Mardi de la quatrième semaine du Carême – Année Paire

Posté par diaconos le 12 mars 2024

La Guérison du paralytique à la piscine de Béthesda - Restout ...

 Jésus guérit un paralytique à la piscine de Béthesda

# La Guérison à la piscine de Béthesda est un miracle attribué à Jésus-Christ, qui guérit un paralytique à la piscine de Bethesda. Il est cité dans l’Évangile selon Jean. Il se veut créateur de foi, mais aussi le symbole du Christ venu relever l’humanité pécheresse. Ce miracle parle en fait de l’humanité qui demande à l’envoyé de Dieu de rétablir son parcours hors du péché afin de pouvoir vivre en suivant les préceptes de l’Église. Ce paralysé c’est pour le Frère Dominique toute l’humanité qui cherche son rattachement au divin, à la vie apportée par le Christ. «Lève toi … et marche» correspond à la nouvelle aventure synonyme de fraternité que propose le Messie. C’est la conversion des humains grâce à l’eau.

Saint Jean Chrysostome écrit sur ce miracle qu’il faut savoir se réjouir du bonheur qui arrive à son prochain. Il ne faut pas suivre la voie de la colère et de la jalousie, ni de l’envie envers la prospérité de son frère. Il donne la référence de saint Paul dans sa lettre aux Romains qui dit ; «Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent» (Rm 12,15). Sebastiano Ricci représenta la scène dans La Piscine de Bethesda vers 1724. Ce tableau est conservé par la Royal Collection et loué à Osterley Park.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis,
il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : «Veux-tu être guéri ?»

Le malade lui répondit : «Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi.» Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche.» Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pied : «C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard.»

Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; car, Jésus s’était éloigné, et il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit : «Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. »

L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat. (Jn 5, 1-16)

Guérison par Jésus d’un paralytique

Au mois de décembre, la Pâque était proche. L’Évangile de Jean fut écrit avant la ruine de Jérusalem ; car un réservoir alimenté par une source subsista après cette catastrophe ; et quelques siècles plus tard,au temps d’Eusèbe, elle jaillissait encore. La porte des brebis, mentionnée dans l’Ancien Testament était située au nord-est de Jérusalem, près du temple. On avait appelé ce lieu Béthesda, c’est-à-dire maison de grâce, ou de miséricorde, sans doute parce qu’on voyait, avec raison, dans cette source une marque de la bonté de Dieu envers tant de malheureux qui venaient y chercher la guérison ou le soulagement de leurs maux.

Il portait ce nom, dit M. Félix Bovet, parce que le petit bétail qui entrait à Jérusalem y arrivait par l’est, car ce fut de ce côté-là que se trouvèrent les immenses pâturages du désert de Juda. De nos jours encore, c’est par la porte de Saint-Étienne qu’entrent à Jérusalem tous les moutons nécessaires à la subsistance de la ville. On estima que cette porte de Saint-Étienne fut la même que celle qui s’appelait autrefois porte des brebis. Peut-être y avait-il aussi près de cette porte un marché où l’on vendait de ces animaux pour les sacrifices. Cette piscine, fut un vaste bassin où jaillissait une source d’eau entourée de portiques pour abriter les malades qui s’y rassemblaient.

Il y eut une fête qui tombait entre ces deux époques, c’était celle de Purim, célébrée en mars, en mémoire de la délivrance du peuple juif par le moyen d’Esther. Jean nomma quelques-unes de ces maladies, pour donner une idée de toutes celles qui purent s’y trouver encore. Les paralytiques, mentionnés ici, étaient des malades dont les membres étaient desséchés, perclus, atrophiés : «Un autre jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée. » (lc 6, 6) Tel était l’homme qui fut guérit par Jésus.

Monsieur Félix Bovet fut témoin d’un triste spectacle tout semblable à celui qui se présenta à Béthesda. Ce fut à la piscine d’Ibrahim, près de Tibériade : la salle où se trouvait la source état entourée de plusieurs portiques, dans lesquels se trouvèrent une foule de gens entassés les uns sur les autres, couchés sur des grabats, ou roulés dans des couvertures, avec de lamentables expressions de misère et de souffrance. ces paralytiques couchés dans les cinq portiques du lavoir de Béthesda !

