Samedi de la quatrième Semaine du Temps Pascal

Posté par diaconos le 1 mai 2021

Celui qui m’a vu a vu le Père

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# La théologie chrétienne a développé la conception d’un Dieu trinitaire : Père, Fils de Dieu et Saint-Esprit. En amont du christianisme, le judaïsme développa certains attributs de YHWH comme Père du fait de sa création, de l’éducation que donne Dieu et de sa paternité envers le peuple d’Israël. Jésus-Christ, dans son enseignement à travers les Évangiles, définit la paternité de Dieu comme l’élément essentiel de Dieu avec l’Amour.
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Cette paternité de Dieu est particulière pour Jésus qui présente sa filiation avec lui. Les chrétiens sont appelés à une paternité adoptive par Jésus. Ses enseignements sur la paternité de Dieu indiquent que cette paternité est ouverte à tous, bons comme méchants.
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La doctrine chrétienne va progressivement conceptualiser la paternité de Dieu à travers le dogme de la Trinité. La représentation de Dieu dans l’art, au début interdite dans le christianisme primitif1 s’appuyant sur le judaïsme, et encore pendant plusieurs siècles développa à travers la peinture et la sculpture, représentant Dieu le Père sous différents aspects : celle de la lumière, ou sous la forme d’une personne d’âge avancé portant généralement une barbe blanche.
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 De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi !

Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. » » (Jn 14, 7-14)

Fondons notre foi sur,les paroles de Jésus

Par ce si, Jésus ne nie pas positivement la connaissance que ses disciples ont de lui et du Père, mais il sollicite leurs âmes au progrès. (Bengel)

Bien plus, Il affirma que dès à présent, après l’instruction profonde qu’il leur donna, ils connurent le Père et qu’ils le virent en lui. Les disciples n’avaient que les premiers rudiments de cette connaissance ; mais il y eut une grande sagesse pédagogique à les encourager ainsi, en leur supposant plus de lumières qu’ils n’en eurent ; et la Parole divine que Jésus répandit dans leur âme y restera comme le principe vivifiant de la connaissance qui leur manqua encore.

Cette interprétation fut celle qu’admirent Tholuck, Meyer, MM. Luthardt et Godet. D’autres exégètes (Chrysostome, Lücke) estimant que Jésus ne pouvait, dès cette époque, parler ainsi à ses disciples, pensèrent que ce fut là une sorte d’indication anticipée de ce qui leur fut accordé par l’Esprit à la Pentecôte.

La parole de Jésus : Vous l’avez vu, comprise par Philippe comme si Dieu pouvait exister pour lui à côté ou en dehors de Jésus, lui inspira le désir de voir une théophanie ou révélation extraordinaire de Dieu, comme la demandait Moïse : « Moïse dit : « Je t’en prie, laisse-moi contempler ta gloire. » (Ex 33, 18) ; et il exprima naïvement ce désir à Jésus. « Cela nous suffit, ajouta-t-il nous n’avions plus aucun doute que le Père ne se révéla pleinement par toi. »

Ce fut avec tristesse que Jésus reprocha à Philippe de ne l’avoir pas connu, malgré toutes les expériences que, depuis si longtemps, il avait pu faire auprès de lui. Il l’appela affectueusement par son nom : Philippe, afin de l’inviter à réfléchir sur la demande qu’il venait de lui adresser. Cette interpellation : Philippe, peut aussi être rattachée à la phrase suivante.

Celui qui a vu Jésus a vu le Père, le Dieu qui est sainteté et amour, et dont Jésus était sur la terre la parfaite manifestation. Philippe demandait à voir, Jésus l’exhorta à croire. Ce fut uniquement par la foi qu’il put pénétrer dans ce mystère de l’unité absolue du Père et du Fils qui lui permit de voir le Père dans le Fils.

Ces paroles de Jésus exprimèrent, tout ensemble, l’intime unité d’essence et le rapport mutuel vivant, actif, qu’il y a entre le Père et le Fils, Jésus le prouva en déclarant que c’est le Père qui parle et agit en lui. Les paroles et les œuvres de Jésus, ces paroles qui sont esprit et vie, ces œuvres de puissance divine et d’amour divin, telle est la démonstration irrécusable que le Père était en lui, parlait et agissait par lui.

Pas une de ses paroles qu’il tire de lui-même. Pas une de ses œuvres que Dieu lui-même n’opère par lui. De sa propre sagesse, rien. Par la force de Dieu, tout ! (Godet)

Après avoir donné à Philippe cette instruction profonde, Jésus se tourna vers tous ses disciples et il les exhorta à le croire quand il leur déclara qu’il est dans le Père et que le Père est en lui, à le croire sur la seule autorité de sa parole.

