Soyez miséricordieux comme le Père

Posté par diaconos le 25 mars 2019

Auteur  Père Marie Landry Bivina

L’image contient peut-être : une personne ou plus et plein air  «Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre. À celui qui te prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique.

Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.

Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu’on vous rendra, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent.

»Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu très-haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés.

Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et vous recevrez: une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous». «Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux» (Lc 6,27-38)

Enseignement

Aujourd’hui, nous entendons les paroles du Seigneur qui nous invitent à vivre la charité en toute sa plénitude comme l’a fait Lui-même. («Père, pardonne-leur: ils ne savent pas ce qu’ils font») (Lc 23,34). C’est le modèle qu’ont suivi nos frères qui nous ont précédé dans la gloire du Ciel, le modèle de tous les saints. Ils ont essayé de vivre la charité dans la perfection de l’amour, en suivant les conseils du Christ: «Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait» (Mt 5,48).

La charité nous amène à aimer, en premier lieu, ceux qui nous aiment, puisqu’il n’est pas possible de vivre à fond les paroles de l’Évangile si nous n’aimons pas vraiment ceux qui nous entourent. Et, par la suite, le nouveau commandement que nous a donné le Christ nous fait monter à un niveau plus haut de perfection dans la pratique de la charité, et Il nous encourage à ouvrir nos cœurs à tous les hommes, même ceux qui ne sont pas des nôtres ou qui veulent nous blesser et nous offenser d’une quelconque manière.

Jésus nous demande d’avoir un cœur comme le Sien, comme celui du Père : «Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux» (Lc 6,36), son Cœur n’a pas des frontières et accueille tous les hommes, Il nous conduit à pardonner et à prier pour nos ennemis. Cela dit, comme l’affirme le Catéchisme, «l’observance du commandement de Dieu est impossible s’il s’agit d’imiter le modèle divin de l’extérieur. Il s’agit d’une participation vitale qui doit naître du cœur, dans la sainteté, dans la miséricorde et dans l’amour de Dieu».

Le Bienheureux Newman écrivait : «Oh Jésus! Aide-moi à répandre ton parfum où que j’aille. Remplis mon âme de ton esprit et de ta vie. Pénètre dans mon être, et devient le maître de mon cœur à tel point que ma vie soit le reflet de la tienne (…). Que chacune des âmes que je rencontre puisse sentir ta présence en moi. Que ce soit Toi qu’ils voient en moi et non moi-même». Nous pourrons aimer, pardonner et étreindre tous nos frères uniquement si notre cœur est rempli d’amour pour le Christ.

Contact → Père Marie Landry Bivina

Compléments

◊ Ce sont nos actes qui renouvellent l’amour : cliquez ici pour lire l’article → Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent. (Mt 5,44)

◊ La miséricorde divine, espérance pour le monde  : cliquez ici pour lire l’article →  Soyez miséricordieux comme le Père

◊ À télécharger (Tout peu être modifier pour vos célébrations) : cliquez ici →   Livret pour la liturgie du baptême d’un enfant

Liens externes

◊ Idées-Caté.com : cliquez ici pour lire l’article → AIMEZ VOS ENNEMIS !

◊ Tout pour la gloire de Dieu : cliquez ici pour lire l’article →  Trois manières de prier pour nos ennemis

Vidéo par le père Cédric Burgun

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Être miséricordieux comme le Père par le père Cédric Burgun

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Vous avez de la valeur et êtes aimé(e) de Dieu, ne l’oubliez jamais !

Posté par diaconos le 14 mars 2019

Vous avez de la valeur et êtes aimé(e) de Dieu, ne l’oubliez jamais !
 Vous avez de la valeur et êtes aimé(e) de Dieu, ne     l’oubliez jamais !

Auteur  Guillaume Anjou

Il arrive que des évènements, des échecs, des paroles ou des jugements négatifs nous fassent oublier que nous avons de la valeur et que Dieu nous aime.

Quoi que les gens puissent penser ou dire de vous, et quoi qu’il puisse se passer, souvenez-vous toujours de cela, vous êtes précieux(se) et aimé(e) de Dieu.

Celui qui a fait les étoiles, les galaxies, la terre, les cieux et toute leur splendeur, le créateur de l’univers, vous a créé(e) comme le couronnement de toute sa création. Vous avez été façonné(e) dans le creux de ses mains !