La piscine est en marbre blanc, de forme circulaire, et couverte d’une coupole soutenue par des colonnes. Le bassin est entouré intérieurement d’un gradin où l’on peut s’asseoir. (Félix Bovet, Voyage en Terre Sainte) Ces malades attendaient le jaillissement de la source, qui était intermittente. Le même phénomène fut observé, récemment encore, par divers voyageurs à une source située au sud-est de Morija, à l’es de Jérusalem, et qui s’appelle la source de la Vierge. Elle est quelquefois complètement desséchée, puis on la voit de nouveau jaillir avec abondance, deux ou trois fois par jour.

Le mouvement de l’eau fut interprété comme un phénomène dût à une intervention surnaturelle : «Car un ange descendait de temps en temps dans le réservoir et troublait l’eau ; celui donc qui y entrait le premier après que l’eau avait été troublée guérissait, de quelque maladie qu’il fût atteint.» Jésus vit ce malade parmi tous les autres, et ressentit pour lui une profonde compassion. Il savait, qu’il y eut longtemps qu’il souffrit, par cette intuition divine avec laquelle il pénétrait toute la vie de ceux qu’il avait devant lui. La question : «Veux-tu être guéri ?» parut étrange. Il était bien évident qu’il le voulait !

Paralysé depuis tant d’années, découragé, ayant vu toutes ses espérances déçues, cet homme avait probablement perdu jusqu’à la faculté de vouloir. Le premier but de la question de Jésus fut d’exciter cette volonté paralysée comme le corps du malade, de produire chez lui un mouvement d’espoir et d’énergie. Le malade sentit la compassion de Jésus et n’hésita pas à lui raconter toute sa misère. D’ailleurs Jésus avait en vue une guérison plus grande que celle du corps ; et pour qu’il pût opérer ce relèvement moral, il lui importa d’obtenir du malade une réponse ferme à cette question  : «Veux-tu ?

Il y eut une simplicité touchante dans la réponse de cet homme. Non seulement il fut malade, impuissant, mais abandonné : «Je n’ai personne ! Je viens, toujours le dernier, toujours trop tard ! » Quel découragement ! La parole créatrice de Jésus eut un effet immédiat. Ces Juifs étaient des membres du sanhédrin qui, sans avoir égard au miracle accompli, ni à la délivrance d’un malheureux, ne songèrent qu’à faire respecter la lettre de la loi ! : «Ainsi parle l’Éternel : Prenez garde à vos âmes ; Ne portez point de fardeau le jour du sabbat, Et n’en introduisez point par les portes de Jérusalem. » (Jr 17, 21)

Heureux de sa délivrance, cet homme en appela à l’ordre et à l’autorité de Jésus qui l’eut guéri ; cette autorité, il l’opposa sans hésiter, à celle des membres du conseil. La question des chefs du peuple fut habile, et trahit leur peu de sincérité. Ils ne demandèrent pas : «Qui t’a guéri ?» Ils évitèrent avec soin de constater le miracle, qui les gênait. Le malade guéri ne put répondre, parce que Jésus ne s’était pas fait connaître. Ce fut dans le temple que Jésus trouva cet homme. Il s’y était rendu pour rendre grâces à Dieu. Ce fut là que l’attendit une grâce nouvelle, le sérieux avertissement de Jésus. Le péché, cause de la souffrance, telle fut la loi universelle du monde moral que nous révèle partout l’Écriture, d’accord avec l’expérience : «Ses disciples lui posèrent cette question: Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ?» (Jn 9, 2)

Mais chez cet homme, la maladie fut l’effet de quelque péché particulier, puisque Jésus, après sa délivrance, l’exhorta à ne plus se laisser aller à la vie de désordre qu’il menait autrefois. S’il la recommençait, il pouvait s’attendre à quelque chose de pire. Or par quelque chose de pire que trente-huit ans dans la maladie, Jésus entendait la perdition. La première déclaration de cet homme, montra qu’il y avait en lui plus que cette préoccupation personnelle : il s’était abrité sous l’autorité de Jésus ; il saisit l’occasion d’affirmer à nouveau, en rappelant sa guérison, l’autorité de celui qui opéra sa merveilleuse délivrance, en faisant connaître cette fois le nom de son bienfaiteur. Il ne put savoir qu’il en résulterait des inconvénients pour celui-ci.

