Nous avons péché, nous avons commis l’iniquité

Posté par diaconos le 24 février 2018

Extrait du livre du prophète Daniel au chapitre neuf

Dieu est riche en miséricorde. La miséricorde de Dieu prend sa source dans son amour éternel. Le psaume de ce dimanche le dit clairement : " Le Seigneur est bon et son amour est éternel. " (Ps 117, 1). C'est parce que le Seigneur nous aime tous, qu'il n’est jamais indifférent à notre souffrance et particulièrement à celle que nous occasionne notre péché. C'est au nom de cet amour pour nous qu'il nous a envoyé son Fils unique, que celui-ci a souffert sa passion, est mort et est ressuscité pour notre salut.

Dieu est riche en miséricorde. La miséricorde de Dieu prend sa source dans son amour éternel. :  » Le Seigneur est bon et son amour est éternel.  » (Ps 117, 1). C’est parce que le Seigneur nous aime tous, qu’il n’est jamais indifférent à notre souffrance et particulièrement à celle que nous occasionne notre péché. C’est au nom de cet amour pour nous qu’il nous a envoyé son Fils unique, que celui-ci a souffert sa passion, est mort et est ressuscité pour notre salut.

Je fis au Seigneur mon Dieu cette prière et cette confession : « Ah ! toi Seigneur, le Dieu grand et redoutable, qui garde alliance et fidélité à ceux qui l’aiment et qui observent ses commandements, nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons fait le mal, nous avons été rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances.

Nous n’avons pas écouté tes serviteurs les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos princes, à nos pères, à tout le peuple du pays. À toi, Seigneur, la justice ; à nous la honte au visage, comme on le voit aujourd’hui pour les gens de Juda, pour les habitants de Jérusalem et de tout Israël, pour ceux qui sont près et pour ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés, à cause des infidélités qu’ils ont commises envers toi.

Seigneur, à nous la honte au visage, à nos rois, à nos princes, à nos pères, parce que nous avons péché contre toi. Au Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon, car nous nous sommes révoltés contre lui, nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur, notre Dieu, car nous n’avons pas suivi les lois qu’il nous proposait par ses serviteurs les prophètes. »  (Dn 9, 4-10)

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Dans la péricope d’évangile choisie pour aujourd’hui, Jésus nous demande d’être miséricordieux comme Dieu l’est pour nous. La prière de Daniel s’appuya sur cette miséricorde divine. C’est ce qui nous permet de ne pas perdre confiance lorsque nous pensons à nos fautes. La grandeur, la perfection de Dieu et sa sainteté attendent de nous d’être parfait comme Dieu l’est.

Le prophète Daniel médita sur la prophétie de Jérémie concernant les septante années de l’exil des juifs à Babylone. L’ange Gabriel lui donna un autre message qui parlait de septante semaines. Nous avons commis l’iniquité, nous avons fait le mal, nous avons été rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances.

C’est l’égoïsme au lieu de l’amour, la laideur au lieu de la beauté. La prière de Daniel est justifiée : il s’adressa à Dieu dans une perspective communautaire. Pries-tu occasionnellement dans une telle perspective ? Prends pitié de nous Seigneur, tu vois notre misère. La reconnaissance de nos limites, de nos manques de maîtrise de nous-mêmes, c’est ine première étape.

Dieu est miséricorde et pardon. Rendons lui grâce pour cela. Pour les nombreux pardons que Dieu nous accorde, rendons-lui grâce, bénissons le Seigneur.Lorsque Jésus nous dit d’être miséricordieux comme le Père, il nous invite à être miséricordieux sans limite : « Pierre s’approchant de Jésus, lui dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui répondit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois. C »est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs.  » ( Mt 18, 21-23)

  1. On ne peut aimer Dieu si on ne trouve pas prioritaire dans sa vie l’aide envers tout homme.
  2. Donner de son nécessaire, comme le bon samaritain de la parabole, temps et argent à chacun,  quel qu’il soit, même si celui-ci ne demande rien, même s’il est un étranger, voir un ennemi !

C’est fort, c’est très fort, presque trop fort ;  mais  c’est la condition première pour suivre Jésus et pour avoir la vie éternelle.