Récemment en France, une vieille dame a fait expertiser un tableau qui était accroché depuis des années au mur de son salon. Comme il était ancien, elle se disait qu’il avait peut-être de la valeur, mais comment le savoir puisque ce tableau n’était pas signé… L’expertise révéla qu’il était l’œuvre de deux frères très célèbres qui ne signaient jamais leurs toiles ! Le tableau s’est vendu 3 millions d’euros.

Vous avez été créé(e) par le plus grand artiste de tout l’univers, Dieu lui-même. Vous êtes un chef-d’œuvre unique à la valeur inestimable. “Mon corps n’était point caché devant toi, lorsque j’ai été fait dans un lieu secret, tissé dans les profondeurs de la terre.” (Ps 139, 15) Vous n’êtes pas une erreur, un accident ou une émanation hasardeuse de la nature. Loin de là ! Dieu pensait à vous et vous connaissait même avant de vous former dans le ventre de votre mère. Il vous a désiré(e) et voulu(e) tel(le) que vous êtes, unique et précieux(se) au milieu d’une multitude.

“Avant que je t’eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais.” (Jr 1, 5) S’il vous arrive d’en doutez, sachez que Dieu vous a laissé une preuve de son amour ; la mort de son fils unique et bien-aimé, Jésus. “Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.” (Rm 5, 8)

Dieu n’a pas attendu que vous agissiez bien pour vous prouver son amour, il l’a fait alors que “nous étions encore des pécheurs“. Vous n’êtes pas aimé(e) en fonction de ce que vous faites mais en raison de qui vous êtes. “Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse.” (Ps 139.14) J’avais à cœur de vous rappeler aujourd’hui que vous êtes précieux(se) et aimé(e) de Dieu. Je vous invite à prendre un moment aujourd’hui pour louer Dieu pour qui vous êtes et pour son amour à votre égard.

Compléments

Mon corps, pro­pre­ment : ma force, ce qui donne au corps sa consis­tance, ce qui en fait un corps. Dans les lieux profonds de la terre : ex­pres­sion employée  ici poé­ti­que­ment, pour dé­si­gner, par com­pa­rai­son, le sein ma­ter­nel, où s’é­la­bore mys­té­rieu­se­ment la vie hu­maine, comme ja­dis s’é­la­bora, dans le sein de la terre elle-même, la vie or­ga­nique d’où pro­cède notre race. La même ana­lo­gie est in­di­quée en Job 1,21.

Le mi­nis­tère du pro­phète a une ori­gine di­vine et éter­nelle. L’é­lec­tion de Jé­ré­mie com­prend trois actes di­vins qui ont pré­cédé sa nais­sance.

  1. Il a été connu : Dieu connaît toutes ses créa­tures de toute éter­nité sans doute ; mais il dis­cerne d’a­vance avec amour ceux qui se­ront ses fi­dèles (Rm 8, 29-30)
  2. Il a été consacré, ou sanc­ti­fié ; mis à part dans le conseil de Dieu en vue d’un mi­nis­tère spé­cial.
  3. Il a été établi : Dieu l’a re­vêtu d’a­vance des pou­voirs né­ces­saires pour rem­plir une pa­reille charge.

Ce pas­sage pré­sente une ana­lo­gie frap­pante avec (Ga 1, 15 ; Rm 1, 1), où Paul rap­pelle sa vo­ca­tion à l’a­pos­to­lat. Il y a donc, en dedans de la vo­ca­tion générale des fi­dèles au sa­lut (Rm 8,29-30 ),  les vo­ca­tions à des mi­nis­tères par­ti­cu­liers (Ésaïe, Jé­ré­mie, Paul).

Prophète des nations, et non pas seule­ment de Juda. Jé­hova étant le Dieu de toute la terre, les pro­phètes de Jé­hova se sen­taient char­gés d’une mis­sion uni­ver­selle. La der­nière par­tie du livre de Jé­ré­mie (cha­pitres 46 à 51) concerne en ef­fet les na­tions païennes qui en­vi­ron­naient Israël.

 Les ver­sets (Rm 29, 30 et suivants) in­diquent la rai­son pour la­quelle toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, (verset 28) pour la­quelle, en d’autres termes, leur sa­lut éter­nel est as­suré : c’est que Dieu les a pré connus et prédestinés à ressembler  à son Fils glo­ri­fié.

