Assomption de la Vierge Marie — Solennité

Posté par diaconos le 14 août 2022

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L’Assomption de Marie, qui est appelée Dormition dans la tradition orientale, est la croyance religieuse orthodoxe et catholique selon laquelle la Vierge Marie, mère de Jésus, n’est pas morte comme tout un chacun mais est entrée directement dans la gloire de Dieu (ce qu’on traduirait communément par « montée au ciel »). L’expression « après avoir achevé le cours de sa vie terrestre » utilisée par le pape, laisse ouverte la question de savoir si la Vierge Marie est décédée avant son Assomption, ou si elle a été élevée avant la mort

. Sans fondement scripturaire mais très ancienne dans la Tradition des Églises d’Orient comme d’Occident (et fêtée liturgiquement dès le VIIIe siècle), la croyance fut définie comme dogme religieux (c’est-à-dire vérité de foi chrétienne) par la constitution apostolique Munificentissimus Deus de Pie XII en 1950. Elle est la première, et à ce jour la seule déclaration faisant usage de l’infaillibilité papale depuis la proclamation de l’infaillibilité par le concile Vatican I.

Tout en partageant la même foi en l’Assomption, les Églises orientales n’ont jamais souhaité définir la Dormition en termes dogmatiques. Dans l’Église catholique, l’Assomption de la Sainte Vierge-Marie est célébrée liturgiquement de manière solennelle, le 15 août, et s’accompagne fréquemment de processions religieuses. Dans le calendrier anglican la fête de l’Assomption a disparu en 1549 mais le 15 août est resté la fête principale de la Vierge Marie (sans référence à son Assomption).

La date du 15 août serait celle de la consécration à Jérusalem de la première église dédiée à Marie, « mère de Jésus fils de Dieu », au Ve siècle, après le concile d’Éphèse (431). Avant d’être un dogme, l’Assomption de Marie était une croyance reposant sur la tradition patristique et non sur des bases scripturaires reconnues des premiers temps de l’Église. En effet, aucun texte du Nouveau Testament n’évoque la fin de Marie, et ce sont des textes apocryphes et des légendes qui ont comblé ce vide.

En 373 [ap. J-C.], saint Ephrem2 évoque le concept selon lequel le corps de Marie serait resté, après son décès, intact — à savoir non atteint par « l’impureté » de la mort (la Torah étant « une Torah de vie », la mort et ceux qui la portent sont considérés comme impurs, pour tous). Au IVe siècle, Épiphane de Salamine envisage plusieurs hypothèses sur ce qui est advenu de Marie à la fin de sa vie.

Il conclut qu’on ne peut pas se prononcer, mais laisse ouverte la possibilité que certains milieux hétérodoxes à ses yeux en savaient davantage. Puisqu’une tradition écrite existe dès le Ve siècle, elle remonte vraisemblablement au IVe siècle. En Occident, Grégoire de Tours est le premier à en faire mention, à la fin du VIe siècle. Il s’appuie apparemment sur un corpus de textes apocryphes, appelés collectivement le Transitus Mariæ, généralement rattaché au Ve siècle.

Du premier livre des Chroniques

En ces jours-là, David rassembla tout Israël à Jérusalem  pour faire monter l’arche du Seigneur jusqu’à l’emplacement préparé pour elle. Il réunit les fils d’Aaron et les Lévites. Les Lévites transportèrent l’arche de Dieu, au moyen de barres placées sur leurs épaules, comme l’avait ordonné Moïse, selon la parole du Seigneur. David dit aux chefs des Lévites de mettre en place leurs frères, les chantres, avec leurs instruments, harpes, cithares, cymbales, pour les faire retentir avec force en signe de joie.

