Jeudi de la huitième semaine du Temps Pascal

Posté par diaconos le 5 juin 2025

 

Tout le peuple se faisant baptiser, Jésus fut aussi baptisé; et, pendant qu'il priait, le ciel s'ouvrit, et le Saint Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles: Tu es mon Fils bien-aimé; en toi j'ai mis toute mon affection. Source: https://bible.knowing-jesus.com/Fran%C3%A7ais/topics/La-Trinit%C3%A9-Dans-Le-Salut

Tout le peuple se faisant baptiser, Jésus fut aussi baptisé; et, pendant qu’il priait, le ciel s’ouvrit, et le Saint Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles: Tu es mon Fils bien-aimé; en toi j’ai mis toute mon affection.
Source: https://bible.knowing-jesus.com/Fran%C3%A7ais/topics/La-Trinit%C3%A9-Dans-Le-Salut

Jeudi de la huitième semaine du Temps Pascal

 

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.

Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. » (Jn 17-20-26)

Croyons à Jésus pour être sauvés

 Jésus, après avoir prié pour lui-même et pour ses apôtres, embrassa dans sa supplication tous ceux qui crurent en lui et seront sauvés.  Le moyen par lequel ceux qui furent encore plongés dans les ténèbres de l’ignorance et de l’incrédulité furent amenés à la foi au Christ, ce  fut la parole des apôtres.  Témoignage éclatant rendu par Jésus. Jésus lui-même a la vérité et a l’autorité divines de la parole apostolique : elle a la puissance de créer dans les âmes la foi qui les régénère et les sauve. Toute l’Église chrétienne n’a connu Jésus-Christ et n’a cru en lui que par ce témoignage, qui conservera sa valeur jusqu’à la fin des siècles.

L’objet de la prière de Jésus pour son Église, ce fut l’union de tous ses membres dans la communion du Père et du Fils.  Cette union qu’il demanda auparavant pour ses disciples , il pria Dieu de la réaliser dans tous ses enfants ; ceux-ci durent être un comme le Père et le Fils sont un, ils durent être tous ensemble unis à Christ, et par lui à Dieu. De là, ce mot profond : un en nous, qui élève tous les rachetés jusqu’à la gloire éternelle que Jésus leur a acquise. .

Cette partie de la prière de Jésus nous révèle la nature de son Église. Il est venu pour unir, en les réconciliant avec Dieu les âmes que le péché avait divisées. Le lien de cette union est le même que celui qui fait l’ineffable harmonie du Père et du Fils : « Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi. » Mais cette union, fondée sur la communion avec Dieu par Christ, ne doit pas et ne peut pas rester invisible ; elle se manifeste nécessairement au dehors, et c’est précisément cette sainte union des âmes, dans la foi et l’amour, qui doit être pour tous un éclatant témoignage que Jésus est l’envoyé de Dieu.

C’est par elle surtout que les âmes sont attirées au Christ et croient en lui. Elle fut, en effet, dès les premiers âges de l’Église, le plus puissant moyen de persuasion pour le monde  : «  Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur ». ) louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvé »  (Ac 2, 46-47)

Aussi les exhortations à maintenir cette union des âmes dans l’amour, qui remplissent les écrits de Jean, reviennent elles également souvent sous la plume de l’apôtre Paul (Rm 12, 4-6 ; 1 Co 12, 12,  Ép 4., 1-6 ; Ph 2, 1-5). Jésus, sûr d’être exaucé, rappela  ce que déjà il  fit pour élever ses rachetés jusqu’à l’unité parfaite qu’il demanda pour eux. Et moi, dit il, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée.

Cette gloire, que les exégètes essayèrent d’expliquer de manières si diverses, ne fut autre que la gloire éternelle, dont le Fils de Dieu est possesseur en sa qualité de Fils et en tant qu’il est l’objet de l’amour éternel du Père, la gloire dans laquelle il rentra. Il l’a donnée, non seulement révélée ou promise, mais déjà communiquée à ses rachetés en les rendant eux aussi les objets de l’amour de Dieu et en faisant d’eux des fils du Père.

Cette gloire est tout entière contenue en droit dans la parole de grâce qu’ils reçurent et leur fut assurée en vertu de la foi qui les unit à Jésus.  Jusqu’à fa fin des temps, ils la possèdent pleinement en fait. Cette gloire, qui renferme en elle la vie éternelle et implique la communion avec Dieu, constitue nécessairement l’unité que Jésus décrit si magnifiquement dans ces paroles. Christ vivant, pensant, aimant, agissant dans ses disciples, comme le Père vit, pense, aime et agit en lui, telle est l’unité parfaite des âmes avec le Christ et avec Dieu, et par là même leur unité mutuelle.

 Jésus-Christ est l’Envoyé, le représentant de Dieu même sur la terre, et ensuite, qu’un tel amour répandu parmi les hommes ne peut être que l’effusion de l’amour de Dieu lui-même. Il y a une révélation profonde de l’amour de Dieu pour tous dans cette parole :  » Tu les as aimés comme tu m’as aimé ».  Jésus demanda pour les siens la réalisation parfaite de cette gloire que déjà il  donna à leur foi par sa parole  Père, répéta avec l’émotion croissante de sa prière. Et cette prière fut exaucée, car elle concerne ceux que le Père lui a donnés, tous ses rachetés, et non pas seulement les  premiers disciples.

