige tout,  tout de suite ! (v62b)

Qu’est-ce qui est prioritaire pour toi ? Ton échelle des valeurs ? L’essentiel d’abord ?

Médite ces paroles de l’apôtre Paul : « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Tenez donc ferme et ne vous remettez pas de nouveau sous le joug de la servitude. »(Ga 5,1)

 Dessin 1 : En route vers Jérusalem, Jésus interpella un  homme en lui disant : « Suis-moi ! » Mais celui-ci lui demanda un délai (v59).

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Suivre Jésus, c’est se laisser conduire par lui là où il veut nous mener et où ne serions pas allés de nous-mêmes. Rencontrer Jésus est une expérience personnelle. Jésus ouvre ses bras et attend que tu viennes à Lui. Il est à ton écoute et attend ton  appel.

Prière adressée à Jésus

Seigneur Jésus, je désire vraiment te connaître . 

Je ne sais pas comment tu peux agir et te révéler, mais viens dans ma vie.

Montres-moi que tu existes.

Je veux te faire confiance pour la suite de ma vie.

Amen.

 Dessine 2 : Un autre homme dit à Jésus  : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » (verset 61)

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« Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas fait pour le royaume de Dieu.«  (verset 62). Le service du Royaume de Dieu exige beaucoup et tout de suite. Les trois personnes  mentionnées dans cet extrait de l’évangile de Luc invoquent toutes sortes de raisons pour remettre à plus tard. Il y a plein de croyants qui voudraient  dire oui à Dieu… mais après les affaires, l’argent, le prestige. Plus tard, s’il reste du temps !

Pour suivre Jésus, nous devons accepter le mystère de la croix dans la vie du Seigneur et dans notre vie : « Si quelqu’un veut être mon disciple, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. » 

Nous n’avons pas besoin de chercher bien loin pour trouver notre croix. Si nous vivons avec amour, elle fera partie de notre vie. Nous ne pouvons avoir aucun projet  sérieux, sans être prêts à en payer le prix, à sacrifier quelque chose pour y arriver.

Par exemple : si nous acceptons de nous engager dans une relation d’amour, d’avoir des enfants, de poursuivre un projet d’études et de carrière… cela demandera des sacrifices, il y aura un prix à payer, la croix fera partie de notre engagement. 

 Dieu conteste nos priorités.

« Laisse-moi d’abord enterrer mon père….  » (v59) « Laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison… » (v61)  » Ce sont des demandes très légitimes… mais elles risquent de mettre Dieu de côté maintenant. D’abord mes affaires personnelles puis, ensuite, les affaires de Dieu. D’abord mes vacances ensuite je retrouverai Dieu… Le dimanche, je vais d’abord me reposer, faire mon entraînement, visiter les amis, me consacrer à la famille et après… s’il reste du temps, j’irai à la messe.

Je te suivrai où que tu ailles, mais tu dois attendre. Je dois finir mon travail, compléter mes plans. C’est facile de dire: « Je le ferai plus tard ». Le problème est que plus tard n’arrive jamais.

Dessin 3 : Suivre Jésus, c’est du sérieux et cela ne se fait pas à la légère. Faire route avec Jésus, c’est être prêt à aller toujours plus loin, toujours plus en avant, quitte à renoncer à ce qui était acquis. À la suite de Jésus, ta vie peut à nouveau s’ouvrir, retrouver un sens. Si tu entends son appel et que tu choisis de le suivre, Jésus peut te redonner une raison de vivre.

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« Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas fait pour le royaume de Dieu. » (verset 62) -  Suivre Jésus,  c’est travailler avec lui à l’annonce du Royaume de Dieu. Cela demande une attention et un engagement constants. Suivre Jésus, c’est se donner une ligne de conduite et la garder, l’avoir toujours en ligne de mire, lui, pour ne pas dévier du chemin.

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Liens externes

◊ Méditation → Tout laisser pour suivre Jésus

◊ liturgie de la Parole avec des enfants : cliquez ici →   La liberté d’accueillir Jésus ou non

◊ Fiche de liturgie pour le treizième dimanche ordinaire, année C →   Jésus repris avec courage la route de Jérusalem

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Simon, j’ai quelque chose à te dire ! (Lc 7, 40a)

Posté par diaconos le 13 mai 2010

De l’Évangile de Luc au chapitre sept

36 Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table.

37 Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de parfum.

38 Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum.

39 En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. »

40 Jésus prit la parole : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. »

41 Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante.

42 Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l’aimera davantage ? »

43 Simon répondit : « C’est celui à qui il a remis davantage, il me semble. — Tu as raison », lui dit Jésus.

44 Il se tourna vers la femme, en disant à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré chez toi, et tu ne m’as pas versé d’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux.

45 Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis son entrée, elle n’a pas cessé d’embrasser mes pieds.

