Dieu se tient à notre porte et il frappe

Posté par diaconos le 6 mars 2017

 Dieu se tient à notre porte et il frappe dans Ancien testament Abraham_1Abraham vécut en Chaldée, milieu le plus cultivé de l’histoire du monde, où furent établis les plus anciens tribunaux et parlements connus des historiens, où s’élaborèrent les première législations sociales, où l »agriculture arriva au plus haut degré de technicité jamais atteint jusqu’alors. Un jour le Seigneur dit à Abraham  : Va-t’en de ton pays, de ta famille et de la maison de ton père, au pays que je te montrerai ; et je ferai de toi une grande nation ; je te bénirai et je rendrai grand ton nom. Tu seras une bénédiction. (Genèse 12, 1-2)

Source de l »image →      Les temps bibliques – Terre d’israel

Dieu commença ainsi  l’œuvre du sa­lut, en choi­sis­sant Abra­ham pour de­ve­nir le père de son peuple. Abraham partit comme de nombreux migrants de notre époque, sans savoir ni où, ni comment sa vie finira.  À l’appel du Seigneur, Abraham rompit avec ses liens familiaux, avec sa culture, sa religion, son terroir, pour partir à l’aventure, confiant dans la promesse du Seigneur :  » Je ferai de toi une grande nation »

Abraham inaugura la nou­velle ère de la foi ; il  mé­rita d’être ap­pelé le père des croyants : « Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu : il partit vers un pays qu’il devait recevoir en héritage, et il partit sans savoir où il allait.  » Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré dans la Terre promise, comme en terre étrangère ; il vivait sous la tente, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers de la même promesse. (He 11, 8-9)

Il  vécut comme étran­ger dans le pays que le Seigneur  lui avait pro­mis, at­ten­dant pa­tiem­ment l’ac­com­plis­se­ment de cette pro­messe (Gen 12.10 à 14.24). Il attendit long­temps la pos­té­rité que dut pos­sé­der ce pays pro­mis (cha­pitres 15 à 21). En­fin, l’é­preuve su­prême : il consentit à sa­cri­fier son fils unique, l’­hé­ri­tier de toutes les pro­messes que Dieu lui fit. (cha­pitre 22).

Sa foi le mit au service du plan de Dieu : le salut pour tous :  » Car en toi, seront bénies toutes les familles de la terre »  Gn 12, 3c) Au commencement de notre foi, Dieu peut nous appeler. L’écouterons-nous ? Seigneur que me dis-tu aujourd’hui ?  Suis-je prêt à suivre ce que tu veux me dire ? Quel souci avons-nous d’éduquer et d’approfondir notre foi (conférences de Carême, lectures, retraites, partages évangéliques en équipe, aides aux démunis) ? Sommes-nous prêts à prendre des risques pour vivre selon notre foi ? À nous arracher à certaines habitudes pour rejoindre Dieu ?

Le croyant est celui qui répond à Dieu. Quelle est ma réponse à ses invitations ? Dieu se tient à notre porte et il frappe. Nous pouvons ouvrir notre porte et l »accueillir ou refuser. Dieu respecte notre liberté car il ne force jamais. Notre vie est-elle une marche en avant, à la recherche de Dieu ?

En résumé, la vie de foi de tout croyant comprend un appel de Dieu à le suivre, une réponse à donner. Soyons attentifs aux signes de Dieu jusqu’à la fin de notre vie.

Compléments

◊   Le père du monothéisme → Abram ou Abraham : le père des croyants

◊  Vocation d’Abraham → Récit de la vocation d’Abraham et son arrivée au pays promis (Gn 12,l-9)

◊ Alliance de Dieu avec les hommes →   Dieu conclut une alliance avec Abraham. (Gn 15, 5-18)

◊  Je te rendrai fécond →  Abraham, le père d’une multitude de nations (Gn 17, 5)

Liens externes

Abraham dressa un autel au Seigneur qui lui était apparu →  Le Seigneur apparut à Abraham

◊ Du site « Idées-Caté » → Abraham quitte son pays – Idées-Caté

◊  KT 42 portail pour le catéchisme →    Abraham

 