Pour Dieu, pré connaître, ce n’est pas sim­ple­ment pré­voir, dans une pres­cience toute pas­sive L’i­dée de pres­cience n’é­puise pas la no­tion de pré connaître. Ce que Dieu connaît à l’a­vance existe déjà pour lui.

Les ver­sets 29 et 30 in­diquent la rai­son pour la­quelle toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, pour la­quelle leur sa­lut éter­nel est as­suré : c’est que Dieu les a pré-connus et prédestinés à res­sem­bler à son Fils glo­ri­fié. Pour Dieu, pré connaître, ce n’est pas sim­ple­ment pré­voir, dans une pres­cience toute pas­sive L’i­dée de pres­cience n’é­puise pas la no­tion de pré connaître. Ce que Dieu connaît à l’a­vance existe déjà pour lui.

Dans le lan­gage de l’Écri­ture, la connais­sance que Dieu a d’un être im­plique tou­jours une idée d’ap­pro­ba­tion, de fa­veur, d’a­mour ; c’est comme ob­jets de son amour que Dieu connaît les hommes (Mt 7, 23 ; Mt 11, 27 ; Jn 10, 14 ; Jn 10, 15 ; 1 Co 2, 9 ; 1 Co 13, 12 ; Ga 4, 9). Pré connaître im­plique donc l’é­lec­tion par grâce (com­pa­rez 11.2) Aussi n’est il dit nulle part que Dieu ait pré­ connu les mé­chants, ni qu’il ait formé un des­sein de ré­pro­ba­tion.

Dans le lan­gage de l’Écri­ture, la connais­sance que Dieu a d’un être im­plique tou­jours une idée d’ap­pro­ba­tion, de fa­veur, d’a­mour ; c’est comme ob­jets de son amour que Dieu connaît les hommes (Matthieu 7.23 ; Matthieu 11.27 ; Jean 10.14 ; Jean 10.15 ; 1 Corinthiens 2.9 ; 1 Corinthiens 13.12 ; Galates 4.9). Pré connaître im­plique donc l’é­lec­tion par grâce  Aussi n’est il dit nulle part que Dieu ait pré ­connu les mé­chants, ni qu’il ait formé un des­sein de ré­pro­ba­tion.

◊ Cliquez ici pour lire l’article →  Dieu aime tous ses enfants.

◊ La grâce de Dieu transforme en bien même l’erreur et le péché : Cliquez ici → Jésus ressuscité est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres

◊ Cliquez ici pour lire l’article → Dieu est amour, miséricorde et justice

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◊ Question biblique  : cliquez ici pour lire l’article → Dieu vous aime, et Il le prouve

Dieu Vous Aime

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L’Agneau sans défenses

Posté par diaconos le 11 mars 2019

Auteur  Paul Calzada

Résultat de recherche d'images pour "L'Agneau sans défenses" « L’agneau immolé est digne de recevoir la louange, l’honneur, la gloire et la force, aux siècles des siècles. » (Ap 5, 13)  Voici la figure la plus emblématique de Jésus, celle de l’agneau. Dans la Bible, l’agneau est un être sans défense, voué aux sacrifices, comme nous le voyons dans l’Ancienne Alliance : deux agneaux âgés d’un an, sans défaut, devaient être offerts chaque jour en holocauste continuel, deux également le jour du sabbat, sept au commencement des mois, et pareillement lors de toutes les fêtes de l’Éternel. Pour la fête des tabernacles, quatorze agneaux étaient présentés chaque jour, pendant sept jours, et sept agneaux le huitième jour.

L’image du Sauveur sacrifié, nous est présentée comme celle d’un agneau par le prophète Esaïe : « Il a été maltraité et opprimé, et il n’a pas ouvert sa bouche. Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie…«  (Is 53, 7).

Dans le Nouveau Testament, Jésus est clairement présenté, par Jean-Baptiste, comme l’agneau de Dieu : « Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jn 1, 29). Pierre l’appelle : « l’agneau sans défaut et sans tache », dont le sang précieux nous a rachetés de notre vaine manière de vivre (1 P 1, 19)  L’apôtre Jean, dans le livre de l’Apocalypse, le voit comme un agneau immolé au milieu du trône, devant qui les vingt-quatre vieillards se prosternent(Ap 5, 6.14).