Mais il ajouta  avec tristesse que si leur foi fut encore trop obscure et trop faible pour se fonder uniquement sur sa parole, ils durent au moins le croire à cause de ses œuvres mêmes, considérées en elles-mêmes. Il entendit par là ses miracles : « Si je n’accomplis pas les œuvres de mon Père, vous n’avez pas besoin de croire en moi. Mais si, au contraire, je les accomplis, même si vous ne voulez pas me croire, laissez-vous au moins convaincre par mes œuvres, pour que vous reconnaissiez et que vous compreniez que le Père est en moi et que je suis dans le Père. » (Jn 10, 37-38)

La foi, fondée sur ces œuvres, ne fut pas encore la vraie foi, mais elle put conduire à la foi immédiate. Jésus revint au discours plein de consolation qu’il adressa à ses disciples au sujet de son départ , et dans lequel il  fut interrompu par Thomas et par Philippe. Et comme il leur montra, en répondant à la requête de celui-ci, que le Père se manifestait pleinement en lui dans ses paroles et dans ses œuvres.

Il leur fit maintenant une magnifique promesse qui leur donna de sa divinité et de la pleine révélation de Dieu en lui une preuve propre à créer une intime conviction : celui qui croit en lui fera lui aussi les mêmes œuvres et en fera de plus grandes encore.

Il promit avec une autorité solennelle : En vérité, en vérité, la communication de l’Esprit et des grâces qui en résulteront pour les disciples.  Cette promesse, en même temps, ajouta à la perspective encore éloignée de la réunion dans la maison du Père,  celle d’une prochaine réunion en esprit : les disciples revirent Jésus qui  les quittera pour s’en aller au Père.

Ce ne furent pas des œuvres extérieures, des miracles matériels, plus étonnants encore que les siens comme le crurent quelques exégètes ; mais bien des miracles spirituels, que les apôtres firent, quand leur parole, animée de l’Esprit de Dieu, régénéra les âmes, fonda l’Église et porta la lumière et la vie au milieu de toutes les nations. « Le livre des Actes est le commentaire de cette parole.(Meyer) »

Ces œuvres plus grandes, Jésus lui-même ne put les faire, parce que  l’Esprit n’était pas encore  (Jn 7, 39).  Quand il reprit possession de sa gloire et que toute puissance lui fut donnée au ciel et sur la terre, il eut accompli lui-même dans ses disciples la parole qu’il prononça. Il le fit en répondant à toutes leurs prières et en répandant sur eux le Saint-Esprit de la Pentecôte.

Les disciples restèrent avec Jésus dans un rapport plus intime et plus vivant que jamais. Eux, sur la terre, prièrent en son nom, et lui leur accorda toutes leurs demandes. Grâce à son action puissante, ils accomplirent ses œuvres, et même de plus grandes, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.

Prier au nom de Jésus, c’est donc, comme le dit Keil, dont M. Godet adopta l’interprétation, prier « en nous replongeant avec foi dans la connaissance que nous avons reçue de lui comme Fils de Dieu abaissé et glorifié,  c’est prier dans une communion intime avec lui, selon sa volonté, par son Esprit, qui seul nous communique la puissance d’accomplir cet acte religieux. Quand celui qui prie ainsi se sent devenu un avec Jésus, il est certain d’être exaucé.

« Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez et il vous sera fait ».

Diacre Michel Houyoux

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  Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

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Jeudi de la troisième Semaine du Temps Pascal

Posté par diaconos le 22 avril 2021

Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel

Catégorie : Préparer Dimanche - Sedifop

# Le Corps du Christ est un concept chrétien qui se veut porteur de rédemption, symbole de la transmission de la vie éternelle, de partage, de fraternité, ainsi que de la transmission de la parole divine. Lors de la messe, le prêtre dit lors de la prière eucharistique : « au moment d’être livré et d’entrer librement dans sa passion, il prit le pain, il rendit grâce, il le rompit et le donna à ses disciples en disant: « Prenez et mangez en tous: ceci est mon corps livré pour vous » » Ce rappel de la Cène, le repas avant la crucifixion de Jésus-Christ est le symbole de la chair donné par le Messie pour sauver l’humanité de ses péchés.