Abraham, le père des croyants

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Quarante jours pour grandir en humanité

Posté par diaconos le 1 mars 2017

Premier dimanche du Carême, année A – Références bibliques : Gn 2,9-3, 1-7 ; Ps 51 ; Rom 5, 12-19 ;  Mt 4, 1-11

Résultat de recherche d'images pour "Tentation de Jésus au désert"En ce premier dimanche de Carême, nous sommes confrontés à un récit bien étrange : Jésus après son baptême, fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le démon. Cela se passa juste après le baptême de Jésus. Les évangélistes Marc, Matthieu et Luc ont souligné dans leur évangile, le lien entre la tentation de Jésus et son baptême. Il est historiquement certain que Jésus voulut prendre un temps de réflexion avant de commencer son ministère. Le désert est le lieu idéal pour cela, c’est un lieu de silence et de solitude.

Source de l’image →  le Carême – KT42 portail pour le caté

En entrant dans le désert, Jésus a agit comme ses ancêtres Abraham, Moïse, Élie. Il revit la marche errante de son peuple en recherche d’une terre promise. Notre monde ressemble au désert car il est très souvent vide de l’essentiel. Durant ce Carême, nous tenterons de nous dépouiller de tout ce qui nous encombre. Nous marcherons, habités par l’Amour qui a pour chemin la justice.

En marchant avec Jésus, , l’Esprit nous aidera à redécouvrir la parole de Dieu, parole purifiée de tout mensonge, de toute volonté de pouvoir et de toute idolâtrie. Quarante jours pour accueillir Dieu et nous en nourrir,  pour grandir en humanité, en compréhension, en pardon, en fraternité, en solidarité.

Il y a une différence énorme entre autorité et pouvoir. Ainsi, au cours de son ministère, Jésus parla et agit avec autorité. Il refusa tout pouvoir : « Il enseignait en homme qui a autorité » (Mt 7, 29).

Chacune des tentations rapportées par Matthieu, poussa Jésus à s’isoler, à ne vivre que pour lui-même comme le font certaines personnes qui détiennent le pouvoir.

Premier exemple : le démon invite Jésus a changer des pierres en pain pour apaiser sa faim.

Deuxième exemple : le démon invite Jésus à se jeter du haut du temple pour forcer Dieu à lui venir en aide, autrement dit : utiliser Dieu à son profit !

Difficile à croire à tout cela non ? En fait, il s’agit d’un récit symbolique, une histoire pour nous faire comprendre à quel point Jésus était fidèle à Dieu, son père. Et si Matthieu, dans son récit insiste sur quarante jours et quarante nuits, c »est pour souligner qu »avant de commencer sa vie publique, Jésus voulut prendre le temps de se remémorer la longue marche dans le désert des Hébreux du pays d’Égypte vers la terre promise. Marche qui dura quarante ans, qui leur a  permis de se forger une totale confiance en Dieu, qui sous la conduite de Moïse, les libéra de l’esclavage. (Dt 8, 2)

Eh bien, les mêmes tentations nous guettent régulièrement. Mais c’est la tentation du pouvoir qui est la plus dangereuse, pouvoir que nous sommes invités par le démon à exercer sur notre propre existence (drogue, excès en tout genre, suicide) ; mais aussi, que nous sommes invités à exercer sur les autres et pourquoi pas sur Dieu lui-même !

Nous sommes tentés de diviniser toutes sortes de choses. Tout ce qui tend de prendre la place de Dieu : l’argent, le confort, le prestige, la domination, le pouvoir, le plaisir, écrasement des plus faibles, notre milieu ou tout simplement telle bagatelle à laquelle nous attachons tant d’importance ! Voilà quelques exemples concrets.

Dieu seul est Dieu ! « Le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur » (Mc 12, 29). « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, à lui seul tu rendras un culte » (Mc 4,10-Dt 6, 13).