46 Tu ne m’as pas versé de parfum sur la tête ; elle, elle m’a versé un parfum précieux sur les pieds.

47 Je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c’est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. »

48 Puis il s’adressa à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. »

49 Les invités se dirent : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? »

50 Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »

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Simon était un pharisien qui avait des principes religieux très élémentaires. Pour lui, le monde était divisé en deux : les bons et les pécheurs. Les bons sont les personnes qui obéissent strictement à la Loi de Moïse et les pécheurs sont celles qui commettent des fautes contre cette Loi. Selon lui, Dieu aime les bons et pas les pécheurs : il s’écarte d’eux.

Lui, Simon, se considère comme bon car, comme tout pharisien respectueux de la Loi de Moïse, il s’écarte des pécheurs.

En se laissant approcher et toucher par cette pécheresse, Jésus, selon la loi juive, contracte une impureté rituelle, ce qu’il aurait pu éviter s’il était prophète, pensa Simon : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse » (Lc 7, 39b)

Tu peux comprendre la réaction de Simon lorsque cette femme pécheresse entra chez lui pour approcher Jésus.

Jésus s’était allongé comme les autres convives autour de la table, selon la coutume des gens riches. C’est pour cela que la femme arriva par derrière et versa du parfum sur ses pieds.  (verset 38)

Jésus réagit en inventant une petite histoire dans le but de piéger la réflexion de Simon (versets 40 à 42). Simon, en toute logique répondit .  » C’est celui à qui il a remis davantage, il me semble. » (verset 43a)

Et sa réponse l’entraîna à approuver l’attitude miséricordieuse de Jésus à l’égard de cette femme :  « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! » (verset 50)

Ainsi l’amour est-il tout à la fois la conséquence et la cause du pardon de Dieu. Mais Jésus qui éveilla l’amour dans le coeur de cette femme et qui lui pardonna en même temps  ses fautes est plus qu’un prophète : « qui est cet homme qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » (verset 49)

Ce récit nous concerne tous. Quel regard portons-nous sur les autres ? Quelle attention portons-nous à  l’étranger, à l’exclu, au  S.D.F. de notre quartier, au drogué…   ? Efforçons-nous de racheter nos fautes par un plus grand amour de Dieu et des personnes  que nous approchons. Aimons plus pour être pardonnés et goûtons le pardon pour aimer davantage.

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Dessin : Cette femme a mouillés de ses larmes les pieds de Jésus  et les a essuyés avec ses cheveux. (Lc 7, 44b)

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Liens externes

◊  Liturgie de la Parole avec des enfants → Demande de pardon

◊ Fête dans la maison de Simon le pharisien →   Jésus pardonne à la pécheresse

◊  La femme pardonnée → Parfums et larmes – Bible Service

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Tous mangèrent à leur faim ! (Lc 9, 17a)

Posté par diaconos le 5 mai 2010

EXTRAIT DE L’ÉVANGILE SELON LUC AU CHAPITRE NEUF

10 Quand les Apôtres revinrent de la mission que Jésus leur avait confiée, ils lui  racontèrent tout ce qu’ils avaient fait. Alors Jésus, les prenant avec lui, partit à l’écart,  dans un lieu désert, d’une ville appelée Bethsaïda.

11 Mais les foules l’ayant appris, le suivirent. Et les ayant accueillies, Jésus leur parlait du royaume de Dieu, et il guérissait ceux qui avaient besoin de guérison.

12 Le jour commençait à baisser. Les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule, ils pourront aller dans les villages et les fermes des environs pour y loger et trouver de quoi manger : ici nous sommes dans un endroit désert. »

13 Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons… à moins d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce monde. »

14 Il y avait bien cinq mille personnes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante. »

15 Ils obéirent et firent asseoir tout le monde.

16 Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il les bénit, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils distribuent à tout le monde.

17 Tous mangèrent à leur faim, et l’on ramassa les morceaux qui restaient : cela remplit douze paniers.

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

◊  ◊  ◊

Dessin 1 : Dieu invite toujours les foules à s’asseoir à sa table et seul, il peut les nourrir à leur faim.

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 Dessin 2 : Après avoir bénis les cinq pains et les avoir rompus, Jésus  les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à tout le monde.

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Quelle est la cause de la retraite de Jésus et de ses disciples en un lieu désert, à l’écart de la  ville ? (verset 10)

Jésus éprouvait le besoin de s’entretenir en particulier avec ses disciples, et de leur procurer un peu de repos ; et c’est ce que Marc a déclaré expressément dans son évangile : « Jésus  leur dit : Venez, vous seuls, à l’écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. En effet, les allants et venants étaient nombreux, et ils n’avaient pas même le temps de manger. » (Mc 6, 31)

Luc ne nous dit pas comment Jésus se rendit de l’autre côté du lac, ni comment les foules l’y suivirent (verset 11) ; mais Matthieu et Marc nous apprennent que Jésus traversa le lac sur une barque, et que le peuple qui l’entourait, l’ayant vu partir, se hâta de le rejoindre en suivant la rive septentrionale.