Ils amenèrent donc l’arche de Dieu et l’installèrent au milieu de la tente que David avait dressée pour elle. Puis on présenta devant Dieu des holocaustes et des sacrifices de paix. Quand David eut achevé d’offrir les holocaustes et les sacrifices de paix, il bénit le peuple au nom du Seigneur. ((1 Ch 15, 3-4.15-16 ; 16, 1-2)

L’arche d’Alliance

Il se bâtit des maisons dans la cité de David ; et il prépara une place pour l’arche de Dieu et lui dressa une tente, sans doute un nouveau tabernacle ; l’ancien était resté à Gabaon. les fils des Lévites portèrent l’arche de Dieu sur leurs épaules, au moyen des barres qui reposaient sur eux et l’installèrent sous une tente. L’arche d’alliance était le coffre qui, selon la Bible, contenait les Tables de la Loi (Dix commandements)données à Moïse sur le mont Sinaï.

C’était un coffre oblong de bois recouvert d’or. Le couvercle surmonté de deux chérubins, qui en formait le couvercle, fut considéré comme le trône, la résidence terrestre de YHWH.  Lorsque le tabernacle fut terminé,  l’arche fut mise dans le saint des saints, la partie la plus centrale du Temple de Salomon.

Moïse sur le mont Sinaï recevant les Dix commandements. Illustration de l'Ancien Testament, fin du XIXe siècle, gravure de Bequet, édition Delagrave, Paris.

Dix commandements gravés sur deux pierres, nommées les Tables de la Loi, que Moïse, épaté, redescendit avec lui. Ces tables furent déposées dans l’Arche d’Alliance, ou l’Arche de témoignage qui fut un coffre. On en connaît la description. En bois d’acacias, doré à la feuille d’or, dont le couvercle était coiffé de deux chérubins.

Elle pesait environ 200 livres et il fallut quatre hommes pour la porter. Elle suivit les Hébreux lors de leur périple, assistant notamment à l’écroulement des murailles de Jéricho suite à la sérénade des trompettes.. L’Arche d’Alliance fut longtemps installée au cœur du temple de Salomon de Jérusalem.

 Selon un des récits bibliques, l’arche d’alliance état en bois d’acacia recouverte d’or pur à l’intérieur et à l’extérieur et sur elle il y avait tout autour une bordure d’or. Ses dimensions étaient de deux coudées et demie pour sa longueur, une coudée et demie pour sa largeur, une coudée et demie pour sa hauteur. Elle avait quatre pieds au-dessus desquels furent mis quatre anneaux d’or. Des barres en bois d’acacia recouvertes d’or furent passées dans les anneaux pour la porter.

Un couvercle (propitiatoire)  d’or pur fut placé dessus et ses dimensions étaient deux coudées et demie pour sa longueur et une coudée et demie pour sa largeur. Deux chérubins en or battu étaient aux deux extrémités du couvercle, avec leurs ailes déployées vers le haut, couvrant le coffre, et leurs faces tournées l’une vers l’autre. L’arche d’alliance, les anneaux, les barres, le propitiatoire et les deux chérubins furent fabriqués selon ce récit, par Béséléel. Il fut l’architecte en chef du tabernacle, désigné directement par Dieu à Moïse.

Son nom figure dans les listes généalogiques des Chroniques. Il y est mentionné comme fils d’Uri (Exode 31, 1) lui-même fils de Hur, de la tribu de Juda. Selon le Pentecôtisme, il est considéré comme l’un des premiers hommes à avoir rencontré une manifestation du Saint Esprit. Si l’on se limite aux textes bibliques, d’après le canon des écritures juives, il semblerait que l’Arche, après avoir résidé de nombreuses années dans le temple de Salomon, ait purement et simplement disparu.

Pompée, général romain, témoigna qu’il n’y avait plus d’arche dans le second temple. Il trouva le saint des saints totalement vide. Toutes sortes d’hypothèses furent émises à ce sujet : certains pensèrent qu’elle aurait été dissimulée par les prêtres quelque part, dans un des tunnels souterrains du Mont du Temple, ou dans un autre endroit tenu secret jusqu’au moment propice de sa réapparition, lors de la construction du Troisième Temple.