Jésus, pour se justifier d’avoir fait du bien le jour du sabbat, éleva sa pensée vers Celui qu’il nomma son Père, dans un sens que lui seul put donner à ce nom. Il vit son Père exerçant une action immense et incessante sur tout l’univers et, en particulier, sur ses créatures intelligentes, qu’il voulut amener au salut. Ce fut là ce que Jésus, par une expression populaire, appela travail de Dieu. Ce travail ne fut pas interrompu par aucun sabbat. Dieu agit non seulement depuis la création du monde d’une manière continue, incessante, mais il agit jusqu’à présent ou jusqu’ici.

Par ce dernier terme Jésus désigna l’instant où eut lieu la guérison qu’on lui reprocha et dans laquelle se manifesta l’action de Dieu. Et, se sentant en communauté parfaite de volonté et d’action avec le Père, Jésus ajouta : «Et moi aussi je travaille.» Il travaille, non par simple imitation de Dieu, mais en vertu d’une nécessité morale de sa nature divine. Et en agissant ainsi, il ne viola pas plus le sabbat que Dieu ne le viole, il l’accomplit, non selon la lettre, mais selon l’esprit et dans l’amour qui  porta Dieu à l’instituer.

 Il ne répond pas que la loi de garder le sabbat a été temporelle, et que maintenant elle serait abolie : mais plutôt il nie qu’il ait violé la loi, d’autant que ce qu’il avait fait était une œuvre divine… C’est le point sur lequel Christ s’arrête, que le saint repos qui a été commandé par la loi de Moïse n’est point troublé quand on s’emploie à œuvres de Dieu. Et par cette raison, non seulement il excuse son fait, mais aussi le fait de cet homme qui a chargé son lit. Car c’était une dépendance et comme une partie du miracle, d’autant que ce n’était qu’une approbation d’iceluy. Et puis, si on estime entre les œuvres de Dieu l’action de grâces, et la publication de sa gloire, ce n’était point une profanation du sabbat de rendre témoignage de pieds et de mains de la grâce de Dieu. — Calvin

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Béthesda : «À la découverte du monde biblique par l’archéologie»

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs

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◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article → Aussitôt l’homme fut guéri

◊ Gloire à Dieu : cliquez ici pour lire l’article → Aussitôt l’homme fut guéri

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Deuxième dimanche du Carême – Année B

Posté par diaconos le 19 février 2024

 

 Transfiguration of the Lord | Communio

# La Transfiguration est un épisode de la vie de Jésus-Christ relaté par le Nouveau Testament. Il s’agit d’un changement d’apparence corporelle de Jésus pendant quelques instants de sa vie terrestre, pour révéler sa nature divine à trois disciples. Cet état physique, considéré comme miraculeux, est rapporté dans les trois Évangiles synoptiques : (Mt 17,1-9, Mc 9,2-9, Lc 9,28-36). C’est, selon le christianisme, la préfiguration de l’état corporel annoncé aux croyants pour leur propre résurrection. Le lieu traditionnel de la Transfiguration est le mont Thabor, près du lac de Tibériade

Certains exégètes situent l’événement au mont Hermon, puisque les épisodes évangéliques qui l’encadrent se situent dans cette région. Pour les maronites, la Transfiguration a eu lieu dans la région de Bcharré, sur le mont Liban. Pour l’Église catholique, le but immédiat de la Transfiguration était de préparer le cœur des disciples à surmonter le scandale de la croix. Cette transfiguration est aussi une annonce de la « merveilleuse adoption qui fera de tous les croyants des fils de Dieu . L’Église orthodoxe fête elle aussi la Transfiguration. Dans l’Église d’Éthiopie, la fête est appelée Buhe.

