Les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière

Posté par diaconos le 6 novembre 2020

Vendredi 8 novembre 2019  « Les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière »

L’Économe infidèle ou le Gérant habile est une parabole de Jésus rapportée dans l’évangile selon Luc. Elle relate entre autres le non-attachement aux biens terrestres. Selon Gaudence de Brescia, il faut s’attacher au partage : « Le Seigneur Jésus est le maître véritable qui enseigne à ses disciples les préceptes nécessaires au salut. Il a raconté à ses Apôtres d’alors la parabole de l’intendant pour les exhorter, ainsi que tous les croyants d’aujourd’hui, à se montrer fidèles à faire l’aumône « . Ce vénérable stipule bel et bien qu’il ne faut pas dépenser en gaspillant, et qu’il faut vivre comme un Pèlerin sur terre. Le croyant doit s’attacher aux biens célestes conclut le saint.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,     Jésus disait aux disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. Il le  convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.” Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ?
Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.”
Il fit alors venir, un par un,ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?” Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.” Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent cors de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris 80.”
Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. »  (Lc 16, 1-8)

La parabole de l’économe infidèle

Un homme riche eut un intendant dont les malversations lui furent dénoncées. Il le somma de rendre compte et le releva de son poste. L’économe examina les divers partis qu’il lui resta à prendre, et reconnut que le meilleur fut de s’assurer des amis qui le reçurent dans leurs maisons. Il fit venir les débiteurs de son maître et leur dit d’écrire de nouveaux billets, sur lesquels leurs dettes furent réduites dans des proportions diverses.

L’économe examina les divers partis qu’il lui resta à prendre, et reconnut que le meilleur fut de s’assurer des amis qui le reçurent dans leurs maisons. Il fit venir les débiteurs de son maître et leur dit d’écrire de nouveaux billets, sur lesquels leurs dettes furent réduites dans des proportions diverse.

Le maître loua l’habileté de son intendant. Jésus proposa celle-ci en exemple à ses disciples, et leur fit observer qu’ils furent, pour la prudence, inférieurs aux enfants de ce siècle.

La fidélité dans les petites choses est le gage de la fidélité dans les grandes. Qu’ils soient fidèles dans les richesses injustes, dans ce qui est à autrui, et ils recevront les richesses véritables, qui leur appartiendront en propre. Impossibilité de servir deux maîtres.

Jésus adressa deux paraboles à son auditoire sur l’emploi des biens de la terre. Cet enseignement fut  nécessaire, soit aux pharisiens, qui, à l’orgueil, joignirent l’avarice ; soit aux péagers dont plusieurs possédèrent des richesses acquises d’une manière plus ou moins injuste ; il présenta à tous l’esprit de la vie nouvelle, qui résulta de la réconciliation avec Dieu, dans son opposition avec une des principales tendances du pharisaïsme : l’amour de l’argent.

Cent mesures d’huile : Il s’agit du bath hébreu, égal au métrète attique, et qui contenait environ 40 litres. La remise de cinquante baths (2000 litres) était donc considérable. Cette huile fut achetée à diverses reprises par le débiteur, qui en fit commerce, et qui laissa un billet entre les mains de l’économe. Celui-ci rendit son billet au débiteur en l’invitant à faire un nouveau billet. Tout cela se fit  aussitôt.

Le cor, fut une mesure pour les matières sèches, équivalait à dix baths. L’économe diminua de vingt pour cent cette valeur, au profit du débiteur. La différence qu’il fit entre celui-ci et le premier, montra qu’il eut égard aux circonstances de fortune où purent se trouver ces hommes, qu’il connut parfaitement. Partout se montra la même habileté.

Le maître de la parabole loua l’économe de l’injustice, avec ironie, de son habileté. Ces dernières paroles furent une réflexion de Jésus qui  montra comment il entendit la louange qu’il mit dans la bouche du maître de l’économe On put admirer le savoir-faire et l’audace de l’économe, tout en haïssant l’injustice.