Cette image est très significative. En effet, la puissance et l’autorité de cet agneau, résident dans son sacrifice. Son règne n’est pas basé sur la force, la violence, mais sur l’abaissement et l’humiliation. Voilà pourquoi les myriades de myriades d’anges l’adorent (Ap 5, 13). Nous voulons à notre tour lui adresser cette même louange.

À l’opposé de Jésus, lequel exerce l’autorité sur la base d’un esprit de sacrifice, dans l’Apocalypse, nous voyons un être maléfique ressembler à un agneau, mais son langage est celui d’un dragon : « Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau; et qui parlait comme un dragon » (Ap 13, 11). Ce faux agneau symbolise le diable. Il cherche toujours à se déguiser en ange de lumière, mais ce qui le trahit, c’est son langage. Son message est empreint de séduction, de crainte, de légalisme, de violence.

Jésus, l’agneau parfait, nous invite à le suivre sur le chemin de la mort à nous-mêmes, sur le chemin du renoncement, sur la voie de l’humilité, c’est sur ces sentiers que nous découvrirons la vraie puissance et que nous exercerons une saine autorité.

Ma prière en ce jour :
Seigneur, à ton exemple, je veux que mon langage colle à ce caractère doux et paisible qui est le tien. Que l’esprit de l’Agneau de Dieu remplisse mon cœur, afin que ta force et ton autorité, empreintes de ton caractère doux et paisible, soient vues en moi.

Paul Calzada
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Compléments

Toute la créa­tion at­tend avec un ar­dent dé­sir d’être dé­li­vrée de la ser­vi­tude de la cor­rup­tion. Loin de pro­tes­ter contre ce châ­ti­ment im­mé­rité, le ser­vi­teur l’accepte et le su­bit en si­lence. Il y a un contraste in­ten­tion­nel entre la bru­ta­lité de ses per­sé­cu­teurs et la dou­ceur dont il fait preuve. Deux images servent à peindre sa pa­tience : celle d’un agneau qu’on im­mole, comme l’a­gneau pas­cal, et celle d’une bre­bis sous la main des ton­deurs. Le Nou­veau Tes­ta­ment re­vient fré­quem­ment à ce type de l’agneau de Dieu (Jn 1, 29 ; 1 P 18-19 ; 1 P 2, 23).

Au mo­ment de rap­por­ter un se­cond té­moi­gnage que le Pré­cur­seur ren­dit en pré­sence de ses dis­ciples, Jean en marqua le temps pré­cis : le lendemain. Le souvenir de ces trois jour­nées consé­cu­tives resta in­ef­fa­çable dans le cœur de Jean, car ce furent les jours de sa pre­mière ren­contre avec Jé­sus et, par là même, de sa nais­sance à la foi et à une vie nou­velle.

Jean vit Jésus qui vint à lui, non point pour être bap­tisé, le bap­tême a eu lieu ; mais bien, comme nous l’ap­pritla suite de ce cha­pitre, pour cher­cher et trou­ver parmi les dis­ciples de Jean ses pre­miers dis­ciples. Jean ne dit pas d’où il vint : il re­ve­nait pro­ba­ble­ment du dé­sert et de sa pre­mière lutte avec la puis­sance des té­nèbres

  Isaïe avait an­noncé le ser­vi­teur de l’Éter­nel comme un agneau qu’on mène à la bou­che­rie, une bre­bis muette de­vant ceux qui la tondent ; et tous les écrivains du Nou­veau Tes­ta­ment appliquèrent cette pro­phé­tie au Sau­veur, comme le firent, avant eux, plu­sieurs in­ter­prètes juifs. En ajou­tant que c’est là l’Agneau de Dieu,  Jean fit com­prendre que ce n’était pas l’­homme qui s’est donné un Sau­veur mais qu’il lui vint de la mi­sé­ri­corde éter­nelle de Dieu.

Cette idée de l’a­gneau pas­cal n’est pas étran­gère au Nou­veau Tes­ta­ment. Le péché ex­prime la ma­la­die mo­rale et la culpa­bi­lité de l’­homme, dans son ensemble, dans son unité réelle et pro­fonde (Jn 8, 21 ; Rm 6, 1)

« Les deux au milieu »  ex­pri­me l’i­dée que l’a­gneau était le centre de tout le ta­bleau. « Au milieu du trône » si­gni­fie­rait alors dans le demi-cercle formé par le trône.L’Agneau est l’i­mage du Sau­veur, comme em­blème de dou­ceur, d’in­no­cence. Les sept cornes (Hé­noch 90, 37) sont l’i­mage de la force, les sept yeux celle de la vi­gi­lance et de la toute science. Ceux-ci sont dé­si­gnés comme les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre (Codex Sinaiticus, Q).