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux  : cliquez ici pour  lire l’article  → Assomption de la Vierge Marie — Solennité

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◊  Liturgie et sacrements : cliquez ici  pour lire l’article → L’Assomption : Marie élevée dans la gloire de Dieu

◊ L’Arche d’Alliance : cliquez ici  pour  lire l’article → Parcours de l’Arche d’Alliance

♥ Vidéo Quelle est l’origine et le sens de l’Assomption ?

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Ma mère, tu m’as enfanté homme de querelle pour tout le pays

Posté par diaconos le 14 août 2022

Ébed-Mélek : un exemple de courage et de bonté — BIBLIOTHÈQUE EN LIGNE  Watchtower

Ébed-Mélek, un fonctionnaire de la cour du roi Tsidqiya, a manifesté des qualités divines

Il a agi avec courage et fermeté : il s’est adressé au roi Tsidqiya en faveur de Jérémie, puis a délivré Jérémie de la citerne. Il a manifesté de la bonté en prenant des chiffons et des bouts de tissus doux pour atténuer le frottement des cordes sous les aisselles de Jérémie.

Du livre du prophète Jérémie

En ces jours-là, pendant le siège de Jérusalem, les princes qui tenaient Jérémie en prison dirent au roi Sédécias : «  Que cet homme soit mis à mort : en parlant comme il le fait, il démoralise tout ce qui reste de combattant dans la ville, et toute la population. Ce n’est pas le bonheur du peuple qu’il cherche, mais son malheur.  » Le roi Sédécias répondit : Il est entre vos mains, et le roi ne peut rien contre vous ! «   Alors ils se saisirent de Jérémie et le jetèrent dans la citerne de Melkias, fils du roi, dans la cour de garde.

On le descendit avec des cordes. Dans cette citerne il n’y avait pas d’eau, mais de la boue, et Jérémie enfonça dans la boue.  bed-Mélek sortit de la maison du roi et vint lui dire :  »Monseigneur le roi, ce que ces gens-là ont fait au prophète Jérémie, c’est mal ! Ils l’ont jeté dans la citerne, il va y mourir de faim car on n’a plus de pain dans la ville ! «  Alors le roi donna cet ordre à Ébed-Mélek l’Éthiopien : «  Prends trente hommes avec toi, et fais remonter de la citerne le prophète Jérémie avant qu’il ne meure. » (Jr38, 4-6.8-10) 

Jérémie fut descendu  dans une citerne

 Ces discours du prophète eurent pour effet de décourager les défenseurs de la ville. Jérémie avait le courage le plus héroïque, celui de s’exposer par fidélité au reproche de lâcheté. « Et le roi Sédécias dit : Voici, il est en votre pouvoir, car le roi ne peut rien contre vous. »  Ce fut une honteuse défaite ; triste symptôme de décomposition sociale ! La constitution théocratique n’interdisait pas au roi de sauver un innocent.  Les chefs voulurent empêcher les communications du peuple avec Jérémie. N’osant braver l’ordre du roi et le remettre dans le cachot de Jonathan (Jr 37, 15-21), ils le descendirent dans une citerne qui ne contint plus que de la boue. Ce  fut en même temps l’exposer à une mort inévitable.

Ebed-Mélec, l’eunuque éthiopien, fut plus humain que les chefs de Juda. Il était le surveillant du harem royal. Assis à la porte de Benjamin  pour surveiller les travaux de défense du côté septentrional, le plus exposé aux coups de l’ennemi. Dans la cour du corps de garde, il recevait la ration régulière des soldats ; mais maintenant il ne pouvait plus compter sur le secours bienveillant de personne. Et le roi donna cet ordre à Ebed-Mélec, Éthiopien : Prends avec toi trente hommes, et fais remonter de la citerne Jérémie le prophète, avant qu’il ne meure.