Voilà pourquoi Jésus proposa sa conduite à l’imitation de ses disciples. Il leur recommanda prudents comme des serpents :  » Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes. » (Mt 10, 16), il invoqua l’exemple, par contraste d’un ami égoïste, ou d’un juge inique. Dans tous ces cas, l’essentiel fut de bien saisir le point de comparaison. Jésus motiva son exhortation à la prudence par une considération que l’expérience de tous les temps confirme, hélas !

C’est que ses disciples furent bien loin de déployer en vue de leurs intérêts éternels la même prudence que les gens du monde dans leurs affaires terrestres. Jésus appela par un hébraïsme bien connu « fils de ce siècle », les personnes qui y sont nées et qui se conduisirent selon l’esprit et les maximes qui y régnèrent ; et fils de la lumière, celles qui furent régénérées par la vérité divine « Vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour. Nous ne sommes point de la nuit ni des ténèbres. » (1 Th 5, 5)

Diacre Michel Houyoux

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Abbé Pierre Desroches  « Nos rapports avec l’argent : abus ou justice ? »

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Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit

Posté par diaconos le 5 novembre 2020

Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit dans comportements psalm23

# La parabole de la brebis égarée, dite aussi « parabole du bon berger » ou encore « du bon pasteur » », attribuée à Jésus de Nazareth, se retrouve dans deux évangiles canoniques du Nouveau Testament. Elle est rapportée par Matthieu (Mt 18,12-13) et Luc (Lc 15,3-7). On la trouve aussi dans l’Évangile apocryphe de Thomas, logion 107. De possibles parallèles dans l’Ancien Testament sont Ez 34,6, 12 et Ps 119,176 .La parabole a donné lieu à une expression, la « brebis égarée », désignant, à l’instar du « fils prodigue » dans une parabole qui suit peu après dans Luc, la personne qui s’égare moralement, ou, toujours dans Luc, de la drachme perdue. Les deux premières paraboles, et parfois les trois, servent de base dans les considérations que développent les théologiens et prédicateurs sur la nécessité d’aller chercher la brebis égarée pour la faire rentrer dans le troupeau, quand on considère l’égarement involontaire, ou d’accueillir avec grâce le pécheur repenti, dans le cas de l’égarement volontaire.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?
Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux,     et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !”
Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion.

Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !” Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. » (Lc 15, 1-10)

La brebis égarée

 Jésus fut entouré de péagers et de pécheurs avides de l’entendre. Leur affluence provoqua les murmures des pharisiens, qui reprochèrent à Jésus de les accueillir et de manger avec eux. Jésus demanda à ses adversaires lequel d’entre eux, ayant cent brebis et en perdant une, ne laissa les nonante -neuf autres pour aller chercher celle qui fut perdue, jusqu’à ce qu’il l’eut trouvée .

Quand il l’a trouva il la mit sur ses épaules avec joie, et convoqua ses amis et ses voisins pour partager sa joie. Ainsi il y a de la joie dans le ciel pour un pécheur repentant plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes.

La drachme perdue et retrouvée

Quelle femme, ayant dix drachmes et en perdant une, ne prit des soins minutieux pour la retrouver ? Et quand elle l’a trouva, elle associa à sa joie ses ses amies et ses voisines. De même, il y aura de la joie parmi les anges pour tout pécheur qui se repentira.

Les péagers, haïs à cause de leur profession, et méprisés à cause des injustices qu’ils commirent souvent en l’exerçant, les pécheurs, hommes connus comme vicieux et plus ou moins perdus de réputation, s’approchèrent de Jésus, afin de mieux entendre les paroles de miséricorde et de pardon qu’il exprima. Ses enseignements réveillèrent leur conscience.

Ils sentirent alors le poids et l’amertume du péché, et repoussés de tous, ils furent attirés vers cet Envoyé de Dieu, qui toujours témoigna à leurs pareils sa tendre compassion. La cause de leur mécontentement, qui se donna les airs de l’indignation, fut ici exprimée : Jésus non seulement reçut, accueillit avec bonté les péagers et les pécheurs, mais il condescendit à manger avec eux, ce qui fut, en Orient, une marque de familiarité et de confiance.