Compléments

◊ Dieu qui communique de sa force aux personnes qui s’ouvrent à Lui → Le Seigneur de l’univers rend des forces à l’homme fatigué (Is 40, 25-31)

◊ Commençons par poser des actes concrets de pardon  → Le Seigneur est miséricorde et pardon

Liens externes

◊ Jésus explique la miséricorde en deux verbes → Pardonner et donner

Soyez miséricordieux comme votre père est miséricorde

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La vérification de votre foi produit l’endurance, pour que vous soyez parfaits et intègres

Posté par diaconos le 12 février 2018

Extrait de la lettre de saint Jacques , chapitre un

La sagesse de Dieu est un cadeau du saint-Esprit. Avec cette sagesse, nous pouvons avancer. Comprendre les choses comme Dieu les comprends. Demandons à Dieu le don de l'intelligence pour comprendre la Parole de Jésus, comprendre la profondeur de sa parole.

La sagesse de Dieu est un cadeau du saint-Esprit. Avec cette sagesse, nous pouvons avancer. Comprendre les choses comme Dieu les comprend. Demandons à Dieu le don de l’intelligence pour comprendre la Parole de Jésus, comprendre la profondeur de sa parole. Le Seigneur me donne des conseils. C’est un autre don de l’Esprit-Saint. Accueillons ce don dans notre cœur. Avec  ce don, le Saint-Esprit nous aide à vivre en communauté. Prions le Saint-Esprit qu’il nous donne le don du Conseil. Prions-le qu’il nous aide toujours. Vas voir la vierge, elle te donneras le don du conseil. Demandez ce don pour pouvoir aider vos enfants. Demandez toujours ce don. Un autre don du Saint-Esprit nous aide dans notre faiblesse : c’est le don de la force, qui nous libère de situations particulièrement difficiles et douloureuses. Ne jamais baisser les bras, le Saint-Esprit peut nous aider avec  le don de la force.

Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus de la Diaspora, salut ! Considérez comme une joie extrême, mes frères, de buter sur toute sorte d’épreuves. Vous le savez, une telle vérification de votre foi produit l’endurance, et l’endurance doit s’accompagner d’une action parfaite, pour que vous soyez parfaits et intègres, sans que rien ne vous manque. Mais si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, lui qui donne à tous sans réserve et sans faire de reproches : elle lui sera donnée.

Mais qu’il demande avec foi, sans la moindre hésitation, car celui qui hésite ressemble aux vagues de la mer que le vent agite et soulève. Qu’il ne s’imagine pas, cet homme-là, qu’il recevra du Seigneur quoi que ce soit, s’il est partagé, instable dans toute sa conduite. Que le frère d’humble condition tire sa fierté d’être élevé, et le riche, d’être humilié, car il passera comme l’herbe en fleur.    En effet, le soleil s’est levé, ainsi que le vent brûlant, il a desséché l’herbe, sa fleur est tombée, la beauté de son aspect a disparu ; de même, le riche se flétrira dans toutes ses entreprises.  (Jc 1, 1-11)

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 La lettre de Jacques réunit une sélection de morceaux choisis dans l’Ancien Testament. Elle est attribuée à Jacques, le fils de Zébédée ; il est cité dans les Évangiles synoptiques (en Mc 3, 17, Mt 10, 2 et Lc 6, 14) ainsi que dans les Actes des apôtres (Ac 1, 13). Il est le frère de l’apôtre Jean. Le plus ancien des évangiles, celui de Marc, présente les deux frères comme des pêcheurs du lac de  Tibériade qui laissèrent leur barque pour suivre Jésus, épisode repris par Matthieu et Luc.

De l’histoire de la réception de cette lettre et surtout de sa reconnaissance tardive dans l’Église à ses débuts, on peut déduire que son auteur ne doit probablement être identifié à Jacques, le fils de Zébédée. Différentes observations d’ordre littéraire et théologique confirme que son auteur n’est pas le Jacques cité dans l’introduction. Mais alors, qui rédigea cette lettre ? D’après le style de la lettre, son auteur fut une personne de langue grecque instruite à l’école hellénistique, se référant aux traditions juives. Il fut un chrétien d’origine païenne de la deuxième ou troisième génération  chrétienne.

Jacques (voir l’Introduction) prit le titre de serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ. Sa vie entière et spécialement l’office dont il s’acquitta en écrivant à ses frères furent un service, dans lequel il n’accomplit pas sa volonté ni la volonté d’autres personnes, mais la seule volonté de Dieu et de son Fils Jésus.  C’était la salutation ordinaire chez les Grecs. (Actes 23.26) mais la sincérité du langage chrétien en faisait autre chose qu’une formule de politesse et lui donnait une signification. Il plaça  Jésus, qu’il appela Seigneur à côté de Dieu, le Père. Peux-tu, toi-même, mettre ton nom en en tête d’une formulation de ce genre ? Te considères-tu serviteur ou servante de Dieu et de Jésus ?