Nous croyons connaître le catalogue des tentations. Souvent nous nous laissons piéger et la faute est commise. Comme nous retombons facilement dans les mêmes pièges, nous risquons de nous décourager et de n’avoir plus la force de mener le combat spirituel. Or le Carême qui vient de commencer avec le mercredi des cendres, est justement une occasion pour reprendre ce combat. Jésus nous est donné en exemple : il a triomphé du démon avec l’arme de la Parole de Dieu. Cette Parole est une force pour tous, car elle nous donne des raisons d’espérer, et donc de continuer la lutte.

Cher lecteur, chère lectrice vas-tu profiter de ces quarante jours de Carême pour réfléchir à ce qui est vraiment important et vital pour toi ?

croix diaconaleMichel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊  La messe →  La liturgie du Mercredi des Cendres

◊ Les lectures →  Le premier dimanche du Carême, année A

◊ Animation par des laïcs → A.D.A.L. pour le premier dimanche du carême, année A

 

Liens externes

◊ Premier dimanche du Carême →    Homélie  – Le Carmel en France

◊   Catéchèse →  le carême, les Tentations – KT42 portail

Tentations de Jésus au désert

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Nous sommes les témoins de tout cela avec l’Esprit Saint – (Ac 5, 27-41)

Posté par diaconos le 6 juin 2016

Le grand prêtre ordonna l'arrestation des apôtres et les fit mettre en  prison. (Ac 5, 17-18)

Le grand prêtre ordonna l’arrestation des apôtres et les fit mettre en prison. (Ac 5, 17-18)

Extait du livre des Actes des Apôtres au chapitre cinq

Ayant amené les Apôtres, ils les présentèrent au Conseil suprême, et le grand prêtre les interrogea :

28 « Nous vous avions formellement interdit d’enseigner au nom de celui-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement. Vous voulez donc faire retomber sur nous le sang de cet homme ! »
29 En réponse, Pierre et les Apôtres déclarèrent : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.
30 Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice.
31 C’est lui que Dieu, par sa main droite, a élevé, en faisant de lui le Prince et le Sauveur, pour accorder à Israël la conversion et le pardon des péchés.
32 Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l’Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. »
33 Ceux qui les avaient entendus étaient exaspérés et projetaient de les supprimer.
34 Alors, dans le Conseil suprême, intervint un pharisien nommé Gamaliel, docteur de la Loi, qui était honoré par tout le peuple. Il ordonna de les faire sortir un instant,
35 puis il dit : « Vous, Israélites, prenez garde à ce que vous allez faire à ces gens-là.
36 Il y a un certain temps, se leva Theudas qui prétendait être quelqu’un, et à qui se rallièrent quatre cents hommes environ ; il a été supprimé, et tous ses partisans ont été mis en déroute et réduits à rien.
37 Après lui, à l’époque du recensement, se leva Judas le Galiléen qui a entraîné beaucoup de monde derrière lui. Il a péri lui aussi, et tous ses partisans ont été dispersés.
38 Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis : ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. En effet, si leur résolution ou leur entreprise vient des hommes, elle tombera.
39 Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu. » Les membres du Conseil se laissèrent convaincre ;
40 ils rappelèrent alors les Apôtres et, après les avoir fait fouetter, ils leur interdirent de parler au nom de Jésus, puis ils les relâchèrent.
41 Quant à eux, quittant le Conseil suprême, ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Source des images → Acts of the Apostles, chapter five

Le sanhédrin s’assembla en séance plénière. Des agents envoyés pour chercher les apôtres dans la prison, la trouvèrent vide, et vinrent faire leur rapport, qui causa une vive inquiétude aux sacrificateurs. Pendant la nuit, un ange ouvrit les portes de la prison  et leur commanda d’aller annoncer avec ardeur  dans le temple la Bonne Nouvelle de l’Évangile. Dès le matin, ils se rendirent au Temple et ils se mirent à enseigner. Quelqu’un apporta la nouvelle que les prisonniers enseignaient dans le temple. Le commandant du temple les fit livrer au sanhédrin par crainte du peuple.