Les orgueilleux pharisiens ne purent ni comprendre ni pardonner cette conduite de Jésus. Ils affectèrent d’y voir un mépris de la moralité et de la justice, dont ils se crurent seuls en possession. Leurs murmures furent à la fois un blâme infligé à Jésus et l’expression de leur dédain pour les péagers et les pécheurs.

Jésus répondit par trois admirables paraboles : une brebis perdue, une drachme perdue, un fils perdu, indiquant dès l’abord que c’est précisément ce qui est perdu qu’il cherche avec compassion et amour. Puis, la joie qu’il éprouva de le retrouver et de le sauver dut couvrir de confusion les pharisiens, qui furent animés de sentiments si différents.

Jésus en appela aux propres sentiments de ses auditeurs : « Quel est l’homme d’entre vous ?  » Puis il recourut à cette image du bon berger, sous laquelle de tout temps l’Église s’est représenté son Sauveur et son Chef.

La brebis fut incapable, dés qu’elle  s’égara, de revenir au bercail ou de se défendre en présence du moindre danger, ou de supporter aucune fatigue. Pour qu’elle ne fut pas irrévocablement perdue, il fallut que le berger la chercha, la porta, lui prodigua tous ses soins. Parfaite image de l’homme pécheur, éloigné de Dieu.

Jésus décrivit sa compassion et son amour sous les traits de ce berger qui chercha sa brebis sans relâche jusqu’à ce qu’il la  trouva. Ce fut là l’œuvre de toute sa vie ; et cette œuvre, il la poursuit encore par ses serviteurs, par son Esprit, par tous les moyens de sa grâce.

Une seule brebis sur nonante-neuf autres est peu de chose :il résulte de là, que c’est moins l’intérêt que la pitié qui poussa le berger à agir comme il le fit. (Godet)

Les nonante-neuf brebis qu’il laissa dans les lieux non cultivés, les steppes, où l’on fit paître les brebis, représentèrent les Israélites restés extérieurement fidèles à l’alliance divine et qui éprouvèrent beaucoup moins que les péagers et les pécheurs le besoin d’un Sauveur.

 Qui éprouva cette joie dans le ciel ?

Dieu, le Sauveur, les anges de Dieu, qui prennent part au salut d’une âme perdue. Quel amour se révéla dans cette parabole ? Existe-t-il sur la terre des justes qui n’ont pas besoin de repentance « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche » (Mt 3, 2)

Jésus parla au point de vue de cette légalité dont se prévalurent ses auditeurs pharisiens. Il employa les termes de pécheurs, justes, repentance dans le sens extérieur où ils les entendirent, eux qui s’imaginèrent qu’il eut suffit de faire partie du peuple de l’alliance et d’observer les ordonnances lévitiques pour être assuré du salut.

Jésus voulut leur faire comprendre que Dieu préfère les sentiments d’humiliation et d’amour, qu’éprouva le pécheur repentant, à la propre justice de ceux qui ne s’écartèrentjamais du droit chemin. Cette pensée ressort plus clairement de la parabole de l’enfant prodigue et de l’attitude prise par le fils aîné.

Jésus ne dit pas cependant que la justice des Israélites fidèles à la loi n’est rien pour Dieu et n’éveille dans le ciel ni joie ni amour. Mais comment n’y aurait-il pas eu plus de joie pour ces pauvres péagers qui venaient se jeter dans les bras de Jésus et recevoir dans leur cœur, déjà renouvelé par la repentance, les paroles de miséricorde et de pardon qu’il leur adressa ? Dès ce moment, ils lui appartinrent tout entiers et lui firent le sacrifice de leur vie, par une reconnaissance et un amour qui furent l’âme de toute vraie piété.

Matthieu conserva cette parabole, mais en lui donnant une place et une signification différentes de celles qu’elle eut chez Luc. Elle servit à peindre l’amour et les soins de Jésus pour  un de ces petits qu’il défendit de mépriser et qu’il représenta sous l’image de cette brebis perdue, qu’il alla chercher et sauver. Cette application de la parabole ne manque pas de vérité ; mais il faut reconnaître que c’est dans Luc qu’elle a sa vraie place et son sens le plus profond.