Juste un peu plus tard dans l’office, le prêtre dit « faisant ici mémoire de la mort et de la résurrection de ton Fils nous t’offrons Seigneur le pain de vie. » Le Corps du Christ c’est le don par le Messie du pardon des fautes, c’est la nouvelle parole donnée qui sous entend la résurrection et surtout le pain de vie par cette parole christique qui se veut porteuse de charité, de fraternité. Moïse a sorti le peuple de l’esclavage; Jésus par le don de son corps, par le sacrifice, cherche à faire régner les vertus cardinales et théologales.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui- là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.
Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde.»  (Jn 6, 44-51)

Le Pain de Vie

Jésus ne répondit pas à l’objection de ses auditeurs, en leur révélant le mystère de sa naissance surnaturelle :car l’origine miraculeuse de Jésus, comme le disait Monsieur  Godet, ne put être acceptée que par le cœur déjà croyant. D’ailleurs :ces scrupules ne furent pas la cause de leur incrédulité  ; ce fut leur incrédulité qui donna naissance à ces scrupules ; ce fut la raison pour laquelle Jésus ne s’appliqua pas à les lever.

Jésus se contenta d’insister sur la nécessité d’une œuvre de la grâce divine qui dut s’accomplir en tout homme qui voulut venir à lui et croire en lui. Personne n’y arriva autrement. Ce terme caractéristique se trouve dans Jérémie 31.3 version des Septante. Dieu a, dans sa main puissante, mille moyens d’exercer cette action de sa miséricorde sur les âmes. Tantôt ce sont les douloureuses expériences de la vie, la souffrance, la pensée de la mort, qui leur font éprouver avec tristesse le besoin d’un consolateur, d’un Sauveur..

Que ferai-je pour être sauvé ? Dès que Jésus se présenta, elles le reconnurent comme Celui après qui elles soupiraient.  L’expérience seule, cette grande conciliatrice des contrastes, peut nous instruire à cet égard ; elle apprend aux humbles à dire avec un réformateur : « Nous voulons, parce qu’il nous est donné de vouloir », et avec saint Paul : « C’est Dieu qui opère en vous la volonté et l’exécution, selon son bon plaisir », ce qui ne l’empêcha pas d’ajouter, malgré l’apparente contradiction : « Opérez votre propre salut avec crainte et tremblement 

Dès qu’un pauvre pécheur fut attiré à Jésus, le Sauveur se chargea d’achever en lui l’œuvre divine jusqu’à la fin : « Et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »Mais le grand moyen de Dieu pour attirer les hommes au Sauveur, c’est sa Parole et son Esprit, qui agit incessamment dans notre humanité et qui saisit les moments favorables pour accomplir son œuvre.  Ces paroles expliquent comment le Père attire les âmes au Fils : Il le fait en les éclairant intérieurement par sa Parole et par son Esprit. La citation est tirée de Ésaïe 54.13..

Se fondant sur ces promesses, Jésus affirma, avec une joyeuse certitude, que quiconque a ainsi entendu le Père et a été instruit, vient à lui et trouve en lui son Sauveur.  L’enseignement que les hommes ont reçu de Dieu n’est que préparatoire, destiné à les amener au Fils qui, lui seul, a vu le Père de toute éternité ,  car il vient de Dieu. C’est donc en lui, qui est l’image de Dieu, la splendeur de sa gloire, que les croyants voient Dieu.

Après cette instruction profonde, provoquée par les murmures des Juifs, Jésus revint à son enseignement sur la vie éternelle qu’il communiqua aux croyants en se donnant lui-même à eux comme le pain de la vie.

Diacre Michel Houyoux

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   Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel » – Lectio Divina

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La résurrection de Jésus est source d’espérance

Posté par diaconos le 31 janvier 2021

La résurrection de Jésus est chemin de foi

La Bible face à la critique historique - La résurrection et la vie après la  mort

Si Jésus n’est pas ressuscité, dit Paul dans sa première lettre aux chrétiens de Corinthe, notre prédication et notre foi sont vaines. (1 Co. 15, 12-14) Mais s’il est ressuscité alors c’est l’appel d’air. Si tant de gens croient que Jésus Christ est ressuscité, c’est qu’ils ont perçu que quelque chose a été bouleversé dans leur vie, une sorte de passage de la mort à la vie, une ouverture de l’espérance.

En général, ces gens là donnent de leur vie, comme si déjà elle était tout autre, dès maintenant. Puissent nos doutes et nos questions, comme pour Thomas, être chemin de foi ! Je crois : tels sont les premiers mots du Credo. Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant. La grâce de la foi est un don de Dieu qu’il faut sans cesse demander. Seigneur, je crois, mais viens en aide à mon peu de foi.