Diacre Michel Houyoux

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◊  Jésuites du Canada : cliquez ici pour lire l’article →  L’histoire d’un grand prophète qui se plaignait tout le temps

◊ La citerne de Melkéa s  : cliquez ici pour lire l’article →  Jérémie 38, 4-13 – Jérémie dans la citerne

♥ Révérend Père Docteur Wilfrid Okambawa : « Jérémie un Prophète de malheur ? »

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La gloire du Seigneur s’est levée sur toi

Posté par diaconos le 14 août 2022

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# Épiphanie : Le terme était déjà utilisé par les Grecs anciens pour indiquer l’action ou la manifestation d’une divinité. C’est la manifestation de la lumière, de la grande Lumière de Dieu manifestée à travers une étoile. Rêve et adoration des mages, portail de l’abbaye de San Mercuriale, Forlì (XI-XIIe siècle) Retable du maître-autel de l’église paroissiale d’Ortisei, consacré à l’épiphanie et à l’évêque de Saint-Hildegoric. Peinture de Josef Moroder-Lusenberg vers 1880 Titus Flavius Clement d’Alexandrie, père de l’église écrivant à la fin du 2e siècle, atteste que les communautés chrétiennes d’Alexandrie ont été formées par les Basilides gnostiques À partir du 3e siècle environ, les communautés chrétiennes du Proche-Orient ont associé le terme d’Épiphanie aux trois signes révélateurs de Jésus-Christ, à savoir : l’adoration des Mages, le baptême de Jésus adulte dans le Jourdain et le premier miracle de Jésus à Cana. Cependant, la séparation entre la récurrence de l’adoration des Mages dans la Nativité et la récurrence du Baptême de Jésus a probablement été faite afin de ne pas chevaucher les dates des pèlerinages qui partaient pour le Jourdain et en même temps pour Bethléem.

Debout, Jérusalem, resplendis !

Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Voici que les ténèbres couvrent la terre, et la nuée obscure couvre les peuples. Mais sur toi se lève le Seigneur, sur toi sa gloire apparaît. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux alentour, et regarde : tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur la hanche. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi, vers toi viendront les richesses des nations. En grand nombre, des chameaux t’envahiront, de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l’or et l’encens ; ils annonceront les exploits du Seigneur. (Is 60, 1-6)

La gloire de la nouvelle Jérusalem

 Jérusalem fut assise dans les ténèbres comme une captive en deuil : « »Descends, et assieds-toi dans la poussière, Vierge, fille de Babylone! Assieds-toi à terre, sans trône, Fille des Chaldéens! On ne t’appellera plus délicate et voluptueuse »  (Is 47, 1)

Soudain, la lumière jaillit, le salut parut : ce fut l’apparition de Jéhovah lui-même en Sion. Il se leva sur elle comme un soleil éternel. Toute resplendissante de cette lumière, Sion devint un phare vers lequel se dirigèrent tous les peuples, plongés jusqu’alors dans l’obscurité ; elle fut le foyer de la révélation divine ; les enfants de Dieu, dispersés dans toutes les nations, se rassemblèrent autour d’elle ; la vision fut accomplie. Jérusalem fut représentée comme une mère privée de ses enfants, mais qui les recouvra.

Ce fut spirituellement que se réalisa cette prophétie. Jéhovah apparut en Sion en la personne du Christ, et de Jérusalem sortit, avec les apôtres, la lumière qui éclaire les nations :  « Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » (Lc , 2, 30-32) La gloire de Dieu, qui plana autrefois sur le sanctuaire, illumina la communauté tout entière. Les peuples apportèrent à Sion leurs offrandes et lui ramenèrent ses enfants. Cette prophétie s’accomplit par la conversion d’Israël à l’Évangile et par son rétablissement glorieux à la fin des temps.