# Le lieu de la Transfiguration est le mont Thabor, près du lac de Tibériade. Ce lieu fut choisi à l’époque byzantine pour sa proximité avec Nazareth et le lac de Tibériade. Certains exégètes situent l’événement au mont Hermon, puisque les épisodes évangéliques qui l’encadrent se situent dans cette région. Pour les maronites, la Transfiguration a eu lieu dans la région de Bcharré, sur le mont Liban. La montagne de la Transfiguration fait référence au mont Horeb et au mont Sinaï, deux lieux symboliques de l’Ancien Testament, en raison de la présence aux côtés du Christ de Moïse et d’Élie, dont les missions leur sont liées.

La nuée d’où sort la voix du Père fait écho à la nuée qui enveloppait les Hébreux lors de l’Exode et de leur traversée du désert. La proposition de saint Pierre de dresser trois tentes fait également référence selon certains observateurs à la tente de la rencontre dans l’Ancien Testament. Cette transfiguration est aussi une annonce de la « merveilleuse adoption qui fera de tous les croyants des fils de Dieu. Sa Transfiguration n’est pas une anticipation de la Résurrection – dans laquelle son corps sera transformé à Dieu – mais au contraire la présence du Dieu trinitaire et de toute l’histoire du salut dans son corps prédestiné à la croix.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Marc

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes :une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » De fait, Pierre ne savait que dire,tant leur frayeur était grande. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.

Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette parole ,tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ». (Mc 9, 2-10)

Lumière du Christ

Lorsque quelqu’un nous sourit, son visage change. C’est magnifique à voir ! Comment ne pas aimer faire sourire les autres ? Une complicité alors s’installe, une communion, libre et vraie, fait entrevoir le bonheur. Jésus fut transfiguré et les disciples, Pierre, Jacques et Jean virent Jésus : sa lumière intérieure, son amour infini, ne cessaient de jaillir de son cœur… Son corps en fut irradié. Jésus, sur la montagne, n’était pas éclairé de l’extérieur par une lumière, c’était lui, dans son corps, qui était Lumière. Quelle fut cette lumière ? Ce fut le mystère même de Jésus. Élie et Moïse apparurent dans la lumière.

Furent-ils là pour confirmer aux apôtres la personne et l’œuvre de Jésus ? La lumière extraordinaire du Christ et la présence des plus hauts personnages de l’histoire d’Israël, donnèrent un bonheur prodigieux aux disciples. Nous comprenons alors l’exclamation de Pierre : «Rabbi, il est heureux que nous soyons ici.» Ils voulurent construire trois tentes. Joie prodigieuse devant le projet de Dieu qui trouve maintenant son achèvement. (Mc 9, 5) La transfiguration du Seigneur fait partie de la Bonne Nouvelle. Quand l’amour règne, il transfigure les êtres. L’amour puisé en Dieu épanouit et stimule. Il fait voir toute chose autrement par contre, sans amour ou envahi par la passion, les personnes deviennent vite dominées par la jalousie, l’avidité et l’insatisfaction chronique.

Marc nota : «Qu’il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur». Bonheur ou frayeur ? Devant le mystère de Dieu, il y a bien ces deux sentiments. Bonheur de comprendre, bonheur de découvrir, bonheur de recevoir ce qui est le cœur du mystère de Dieu. La frayeur demeura cependant. Pierre ne comprit pas grand chose en ce moment extraordinaire. Il écrivit : «Ce ne sont pas des fables inventées…nous l’avons vu dans tout son éclat, quand nous l’avons vu sur la sainte montagne…, nous-mêmes, nous avons entendu cette voix venant du ciel, quand nous étions avec lui sur la montagne sainte : Celui-ci est mon fils bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection»

Voilà le cœur de la personnalité de Jésus, voilà la raison de cette irradiation de tout lui-même, la source de vie de son être : Jésus est aimé de son Père, il est son Fils, son bien-aimé. La Transfiguration s’achève par une recommandation : ne rien dire avant la Résurrection. Jésus annonce ainsi que cet amour qui l’unit à son Père ne sera vraiment entendu, compris que lorsque la croix aura été vue. Alors tous pourront entendre, écouter, recevoir le mystère éternel de l’amour de Dieu pour tous les hommes.

 NotNous ne savons presque rien de la vie de l’apôtre Pierre à partir du Concile de Jérusalem en l’an 49 (voir : Actes des apôtres au chapitre 15), jusqu’au moment où il écrit cette lettre de Rome, vers l’année 64, peu de temps avant sa mort.