Le souverain sacrificateur commença l’interrogatoire. Il rappela aux apôtres la défense qui leur avait été faite d’enseigner au nom de Jésus et les accusa d’exciter le peuple à venger sur les autorités la mort de cet homme. Les membres du Sanhédrin eurent peur.  et le sang de cet homme les obséda ! Ils n’osèrent même pas prononcer son nom  : « Nous vous avions formellement interdit d’enseigner au nom de celui-là. » (Ac 5, 28a) Jésus continuait de leur oser question. C’est que Jésus était toujours là, il se prolongeait en ses apôtres. Aujourd’hui encore, l’Église continue à être jugée par le monde. La majorité des personnes ne reconnaissent pas dans la foi chrétienne la vérité qu’elles recherchent. Sont-elles pour autant abandonnées par Dieu ?

Pierre et ses compagnons  répondirent qu’il fallait  obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Ce Dieu de nos pères qui  ressuscita Jésus, que les chefs crucifièrent. Que Dieu l’éleva à sa droite comme Sauveur, pour procurer à Israël, avec la repentance, le pardon des péchés. Les apôtres témoignèrent, et leur témoignage fut confirmé par le Saint-Esprit que Dieu donne aux personnes qui lui obéissent.

Que dit-leur témoignage ?

La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons. Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut. (Rm 10, 9)

Les paroles des apôtres exaspèrent le sanhédrin, qui délibéra de leur mort. Mais un pharisien, docteur renommé, Gamaliel, qui fut le maître de Paul à Jérusalem pendant quelques années, demanda qu’on les fisse sortir. Puis il engagea le sanhédrin à agir sans précipitation : rappelant les mouvements suscités par Theudas et par Judas le Galiléen, qui s’arrêtèrent d’eux-mêmes après peu de temps, il conseilla de laisser faire les apôtres ; car si leur entreprise était d’inspiration humaine, elle tomberait d’elle-même ; si elle procédait de Dieu, les autorités seraient impuissantes à l’arrêter, et elles  devraient redouter de se trouver en lutte avec Dieu. Le sanhédrin se rangea à son avis. Les apôtres, rappelés, furent battus de verges. Il leur fut défendu de parler au nom de Jésus ; puis ils furent relâchés.

Ces juges iniques ne voulurent pas se donner l'apparence d'avoir mis en jugement les apôtres sans cause ; ils les punirent pour avoir contrevenu à leur défense d'annoncer le nom de Jésus. En poursuivant notre course, nous devons détourner nos regards du monde pour les tenir arrêtés sur Jésus, notre Sauveur, vainqueur avant nous dans la même course, dans le bon combat de la foi, et qui nous conduit à la victoire. C'est pourquoi il est appelé  le chef et le consommateur de la foi. le grand sujet de leur enseignement était de prouver que Jésus était le Christ, le Messie et le Sauveur du monde.

Ces juges iniques ne voulurent pas se donner l’apparence d’avoir mis en jugement les apôtres sans cause ; ils les punirent pour avoir contrevenu à leur défense d’annoncer le nom de Jésus. En poursuivant notre course, nous devons détourner nos regards du monde pour les tenir arrêtés sur Jésus, notre Sauveur, vainqueur avant nous dans la même course, dans le bon combat de la foi, et qui nous conduit à la victoire. C’est pourquoi il est appelé le chef et le consommateur de la foi. le grand sujet de leur enseignement était de prouver que Jésus était le Christ, le Messie et le Sauveur du monde. (Actes des apôtres, chapitre cinq)

Ils se retirèrent heureux d’avoir eu à souffrir pour le nom de Jésus. Ils ne cessèrent d’annoncer que Jésus est bien le Christ.

Compléments

◊ La Parole de Dieu nous fait vivre de la vie d’amour de Dieu →   De ma bouche sort la justice, la parole que rien n’arrête.