La seconde bête et ses rapports avec la première : Jean la vit monter de la terre ; elle a deux cornes, comme un agneau, son langage est celui du dragon. Elle exerce l’autorité de la première bête sous ses yeux (11, 12a).

Son action sur les hommes : elle les amène tous à adorer la première bête dont la blessure mortelle fut guérie. Elle les séduisit par les prodiges qu’elle opéra, elle le leur persuada de faire de la bête une image qu’elle fit parler ; et elle ordonna la mort de tous ceux qui n’adorent pas cette image (12b-18).

La marque et le nombre de la bête : elle amena les hommes de toute condition à prendre une marque, sans laquelle ils ne pourraient faire aucune transaction commerciale. Cette marque est le chiffre du nom de la bête. Que celui qui a de l’intelligence soit invité à le calculer.

◊ Cliquez ici pour lire l’article →   Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde !

◊  Cliquez ici pour lire l’article →  Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir (Jr 11, 18-20)

Liens externes

◊ Jésus, l’agneau parfait   Cliquez ici pour lire l’article → Que signifie le fait que Jésus est l’Agneau de Dieu

Jésus de Nazareth – L’ Agneau de Dieu

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Faire l’autruche

Posté par diaconos le 1 mars 2019

Faire l’autruche

Auteur : Paul Calzada

L’expression "faire l’autruche", signifiant fuir la réalité, se voiler la face, vient d’une idée fausse qui consiste à dire que l’autruche se cache la tête dans le sable lorsqu’elle a peur

L’expression « faire l’autruche », signifiant fuir la réalité, se voiler la face, vient d’une idée fausse qui consiste à dire que l’autruche se cache la tête dans le sable lorsqu’elle a peur.

« Je suis devenu … le compagnon des autruches » (Jb 30,29).

Comparant son épreuve à un horrible désert, Job se dit être le compagnon de cet animal, vivant dans les déserts, et les lieux arides. L’espèce qui vivait dans les déserts de Judée est mentionnée par divers auteurs bibliques  (Is 13,21 ; Is 43,20).  Cette espèce a disparue, elle était proche de l’espèce africaine. A l’état sauvage, l’autruche vit dans un environnement difficile.

Parfois, le croyant est amené à connaître des périodes de solitude, d’épreuves, de tribulations, comme ce fut le cas pour Job. Dans ce cas, le désert peut être un lieu où Dieu nous parle. C’est ce qu’a expérimenté Job. Le prophète Osée confirme cette réalité : « C’est pourquoi voici, je veux l’attirer et la conduire au désert, et je parlerai à son cœur » (Os 2,16).

Source de l’image → C.Kinou – Eklablog

L’expression « faire l’autruche », signifiant fuir la réalité, se voiler la face, vient d’une idée fausse qui consiste à dire que l’autruche se cache la tête dans le sable lorsqu’elle a peur. En fait, elle a souvent sa tête près du sol car elle est à la recherche de nourriture ou bien parce qu’elle arrange ses œufs placés dans une cavité creusée dans le sable. D’ailleurs, il n’y a pas beaucoup de prédateurs capables de courir plus vite qu’elle : « Quand elle prend sa course elle se rit du cheval et de son cavalier » (Jb 39,21).

Il peut nous arriver, comme c’est le cas pour l’autruche, d’être injustement jugés. L’apôtre Paul a connu cela : « Car, dit-on, ses lettres sont sévères et fortes ; mais, présent… il est faible, et sa parole est méprisable » (2 Co 10,10). Jésus lui-même n’a-t-il pas été mal jugé ?

Comme l’autruche se rit de ceux qui veulent la détruire, poursuivons notre course ici-bas, sans nous laisser arrêter par les critiques, les quolibets des moqueurs, et la médisance de certains.