Diacre Michel Houyoux

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Diocèse de Blois : cliquez ici pour lire l’article → 2e dimanche de carême B

La Croix : cliquez ici pour lire l’article → Deuxième dimanche de Carême B : la Transfiguration

Vidéo  KTO TV : La transfiguration : cliquez ici https://youtu.be/FGl2ZZbMzq

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Sainte Joséphine Bakhita

Posté par diaconos le 8 février 2024

8 février, date où l’Église fait mémoire de sainte Joséphine Bakhita ...

Giuseppina Bachita, dite la « Madre moretta » (« Petite Mère noire »), dont la date de naissance est estimée à 1869 au Soudan, province du Darfour, à Olgossa est une ancienne esclave devenue religieuse canossienne. La Spiritualité canossienne C’est par la contemplation de «l’Amour plus Grand » du Christ sur la Croix et la méditation de sa vie, que les Sœurs apprennent à se donner totalement à Dieu et à leurs frères et sœurs, les nécessiteux, dans un service d’amour.

Les Filles de la charité canossiennes (en latin : Congregatio Filiarum Caritatis Canossarum) forment une congrégation religieuse féminine enseignante et catéchiste de droit pontifical. La congrégation fut fondée par sainte Marie Madeleine de Canossa (1774-1835). La fondatrice est issue d’une famille de la grande aristocratie italienne, mais elle eut a une enfance difficile : elle perdit son père très jeune et sa mère quitta le domicile familial pour se remarier. Elle devint religieuse à l’âge de quinze ans. Elle fit quelques expériences monastiques, dont une chez les Carmélites.

Le huit mai 1801 Madeleine de Canossa fonda sa congrégation dans l’ancien monastère Saint-Joseph-et-Saint-Fidence du quartier populaire Saint Zénon de Vérone. La congrégation se diffusa rapidement en Vénétie et en Lombardie, en ville, à la campagne où elle forma des institutrices en zone rurale. Bakhita, dont le nom de naissance reste inconnu, vint au monde aux alentours de 1869 au Soudan dans le village d’Olgassa dans la province du Darfour à l’ouest de Nvala, près du mont Agileri, où son oncle fut un chef tribal dans la tribu nubienne des Dadjo.

Elle eut trois sœurs, dont une jumelle, et un frère. À cinq ans, en l’an 1874, elle assista à l’enlèvement de sa sœur Kishmet, 14 ans, mariée et mère, par des trafiquants d’esclaves. Vers l’an 1877, elle fut enlevée, à l’âge d’environ sept ans, par des négriers musulmans Elle parcourut alors pieds nus les plus de neuf cents kilomètres qui la séparent d’El Obeid, elle fut vendue plusieurs fois pendant ce trajet. Entre son enlèvement et sa vente à Calisto Lignane en l’an 883, Joséphine Bakhita fut vendue au moins quatre fois, sur les marchés d’El Obeid et de Kartoum.

Elle subit pendant cette période de nombreux mauvais traitements. Le traumatisme fut si grand qu’elle en oublia son nom de naissance. Ce fut ainsi qu’on lui donna le nom de Bakhita, qui signifie la chanceuse en arabe. Bakhita appartint à un riche arabe qui la destinait à être la domestique de sa fille, puis pendant quelques années à un général turc. Ce dernier ordonna que Bakhita soit scarifiée selon la méthode du tatouage par incision. Une femme dessina des motifs sur sa peau avec de la farine, coupa sa peau avec une lame en suivant ces motifs, puis emplit les plaies de sel pour que les cicatrices restent marquées. Le général turc vendit tous ses esclaves au début de la guerre des mahdistes.

La guerre des mahdistes, fut un conflit qui opposa, au Soudan de 1181 à 1899, principalement les mahdistes soudanais, désireux d’établir un émirat dans la région, aux forces égyptiennes puis anglo-égyptiennes. Ce conflit fut impliqué l’Empire Éthiopien, Italie, l’État indépendant du Congo et la France. tout déroulés au Soudan. Ils touchèrent également touché le sud de l’Égypte, les zones frontalières de l’Érythrée et de l’ Éthiopie Le conflit se termina par la défaite des mahdistes, vaincus par les Érythrées anglo-égyptiennes commandées par Hortatio Herbert Kitchener. pour les Britanniques, cette guerre fut la campagne du Soudan, racontée par Winston Churchill qui y participa et l’appela the River War, sur le Nil.