Si les disciples connurent Dieu, ce fut uniquement parce que Jésus leur  fit connaître son nom ; et cette lumière divine, il la fit plus encore resplendir dans leur âme par l’effusion du Saint-Esprit : et je le leur ferai connaître. Le but suprême de tant de grâces fut que les disciples fussent rendus participants de ce rapport ineffable d’amour qui unit le Père et le Fils  ett que, par là même, leur communion avec Jésus fut complète  : « que je sois en eux »’est par cette grande promesse que Jésus acheva sa prière ; et elle fut faite dans toute l’expérience des disciples et dans tous leurs travaux. Rien ne les  sépara de l’amour de Dieu en Christ ; Christ  vécut en eux et ils furent plus que vainqueurs par Celui qui les  aima.(Meyer)

Diacre Michel Houyoux

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 Note J’ai enseigné au Collège Saint Stanislas à Mons et en Afrique au Burundi. Vous pouvez lire mes articles sur Internet : Blog du Diacre Michel Houyoux. Je parle cinq langues en plus du français : Anglais, Italien, Néerlandais, Allemand et le e Russe . Je publies tous les jours en français et deux fois par semaine dans chacune des autres langues

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Mercredi de la septième semaine du Temps Pascal

Posté par diaconos le 4 juin 2025

Le Saint-Esprit, ou Esprit saint, ou encore Esprit, est dans plusieurs religions un aspect ou un agent de Dieu qui communique avec les humains ou agit sur eux. Dans le judaïsme, la Ruah, ou Souffle …

Le Saint-Esprit, ou Esprit saint, ou encore Esprit, est dans plusieurs religions un aspect ou un agent de Dieu qui communique avec les humains ou agit sur eux. Dans le judaïsme, la Ruah, ou Souffle …

Comme le dogme trinitaire s’est mis rapidement en place après la clarification de qui est Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, le Dictionnaire Jésus de l’Ecole Biblique de Jérusalem, a concentré son analyse exégétique de la Trinité dans son chapitre consacré à la Trinité sur le statut de Jésus. Elle dégage dans le Nouveau Testament deux lignes de force : fidélité sourcilleuse au monothéisme juif biblique, et inclusion de l’homme Jésus dans l’identité du Dieu d’Israël

Mercredi de la septième semaine du Temps Pascal

# La Règle d’or est une éthique de réciprocité dont le principe fondamental est énoncé dans presque toutes les grandes religions et cultures :  »Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ». Cette forme de morale universelle se retrouve dans les préceptes philosophiques de l’Égypte antique et de l’Antiquité grecque que dans les religions orientales (hindouisme, bouddhisme, taoïsme, confucianisme…), proche-orientales ou occidentales (judaïsme, christianisme, islam) ou encore dans l’humanisme athée.

La formulation la plus répandue de la Règle d’or en Occident est « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », commandement de la Torah ou Ancien Testament exprimé dans le Lévitique (Lv 19,18), développé à l’époque de Jésus de Nazareth par le rabbin Hillel, et que Jésus cite (Mt 22 37-40 ) comme étant l’essence des six commandements du Décalogue qui se rapportent aux relations humaines (Ex 20 12-17 [archive]). Cette règle constitue une source d’inspiration essentielle pour l’approfondissement du concept moderne des droits de l’homme. La Règle d’or fut reprise par Jésus en répondant par la parabole du Bon Samaritain . Elle fut complétée par le principe de non-agression : « Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui la joue gauche »

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés. Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde.

Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Ils n’appartiennent pas au monde, e même que moi, je n’appartiens pas au monde. Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. » ( Jn 17, 11b-19)

Père garde mes disciples et conduis-les à l’éternelle unité du Père et du Fils

« Garde-les et conduis-les à l’éternelle unité du Père et du Fils ! » Tel fut  l’objet de la prière que Jésus prononça pour les disciples.  Avant de demander cette grâce, Jésus exprima le besoin qu’ils en eurent, parce qu’il  les quittera et les laissera sans lui dans ce monde ennemi de Dieu et de son règne, où ils rencontrèrent de nouveaux dangers. Jésus ne fut plus avec eux, dans le monde pour les garder, et il ne fut pas encore auprès de Dieu, pour pouvoir les protéger du sein de sa gloire céleste.

Il y eut là un intervalle douloureux, durant lequel son Père se chargea de ce soin. (Godet)  Père saint, dit Jésus avec le sentiment profond que la sainteté de Dieu, son éternelle vérité, son immuable amour est l’opposé absolu du mensonge et de là corruption qui règnent dans le monde, et dont Dieu préservera les siens en les rendant participants de cette sainteté par son Esprit. Garde-les en ton nom : ce nom est l’expression de toutes les perfections que Dieu déploiera en leur faveur pour les préserver du mal. Sa fidélité est engagée à les garder jusqu’à la fin.

Eux que tu m’as donnés : avec quel amour Jésus les désigna ainsi, pour la seconde fois ! Le but suprême de cette  supplication fut que tous les disciples de Jésus, soient amenés à cette unité sainte de la vie divine et de l’amour, qui est celle du Père et du Fils. Le péché a divisé les hommes en les séparant de Dieu, leur centre et leur lien ; l’œuvre et la gloire de la rédemption opérée par Jésus-Christ c’est d’élever notre humanité jusqu’à l’unité que le Fils possède avec son Père.

Jésus nous y introduit en nous communiquant l’Esprit d’amour qui l’unit au Père, et c’est dans ce sens profond que la connaissance du Père et du Fils est la vie éternelle. Bengel fit, entre l’unité du Père et du Fils et celle à laquelle nous sommes destinés, cette distinction très juste : « Celle-là est une unité d’essence : celle-ci une unité par la grâce ; ainsi la seconde est semblable, mais non égale à la première ».