Les douze tribus de la diaspora,  dans l’introduction de la lettre,  furent constituées d’Israélites établis hors de la terre sainte parmi les païens : « Sur quoi les Juifs dirent entre eux: Où ira-t-il, que nous ne le trouvions pas? Ira-t-il parmi ceux qui sont dispersés chez les Grecs, et enseignera-t-il les Grecs?  (Jn 7, 35) Ces Israélites avaient pour la plupart reconnu en Jésus le Messie, puisque Jacques leur écrivit comme serviteur du Seigneur Jésus Christ et en les appelant ses frères. Mais ils ne furent complètement séparés de leurs compatriotes juifs. Des Juifs de la classe aisée vinrent assister aux assemblées des chrétiens, et les chrétiens relevèrent des tribunaux juifs.

Considérez comme une joie extrême, mes frères, de buter sur toute sorte d’épreuves : « Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. » (Mt 5, 4.10.11) François d’Assise reprit ce thème et proposa la joie parfaite aux personnes qui souffrent. ll y a souvent tout ensemble épreuve et tentation ; on se se trouve alors dans une situation dangereuse. Quel paradoxe que cette exhortation  de « regarder ces souffrances comme une pure joie ».

Sache que l’épreuve de ta foi produit la patience et la persévérance : « Car l’endurance vous est nécessaire pour accomplir la volonté de Dieu et obtenir ainsi la réalisation des promesses. » (He 10, 36) Mais si  tu manques  de sagesse, demande la à Dieu qui donne à tous simplement et sans reproches, et elle lui sera donnée. (Jc 1, 5) Sache que celui qui demande en hésitant ne peut être exaucé ! Un tel homme est inconstant, sans fermeté, non seulement dans la prière, mais dans toute sa conduite.

Sache que Jésus te veux heureux, Jésus te veux joyeux :  » Afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite » (Jn 15, 11) Qu’est-ce qui émane de ta vie ? Joie ou tristesse ? Sois persévérant, tiens bon et surtout tu ne baisseras pas les bras. Reste un homme debout ! En pensant à tes difficultés rencontrées dans ton travail ou tes épreuves, demande à Dieu, dans ta prière, d’être ta force et ta persévérance. Que cette persévérance t’accompagne d’une conduite parfaite. Jésus l’a souvent répété : « Soyez parfait, comme le Père du ciel est parfait ! »  Avec l’aide de Jésus, essaye de suivre cet idéal. Jésus est toujours disponible pour aider quiconque fera des efforts en ce sens

Compléments

◊ Catéchèse → Heureux les pauvres de coeur : le Royaume des cieux est à eux ! (Mt 5,1)

◊ Conseil →   Si vous voulez vraiment être heureux, voilà comment il faut faire…

◊ Accueil sur mon blog → Heureux… Malheureux… (Lc 6, 17.20-26)

Liens externes

◊ Entretiens chrétiens →  Heureux ceux qui pleurent, ils seront consolés
◊ Dieu donne avec générosité→ Demander la sagesse a dieu parce qu’il donne genereusement

N’aie pas peur! Laisse -toi transformer par le Christ!

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Il vaut mieux pardonner plutôt que d’engendrer la tristesse (2 Co 2, 7-10)

Posté par diaconos le 31 janvier 2018

Nous serons tous jugés sur le même critère, non pas sur le nombre de prières faites, ni sur les actes de cultes accomplis mais, sur l’amour concret que nous aurons manifesté à nos frères et à nos sœurs ! Il ne suffit pas de ne pas faire le mal, il faut faire le bien. Voici un moyen très simple pour faire beaucoup de bien autour de soi . Au lever, posons-nous cette question : « Qui donc, aujourd’hui, attend de moi quelques chose ? »  Agissons ensuite sans tarder !

Nous serons tous jugés sur le même critère, non pas sur le nombre de prières faites, ni sur les actes de cultes accomplis mais, sur l’amour concret que nous aurons manifesté à nos frères et à nos sœurs ! Il ne suffit pas de ne pas faire le mal, il faut faire le bien. Voici un moyen très simple pour faire beaucoup de bien autour de soi . Au lever, posons-nous cette question : « Qui donc, aujourd’hui, attend de moi quelques chose ? » Agissons ensuite sans tarder !

Poursuivi devant la cour d’assises du Luxembourg pour la séquestration, le viol et le meurtre de Béatrice Berlaimont, Jérémy Pierson doit également répondre de plusieurs agressions commises en France et au Grand-Duché. Ce procès durera plusieurs semaines.