Seigneur, je ne mérite pas que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri, priait le centurion romain. (Mt. 8, 8) Quand on aborde les questions de la foi et des questions qui portent sur la religion, nous avons tendance de parler immédiatement de Dieu, de prouver son existence. Par respect pour son nom, ne le nommons pas trop vite.

C’est en nous que nous devons chercher la trace de Dieu et si elle ne s’y trouve pas, rien ne peut nous permettre de parler de lui. Que nous le voulions ou non, nous sommes tous habités par la question de l’absolu ou du mystère de l’absolu de notre existence.  » L’absolu est auprès de nous, dès le commencement  » (Hegel)

Croire ne va de soi pour personne. Il ne s’agit pas de croire que Dieu existe, mais de croire que toute personne n’existe que pour Dieu ! En d’autres termes, Dieu s’intéresse-t-il à nous ? Autre question que nous sommes amenés à nous poser : Dieu peut-il intervenir dans notre histoire pour notre bien ? Depuis Abraham, la foi a répondu  » Oui  » Abraham est notre modèle et notre guide parce que tout simplement, il eut foi dans le Seigneur.

Bien qu’au début de son histoire personnelle, Abraham fut un vagabond immigré, Dieu s’est lié à lui par une Alliance, en s’engageant à lui par trois promesses : une présence, une descendance et une terre. Une présence : je serai avec toi, une descendance : je te rendrai fécond, très fécond. Tu deviendras non pas une, mais des nations et des rois sortiront de toi. (Gn 17, 6a) et une terre : lève les yeux et regarde de l’endroit où tu te trouves vers le nord et vers le midi, vers l’orient et vers l’occident.

Tout le pays que tu vois, je te le donnerai à toi et à tes descendants pour toujours.” (Gn 13, 14-15)  Pour le monde musulman, Abraham est connu comme Ibrahim et il est l’un des prophètes les plus importants, à la fois en tant que prêcheur du monothéisme et en tant que père d’Ismaël puis d’Isaac (voir aussi en Gn 16, 7-15).

Si vous ne croyez pas, vous ne tiendrez pas. (Is 7, 9) Telle fut l’attitude d’Abraham qui s’appuya sur Dieu. Jésus, à la fin de son discours sur la montagne, reviendra sur ce thème et Matthieu affirmat qu’Il enseigna avec autorité. Jésus nous invite à nous engager dans la construction du Royaume et de vivre en accord avec ces valeurs. Agir ainsi, c’est bâtir sa vie sur un roc solide (Mt 7, 24,29 ; Lc 6, 47-49).

Croire en Dieu, c’est entrer dans un dialogue avec Lui. Pour bien nous y préparer, partons d’un exemple choisi dans notre vécu. Par exemple, quand j’ai rendez-vous avec un ami ou une amie, je me prépare à la rencontre. Je pense à l’avance à ce que je voudrais lui dire, lui confier… Si je le reçois chez moi, je peux même arranger la pièce pour qu’elle soit agréable avec un bouquet, de la musique de fond, etc.

Je me prépare le cœur pour donner et pour recevoir. Je me dispose à la rencontre sans savoir exactement ce qu’elle sera. Croire ne suffit pas. Encore faut-il que la foi soit placée au bon endroit, sur la bonne personne. Mettre sa foi en l’Église ou dans les sacrements ou dans une personne déclarée sainte ou encore en ses propres bonnes actions, n’est pas la foi dont parle la Bible.

Croire que Dieu existe ou encore que Jésus Christ a existé ne suffit pas non plus. La foi qui sauve, la foi vivante, la foi qui réconcilie l’homme avec son Dieu, est la confiance en l’efficacité totale de la mort et de la résurrection de Jésus Christ. Cette foi là ne s’effondre pas devant le moindre doute : elle est ancrée sur la nature de Dieu, sur ses promesses infaillibles.

Pour retrouver la foi, il faut revenir aux sources. Croire, c’est adhérer à Jésus Lumière. Nous jugeons sur les apparences : les records de l’athlète, la beauté ou le jeu d’un acteur, la réussite scolaire ou sociale… Dieu, lui, voit le cœur. C’est par notre cœur que nous entrons en relations avec les autres et avec Dieu ; c’est notre cœur bon ou mauvais qui déterminera notre comportement dans tout ce qui fait notre existence.

Voilà ce que Dieu regarde, qui nous échappe si souvent, et c’est pourquoi les choix de Dieu nous déconcertent fréquemment. Soyons assez lucides pour reconnaître ce qui est capable de plaire à Dieu et laissons-nous éclairer par la véritable lumière pour devenir à notre tour lumière pour les autres en témoignant d’une vie de bonté, de justice et de vérité.