Jésus se vit donc frustré du repos qu’il était allé chercher dans la solitude ; mais de tout coeur, il  accueillit cette foule avec sa bienveillance habituelle. Et Il se mit à  parler à ces gens du Règne de Dieu et à guérir parmi eux ceux qui en avaient besoin (verset 11b).

Comme à la messe, le repas que Jésus va offrir à cette foule commence par une « liturgie de la Parole ». La nourriture que Jésus lui offrira dans quelques instants n’est pas destinée seulement à calmer la faim de ces personnes, même si, d’abord, elle joue ce rôle : »L’homme ne vit pas seulement de pain ! » (Lc 4, 4)

Parents et éducateurs ont une mission importante que Dieu leur à confiée : vos enfants ne sont pas que des bouches à nourrir ni que des  intelligences à développer, ils sont aussi des âmes à ouvrir à la dimension spirituelle.

L‘HOMME NE VIT PAS SEULEMENT DE PAIN MAIS DE TOUTE PAROLE QUI SORT DE LA BOUCHE DE DIEU. » (Mt 4, 4)

Ce qui veut dire que le soin de ton ventre ne doit pas être ta première préoccupation. Tu dois travailler pour gagner ta vie  et ton pain  mais tu dois aussi travailler pour gagner ta vie éternelle. Et pour nourrir ton âme à la vie éternelle, il y a les paroles qui sortent de la bouche de Dieu.

L’Ancien et le Nouveau Testament nous enseignent comment Dieu s’est révélé aux hommes et quel est son projet pour l’humanité : « L’homme est appelé à une plénitude de vie qui va bien au-delà de son existence sur terre, puisqu’elle est participation à la vie même de Dieu » (L’Évangile de la vie – Jean Paul II). C’est en écoutant la Parole de Dieu que tu pourras vivre en toute dignité et justice. C’est en observant sa Loi  que tu porteras des fruits de vie et de bonheur  :   » Quiconque la garde vivra. Quiconque l’abandonne mourra » (Ba 4, 1).

Le miracle de la multiplication des pains a été rapporté par les quatre évangélistes. (Matthieu 14, 13-21 ; Marc 6, 30-44 ;  Luc  9, 10-17 et Jean 6, 1-13). Il est le miracle de Jésus qui démontre le mieux son pouvoir absolu sur la nature. Dès le début de l’Église,  on y voyait l’annonce de l’Eucharistie, comme saint Jean l’a souligné dans son évangile (Discours de Jésus sur le Pain de Vie ↔ Jn 6, 22 -59).

Jésus ayant pris  les cinq pains et les deux poissons (le peu de nourriture que possédaient encore ses apôtres ) et après avoir levé les yeux au ciel, il les bénit, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à tout le monde. Ces  mots nous rappellent le rituel liturgique de l’Eucharistie. C’est la même succession des gestes sacrés que fit Jésus le soir du Jeudi Saint et à Emmaüs.

Quand le prêtre,  refait au cours de la messe ces quatre gestes de Jésus, c’est Jésus qui les refait vraiment pour nous et qui se rend présent. L’Eucharistie nous fait rencontrer dans la foi Jésus ressuscité, vainqueur du mal et de la mort. Ce pain rompu et donné, c’est le signe que Dieu a choisi pour être avec nous.

Dessin 3 « Tu es béni, Dieu de l’Univers, toi qui nous donnes ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes. Nous te le présentons : il deviendra le pain de la Vie ! »

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Cette prière enracine le sacrement de l’eucharistie dans la création. Le pain comme le vin sont des dons de Dieu. Ils sont en même temps le fruit du travail des hommes.

Le pain et le vin sont la matière du sacrement. C’est par la prière à l’Esprit Saint, suivie par les paroles de la consécration, que la substance du pain et du vin se transforme en la substance du corps et du sang du Christ : « Sanctifie ces offrandes par ton Esprit pour qu’elles deviennent le corps et le sang de ton Fils, Jésus Christ, notre Seigneur, qui nous a dit de célébrer ce mystère.  » (Paroles de la consécration)

Communier, c’est donc recevoir le plus grand don, Dieu lui-même qui se donne en nourriture, pour nous donner à notre tour dans notre milieu de vie.

Archives à consulter → Cliquez sur les titres ci-dessous…

Fête du Saint Sacrement (Fête-Dieu)

“Prenez, ceci est mon corps, ceci est mon sang, répandu pour la multitude” (Mc 14, 12-26)

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 Liens externes

◊ Tous mangèrent à leur faim… : cliquez ici → La multiplication des pains

◊  Jésus nourrit cinq mille personnes : cliquez ici → Le miracle que fit Jésus

◊  Le sacrement de l’Eucharistie : cliquez ici → Corps et Sang du Seigneur

◊  Jésus est le Pain de Vie descendu du ciel : cliquez ici → 5 pains et 2 poissons »

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