C’est bien lui qui a enlevé, séquestré, violé et finalement étranglé ma petite nièce. Elle était la fille de M. Berlaimont, premier fils de ma sœur

Source de l’image → Pourquoi pardonner ?

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Rappel de mon intervention lors de ses funérailles à Arlon, où j’ai célébré avec le clergé local, début décembre 2014. Cliquez sur le titre ci-dessous  pour lire mon intervention.

Qu’as-tu fait de ton frère ? (Gn 4, 10)

Recevez chers visiteurs de mon blog mes salutations amicales et fraternelles

croix diaconaleMichel Houyoux, diacre permanent

Liens externes

◊ Le 29 janvier 2018 → Les larmes de la maman de Béatrice Berlaimont face au calvaire de sa fille

◊ Le 29 janvier 2018 → Procès de Jérémy Pierson: l’accusé détaille la séquestration de Béatrice Berlaimont

◊ Le 30 janvier 2018 → Affaire Béatrice Berlaimont: Jérémy Pierson donne sa version des faits

◊ Le fils de ma soeur, papa de Béatrice témoigne →  Ce que ma fille a vécu est innombrable

◊ Le 4 décembre 2014 → Jérémy Pierson a fait une deuxième victime quelques jours après

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Fuyons devant Absalom. Laissez Shiméï me maudire, si le Seigneur le lui a ordonné

Posté par diaconos le 29 janvier 2018

Extrait du deuxième livre de Samuel, chapitre quinze

Les hommes ont commencé à se rassembler pour soutenir la rébellion d'Absallon, l'un des conseillers de confiance de David, a déclaré son soutien à Absallon. Asallon et son armée rebelle ont commencé à marcher vers Jérusalem

Les hommes commencèrent à se rassembler pour soutenir la rébellion d’Absalon, l’un des conseillers de confiance de David, déclara son soutien à Absalon. Par la suite, Absalon et son armée rebelle commencèrent à marcher vers Jérusalem.

En ces jours-là, un messager vint annoncer à David : « Le cœur des hommes d’Israël a pris parti pour Absalom. » Alors David dit à tous ses serviteurs, qui étaient avec lui à Jérusalem : « Debout, fuyons ! Autrement nous n’échapperons pas à Absalom. Vite, partez ! Sans quoi, il nous gagnera de vitesse, il nous précipitera dans le malheur et passera la ville au fil de l’épée. » David montait par la montée des Oliviers ; il montait en pleurant, la tête voilée ; il marchait pieds nus.

Tous ceux qui l’accompagnaient avaient la tête voilée ; et ils montaient en pleurant. Comme le roi David atteignait Bahourim, il en sortit un homme du même clan que la maison de Saül. Il s’appelait Shiméï, fils de Guéra. Tout en sortant, il proférait des malédictions. Il lançait des pierres à David et à tous les serviteurs du roi, tandis que la foule et les guerriers entouraient le roi à droite et à gauche. Shiméï maudissait le roi en lui criant : « Va-t’en, va-t’en, homme de sang, vaurien !

Le Seigneur a fait retomber sur toi tout le sang de la maison de Saül dont tu as usurpé la royauté ; c’est pourquoi le Seigneur a remis la royauté entre les mains de ton fils Absalom. Et te voilà dans le malheur, car tu es un homme de sang. » Abishaï, fils de Cerouya, dit au roi : « Comment ce chien crevé peut-il maudire mon seigneur le roi ? Laisse-moi passer, que je lui tranche la tête. » Mais le roi répondit : « Que me voulez-vous, fils de Cerouya ?

S’il maudit, c’est peut-être parce que le Seigneur lui a ordonné de maudire David. Alors, qui donc pourrait le lui reprocher ? » David dit à Abishaï et à tous ses serviteurs : « Même celui qui est mon propre fils s’attaque à ma vie : à plus forte raison ce descendant de Benjamin ! Laissez-le maudire, si le Seigneur le lui a ordonné. Peut-être que le Seigneur considérera ma misère et me rendra le bonheur au lieu de sa malédiction d’aujourd’hui. » David et ses hommes continuèrent leur chemin. (2 S 15, 13-14.30 ; 16, 5-13a)

Source de l’image → Free Bible images: Absalom leads a rebels against King David

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Dieu voulut que les Israélites trouvèrent en David, leur premier roi, icône du Christ. Après une période faste en évènements, arrivèrent des jours sombres pour le roi âgé. David nous fait penser à Jésus. Ce qui ressortit dans l’épreuve, ce fut la loyauté de David qui accepta la volonté de Dieu sans se plaindre. David fut convaincu que Dieu ne l’abandonnerait pas. Son refus de se défendre ou de se venger fut un moyen d’obtenir la miséricorde de Dieu.

