Heureuse la mère qui t’a porté en elle ! – Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu !

Posté par diaconos le 10 octobre 2020

 Heureuse la mère qui t’a porté en elle ! – Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu !  dans comportements 112859387

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : « Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! » Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la  ardent ! » (Lc 11, 27-28)

Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu

 Une femme élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui t’a porté et les mamelles qui t’ont allaité !  « Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! »

Cette femme, pro­ba­ble­ment une mère, qui pro­clama ainsi bienheureuse la mère de Jésus, eut saisi ce que Jé­sus  donna à en­tendre dans le dis­cours pré­cé­dent ; elle eut com­pris que Jé­sus fut le Mes­sie ; cette vé­rité  pé­né­tra dans son es­prit comme un trait de lu­mière. Dans l’émotion qu’elle en res­sentit, elle pensa aus­si­tôt à celle qui  mit au monde Jésus. L’ad­mi­ra­tion qu’elle ex­prima tra­hit son sen­ti­ment maternel, plu­tôt qu’une foi re­li­gieuse bien éclai­rée et af­fer­mie.

Son sen­ti­ment est bon, mais elle parle comme une femme. (Bengel). Il est in­con­ce­vable que mal­gré la ré­ponse de Jé­sus les in­ter­prètes catholiques s’ap­puyèrent des pa­roles de cette femme pour sanc­tion­ner le culte de la Vierge. Cette ré­ponse sans doute n’est pas un blâme.

Jé­sus eut sai­sit plu­tôt avec bien­veillance ce mou­ve­ment d’un cœur sin­cère, mais ce fut pour l’é­le­ver jus­qu’à son vrai ob­jet, la parole de Dieu écoutée et gardée comme une se­mence de vie di­vine. Il fit sen­tir à cette femme qu’elle-même put être heureuse comme celle dont elle vint de cé­lé­brer le bon­heur. Luc seul  conserva ce fait re­mar­quable de l’­his­toire évan­gé­lique.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Histoire d’une foi : cliquez ici pour lire l’article →  Heureuse la mère qui t’a porté en elle

◊ Luc Labrecque : cliquez ici pour lire l’article →  Heureuse la mère qui t’a porté en elle !

Luc Labrecque est le promoteur de cette vision écosystémique au service de la paroisse missionnaire, et promoteur national du Système des Cellules Paroissiales d’Évangélisation. 

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Chrétiens.web : « Heureux, bienheureux qui écoute la Parole de Dieu »

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Une femme nommée Marthe le reçut. Marie a choisi la meilleure part

Posté par diaconos le 6 octobre 2020

Diaporama Le Christ chez Marthe et Marie de Vermeer

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit :
« Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ?
Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »  (Lc 10, 38-42)

Jésus chez Marthe et Marie

Ce bourg, que Luc ne nomme pas, était Bé­tha­nie. Peut-on ad­mettre que Luc ignora le nom de Bé­tha­nie, rendu si cé­lèbre dans la tra­di­tion par la ré­sur­rec­tion de La­zare ? Put-il ne pas sa­voir que Marthe et Ma­rie furent les sœurs de ce der­nier ? Dans Luc, ces pa­roles, pla­cées à la fin de ce même mi­nis­tère en Ga­li­lée pa­rurent en­core plus frap­pantes.

Si l’on hé­site a se pro­non­cer entre les deux si­tua­tions, ne peut-on pas pen­ser avec Meyer que le mal­heur de ces villes ins­pi­ra à Jé­sus une tris­tesse as­sez grande pour qu’il fit entendre plus d’une fois à leur su­jet ces  plaintes ? Ce pas­sage, comme d’autres dans les trois pre­miers évan­giles (Matthieu 23.37 ; Luc 13.34 ; Luc 19.42), sup­pose les voyages de Jé­sus à Jérusalem, ra­con­tés par Jean.