Un regard en arrière réveilla en Jésus la conscience d’avoir fidèlement gardé les siens jusqu’à ce moment suprême où il les recommanda à Dieu. Cette parole qu’il prononça : « Aucun d’eux n’a péri, lui rappelle une douloureuse exception, celle de Judas, qu’il évita de nommer, mais qu’il désigna de manière à montrer que sa responsabilité à cet égard fut couverte par une autorité souveraine, celle de l’Écriture qui dut être accomplie. »

Si la trahison de Judas fut l’objet d’une prévision divine, cela ne voulut pas dire que ce crime ne fût pas l’acte libre de sa volonté et qu’il n’en dut pas porter toute la responsabilité. Le mal une fois vivant dans son cœur, Dieu en dirigea les effets de manière que, selon son insondable sagesse, il en résulta le salut du monde. Rien ne prouva mieux la liberté et la responsabilité de Judas que les nombreux avertissements que Jésus lui adressa jusqu’au dernier moment, afin de le ramener de son égarement et de le sauver.

Si Judas les avait entendus, et se fût repenti, même après son crime, il en aurait obtenu le pardon. La parole divine que Jésus  donna à ses disciples les  sépara du monde et de la corruption qui y règne, le monde les eut pris en haine, de là le besoin pressant qu’ils eurent d’être gardés préservés du mal  ; de là aussi l’insistance de la prière de Jésus.  Pour la seconde fois ,  Jésus présenta à Dieu cette considération qu’ils ne fussent pas du monde, comme motif de la grâce qu’il demanda.

Avec quel amour et quelle condescendance Jésus égala ses disciples à lui-même comme n’étant pas du monde ! Sa charité couvrit ce qui resta encore du monde en eux ; il le vit d’avance anéanti par la parole qu’il leur donna.  Il ne regarda qu’aux dons de sa grâce et oublia ce qui, en eux, y fut encore opposé. Beaucoup d’exégètes, pour expliquer ce mot : sanctifier, remontèrent à la signification qu’il a dans l’Ancien Testament : mettre à part de tout usage profane, consacrer entièrement à Dieu et à son service  ; et ils appliquèrent ce mot à leur vocation.

« Toutes leurs forces, tous leurs talents, toute leur vie doivent être marqués du sceau de la consécration à cette grande œuvre, le salut des hommes, ce qui implique le renoncement à toute satisfaction propre, quelque légitime qu’elle puisse être, l’absence de toute vue intéressée, de toute recherche de soi-même. C’est l’idée sublime de la sainteté chrétienne, mais envisagée ici, où il s’agit des apôtres, comme devant être réalisée sous la forme spéciale du ministère chrétien. » (Godet)

Cette interprétation est très vraie, mais pour qu’un serviteur de Dieu soit ainsi sanctifié dans sa vocation, il faut avant tout qu’il le soit lui-même intérieurement, qu’il soit purifié du péché et de toutes ses influences, car, sans cela, celles-ci souilleraient et ruineraient son activité. Il faut donc maintenir à cette parole : sanctifie-les, à la fois les deux significations qu’on vient d’exposer. Jésus allégua encore deux puissants motifs à l’appui de cette demande : sanctifie-les ! 

Il les envoya dans le monde, ce monde qui fut rempli pour eux de tentations et de souffrances, et d’autre part, que lui-même eut accompli pour eux l’ œuvre nécessaire à leur sanctification. Celui qui, dans toute sa vie, fut saint et juste, n’a plus besoin de se sanctifier. Les sacrifices de l’Ancien Testament offraient l’idée de la sainteté, en types et en symboles, le sacrifice de Jésus la produit en réalité, non seulement dans sa  personne, mais en tous ceux qui s’unissent à lui dans une communion vivante. Jésus ajouta : afin qu’eux aussi soient sanctifiés en vérité. Sanctifiés en vérité, dit Jésus, c’est-à-dire véritablement, réellement, complètement.

Diacre Michel Houyoux

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Pfingstsonntag

Posté par diaconos le 4 juin 2025

 

P fingstsonntag

Eines der großen jüdischen Feste, das zu einem christlichen Fest wurde. Sein Name ist griechisch: pentecostè; er stammt aus dem späteren Judentum und bedeutet wörtlich „der Fünfzigste“ (subent., Tag), weil dieses Fest fünfzig Tage nach dem Passahfest gefeiert wurde. Pfingsten (von altgriechisch πεντηκοστὴ ἡμέρα / pentêkostề hêméra, „fünfzigster Tag“) ist ein christliches Fest, das die Ausgießung des Heiligen Geistes am fünfzigsten Tag nach Ostern auf eine Gruppe von Anhängern des Jesus von Nazareth, darunter die Zwölf, feiert. Diese Episode ist in der Apostelgeschichte überliefert.

Eines der großen jüdischen Feste, das zu einem christlichen Fest wurde. Sein Name ist griechisch: pentecostè; er stammt aus dem späteren Judentum und bedeutet wörtlich „der Fünfzigste“ (subent., Tag), weil dieses Fest fünfzig Tage nach dem Passahfest gefeiert wurde.
Pfingsten (von altgriechisch πεντηκοστὴ ἡμέρα / pentêkostề hêméra, „fünfzigster Tag“) ist ein christliches Fest, das die Ausgießung des Heiligen Geistes am fünfzigsten Tag nach Ostern auf eine Gruppe von Anhängern des Jesus von Nazareth, darunter die Zwölf, feiert. Diese Episode ist in der Apostelgeschichte überliefert.