Ahithophel alla dans la ville de Guilo, voi­sine d’­Hé­bron, pour être à por­tée d’Ab­sa­lom aus­si­tôt que la ré­volte écla­te­rait. Il fut un homme ha­bile et consi­déré, dont la par­ti­ci­pa­tion au com­plot aurait dû en as­su­rer le suc­cès. Ahithophel, compagnon intime de David agit en traître en se joignant à Absalom, le fils de David dans un complot contre son père. Ce qui arriva à David fut comme l’annonce de l’image de Jésus dans sa passion et sa résurrection. Les détails dans (2 S 15, 13-14.30) sont évocateurs.

Étant un des meneurs de ce soulèvement, il conseilla à Absalom de violer les concubines de David et lui demanda l’autorisation de lever une armée de douze mille hommes pour se lancer sur les traces du roi, afin de le tuer pendant qu’il était désorganisé et affaibli.  Et on informa David, en ces termes : « Ahithophel est parmi ceux qui conspirent avec Absalom.” Alors David dit: “ S’il te plaît, Seigneur, change en sottise le conseil d’Ahithophel.” (2 S 15, 21)

Ammon, le fils aîné de David, fut tué par son frère Absalon pour le viol de sa sœur. Absalom, le deuxième fils de David fut tué par un officier de David, et, Adonias, son troisième fils, qui brigua la succession, fut exécuté par ordre de Salomon. Le conflit entre les générations, l’affrontement entre les enfants et leurs parents existe depuis toujours.

Lorsque Dieu déjoua ce projet en faisant en sorte que fut suivi le conseil de Houshaï, Ahithophel comprit que la révolte d’Absalom échouerait. Il se suicida ; il fut enterré dans la tombe de ses ancêtres. (2 S 17, 23) Quand David donna l’ordre de fuir, ce fut principalement pour éviter à Jé­ru­sa­lem les cruautés d’un siège.

Pour fuir de Jérusalem, David franchit la vallée du Cédron et gravit la colline des oliviers. Mille ans plus tard, en ce même lieu, Jésus fuira la haine et viendra s’y réfugier. Mystère d’un homme victime d’un autre homme, David accepta l’humiliation des injures d’un de ses ennemis. Et il s »en remit au seigneur.

Shiméï, fils de Guéra, le  Benjaminite de Bahourim, se hâta de descendre avec les hommes de Juda à la rencontre du roi David. Arrivé près du roi David, Shiméï lui lança des pierres, tout en hurlant des  malédictions et des injures ainsi qu’à ceux qui étaient avec lui.  Il crut le mo­ment fa­vo­rable pour se ven­ger, au moins par ses in­jures, de la chute de Saül et de sa fa­mille, dont il at­tri­bua la cause au roi Da­vid. Il se tint sur le ver­sant de la mon­tagne au pied de la­quelle passa Da­vid. (2 S 16, 5-9)

Da­vid, conscient du meurtre d’U­rie et de tant d’autres de ses compagnons qui périrent avec lui, ac­cepta ces in­jures comme mé­ri­tées. La voix de sa conscience lui dit que de­vant Dieu ce terme : « homme de sang », ne fut pas trop fort. Mal­gré la gra­vité de ses fautes, Da­vid  put être en­core l’homme dont Dieu avait encore besoin.

Da­vid s’a­dressa à Joab et à Abi­saï, quand même ce­lui-ci seul parla. Il voulut  ca­rac­té­ri­ser par là la dif­fé­rence de sen­ti­ments entre eux et lui, et re­pous­sa leur immixtion dans un do­maine où il n’eut d’autre juge que sa conscience.

Comme David, Jésus s’en remit à Dieu et pardonna à ceux qui lui firent du mal : « Pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Lc 23, 34) À la montée de la violence, David troqua  la contagion de la miséricorde. Son destin tragique l’amena à mieux comprendre l’attitude de Dieu envers les gens : il nous a pardonné, pardonnons à notre tour.

Compléments

◊ Homélie → Moi, je vous dis de ne pas riposter au Méchant (Mt 5, 38-48)

◊ Fêté le 29 janvier → Saint Gildas

◊ Puissance de la foi, en voici un exemple → Qu’est-ce que la foi ? Comment croire en Dieu ?

Liens externes

◊ Intervention d’Ahithophel → David et Son Histoire: 1 Samuel 16, 1-1 Rois 2, 11

◊ Forum catholique → La foi mûre et les revers de fortune

Il nous a pardonné, pardonnons à notre tour.

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