On peut même pen­ser ici, avec M. Go­det, à la vi­site que Jé­sus fit dans cette ville pour la fête de la Dé­di­cace en dé­cembre, et ad­mettre que cette vi­site eut lieu pen­dant que les soixante-dix dis­ciples ac­com­plirent leur mis­sion : Luc, pui­sant dans les do­cu­ments dont il dis­po­sait le consi­gna dans son ré­cit, sans autre in­di­ca­tion plus pré­cise.

De ce que Marthe fut dé­si­gnée comme maî­tresse de mai­son, on a conclu, avec as­sez de vrai­sem­blance, qu’elle fut veuve, ou du moins la sœur aî­née de la fa­mille : elle rem­plit exac­te­ment le même rôle et montra les mêmes sen­ti­ments dans deux ré­cits conser­vés par Jean (Jean 11 et Jean 12).

Le ca­rac­tère de Ma­rie, sa sœur, s’y re­trouva éga­le­ment dé­peint par des traits tout sem­blables à ceux que lui prêta Luc. Il se put même que Jean, en dé­si­gnant Bé­tha­nie comme  le bourg de Ma­rie et de Marthe sa sœur, fasse al­lu­sion à l’­his­toire ra­con­tée ici par Luc.Tout ceci se pas­sa avant le re­pas qui se pré­pa­rait.

Le mo­ment fut plus so­len­nel et plus in­time : Jé­sus fut uni­que­ment oc­cupé à an­non­cer la Pa­role de vie, et Ma­rie, as­sise à ses pieds, l’é­cou­ta attentivement. Ce terme à ses pieds ex­prime du reste la po­si­tion humble et at­ten­tive du dis­ciple à l’é­gard du Maître : « Je suis Juif, né à Tarse en Cilicie; mais j’ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui. » (Ac 22, 3)

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Une femme nommée Marthe le reçut. Marie a choisi la meilleure part

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◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article →  Marie a choisi la meilleure part

◊ Église catholique de Lyon : cliquez ici pour lire l’article → Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée

Prédication du Pasteur Marc Penot : « Jésus chez Marthe et Marie

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Vingt-huitième dimanche du Temps Ordinaire — Année A

Posté par diaconos le 6 octobre 2020

parabole-invites-noces

Tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux pharisiens, et il leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir.
Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : ‘Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.’

 Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : ‘Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes.

Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.’ Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.

 Il lui dit : ‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?’ L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : ‘Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.’ Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. » (Mt 22, 1-10)

Nous sommes tous invités

« Le Royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils » Dieu rêve d’un banquet universel pour toute l’humanité…un festin vraiment « royal »…une fête.. La célébration de ce dimanche nous invite à nous souvenir que nous sommes les invités du Seigneur. Dieu invite toujours : « Heureux les invités au repas du Seigneur ! « 

 Lorsque des noces étaient imminentes, dans la tradition des invitations du Moyen-Orient ancien, il y avait deux invitations : la première qui annonçait qu’il allait y avoir des noces, la deuxième pour chercher les invités.

 Les premiers serviteurs envoyés sont ceux qui annoncent la fête, et beaucoup parmi les prévenus, nous dit l’évangile, n’en ont cure : «  Ceux-ci ne voulaient pas venir. « 

La deuxième invitation se faisait en allant chercher les invités : on leur avait laissé le temps de se préparer et en plus, on les emmenait. Là, la deuxième série des serviteurs se fait même tuer…  :  » Ils n’en tinrent aucun compte, et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent  »

Il suffit de mettre quelques exemples précis, choisis dans notre quotidien, sous les mots de jadis pour découvrir que Jésus décrit très exactement l’état de notre monde.