Eines der großen jüdischen Feste, das zu einem christlichen Fest wurde. Sein Name ist griechisch: pentecostè; er stammt aus dem späteren Judentum und bedeutet wörtlich „der Fünfzigste“ (subent., Tag), weil dieses Fest fünfzig Tage nach dem Passahfest gefeiert  wurde. 
Pfingsten (von altgriechisch πεντηκοστὴ ἡμέρα / pentêkostề hêméra, : „fünfzigster Tag“ ist ein christliches Fest, das die Ausgießung des Heiligen Geistes am fünfzigsten Tag nach Ostern auf eine Gruppe von Anhängern des Jesus von Nazareth, darunter die Zwölf, feiert. Diese Episode ist in der Apostelgeschichte überliefert.


Dieses Fest, das die Osterzeit abschließt und dessen Feier seit dem 4. Jahrhundert lokal belegt ist, hat seinen Ursprung im jüdischen Fest Schawuot, das in den Büchern Exodus und Numeri vorgeschrieben ist. 
Pfingsten wird am siebten Sonntag nach dem Ostersonntag gefeiert, an einem beweglichen Datum, das mithilfe des Computers berechnet wird. Es fällt immer auf einen Sonntag zwischen dem 10. Mai und dem 13. Juni. In einigen Ländern wird es am darauffolgenden Tag durch einen bezahlten Feiertag oder arbeitsfreien Montag, den sogenannten : Pfingstmontag“, fortgesetzt.

Wenn jemand, der so betet, sich mit Jesus eins fühlt, kann er sicher sein, dass er erhört wird ( Röm 8,26) Jesus sagt : „Wenn ihr in mir bleibt und meine Worte in euch bleiben, dann bittet um alles, was ihr wollt, und es wird euch geschehen“Die Worte Jesu sind die Worte Gottes selbst. Wie aber könnte sich der Erlöser demjenigen offenbaren, der ihn nicht liebt und seine Worte ablehnt ? Diese Schlussfolgerung war für den Jünger, der die Frage gestellt hatte, offensichtlich. Jesus blickte zurück auf die großen Tröstungen, die die Hoffnung auf die künftige Wiedervereinigung im Haus des Vaters und die Aussicht auf seine baldige Rückkehr durch den Heiligen Geist den Seinen bot. Gleichzeitig ließen die Worte: während ich bei euch wohne, seine Abreise erahnen.

Jesus beeilte sich hinzuzufügen: „Siehe, ein mächtiger Helfer, der für alles sorgen wird in eurem inneren Leben und in euren Werken : “ Der Helfer wurde als der Geist der Wahrheit bezeichnet; hier nannte Jesus ihn den Heiligen Geist. Die göttliche Wahrheit ist in der Heiligen Schrift niemals eine kalte Lehre, die nur den Verstand erleuchtet, sondern ein Leben,“. Das das Gewissen und das Herz durchdringt und heiligt. Der Geist, der dieses Leben in uns schafft, ist heilig, wie auch Gott heilig ist. Jesus sagte : „Diesen Geist wird mein Vater in meinem Namen senden. Denn er wird meinen Platz bei euch einnehmen, weil die Jünger im Namen Jesu um den Geist baten“.

Er wird ihn für sie erbitten, er wird den Namen Jesu verherrlichen, der die einzige Quelle des Heils ist; denn der Vater sendet den Geist denen, die ihn empfangen. Wenn jemand, der so betet, sich mit Jesus eins fühlt, kann er sicher sein, dass er erhört wird ( Röm 8,26) Jesus sagt : „Wenn ihr in mir bleibt und meine Worte in euch bleiben, dann bittet um alles, was ihr wollt, und es wird euch geschehen“. Die Worte Jesu sind die Worte Gottes selbst. Wie aber könnte sich der Erlöser demjenigen offenbaren, der ihn nicht liebt und seine Worte ablehnt ? Diese Schlussfolgerung war für den Jünger, der die Frage gestellt hatte, offensichtlich.

Jesus blickte zurück auf die großen Tröstungen, die die Hoffnung auf die künftige Wiedervereinigung im Haus des Vaters und die Aussicht auf seine baldige Rückkehr durch den Heiligen Geist den Seinen bot. Gleichzeitig ließen die Worte: während ich bei euch wohne, seine Abreise erahnen. Jesus beeilte sich hinzuzufügen : „Siehe, ein mächtiger Helfer, der für alles sorgen wird in eurem inneren Leben und in euren Werken.“ Der Helfer wurde als der Geist der Wahrheit bezeichnet; hier nannte Jesus ihn den Heiligen Geist. Die göttliche Wahrheit ist in der Heiligen Schrift niemals eine kalte Lehre, die nur den Verstand erleuchten soll; sie ist ein Leben, das Gewissen und Herz durchdringt und sie heiligt.

Der Geist, der dieses Leben in uns schafft, ist heilig, wie auch Gott heilig ist. Jesus sagte : „Diesen Geist wird mein Vater in meinem Namen senden. Denn er wird meinen Platz bei euch einnehmen, weil die Jünger im Namen Jesu um den Geist baten; er wird ihn für sie erbitten, er wird den Namen Jesu verherrlichen, der die einzige Quelle des Heils ist; weil der Vater den Geist denen sendet, die Jesus lieben und die Jesus liebt“ Deshalb wird er euch alle Dinge und Worte, die Jesus zu uns gesagt hat, in Erinnerung rufen, sie in euch hell und lebendig werden lassen. Der Geist erinnert nicht nur durch das Gedächtnis, sondern auch durch das Herz

Aus dieser doppelten Aussage Jesu folgt, dass der Geist nicht Dinge lehrt, die dem Wort Jesu fremd sind, sondern im Gegenteil durch dieses Wort. Es gibt also nichts in dieser Passage, was der katholischen Lehre der kirchlichen Tradition, die neben oder über das Wort erhoben wird, oder den Illusionen des Mystizismus, der von einer Erleuchtung des Geistes träumt, die höher ist als das geoffenbarte Wort, förderlich wäre. Die göttliche Wahrheit ist in der Heiligen Schrift niemals eine kalte Lehre, die nur den Verstand erleuchten soll; sie ist ein Leben, das Gewissen und Herz durchdringt und sie heiligt.