Jean, venu au tombeau, le premier jour de la semaine après la mort de Jésus, voyant les linges restés là, cru en la résurrection de Jésus. Heureux es-tu si tu crois sans avoir vu ! C’est la foi qui donne la vision, et non pas la vision qui donne la foi. Croire, c’est adhérer à Jésus Lumière ! Bien que je n’aie jamais vu Dieu, je crois qu’il existe et qu’il est le créateur de l’Univers.

Dieu a parlé à l’humanité et cette Parole est fondatrice de la foi. La Bible nous apprend que Dieu a interpellé l’homme pour dire qu’il existe et pour lui révéler son nom, pour lui dévoiler son amour, ses projets.

En voici quelques exemples

  1. L’histoire du peuple de Dieu commence par l’ordre donné à Abraham de quitter sa patrie et par une promesse : “Je ferai de toi une grande nation ”. (Gn 12, 1)
  2. Dieu appelle Samuel (Premier Livre de Samuel au chapitre trois)
  3. Au mont Sinaï, , dans le buisson ardent, Dieu se révélèa à Moïse : “Je suis celui qui suit.” (Ex 3, 14)
  4. Dieu parla à Job (livre de Job au chapitre quarante)
  5. Dieu fait homme, né à Bethléem, mort sous Pilate, ressuscité et glorifié, toujours présent dans le monde. (Voir les récits des évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean

Diacre Michel Houyoux

 

Les deux voies    Éditions Croix du Salut ( 05.06.2013 )

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EAN: 9783841698728
Langue du Livre: Français
By (author) : Michel Houyoux
Nombre de pages: 144
Publié le: 05.06.2013
Catégorie: Christianity

Détails du livre: ISBN-13

Les deux voiesLes deux voies

Choisis le chemin de la Vie. Pour être disciple de Jésus

Il nous faut marcher derrière lui, suivre le même chemin

Auteur le Diacre Michel Houyoux , publié le  5 juin 2013  Broché  Prix : 25, 80€

Pour acheter le livre, cliquez ici →Omni badge Les deux voiesRecevez-le par la poste.
€ 25,80

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L’homme qui jette en terre la semence, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence grandit, il ne sait comment

Posté par diaconos le 29 janvier 2021

L’homme qui jette en terre la semence, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence grandit, il ne sait comment

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Parabole du semeur

# Jésus compara le Royaume des cieux à un champ de blé, pour nous faire comprendre qu’en nous fut semé quelque chose de petit et de caché qui possède une force vitale irrépressible. En dépit de tous les obstacles, la graine se développera et le fruit mûrira. Ce fruit sera bon uniquement si la terre de la vie est cultivée selon la volonté de Dieu. Jésus nous avertit qu’après l’ensemencement fait, pendant que les gens dormaient», son ennemi est intervint et sema l’ivraie.

Cela signifie que nous devons être disposés à préserver la grâce reçue le jour de notre baptême, en continuant à nourrir notre foi dans le Seigneur qui empêche le mal de s’enraciner. L’enseignement de la parabole est double.Le mal qui existe dans le monde ne vient pas de Dieu, mais du démon, qui sème l’ivraie la nuit. Cet ennemi est rusé: il a semé le mal au milieu du bien, si bien qu’il nous est impossible de les séparer nettement; mais Dieu, à la fin, pourra le faire. L’opposition entre l’impatience des serviteurs et l’attente patiente du propriétaire du champ représente Dieu. Dieu, au contraire, sait attendre. Il regarde, dans le champ de la vie de chacun avec patience et miséricorde.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.
Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. » Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences.
Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier. (Mc 4, 26-34)

Parabole du Semeur

Jésus, après les exhortations qui précèdent et auxquelles donna lieu la parabole du semeur, reprit  son enseignement par d’autres paraboles. Celle que nous trouvons ici nous a été conservée par Marc seul. Elle a quelque ressemblance avec la suivante. Mais il faut beaucoup d’imagination pour prétendre qu’elle n’est qu’une reproduction abrégée de la parabole de l’ivraie, et que, par conséquent, elle ne saurait avoir été prononcée en cette place. Il faut s’appliquer d’abord à saisir les détails du récit, avant d’en exposer la signification religieuse.

 Le semeur dont il s’agit a d’abord labouré, puis il a jeté la semence en terre. Il peut attendit avec confiance les résultats ; car il sut par expérience que la semence germa et crut, bien qu’il ne sut absolument pas lui-même comment. Ce comment de la germination et de la croissance est caché aujourd’hui encore à la science, car toute vie est un mystère.

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