◊ Sans le Christ, il n’y  a pas de salut →  C’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste. (Rm 10, 10)

Liens externes

◊ Mais, pendant la nuit, l’ange du Seigneur ouvrit les portes de la cellule… →  Libération des apôtres

◊  Allez enseigner au peuple les paroles de vie  →   Libéré pour témoigner (Actes 5.17-42)

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Miséricordieux comme le Père

Posté par diaconos le 23 février 2016

Soyez miséricordieux comme le Père

Soyez miséricordieux comme le Père

Le pape François a proposé à l’Église de s’ouvrir un peu plus à la miséricorde divine pendant le « Jubilé de la Miséricorde » qui a commencé le 8 décembre 2015, solennité de l’Immaculée Conception et se clôturera le 20 novembre 2016, solennité du Christ Roi de l’univers.

Le logo et la devise pour ce jubilé offrent ensemble une heureuse synthèse de cette année jubilaire de la Miséricorde. La devise miséricordieux comme le Père, tirée de l’évangile selon Luc au chapitre six, nous propose de vivre la miséricorde à l’exemple du Père. Le Père nous demande de ne pas juger ni condamner, mais de pardonner, de donner l’amour et le pardon sans mesure : « Ne portez de jugement contre personne et Dieu ne vous jugera pas non plus ; ne condamnez pas les autres et Dieu ne vous condamnera pas ; pardonnez aux autres et Dieu vous pardonnera. Donnez aux autres et Dieu vous donnera : on versera dans la grande poche de votre vêtement une bonne mesure, bien serrée et secouée, débordante. Dieu mesurera ses dons envers vous avec la mesure même que vous employez pour les autres. » (Lc 6, 37-38)

Le logo, œuvre du père jésuite Marko Rupnik, se présente comme un petit traité de théologie sur le thème de la miséricorde. Jésus charge sur Image_Logo_Misericordeses épaules l’homme égaré, comme un berger prend sur ses épaules la brebis perdue. (Lc 15, 1-7) Le bon pasteur charge sur ses épaules, avec une miséricorde sans limite, l’humanité entière mais, un détail nous interpelle, ses yeux se confondent avec ceux de l’homme. Jésus voit par les yeux de l’homme et ce dernier voit par les yeux de Jésus. Chacun de nous découvre ainsi en Jésus l’humanité telle qu’elle devrait être et, en contemplant dans le regard de Jésus l’amour du Père qui s’y reflète. Nous découvrons aussi la vie éternelle à laquelle nous sommes appelés.

La scène se situe à l’intérieur d’une amande appelée « mandorle » , symbole cher à l’iconographie ancienne et du Moyen-Âge. C’est une figure géométrique dessinée à l’aide de deux cercles. Elle signifie que le Christ Jésus se situe à l’intersection entre le monde des hommes et celui de Dieu. Il est à la fois Dieu et homme. Les trois amandes concentriques, à la couleur progressivement plus claire vers l’extérieur, évoquent le mouvement du Christ sortant l’homme en dehors de la nuit du péché et de la mort à la lumière de la  vie.  La profondeur de la lumière plus foncée évoque l’impénétrabilité de l’amour du Père qui pardonne tout.

Tous les diocèses donnent des détails pratiques pour le jubilé de la miséricorde divine. À titre d’exemple, voici pour le diocèse de Rennes, un lien parmi d’autres, cliquez ici  →   Jubilé de la Miséricorde, détails pratiques

Ce lundi 22 février, pour les doyennés de Florennes-Philippeville, Couvin et Walcourt (Belgique), s’est déroulée la deuxième veillée de Carême dans le cadre du Jubilé de la Miséricorde divine. J’ai participé en l’église d’Agimont à cette rencontre. Le thème de cette rencontre était le partage. Environ cent quarante personnes ont participé à cette prière communautaire.

Après un mot d’accueil par un membre de cette paroisse, la veillée commença avec le chant « Viens combler la faim de l’homme ». Le voile du lutrin, orné du logo « Jubilé de la Miséricorde », fit l’objet d’un commentaire (ci-dessus). Après la reprise du chant d’ouverture, la prière du pape François pour l’année jubilaire fut récitée en alternance par l’assemblée.