La description que nous avons de l’autruche dans le livre de Job, n’est pas très élogieuse, elle est décrite comme ayant une belle apparence : « L’aile de l’autruche s’agite joyeuse ; Est-ce l’aile et le duvet de la cigogne ? » (Jb 39,16), et il ajoute : « Dieu lui a refusé la sagesse » (Jb 39,20) 

D’autre part : « Elle abandonne ses œufs et se soucie peu de ses petits » (Jb 39,17.) Un tel tableau n’est pas de nature à nous la rendre sympathique. Ajoutez-y qu’elle appartient à la catégorie des animaux impurs (Lv 11,16), et vous conviendrez qu’elle pourrait inspirer du rejet. Pourtant elle est une création de Dieu.

Cela ne nous rappelle-t-il pas notre propre condition de pécheurs, d’impurs aux yeux de Dieu, d’hypocrites soignant avant tout l’apparence… ? Mais voici que Dieu nous aime, et veut nous sauver de nos péchés par le sacrifice de Jésus.

Ma prière en ce jour :
Seigneur, merci d’être avec moi dans mon désert, et de parler à mon cœur. Donne-moi ta sagesse et ton intelligence. Amen !

Paul Calzada

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Compléments

Les cieux et la terre furent pris à té­moin du pé­ché d’Israël (Is 1,2) et s’en furent comme épou­van­tés (Jr 2,12-13). Ils durent se réjouir  avec le peuple éternel par­donné et pu­ri­fié. Il y a ici une per­son­ni­fi­ca­tion poé­tique de la na­ture. Mais cette forme re­pose sur une réa­lité. L’­homme étant le roi de la créa­tion, tout l’u­ni­vers doit par­ti­ci­per avec lui au sa­lut. Le monde mo­ral et le monde ex­té­rieur forment une unité.

Le peuple était bien  ré­ta­bli dans sa terre, un chan­ge­ment mer­veilleux s’o­péra : jus­qu’a­lors il partagea son culte entre Yahvé et Baal, don­nant même par­fois au pre­mier par une étrange confu­sion le nom du se­cond, qui si­gni­fie Maître ou Seigneur.

Dès lors,  Israël n’em­ploya plus ce nom de Baal dans ce sens of­fen­sant pour Yahvé ; il ne l’em­ploya pas même dans un sens plus in­no­cent pour dire à Dieu : mon maître, tant il eut hor­reur de ce mot et de toutes les pro­fa­na­tions qu’il rap­pela. L’a­mour de la na­tion élue pour son Dieu fut tel qu’elle n’eut plus pour lui le sen­ti­ment d’une ser­vante pour son maître, mais ce­lui d’une épouse pour son mari..

Job re­vint avec com­plai­sance à la des­crip­tion de la confiance qu’on avait en lui et des hon­neurs qu’on lui ren­dait (Jb 39,21). L’autruche est or­di­nai­re­ment ap­pe­lée d’un nom qui veut dire la fille de la solitude (Jb 30,29). Ici elle porte un nom poé­tique si­gni­fiant les lamentations, les cris plaintifs (Mi 1,8).

Est-ce l’aile et le duvet de la cigogne ?  Pour com­prendre ceci  ; en hé­breu la ci­gogne s’ap­pelle la pieuse, à cause de la sol­li­ci­tude avec la­quelle elle s’oc­cupe de son nid et de ses pe­tits. Voilà des ailes, noires et blanches les unes et les autres, qui s’a­gitent joyeusement ; voilà deux oiseaux ex­té­rieu­re­ment as­sez pa­reils l’un à l’autre.

Et pour­tant, quelle dif­fé­rence de ca­rac­tère ! Sous la ma­tière, il y a une âme tout autre. Et cette âme, d’où vient-elle ?  » Dieu lui a refusé la sagesse, Il ne lui a pas départi d’intelligence. » (Jb 39,20)  L’autruche est connue pour sa vo­ra­cité, qui lui fait ava­ler même des pierres et des mor­ceaux de mé­tal ; c’est un ani­mal hy­bride, à la fois mar­chant et vo­lant.

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 ◊ Homélie pour le cinquième dimanche de l’année C → Purifie-moi et envoie-moi. (Lc 5, 1-11)

◊ Lectures de la messe du 10 février 2019 : cliquez ici → Cinquième dimanche du temps ordinaire, année C

Lien externes

◊ Sainte Apolline est fêtée le 9 février : cliquez ici → Histoire de Sainte Apolline 

les animaux purs et impurs

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