Le Soudan anglo-Égyptien fut créé à l’issue de cette guerre. Bakhita, alors âgée de quatorze ans, fut acquise en l’an 1883 par le consul d’Italie à Khartoum, Calisto Legnani lui donna un second prénom : Joséphine et la traita plus humainement

Arrivée en Italie

En l’an 1885, le consul Legnani quitta le Soudan à cause de la révolution mahdiste. Bakhita lui demanda de l’emmener. Il refusa tout d’abord puis accepta devant l’insistance de Bakhita. Ils embarquèrent à Soakin dans le même navire qu’une autre famille italienne, les Michieli. Arrivés à Gênes, Madame Maria Turina Michieli demande à garder Bakhita à son service. Le consul Legnani accepta. Bakhita suivit les Michieli jusqu’à Zianigo en Italie, près de Mirano, dans la province de Venise.

Madame Michieli accoucha d’une petite fille, Alice, surnommée Mimmina. Sa garde fut confiée à Bakhita. Ensemble, elles retournèrent brièvement au Soudan, à Suakin, où les Michieli tinrent un hôtel, avant de revenir à nouveau en Italie. Alors que Madame Michieli dut se rendre à nouveau à Suakin, elle confia sa fille et Bakhita à l’institut des Catéchistes de Venise, tenu par les religieuses canossiennes. Elles y restèrent neuf mois pendant lesquels Bakhita découvrit la foi catholique et commença son éducation religieuse.

Au retour de Madame Michieli, Bakhita refusa de quitter l’institut. L’affaire fut portée en justice et le 29 novembre 1889 le procureur déclara Bakhita libre de choisir où elle voulut rester puisque l’esclavage n’existe pas en Italie. Bakhita avait alors vingt ans. Le neuf janvier 1890, elle fut baptisée par le cardinal-archevêque de Venise, Domenico Agostini, et reçut la Confirmation. Elle prit alors le nom de Josephine Margaret Fortunata.

Vie religieuse

Le sept décembre 1893, ayant exprimé son souhait de devenir religieuse, Bakhita rejoignit le noviciat des Sœurs de la Charité à l’institut de catéchuménat de Venise. Elle prononça ses premiers vœux le huit décembre 1896, à Vérone. En l’an 1902, elle fut transférée à Schio, province de Vicence dans le Nord-Est de l’Italie où, pendant plus de cinquante ans, elle s’occupa de la cuisine, de la lingerie et de la conciergerie. Elle voyagea aussi dans d’autres couvents pour partager ses connaissances de l’Afrique et préparer d’autres sœurs à s’y rendre

En l’an 1927, elle prononça ses vœux perpétuels. On lui donna le surnom de Petite Mère Noire (Madre Moretta). En l’an 1910, à la demande de sa Supérieure, sœur Margherita Bonotto, elle écrivit son histoire. Pendant la Seconde guerre mondiale, bien que la ville de Schio fut bombardée, aucun habitant ne périt. Bakhita fut considérée comme leur protectrice. Le huit février 1947, Bakhita décéda à Schio des suites d’une longue maladie. Son corps repose aujourd’hui dans l’église de la Sainte Famille à Schio

Béatification et canonisation

D’après les témoignages recueillis à l’époque, le corps de Bakhita reste tiède et souple jusqu’au moment de la fermeture du cercueil. Les miracles commencèrent rapidement après son décès puisqu’en 1950 le bulletin canossien publia six pages de témoignages de noms de personnes affirmant avoir reçu des grâces par l’intercession de Bakhita. En 1958, sous le pontificat de Jean XXIII, commença le procès pour la cause de canonisation. Le premier décembre 1978, l’Église publia le décret sur l’héroïcité de ses vertus. Béatifiée le 17 mai 1992, elle fut canonisée par le pape Jean-Paul II le premier octobre 2000

Le pape dit à cette occasion : «Cette sainte fille d’Afrique montre qu’elle est véritablement une enfant de Dieu : l’amour et le pardon de Dieu sont des réalités tangibles qui transforment sa vie de façon extraordinaire» Le pape Benoît XVI, la mentionna dans son encyclique Spe Salvi :il avait pour elle une affection particulière.