Der Geist, der dieses Leben in uns schafft, ist heilig, wie auch Gott heilig ist. Jesus sagte : „Diesen Geist wird mein Vater in meinem Namen senden. Denn er wird meinen Platz bei euch einnehmen, weil die Jünger im Namen Jesu um den Geist baten; er wird ihn für sie erbitten, er wird den Namen Jesu verherrlichen, der die einzige Quelle des Heils ist; weil der Vater den Geist denen sendet, die Jesus lieben und die Jesus liebt.“ Deshalb wird er euch alle Dinge und Worte, die Jesus zu uns gesagt hat, in Erinnerung rufen, sie in euch hell und lebendig werden lassen. Der Geist erinnert nicht nur durch das Gedächtnis, sondern auch durch das Herz.

Aus dieser doppelten Aussage Jesu folgt, dass der Geist nicht Dinge lehrt, die dem Wort Jesu fremd sind, sondern im Gegenteil durch dieses Wort. Es gibt also nichts in dieser Passage, was der katholischen Lehre der kirchlichen Tradition, die neben oder über das Wort erhoben wird, oder den Illusionen des Mystizismus, der von einer Erleuchtung des Geistes träumt, die höher ist als das geoffenbarte Wort, förderlich wäre. Jesus begründet mit dieser Verheißung die souveräne Autorität der apostolischen Lehre, die er mit seiner eigenen gleichstellt. (17, 18-20).er Heiland, der alle Schwierigkeiten und Ängste ahnte, die noch auf die Herzen seiner Jünger einstürmen könnten, teilte ihnen eine höchste Gnade mit, ein Gut, ohne das es für den Menschen kein Glück gibt, mit dem er niemals unglücklich sein kann: den Frieden.

Jesus spielte mit diesen Worten auf die Grußformel an, mit der die Israeliten einander ansprachen oder verabschiedeten (Joh20,26). Die meisten deutschen Kommentatoren nahmen das Wort Frieden im Sinne des hebräischen schalôm, Wohlstand, Gedeihen, Heil, und dachten, dass Jesus den Seinen alle objektiven Früchte seines Werkes präsentierte, mit einem Wort, das ewige Heil. Aber nein, was er ihnen gab, war der innere Friede einer Seele, die von einem sanften Vertrauen auf ihren Rettergott erfüllt war :. „Diese Bedeutung wird durch die Herzen der Jünger deutlich gemacht, die vor der Unruhe, der Traurigkeit und den Ängsten bewahrt werden sollten, die ihnen der Gedanke einflößte, in dieser Welt zu bleiben, allein, ohne ihren himmlischen Freund.“ (Godet)

Er hinterließ ihnen den Frieden als das kostbarste Vermächtnis bei seinem Abschied. Er tat noch mehr: Er gab ihnen gegenwärtig und wirklich seinen Frieden, den unveränderlichen und tiefen Frieden, den er selbst genoss und den er beständig aus der Gemeinschaft mit seinem Vater schöpfte. Er ließ sie auch an seiner Freude teilhaben, denn alles, was sein ist, gehört seinen Erlösten. (Joh 15,11; Joh 17,13), Die Welt wurde auf leere Wünsche und falsche, oft eigennützige Versprechungen reduziert. Jesus gab wirklich, reichlich und mit der reinsten Liebe. Diese Worte erweckten bei den Jüngern das vollste Vertrauen in ihn.

So kehrte Jesus am Ende der Rede an seinen Ausgangspunkt zurück, nachdem er den Seinen alle mächtigen Hilfen gegeben hatte, um die Verwirrung und die Ängste zu zerstreuen, die ihre Herzen noch befallen konnten (Joh 14,28)Die Jünger hatten das Wort : „Ich gehe weg“ nur zu gut gehört, aber das Wort : „Ich komme zu euch zurück hatten sie weniger gut verstanden ; daher ihre Traurigkeit und ihre Verwirrung. “ Die Welt wurde auf leere Wünsche und trügerische, oft eigennützige Versprechungen reduziert. Jesus gab wirklich, reichlich und aus reinster Liebe. Diese Worte erweckten bei den Jüngern das vollste Vertrauen in ihn.

Sie sollten an der Freude teilhaben, die er selbst empfand, als er diese Welt der Sünde und des Leidens verließ, um zum Vater zurückzukehren und an seiner Glückseligkeit und Herrlichkeit teilzuhaben.  ies ist die einzige Stelle in den Evangelien, an der Jesus an sich selbst dachte und aus seiner eigenen Ruhe den Grund für eine Ermahnung zog.Jesus fand einen Weg, ihnen die Freude zu einer Pflicht der Zärtlichkeit zu machen. Er appellierte einzig und allein an ihre Herzen als Freunde“ (Godet). Tholuck, R. Stier, Luthardt, Weiss und andere Exegeten verstanden diesen schönen Gedanken.