 Par exemple :   » Comment voulez-vous que je participe à la messe paroissiale le dimanche, je n’ai que ce jour-là pour faire du sport  » ou encore :  » C’est le jour où nous sommes souvent partis.  » ou encore  ;  » Je dois encore faire mes devoirs et étudier mes leçons pour demain lundi « …

 Ne donnons pas à Dieu la dernière place ! Tant d’autre voix couvrent ses appels … Le prophète Isaïe, il y a plus de 2700 ans, au 8ième siècle avant Jésus Christ, nous invitait déjà grand festin messianique : «  Ce jour-là, le Seigneur Dieu de l’univers, préparera pour tous les peuples de la terre, sur sa sainte montagne, un festin de viandes succulentes et de vins délicieux. »

 Dans la première lecture, Isaïe décrit la grande fête de millions de croyants : «  Ce jour-là, le Seigneur Dieu de l’univers enlèvera le voile de deuil qui enveloppait tous les peuples, et le linceul qui couvrait toutes les nations. Il détruira la mort pour toujours. Le Seigneur essuiera les larmes sur tous les visages… .Ce jour-là sera un jour de joie pour ceux et celles qui auront misé leur vie sur Dieu et qui auront vécu dans l’espérance. »

 Puisque ceux qui furent appelés ne répondirent pas  à l’invitation qui leur fut faite, il y eut une invitation pour tout le monde, l’appel est universel. Les élus ce sont toutes les personnes qui entendent cet appel, et personne n’est exclu, quel que soit son lieu d’origine, quelles que soient ses idées, sa race, ses convictions :  » Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce. « 

Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.  Répondons, frères et sœurs, aux multiples appels du Christ qui nous sont transmis par l’Évangile, par l’Église, par les rencontres de notre vie. Dieu invite tout le monde, sans aucune discrimination et il privilégie même les pauvres, les marginaux, les laissés pour compte …

Nous sommes tous invités à la noce ! Cependant, comme toute invitation, l’invitation que Dieu nous adresse se heurte à notre liberté. Choisir d’être de la noce ou de ne pas en être. Choisir ! C’est bien à cela que nous pousse l’évangile de ce jour.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Bernard Lafrenière : cliquez ici pour lire  l’article →  28ème Semaine du Temps Ordinaire — Année A

◊ Paroisse saint Loup (diocèse de Grenoble-Vienne) : cliquez ici pour lire  l’article →     Vingt-huitième dimanche du Temps Ordinaire – Année A

Tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce

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Qui est mon prochain ?

Posté par diaconos le 5 octobre 2020

Aujourd'hui, qui est mon prochain - Diocèse de Versailles

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? » L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. »

 Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. »  Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? » Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté.

De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.

 Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.”     Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. » (Lc 10, 25-37)

La parabole du Samaritain

Après les incidents qui marquèrent son départ de Galilée, Jésus choisit soixante et dix disciples pour une nouvelle mission, qui consistera à aller deux à deux, comme ses précurseurs, là où il compte passer lui-même.

Leur instruction fut donnée par Jésus

  1.  la nécessité de leur mission car  La moisson est grande, il y a peu d’ouvriers ; il faut en demander à Dieu
  2.  les conditions dans lesquelles ils devront la remplir. Ils seront comme des agneaux parmi les loups ; ils devront donc ne pas s’embarrasser de provisions ni s’attarder inutilement.
  3.  la conduite qu’ils devront tenir là où ils seront accueillis. Dans une maison, souhaiter en entrant la paix, qui reposera sur les enfants de paix ; y demeurer jusqu’au départ, mangeant et buvant ce qui s’y trouvera. Dans une ville, manger ce qui leur est offert, guérir les malades, annoncer le royaume de Dieu.
  4. la conduite qu’ils devront tenir là où ils sels seront repoussés. Sortir sur la place de la ville, secouer la poussière qui s’est attachée à eux et déclarer que le royaume de Dieu s’est approché.

Jésus affirma que, au jour du jugement, la condition de Sodome et Gomorrhe fut préférable à celle de cette ville . Il reprocha aux villes impénitentes leur conduite mauvaise : Chorazin et Bethsaïda furent plus coupables et plus à plaindre que Tyr et que Sidon. Capharnaüm, qui fut élevée au ciel, fut abaissée en enfer. Recevoir ou rejeter les disciples, c’est recevoir ou rejeter Jésus et Dieu lui-même.