Au reste cette image revint plus d’une fois dans les enseignements de Jésus. La drachme était une monnaie grec que, valant, comme le denier romain, un peu moins de 2.93€, prix de la journée d’un ouvrier :

La description des soins minutieux que prit cette pauvre femme pour retrouver sa drachme perdue, furent destinées à montrer combien elle lui fut précieuse. Péniblement gagnée, cette pièce d’argent fut nécessaire à sa subsistance.

Diacre Michel Houyoux

Complément

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Père Francis_Corbiere : « Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit »

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Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple

Posté par diaconos le 4 novembre 2020

 Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple  dans comportements 127280331

# L’exégèse contemporaine concernant le personnage de Jésus confronte les éléments de la vie de Jésus de Nazareth présents dans les textes antiques, essentiellement chrétiens, avec les connaissances historiques générales modernes. Elle soumet donc, depuis le XIXe siècle, les textes du Nouveau Testament à l’analyse dans le but de faire la part de ce qui est compatible avec l’histoire et ce qui ne l’est pas. Les débuts de la recherche historique sur la vie de Jésus sont traités dans l’article Quêtes du Jésus historique. Les thèses contestant son historicité sont regroupées dans l’article Thèse mythiste.

Dans les milieux gréco-romains, on lui donne très tôt le titre de Christos, ce dont témoignent quelques sources païennes ou gréco-romaines. Vers 116, dans ses Annales, l’historien romain Tacite parle de sectateurs de « Christos, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Ponce Pilate. Suétone vers 120, mentionne dans la Vie de Claude un Chrestos , dont il est généralement admis qu’il désigne Jésus-Christ qui, selon Suétone aurait été présent à Rome dans les années 4027 lors des troubles « messianistes à caractère politique et anti-romain27 » qui auraient agité la communauté juive de Rome, à l’encontre de laquelle Claude promulgue un édit d’expulsion.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.
Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?
Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !” Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?
S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »  (Lc 14, 25-33)

Conditions nécessaires pour suivre Jésus

De grandes foules firent cortège à Jésus. Jésus les prévint que pour être son disciple, il fallut être capable de haïr les siens, et porter sa croix en le suivant. Jésus raconta deux paraboles destinées à enseigner la prévoyance.

  1. L’homme qui bâtit une tour:  Jésus invita ceux qui voulurent bâtir une tour, qui calculèrent d’abord la dépense, de peur de s’attirer les moqueries, s’il ne purent venir à bout de leur entreprise.
  2. Que les rois qui firent la guerre fussent prudents, comme un roi qui n’entreprit la guerre que s’il se sentit de force à vaincre.

En conclusion, Jésus s’appuya d’une comparaison qui montra l’importance du rôle des disciples . Celui qui ne renonce pas à tout ne peut être un disciple de Jésus. Les disciples ont un beau rôle, celui du sel, mais s’ils ne le remplissent pas, leur condition sera misérable. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !

 Aimons notre prochain, nos ennemis mêmes, à plus forte raison nos proches. «  Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi. »  (Mt 10, 37) Jésus supposa que ces affections de la famille, entrant en conflit avec l’amour que nous lui devons, sont devenues un obstacle à notre communion avec lui et nous empêchent de devenir ses disciples.

Nous devons haïr ce mal, cet éloignement de Dieu sous peine de renoncer à l’amour de Jésus :« 53 Le père sera contre le fils et le fils contre son père ; la mère contre sa fille, et la fille contre sa mère : la belle-mère contre sa belle-fille, et la belle-fille contre sa belle-mère. » (Lc 12, 33) C’est exactement par le même principe que toute personne qui souhaite  devenir disciple de Jésus doit haïr sa propre vie, sa personnalité, son moi, dès que l’amour de lui-même s’oppose à l’amour de Dieu.