Sie dachten, dass Jesus seine Jünger aufforderte, das Interesse zu bedenken, das sie an seiner Erhöhung hatten, die es ihm ermöglichte, ihnen einen mächtigeren Schutz zu sichern , übersehen dieses Wort : wenn ihr mich lieben würdet. de Wette, Meyer (Joh 16,7). Weil: Man muss vor allem dieses wichtige Partikel beachten, denn es zeigt uns, dass Jesus in diesem Wort: Der Vater ist größer als ich, einfach den Grund nennt, warum seine Jünger sich über seine Rückkehr zum Vater freuen sollen. Indem man diese Aussage aus ihrem Zusammenhang isolierte, wurde sie in verschiedenen Bedeutungen bemüht, um durch sie das Geheimnis der Beziehung des Sohnes zu seinem Vater zu beleuchten. Aber welchen Grund zur Freude hätten die Jünger wohl in einer abstrakten Theorie gefunden, die sie nicht verstanden hätten ?

Jesus sprach so in dem Bewusstsein, dass er der Sohn Gottes ist, der vom Vater empfangen hat, das Leben in sich zu haben, und dass er zugleich das Wort ist, das Fleisch geworden ist (Joh 5,26). Er, der in der Gestalt Gottes existierte und sich selbst entäußerte, indem er die Gestalt eines Knechtes annahm, der nach dem Bild der Menschen gemacht war, und der sich noch weiter erniedrigen sollte, indem er in die Gestalt eines Knechtes verwandelt wurde, der den Menschen ähnlich ist.od, ja bis zum Tod am Kreuz (Phil 2,6-8).

 Er, der in der Gestalt Gottes existierte und sich selbst entäußerte, indem er die Gestalt eines Knechtes annahm, der nach Menschengestalt gemacht war, und der sich noch weiter erniedrigte, indem er gehorsam wurde bis zum T In seiner damaligen Stellung empfand er in seiner heiligen Seele ein tiefes Gefühl der Erniedrigung, das er nicht umhin konnte, manchmal auszudrücken, und das ihn nach dem Ende der Prüfung seufzen ließ (Lk 12, 50). Wie hätte er also nicht eine tiefe und heilige Freude über den so baldigen Anblick seiner Erhebung zum Vater empfinden können? Es war seine Rückkehr in den Besitz der ewigen Herrlichkeit, die Gegenstand seines letzten Gebets war (Joh 17,5) ; es war seine Wiedereinsetzung in alle göttlichen Vorrechte, die er in voller Wesens- und Liebesgemeinschaft mit Gott, seinem Vater, genießen wür

Diese Freude lud er seine Jünger ein, sie mit ihm zu teilen.Seiner Einladung folgend feierte der Apostel Paulus, nachdem er die tiefe Erniedrigung Jesu beschrieben hatte, seine Erhöhung mit Liebe, und die Freude, die er in diesem Triumphgesang zum Ausdruck brachte, ist die Freude der ganzen Kirche (Eph 1,20-23). Der gegenwärtige Zustand Jesu mit der himmlischen Herrlichkeit, in die er aufgenommen werden sollte. Es ist, als würde er sagen: Ihr wünscht, mich in der Welt zu behalten; aber es ist besser, dass ich in den Himmel auffahre. (Luther, Calvin, Luthardt, Godet).

Diakon Michel Houyoux

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Dimanche de la Pentecôte

Posté par diaconos le 2 juin 2025

Dimanche de la Pentecôte dans Bible

Une des grandes fêtes juives, devenue une fête chrétienne. Son nom est grec : pentecostè ; il date du judaïsme postérieur et signifie littéralement « le cinquantième » (sous-ent., jour), parce qu'on célébrait cette fête cinquante jours après celle de la Pâque.

Une des grandes fêtes juives, devenue une fête chrétienne. Son nom est grec : pentecostè ; il date du judaïsme postérieur et signifie littéralement « le cinquantième » (sous-ent., jour), parce qu’on célébrait cette fête cinquante jours après celle de la Pâque.

Pentecôte (du grec ancien πεντηκοστὴ ἡμέρα / pentêkostề hêméra, « cinquantième jour ») est une fête chrétienne qui célèbre l’effusion du Saint-Esprit le cinquantième jour à partir de Pâques sur un groupe de disciples de Jésus de Nazareth, dont les Douze. Cet épisode est relaté dans les Actes des Apôtres.

Cette fête, qui clôt le temps pascal et dont la célébration est attestée localement à partir du IVe siècle, puise son origine dans la fête juive de Chavouot, prescrite dans les livres de l’Exode et des Nombres.

La Pentecôte se célèbre le septième dimanche après le dimanche de Pâques, à une date mobile calculée par le Comput. Elle tombe toujours un dimanche entre le 10 mai et le 13 juin. Elle se poursuit le lendemain dans certains pays par un lundi férié ou chômé payé, dit « lundi de Pentecôte ».

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :  « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements.  Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous.  Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.  Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ;  mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. » (Jn 14, 15-16.23b-26)

La promesse de l’Esprit

Jésus ne répondit pas directement à la question, et pourtant il la résolut de la manière la plus profonde. Pour la troisième fois, il dévoila, dans le cœur même de ceux qui l’aiment, les causes morales pour lesquelles il se manifeste à eux. C’était déjà dire clairement pourquoi il ne pouvait pas se révéler au monde qui le haïssait ; puis il annonça plus explicitement la raison de sa manière d’agir. Mais aux grandes promesses qu’il fit aux siens, Jésus ajouta la déclaration expresse que la communion de l’âme avec Dieu résulte de son union avec lui, Jésus :  « Nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui. » Dieu avait établi sa demeure visible au milieu d’Israël (Lv 26, 11-12 ; Ez 37, 26-28), il avait habité au milieu de son peuple par la Parole faite chair (Jn 1, 14), il promit de faire de chaque fidèle sa demeure, son tabernacle, son temple (1 Co 3, 16 ; 1 Co 6, 19).