Les peuples païens christianisés furent les instruments de cette double restauration spirituelle et politique du peuple de DieuEn Orient, on voit souvent les mères porter leurs enfants à cheval sur leur hanche. Isaïe vit accourir les peuples de l’Orient (représentés par diverses tribus de l’Arabie), puis ceux de l’Occident (les îles, les navires de Tarsis). Ce concours des peuples eutun but religieux : faire des offrandes à l’Éternel et apporter leurs trésors. Madian (issu d’Abraham et de Kétura) et Epha (fils de Madian, habitèrent au nord de l’Arabie, sur la rive orientale de la mer Rouge. L’Yémen fut une contrée très riche en or, en encens et en pierres précieuses, dont elle fit un commerce étendu.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Paroisses vivantes    : cliquez ici pour lire l’article →  Lève toi, brille : Ta lumière arrive, la gloire du Seigneur se lève sur  toi 

◊   Hozana : cliquez ici pour lire l’article → Le prophète Esaïe

Vidéo Joël Spinks : « Le ciel sur la terre : la nouvelle Jérusalem – Vie de Foi »

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Lundi de la vingtième semaine dans le Temps Ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 14 août 2022

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Jésus menaça les scribes et les pharisiens de la Géhenne

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait : « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le royaume des Cieux devant les hommes ; vous-mêmes, en effet, n’y  entrez pas, et vous ne laissez pas entrer ceux qui veulent entrer ! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand c’est arrivé, vous faites de lui un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous !

 Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites : “Si l’on fait un serment par le Sanctuaire, il est nul ; mais si l’on fait un serment par l’or du Sanctuaire, on doit s’en acquitter.”  Insensés et aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important : l’or ? ou bien le Sanctuaire qui consacre cet or ?  Vous dites encore : “Si l’on fait un serment par l’autel, il est nul ; mais si l’on fait un serment par l’offrande posée sur l’autel, on doit s’en acquitter.”

 Aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important : l’offrande ? ou bien l’autel qui consacre cette offrande ? Celui donc qui fait un serment par l’autel fait un serment par l’autel et par tout ce qui est posé dessus ; celui qui fait un serment par le Sanctuaire fait un serment par le Sanctuaire et par Celui qui l’habite ; et celui qui fait un serment par le ciel fait un serment par le trône de Dieu et par Celui qui siège sur ce trône. « 

Comportement envers les prophètes

L’évangile nous présente le sens, l’acceptation et le comportement envers les prophètes : « Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, ils tueront les uns et en persécuteront d’autres» (Lc 11,49). Les prophètes sont des personnes de n’importe quelle condition sociale ou religieuse, qui ont reçu un message céleste et qui se sont imprégnés de ce message et impulsés par l’Esprit ils l’expriment par des signes ou des paroles adaptées à leur époque.

C’est un message transmis par des discours, jamais très flatteurs, ou des actions qui sont presque toujours très difficiles à accepter. L’une de caractéristiques de la prophétie est qu’elle met mal à l’aise. Le don est une incommodité pour celui qui le reçoit, car cela brûle intérieurement et met ses proches mal à l’aise, malaise qui, de nos jours grâce à internet, s’étend à une population beaucoup plus étendue.

Les contemporains du prophète ont tendance à le condamner au silence, le calomnier et le discréditer jusqu’à ce qu’il meure. Une fois mort, lorsqu’il ne dérange plus, c’est alors le moment de lui édifier un grand monument pour sa tombe et d’organiser des cérémonies en son honneur. Nous ne manquons pas de prophètes de nos jours. Mère Térésa, Jean XXII, Monseigneur Romero… nous rappelons-nous de ce pourquoi ils se battaient et ce qu’ils demandaient ?

Est-ce que nous mettons en pratique ce qu’ils nous ont enseigné ? Notre génération devra rendre des comptes sur le trou dans la couche d’ozone, sur le gaspillage d’eau et la sécheresse causée, mais aussi sur l’exclusion à laquelle nous avons réduit nos prophètes. Il y a encore des personnes qui se réservent le droit de savoir tout en exclusivité, qui partagent dans le meilleur des cas avec les leurs, uniquement avec ceux qui leur permettent de continuer à croire à leurs succès et célébrité.

Des personnes qui ferment la porte à tous ceux qui tentent de rentrer dans leur milieu, au cas où leurs connaissances seraient égales ou supérieures à la leur et qu’ils les devancent : « Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui essayaient d’entrer, vous les en avez empêchés» (Lc 11,52).