La  mis­sion des disciples eut pour but de ré­veiller l’at­ten­tion et de pré­pa­rer les voies à la  pré­di­ca­tion de Jésus  dans les lieux où lui-même devra aller.  Jé­sus les en­voie deux à deux : ils purent se com­plé­ter l’un l’autre et se for­ti­fier contre les dan­gers mo­raux et les découragements.

Comme cet en­voi des soixante-dix dis­ciples fut passé sous si­lence par les deux pre­miers évan­gé­listes, la cri­tique né­ga­tive ne manqua pas d’y voir une in­ven­tion de Luc, ou du moins une tra­di­tion sans fon­de­ment his­to­rique. ­D’a­près Matthieu, ce fut au mo­ment d’en­voyer les douze dans leur pre­mière mis­sion que Jé­sus fit en­tendre cette ex­hor­ta­tion. Ne pour­rait-on pas ad­mettre que Jé­sus pro­nonça plus d’une fois cette courte et grave sen­tence ?

Les ins­truc­tions qu’il don­na aux soixante-dix dis­ciples furent pour la plu­part ré­pé­tées éga­le­ment : quelques-unes se re­trouvent, d’a­près Luc lui-même, adres­sées aux douze. Par ce pré­am­bule Jé­sus voulut faire sen­tir à ceux qu’il en­voya l’im­por­tance du mo­ment ac­tuel l’op­por­tu­nité de la mis­sion qu’il leur confia.

Com­ment Jé­sus put-il dé­fendre à ses dis­ciples de rem­plir un simple de­voir de po­li­tesse ou même de bien­veillance ? On  pensa qu’il vou­lut leur in­ter­dire de re­cher­cher la fa­veur des hommes en pre­nant à leur égard une at­ti­tude ob­sé­quieuse.

Saluer quelqu’un en route peut si­gni­fier : se dé­tour­ner de son che­min pour al­ler voir des per­sonnes de connais­sance ; mais il n’est même pas né­ces­saire de re­cou­rir à cette sup­po­si­tion, il suf­fit de se rap­pe­ler com­bien les sa­lu­ta­tions sont cé­ré­mo­nieuses et com­pli­quées en Orient ; or Jé­sus voulut que ses dis­ciples fussent pé­né­trés de l’im­por­tance su­prême de leur mis­sion et s’y consacrèrent ex­clu­si­ve­ment, sans perdre leur temps pour de vaines formes

Ce terme : fils de paix, est un hé­braïsme très ex­pres­sif, qui si­gni­fie être animé d’un es­prit de paix, comme l’en­fant est animé du souffle de sa mère. Mat­thieu rendit la même pen­sée en di­sant : «  Si la mai­son est digne  », digne de la paix que vous lui sou­hai­tez, ca­pable de la re­ce­voir. Le même hé­braïsme se trouve dans ces ex­pres­sions : fils de co­lère (Ép. 2, 3), de per­di­tion, de déso­béis­sance (Ép.5, 6).

Pour Mat­thieu, les dis­ciples durent se consi­dé­rer sim­ple­ment comme des membres de la fa­mille. Pour Luc,  les dis­ciples, après avoir reçu l’hospitalité dans une mai­son, pas­sant dans une autre, leurs hôtes purent in­ter­pré­ter cette conduite comme un signe de mé­con­ten­te­ment, un manque de re­con­nais­sance et d’af­fec­tion ; ils ex­ci­tèrent ainsi des ja­lou­sies. Or, ils durent ap­por­ter la paix.

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Fête de la miséricorde divine

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Et qui donc est mon prochain ? (Lc 10, 25-37)

Liens avec d’autres sites chrétiens sur Internet

◊ Albert Leblond : cliquez ici pour lire l’article →  Et qui est mon prochain ?

◊ Sylvie Corman  : cliquez ici pour lire l’article → Qui est mon prochain ?

Prédication du Pasteur Marc Pernot : « Comment savoir qui est mon prochain ? »

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