Enfin, il est évident, d’après ces paroles, que tout chrétien doit être prêt à sacrifier sa vie terrestre tout entière pour la cause de Jésus. Mais qui est-il donc, ce Jésus, qui se pose ainsi comme l’objet de l’amour suprême de tous ses disciples ?

Ainsi le renoncement absolu que Jésus prescrivit ne suffit pas pour faire d’un homme son disciple ; il n’y a pas seulement des affections et des biens à sacrifier, il y a des souffrances à endurer dans cet esprit d’obéissance et d’amour dont Jésus lui-même futt animé, et dont il dut donner l’exemple jusqu’à son dernier soupir.

Ces souffrances ont pour emblème l’instrument qui servit au supplice de Jésus. Comme Jésus, chaque disciple a sa propre croix, qu’il doit porter en le suivant. Or, la croix est toujours et pour tous un instrument d’ignominie, de souffrance et de mort. «  Cet homme a commencé à bâtir, et n’a pu achever » (Lc 14 31)  Le but de cette parabole, comme de la suivante,fut de motiver  l’exhortation à s’examiner soi-même pour voir si l’on est capable de remplir ces sévères conditions.

Être disciple de Jésus, le suivre, l’imiter en toutes choses, jusqu’à la croix, jusqu’à la mort, est une tâche difficile, bien plus au-dessus de nos forces que bâtir une tour ou une forteresse n’est au-dessus de la fortune d’un pauvre ; ce n’est donc pas avec l’enthousiasme éphémère d’une première émotion religieuse qu’on doit s’engager dans cette difficile carrière.

Il faut s’asseoir, se recueillir, calculer la dépense, avant de faire hautement profession d’être disciple de Jésus. Sans cette précaution, on court le risque de provoquer les moqueries du monde et de devenir une cause d’opprobre pour l’Évangile.

La seconde parabole a le même sens que la première, avec cette nuance que la vie chrétienne n’est plus comparée à une tour dont la construction exige une grosse dépense, mais à une guerre périlleuse contre un ennemi dont les forces sont bien supérieures à celles que nous pouvons lui opposer par nous-mêmes. Mieux vaudrait rester en paix avec cet ennemi, que de s’exposer à de honteuses défaites.

Plutôt rester un honnête homme religieusement obscur, que de devenir ce qu’il y a de plus triste au monde, un chrétien inconséquent. (Godet)

 Il y a quelque chose de saisissant dans ce mot répété pour la troisième fois : ne peut être mon disciple. Telle fut la conclusion de tout ce discours.

Diacre Michel Houyoux

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Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple »

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Il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem

Posté par diaconos le 29 octobre 2020

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# Hérode le Grand fut l’un des personnages les plus importants de l’histoire de l’époque du Second Temple de Jérusalem, édifice auquel il conféra son aspect monumental qui subsiste encore. Son histoire est surtout connue par les écrits de Flavius Josèphe, lesquels, inspirés dans un premier ouvrage par les écrits du secrétaire d’Hérode Nicolas de Damas, lui furent particulièrement favorables. Un second ouvrage corrigea ensuite le premier, peut-être sous l’influence de ses relations avec les juifs de Rome. Hérode fut placé sur le trône de Jérusalem par les Romains. Pour consolider sa souveraineté, il retira le pouvoir politique aux prêtres qui dirigèrent la Judée depuis le début de l’époque du Second Temple. Pour écarter toute rivalité politique susceptible de menacer son pouvoir, il fit assassiner son épouse Mariamne ainsi que plusieurs de ses enfants. Mais sa réputation de cruauté fut surtout due à un passage de l’Évangile selon Matthieu (2, 16-18) connu sous le nom de massacre des Innocents. Afin de limiter le pouvoir des familles sacerdotales attachées au Temple de Jérusalem, Hérode nomma des grands prêtres d’origine égyptienne ou babylonienne, tels que Hananel, Josué ben Phabi ou Simon ben Boëthus.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce jour-là, quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus pour lui dire : « Pars, va-t’en d’ici : Hérode veut te tuer. » Il leur répliqua : « Allez dire à ce renard : voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons aujourd’hui et demain, et, le troisième jour, j’arrive au terme. Mais il me faut continuer ma route aujourd’hui, demain et le jour suivant, car il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem.

Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! Voici que votre temple est abandonné à vous-mêmes.
Je vous le déclare : vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »   (Lc 13, 31-35)

Les desseins d’Hérode

Quelqu’un apporta à Jésus la nouvelle que Pilate fit massacrer des Galiléens. Jésus déclara que ceux-ci ne furent pas plus coupables que les autres, et que la repentance fut pour tous la condition du salut. Il ajouta la mention des victimes de la tour de Siloé, et réitéra son affirmation de la nécessité de la repentance.

Jésus illustra cette vérité et l’appliqua au peuple d’Israël dans son ensemble par la parabole du figuier planté dans la vigne, qui, durant trois ans, ne donna aucun fruit, et qui fut menacé d’être coupé. Sur l’intercession du vigneron, le propriétaire consentit à le laisser une année encore.

Des pharisiens invitèrent Jésus à s’éloigner en lui annonçant qu’Hérode en voulut à sa vie. Jésus fit dire à Hérode, en lui montrant qu’il pénétra ses ruses, que son ministère approcha de son terme, mais qu’il n’en continuerait pas moins à agir tranquillement, allant à Jérusalem, où il convint qu’un prophète mourut. Dans une apostrophe douloureuse, Jésus rappela à Jérusalem, meurtrière des prophètes, toutes les tentatives qu’il  fit pour l’attirer à lui.

Elle serait désormais privée de sa présence, jusqu’au jour où elle le saluerait du cri : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !  Quel mo­tif les pha­ri­siens eurent-ils pour don­ner à Jé­sus cet aver­tis­se­ment ?  La ré­ponse de Jé­sus s’a­dres­sant di­rec­te­ment à Hé­rode prouva qu’il consi­déra les pa­roles des pha­ri­siens comme un mes­sage de la part de ce prince. Et il n’y eut pas lieu de dou­ter de la réa­lité de ce mes­sage.

Hé­rode, qui eut une crainte su­per­sti­tieuse de Jé­sus, ne vou­lut pas réel­le­ment le faire mou­rir, d’au­tant moins que sa conscience lui re­pro­cha en­core le meurtre de Jean-Bap­tiste ; mais comme les mi­racles de Jésus lui ins­pi­rèrent de la crainte, il em­ploya les pha­ri­siens, dont il connais­sait la haine contre Jé­sus, pour l’é­loi­gner des contrées qu’il gou­ver­nait.

Pré­cé­dem­ment, les hé­ro­diens s’u­nir aux pha­ri­siens pour com­plo­ter contre Jésus : « Les pharisiens sortirent, et aussitôt ils se consultèrent avec les hérodiens sur les moyens de le faire périr. » (Mc 3, 6)  Le renard est le type de la ruse dans toutes les langues. En dé­si­gnant de la sorte Hé­rode, Jé­sus mon­tra à ses en­voyés qu’il pé­né­trait fort bien ses des­seins. Dans le mes­sage dont il les chargea, il com­mença par ras­su­rer Hé­rode : son mi­nis­tère toucha à son terme.

Chasser des démons et achever de guérir quelques pauvres ma­lades,  telle fut l’œuvre in­of­fen­sive qu’il fit après un temps très court : « Il sera consommé ou accompli. Jé­sus fit eépondre à Hé­rode, que bien­tôt il ne sera plus pour lui un su­jet de crainte, mais que, pour sa vie sur la terre, tout sera accompli.

Seulement il fallut en vertu de la vo­lonté su­pé­rieure de Dieu que je marche, que je conti­nue ma route, pen­dant le court temps qui me reste, m’a­van­çant vers la ca­pi­tale de la Ju­dée ; car, mal­gré la me­nace d’­Hé­rode de tuer Jésus ; ce fut à Jérusalem qui eut  le triste pri­vi­lège de tuer les prophètes , que Jésus fut exécuté.

Diacre Michel Houyoux

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KTOTV -La foi prise au mot :  » Le Roi Hérode »

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