« De nos jours, comme à l’époque de Jésus, certains analysent les phrases et textes de ceux qui par leurs paroles dérangent dans le seul but de les discréditer: est-ce que nous agissons de la sorte ? Il n’y a rien de plus dangereux que de juger les choses de Dieu avec des discours humains »  (Saint Jean Chrysostome).

Scribes, pharisiens, docteurs de la Loi possédaient un pouvoir immense dans la société juive contemporaine de Jésus.  Jésus osa, avec une indépendance absolue, les contrer, s’opposer à eux et leur reprocher leur manière de faire : « alheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Qui purifiez le dehors de la coupe et du plat et dont le contenu provient de la rapine ou de l’intempérance. Pharisiens aveugles ! Purifie le dedans de la coupe et du plat, afin que son extérieur aussi devienne pur”

Jésus perçut très bien que les personnes qui détinrent un pouvoir devinrent facilement homicides pour le conserver. Voilà pourquoi la Sagesse de Dieu, elle aussi, a dit :  »Je leur enverrai des prophètes et des apôtres. Et ils en tueront et persécuteront” Jésus constata que le pouvoir, sous de multiples formes, fermait aux personnes l’accès du Royaume des Cieux de peur de perdre son autorité sur le royaume de la terre. “Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes le Royaume des Cieux ; car vous-mêmes n’entrez pas, et vous ne laissez pas entrer ceux qui le voudraient”

Jésus nous engage à ne rien craindre du pouvoir et à toujours témoigner d’une liberté d’esprit absolue, même au risque de la mort. Nous nous figurons souvent cette recommandation dans l’abstrait, et pourtant, sous des régimes politiques très durs, dits de droite ou de gauche, tant de chrétiens réalisent ce témoignage dans leur sang ou dans la privation de leur liberté.

“Or, Je vous le dis à vous, mes amis : ne craignez pas ceux qui tuent le corps et après cela ne sauraient rien faire de plus. Mais je vous montrerai qui vous devez craindre ;  craignez celui qui, après avoir tué, a la puissance de jeter dans la Géhenne. Oui, vous dis-Je, craignez celui-là” (Lc 12, 4) S’adressant aux docteurs de la Loi, Jésus les avertit : « Quel malheur pour vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. »

Cet avertissement nous concerne aussi. Par notre baptême, nous sommes tous appelés à connaître cette Loi de Dieu et à la transmettre. Le risque est de se limiter à transmettre des autorisations, des interdits, voire de fulminer des condamnations ou d’attribuer des satisfecit. le docteur de la Loi, ne fut plus fidèle à celle-ci. Au lieu de servir la Loi de Dieu, il s’en servit.

Les prophètes reçurent de Dieu la mission de transmettre sa Parole, d’être les interprètes de ses volontés. Le prophète nous conduit à connaître le cœur de Dieu et le docteur de la Loi devrait nous aider à répondre concrètement, dans nos actes, nos paroles, notre vie, à ce cœur de Dieu : connaître l’Amour de Dieu, pour y répondre dans l’amour. Sans une morale, sans les œuvres, la foi risque de n’être qu’une illusion, des velléités, sans fondement et sans objet. Nous pourrions toujours être tentés de nous contenter de quelques obligations ou interdits, et de nous justifier nous-mêmes, et ainsi de nous fabriquer une religion à notre mesure.

Laissons la Parole de Dieu faire irruption dans nos vies pour leur donner une lumière nouvelle, une impulsion renouvelée. Acceptons que  cette Parole de Dieu fasse irruption dans notre vie. Puisse-t-elle nous donner une impulsion nouvelle pour affronter nos journées. Il y a un enjeu vital à laisser Dieu toucher notre cœur par sa Parole, à ne pas nous laisser enterrer dans nos habitudes.

Diacre Michel Houyoux

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◊  Catholiques.Org : cliquez ici pour lire l’article →  Les prophètes, un don de Dieu

◊ À méditer  : cliquez ici pour lire l’article → Il y a urgence !

♥  Vidéo  La Foi prise au mot Amour

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