Fête

Sainte Joséphine Bakhita figure au calendrier des saints à la date du huit février, jour anniversaire de sa mort.

Prière

Cette prière fut écrite le jour de sa profession religieuse, le huit décembre 1896

«Ô Seigneur, si je pouvais voler là-bas, auprès de mes gens et prêcher à tous à grands cris ta bonté : Oh, combien d’âmes je pourrais te conquérir ! Tout d’abord ma mère et mon père, mes frères, ma sœur encore esclave,  tous, tous les pauvres Noirs de l’Afrique, fais, ô Jésus, qu’eux aussi te connaissent et t’aiment»

Hommages

La première semaine du mois de février 2022 est dédiée à Sainte Joséphine Bakhita en l’honneur de l’accueil des migrants, répondant au grand élan de fraternité et de solidarité proposé par le pape François. Elle est citée dans le livre L’Afrique est l’avenir de l’Église du père Rodrigue, un prêtre béninois docteur en théologie dogmatique dans le but d’une réévangélisation de l’Europe. En son honneur, une classe de 3ème (collège) porte son nom dans la commune de Saint -Laurent du Maroni au sein de l’Ensemble Scolaire Cécile Cheviet.

Une fresque de l’abside de la cathédrale d’El-Obeud au Soudan représente une Vierge à l’enfant : Marie montrant son Fils à l’Afrique. À ses côtés, à genoux, se trouvent Sainte Joséphine Bakhita et saint Daniel Comùbon. Une rue, Via Santa Giuseppina Bakhita, porte son nom à Vérone.

Diacre Michel Houyoux

Vidéo Sainte Joséphine Bakhita : cliquez ici https://youtu.be/MbgGyERTisY

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Conversion de saint Paul

Posté par diaconos le 17 janvier 2024

Conversion de saint Paul

Jeudi dix-sept janvier 2024

La conversion de Paul, décrite dans le Nouveau Testament se réfère à l’un des événements de la vie d Pauk de Tarse. C’est une fête des Églises chrétiennes célébrée le vingt cinq janvier selon le Martyrologe romain. Autour de cette date a lieu chaque année la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

Dans ses épîtres, qui constitua une source de première main, Paul traita de sa conversion de manière brève.

Dans le livre de Actes des apôtres, la conversion de Paul est abordée à trois endroits différents, et cette expérience y est beaucoup plus détaillée que dans les épîtres. Ils décrivent la conversion comme un évènement qui se déroula au moment où Paul était en route vers Damas.

 

Jésus lui apparut sous la forme d’une lumière, et il tomba de cheval à la suite de cette vision et il devint aveugle. Paul fut ensuite emmené à Damas, où il fut baptisé trois jours plus tard par Ananie, qui lui rendit en même temps la vue,

 La conversion de Paul , huile sur panneau vers 1600 - XVIIe siècle - N ...

Chute de Paul de Tarse à l’origine de sa conversion

Ananie aurait reçu l’ordre de Dieu de l’accueillir parmi les saints. Les trois récits de cette conversion se situent en 9,3-9, 22,5-11, et 26,13-19. Le premier fut raconté par l’auteur des Actes des Apôtres, tandis que les deux autres furent racontés par Paul, lorsqu’il fut emprisonné à Jérusalem puis à Césarée. Dans le premier récit, Paul vit la lumière et ses compagnons entendent la voix ; dans le deuxième, ils tombèrent par terre à cause la lumière, mais seul Paul entendit la voix ; dans le dernier, Paul et ses compagnons tombèrent et furent enveloppés de lumière, mais seul Paul entendit la voix. La Tradition apologétique chrétienne supposa que les caravaniers entendirent, mais ne comprirent pas ce que Jésus dit à Paul, car le premier aurait parla en langue hébraïque