Il promit avec une autorité solennelle : « En vérité, en vérité, la communication de l’Esprit et des grâces qui en résulteront pour les disciples » Cette promesse, en même temps, ajouta à la perspective encore éloignée de la réunion dans la maison du Père, celle d’une prochaine réunion en esprit : les disciples reverront Jésus qui va les quitter pour s’en aller au Père.  Que fallait-il entendre par ces œuvres semblables à celles de Jésus, et plus grandes encore, qu’accompliront ceux qui auront cru en lui ? Ce ne sont sûrement pas des œuvres extérieures, des miracles matériels, plus étonnants encore que les siens comme le crurent quelques exégètes ; mais bien des miracles spirituels, que les apôtres firent, quand leur parole, animée de l’Esprit de Dieu, régénérera les âmes, fondera l’Église et portera la lumière et la vie au milieu de toutes les nations.

Ces œuvres plus grandes, Jésus lui-même ne pouvait les faire, parce que l’Esprit n’était pas encore. (Jn 7.39Mais bientôt elles seront possibles et se produiront réellement, dit Jésus, parce que je vais au Père. Quand il reprit possession de sa gloire et que toute puissance lui fut donnée au ciel et sur la terre » (Mt 28, 18), il accomplit lui-même dans ses disciples la parole qu’il prononça. Il le fit en répondant à toutes leurs prières et en répandant sur eux le Saint-Esprit de la Pentecôte. Les disciples restèrent avec Jésus dans un rapport plus intime et plus vivant que jamais. Eux, sur la terre, prièrent en son nom, et lui leur accorda toutes leus demandes. Grâce à son action puissante, ils accomplirent ses œuvres, et même de plus grandes, afin que le Père fut glorifié dans le Fils (Jn13,12) donna à la prière un caractère tout spécial et tout nouveau pour ses disciples, il s’agit de la prière qui s’adresse à Dieu en son nom, et il insistera encore sur cette parole (Jn 15, 16 ; Jn 16, 23).

Quel en est le sens ? En son nom, ne signifie pas seulement : sur son ordre, en son autorité, par ses mérites ; dans le style des Écritures le nom désigne l’être, révélé dans son essence et toutes ses propriétés.  Prier au nom de Jésus, ce fut comme le dit Keil, dont monsieur Godet adopta l’interprétation, prier en nous replongeant avec foi dans la connaissance que nous avons reçue de lui comme Fils de Dieu abaissé et glorifié  ou, mieux encore, c’est prier en Jésus lui-même, le seul médiateur qui nous ouvre l’accès au trône de la grâce, c’est prier dans une communion intime avec lui, selon sa volonté, par son Esprit, qui seul nous communique la puissance d’accomplir cet acte religieux.

Quand celui qui prie ainsi se sent devenu un avec Jésus, il est certain d’être exaucé ( Rm 8, 26)Jésus dit : «Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez et il vous sera fait ». Les paroles de Jésus sont les paroles de Dieu même. Or, comment le Sauveur pourrait-il se manifester à celui qui ne l’aime pas et qui rejette ses paroles ? Cette conclusion fut évidente pour le disciple qui avait posé la question. Jésus jeta un regard en arrière sur les grandes consolations qu’offre aux siens l’espoir de la réunion future dans la maison du Père et la perspective de son retour prochain par le Saint Esprit. En même temps, ces mots : pendant que je demeure avec vous, firent pressentir son départ.

 Jésus se hâta d’ajouter : « Voici un puissant secours qui pourvoira à tout dans votre vie intérieure et dans vos travaux » L’aide fut désignée comme l’Esprit de vérité ; ici Jésus le nomma l’Esprit-Saint. La vérité divine n’est jamais, dans les Écritures, une froide doctrine destinée à éclairer l’intelligence seule, elle est une vie qui pénètre la conscience et le cœur et les sanctifie .LEsprit qui crée cette vie en nous est saint, comme Dieu est saint. Jésus dit : « Cet Esprit, mon Père l’enverra en mon nom »Car il prendra ma place auprès de vous, parce que les disciples demandèrent l’Esprit au nom de Jésus ; il le demanda pour eux, il glorifiera le nom de Jésus qui est la source unique du salut ; parce que le Père envoie l’Esprit à ceux qui aiment Jésus et que Jésus aime.

 Pour cela, il vous fera ressouvenir, il rendra lumineuses et vivantes en vous toutes les choses, toutes les paroles que Jésus nous a dites. L’Esprit fait ressouvenir non seulement par la mémoire, mais par le cœur. De cette double déclaration de Jésus il résulte que l’Esprit n’enseigne pas des choses étrangères à la parole de Jésus, il enseigne, au contraire par cette Parole Il n’y a donc rien dans ce passage qui soit favorable à la doctrine catholique de la tradition ecclésiastique, élevée à côté ou au-dessus de la Parole, ni aux illusions du mysticisme qui rêve une illumination de l’Esprit supérieure à la Parole révélée.