Voir ici →  Prière du Pape François pour le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde divine

Cette prière fut suivie d’une méditation sur la péricope Lc 36-38 et accompagnée d’un geste hautement symbolique. Chaque personne, entrant dans le sanctuaire, reçut  un sachet de grains de maïs. Après cette prière, le célébrant invita l’assemblée à avancer par l’allée centrale,  et venir verser les grains dans un récipient posé sur un tablier placé devant l’autel. Pour faire le lien avec l’évangile, le récipient doit déborder. Pendant ce temps l’on chanta . « Ta nuit sera lumière de midi » (G 212)

Prions le Seigneur   lecteur ou lectrice : …………………………………………………………………………………………………………………

  • Tous les jours, nous croisons des personnes en situation de détresse, par manque de moyens matériels ou simplement de lien social. Bien souvent, elles sont rejetées ou oubliées. D’autres fois, ont les traitent d’assistées, sans prendre le temps de connaître leur parcours de vie, leur sentiments: ouvre nos yeux Seigneur ! Aide-nous à changer notre regard ! Rends-nous miséricordieux ! (Refrain)
  • Misericordias DominiQue ta main gauche ignore ce que donne ta main droite. Seigneur, apprends-nous la générosité et le partage sans compter. (Refrain)
  • À ton peuple affamé au désert, tu as envoyé la manne céleste. Aujourd’hui, c’est à nous que tu demandes de nourrir les malheureux de notre terre. Seigneur, nous te prions pour les paysans qui luttent pour garder leur terre et pouvoir la cultiver et produire une nourriture saine pour faire vivre leur famille. (Refrain)
  • Transforme-nous Seigneur par ta miséricorde. Nous pourrons alors ouvrir notre cœur vers l’extérieur, vers les périphéries, en étant des de ton amour, de ta tendresse et de ta miséricorde. missionnaires. (Refrain)

Tous récitèrent maintenant le notre Père : Notre Père qui est au cieux…

Présentation du projet de Carême d’entraide et fraternité fut présenté

◊ Spécial carême → vivre un carême de partage 2016 – Entraide et Fraternité

Écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvresvivre un carême de partage 2016 – Entraide et Fraternité

◊ En complémentOutils pour enfants et jeunes

Cette célébration se termina par la Magnificat où Marie loue la miséricorde de Dieu qui s’étend d’âge en âge. Le célébrant, après avoir béni l’assemblée l’invita à participer à la prochaine veillée de Carême le lundi 29 février et à 20h00 en l’église de Morialmé (Province de Namur).

Miséricordieux comme le Père

C’est la devise du jubilé. Dans la miséricorde nous avons la preuve de la façon dont Dieu aime. Dieu se donne tout entier, pour toujours, gratuitement et sans rien demander en retour. Il vient à notre secours lorsque nous l’invoquons. la miséricorde n’est pas contraire à la justice, mais i8llustre le comportement de Dieu envers tout pécheur, lui offrant une nouvelle possibilité de se repentir, de se convertir et de croire.

Si Dieu s’arrêtait à la justice, il cesserait d’être Dieu ; il serait comme nous qui invoquons le respect de la loi. La justice seule ne suffit pas et l’expérience révèle que faire appel uniquement à elle risque de l’anéantir. C’est ainsi que DIEU VA PLUS LOIN QUE LA JUSTICE AVEC LA MISÉRICORDE ET LE PARDON.

L’aboutissement de la Loi, c’est le Christ, afin que soit donnée la justice à toute personne qui croit. (Rm 10, 3-4) Ouvrons nos cœurs pour voir les misères du monde, les blessures de tant de gens priés de dignité, et soyons attentif à leurs cris appelant à l’aide. Que nos mains puissent serrer les leurs et les attirer vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de l’amitié et de la fraternité. Que leurs appels soient reçus et honorés et qu’ensemble nous puissions biser la barrière de l’indifférence qui règne si souvent pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme.

Compléments

◊ Méditation →  C’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste

◊  Marcher avec Jésus → Celui qui déclare demeurer en Dieu doit marcher lui-même dans la voie où Jésus a marché.

◊ Voulons-nous être avec le Christ ?  →  Nous devons retrouver le sens évangélique de la charité

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