Fiabilité du récit des Actes

Des exégètes, même chrétiens relevèrent que l’épisode du chemin de Damas n’a jamais été relaté par Paul dans ses lettres, la mention de l’avorton évoquant un événement extérieur, mais sans en esquisser le moindre récit. Les Actes des apôtres, s’ils furent longtemps attribués à Luc comme l’Évangile de Luc sont des récits pseudépigraphiques, l’auteur étant inconnu. Le Pseudo Luc écrit à l’époque de la troisième génération de chrétiens (80 et 100 ap. J.-C.) ce qui se passa entre les années trente et soixante, il eut un projet théologique et historique qui orienta son récit. Le récit s’inséra dans l’ouverture du christianisme vers les païens plutôt que vers les juifs : «Luc montre ainsi comment Dieu élargit le cercle des élus» (Pasteur Elian Cuvillier) La conversion de saint Paul est fêtée dans le calendrier liturgique chrétien le vingt-cinq janvier l’attestation de la date à partir du neuvième siècle dans les martyrologes du Moyen Âge) et conclut la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens.

La conversion de Paul, décrite dans le Nouveau Testament se réfère à l’un des événements de la vie d Pau de Tarse. C’est une fête des Églises chrétiennes célébrée le vingt cinq janvier selon le Martyrologe romain. Autour de cette date a lieu chaque année la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Dans ses épîtres, qui constitua une source de première main, Paul traita de sa conversion de manière brève.  Dans le livre de Actes des apôtres, la conversion de Paul est abordée à trois endroits différents, et cette expérience y est beaucoup plus détaillée que dans les épîtres. Ils décrivent la conversion comme un évènement qui se déroula au moment où Paul était en route vers Damas. Jésus lui apparut sous la forme d’une lumière, et il tomba de cheval à la suite de cette vision et il devint aveugle. Paul fut ensuite emmené à Damas, où il fut baptisé trois jours plus tard par Ananie, qui lui rendit en même temps la vue, 

Ananie aurait reçu l’ordre de Dieu de l’accueillir parmi les saints. Les trois récits de cette conversion se situent en 9,3-9, 22,5-11, et 26,13-19. Le premier fut raconté par l’auteur des Actes des Apôtres, tandis que les deux autres furent racontés par Paul, lorsqu’il fut emprisonné à Jérusalem puis à Césarée. Dans le premier récit, Paul vit la lumière et ses compagnons entendent la voix ; dans le deuxième, ils tombèrent par terre à cause la lumière, mais seul Paul entendit la voix ; dans le dernier, Paul et ses compagnons tombèrent et furent enveloppés de lumière, mais seul Paul entendit la voix. La Tradition apologétique chrétienne supposa que les caravaniers entendirent, mais ne comprirent pas ce que Jésus dit à Paul, car le premier aurait parla en langue hébraïque.

Fiabilité du récit des Actes

Des exégètes, même chrétiens relevèrent que l’épisode du chemin de Damas n’a jamais été relaté par Paul dans ses lettres, la mention de l’avorton évoquant un événement extérieur, mais sans en esquisser le moindre récit. Les Actes des apôtres, s’ils furent longtemps attribués à Luc comme l’Évangile de Luc sont des récits pseudépigraphiques, l’auteur étant inconnu. Le Pseudo Luc écrit à l’époque de la troisième génération de chrétiens (80 et 100 ap. J.-C.) ce qui se passa entre les années trente et soixante, il eut un projet théologique et historique qui orienta son récit. Le récit s’inséra dans l’ouverture du christianisme vers les païens plutôt que vers les juifs : «Luc montre ainsi comment Dieu élargit le cercle des élus» (Pasteur Elian Cuvillier) La conversion de saint Paul est fêtée dans le calendrier liturgique chrétien le vingt-cinq janvier l’attestation de la date à partir du neuvième siècle dans les martyrologes du Moyen Âge) et conclut la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens.

Diacre Michel Houyoux

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La croix : cliquez ici pour lire l’article La conversion de Paul, une expérience indicible

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Vidéo Paul de Tarse :cliquez ici pour regarder le film https://youtu.be/L-e3PwRfaCQ

 

 

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