Jésus fonda par cette promesse la souveraine autorité de l’enseignement apostolique qu’il égale au sien (17, 18-20).e Sauveur, pressentant toutes les difficultés et toutes les craintes qui pourront encore assaillir le cœur de ses disciples, leur fait part d’une grâce suprême, d’un bien sans lequel il n’y a point pour l’homme de bonheur, avec lequel il ne saurait jamais être malheureux : la paixJésus fit allusion dans ces paroles à la formule de salutation par laquelle les Israélites s’abordaient ou se quittaient (Jn20, 26). La plupart des commentateurs allemands prirent le mot de paix dans le sens de l’hébreu schalôm, bien-être, prospérité, salut, et pensèrent que Jésus présenta aux siens tous les fruits objectifs de son œuvre, en un mot, le salut éternel. Mais non, ce qu’il leur donna, ce fut la paix intérieure d’une âme remplie d’une douce confiance en son Dieu Sauveur.

« Ce sens est rendu évident par le cœur des disciples qui devaient être préservé du trouble, des tristesses et des craintes que leur inspirait la pensée de rester dans ce monde, seuls, sans leur céleste ami.» (Godet) Il leur laissa la paix, comme le plus précieux des legs à son départ. Il fit plus : il leur donna actuellement et réellement sa paix, la paix inaltérable et profonde dont il jouissait lui-même et qu’il puisait constamment dans la communion de son Père. Il leur fit part encore de sa joie  car tout ce qui est à lui appartient à ses rachetés. (Jn 15, 11 ; Jn 17,13),

Le monde en fut réduit à de vains souhaits, à de trompeuses promesses, souvent intéressées. Jésus donna réellement, abondamment et par l’amour le plus pur. Ces paroles inspirèrent aux disciples la plus entière confiance en lui. Jésus, à la fin du discours, revint ainsi à son point de départ ; après avoir donné aux siens tous les secours les plus puissants pour dissiper le trouble et les craintes qui pouvaient encore assaillir leur cœur. (Jn 14, 28) Les disciples n’avaient que trop bien entendu cette parole : : « Je m’en vais », mais ils avaient moins bien saisi celle-ci : je reviens à vous ; de là leur tristesse et leur trouble. Jésus, plongeant un regard dans leur cœurleur fit sentir que leur amour pour lui devrait leur faire de son élévation auprès du Père un motif de joie. Ils prendraient part à la jo ie qu’il éprouve lui-même de quitter ce monde de péché et de souffrance pour retourner auprès du Père et partager sa félicité et sa gloire.

C’est ici le seul passage des évangiles où Jésus pensa à lui-même, et tira de son propre repos le motif d’une exhortation. « Jésus trouva le moyen de leur faire de la joie un devoir de tendresse. Il en appela uniquement à leur cœur d’amis » (Godet) Tholuck, R. Stier, MM. Luthardt, Weiss et d’autres exégètes comprirent cette belle pensée. Ils pensèrent que Jésus invita ses disciples à considérer l’intérêt qu’ils eurent à son élévation, qui lui permit de leur assurer une protection plus puissante , ne tiennent pas compte de cette parole : si vous m’aimiez. de Wette, Meyer (Jn 16, 7) 

Parce que : il faut remarquer avant tout cette particule importante, car elle nous montre que Jésus, dans cette parole : le Père est plus grand que moi, donne simplement la raison pour laquelle ses disciples doivent se réjouir de son retour auprès de son Père. En isolant cette déclaration de son contexte, on l’a sollicitée en sens divers pour éclairer par son moyen le mystère des relations du Fils avec son Père. Mais quel sujet de joie les disciples auraient-ils bien trouvé dans une théorie abstraite à laquelle ils n’auraient rien compris ? Jésus s’exprima ainsi, en ayant conscience qu’il est le Fils de Dieu, celui qui reçut du Père d’avoir la vie en lui-même, et en même temps qu’il est la Parole faite chair. (Jn 5, 26)

Celui qui, existant en forme de Dieu, s’est dépouillé lui-même en prenant une forme de serviteur fait à la ressemblance des hommes, et qui allait  s’abaisser encore en devenant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix (Ph 2, 6-8).  Dans cette position qui était alors la sienne, il éprouvait en son âme sainte, un sentiment profond de son humiliation qu’il ne pouvait s’empêcher d’exprimer parfois et qui le faisait soupirer après le terme de l’épreuve (Lc 12, 50)Comment donc n’aurait-il pas éprouvé une joie profonde et sainte à l’aspect si prochain de son élévation auprès du Père ? C’était pour lui rentrer en possession de la gloire éternelle, objet de sa dernière prière (Jn 17, 5) ; c’était sa réintégration dans toutes les prérogatives divines dont il allait jouir dans une pleine communion d’essence et d’amour avec Dieu, son Père. Cette joie il invite ses disciples à la partager avec lui.

Obéissant à son invitation, l’apôtre Paul, après avoir décrit le profond abaissement de Jéssus, célébra son élévation avec amour, et la joie qu’il exprima dans ce chant de triomphe est celle de l’Église tout entière (Ep 1, 20-23) L’état présent de Jésus, avec la gloire céleste dans laquelle il allait être reçu. C’est comme s’il disait : Vous désirez de me retenir dans le monde ; mais il vaut mieux que je monte au ciel ». (Luther, Calvin, Luthardt, Godet)

Diacre Michel Houyoux

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 Note J’ai enseigné au Collège Saint Stanislas à Mons et en Afrique au Burundi. Vous pouvez lire mes articles sur Internet : Blog Blog du Diacre Michel Houyoux. Je parle cinq langues en plus du français : Anglais, Italien, Néerlandais, Allemand et le Russe

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